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Americanismos V: Guaraní

Nous poursuivons notre onomasticon d’americanismos en langue espagnole par la présente série tirée du Gran Diccionario de lengua guaraní (1987) du philologue paraguayen Máximo Ricardo Dacunda Díaz (décédé en 2006), ci-après DD.

Certaines des entrées qui suivent figurent déjà dans nos séries précédentes, et c’est pourquoi nous renvoyons à plusieurs reprises à tel ou tel numéro, car le DD, un dictionnaire à la fois guarani-espagnol et espagnol-guarani (assorti d’une grammaire et d’une partie documentaire sur la culture guarani : céramique, artisanat, numération, connaissances astronomiques…), s’étend assez peu, dans la partie lexicale, sur les considérations ethnographies et historiques, au contraire du Diccionario general de americanismos (1942) du Mexicain Francisco J. Santamaría (ci-après FS) dont nous nous sommes servis presque exclusivement jusque-là. Le guarani a au Paraguay le statut de langue officielle au même titre que l’espagnol, et un dictionnaire espagnol-guarani a donc dans ce pays une finalité pratique immédiate.

Dans le même esprit que les précédentes séries (I-IV) (voir Index), le choix des mots retenus est largement idiosyncratique et n’est motivé ni par la fréquence ou l’importance culturelle ni par quelque autre considération de méthode que ce soit, mais par la recherche de ce que j’appellerais une typicité extraordinaire des « objets » considérés, dans une optique de collectionneur, presque de cabinet de curiosités, poétique et philosophique.

De même que précédemment, je complèterai ces entrées, dans la mesure du possible, par des exemples tirés de la littérature, quand j’en rencontrerai lors de mes lectures. Dans l’état présent de cette série, un seul mot (Anhanga) fait l’objet d’une référence littéraire, en portugais.

Ce qui me conduit à la troisième source de cette série, le Diciónario brasileiro da língua portuguesa en ligne de la maison d’édition Michaelis (ci-après BR). En l’occurrence, cela s’imposait car le nombre d’americanismos d’origine guarani, ou tupi-guarani, en portugais du Brésil est significatif.

La seule source pour l’extraction des mots a été le DD et, quand j’ai pu trouver le terme dans le FS et/ou le BR, j’ai ajouté les définitions de ces derniers, qui apportent souvent un complément utile.

Les définitions espagnoles et portugaises sont traduites par moi-même, avec mes commentaires entre crochets [ ].

*

Aarú. Bolo alimenticio preparado con carne triturada de tatú mezclada con fariña de mandioca, tribu Nambiguá, Brasil.

Pâte alimentaire à base de chair de tatou triturée et mélangée à de la farine de manioc, chez les Nambikwara du Brésil.

Aaru (m). Espécie de bolo de origem indígena, característico do povo nhambiquara, feito com tatu moqueado, inteiramente socado no pilão e ao qual se mistura massa de farinha de mandioca. (BR)

Espèce de gâteau d’origine indigène, caractéristique du peuple Nambikwara, fait de tatou grillé et haché au pilon, mêlé à une pâte de farine de manioc.

Abaré. Hombre diferente. Entre los tupis brasileros significa misionero, sacerdote.

« Homme différent », nom donné aux missionnaires chrétiens par les Tupis du Brésil.

Abaré, Avaré ou Abaruna (m). Designação dada pelos indígenas do Brasil ao sacerdote cristão: missionário, padre, em especial, os jesuítas. (BR)

Nom donné par les Indiens du Brésil au prêtre chrétien ; missionnaire, père, en particulier jésuite.

Ängá-pîtá. Luz mala en la noche.

Feu-follet (« lumière mauvaise ») dans la nuit.

Anguaî o Ibîrá Payé. Árbol del bálsamo; árbol mágico, curativo.

Arbre du baume ; arbre magique aux vertus médicinales.

Angurú. Fantasma.

Fantôme.

Añá. (adj) malo; (s) diablo, demonio. [Véase Aña: Americanismos III]

(Adj.) mauvais ; (subst.) diable, démon.

Añangá. Espíritu del mal.

L’esprit du mal.

Anhangá ou Anhanga (m). Espírito ou gênio que, segundo os indígenas brasileiros, protege os animais, tomando a forma de qualquer deles, para assustar o caçador ou pescador. 2 Fantasma, espectro ou visagem de gente, animal da terra, água ou ar, que amaldiçoa aquele que o vê. 3 Diabo. (BR)

«Muita gente dizia que aquilo era obra do vento, mas eu tenho a certeza que foi mesmo Anhanga, que é um não sei que diga muito miserável. Só vendo o fragoido que ele fazia na mata. –Mas você não o viu? –Deus me defenda de uma desgraça dessas, seu doutor! A gente fica estragado para o resto da vida. Dizem que ele é um homão de mais de três metros, mal empernado de cara, com a pele curtida e uns cabelos duros e torados que nem caraca de carnaúba. O pior é que ele encandeia pelos olhos e a gente fica peado na sua frente como qualquer mocó diante da sucurijú.» (Gastão Cruls, A Amazónia misteriosa)

Esprit ou génie qui, selon les Indiens du Brésil, protège les animaux, pouvant prendre la forme de n’importe lequel d’entre eux dans le but d’effrayer le chasseur ou le pêcheur. 2 Fantôme ou spectre d’une personne, d’un animal terrestre, marin ou aérien, dont l’apparition fait peser une malédiction sur celui qui la voit. 3 Diable.

Añá-ratá. Fuego del diablo.

Feu du diable.

Añangagüéra. Diablo viejo. 2 Apodo dado a los conquistadores portugueses en el Brasil.

Vieux diable. 2 Sobriquet donné aux conquistadores portugais du Brésil.

Aosó. Mitología: Ser de la fecundidad.

Dans la mythologie guarani, l’être de la fécondité.

Arabú. Comida que se hace con huevos de tortuga, fariña y azúcar, por los guaraníes del Brasil.

Plat à base d’œufs de tortue, de farine de manioc et de sucre chez les Guaranis du Brésil.

Arabu ou Abunã (m). Iguaria amazonense, feita como pirão, com ovos de tartaruga, tracajá ou outro quelônio; leva farinha de mandioca e, muitas vezes, açúcar. (BR)

Un mets amazonien, semblable à la bouillie de manioc, à base d’œufs de tortue ou d’autres quéloniens, de farine de manioc et souvent de sucre.

Ararambói. Ofidio de coloración verde y líneas amarillas, que vive trepado a los árboles. Se alimenta de pájaros pequeños.

Ophidien à la peau verte veinée de jaune, qui vit suspendu dans les arbres. Il se nourrit de petits oiseaux. [Connu en français sous le nom de boa émeraude ou boa canin.]

Ararambói, araramboia, cobra-papagaio

Araramboia (f). Cobra-papagaio; serpente (Corallus caninus) da família dos boídeos, cujo dorso verde apresenta listras transversais amareladas e partes inferiores esbranquiçadas; araboia, arauemboia, jiboia-verde, periquitamboia.

« Cobra-perroquet », type de boa dont le corps est vert et présente des lignes transversales jaunes sur le dos et dont la partie inférieure est de couleur blanchâtre.

Ayacuá. Diablo pequeño con arco y flecha. [Véase Americanismos I]

Diablotin armé d’arc et de flèches. [Voir le mot dans Americanismos I, où ce faunesque génie est décrit un peu plus en détail.]

Caarö. (Español Caaró) Reducción Jesuítica de Guaraníes en el Oriente del Río Uruguay, donde fue muerto su fundador Padre Roque González de Santa Cruz en 15-11-1628, a manos de los Caciques Carupé y Aregoatí, de los aborígenes rebeldes Maraguá y Caburé, instigados por el Cacique Hechicero Ñezú, y éste influenciado por el diabólico Cacique Potivará. El padre Roque había fundado la Reducción de Caaró el 1° de noviembre de ese mismo año; y anteriormente otras importantes reducciones de guaraníes, como Yapeyú, San Francisco Javier de Tabatí, Candelaria de Caázapá Miní y otras. Según la historia de esta tragedia, Carupé arrancó el corazón del Padre mártir Roque González de Santa Cruz, y lo atravesó con una flecha, arrojándolo después al fuego. El corazón no se quemó, y actualmente se conserva en Asunción, Paraguay, su ciudad natal.

Nom d’une réduction de Guaranis fondée par les Jésuites à l’est du fleuve Uruguay et où fut mis à mort son fondateur, le père Roque Gonzalez de Santa Cruz, le 15 novembre 1628, aux mains des caciques Carupé et Aregoati des tribus rebelles Maragua et Caburé, subverties par le cacique sorcier Niezu, celui-ci sous l’influence du diabolique cacique Potivara. Le père Roque avait fondé la réduction de Caaro le 1er novembre de la même année, et d’autres importantes réductions guaranies auparavant, telles que Yapeyu, Saint François Xavier de Tabati, Candelaria de Caazapa Mini, et d’autres. Selon le récit qui est fait de cette tragédie, le chef Carupé arracha le cœur du père martyr et le transperça d’une flèche, avant de le jeter au feu. Le cœur ne se consuma point dans les flammes et il est actuellement conservé à Asuncion, au Paraguay, la ville natale du père Roque.

