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Poésie des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)

La guérilla des FARC a signé un accord de paix avec le gouvernement colombien en septembre 2016 et constitué un parti politique en août 2017.

L’accord de paix a été salué notamment par les États-Unis, qui, semble-t-il, maintiennent toutefois les FARC sur leur liste d’organisations terroristes, où ils la placèrent au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 ; il ne faut pas voir là, je pense, un lien dans l’esprit des services d’espionnage nord-américains, c’était juste l’occasion de mettre leur liste à jour.

Comme le nouveau parti des FARC est souvent attaqué par ses détracteurs pour les années de violence, il est pertinent de citer l’article Wkpd FARC à ce sujet : « Pour les Nations unies, les guérillas colombiennes seraient responsables de 12 % des assassinats de civils perpétrés dans le cadre du conflit armé, les paramilitaires de 80 % et les forces gouvernementales des 8 % restants. » (La source étant l’Inter Press Service, commentant un document de la Cour pénale internationale.) Or les paramilitaires ont agi dans certains cas comme le véritable bras armé du gouvernement.

Pour cette série de traductions, j’ai sélectionné des poèmes publiés sur un site internet des FARC :

https://resistencia-colombia.org/cultura/articulos

Seuls deux poèmes de la poétesse guérillera Gabriela Méndez (le deuxième et le troisième) sont tirés d’une autre source internet (présentant son recueil Balada para Piel de Luna).

*

Je commence par la traduction d’une chanson, Vamos a construir futuro (Construisons l’avenir), visiblement écrite après l’accord de paix bien que je n’aie aucune information sur la date de composition, l’auteur ni l’interprète. La chanson se trouve sur le site des FARC déjà mentionné et a été posté sur YouTube par un représentant des FARC. J’invite mon lecteur à se laisser charmer par cet air entraînant et la voix délicate de la chanteuse, pour se mettre dans l’ambiance :

 

J’ai transcrit les paroles à l’oreille, elles ne sont disponibles nulle part sur internet. Il est par conséquent possible que je me sois trompé ici et là ; toute indication à ce sujet est la bienvenue ! En particulier, je souligne une possibilité d’erreur dans deux cas. Dans le premier cas, j’entends quelque chose comme tan que à un endroit où il me semble que l’emploi du subjonctif dans le texte (j’entends seamos) implique, comme en français, une conjonction concessive, donc « bien que » (aunque, bien que… en espagnol) ; c’est d’ailleurs le plus logique, à moins que cette conjonction soit causale et que ce soit parce que les FARC sont des combattants que leur essence est l’amour… Ou bien il s’agit de tout autre chose qui m’a échappé. Dans le second cas, el pueblo unido a las barras, je m’appuie sur une définition du dictionnaire de l’Académie espagnole, pour lequel le mot barra peut avoir, en Colombie et dans quelques autres pays américains, le sens d’un « ensemble de supporters d’un parti politique » (conjunto de seguidores de un partido político), et j’ai donc traduit la phrase par « le peuple uni aux partis », dans l’idée qu’il s’agit d’exprimer la nouvelle attitude électorale des FARC après l’accord de paix.

Vamos a construir futuro

Estribillo:
Caminemos todos de frente
Vamos con pasos muy seguros
Aquí todos somos iguales
Vamos a construir futuro

Caminemos…

Mirame mi pueblo de frente
Ve que no somos diferentes
Conoce cual es mi esencia
Que no es la de la violencia
Nuestra lucha es muy consciente
Bien que (?) seamos combatientes
Nuestra esencia es el amor
Vamos por un país mejor

Caminemos…

Hoy queremos una nación
Donde no hayan injusticias
Que se acabe la corrupción
Que no reine más la policía
Luchemos con la convicción
De que ésto puede cambiar
El pueblo unido a las barras (?)
Vamos a construir la paz
la paz, la paz, la paz

