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TW23 Fumus persecutionis de Luna Parquet

Anthologie Twitter septembre 2019 FR-EN

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Scander « Homo-folie, ça suffit ! » à proximité de stands LGBT que l’on vient de saccager ne constitue pas une injure à caractère homophobe. 🤔 (Curiosités juridiques)

Votre étonnement vient peut-être de ce que vous croyez que l’article 33 de la loi de 1881 interdit de s’opposer (pacifiquement, donc le saccage du stand reste a priori répréhensible) à l’action politique d’un mouvement, fût-il établi pour défendre les points de vue d’une minorité protégée.

Que les auteurs des propos soient « des étudiants catholiques » [selon l’article de presse joint au tweet] n’entraîne pas non plus une présomption d’homophobie. Même si cette présomption tombait sous le sens, elle ne pourrait être admise, sinon la religion catholique devrait être interdite pour illégalité de son objet.

Mais même une présomption irréfragable d’homophobie n’impliquerait pas ipso facto que les propos sont illicites. Ce n’est pas l’homophobie en tant que telle qui est condamnée par la loi de 1881 mais certains propos homophobes : l’injure (article 33) et l’incitation à la haine (article 24).

[Je perçois pleinement la contradiction des deux arguments précédents, l’un parlant d’illégalité de l’homophobie, l’autre expliquant que l’homophobie n’est pas illégale. C’est que ce point mériterait une clarification du juge ou du législateur, expliquant sans ambiguïté que l’homophobie (pas plus que le racisme, l’antisémitisme, etc) n’est pas en soi illégale. Même si c’est ce qui résulte des textes à l’évidence, il est hautement probable que nous attendrons une telle clarification encore longtemps.]

L’article 33 mettant dans le même sac race, orientation sexuelle et religion, et d’aucuns prétendant que l’on peut critiquer une religion sans que ce soit une injure, on peut, par le même raisonnement, critiquer une race ou l’homosexualité sans que ce soit une injure.

Comme cela s’applique également à l’incitation [provocation] à la haine, il faut croire que l’on peut critiquer (selon le dictionnaire, « émettre un jugement négatif sur ») un groupe de personnes « à raison de sa race, de son ethnie, de sa nationalité etc » sans que ce soit une incitation à la haine envers ce groupe de personnes.

J’avoue que tout cela reste très mystérieux et peu compréhensible, et c’est dommage dans le pays de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. » (Article 11)

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« Le chef cuisinier qui présente ses plats de sorte que les morilles représentent des testicules et l’asperge une verge commet une faute grave. » Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 24 avril 2015 (Curiosités juridiques)

Preuve que la justice française connaît le subliminal.

La police aussi : tableau « VOYOU » (rien d’autre sur le tableau que ce mot en noir sur fond blanc) dans un bureau où se tiennent des auditions… Le subliminal, dans ce tableau, c’est que c’est censé être un élément décoratif dans un bureau, alors que c’est un moyen de pression psychologique.

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Cette publicité [ci-dessous] est-elle une faute grave de l’employé ou bien une technique bien rodée ? « Le cadeau préféré des mamans » ne ressemble-t-il pas fortement à des morilles et une asperge ?

Justice pour le chef cuisinier : il n’a fait qu’obéir aux ordres !

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« En raison de sa trop grande fantaisie, le prénom ‘Ravi’ est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit prévaloir sur le souci d’originalité des parents. » Cass., Civ. 1ère, 5 juin 1993 (Curiosités juridiques)

« Ravi signifie ‘soleil’ en sanskrit. Ravi est le dieu hindou du soleil, parfois assimilé à Surya. Un Ravi célèbre est le musicien Ravi Shankar » (qui joua à Woodstock). [Ce passage est ma traduction d’une page du site behindthename.com.] Un petit défaut de culture chez les juges ?

J’ai connu une Clytemnestre en vrai (de mon âge, la quarantaine aujourd’hui). Ce prénom d’origine grecque antique me semble d’une plus grande « fantaisie » que Ravi d’origine sanskrite et nom d’un musicien contemporain de renommée internationale. Les juges ont imposé dans cette décision leurs modèles culturels.

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Police : le « business » de l’outrage à agents. Les contrôles de police se passent souvent dans un climat de tension et les outrages à agents peuvent fuser rapidement. Les policiers peuvent ensuite porter plainte, car c’est un délit. Sauf qu’un business autour de ce délit est actuellement dénoncé par des avocats. (francetvinfo.fr)

Quel beau pays…

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Justice Clarence Thomas called for the Supreme Court to reconsider New York Times v. Sullivan, the landmark First Amendment ruling that makes it hard for public officials to prevail in libel suits. (NYT Politics)

Le juge Clarence Thomas de la Cour suprême américaine demande de reconsidérer la jurisprudence NYT v. Sullivan qui rend difficile (quasi impossible) à une personne dépositaire de l’autorité publique de gagner un procès en diffamation.

That would be the end of American Exceptionalism and Manifest Destiny.

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Acte 44

Lien vidéo x (Acte 44 des Gilets Jaunes à Rouen)

Le canon à eau tiré dans les jambes fait tomber un homme (cela ne m’étonnerait pas que ce soit sur la tête) et projette son corps sur 5-7 mètres, où il percute une seconde personne, qui tombe à son tour (avant de se relever). Le premier reste à terre.

C’est sûr que s’il avance pour se placer pile-poil dans le jet, il va se rendre compte que ce n’est pas un brumisateur. C’est aussi c** que de ramasser une grenade pour la relancer. (E. Franc)

On voit parfaitement sur la vidéo qu’il essaye d’éviter les jets.

Non : on le voit qui veut y aller… avec son pote qui le retient…Et puis son pote arrête de vouloir le retenir… Et plaf le chien… (E. Franc)

Il y a deux jets et il avance pour éviter celui qui touche le bras de la personne qui le tient par le sac à dos. La personne le lâche, non pas qu’elle l’ait voulu, contrairement à ce que vous affirmez, mais parce que le jet d’eau lui frappe le bras. Leur groupe est violemment coupé en deux et le choc propulse le premier en avant plus qu’il ne l’aurait voulu, juste sous le second jet.

Chacun voit ce qu’il veut voir. Bref, ce c** n’avait pas à braver les forces de l’ordre, on ne va pas pleurer non plus. (E. Franc)

Il n’y a qu’une chose à voir sur cette vidéo et c’est ce que j’ai décrit. Le jet touchant le bras et coupant le binôme est à 0:02. « Et puis son pote arrête de vouloir le retenir » est la plus évidente de vos multiples erreurs (en quelques lignes). « Arrêter de vouloir » implique que la personne avait le choix, mais la force du jet ne le permettait pas.

C’est curieux ce besoin de vouloir expliquer aux gens ce qu’ils doivent voir sur une vidéo… Et vous laissiez chacun regarder et se faire sa propre opinion plutôt que de vouloir imposer la vôtre ? (E. Franc)

Vouloir imposer une opinion, c’est exactement ce que vous faites en tweetant. Commencez par appliquer vous-même votre propre principe, en vous taisant, et peut-être que je le suivrai. 😂

Blague à part, votre remarque est aussi pertinente que de dire à un électeur qu’il cherche à imposer son candidat préféré en votant. Vous manquez de culture civique. C’est vouloir imposer ses opinions par la force qui est répréhensible.

Comme si, en commentant une vidéo, j’imposais mon opinion par la force. Avec vos conseils, Twitter peut mettre la clé sous la porte. Censeur.

Si mon point de vue s’imposait, ce ne serait pas par la force ou la contrainte. « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. » (Article 11 DDHC)

On découvre avec cette vidéo que le canon à eau peut être une arme dangereuse. Cela vaut la peine d’être dit. L’usage d’une arme dangereuse engage la responsabilité des forces de l’ordre sans faute à prouver.

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Hong Kong Protests

According to the 1985 Joint Declaration on the transfer of sovereignty, Hong Kong is due to be fully integrated in mainland Chinese one-party regime in 2047 (28 years from today). How could the people of Hong Kong submit willingly?