Caapí. [Planta] De ramas largas, de flores rosadas, del cual se extrae un alcaloide. Los hechiceros de las tribus lo utilizaron mucho en acciones curativas y en sesiones espirituales religiosas.

Plante aux longues lianes et aux fleurs roses, dont on extrait un certain alcaloïde. Les magiciens des tribus l’utilisaient fréquemment dans un but curatif ainsi qu’au cours de séances spirituelles religieuses. [C’est un autre nom de l’ayahuasca, un hallucinogène puissant : voir ce mot dans Americanismos I.]

Caapi (m). Planta lenhosa (Banisteriopsis caapi), da família das malpighiáceas, nativa da região amazônica, de folhas ovaladas e flores róseas em panículas, da qual se extrai a banistera, alcaloide com propriedades alucinógenas; cipó-jagube. (BR)

Plante ligneuse de la famille des malpighiacées, native de la région amazonienne, aux feuilles ovales et aux fleurs roses en panicules, de laquelle on extrait la « banistera », un alcaloïde hallucinogène.

Caá Póra. El Dueño-Fantasma del Bosque. Según el hechicero, cada vez que uno se interne en el bosque, debe solicitar permiso al Caá Póra. En la mitología tupí, Caá Póra se presentaba en forma de una mujer con una sola pierna y que caminaba dando saltos; o a veces se presentaba como un niño con cabeza muy grande.

Génie des forêts. Selon les magiciens, chaque fois que quelqu’un pénétre dans la forêt, il doit en demander la permission à Caa Pora. Dans la mythologie tupi, Caa Pora avait l’apparence d’une femme unijambiste qui chemine en sautillant ; ou bien il prenait autrement l’aspect d’un enfant pourvu d’une tête énorme.

Caapora ou Caipora (m o f). Ente fantástico originário da crença tupi, derivado do curupira, muito conhecido popularmente e que, conforme a região, é representado ora como uma mulher unípede, que anda aos saltos, ora como uma criança de cabeça enorme, ora como um caboclinho encantado, ora ainda como um duende sertanejo, cujos pés têm calcanhares para a frente e os dedos para trás e que anda montado em um porco selvagem e protege as caças, matas e florestas. Em todas essas versões da crendice popular, é, entretanto, associado à má sorte e à morte. (BR)

Être fantastique très connu des croyances tupi, dérivé du Curupira, et qui, selon les régions, est représenté sous l’aspect d’une femme unijambiste qui avance en sautillant ou bien comme un enfant à la tête énorme, un oiseau enchanté ou encore un génie agreste dont les pieds ont les talons devant et les doigts derrière, monté sur un cochon sauvage et protecteur de la faune et de la flore. Dans ces croyances populaires variées, il est toutefois toujours associé au mauvais sort et à la mort.

Caá-Yarîi. Mitología guaraní de Misiones, Arg. Dueña, patrona, abuela de la Yerba Mate. No ostante ser abuela, se la describe como una mujer joven y rubia, y es protectora de los yerbales.

Dans la région de Misiones, en Argentine, la patronne ou grande-mère de l’herbe maté. Bien qu’on parle de grand-mère, elle est décrite comme une jeune femme blonde [très atypique des Amérindiens en général et des Guaranis en particulier] et elle est la protectrice des prairies de maté.

Caátorî. Hierba de la alegría.

Herbe de la joie. [Un narcotique ?]

Caba tatú. Avispa productora de miel. Tiene el nombre de tatú por la similitud de su nido con la caparazón del tatú.

Une certaine guêpe productrice de miel, dont le nom de « guêpe-tatou » vient de la ressemblance de son nid avec la carapace du tatou.

Caba tatú, cabatatu, vespa-tatu, maribondo-tatu, tatucaba

Cabatatu (f). Vespa social (Synoeca cyanea) de coloração azul-metálica, com a cabeça avermelhada, que constrói ninhos em árvores com a forma de carapaça de tatu; maribondo-tatu, tatu, tatucaba, tatucaua, vespa-tatu. (BR)

Guêpe sociale de couleur bleue métallique et dont la tête tire sur le rouge, qui construit dans les arbres des nids en forme de carapace de tatou.

Caburé. Nombre vernáculo guaraní de un pequeño buho, del tamaño del puño. Caburé-í. Caburé de menor tamaño (Glaucidium nanum). En Corrientes y Misiones existe la creencia del Payé de Caburé-í. El Abá Payé (hombre hechicero) o Cuñá Payé (mujer hechicera) preparan el Payé, una pequeña bolsita que contiene plumas del Caburé-í, untada con particulas de sesos y con bermellón. Además del amor, la pluma de Caburé-í trae a su poseedor mucha suerte, en negocios y juegos de azar. [Véase Payé en Americanismos I.] (FS caburé, caburey)

Nom vernaculaire guarani d’une petite chouette de la grosseur du poing. Caburé-í. Il en existe une variété plus petite encore, qui donne son nom à une pratique magique par laquelle le magicien ou la magicienne prépare une petite bourse contenant des plumes de cet animal et ointe avec des particules de la cervelle de l’oiseau et du vermillon. Cette amulette est supposée apporter à son possesseur amour, succès dans les affaires, chance aux jeux de hasard…

Caburé (m). Glaucidium brasilianum. 2 Glaucidium minutissimum. 3 Vaso usado em rituais de feitiçaria. 4 Uma das figuras do bumba meu boi, representando essa ave com a cabeça exageradamente grande, característica que, durante as apresentações, assusta as crianças. (BR)

3 Vase utilisé dans les rituels de magie. [Il s’agit sans doute, à l’origine, de la bourse dont il est question dans DD.] 4 Un des personnages du bumba-meu-boi [un carnaval populaire dont le personnage principal est un bœuf (boi) qui meurt et ressuscite], représenté sous la forme de cet oiseau avec une tête exagérément grande, une caractéristique qui a le don, lors des représentations, de faire peur aux enfants.

Camboatá o Îbîrá Corpus. Con los gajos de este árbol los Padres Jesuitas adornaban las calles y llevaban a modo de palmas en las procesiones, en días de festividades religiosas. (FS camboata; BR camboatá, fruta-de-pombo)

Avec les branches de cet arbre les pères jésuites ornaient les rues, et ils les portaient également en guise de palmes dans les processions, les jours de fête religieuse.

Caraí Pîrahé. Mitología: Señor de la Noche. Fantasma de la Noche. Pombero. [Véase Pombero: Americanismos III]

Le seigneur de la nuit. L’esprit de la nuit. Le Pombero. [Voir ce mot dans Americanismos III.]

Categuara. Antiguo puerto en la Costa del Pacífico, en el Perú, que figura en el Mapa de Ptolomeo.

Ancien port de la côte du Pacifique, au Pérou, qui figure sur la mappemonde de Ptolémée. [Je rappelle que Ptolémée a vécu au IIe siècle. Le professeur Dacunda Diaz appartient ainsi à ces chercheurs pour qui l’Amérique n’était pas une complète terra ignota avant Colomb. Pour quelques données et réflexions à ce sujet, voir mon essai.]

Cumacú. Árbol con propiedad mágicas para preservar la libertad.

Un certain arbre aux propriétés magiques préservant la liberté.

Curundú. Amuleto con virtudes sobrenaturales. A quien lo posee, en peleas y duelos criollos desvía las balas y el lanzaso, defendiéndolo.

Amulette dotée de pouvoirs surnaturels qui dévie les balles et les coups de lance pour défendre son possesseur, dans les rixes ou les fameux « duels créoles » des gauchos.

Curupá. Narcótico vegetal que los guaraníes empleaban para adormecer a los peces y pescarlos. [Véase Curupa en Americanismos IV.]

Narcotique végétal que les Guaranis employaient pour endormir les poissons pendant la pêche.

Curupí. Fantasma que habita en los bosques. Es un aborigen corpulento de color rojizo, impresionante, que camina con los talones de los piés hacia adelante, y los dedos para atrás. Cuando el Curupí aparecía a los aba guaraní, esos enloquecían, arrojándose a algún río o atropellando espinas y ramas del bosque, matándose.

Génie des forêts. C’est un Indien corpulent de couleur rubiconde, qui a les doigts de pied à l’arrière et les talons devant. Quand le Curupi apparaissait aux Guaranis, ils devenaient fous, se jetaient dans une rivière ou contre des arbustes pleins d’épines pour se tuer.