Caminemos…
Caminemos…
Vamos a construir futuro

Construisons l’avenir

Refrain :
Marchons tous de front
Allons d’un pas très sûr
Ici nous sommes tous égaux
Construisons l’avenir

Marchons…

Regarde-moi en face mon peuple
Et vois que nous ne sommes pas différents
Apprends à connaître mon essence
Qui n’est pas celle de la violence
Notre lutte est très consciente
Bien que nous soyons des combattants
Notre essence est l’amour
Allons vers un pays meilleur

Marchons…

Aujourd’hui nous voulons une nation
Où il n’y ait plus d’injustices
Que cesse la corruption
Que prenne fin le règne de la police
Luttons avec la conviction
Que les choses peuvent changer
Le peuple uni aux partis
Nous allons construire la paix
la paix, la paix, la paix

Marchons…
Marchons…
Construisons l’avenir

*

Chroniques des montagnes 1 : Balistique gravitationnelle (Crónicas de las montañas 1: Balística gravitacional) par María Gabriela Méndez (2016) (les dates données sont celles de la publication sur le site resistencia-colombia.org)

La peur
dans la bouche de l’estomac
est un poids égal
ou équivalent
à celui des espérances déchues,
des rêves non réalisés,
de la vie obstinée qui s’acharne,
des souvenirs heureux
qui sont un tourment.

Le claquement sec
des projectiles
concentre dans nos viscères
le poids insoutenable
de la mort qui tressaille,
qui respire,
qui habite dans notre ventre.

*

Rêve (Sueño) par María Gabriela Méndez

Cette nuit j’ai rêvé d’un pays libre
–mais pas libre de la liberté
de mourir de faim–,
souverain
–et pas souverainement exploité–,

Cette nuit j’ai rêvé d’enfants souriants
car ils allaient à l’école,
bien nourris.

Toutes les nuits je rêve à des champs verts
où naît l’espérance
et germent les semences d’une vie de dignité.

Toujours j’ai rêvé de parvenir à la vieillesse,
satisfaite et paisible
contemplant dans le miroir
mes rides bien méritées
dans la lutte du peuple.

*

Pays à la dérive (País sin rumbo) par María Gabriela Méndez

À la Colombie et ses 40 et quelques millions d’angoisses quotidiennes

Parmi les ruines de mille guerres
et les épaves naufragées du souvenir
mon pays flotte à la dérive
dans la haute mer de l’oubli.

Chaque jour des centaines d’habitants
étouffent dans leurs peurs
ou leur propre sang,
chaque nuit des cris stridents
déchirent les rideaux du crépuscule,
et mon pays navigue sans direction
comme un cerf-volant à la ficelle cassée,
vers les frontières de l’incertain.

*

Guérillera, commandant… (Guerrillera, comandante…) par Daniel militant PC3 (2014)

Je m’étonne en pensant au parfum qu’imprime dans ma vie la moindre de tes accolades…
de camarade, de commandant, et pleines d’amour profond.
Et peut-être que cette accolade filtre chaque fois à travers les fissures de ma peau,
car c’est la montagne avec toute son ampleur qui m’embrasse,
c’est la tendresse de la guérillera et la force de la femme qui a déplacé la terre sous ses pieds…
qui a fait les rivières se déplacer par ses mains et qui fait que chaque matin a une saveur nouvelle.

Je m’étonne en pensant à l’élan que la moindre de tes paroles donne à ma vie…
tes paroles de camarade, de commandant, pleines de raison profonde.
Et peut-être que les mots ne s’écoulent pas, que les mots me construisent,
car c’est le peuple avec toute sa sagesse qui me parle,
et qui permet que cette luminescence atteigne la frondaison des arbres qui la garde.