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‘‘In accordance with the ‘One country, two systems’ principle agreed between the United Kingdom and the People’s Republic of China, the socialist system of the People’s Republic of China would not be practised in the Hong Kong Special Administrative Region (HKSAR), and Hong Kong’s previous capitalist system and its way of life would remain unchanged for a period of 50 years. This would have left Hong Kong unchanged until 2047.’’ (Wkpd page Handover of Hong Kong)

Why write “would have left” rather than “would leave”? The Declaration says that Chinese Socialism will fully apply in Hong Kong after 50 years (1997-2047), which no doubt means, for the PRC, full socio-political ‘normalization’ of Hong Kong (the end of One Country Two Systems).

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I have a bad feeling about 2047…

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Francisation du vocabulaire : Qui voudrait devenir champion de « planche à roulettes » ? #Skateboard

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Lapsus. Après avoir dit que la justice était indépendante, la garde des sceaux dit : « Ça je le dis à mes procureurs, euh, aux procureurs ». Brillant. (Antoine Léaument, Communication numérique La France Insoumise)

« Mes procureurs » est juridiquement correct. C’est bien ça, le problème, et pas tellement qu’un ministre ne sache pas comment faire pour que ça ne se voie pas.

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Edward Snowden : « Cela doit nous alarmer quand toutes les démocraties occidentales commencent à dire qu’on a tellement peur du terrorisme, de ceci, de cela, qu’on va commencer à détruire nos propres droits. » (France Inter)

Les États-Unis ont beaucoup plus à perdre que nous. En termes de droits. La bonne nouvelle, donc, c’est que les Français ne vont pas perdre grand-chose.

P.S. Snowden parle ici des libertés fondamentales, je pense, pas des droits sociaux. Ces droits sociaux, les Français vont les perdre, oui, mais c’est une autre histoire.

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#ThrowbackThursday Harvard Summer School 2004. Touching John Harvard’s shoe.

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E. Borne réagit à la relaxe de deux militants écologistes [qui avaient décroché en mairie des portraits du Président de la République] : « Les comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés par des décisions de ce type. » (Télématin)

L’article 434-25 code pénal punit de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende « le fait de chercher à jeter le discrédit publiquement sur un acte ou une décision juridictionnelle » mais il faut que le discrédit soit « de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ». Il me semble que la clause restrictive signifie que la personne cherchant à discréditer une décision juridictionnelle doive être assez influente pour pouvoir porter atteinte à l’autorité ou à l’indépendance de la justice. Un membre du pouvoir exécutif, par exemple.

Il n’est pas très sain que des membres du pouvoir exécutif commentent des décisions de l’autorité judiciaire. Cela ne peut que nuire à l’indépendance de celle-ci. En outre, les magistrats n’ont a priori pas de droit de réponse en raison de leurs obligations statutaires.

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Citizen Four

Le lanceur d’alerte [Edward Snowden], qui a révélé l’espionnage massif et mondial conduit par les services américains, sort un livre et demande l’asile à la France. La ministre de la justice, qui se dit favorable à une telle mesure, a été recadrée. (Mediapart)

En ne démissionnant pas du gouvernement, la ministre de la justice montre au contraire qu’elle n’est pas favorable à la demande d’asile.

Compte tenu du principe de solidarité gouvernementale, tout propos individuel d’un ministre qui n’est pas avalisé par le collectif gouvernemental ne doit jamais être porté au crédit de ce ministre, s’il ne démissionne pas.

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La demande d’asile de Snowden doit passer par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dit le gouvernement [article du Canard enchaîné du 18 septembre « Snowden Ding Dong »], mais comment imaginer que l’office, sous tutelle du ministère de l’intérieur, décide d’accueillir une personnalité comme Snowden sans demander leur avis aux plus hautes autorités du pays ? Se défausser de cette manière, faire croire que c’est le préposé en bas de l’échelle qui décide des relations internationales du pays, alors que ces actes sont des « actes de gouvernement », à l’abri de tout contrôle juridictionnel, c’est inimaginable.

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Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celui qui « évoque ses dons métaphysiques à l’audience, ses relations avec un comité galactique, sa vision du Christ dans son corps astral et ses échanges mails avec Obama et Mandela. » Cour d’appel d’Angers, 24 avril 2015 (Curiosités juridiques)

La cour ne peut pourtant pas démontrer que cette personne n’a pas de dons métaphysiques, ni n’a de relations avec un comité galactique, ni ne voit le Christ en corps astral. Et cette personne a peut-être reçu des réponses des staffs d’Obama et Mandela à ses e-mails.

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De l’impôt

« Une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » (Article 13 DDHC)

Je ne suis pas sûr de comprendre par quel raisonnement on passe de cet article à l’impôt progressif.

Une « contribution également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » veut dire que les riches payent plus que les pauvres du fait que tous payent un pourcentage égal. Si le pourcentage de prélèvement n’est pas égal (est « progressif »), la contribution ne peut être dite « également répartie ».

L’article 13 DDHC a ainsi été écrit pour empêcher que les lois budgétaires fixent des montants d’impôt forfaitaires, car une même somme payée par tous signifie une contribution relativement supérieure des pauvres (un plus grand pourcentage de leurs revenus est consacré à la contribution commune). Inversement, l’impôt progressif enfreint la clause d’égalité de l’article 13 en déterminant une plus grande contribution relative des hauts revenus à l’impôt. C’est peut-être légitime mais en contradiction prima facie avec la Déclaration des droits de l’homme.

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Dire au premier adjoint au maire : « Qu’est-ce qu’il veut le nain ? Si tu veux des sous, je connais des gens qui sont prêt à payer pour sodomiser un nain ! » est un outrage à personne chargée d’une mission de service public. Cass, crim, 14 mai 2013 (Curiosités juridiques)

L’outrage est une insulte aggravée en fonction du destinataire de l’insulte. Si le destinataire a du pouvoir, l’insulte est aggravée, est un outrage. Cela semble peut-être normal à des Français mais les États-Unis ne connaissent pas cette mentalité féodale.

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Brigitte Macron réclame près de 40.000 euros à Closer après les révélations du magazine people sur son opération de chirurgie esthétique cet été. … Le dossier sera plaidé devant le TGI de Nanterre. (Un journaliste du Point, et non le compte Twitter du journal lui-même)

Le point de droit est le suivant. Une personne publique (qui fait parler d’elle dans les journaux ou passe à la télé tous les jours) peut-elle à bon droit faire passer une opération de chirurgie esthétique, qui aura forcément un impact sur sa communication publique, pour une affaire purement privée ?

Après les saillies du Président brésilien Bolsonaro et de plusieurs de ses ministres, des militants LREM ont répondu en défendant le physique de la Première dame. Puisqu’ils ont fait de son physique, en répondant à ce niveau, un élément de discussion politique, une opération de chirurgie esthétique n’est pas une affaire purement privée.

Des militants LREM ont en effet répondu à Bolsonaro et al. : « Si, la Première dame est belle ! » Ils continueront demain à nous dire « Regardez comme elle est belle », comme une sorte d’argument. Et le public n’aurait pas le droit de savoir que, dans cette beauté, il y a de la chirurgie esthétique ?

L’argument fondé sur ces échanges est peut-être mince si ce sont seulement des militants de base qui ont adopté une telle défense (car on pourrait alléguer alors que les cadres du parti ne sont pas responsables de la communication des militants de base). Reste que les motivations d’une opération de chirurgie esthétique, dans le cas d’une personnalité médiatique, ont jusqu’à preuve du contraire un lien avec sa communication publique. En raison du lien entre chirurgie esthétique et communication, si Closer était condamné, cela signifierait que la Première dame est la seule à décider de ce qui peut être communiqué concernant son rôle de Première dame, c’est-à-dire qu’elle exercerait un contrôle absolu de cette communication publique, et ce serait contraire au droit à l’information et aux exigences du débat démocratique (Cour européenne des droits de l’homme).

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Anticor avait relancé l’affaire Ferrand : son vice-président est visé par une enquête administrative. (francetvinfo)

« Il est reproché à Éric Alt d’avoir signé la constitution de partie civile. Or Alt était à la fois le plaignant mais également le collègue [je souligne] du juge qui instruisait l’affaire Ferrand. En effet, Éric Alt est magistrat au tribunal de grande instance de Paris. » Coupable d’être collègue, c’est nouveau ?