Curupira ou Currupira (m). Ente fantástico que habita as matas, considerado um dos mitos mais antigos do Brasil. É representado por um garoto de baixa altura, cabelos cor de fogo, e pés com os calcanhares para a frente e os dedos para trás, a fim de enganar os caçadores. É o protetor das árvores e da caça. (BR)

Créature fantastique habitant les forêts, considéré comme l’un des mythes les plus anciens du Brésil. Il est représenté comme un garçonnet de petite taille aux cheveux couleur de feu et les pieds talons devant et doigts derrière pour induire les chasseurs en erreur. Il est le protecteur des arbres et des animaux.

Garapé. Zanja Jesuítica antigua, del siglo XVII, que unía el río Aguapey con el río Paraná.

Ancien canal (littéralement, en espagnol, « tranchée ou fossé jésuite ») qui, au dix-septième siècle, unissait le Rio Aguapey et le Rio Parana. [La topographie de la région connaît encore les noms propres de Zanja Garapé et Zanja Jesuitica.]

Güirapurú. Mitología: Ave hechicera. Guirapuru o Uirapuru (m) (Pipra) (BR)

Dans la mythologie guarani, un oiseau magicien. [Il s’agit, selon le dictionnaire brésilien, d’un oiseau du genre Pipra, mais il ne mentionne pas les croyances relatives à cet oiseau.]

Î Póra o Y Yára. Mitología: Señora dueña de las aguas.

La reine des eaux. [J’ai eu l’occasion de l’évoquer dans mon essai Ingeborg, A Viking Girl on the Blue Lagoon.]

Iara ou Mãe-d’água (f). Ente fantástico, espécie de sereia, meio mulher, meio peixe, que habita rios e lagoas; aiuara-aiuara, uiara.

Iara ou « la Mère des eaux », créature fantastique, espèce de sirène, mi-femme mi-poisson, qui vit dans les rivières et les lacs.

Irasëma. Mitología: Diosa o dueña de los cantares. I: agua; rasé: murmullo, llanto; ma: ya. Murmullo del agua al correr o caer.

Déesse ou reine des chansons. Son nom signifie « le murmure de l’eau (qui court ou tombe) ».

Itá. Piedra. 2 Ornatos de piedra pulida que se encuentran en las urnas funerarias de los antiguos pueblos guaraníticos como los del Delta del Paraná, Buenos Aires.

Pierre. 2 Ornements de pierre polie trouvés dans les urnes funéraires de anciennes populations guaranies, telles que celles du delta du Parana, dans la région de Buenos Aires.

Itã (f). Ornato de pedra, típico das urnas funerárias dos antigos povos aborígines; intã. (BR) [Cf. Muiraquitã: pedra das amazonas.]

Ornement de pierre typique des urnes funéraires des anciens peuples indigènes.

Lampalagua o Curiyú. Ofidio de gran tamaño que habita en la laguna de Yberá. Devora y traga zorros, vizcachas, ciervos y otros animales. [Véase Ampalagua: Americanismos I.]

Serpent colossal habitant la lagune d’Ybera. Il dévore et engloutit renards, viscaches, cerfs et autres animaux.

Ampalágua (f) ou Curudiú (m). Sucuri-amarela. (BR) « Boa jaune »

Lobizón o Luisón. Superstición adoptada. El séptimo hijo varón consecutivo que se convierte en perro o en lobo grande. Realiza sus salidas nocturnas semanales en días viernes. No es carnívoro y se alimenta de excrementos de los gallineros. [Véase Americanismos III.]

Dans cette supersticion empruntée à d’autres par les Guaranis, il s’agit du septième fils consécutif d’un même lit, qui se transforme en chien ou en loup. Il réalise ses sorties nocturnes hebdomadaires le vendredi. Il n’est pas carnivore mais se nourrit de la fiente des poulaillers.

Mainumbî. Picaflor or colibrí. La superstición popular le atribuye a su presencia buena noticia o grata visita.

Colibri. Les croyances populaires affirment que sa présence augure d’une bonne nouvelle ou d’une visite agréable.

Moñái. Mitología: Uno de los siete Entes del mal.

Selon la légende, une des sept entités du mal. [DD omet de dire quelles sont les six autres.]

Ñacurutú. Impresionante y majestuosa ave de rapiña de toda la América Meridional (Bubo virginianus ñacurutu). De vida nocturna. Los guaraníes creían que su canto impresionante significa : Añá-ñeé-ngurú-pitü, es decir, «El diablo habla en la oscuridad entre dientes»; y que su contacto contagiaba al hombre pereza.

Un oiseau de proie impressionnant et majestueux dont l’habitat recouvre l’ensemble de l’Amérique méridionale. De mœurs nocturnes. Les Guaranis croyaient que son chant impressionnant disait « Le diable parle entre ses dents dans l’obscurité », et que son contact rendait l’homme paresseux.

Ñandá. Mitología de Guarayos. Creían y adoraban a un animal sagrado, parecido al mulo.

Les Indiens de la province de Guarayos vénéraient un certain animal sacré de ce nom et imaginaire, semblable au mulet.

Ñandú Tatá. Mitología. Ñandú: avestruz; tatá: fuego. Según la creencia, es el fuego o luz mala que camina de noche, o corre como el ñandú.

« L’autruche de feu » est, dans les croyances populaires, un feu-follet ou « lumière mauvaise » qui sort la nuit et court comme l’autruche appelée ñandú.

Ñandutí. Tejido fino como tela de araña, con hilos muy finos. Se teje en el Paraguay. [Véase Americanismos III.]

Un tissu fin comme de la toile d’araignée, tissé au Paraguay. [Le terme est composé à partir du nom d’une araignée, ñandú (comme l’autruche), également appelée araña chata (araignée plate).

Ñasaindî. Luz de la luna llena. Añá-hesä-hendî significa: Añá: diablo; hesä: ojo; hendî: encendido. Como es de noche, «es el ojo encendido del diablo que mira la tierra», en su polisíntesis la palabra ñasaindî.

La lumière de la pleine lune. Le nom signifie « l’œil brillant du diable qui regarde le monde ».

Ombú. Árbol grande de buen follaje, típico del habitat guaraní (Phytolacca dioica). Su ceniza contiene potasa y sirve para hacer jabón. Folc. La superstición lo relaciona con los «entierros» y «tesoros escondidos» debajo de sus raíces, acompañados de «luces malas». Además que las aves nunca anidan en su follaje y es dañoso dormir debajo del árbol.

Grand arbre de bon feuillage, typique du milieu guarani. Sa cendre, qui contient de la potasse, permet de fabriquer du savon. Folk. La supersticion l’associe aux trésors cachés, entre ses racines, ainsi qu’aux « lumières mauvaises » (feux-follets) ; de même, les oiseaux ne nicheraient jamais dans ses branches, et dormir sous l’arbre serait néfaste.

Ombú (m). … Crece aislado en medio de la pampa, y no ofrece otra utilidad que la sombra o el pasajero abrigo que presta contra la lluvia o el viento, pues no da fruto, ni su madera esponjosa puede ser empleada en carpintería ni para calefacción, porque no arde. Muy común también en los cementerios, en Argentina. (FS)

L’ombú pousse isolé au milieu de la pampa et n’est d’aucune utilité, si ce n’est pour l’ombre ou l’abri temporaire qu’il offre contre la pluie ou le vent, vu qu’il n’a pas de fruits et que son bois spongieux ne peut servir ni en charpenterie ni pour le chauffage, dans la mesure où il ne prend pas feu. On le trouve également souvent dans les cimetières, en Argentine. [Il est curieux que l’arbre soit dit ici ne pas brûler, alors que l’on a vu plus haut que sa cendre sert à faire du savon ; mais ces deux sources ont près de cinquante ans d’écart.]

Paná paná. Migración de golondrinas en cierta época del año.

Migration d’hirondelles à une certaine époque de l’année. [DD semble là se fourvoyer complètement : il ne s’agit pas d’hirondelles, dont les migrations sont bien connues de nos climats, mais d’essaims entiers de papillons, selon la définition du BR qui suit.]

Panapaná (m). Borboleta. 2 Grande quantidade de borboletas em migração; panamá, panapanã. 3 Bando de borboletas que sugam sais minerais de terra úmida, à beira de rios. (BR)

Panapaná azul

Papillon. 2 Grande quantité de papillons en migration. 3 Essaim de papillons lorsqu’ils sont en train de sucer les minéraux de la terre humide, au bord des rivières.

Pichaí. Cabello de negro.

Les cheveux d’une personne de race noire.