Je m’étonne en écrivant ceci, avec le désir fervent de partager la marche,
de partager le matin, la rivière, les arbres, la terre, la vie, le bois humide…
l’insurrection…
Ayant pour point de départ cette terre où je vis
et comme tranchée permanente tes yeux de guérillera, de commandant…

*

Des nuits et des jours (Noches y días) par Jaime Sucre (2012)

Pour rêver de toi il me fallait la nuit,
Pour penser à toi il me faudra des jours :

Nuit tranquille de montagne pour rêver à ton sourire ;
Nuit étoilée de montagne pour te rêver dans chaque astre ;
Nuit obscure et froide pour te sentir près de moi et rêver à la chaleur de ta présence ;
Nuit tranquille de montagne, de sommeil profond,
Avec ton regard innocent de rêves à construire ;
Nuit pour te désirer, t’embrasser et te caresser ;
Nuit éternelle pour toi et pour moi ;
Nuit infinie pour me reposer avec ta voix de belle guerrière ;
Nuit fraîche de montagne pour rêver que tu rêves de moi et vouloir que tu veuilles de moi.

Jours d’ères cosmiques pour penser à toi à chaque instant ;
Jours radieux comme ta présence ;
Jours ensoleillés qui rayonnent comme l’espoir qui nous accueille ;
Jours frais comme le doux contact de tes lèvres délicates ;
Jours clairs comme le sacrifice conscient que joyeuse et bienveillante tu offres à un peuple nécessiteux ;
Jours de marches prolongées qui me convoquent à tes côtés avec une urgence de révolution ;
Jours pour penser à toi,
Nuit pour rêver de toi,
T’aimer bolivariennement,
T’aimer fougueusement.

*

Ils ne sont pas morts (Ellos no murieron) par Guillermo León Montilla (2009)

Écrit en l’honneur des camarades Róldan, Mosser, Ramón, Néstor, María Eugenia et Diana, tombés au combat dans le disctrict d’Arenosa, commune d’Aracataca, Magdalena, le 24 avril 2008.

Ils ont marqué l’avenir de leur marche,
les traces de leurs pas ont ouvert un chemin de dignité,
la Nevada les garde en sa mémoire,
elle n’oubliera jamais leur nécessité
de dames et gentilshommes consacrés au service du peuple,
à la cause de l’avenir,
à l’aspiration de rendre les autres heureux,
sans plus, seulement servir et défendre les faibles,
ce fut leur cause et leur délit,
pour elle de leur sang ils arrosèrent l’herbe,
le jardin des lendemains
qui sera multicolore et vert comme l’espoir,
c’est pour elle qu’ils ne se rendirent pas, préférant mourir
pour continuer à vivre comme vivent les héros,
dans la mémoire du peuple pour qui ils vécurent
……………………………………..et combattirent.
Pour elle, et toujours pour cette cause,
on continuera de les voir et de les entendre
sur les pistes et les chemins,
dans les forêts, les prés et les montagnes ;
ils seront là dans la cabane de l’Indien,
dans son ventre vide et son corps nu,
dans son drageoir à coca et ses feuilles de coca1, dans sa chevelure dépeignée ;
ils seront dans les pauvres des champs
qui sèment et sèment
pour continuer à butiner le pollen des fleurs,
l’air pur et frais de la campagne sacrée ;
ils seront dans les sans-abris,
dans les déplacés et le peuple peuple ;
ils vivront comme ils vivent et continueront de vivre,
bien qu’ils soient tombés un 24 avril,
un 24 sinistre de froid hiver montagnard,
de pleine lune, ou plutôt je ne me souviens pas,
mais ce qui est sûr c’est que je lis sur leurs visages
qu’ils sont partis en riant, en riant…
Ils ne sont pas morts !

1 dans son drageoir à coca et ses feuilles de coca : en su poporo y su hayo, sur ces termes, voir Americanismos 5.

*

En ton honneur je chante : À Sonia, prisonnière de l’Empire (A tu decoro canto: A Sonia, prisionera del imperio) par Jesús Santrich (2008)

Depuis le sous-sol de mon âme,
depuis la tour de guet de mes espérances,
depuis les racines de ma foi en tes pures causes populaires
je te professe mon amour :
amour de poudrière et d’obus
pour ton courage de combattante,
camarade !
compagne !