Les responsables de l’enquête semblent croire à l’existence d’une présomption d’implication dans une affaire du fait qu’elle a été traitée par un autre magistrat du même TGI. Comme s’il existait un principe de « solidarité tribunicienne » comparable à la solidarité ministérielle…

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Sur un plateau de télé, question d’une journaliste à un député : « Le peuple a-t-il toujours raison ? »

Pour limiter le pouvoir absolu du peuple, pourquoi ne pas constitutionnaliser un pouvoir dictatorial, avec séparation des pouvoirs ? Le dictateur ferait la loi et le peuple la ratifierait par acclamation.

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Luna Parquet

La question de l’indépendance du parquet ne se pose plus : le procureur français n’est pas une autorité judiciaire indépendante, selon la Cour européenne des droits de l’homme, qui a condamné deux fois la France, en 2008 et 2010.

Il est indigne que la France n’ait pas réformé son système judiciaire pour tenir compte de ces condamnations. (Elle a quand même dû abandonner, en 2009, une réforme Sarkozy qui prévoyait de supprimer les juges d’instruction pour confier toutes les enquêtes pénales aux procureurs !)

La loi sur « l’indépendance du parquet » votée en 2013 ne répond pas aux observations de la Cour européenne des droits de l’homme sur le parquet français ; c’est une réformette qui n’a pas changé la situation, une réponse cosmétique. Le parquet n’est toujours pas indépendant. Dans l’arrêt Thiam c/ France (octobre 2018), la Cour rappelle sa position selon laquelle le parquet français n’est pas une autorité judiciaire indépendante. Elle précise toutefois que la France n’est pas tenue de considérer son parquet comme une autorité judiciaire !

Deux remarques sur Thiam c/ France : 1/ La Cour ne considère pas que la loi de 2013 « sur l’indépendance du parquet » doive la conduire à réviser sa jurisprudence selon laquelle le parquet français n’est pas une autorité judiciaire indépendant ; et 2/ sauf pour le contrôle de la privation de liberté, le parquet a le droit d’être ce qu’il est, à savoir un pur service administratif.

Le problème, c’est que les magistrats français passent au cours de leur carrière du parquet au siège et vice-versa. Comme si les qualités pour être un juge indépendant étaient les mêmes que celles pour être un agent administratif soumis au principe hiérarchique ! Contamination.

Conclusion : Quand on t’a bercé avec l’État de droit et que tu te plonges dans l’étude du système français, c’est comme découvrir que ton conjoint est un tueur en série cannibale… L’horreur.

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Quand un député dit : « Nous pensons que le garde des sceaux ne doit pas être un simple observateur de la justice », il pense donc que le garde des sceaux doit en être un acteur ! Mais comment un ministre peut-il être acteur de la justice dans un État de droit où le pouvoir judiciaire est indépendant ?

Dans un État de droit, la « politique pénale » du gouvernement ne peut s’exercer que par la loi (dont l’exécutif a l’initiative en France [comme partout ailleurs]) et le pouvoir réglementaire général. Tout le reste est en violation de la séparation des pouvoirs (article 16 DDHC).

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Fumus persecutionis : Stop Lawfare

Le contexte de la phrase de Jean-Luc Mélenchon « La République c’est moi » est le suivant : « Je suis parlementaire … La République c’est moi, c’est moi qui suis parlementaire. » Rien à redire, c’est constitutionnellement correct. « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants » (article 3 de la Constitution).

Un député est pleinement légitime à dire qu’il est la République (« La République c’est moi ») en tant que représentant du peuple qui exerce par son biais la souveraineté nationale.

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La vidéo de Quotidien sur la perquisition au siège de La France Insoumise [qui a valu à Jean-Luc Mélenchon et à plusieurs autres députés et cadres du parti un procès pour rébellion et autres choses] montre au début les policiers empêcher les députés LFI de monter à l’étage. Puis tout le monde monte à l’étage. Si la police avait ordre que personne ne monte, pourquoi les gens montent-ils finalement ? Si la police avait respecté cet ordre, il n’y aurait pas eu de problèmes. Et si la police n’avait pas ordre d’empêcher les députés LFI de monter à l’étage, pourquoi leur avoir dit qu’ils n’avaient pas le droit de monter, avant de les laisser monter ?

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Si les réformes de l’immunité parlementaire l’ont réduite à la peau de chagrin, elles n’ont pas vidé le principe du fumus persecutionis qui en est le fondement : la nécessité de protéger l’opposition parlementaire des abus de procédure judiciaire. D’où le hashtag #StopLawfare.

Le procès doit donc porter sur la perquisition elle-même, dans la mesure où toute la conduite de Jean-Luc Mélenchon ce jour-là est dictée par un fumus persecutionis, un soupçon de lawfare, de persécution à l’encontre de représentants du peuple (par détournement et abus de la procédure judiciaire via le parquet). Si le lawfare est avéré, la relaxe s’impose.

En l’occurrence, et Mélenchon l’explique ce jour-là même (c’est dans la vidéo), le traitement subi par LFI avec ces perquisitions signale une rupture d’égalité qui demande à être expliquée, car il pèse sur elle un fort fumus persecutionis (soupçon d’abus de procédure).

Une enquête sur les circonstances dans lesquelles le parquet (qui n’est pas indépendant de l’exécutif selon la Cour européenne des droits de l’homme) a décidé ces perquisitions chez un parti d’opposition est nécessaire.

La rupture d’égalité qui est un fumus persecutionis dans le cas des perquisitions chez La France Insoumise est illustrée par ce rappel du Canard enchaîné (du 18 septembre 2019) : « Surtout quand d’autres politiques – Bayrou pour ne pas le citer – suspectés eux aussi d’avoir fait travailler des assistants parlementaires pour leur parti n’ont pas exactement eu droit au même traitement. » L’opposition n’a pas droit au même traitement mais il n’y a pas abus de procédure du pouvoir en place contre l’opposition ?

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La vice-procureure demande à JL Mélenchon ce qu’elle devra dire à un simple justiciable si une personne publique refuse de se soumettre à l’autorité judiciaire. (Vincent Michelon, journaliste LCI)

La vice-procureure devra dire à ce simple justiciable que le parquet français « n’est pas une autorité judiciaire indépendante » selon la Cour européenne des droits de l’homme. Refuser de se soumettre au parquet n’est donc pas refuser de se soumettre à l’autorité judiciaire. 🤷‍♂️ #StopLawfare

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À Nantes, 48 heures de garde à vue pour un homard de carnaval en papier mâché. Le procureur voulait poursuivre pour « association de malfaiteurs », le juge n’a pas suivi. (via Mediapart)

Le juge n’a pas donné suite à des poursuites pour association de malfaiteurs du fait d’un homard en carton mais il n’a pas le pouvoir de sanctionner l’abus de procédure que constitue une demande si évidemment dénuée de tout fondement ! #StopLawfare

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Charybde ou Scylla, je pose ça là [sous un tweet du journal Fakir] : « Un député, même s’il sort des champs ou de l’usine, aura bientôt des opinions de député, car c’est un métier d’être député. Au travail de persuader, on prend bien vite une idée étrange des difficultés, des moyens et des solutions. C’est exactement devenir bourgeois … le métier de député change tout l’homme, et fort promptement. Adieu ouvrier, adieu paysan ! » Alain, Propos du 10 janvier 1931.

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Acte 45

Le nassage de touristes sur les Champs-Élysées a-t-il pour but de permettre de fouiller des sacs de touristes ne parlant pas français après leurs emplettes dans les boutiques de luxe ?

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Alors que la gare Saint-Lazare est bouclée par les flics, une photographe se fait confisquer son casque de protection. Alors qu’elle le réclame, elle se fait taper et gazer. (Vidooshan V.) [avec vidéo]

Le dialogue (presque) imaginaire : « Qu’est-ce qu’y a, la blonde ? Pourquoi tu veux ton casque ? Tu es plus belle sans. Allez, tiens, un peu de gaz dans la figure : c’est bon pour la peau ! »

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Dans un tweet, la préfecture de police appelle les Champs-Élysées, selon le poncif, « la plus belle avenue du monde » (qu’elle a sécurisée). Et quand le Français s’envoie des fleurs, non, il n’est pas ridicule. (C’est quand les autres font la même chose que c’est ridicule.)