Pirá Guacupá. Pez de los ríos Paraná y Uruguay, de un palmo a lo largo, de cuerpo con escamas plateadas brillantes. En la cabeza el guacupá tiene dos piedras. El jesuita Domingo de Torres descubrió en estas piedras propiedades medicinales contra el mal de piedras: «Se muelen dos piedrecillas, y su polvo mezclar con vino tinto tibio o agua algo caliente: agregar tres granos de trigo reducidos también a polvo… todo esto contra las piedras y el mal de orina.»

Poisson des Rios Parana et Uruguay, de vingt à trente centimètres de long et couvert de brillantes écailles argentées. Son crâne contient deux pierres [des bézoars], auxquelles le jésuite Domingo de Torres découvrit des vertus contre les calculs urinaires : « Moudre les deux petites pierres et mélanger leur poudre avec du vin rouge tiède ou de l’eau chaude : ajouter trois grains de blé également réduits en poudre… contre les calculs et le mal des urines. »

Pirá Cururú. Pez sapo. Pez feo parecido al sapo.

Poisson-crapaud, un poisson d’aspect rébarbatif ressemblant au crapaud.

Cururu (m). Pacamão, peixe-sapo. (Lophiosilurus alexandri) (BR)

Piranú. Mitología. Monstruo protector de los peces en Misiones, Arg. «Pez grande y negro, con ojos grandes y cabeza de caballo, que echaba a pique las canoas de los pescadores.»

Monstre protecteur des poissons, dans la région de Misiones, en Argentine. « C’est un grand poisson noire, avec de grands yeux et une tête de cheval, qui coulait par le fond les pirogues des pêcheurs. » [DD n’indique pas l’origine de cette citation.]

Póra cî. Fantasma: Madre de la belleza.

Un certain génie : la Mère de la beauté.

Quimbaya. Familia aborigen de la costa de Ecuador. Eran muy hábiles en trabajos de oro. Los ídolos de oro hechos por ellos, conocidos como el «Tesoro de los Quimbayas», se encuentran en el Museo Nacional Arqueológico de Madrid, España.

Peuple d’Indiens de la côte de l’Écuateur. Ils étaient très habiles dans le travail de l’or. Des idoles en or connues sous le nom de « trésor des Quimbayas » font partie de la collection du Musée national d’archéologie de Madrid.

Tesoro de los Quimbayas

Quimbayas (mpl). Indios que vivían encajonados entre la cordillera y el río Cauca, entre los ríos Tucurumbi y Zegues, en Colombia, donde constituían la provincia llamada de Quimbaya. Los quimbayas eran unas de las seiscientas tribus que pobablan el territorio colombiano al llegar allá los conquistadores en 1549; la región que ocupaban, corresponde actualmente al departemento de Cauca. Parece que provenían de la gran familia andina de los indígenas colombianos; fueron famosos principalmente por sus artefactos de oro. (FS)

Indiens qui vivaient entre la cordillère et le Rio Cauca, entre les Rios Tucurumbi et Zegues, en Colombie, où ils constituaient la province dite de Quimbaya. Ils étaient une des 600 tribus peuplant le territoire colombien à l’arrivée des Espagnols dans la région en 1549 ; la contrée où ils vivaient correspond à l’actuel département de Cauca. Il semble qu’ils provenaient de la grande famille andinne des Indiens de Colombie. Ils sont renommés principalement pour leur travail de l’or.

Quîvú quîvú. Hormiga que camina hacia atrás.

Fourmi qui avance à reculons.

Saperé. Mitología: Duende, hijo del fantasma Curupí.

Selon la légende, cette créature est le fils du génie Curupi.

Suiñandî. Ceibo. Arbusto de las costas de los ríos con bella flor roja. Flor nacional de la Argentina. Una hermosa leyenda expresa que la flor representa a la guaraní llamada Anahí, de voz dulce, pero fea, inmolada, salvando su raza.

Arbuste du bord des fleuves ayant une belle fleur rouge, la fleur nationale de l’Argentine. Une belle légende raconte que la fleur représente la jeune Guaranie Anahi, laide mais à la voix douce, qui se sacrifia pour sauver son peuple.

Sananduí (m). Erythrina crista-galli. Seibo, sanandu, mulungu, canivete, sapatinho-de-judeu, bico-de-papagaio (Erythrina falcata); flor-de-coral (Erythrina corallodendron). (BR)

Entre autres noms de cette fleur, ou d’autres proches et pas toujours bien distinguées dans le langage vernaculaire, en portugais du Brésil, on trouve « godasse de juif », « bec de perroquet », « fleur de corail ».

Sumé o Tumé. Santo Tomás. Sacerdote que enseñó a los guaraníes a cultivar la tierra.

Saint Thomas. Prêtre qui enseigna aux Guaranis la culture de la terre. [DD reprend à son compte la thèse – qui fait partie du folklore guarani – selon laquelle l’apôtre Thomas aurait fait de grands voyages à travers le monde, selon les uns en Inde, selon les autres, à l’instar du polymathe mexicain Carlos de Sigüenza y Gongora (mort en 1700), aux Indes, c’est-à-dire en Amérique.]

Sumé (m). Personagem mítica e lendária que teria aparecido e ensinado aos indígenas a agricultura e, por desgosto com os homens, teria desaparecido misteriosamente. (BR)

Personnage mythique et légendaire qui serait venu aux Indiens et leur aurait enseigné l’agriculture puis, par dégoût des hommes, aurait disparu mystérieusement.

Tambú. Larva comestible. [Véase Americanismos I.]

Larve comestible.

Tambu (m). Bicho de pau podre. (BR)

Larve du hanneton [dont le nom portugais est « le vermicule du bois pourri », en raison de sa vie passée sous les troncs morts des arbres tombés.]

Tananá. Insecto ortóptero del norte, que con estridencia emite su nombre, que es onomatopéyico.

Insecte orthoptère du nord qui émet son nom onomatopéique de manière stridente.

Tananá (m). Pequeno ortóptero (Thliboscelus camellifolius) da família dos tetigoniídeos, encontrado na Amazônia, de cor verde-folha, muito conhecido por emitir um som intenso e característico ao friccionar a base de uma das asas contra o lado oposto. As asas desse inseto são abauladas e formam uma câmara de ressonância, que amplia o som emitido. (BR)

Petit insecte orthoptère d’Amazonie, de couleur vert-feuille, très connu pour le son intense et caractéristique qu’il émet en frottant la base de chacune de ses ailes l’une contre l’autre. Ses ailes arquées forment une caisse de résonance qui amplifie le son émis.

Tapirichú. Gusano del mboyacá (coco).

Ver de la noix de coco.

Taú. Fantasma con la encarnación del mal.

Génie qui est l’incarnation du mal.

Tereré. Crujir de árboles en el bosque. 2 Infusión de yerba mate, fría o helada, que se bebe en el verano.

Grincement des arbres dans la forêt. 2 Infusion d’herbe maté servie glacée au printemps.

Terere (m). En el Paraguay y Bolivia, la yerba del mate puesta en maceración en agua fría, de lo cual resulta una bebida muy agradable. (FS)

Au Paraguay et en Bolivie, herbe maté que l’on fait macérer dans de l’eau fraîche et dont il résulte une boisson très désaltérante.

Tipói. Vestido simple sin mangas ni cuello, de las mujeres guaraníes, usado después de la Conquista.

Vêtement simple, sans manches ni col, des femmes guaranies, entré en usage après la Conquête.

Tipoy (m). En los países del Plata, especia de camisa larga y sin mangas, túnica desceñida, semejante al huipil, que constituye el vestido típico de las indias civilizadas y de las mujeres campesinas. (FS)

Dans les pays du Rio de la Plata, espèce de chemise ample et sans manches, tunique sans ceinture semblable au huipil, et qui est le vêtement typique des Indiennes civilisées et des femmes de la campagne.

Tipói (m) ou Tipoia (f). Vestido em forma de camisola sem manga. (BR)

Tupichuá. Demonio que trata con una persona.

Démon qui traite avec une personne.

Uatapú. Bocina y sonido que los guaraníes obtenían soplando el bucio de caracol, para atraer a los peces y cazarlos.

Conque de mollusque dont les Guaranis se servaient pour, avec le son produit en soufflant dedans, attirer les poissons lors de la pêche.

Uatapu (m). Búzio. 2 Trombeta feita de concha usada pelos indígenas.

Mollusque gastropode pourvu d’une conque. 2 L’instrument que font de cette conque les Indiens.

Yarîi. Mitología: Duende protector.

Esprit protecteur.

Yateré. Fantasma que proviene de la luna (Yacy): Yacy Yateré. [Véase Ñacanendi: Americanismos II.]

Esprit originaire de la lune. [Voir Ñacanendi, dans Americanismos II, quelques autres détails au sujet de cette croyance.]

Yayurú. Loro de pico grande.

Un perroquet au long bec [qui ne semble toutefois pas être le toucan.]

Septembre 2017

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Americanismos III

Suite de notre glossaire d’américanismes tirés du Diccionario general de americanismos de Francisco J. Santamaría et traduits en français.