Dans le bosquet vert et les champs
j’écoute le vol de ton rire
et de ta voix sœur
de la voix des forêts
et de l’éclair
et de l’acier…, ta voix

Canon fumant d’idées
dans la tranchée des convictions
tire…
défie…
harangue…
triomphe de la distance,
des infamies…
et des barreaux,
depuis tes libres mains paysannes,
guérilleras.

Ton nom de feu,
compagne,
a pour moi la saveur de la liberté des peuples,
camarade ;
c’est pourquoi je chante pour toi depuis les tranchées
c’est pourquoi je chante pour toi sur les barricades ;
je chante en ton honneur
qui me devient blé,
eau
et pain
germant de tes seins.

Je chante à ta peine devant la tristesse d’autrui,
je chante à ta bucolique présence emprisonnée.

Avec le regard du soleil
et le souffle de la lune
je te livre mon amour sans condition,
mon inébranlable credo en tes raisons
tandis que
contre l’infamie de l’Empire
je chante…,
prenant la voix de ta rébellion,
ô ma vaillante guérillera,
ma camarade ;
c’est pour la rédemption des pauvres
que je te déclame
et te chante.

Jesús Santrich

*

Pétroglyphe (Petroglifo) par Jesús Santrich (2008)

Sourds sont nos esprits
Aux paroles du pétroglyphe
L’antique pensée
Dans la taille granitique
De l’esthète du silex
Défendues
Elles deviennent pour nous le mystère de l’inconnu.

Mémoire pétrée
du Tepuremene
Blason magique
d’Amalicava
Qui dans le sillon des gravures
Coule
Synthétisant le lit de rivière des siècles

Symbole et rocher
Qui résume peut-être
La théogonie de la communion
En mode de soleil et de lune
En mode de jaguars et d’anacondas
De suprêmes Orénoques éternisés
De pérennes essences amazoniennes.

Sourds sont nos esprits
Aux paroles du pétroglyphe
Quelle tristesse !
Nos esprits sont sourds
Devant la parole taillée
Faite de temps et de pensée…,
Devant le signe formé
Dans la permanence
De la roche
Dans le moule de pierre
Du fantastique royal
Que garde le vestige
Des millénaires hiers…,
Latence figurée
De l’origine ;
La chronique méso-indienne
De l’âme,
Aux rupestres symboles :
Quels chants doivent-ils nous chanter
Qui ne soient pas
Ceux de l’homme
Qui aime la terre ?
Une parabole d’étoiles
Un miracle du vent ;
Même au déclin
Du possible authentique
Le poème communautaire du Nous
Imprégnant d’espoir la vie
Et le destin heureux
De la race humaine.

*

Le feu des invisibles (El fuego de los invisibles), anonyme (2007)

Là-bas, à l’intérieur des terres,
Sous l’hyperbole du bombardier
Le tonnerre éclate
Entonnant le chant sauvage
Des kalachnikovs,
Là dans la verdure parsemée
De lauriers fleuris,
D’explosions et de fusées,
Où l’anacardier élève fièrement
Son puissant bras armé…
Là où le Black Hawk
Qui furibond vomissait du feu
À présent tousse vacillant, et fuit
Laissant un sillage noir,
Bafoué par les balles insurgées…

Là, frère,
Où arde la flamme de Bolivar,
Résistent les invisibles,
Les insurgés de Manuel2,
Enveloppés dans la fumée de l’oubli
De la poudrière empestant le vent.

Si la solidarité porte sur ses ailes
Le message de la victoire des peuples
Qui a donné l’ordre de la tuer ?
Quel Torquemada l’a envoyée en enfer
Alors qu’elle est principe de révolution et de liberté ?