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« Homophobie dans les stades : En fait-on trop? » (Bandeau CNews)

Si vous pensez que la fédération de football en fait trop, alors la loi expression de la volonté générale je ne vous raconte même pas…

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No Deal

Quand, pour la Cour EDH, le parquet français, bien qu’il ne soit « pas une autorité judiciaire indépendante », a le droit d’exister (avec les énormes pouvoirs judiciaires qu’il possède !), je ne m’étonne pas que les Anglais aient deux fois [voire trois fois] menacé de quitter le Conseil de l’Europe.

Notez bien : Avec le Brexit, les Anglais vont quitter l’Union européenne mais ils quitteront peut-être aussi le Conseil de l’Europe. Et ils le feront parce que leurs libertés sont incompatibles avec le droit continental autoritaire et indécrottable !

Ils le feront donc pour la même raison que le Brexit. Et c’est pourquoi un No Deal ne peut être un obstacle au Brexit : parce que le sujet est une divergence de conception juridique, donc de conception de la liberté, et non d’abord le sujet économique.

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What’s Wrong With U.S. Whistleblowers Legislation

Government employees are only protected by the First Amendment when they are speaking as private citizens. If their speech is part of their official job duties, then they can be fired or disciplined for it (Garcetti v. Ceballos, 2006).

“Government employees who are performing whistleblowing functions are not protected by the First Amendment, since reporting misconduct is often part of an employee’s official duties.” (freedomforuminstitute.org)

It results from the preceding that a (civil servant) whistleblower who performs whistleblowing, because public reporting would entail overwhelming retaliation, is not protected by the First Amendment, nor is the employee who reports publicly, as he then acts as an official employee.

Thus, no civil servant who reports misconduct is protected by the First Amendment.

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Happy Slapping dans ta face, Gilet Jaune !

5 mois de prison avec sursis pour une vidéo de manif. (dijoncter.info)

Un manifestant [Gilet Jaune] condamné en vertu de la loi « anti-slapping » de 2007, qui rend complice des violences physiques toute personne qui filme et diffuse ces violences sans être journaliste. À l’époque il s’agissait de lutter contre les agressions filmées « pour rire » par les agresseurs. (Guillaume Champeau)

Je pensais que les juges étaient censés tenir compte de l’intention du législateur. Si l’exposé de la loi et les débats législatifs montrent que la loi est destinée à ce que vous dites, cette condamnation n’est-elle pas un détournement de l’intention du législateur par le juge ?

Une loi est déposée avec un exposé des motifs, que le ministre rappelle oralement au commencement des débats. C’est sur la foi de cet exposé que les parlementaires débattent et votent. Aucun parlementaire n’a donc, par la loi anti-slapping, voté une loi permettant la présente condamnation.

Ou bien, les parlementaires ont voté une telle loi à leur insu, c’est-à-dire à l’insu de leur plein gré, l’exposé des motifs et le débat ne les ayant pas suffisamment éclairés, et cela doit dès lors être imputé à un subterfuge du gouvernement (ex ante) ou de l’autorité judiciaire (sous l’influence du parquet) (ex post). Un subterfuge par lequel on rendrait suspect a priori le fait de filmer l’action des forces de l’ordre lors d’opérations d’encadrement de manifestation.

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Nous avons vu légion de scènes d’intimidation physique par des policiers pour faire cesser les actions de vidéo de manifestant.e.s. Voici désormais l’utilisation du droit pénal. (juriste-lundimatin)

Je pense que, dans le cas d’espèce, le juge a écarté le contexte de manifestation pour ne retenir que l’assaut d’une caserne. Des Gilets Jaunes auraient assailli une caserne en se filmant : c’est du « happy slapping ». Un raisonnement comme ça.

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Privilèges à vie

Les anciens Premiers ministres conserveront voiture et chauffeur à vie. (Capital Magazine) [Un titre qui, pour beaucoup de gens qui ne savaient pas que les anciens Premiers ministres conservent voiture et chauffeur à vie depuis bien longtemps, signifiait que cet avantage venait d’être créé.]

En gros titre, « Les anciens Premiers ministres conserveront voiture et chauffeur à vie », on peut comprendre qu’ils ne les conservaient pas jusqu’à présent. C’était ce que j’avais compris et j’allais vraiment m’énerver. Vous l’avez fait exprès, @MagazineCapital ?

Beaucoup de gens, en fait presque tous, ne lisent pas les articles dont ils ont lu le titre. Il faut donc interroger Capital. C’est peut-être un acte de malveillance envers notre cher Président !

Car ce gros titre de Capital enflamme la Toile, en faisant passer une positive mesurette de suppression de quelques avantages pour une création de nouveaux avantages.

Or le Premier ministre « avait indiqué en février vouloir faire en sorte que les moyens qu’on attribue aux anciens Premiers ministres ne soient pas accordés à vie, mais pendant dix ans » (Le Parisien). Mais la voiture et le chauffeur finalement restent à vie, contrairement à l’annonce de février : ça aussi, ça énerve les gens.

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Le ministère de l’Intérieur contraint de reconnaître le LBD comme « arme de guerre » (Capital, avril 2019)

Si le ministère reconnaît que le LBD est une arme de guerre, c’est forcément une « arme dangereuse » selon notre jurisprudence administrative. L’usage d’une arme dangereuse engage la responsabilité des forces de l’ordre pour les blessures commises avec ces armes « sans faute » des forces de l’ordre à prouver. Cette jurisprudence concerne « les tiers » aux opérations. Il serait curieux (et malsain) qu’en cas de manifestation tous les manifestants soient exclus a priori du statut de « tiers à une opération », pour refuser d’appliquer la responsabilité sans faute aux cas de blessures par LBD, si les blessures ont été occasionnées lors d’une opération d’encadrement de manifestation.

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First Amendment & the New Agora

Isn’t it strange that “The First Amendment does not impact the ability of private citizens and organizations to punish or limit speech” (freedomforuminstitute.org), thus allows Twitter, as a private company, to suppress speech according to its own rules, and at the same time “a judge ruled that President Trump could not block people from following him on Twitter. It was the most prominent in a series of rulings finding that access to public figures on social media is a constitutional right’’ [as] ‘’public officials use these accounts to conduct official business or make announcements” &, as a commentator puts it, “social media is where so much of our public discourse is happening these days” (governing.com, Sorry Politicians, You Can’t Block Critics on Twitter, Sep 2018).

Twitter private company has the First Amendment power to decide what speech is allowed on its platform “where so much of our public discourse is happening these days.” That objectively makes it a bigger (potential) censor than any government of bygone ages. As a matter of fact, platforms like Twitter, but especially Twitter, are becoming the Agora (public forum) of the IT age. On these privately owned platforms, public officials and constituents alike obey the discretionary rules of the private owner.

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Cocorico le Barbare

Concernant la plainte contre Mélenchon pour son « policiers barbares », dans les articles du code pénal sur l’injure ou la provocation à la haine « envers un groupe de personnes à raison de », je trouve beaucoup de choses, race, nationalité, religion, sexe, orientation sexuelle…, mais pas « à raison de leur corporation ».

ii

A défaut de lire la réponse à la question essentielle, j’ai compté les lignes de votre article [LCI] sur mon écran : 47 lignes et pas de réponse à la question essentielle : Quelle infraction Mélenchon a-t-il commise pour justifier une plainte?

Diffamation. (ixtebe64)

La réponse est non. Dans l’article 32 de la loi de 1881, relatif à la diffamation, il est question de diffamation envers les particuliers ou « envers un groupe de personnes à raison de » : ethnie, nation, race, religion, sexe, orientation sexuelle, identité de genre, handicap. Tout sauf « à raison de leur corporation ». [Exactement comme pour l’injure et la provocation à la haine, donc : voyez supra.)

Et même si la diffamation était retenue, Mélenchon « a en sa possession des éléments lui permettant de s’exprimer comme il l’a fait ». Ces éléments sont publics.

On peut aussi raisonner par l’absurde : Que peut-on critiquer si tout propos critique est passible de poursuites pénales ? Rien. Ça ne vous dérange pas ? Cette plainte ne débouchera sur rien mais elle instille un climat qui conduit à l’étouffement de la parole.