Nous ne nous sommes pas limités à ce dernier dictionnaire, cette fois. Les mots qui proviennent d’autres sources sont indiqués par une astérisque (*). En particulier, nous avons eu recours au Diccionario ritual de voces nahuas, d’Adela Fernández : ces termes sont indiqués, à la suite de leur définition espagnole, par (A. Fernández). Les autres mots avec astérisque sont tirés de différents dictionnaires, dont certains en ligne.

Mes observations se trouvent entre crochets [ ]. Les citations littéraires sont le fruit de mes lectures (elles font chacune l’objet d’un paragraphe particulier, contrairement aux citations de Santamaría pour la partie encyclopédique de son travail. Enfin, les trois photos ont été trouvées sur Internet.

Achiqué * (f). (Voz quechua) Bruja, embaucadora.

Sorcière, enchanteresse.

Amarú (m). (Del quichua) Serpiente, en la región andina central y del sur. 2 En la mitología peruana es símbolo sagrado y figura además entre los cuatro Creadores y Formadores de las creencias indígenas en la América Central. Desígnasele también con el nombre de Tupac-Amarú.

[Con la forma amarun] «Y ni en lagunas ni en islas faltan enormes caimanes y pintadas culebras, hallándose a veces el monstruo amarun, terror de esas soledades, y junto al cual la boa de África pierde su fama toda.» (Juan León Mera, Cumandá)

«Las hermosas islas, esas ninfas abrazadas y acariciadas eternamente por los dioses de las ondas, iban apareciendo más frecuentes. En el seno de una de ellas asomó un amarun que, huyendo de la multitud de canoas, se escondió en la espesura arrastrándose como una enorme viga de color cenicienta. Las mujeres y los niños dieron gritos de espanto, y los indios dispararon algunos inútiles flechazos.» (Ibid.)

Dans l’aire andine centrale et méridionale : serpent. 2 Dans la mythologie péruvienne, c’est un symbole sacré, figurant parmi les quatre Créateurs et Initiateurs des croyances indigènes en Amérique centrale. On le connaît également sous le nom de Tupac-Amaru.

Aña (f). En algunas mitologías indígenas, el genio del mal, el diablo.

Dans certaines mythologies indigènes, le génie du mal, le diable. [C’est un mot guarani.]

Arará (s). Se llama así al negro o negra que tiene la piel del rostro más rayada que los demás de su raza, en el Brasil y otras partes de Sur América.

On nomme ainsi, au Brésil et dans d’autres parties d’Amérique du Sud, la personne noire, homme ou femme, dont la peau du visage est davantage rayée que celle d’autres individus de sa race. [La définition est à la fois curieuse et vague, car je ne sache pas qu’un visage « rayé » soit une caractéristique connue des races noires ; je suppose qu’il s’agit de rides mais il pourrait aussi bien être question de blessures ou de scarifications, ou d’une tout autre chose qui m’échappe complètement. Enfin, ce pourrait aussi être une pure et simple erreur ou confusion de la part de Santamaría – le terme désigne par ailleurs une communauté ethnique de Cubains noirs ayant leur origine au Dahomey, ainsi que leur culture.]

Ararás (m. pl). Tribus indígenas del Brasil, que casi han desaparecido; se las encuentra en las llanuras y en las riberas del Xingú inferior. Se las da este nombre por la costumbre de adornarse con plumas, a cuyo efecto se agujerean los cartílagos de las narices, en los cuales se las introducen.

« Les Perroquets », tribus indigènes du Brésil aujourd’hui presque disparues. Ces Indiens habitent les plaines et les rives du Xingu inférieur. On leur a donné ce nom du fait qu’ils ont coutume de s’orner de plumes et à cet effet de se percer les cartilages des narines afin de les y introduire.

Auca (s). Denominación que daban los incas a los indios no sometidos o rebeldes. Hasta hoy suele usarse la voz en el sentido de rebelde. Los aucas eran una rama de los araucanos. 2 Idioma hablado por los indios de esta tribu. 3 Comunidad de negros cimarrones que habitan en el interior de la Guayana holandesa.

Nom que donnaient les Incas aux Indiens non soumis ou rebelles. Le mot est encore employé de nos jours dans le sens de rebelle. Les Aucas étaient un rameau des Araucans. 2 Langue parlée par cette tribu. 3 Communauté de nègres marrons habitant l’intérieur de la Guyane hollandaise.

Babul (m). Baile africano del oriente de Cuba, que allí llaman de procedencia haitiana.

Danse africaine de l’est de Cuba, que l’on prétend là-bas être d’origine haïtienne.

Bachaquero (m). Nido de bachacos [ciertas hormigas arrieras], que consiste en grandes galerías subterráneas, de preferencia en terrenos arcillosos, duros, rojizos; muy frecuentes en el alto Orinoco, en Venezuela.

«Vomitan los bachaqueros sus trillones de hormigas devastadoras, que recortan el manto de la montaña y por anchas veredas regresan al túnel, como abanderadas del exterminio, con sus gallardetes de hojas y de flores.» (José Eustasio Rivera, La vorágine)

Nid de bachacos (une espèce de fourmis coupe-feuille) consistant en longues galeries souterraines situées de préférence dans des terres argileuses, dures et rouges. Ces nids sont très fréquents dans le Haut-Orénoque, au Venezuela.

Baní (m). (Voz afr.) Nombre que los negros cubanos dan a Dios.

Nom que les Noirs de Cuba donnent à Dieu.

Bilongo (m). (Voz de or. afr.) En Cuba, hechizo o hechicería, embrujamiento o brujería, mal secreto. Esta fruta tiene bilongo, no se come, dicen en Cuba.

À Cuba, sorcellerie, envoûtement, sortilège. « Ce fruit a le bilongo, on ne peut le manger », dit-on à Cuba.

Canopa (m). (Voz quichua) En Sur América, ídolo de piedra o de metal.

En Amérique du Sud, idole de pierre ou de métal.

Callaguaya (m). Botánico de los incas. 2 Se llaman así los indios aimaraes, que están en todas las ferias sonadas y hacen viajes al Perú, a Chile y a la pampa de Buenos Aires, curando empíricamente; algunos se dedican también a la venta de animales, mulas chúcaras principalmente, las cuales conducen con facilidad por la cordillera porque las ensordecen con tarugos de lana, y así no oyendo ningún ruido, los animales siguen su camino sin descarriarse.

Botaniste des Incas. 2 Sont ainsi nommés de nos jours les Indiens Aymaras qui sont de toutes les fêtes et foires et voyagent entre le Pérou, le Chili et la pampa de Buenos Aires en exerçant la médecine traditionnelle. Certains se consacrent également à la vente d’animaux, en particulier de mules non domestiques, qui cheminent avec facilité dans les Andes car on leur bouche les oreilles avec des chiffons de laine pour que, n’entendant plus aucun bruit, elles suivent leur chemin sans dévier.

Camile (s) (Del aim. kamire) En el Perú se llama así al curandero ambulante, personaje típico de los campos.

Nom des rebouteux ambulants au Pérou, personnages typiques des campagnes.

Canicha (f). En Sur América, grutas naturales que se encuentran en la cordillera de los Andes y que sirven de abrigo a los viajeros.

Grottes naturelles que l’on trouve dans la cordillère des Andes et qui servent d’abri aux voyageurs.

Carabela (f). Entre los negros bozales de Cuba, compañero de viaje, el que ha llegado de África en el mismo barco que otro.

« Caravelle », c’est-à-dire, parmi les esclaves africains récemment arrivés à Cuba, un compagnon de voyage, un individu arrivé sur le continent américain dans le même bateau qu’un autre.

Catete (m). En Chile, nombre que el vulgo da al demonio.

Au Chili, nom que le vulgaire donne au diable.

Catinga (f). (Del guaraní) En Bolivia y Argentina, olor sofocante y desagradable que despiden naturalmente algunos animales. 2 Olor intenso de la traspiración de los negros. Grajo (m). Sobaquina, catinga, mal olor de los negros. 2 En Colombia, escarabajo negro, hediondo y nauseabundo, que se cría en las habitaciones. 3 (Eugenia tuberculata) Planta cubana de olor semejante al de los negros. Grajiento, ta (a). En Antillas, que huele mal. Dícese de personas, del negro principalmente. Lo mismo en el Perú. Sajino (m). En Costa Rica, la catinga o sobaquina, mal olor de los sobacos, y olor peculiar desagradable de los negros.