Nous aimons la solidarité du peuple simple
Qui donne tout ce qu’il a : à savoir, son affection,
Qui est provision et feu moral.
Les luttes des peuples interpellent
Les frères aux chroniques rebelles
Et solidaires,
Car aujourd’hui au sommet de l’État
Ils méprisent l’insurrection armée
Et ne jouent que dans la voie électorale ;
Ils vont jusqu’à feindre de boiter
Croyant se préserver ainsi contre l’Empire.

Ils ne sont pas solidaires ni ne laissent autrui l’être
Et se taisent devant la criminelle aide militaire
Des gringos au tyran.
La solidarité est le condor des Andes,
Esprit protecteur volant plus haut
Que les mesquins intérêts d’État
De l’incompréhensible et égoïste soleil
Qui veut seulement voir tourner autour de lui
Le captif amour des peuples.

Là où le rideau de plomb et de lumière
Arrêta l’avancée en masse de la troupe
Et la força à déambuler sans direction dans la forêt,
On entend le cri blessé de Guevara :
« Il ne suffit pas de souhaiter le succès à l’agressé,
Il faut courir le même sort que lui ;
L’accompagner vers la victoire ou la mort. »

Le feu des invisibles, frère,
Est le feu de tous.
Rien ne nous arrêtera si le peuple nous aime.
Le triomphe des invisibles et bien-aimés
Sera comme une étincelle dans le pré desséché
De l’hémisphère de l’espoir.
Écoute comme retentit sa puissante artillerie
De Grande Patrie et Socialisme3 !

2 Manuel : Manuel Marulanda (1930-2008), fondateur et commandant en chef des FARC.

3 Grande Patrie et Socialisme : c’est le programme des FARC. La « grande patrie » dénomme l’ensemble de l’Amérique hispanique dans un projet fédérateur.

FARC

LXVII There’s a Fatma For You in This World

To the Consumers’ Association of Ireland

Dear Sir or Madam,

Supportive of consumer rights, I would like to call your attention to the topic of subliminal advertising, on which I have made some research.

The following case studies from my blog [Index] deal with very recent paper advertisements, many of them advertising multinationals’ brands and designed for international marketing.

The subliminal techniques involved are akin to mental manipulation and likely to be detrimental to the consumer’s choice. What is to be done to prevent consumers from being subjected to such deceptive manipulation? (March 29, 2015)

Answer:

Dear Flor, [Although I signed my full name Florent Boucharel, she calls me Flor because my email is flor.boucharel[@]gmail.com]

Thank you for your email.  We would recommend that you contact the government body, the Competition and Consumer Protection Commission as they have the power to investigate companies.  They can be contacted on 014 4025500 or http://www.consumerhelp.ie

Kind regards,

Caroline.

My answer:

Dear Caroline,

Thank you for your reply. I don’t think the law forbids embedding the word SEX in advertisement photographs, which, as far as I have been able to ascertain since my attention was called to the practice, is the case in almost every paper advertisement these days. Since the law says nothing, a government investigation is out of the question. I believe this is what they will tell me. I was seeing more a campaign of opinion, and that’s why I reached out to your organization, in case you would find the matter relevant to consumer rights. (March 30)

& later (having no further news from Caroline)

In spite of your reply, I feel my mail has not received due consideration, especially since my blog statistics tells me you haven’t even thrown a cursory glance on one or two of the cases I have provided.

You know, I am sure, of those people who hold positions of responsibility and, when contacted about attendant matters, ask: “Why are you talking to me? Do we know each other?”

If you’re not interested in matters such as how commercial advertising behaves towards the consumer, then you should consider changing occupation, and leave your position to a more suitable profile. (April 1)

*

To International Consumer Research and Testing (ICRT)

Dear Sir or Madam,

Supportive of consumer rights and the important missions of consumers’ organizations, I would like to ask what your position is on the topic of subliminal advertising, on which I have made some research.

The following case studies deal with recently published advertisements (March 2015), many of them advertising multinationals’ brands and designed for global marketing. (April 4, 2015)

No answer.

Hello, is anybody in? Here’s the taxpayer who pays you!

No answer.