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C’est parce que le mort était mort que son assassin l’a tué

Est caractérisé de tentative d’homicide volontaire le fait d’essayer de tuer une personne qui en réalité est déjà morte mais que l’auteur croit encore en vie. Cass, crim, 16 janvier 1986 (Curiosités juridiques)

Il ne peut y avoir de tentative d’homicide car il ne peut y avoir d’homicide. La tentative implique plus qu’une intention. Ici, c’est l’intention que le juge condamne, pas une tentative. Or le souhait ou l’intention de tuer quelqu’un n’est pas condamnable en soi.

À l’intention subjective doit correspondre une situation objective, pour pouvoir parler de tentative. Si, sur la foi de certaines superstitions, je plante des aiguilles dans une poupée pour tuer un homme, il n’y a pas tentative d’homicide volontaire.

Dès lors, la seule infraction qu’a commise cette personne est l’atteinte à l’intégrité d’un cadavre (article 225-17 du code pénal). Mais il est important de noter que cette atteinte est involontaire.

ii

Si j’ai bien compris, le texte s’applique dans le cas où, par exemple, quelqu’un poignarde un mort en pensant qu’il était vivant. Il y a bien une tentative d’homicide, qui aurait sûrement réussi si la victime n’était pas déjà morte. Dans le cas de la poupée vaudoue, que la victime soit vivante ou morte, il ne s’agit pas d’une tentative « réelle ». En revanche, je me demande si on peut poursuivre quelqu’un pour l’intention… (T. Boudawa)

La tentative avec la poupée est réelle pour celui qui l’accomplit. Et la tentative n’est pas plus réelle pour celui qui poignarde un mort.

(Pour l’anecdote – mais ce n’est sans doute pas déplacé dans un fil de « curiosités juridiques » –, le Concile de Tolède de 694 a interdit les missae pro morte inimicorum (messes pour la mort des ennemis) comme superstitieuses et vindicatives.) [Voyez mon Macri Hierolexicon]

iii

Mais ici le juge utilise les termes « le fait d’essayer », donc si l’on s’en tient compte de cela on peut dire qu’il condamne bel et bien la tentative et non l’intention. Car dans l’intention il n’y a aucune action et par conséquent aucune infraction… (L’anticonformiste)

Une intention avec action mais sans possibilité matérielle objective de réalisation n’est pas une tentative, et c’est pourquoi le juge ne condamne pas comme tentatives d’homicide les rites de sorcellerie par exemple.

Le juge a condamné comme tentative d’homicide des coups à un cadavre car, alors qu’il méprise celui qui tente de réaliser ses intentions homicides par magie, il voit de la dangerosité chez l’autre. Or condamner des « états dangereux » est une philosophie totalitaire du droit. [Comme le savent les étudiants en ces matières.]

iv

« qui aurait sûrement réussi si la victime n’était pas déjà morte » (cf ii)

Imaginons que l’individu entre dans le salon, trouve son ennemi mortel assis dans un fauteuil, croit qu’il dort (il est mort), il y a un couteau sur la table à côté, la haine accumulée depuis des années remonte, il le poignarde. S’il l’avait vu bouger, il aurait simplement refermé la porte. Dans ce cas, c’est parce que le mort était mort que son assassin l’a tué.

Car il est plus facile d’assassiner un mort qu’un vivant, et le moindre signe de vie aurait sans doute empêché la haine de se transformer en intention criminelle. Le cadavre était trop tentant.

Dès lors, on ne peut même pas déduire avec certitude le risque que pose aux vivants celui qui a tué un mort. Tout ce qu’on sait de cette personne, c’est qu’elle est capable de tuer un mort. Or notre société est la société des vivants et c’est la société des vivants que protège le droit.

1/ Il est vrai que votre raisonnement se tient. Mais je ne parviens pas à écarter l’idée que l’auteur de l’acte croit sa victime vivante… Mais dans ce cas en effet la distinction doit être à effectuer quant aux motivations de l’auteur, entre une “simple” haine ou un crime calculé.

2/ Mais cela contrevient quelque peu au principe d’indifférence des mobiles, si l’on effectue une distinction lors de la qualification entre deux actes non prémédité, l’un étant passionnel et l’autre de sang froid. (Briac de V.)

Réponse à 1. Je le crois aussi [réponse à « Mais dans ce cas en effet la distinction doit être à effectuer quant aux motivations de l’auteur, entre une ‘simple’ haine ou un crime calculé »]  (j’ai par ailleurs dans mes écrits [mes écrits non publiés] une réfutation de l’excuse de la poche vide [cf le prof. Guillaume Beaussonie, qui cite au titre des « infractions impossibles » : « tirer sur une victime déjà morte ; tenter de faire avorter une femme qui n’est pas enceinte ; voler une poche vide »]). Le crime calculé semble déduit par beaucoup (ici) du jugement, ce qui donne indirectement du poids à mon raisonnement.

[En réalité, même la préméditation ne ruine pas cette ligne de raisonnement (il n’a pas échappé au lecteur que mon argumentation repose sur deux lignes de raisonnement), car le crime peut, tout en ayant été prémédité, avoir été favorisé par l’état cadavérique au-delà de ce qu’il aurait été permis à l’accusé d’espérer s’il avait eu affaire à une personne vivante.]

Rép. à 2. Il faudrait déterminer à quel degré l’état cadavérique a permis à l’accusé de surmonter ses inhibitions. Même si l’accusé avait renversé des chaises sur le chemin vers sa victime, celle-ci ne se serait pas réveillée (et pour cause), et il aurait cru que la chance lui sourit.

v

La poche vide, je considère que ce n’est pas la même chose : [ce que j’appelle] la situation objective ne manque pas, simplement le pickpocket a choisi la mauvaise poche, ou le mauvais jour (la personne est sortir sans argent ce jour-là). Le mort, lui, ne peut être tué ni aujourd’hui ni demain ni d’aucune manière.

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Lubrizol
(Incendie d’une usine classée Seveso à Rouen)

Et si tu mets un masque anti-pollution pour sortir, tu es coupable de « dissimulation du visage dans l’espace public » (loi N°2010-1192).

Les images des médias sur Lubrizol montrent des gens dans la rue avec des masques antipollution. Arrêtez, c’est insupportable ces violations de la loi !

On me dit que des dérogations sont possibles si « la tenue est justifiée par des raisons de santé ». Dans ce cas, prouvez l’effet du masque antipollution sur la santé ! Il n’y a aucune preuve scientifique, donc vos excuses vous pouvez vous les garder !

ii

Rouen: pour la maire de Canteleu, « il faut que la solidarité nationale s’exprime ». (BFMTV) Réaction d’un twittos : Non, il faut que les pollueurs PAIENT !!!

La solidarité nationale paye bien pour les accidents du travail-maladies professionnelles…

Les travailleurs payent pour les cotisations AT-MP « à la charge des employeurs » et c’est constaté par le rapport constant 2/3:1/3 entre revenus du capital et revenus du travail sur les 150 dernières années (Thomas Piketty). Les AT-MP sont une fonction statistique du niveau d’activité et sont donc de la seule responsabilité des patrons. Facialement, les cotisations sont à la charge de l’employeur, mais réellement le travailleur, ou la « solidarité nationale », paye.

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A Florida library once only allowed teens with parental permission to check out The Autobiography of Malcolm X, because of its “anti-white racism.” (ACLU=American Civil Liberties Union)

Was it a privately-run library? If it was, shouldn’t the rule be applied to its private management: “The First Amendment does not impact the ability of private citizens and organizations to limit speech”?

Another question: Does ACLU see its role as that of a pressure group pressing private organizations to promote, or at least to avoid limiting access to some kind of speech, or does it also question the constitutionality of that First Amendment interpretation according to which private organization can limit speech? (The principle that private organizations can limit speech is not the letter of the First Amendment, and results from precedent.)

According to E.U. law, the private management would, unless I’m mistaken, abide by the public regulations. But E.U. law makes no difference between public and private organizations as to prohibited speech. In the E.U., private organizations cannot limit speech any more than public organizations; that would be discrimination based on speech*. Yet the difference with U.S. is also that E.U. law prohibits a much larger range of speech. So a private org would not be allowed either, any more than a public one, to give access to such prohibited speech.

*[I am probably overoptimistic regarding the existence of what I here call speech-based discrimination in the E.U.]