En Bolivie et en Argentine, odeur suffocante, désagréable que dégagent naturellement certains animaux. 2 Forte odeur de la transpiration des Noirs. Grajo. Odeur d’aisselles ou mauvaise odeur des Noirs. 2 En Colombie, scarabée noir dégageant une odeur nauséabonde et qui vit dans les maisons. 3 Plante de Cuba dont l’odeur est semblable à celle des Noirs. Grajiento. Aux Antilles, cet adjectif signifie puant et s’applique à des personnes, en particulier de race noire. Même sens au Pérou. Sajino. Au Costa Rica, l’odeur fétide des aisselles, et de même l’odeur particulière, désagréable des Noirs.

Cavalonga (f). Amuleto que, entre la gente del campo, consiste pm. en algún objetito de metal o de hueso, que las mujeres llevan en gargantillas o collares, etc.

Amulette des gens de la campagne consistant le plus souvent en quelque petit objet en métal ou en os que les femmes portent en collier ou autrement.

Celaje (m). En Puerto Rico, sombra, aparición fantástica de un difunto.

À Porto Rico, revenant, apparition d’une personne défunte. [Dans son sens le plus courant, ce terme sert à désigner des nuages colorés, par exemple des nuages rouges au crépuscule ou au petit matin, comme dans ces vers de Francisco Vellespesa ‘Sobre el espejo de la mar bruñido/ El sol disipa el matinal celaje…’]

Cenote (m). (Del maya tzonot) Depósito de agua, manantial que se halla en Méjico y otras partes de América, generalmente a gran profundidad de la tierra, en el centro de una caverna. Son muy comunes en Yucatán (Méjico), donde constituyen los únicos depósitos naturales, característicos de ciertas regiones áridas.

«Abismos contenidos en la pupila del hombre rojo, que supo tanto, hace tantos miles de años, y ahora parece que se ha olvidado de todo. Se parece su alma al viejo cenote maya, de aguas verdes, profundas, inmóviles, en el centro del bosque, desde hace tantos siglos que ya ni su leyenda perdura.» (José Vasconcelos, La raza cósmica)

Gouffre, résurgence d’eau que l’on trouve au Mexique et dans d’autres parties d’Amérique, généralement en profondeur au centre d’une caverne. Ces gouffres sont très communs au Yucatan où ils constituent les uniques réservoirs d’eau naturels caractéristiques de certaines régions arides.

Cocinas (m. pl). Tribus guajiras y salvajes, compuestas por salteadores y ladrones, que aun hoy habitan en parte de la Península de Guajira, en territorio de Venezuela y Colombia. «Estos Cocinas no son ni más ni menos que una horda de salteadores que han sido expulsados de sus parcialidades por pendencieros, asesinos y ladrones, y obligados, por tal razón, al pillaje para ganar la vida. En su propia defensa, y para tener mejor éxito en sus correrías de bandidos, se reúnen en grupos más o menos numerosos con jefes reconocidos, y así se hallan en la aptitud de llevear a cabo sus expediciones merodeadoras.» (Jahn)

Tribus d’Indiens guajiros sauvages composées de bandits et de voleurs, qui vivent encore de nos jours dans la péninsule de Guajira, sur les territoires du Venezuela et de la Colombie. « Ces Cocinas ne sont ni plus ni moins qu’une horde de bandits de grand chemin, expulsés de leurs communautés d’origine pour être des fauteurs de trouble, des assassins et des voleurs, et contraints de ce fait à recourir au pillage pour gagner leur vie. En vue de leur propre défence, et pour s’assurer le succès, ils se rassemblent en bandes plus ou moins nombreuses sous l’autorité de chefs reconnus, et sont ainsi organisés de façon à réussir leurs expéditions. » (Jahn)

Cochimí (s). Individuo perteneciente a la tribu de los Cochimíes o Cochimís, indios que habitaban a orillas del mar, en la parte norte de la Baja California, en Méjico. 2 (m) Idioma de estos indios, que se habló y se habla aún poco en la parte norte de la Baja California. Es una lengua muy difícil, llena de aspiraciones y con algunos modos de pronunciarse que no se pueden explicar, según Clavijero. No se cuenta en él más que hasta cinco. Tiene gran diversidad de dialectos.

Individu appartenant à la tribu des Cochimis, Indiens qui habitaient la côte de la partie septentrionale de Basse-Californie. 2 Langue de ces Indiens, qui était parlée et l’est encore un peu dans le nord de la Basse-Californie. C’est une langue très difficile, pleine d’aspirations et de certaines façons de prononcer qui ne se peuvent expliquer, selon Clavijero. La numération ne va pas au-delà de cinq. Cette langue comprend une grande variété de dialectes.

Coicoy (m). En Chile, dase este nombre a un sapo pequeño que tiene en la espalda cuatro protuberancias que parecen tantos ojos. Llámasele así, por alusión al grito que le es propio y en el cual parece repetir la voz coy. 2* Ven. En la tradición popular, ave fantástica que habita en los despeñaderos de las sierras, lanza fuego por las fosas nasales y encanta a quien la mira.

Au Chili, nom donné à un crapaud de petite taille dont le dos présente quatre protubérances ressemblant à autant d’yeux. Ce crapaud est ainsi nommé en raison de son cri, par lequel il semble répéter le son coy. 2 Dans les traditions populaires du Venezuela, oiseau fabuleux vivant dans les falaises de la sierra, qui crache du feu par les fosses nasales et envoûte ceux qui le regardent.

Coras, Choras, Chotas o Nayaritas (m. pl). Indios cuyos orígenes son desconocidos, aunque se supone que vivían ya en la sierra del Nayarit, en tiempo de la peregrinación de los aztecas, defendiéndose de los cuales fabricaron unas trincheras de más de nueve kilómetros. En 1616 parece que se tuvo la primera noticia de que la sierra de Nayarit estaba habitada, pero pasarón más de cien años para que sus habitantes fueron reducidos por los españoles, pues lo abrupto de los montes les prestaba facilidades para defenderse.

Indiens dont les origines sont inconnues, bien que l’on suppose qu’ils vivaient déjà dans la sierra de Nayarit au temps de la pérégrination des Aztèques, desquels ils se défendirent en construisant des tranchées de plus de neuf kilomètres de long. Ce n’est pas avant 1616, semble-t-il, que l’on se rendit compte que la sierra de Nayarit était habitée, mais il s’écoula ensuite plus de cent années avant que ses habitants ne soient soumis par les Espagnols, car les montagnes escarpées prêtaient un précieux concours à leur défense.

Coyoteo (m). La operación rápida de venta o cambio, generalmente hecha en la calle. El ejercicio del coyoteo. Coyotaje (m), Coyotería (m) *. Acción de coyotear (de coyote en el sentido de una persona que se encarga oficiosamente de hacer trámites, especialmente para los emigrantes que no tienen los papeles en regla, mediante una remuneración). [Ver también coyotero para otra palabra plasmada sobre coyote.]

Opération rapide de vente ou de change, généralement conduite dans la rue. La pratique habituelle de cette opération. Coyotaje, Coyotería. Les pratiques du coyote (dans le sens d’une personne qui se charge de réaliser des formalités de manière officieuse, en particulier pour les migrants sans papiers, moyennant rémunération.

«La campaña política contra el bolchevismo, el desorden gubernamental, la coyotería semi-oficial, la institución oficial de la mordida, la centralización del abuso y la judería, se inició en forma espontánea y unió a hombres de distintos antecedentes ante el peligro de perder familia, libertad y Patria.» (Bernardino Mena Brito, Hablando claro: Mis trabajos por el Partido nacional de salvación pública, 1939)

Cuarecas (m. pl). Tribu de indios aztecas que moraban en Panamá. Guachimíes. Tribu de indios aztecas que vivía en Panamá. Pipelis o Pipiles. Indios aztecas que habitan en El Salvador, siendo su centro la ciudad Cuxcatlán. También hay pipiles en Guatemala, en otro tiempo poblaban la vertiente del Pacífico, desde Escuintla y el río Michitoya (en El Salvador) hasta el río Lampa (en Guatemala). [Veanse también Aztequismos: Pipil, el idioma]

Tribu d’Indiens aztèques vivant au Panama. Guachimíes. Même définition. Pipelis ou Pipiles. Indiens aztèques vivant au Salvador et ayant leur centre dans la ville de Cuxcatlan. Il y a également des Pipiles au Guatemala ; ils peuplaient naguère la côte Pacifique depuis Escuintla et le fleuve Michitoya (au Salvador) jusqu’au fleuve Lampa (au Guatemala).

Cuiles (m. pl). Trabajadores contratados procedentes de la India, muchos de los cuales se han establecido en la isla de Jamaica. En la República del Panamá llaman cuiles a los malayos que residen en ella. Cuiles en lengua indostánica significa jornaleros que se alquilan por día.

Travailleurs contractuels originaires de l’Inde, dont le plus grand nombre se sont établis en Jamaïque. En République du Panama, les gens donnent ce nom aux Malais qui résident dans le pays. En hindoustan, cuiles signifie journaliers.