For the sake of accuracy, your name ought to be ICRNT: International Consumer Research and No Testes.

*

Horror movie The Exorcist, about a Catholic priest fighting the Devil in the good old ways, uses subliminal techniques. Hence the many faints, nauseas, mental collapses necessitating psychiatric intervention among theater patrons when the film was released. Yet horror movies had been played on the screens for decades and none had had such impact on the viewers, because those films did not manipulate unconscious mind structures with subliminal techniques. As an example, the soundtrack for The Exorcist was embedded with the sound of humming bees at subliminal level, in order to trigger panic. It was an experiment in mind manipulation. (For more details on the subliminal elements in The Exorcist, read Media Sexploitation, 1976, by Wilson Bryan Key. See also this blog’s Index for my series on Subliminals in published advertising.)

*

In Hormones, Sex, and Society: The Science of Physicology (1994) by Helmuth Nyborg, I find a paradox. It seems to me that a male androtype-1 should not choose an estrotype-1 as a spouse, since the latter will have, as Nyborg describes it, “higher libido” and the androtype-1 is not particularly well endowed in this respect. Hence, he should make a more “sex-stereotypic choice” with respect to finding a spouse, that is, he should depart from what Physicology predicts (that he will not be sex-stereotypical). What I mean by “should” is what he would do if he knew Physicology a bit. This is the paradox. The only solution to it, as far as I can see, would be that Physicology predicts that androtypes-1 do not object to their spouses’ promiscuity, nor to bringing up children sired by other men. A rather odd prediction in terms of evolutionary genetics.

Also, I would like to stress that our current “managerial elite” is recruited on personality criteria amongst which extroversion is perhaps the most important in the organization recruiters’ eyes. Which means the hormotype index of the American/European managerial elite is not likely to be 1 or 2 (maybe not even 3), nor it is this likely to be otherwise in the near future, whereas Nyborg claims that loner, intellectual androtypes are called to make up the elite.

*

To Hollaback! (In their own wods, ‘Hollaback! is a global, people-powered movement to end harassment. We work together to ensure equal access to public spaces.’)

Having seen on Internet a video of yours in which a young woman is filmed by a hidden camera walking in Manhattan, it reminds me of a news report on the same topic and with the same technique I saw a few years ago on French TV, and of my own situation even though I’m a man.

I live in Paris where I do quite a lot of walking, not seldom by myself. My experience is that some people feel free to abuse verbally, in a sneaky way, lone persons in the street whose outward appearance they happen not to like.

I have conjectured that many people, walking alone in the street, resort to listening to music or to calling someone on their mobile phone in order primarily to prevent their being abused in such a way, or at least to escape noticing it.

Some vulgarized notions of psychology likely will evoke a paranoid state of mind. The very idea of paranoia, however, may well contribute to the spreading of sneaky verbal abuse. (As a matter of fact, the person abused may even be abused by being called a ‘paranoiac’ by his or her surreptitious abuser.) (April 2015)

No answer. (My point, as the reader understands, is that harassment in the street is not limited to female victims. In my experience, verbal abuse not seldom comes from women.)

*

El Mallarmé «profeta» ha introducido intelectualismo en la poesía, y la poesía ha muerto casi. Todo ésto, las abstractas reflexiones o elucubraciones sobre el lenguaje y qué sé yo, es demasiado árido, y no muy riguroso tampoco como razonamiento y los filósofos lo hacen mejor.

*

There was in the past of Christian Europe a mighty enemy in the East: the Ottoman Empire. A mighty colossus, it nearly obliterated Christianity on several occasions, as when its armies besieged Vienna, twice.

At the head of such powerful armies, numerous as the waves of the ocean, were the dreaded Janissaries, a slave brotherhood of Albanian origin. They were the gate-keepers of the Bab-i Ali.

O what convulsions in the misty mountains of Albania, when this people too vindicated its freedom!