I link to a Center for Digital Education’s paper called “Privately-Run Libraries Expand Throughout U.S.” (2015) and the question is whether these privately-run libraries are public or private organizations re First Amendment law. “A Maryland company that runs public libraries faces opposition as it seeks to add the 24 libraries in California’s Kern County to its portfolio of 82 in six states.” That company might invoke the principle that ‘’the First Amendment does not impact the ability of private organizations to limit speech” and thus would be fully justified by U.S. law to limit access to such books as the Autobiography of Malcolm X.

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Depuis 1994, en France, les prisonniers peuvent voter.

Les personnes détenues peuvent voter par procuration ou demander une permission de sortir.

Cependant, bon nombre d’entre elles sont exclues de cette deuxième option car elles n’y sont pas éligibles. Par ailleurs, la demande de permission de sortir peut toujours être refusée, et ce à quelques jours du scrutin, empêchant celle qui n’a pas prévu de procuration de voter.

Si les personnes détenues n’ont plus d’attache dans leur commune d’origine, elles doivent s’inscrire sur les listes électorales de la commune du lieu d’implantation de la prison. Et pour la procuration trouver un mandataire inscrit dans la même commune.

(Observatoire international des prisons, section française, août 2017)

Depuis 1994 😂 😭

LIV Tamagotchi Omelette/Amulet

Prithee, tell her but a worky-day fortune. (Antony and Cleopatra)

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« L’histoire est le développement d’une logique immanente dont les grands personnages historiques ne sont que les instruments inconscients ; ils sont animés par leurs passions et réalisent leurs intérêts ; ‘mais en même temps se trouve réalisée une fin plus lointaine, mais dont ils n’avaient pas conscience et qui n’était pas dans leur intention’. C’est ce que Hegel appelle la ruse de la raison. » (René Serreau, Hegel et l’hégélianisme, 1968)

C’est très exactement une idée de Kant.

[Ajout 8.8.2019 : Cette idée est exprimée en plusieurs passages de l’œuvre de Kant, de manière plus ou moins identique à la pensée ultérieure de Hegel ici présentée. J’ai pour l’instant retrouvé le passage suivant, qui montre d’ailleurs, citation à l’appui, qu’une telle idée de logique immanente dans le cours de l’histoire remonte à l’antiquité : « Ich meinerseits vertraue dagegen doch … (in subsidium) auf die Natur der Dinge, welche dahin zwingt, wohin man nicht gerne will (fata volentem ducunt, nolentem tracunt). » (Über den Gemeinspruch: Das mag in der Theorie richtig sein, taugt aber nicht für die Praxis) Je ne suis donc pas plus fondé à dire que l’idée est de Kant que Serreau à dire qu’elle est de Hegel, mais ce n’est pas non plus son but même s’il aurait pu souligner que l’idée n’est pas particulièrement «hégélienne»… Chacun d’eux l’a reprise à sa manière, en lui donnant un sens particulier au sein de leurs pensées respectives.]

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« À partir du prix de revient total du produit [=coût total : fabrication, marketing…], on trouve son prix de vente en ajoutant une quantité qui sera la marge génératrice de profit. … Dans la plupart des cas, il s’agit d’entreprises fabriquant plusieurs produits : comment alors attribuer à chacun sa ‘juste part de couverture des charges fixes’ ? » (Armand Dayan, Le marketing, 1979)

L’auteur prend ensuite l’exemple d’une entreprise qui fabrique trois produits, dont l’un est suffisant pour amortir les frais fixes, et qui peut donc pratiquer des prix offensifs sur les deux autres produits. De toute évidence, une telle entreprise ne se spécialisera pas sur le produit A, même si B et C sont « estimés non rentables selon la méthode de prix de revient complet ».

Nous avons là un exemple de rationalité économique qui s’oppose à la spécialisation et donc à la théorie des avantages comparatifs, selon laquelle les nations ont intérêt à se spécialiser dans les productions où elles ont un avantage (absolu ou relatif), et sur laquelle les libéraux fondent le commerce international. Selon cet exemple, la théorie n’est donc pas viable même en pure rationalité économique et sans considérations extrinsèques de souveraineté nationale (qui exigerait le maintien de certaines industries même peu rentables), car la non-spécialisation peut comporter l’exercice d’un pouvoir économique sur les prix.

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 « Qu’il évite avec soin tout acte qui dépend d’autrui ; qu’il s’applique au contraire avec zèle à tout ce qui ne dépend que de lui-même. Tout ce qui dépend d’autrui cause de la peine, tout ce qui dépend de soi-même donne du plaisir ; sachez que c’est là en somme la définition de la peine et du plaisir. » (Les Lois de Manou, traduction par G. Strehly, p.118)

Cela pourrait servir de résumé très exact de la doctrine des Stoïciens.

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We’ll beat ‘em into bench-holes. (Scarrus, dans Antoine et Cléopâtre de Shakespeare).

Bench-holes est un terme archaïque pour désigner des latrines : « Nous irons les buter jusque dans les latrines. » Le Scarrus de Shakespeare anticipe donc de quelques centaines d’années la phrase du président russe Vladimir Poutine qui en a marqué beaucoup : « Nous irons les buter [les terroristes islamistes] jusque dans les chiottes. » Aucun commentateur, à ma connaissance, n’a relevé la référence shakespearienne.

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Think of the fashion of London being led by a Br-mm-ll [Brummel]! a nobody’s son; a low creature, who can no more dance a minuet than I can talk Cherokee; who cannot even crack a bottle like a gentleman; who never showed himself to be a man with his sword in his hand, as we used to approve ourselves in the good old times, before that vulgar Corsican upset the gentry of the world! (Thackeray, Barry Lyndon)

So much for Barbey d’Aurevilly.

Au temps pour Barbey, auteur, comme on le sait, d’un peu convaincant Du Dandysme et de George Brummel, contredit par son congénère fictif, le gentilhomme Barry Lyndon.

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People who say manual labour is a good thing have never done any. (Brendan Behan)

With the notable exception of Henry David Thoreau.

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When the wise seer beholds in golden glory the Lord, the Spirit, the Creator of the god of creation, then he leaves good and evil behind. (Upanishads)

‘Good and evil behind,’ an early occurrence of Jenseits von Gut und Böse.

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What is the amount of information needed to convince people that a personality is present? The answer … is that very little information is needed. Simple line drawings of objects (as long as they have eyes or even a hint that they are alive), are quite enough to activate psychologically rich responses. Perceived reality does not depend on verisimilitude: A character doesn’t have to look anything like a real person to give and receive real social responses. (Byron Reeves & Clifford Nass, The Media Equation, 1996)

Il n’est donc pas besoin de construire des robots sociaux qui ressemblent à l’homme, surtout avec le risque d’entrer dans la vallée inquiétante (uncanny valley) ! Des personnages à la Nintendo première génération, néoténiques et kawaii, peuvent suffire à créer une interaction sociale homme-machine optimale.

L’avenir seul pourra dire si l’actroïde est capable de sortir de la vallée inquiétante. Je fais l’hypothèse suivante. L’apparence des robots humanoïdes ne cessera de s’améliorer mais il existe une limite indépassable qui les maintiendra toujours à la périphérie de la vallée inquiétante, c’est-à-dire que plus la familiarité avec le robot le plus parfait sera grande et plus son « étrangeté » de robot deviendra manifeste à son interlocuteur humain, qui aura dès lors à trancher s’il a affaire à un robot ou à un humain quelque peu dérangé nerveusement.

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And the joy of work, too. … people here don’t know anything about that either. … people here are brought up to believe that work is a curse, and a sort of punishment for their sins. (Ibsen, Ghosts)

Dans la bouche d’un peintre… (Aurait-ce été convaincant dans la bouche d’un ouvrier soumis aux nouvelles conditions du travail industriel ?)

Cette apologie libérale du travail, ingénieusement opposée à une conception chrétienne, reflète selon moi le statut d’Ibsen comme écrivain subventionné par le Parlement bourgeois norvégien qui lui vota une indemnité à vie.