Chaquistero (a). ‘Gorro chaquistero’, llaman en Teapa (Tabasco) el que usan las personas a la entrada de la noche, hora peculiar del insecto [chaquiste: insectillo crepuscular muy voraz, especie de mosco diminuto, cuya picadura produce peculiar irritación de la epidermis; parecido a un grano de chía, por su color negro y por ser sensiblemente esférico], para prevernise de éste.

« Bonnet chaquistero » est un nom donné dans la collectivité de Teapa (Tabasco) au bonnet dont s’affublent les habitants à la tombée de la nuit, quand se manifeste le chaquiste (un petit insecte très vorace, espèce de moucheron minuscule dont la piqûre produit une irritation sensible de l’épiderme et qui, noir et à peu près sphérique, ressemble à une graine de sauge (Salvia hispanica), pour se protéger de sa piqûre.

Charada (f). En Cuba, cierta lotería prohibida que celebran clandestinamente los chinos.

À Cuba, un certain jeu de hasard interdit que pratiquent clandestinement les Chinois.

Cheles o Chels (m. pl). Indios mayas que habitaron en Tihoo, cerca de Mérida, en Yucatán. 2 Nombre que se dan a los extranjeros, principalmente a los de raza sajona, en El Salvador. Chele (a). En la América Central, pelirrubio. En Méjico, se dice chelo, la.

Indiens mayas qui vivaient à Tihoo [Tiho], près de Mérida, dans le Yucatan. 2 Nom donné aux étrangers, et principalement à ceux de race saxonne, au Salvador. Chele. En Amérique centrale, blond. Au Mexique on dit chelo. [Chele ou chelo vient du maya chel, bleu, peut-être parce que les cheveux blonds sont assez souvent associés aux yeux bleus. L’étymologie du nom des Indiens mayas en question serait différente – et l’on ne comprendrait pas pourquoi, en effet, il convenait de donner aux Saxons blonds le même nom qu’une tribu d’Indiens, à moins que cela ne soit une référence à des Indiens blancs, ce que je ne tiens pas pour acquis dans le cas présent. Sur cette notion d’Indiens blancs, et leur possible existence, voir mon essai.]

Chicalí, Chicalé (m). Pájaro notable por los brillantes y ricos matices de su plumaje, que se encuentra en los bosques de Panamá.

Oiseau remarquable par les brillantes couleurs de son plumage et vivant dans les forêts du Panama. [Il est de la même famille que le quetzal, et on peut espérer qu’il ne soit pas aussi menacé de disparition que son cousin plus connu.]

Chichiliano (a). (del azt. chichiltic, cosa colorada) ‘güero chichiliano’, que tiene el pelo rubio y el cutis rojo.

« Blond chichiliano » (du mot aztèque désignant une chose rouge), qui a les cheveux blonds et le teint rubicond.

Chinacate (m). En Méjico, gallo o pollo sin plumas. 2 Hombre del pueblo bajo, lépero, pelado; individuo de la chinaca. 3 En el noroeste del país (Sinaloa), murciélago.

Au Mexique, coq ou poule déplumée. 2 Homme du bas peuple, miséreux, sordide. 3 Dans le nord du pays (à Sinaloa), chauve-souris.

Chismuyo (m). (Crotophaga sulcirrostris) En Salvador, el ave más conocida por judío, o congénere muy próxima.

Au Salvador, l’oiseau plus connu sous le nom de juif, ou une espèce voisine.

Chismuyo

Chitra (f). En Centro América, insecto volador que abunda en los bosques de los lugares húmedos y vive en grandes colonias que infestan el aire.

En Amérique centrale, insecte ailé qui abonde dans les forêts humides et vit en grandes colonies infestant l’air.

Chueiquehuecú (m). En Chile, cierto animal del agua, fabuloso, que tiene forma de cuero.

Au Chili, un certain animal légendaire vivant dans les eaux et ayant forme de… cuir. [Parmi les définitions obscures de Santamaria, celle-ci remporte le gros lot. Je ne vois pas quelle représentation on peut se faire d’un animal ayant forme de cuir (ou de peau d’animal), vu que la forme du cuir dépend entièrement de la bête où il a été pris ou de la façon dont il a été taillé, et que le concept de cuir ou de peau ne comprend en lui-même aucune notion de forme en particulier. Il pourrait donc s’agir d’un emploi plus rare du mot cuero, comme fouet –soit un animal en forme de fouet–, ou encore d’une faute typographique, par exemple pour cuerno –un animal en forme de corne. En réalité, l’étymologie du mot comprend bien « cuir » (en mapuche) et Santamaria s’en est servi pour écrire sa définition, alors que les autres glossaires que j’ai consultés, dont l’un m’a fourni une étymologie (partielle), se gardent de décrire la forme de cet animal et se contentent d’ajouter qu’il attaque les personnes qui se baignent.]

Chulquero, ra (a). En Ecuador, usurero, judío, logrero.

En Équateur, usurier, juif, profiteur.

Chuva (f). (Ateles marginatus) En el Perú, mono platirrino, propio de la América Meridional, que los cristianos (cuenta Oviedo) llamaron mandruga por parecerse a los negros africanos de esta nacionalidad. Llámase también tarapoto. (De mandruga tal vez proceda chuva.)

Nom péruvien d’un singe platyrrhinien propre à l’Amérique méridionale, que les Chrétiens, selon Oviedo, appelèrent mandruga en raison de sa ressemblance avec les Africains de cette ethnie. On l’appelle aussi tarapoto. [Je ne trouve le nom de cette ethnie africaine attesté nulle part.]

Desentongar (tr). En Colombia, combatir los efectos de la tonga [nombre vulgar que se da al estramonio, llamado también borrachera, o borrachero, o guamuco], planta que produce sueño hipnótico.

En Colombie, combattre les effets de la tonga [nom vulgaire de la stramoine, ou datura officinal], plante qui produit un sommeil hypnotique.

Dúrmili-dúrmili (m). En el norte argentino (Salta), capullo plateado de una mariposa del género de los bombicidos. 2 Pájaro tonto.

Dans le nord de l’Argentine (Salta), cocon argenté d’un papillon du genre des Bombycides. 2 « Oiseau stupide », le dronte ou dodo (?).

Ezyoa * (tr). (azt.) ‘Cubrir de sangre’. Los sacerdotes se embarran el rostro con la sangre de los sacrificados. En algunos rituales se vierte sangre en las imágenes de los dioses. (A. Fernández)

« Couvrir de sang ». Les prêtres aztèques se badigeonnaient le visage avec le sang des victimes sacrifiées. Lors de certains rites, on versait également le sang sur les images des dieux.

Gemassis (m. pl). Antiguos pobladores de la Georgia y de la Florida, que desde el siglo XVI se cruzaron con los negros fugitivos y con los desertores españoles, ingleses y escoceses.

Anciens habitants de la Géorgie et de la Floride, qui se sont mêlés depuis le seizième siècle avec les esclaves noirs en fuite et les déserteurs espagnols, anglais et écossais.

Guayaquil (a). Épiteto para llamar el cacao, muy afamado, de esa región [Guayaquil, Estado y ciudad del Ecuador].

Épithète servant à désigner le cacao renommé de la région de Guayaquil, en Équateur.

Güecuvu (m). Genio del mal, en la mitología mapuche, que los indios invocan en sus libaciones, junto con las almas de sus antepasados, y al cual atribuyen hechicerías diversas.

Génie du mal dans la mythologie mapuche, que les Indiens, lors de leurs libations, invoquent avec les âmes de leurs ancêtres et auquel ils attribuent divers pouvoirs surnaturels.

Hermano (m). En Costa Rica, aparecido, fantasma, espectro, alma en pena.

« Frère », au Costa Rica, apparition, fantôme, spectre, âme en peine.

Itacayo * (m). Guat. Enano fantástico de los ríos. [Parecido al jigüe, güije; veanse Americanismos I.]

Nain légendaire des fleuves, au Guatemala. [Cela ressemble au jigüe ou güije d’Americanismos I.]

Jichi (m). En Bolivia, un caracol. 2 En la mitología indígena, el animal rey de la laguna, que la sustenta con su presencia.

Un escargot, en Bolivie. 2 Dans la mythologie indigène, l’animal roi des lagunes, qui maintient celles-ci par sa présence. [Quand il quitte un point d’eau, celui-ci s’assèche.]

Luisón, Lobisón, Lobizón * (m). Argent. Urug. Fantasma en forma de persona que, al caer la noche, se convierte en animal.

Fantôme ayant l’apparence d’une personne et qui se transforme en animal à la tombée de la nuit. [Le mot est tiré du portugais lobisomem, qui n’est autre qu’un loup-garou. En espagnol, il sert à désigner une certaine créature des légendes tupi-guaranies dont le nom original est yaguá bicho.]

Lutona * (f). Ecuad. Fantasma en forma de mujer.