This video [Te Rrapi ne Mashkullore, sung by Irini Qirjako, with images from some (Albanian?) motion picture] shows scenes of the Albanian national struggle, here culminating with the assassination of a Turkish Basha or Bimbashi. The lyrics talk of a Bimbashi several times, as a portent of awesome and dreadful forces.

*

There is that taylor in my neighborhood, Mercan, an Armenian. I brought him a pair of trousers not long ago. He told me that with such fabric these trousers would last me ten more years. Now they have a big hole in the bottom. You can’t trust Armenians…

Mercan is the Devil. For one there’s his accent. It took me some time to understand at last what he says when he’s greeting me. He says “Ça va, mon ami ?” (Howdy, my friend?) and I was hearing something like “Ça va, Mehmet Ali ?” (Howdy, Mehmet Ali?) I thought he was mocking me in his nasty Armenian ways…

He’s a stutterer. He says “Merci, mon-mon ami” (Thanks, my-my friend) and I hear “Merci, Mehmet Ali“, like he’s mocking me. Like the devil he is…

One day I needed to have my trousers enlarged at the waist. He said, “Okay, but think about a diet, Mehmet Ali!” And he laughed. He’s the Devil…

*

Russian émigrés were all with Hitler, especially after Operation Barbarossa and the onslaught against USSR. They had brought the Protocols of the Elders of Zion to Germany, they had brought them to the USA, even to Manchuria and Japan. There’s even a book which claims they are the true inspiration of Hitler and the Nazi party. Grand-dukes and grand-duchesses were with Hitler. The heir to the Russian throne was with Hitler (and he was spied upon by the Gestapo at the same time). All the former White army was with Hitler and joined the Wehrmacht and Waffen-SS on the Eastern front. The popes were with Hitler. Czarists, Solidarists, Fascists were with Hitler. Georgians and Tatars were with Hitler and they fought the Résistance in Corrèze where my grandparents were living their humble lives (my grandfather was once taken hostage). Caucasian Muslims were with Hitler, and Stalin made them pay the price after the war.

I spent years collecting thousands of names of people involved on the side of Nazism and Fascism, from every country: Cossack White Army officers, Albanian gurus of mystic tariqas, French anarchists, Australian aborigines (true!), Afro-Americans, Indian nationalists, Indonesian nationalists, Khmer nationalists, Pu Yi the last emperor of China, Turkish Turanians, British aristocracy, the then King of Sweden and his son the present King of Sweden, Knut Hamsun, the Muslim Brotherhood and Nasser of Egypt, the Shah of Iran and the future Ayatollah Khomeini, etc. etc. A long list. I spent years on it, I don’t know what to do with that work.

*

De hecho yo no había escuchado la canción Aviateur, cantada por Véronique Jannot, hace desde muchos años. Me la propuso YouTube, al escuchar yo otra cosa. Entonces me volvieron memorias de mi niñez. No son memorias de mi casa porque mis padres no miraban programas de televisión populares, con canciones y tales cosas. Pero, de vacaciones, nos quedamos con mis hermanos en la casa de abuelos o a veces de tíos, en el campo. Gente más popular y no tan educada como mis padres, y ellos miraban esos programas populares, y nosotros con ellos. Y me gustaba, de niño. Después, de adolescente, ya no me gustaba el campo. Me aburría, no podía hacerme amigos con los jóvenes, aunque me enamoré de una morena, S., cuyos padres tenían un comercio de bicicletas. Era una tontería. Le declaré mi amor y, como ella no cayó en mis brazos al oírlo no más, lo abandoné todo. Una tontería, pero era bonita la hija del vendedor de bicicletas… De adolescente, las vacaciones en el campo eran malas. De niño era otra cosa. Gente sencilla, televisión popular, una Francia que tal vez aún ya no existe.