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Kantisme (notes)

1/ Raison pure

« La géométrie nous apprend que la droite tangente au cercle touche ce cercle en un point, mais si nous traçons le cercle et la droite sensibles, nous nous apercevons que la droite touche toujours le cercle en plusieurs points et que jamais nous ne pourrons obtenir une figure conforme aux définitions mathématiques. Or la géométrie ne peut, pour raisonner, se passer de la considération des figures, dont le tracé dément le discours que le mathématicien tient sur elles. » (Exposé de la pensée de Protagoras par Gilbert Romeyer Dherbey, dans Les sophistes, 1985) – Or c’est la construction synthétique a priori qui sert au géomètre et non l’aspect des figures tracées à la main, forcément grossières par rapport à ces constructions a priori. Contre ceux qui parlent des figures géométriques comme des approximations, des abstractions des objets perçus, lesquels s’écarteraient tous plus ou moins de la forme géométrique pure (Locke, Husserl), il convient de faire remarquer que la lune perçue dans le ciel nocturne est un cercle parfait et que l’horizon perçu est une parfaite ligne droite. Ce constat des formes géométriques pures perçues (intuitionnées) confirme l’affirmation kantienne selon laquelle une figure géométrique est une construction dans l’intuition et non une idée abstraite.

Le concept d’un triangle est sa pure et simple définition, et les énoncés qui posent cette définition sont analytiques. Synthétiques a priori sont en revanche les énoncés qui exposent les propriétés du triangle.

La dimension dite « quantitative/spatio-visuelle » des tests d’intelligence est conforme à la conception kantienne des mathématiques comme science intuitive pure.

La physique relativiste traite l’espace comme un concept et non comme une forme de l’intuition a priori.

C’est l’intuition du temps qui permet d’appréhender le changement, c’est-à-dire la prédication de termes contradictoires dans un même sujet (ici-pas ici) : l’intuition et non le concept.

Chacune des antinomies indécidables de la raison a une thèse (par exemple, le monde a un commencement dans le temps) et une antithèse (le monde n’a pas de commencement dans le temps). La thèse est appelée par Kant « dogmatisme » et a sa préférence : elle présente un intérêt pratique, et elle est conforme au sens commun (au « sens commun » d’un Chrétien, à la rigueur). L’antithèse est dite « empirisme » et Kant considère qu’elle est nuisible à la morale et à la religion. (Kant estime en revanche que l’intérêt spéculatif de l’empirisme est supérieur à celui du dogmatisme.) Schopenhauer adopte un point de vue opposé (en s’appuyant sur l’hindouisme et le bouddhisme) ; il affirme d’ailleurs que cette question du commencement ou non du monde n’est pas une antinomie car elle est selon lui tranchée (dans le sens d’un non-commencement du monde dans le temps).

2/ Raison pratique

La chose en soi n’étant pas soumise aux lois de la causalité, lois de la nature, elle est pensée comme libre.

La morale est une « logique » et non une science naturelle.

Considérer les phénomènes comme des choses en soi interdit de concilier la loi de nature et la liberté, tandis que la cause intelligible, en soi et en dehors de la série des phénomènes, peut être pensée comme une cause par liberté. Il y a ainsi deux types de causalité : selon la nature et par liberté.

« Comme pour toute marchandise, le capitaliste essaie d’acheter la force de travail le meilleur marché possible, car pour lui l’ouvrier n’est pas un homme devant vivre sa propre vie, mais une force de travail pouvant devenir source de profit. » (Cornélius Castoriadis, La société bureaucratique) On ne saurait mieux exprimer que le capitalisme viole constitutionnellement l’impératif « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. »

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That subtle appearance differences have reproductive implications is suggested by findings showing that the degree of female physical asymmetry is reduced when females are fertile compared to the beginning and end of the menstrual cycle, when they are not fertile (Manning et al., 1996). (Michael McGuire & Alfonso Troisi, Darwinian Psychiatry, 1998)

Les femmes sont plus symétriques dans leurs périodes de fertilité que dans les autres périodes de leur existence. C’est une confirmation des conclusions du baron de Saxy-Beaulieu : ,,Das Weib ist Plastik.’’ (la femme est plastique) (voyez ici).

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« De manière générale les réparations, quelles qu’elles soient, n’ont bénéficié que de progrès technique faible (réparation de bâtiments, d’objets manufacturés, de meubles, d’horlogerie, etc.). » (Jean Fourastié, Le grand espoir du XXe siècle, 1949)

C’est pourquoi les réparations sont rares : on ne répare plus, on remplace, parce que la productivité des réparations n’a pas ou a peu augmenté.

C’est aussi pourquoi la pression de notre civilisation sur les ressources du milieu s’accroît sans mesure.

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A few people dream entirely in color. (Aldous Huxley, Heaven and Hell, 1956)

I have never dreamt in black and white. Never.

In fact I have never heard of people dreaming in black and white either.

Was color-dreaming rare in Huxley’s time because TV was black and white and people dream not after a real-life but after their screen-viewing pattern?

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You’ve cheated me out of a mother’s joy and happiness in life. And a mother’s sorrows and tears too. And that was perhaps the greatest loss for me. (Ella Rentheim in Ibsen’s John Gabriel Borkman)

Compare with Nora Helmer’s ‘duty to herself’ in A Doll’s House.

Which quotation do people know, Ella’s or Nora’s?

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A multitude of working poor

The height of it [Luxury] is never seen but in Nations that are vastly populous, and there only in the upper part of it, and the greater that is the larger still in proportion must be the lowest, the Basis that supports all, the multitude of Working Poor. (Bernard Mandeville, The Fable of the Bees)

Anyone who has read Mandeville knows he is not being critical here; on the contrary, his fable claims the necessity of heightening luxury.

Now let it be known that Mandeville was extolled by the Austrian School of Economics and Friedrich Hayek, intellectual seeds of the Chicago School.

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Phobos is being drawn to Mars’ surface at a rate of one centimetre every year. At this rate of attraction, in something like fifty million years, it will smash into the surface of Mars. (Mission to Mars: The Emirates Mars Mission and Mars Hope, 2015)

So there is something after all in Hörbiger’s contention that celestial bodies are spiralling toward one another… => World Ice Theory (Welteislehre)

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« Une onde se propage dans un milieu élastique entré en vibration sous l’action d’une force. L’air vibre et propage le son, l’air est le milieu élastique qui sert de support au son. Dans le vide, le son ne peut plus se propager. Le vide ! N’est-ce pas le vide qui règne dans les espaces interplanétaires et interstellaires que la lumière traverse à la vitesse de 300.000 km à la seconde ? Le vide serait-il donc un milieu élastique capable de transmettre l’onde lumineuse ? Une contradiction surgissait. » (Maurice Duquesne, Matière et Antimatière, 1968)

Une solution fut apportée par la théorisation d’une vibration de l’éther.

L’existence de l’éther étant infirmée par la physique relativiste, la contradiction resurgit ; comment la relativité la résout-elle ?

Une autre solution pourrait se trouver dans la « cosmogonie glaciaire » (Welteislehre) d’Hörbiger ou toute autre théorie qui, postulant l’absence de vide interplanétaire, n’a pas non plus besoin de l’hypothèse de l’éther.

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Schopenhauer père de Darwin

« Revenu de son périple autour du monde, Darwin étudie les théories du philosophe [Schopenhauer] » (p.10), parmi lesquelles théories on trouve que

« Le chimpanzé a donné naissance à l’homme » (Édouard Sans, Schopenhauer, 1990, p.66)

J’ai déjà eu l’occasion de souligner que Darwin n’avait pas inventé la théorie de l’évolution des espèces, vieille comme l’antiquité, mais qu’il avait décrit de la manière la plus adéquate le mécanisme de cette évolution, à savoir la sélection naturelle.

Les milieux pseudo-intellectuels anglo-saxons ignorent largement ces données et tendent à colporter une histoire des idées falsifiée dans laquelle le darwinisme, né par génération spontanée, a introduit pour la première fois l’idée d’évolution.

En l’occurrence, les origines simiennes de l’homme se trouvent déjà dans Schopenhauer (x) et, Darwin ayant lu, comme on le voit ici, ce dernier, il a sans doute laissé dans ses manuscrits l’hommage qu’on s’attendrait qu’il rende à un prédécesseur dans l’idée que « l’homme descend du singe », idée que l’on attribue toujours à l’un et jamais à l’autre.

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The history of the mammals in particular is a history of memory development. All through the Tertiary period, it is to be noted, brains in every group of mammals increase in relative size and complexity. With every increase, the power of learning from experience and of supplementing direct impulse by conditioned reflexes increases. (My emphasis) (H.G. Wells, The Outlook for Homo Sapiens)

Humans are more ‘conditionable’ than Pavlov’s dogs and Skinner’s doves.

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Liberty Steak with Freedom Fries

America entered the war [WWI]. Those great newspapers which had been opposing the entry now suddenly discovered the seriousness of the German menace … Hamburger became ‘liberty steak,’ and sauerkraut became ‘liberty cabbage,’ and so the world was made safe for democracy. (Upton Sinclair, The Wet Parade)

And French fries became ‘freedom fries’ when the French refused to support the U.S. war in Iraq.

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La « crise des fondements » des mathématiques (Hilbert, Gödel) est prédite par le kantisme et l’exposé des antinomies. Démontrer.

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Matsui est une marque du groupe britannique Dixons-Currys au nom japonais en raison du marqueur associé à l’électronique japonaise.

Le slogan d’Audi « Vorsprung durch Technik », en allemand à l’international, est une idée de l’agence de publicité britannique BBG, en raison du marqueur associé à la technologie allemande.

Stella Artois est une bière anglaise. &c

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L’effet Poetzl (ou Pötzl) de l’efficacité des images subliminales a été découvert grâce à des expérimentations sur la suggestion post-hypnotique. Poetzl observa que les rêves des personnes soumises à des images subliminales traitaient principalement le matériel subliminal. Il démontra ensuite que ce stock de « mémoire subliminale » peut influer sur le comportement : l’effet Poetzl, c’est que le jugement d’une personne valorise ou dévalorise des objets par association, en fonction de la mémoire subliminale.

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Les séances publiques d’hypnose en tant que divertissement (stage hypnotism) ont complètement disparu, à l’instar des freak shows.

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Abstraction vs Expressionnisme. La peinture abstraite n’est pas comparable à la musique atonale, qui est le pendant de la peinture expressionniste. L’abstraction est une réponse purgative à la « surchage perceptuelle » (perceptual overload) d’un monde surmédiatisé.

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Le cubisme architectural d’Adolf Loos, inspirateur du Corbusier, a criblé l’Occidental, principalement mais pas seulement, de « flèches empoisonnées » feng shui.

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As a rule making a living is boring to death.

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Le lait maternel a un fort goût umami, mot d’origine japonaise, la cinquième saveur de base avec le sucré, le salé, l’amer et l’acide. Et le lait commercial ?

Selon la pensée chinoise, l’expérience gustative dépend de tous les sens, qui seraient au nombre de trente-sept.

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 La machine à dire « Je t’aime » est le psychothérapeute de l’avenir.

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Je demande à une amie thaïlandaise si elle nourrit son talisman Kuman Tong car j’ai connu des gens qui nourrissaient un Tamagotchi.

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«The Entertainment Age cometh!» and it won’t be the Leisure Age.

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We shall have plenty of time on our hands with which to do something. (John Neulinger, The psychology of leisure, 1981)

Qu’est-ce qui a démenti cette prédiction tellement courante il y a quelques années et à laquelle plus personne ne semble croire aujourd’hui ? L’inflation annulant les effets des gains de productivité ?

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L’aristocrate est celui qui juge les gens d’après leur naissance, le démocrate celui qui les juge d’après leur diplôme.

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La culture était la « spécialité » de la classe de loisir (Tibor Scitovsky). La fin de la classe de loisir pour les hommes, la femme y restant de fait, devait rendre l’homme méprisable, car inculte, aux yeux de la femme, d’où un violent désir d’« émancipation » par lequel la femme était conduite à demander à entrer comme les hommes sur le marché du travail en tant que main-d’œuvre spécialisée. Ainsi, et ainsi seulement, pouvait s’opérer la réconciliation entre les sexes, dans l’inculture généralisée.

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Le statut est important pour le choix d’un partenaire de long terme, mais seul le physique compte pour le faire cocu. [C’est ce que j’ai appelé springboarding the Mogul => x]

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« Kant ne savait pas de quoi il parlait quand il parlait des femmes. » Il en savait peut-être plus que le cornard moyen.

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La consécration de l’intellectuel français : remettre un rapport à l’administration.

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J’ai eu le culte du chef aussi longtemps que je pouvais croire devenir chef un jour. Aujourd’hui, je trouve cela de mauvais goût.

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50 % de l’édition française est bonne à jeter ; le reste est traduit de l’anglais.

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A right to insurrection supposes the right to call to insurrection.

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‘Bags’ under the eyes are permanent (one has to remove them surgically), ‘shadows’ under the eyes are temporary (they disappear with better health). In films, successful, (moderately) mature men are depicted with conspicuous bags (thanks to makeup), women never (thanks to makeup). Bags, obviously, are not perceived as a marker of bad health in males. The cinematic practise surely relies on research (marketing research), so women must be looking for the bags (when in search of a springboard).

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You feel blue because of your blue genes.

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It is tempting to blame … self-interested advertisers for creating our desire for fats (Deirdre Barrett, Waistland)

As far as I’m concerned, I have never blamed advertisers for creating anything. But I am blaming them nonetheless.

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I had a dream which I dare not tell my shrink. A gentleman is chatting with a lady at one or the other’s cosy place. Then she says she needs to use the restroom and accordingly leaves the living room. The camera stays on the man’s face while we’re hearing monstrous noises from the restroom, explosive flatulences and splashes, and that takes a little while. When the lady comes in again, the living room is empty, a window open, curtains waving: the man has jumped from it.

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Je m’appelle Florent mais ça ne répond jamais.

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The only thing science knows for sure is that it will kill all poets in the end.

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L’homme d’une seule femme à cent têtes.

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« Estoy triste » : c’est déjà relativiser.

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Si Lucette avait su…

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Très attendu au tournant.

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L’université n’a pas voulu de moi car elle croyait que j’étais d’extrême-droite. L’administration m’a laissé entrer pour la même raison.

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À vingt ans, j’ai failli mourir. À trente ans, j’aurais presque pu vivre.

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Le pouvoir corrompt. C’est ce que nient les partisans de la dictature du prolétariat ainsi que les réformistes qui se présentent aux élections.

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Le pouvoir corrompt (Montesquieu). Donc tous pourris.

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C’est Tircis et c’est Aminte,
Et c’est l’éternel Clitandre… (Verlaine)

Clitandre, ce nom, en poésie, c’est une blague ? On ne connaissait pas le mot clito à ces époques, immédiatement évoqué dans tous les esprits aujourd’hui quand on dit Clitandre ?

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As a true philosopher you thought you would be king.

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Je n’écris pas pour être lu, mais pour être connu. Si les gens me lisaient, ils mourraient de honte. (Ah bon, j’écris ?)

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How can you live, how dare you live after killing the poet inside?

There was a woman, it was my way to tell her: ‘You will give me nothing? I’ll give you everything.’ I sent her so many poems, then threw my poetry away.

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Tu traverses une passe difficile de pantalons trop serrés.

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J’étais devenu si conservateur qu’à la boulangerie je n’achetais plus que des baguettes tradition.

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Le poète romantique se regarde pleurer. Le poète contemporain se regarde écrire…

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Coups de tête au moment de l’orgasme.

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Ce n’est pas rue de la banque mais rue bancale.

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I should have died long ago, what went wrong?

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Il n’y a pas de « vous » en anglais, seulement du « sir », qui ne doit donc pas être traduit par « monsieur » mais par le vouvoiement.

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L’ami D. Q.

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Oil rent is something for nothing.

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Notre époque n’est pas héroïque car notre époque est bourgeoise, mais l’héroïsme existe car l’héroïsme est prolétarien.

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Il tire la sonnette d’alarme et se prend un seau d’eau sur la tête.

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Adventure de Jack London est un roman qui se passe en Polynésie. Les quelques allusions à la Polynésie française se bornent à dire la corruption de ses juges et bureaucrates.

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Malcom X et Eugene X (Eugenics).

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La poésie des peuples premiers ridiculise par sa profondeur tout ce que les universitaires occidentaux ont écrit sur leurs sociétés.

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Tout ce que le poète écrit sera retenu contre lui.

Et tout ce que le poète écrit se retourne contre lui.

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Le fonctionnaire français est jugé sur son enthousiasme pour les libertés auxquelles il n’a pas droit.

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As there’s a First Lady, my neighbor asks, what number is my wife?