Véronique Jannot and I are of the same breed, de pelo y ojos castaños. But her talent has been exploited by foreigners, Armenians. Besides, her very artist name (if it’s not her real name) is a joke, because it alludes to Jeannot Lapin*. I want to make clear that this sort of popular culture has something very shallow about it, which makes it unbearable to refined minds. Only the exhaustion of a working life can create a need for that kind of shallow entertainment. The producers are all foreigners, alien, exploitative Armenians.

*D’après internet, Jannot est son vrai nom. Elle aurait dû choisir un nom de scène plus glamour : Véronique Davies, Véronique Crawford-Jones, Veronica Lamborghini…

*

Pearl of the Mediterranean
Mersin
Where will I find you now?
So balmy
The lemon trees
Iridescent
Perlaceous sky
What fills my eyes with tears?
O the sea at Mersin!

*

Fragrances like attar of rose…

Vuelan azahares
jarabe de rosa beberé
almíbar de rosa saciará mi sed ardiente
miles de mirtos para tenderle arropes suaves
Encantadora es la rosa en el jardín de luna
Canta, bello ruiseñor, por la rosa que te llena de dulzura

*

In France the name Fatma was used as a common name to designate a North-African girl (as there are many migrants from North Africa in France). For example: “Did you see that fatma?” Then it designated any girl, whatever her background, for example: “Did you see that fatma?” And then it came to be abbreviated as “fat,” (prononcer « fatt ») for example: “Will there be fats at that party?” (Il y aura des fatts à cette soirée ?) At least that was so in my teens.

I distinctly remember occurrences when the word was used by my friends and myself (by the way we were all white, middle-class teenagers). For instance, during a summer vacation in Spain we used to call Spanish girls “fats” among us. And there’s a joke. While we were in Spain, near Valencia, there were several days of feria with bulls, “toros.” Several toros were involved and they had a leader, so to speak. One day, one of our group, talking about this leading bull, called him “le taureau mère,” as we talk of a “vaisseau mère” (mother-ship) in a fleet of ships. But “mother-bull” was really ridiculous, so we laughed and someone said: “You mean ‘le taureau fatt’ (the fatma-bull)!”

But we didn’t say fatma to girls, as they would have beaten us up.

*

3 Poems to O.

(2014)

You didn’t tell me you’d take my heart away.

You didn’t tell me you’d always be in my dreams, at the cost of a life. But what is a life worth comparing with such dreams?

You didn’t tell me that, because of my memories of you, I’d be like a madman always by my thoughts. But what worth is soundness of mind compared to such lunacy?

You didn’t tell me my memories of you would be more real to me than reality. But what is reality worth, you tell me, in the shadow of one memory like these?

You didn’t tell me there would be no more seasons but the summer of your smile.

You didn’t tell me there would be a never-ending day from the day on when you said: One plus one makes one. Did you say so, by the way, or is it my imagination?

You didn’t tell me you’d break my heart in two so that one plus nothing makes a funny two: a crazy man.

You didn’t tell me one is not just one but also the one and only, so this one can’t be counted like any other one because in a way this one is a bit too much – especially being away.

You didn’t tell me I’d have to know the effect of spending some time by your side and then (as a punishment for what crime?) I’d have to know the effect of spending my whole life and perhaps even an eternity without you.

You didn’t tell me it wasn’t just two people in a given place at a given time, but two people one of whom would be forever out of space and time.

You didn’t tell me that was just a serious game so that not only would I lose my bid but also I would lose my mind.

You didn’t tell me I was to be there with you for a few days and then you wouldn’t be by my side until the end of time. Yet that’s not too high a price because there can be no such thing as too high a price for what I’m talking about.

You didn’t tell me you’d make a fool of me and I would be glad. Had you told me, I wouldn’t have believed you, for I was a fool. Born to be a fool: that’s what you should have told me.

You didn’t tell me…

*

Yes but…

Yes but it’s only a dream.

–Yes but this is only a life.

.

Yes but what’s more precious than life?

–Yes but it’s made precious from dreams.

*

Tears

If I could see your eyes
Then you would see
The moonlight on the sea
(Your eyes the moon
My tears the see)