Fantôme ayant l’apparence d’une femme, en Équateur.

Maleno * (m). Muñeco tosco.

«Los brujos de las luciérnagas, después de aplicarle el fuego frío de la desesperación, lo redujeron al tamaño de un muñeco y lo multiplicaron en forma de juguete de casa pobre, de maleno de palo tallado a filo de machete.» (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

Poupée rudimentaire.

Mandinga (m). (Voz afr). El Diablo. 2 En Cuba y el Perú dícese de los negros en general. Lo mismo en la costa del Golfo, en Méjico.

(Mot africain) Le Diable. 2 Au Cuba et au Pérou se dit des Noirs en général. Même signification sur la côte du golfe de Californie, au Mexique.

Mañahua (f). (Voz mapuche) Casco de cuero con adorno de plumas, o hechos de cabezas enteras de animales, que llevaban los indios chilenos como adorno, en la cabeza.

(Mot mapuche) Casque de cuir paré de plumes, ou bien fait d’une tête d’animal entière, que portaient comme ornement les Indiens du Chili.

Mohán (m). En Colombia, hechicero, brujo. ‘Parecer uno un mohán’, tener el cabello largo y desgreñado. Mohanes (m. pl). Indios hechiceros y magos que residían a principios del siglo XVII en la selva de la gobernación de Quito. Como sacerdotes curanderos que servían de intermediarios entre los ches, o divinidades superiores, y los indios, han existido en diversas tribus aborígenes de Sur América, con tal nombre y el de piaches, por ejemplo, entre los descendientes de la raza timote, en Venezuela.

En Colombie, sorcier, magicien. « Ressembler à un mohán », avoir les cheveux longs et mal peignés. Mohanes. Indiens magiciens qui habitaient au début du dix-septième siècle dans les forêts de la province de Quito. Ils remplissaient, sous ce nom et sous celui de piaches, des fonctions de prêtres guérisseurs, intermédiaires entre les ches, ou divinités supérieures, et les Indiens pour plusieurs tribus d’Amérique du Sud telles que les descendants de la race timote, au Venezuela.

Motepulizo * (m). (azt.) ‘Sangramiento del miembro viril’, autosacrificio que hacen los dioses, imitando a Quetzalcoatl, para dar vida a los huesos de las generaciones antepasadas y crear a la quinta humanidad. Los hombres lo efectúan en honor de los dioses. (A. Fernández)

« La saignée du membre viril », auto-sacrifice que pratiquent les dieux, en imitation de Quetzalcoatl, pour rendre vie aux ossements des générations passées [en versant leur sang dessus] et créer ainsi la cinquième humanité [actuelle]. Les hommes la pratiquent également, en l’honneur des dieux.

Ñandutí (m). (Del guaraní ñandutí, araña blanca) Tejido que imita el de cierta araña, primitivamente trabajado con cierto primor por las mujeres paraguayas, y hoy generalizado en la América del Sur para toda clase de ropa blanca.

(Du guarani, araignée blanche) Tissu imitant la toile d’une certaine araignée, à l’origine produit non sans art par les femmes paraguayennes et aujourd’hui généralisé dans l’ensemble de l’Amérique du Sud pour toutes sortes de linge blanc.

Pantitlan * (m). Rezumidero de la laguna de Tenochtitlan, en cuyo ojo de agua son arrojados los albinos y otros niños con estigmas como los que nacen con dos cabezas o tienen graves deformaciones. También se arrojan ofrendas de papel, hule y piedras preciosas. En una canoa sagrada, suelen traer varios de los corazones de los inmolados en honor de Huitzilopochtli.

Canal souterrain de la lagune de Tenochtitlan, dans le gouffre duquel étaient jetés les albinos et autres enfants stigmatisés, comme ceux nés siamois ou présentant d’autres graves déformations. On y jetait également des offrandes de papier, caoutchouc et pierres précieuses. Les cœurs de certaines victimes sacrifiées y étaient portés dans une embarcation sacrée, en l’honneur de Huitzilopochtli.

Parisa (f). Colorante rojo carmesí que los indios de diversas tribus de Sur América, los guajiros, entre otros, usan para embarrarse el rostro; extráese de las hojas del paná, tal vez la misma chirca.

Colorant rouge cramoisi que les Indiens de diverses tribus d’Amérique du Sud, dont les Guajiros, utilisent pour se badigeonner le visage. Ils l’extraient des feuilles du paná, qui est peut-être la même chose que la chirca (Eupatorium).

Peje judío (m). El manatí o manatín, o manato. Peje buey. Nombre popular que se da al manatí, tambien peje judío, aunque no es pez, sino cetáceo.

« Poisson-juif », le lamantin. « Poisson-bœuf », nom populaire du lamantin, bien que ce ne soit pas un poisson mais un cétacé.

Manatí

Piache (m). (Voz caribe) En la mitología de los antiguos caribes, en Venezuela, sacerdote que era, a elección, brujo, hechicero o herbolario. Ha entrado en el habla vulgar con la equivalencia de curandero.

Dans les mythes des anciens Indiens caraïbes, au Venezuela, prêtre qui était, au choix, sorcier, magicien, botaniste. Le mot est entré dans le langage courant avec le sens de guérisseur.

Picuntregua (m). (Del arauc. picun, el norte, y thehua, perro) Nombre vulgar que en Chiloé se da a cierta clase peculiar de perro, nativo del archipiélago. [Para otros perros nativos de América, veanse Abora y Chulo]

Nom vulgaire que l’on donne à Chiloé à une certaine espéce de chien natif de l’archipel.

Pichiciego, Piciciego, Pipiciego (m). (Clamidoforus truncatus) Curioso tatucito de Argentina y Chile, de cuerpo que no alcanza quince centímetros de largo, cola de uno tres y de altura cinco.

Curieux petit tatou d’Argentine et du Chili dont le corps n’atteint pas les quinze centimètres de long, dont la queue mesure trois centimètres et dont la hauteur est de cinq centimètres.

Piquichón, na (a). (Del quichua piqui, nigua) En Perú, niguatejo, niguatero, nigüento; que está cargado de niguas y cojea por lo mismo. Dícese principalmente de los negros y los chinos, a quienes más ataca el Pulex. 2 Por extensión, cojitranco, o que anda en tal forma como si tuviese niguas en los pies. Jarretera (f). Vulgarmente, en Colombia, ulceración que forman las niguas en los jarretes o talones de las personas desaseadas.

[A propósito de aquella enfermedad encontramos lo siguiente en Oviedo] «me ocurre una plaga que hay en la Española y esotras islas que están pobladas de cristianos, la cual ya no es tan ordinaria como fue en los principios que aquellas islas se conquistaron; y es que a los hombres se les hace en los pies, entre cuero y carne, por industria de una pulga o cosa mucha menor que la más pequeña pulga, que allí se entra, una bolsilla tan grande como un garbanzo, y se hinche de liendres, que es la labor que aquella cosa hace: y cuando no se saca con tiempo labra de manera y auméntase aquella generación de niguas (porque así se llama, nigua, este animalico), de forma que se pierden los hombres, de tullidos, y quedan mancos de los pies para siempre, que no es provecho de ellos.» (Gonzalo Fernández de Oviedo, Sumario de la historia natural de las Indias)

Qui est mangé par les niguas (Pulex, puces de l’homme) et boite en conséquence. Se dit principalement des Noirs et des Chinois, qui sont ceux que le Pulex attaque le plus souvent. 2 Par extension, boiteux, personne qui marche comme si elle avait les pieds mangés par les niguas. Jarretera. « Jarretière », nom populaire donné en Colombie aux ulcères produits par les niguas dans les jarrets ou les pieds des personnes sans hygiène.

Pitiyanqui (s). En Puerto Rico, imitador servil y bajo de los yanquis.

À Porto Rico, imitateur bas et servile des Yanquis. [Il me semble que le terme est construit sur le modèle de petit bourgois, dont on sait qu’il a donné en anglais petty bourgeois. Je ne sais pas si petty yankee ou pitiburgués existe mais ce pitiyanqui est sans doute un petit yanqui.]

Pombero * (m). Argent. y Par. Especie de duende protector de los pájaros.

«A ellos [los antiguos garaníes] se les atribuye la superstición del ‘pombero’, un diablo que aparece donde menos se espera como verían aparecen en sus infiltraciones los payaguaes.» (Ernesto Giménez Caballero, Revelación del Paraguay, 1958) «Hoy no se puede uno acercar a la poesía paraguaya –o a su novela o a su música– sin sentir la latencia de una mítica aborigen: el todopoderoso Tupá, Yasy, la luna, Yasi Yatere, el fauno en la siesta, la triste Urutau, la bruja Caayarii, Tamandaré, el profeta, el erótico Curupi, Luisón, el fantasma de la noche y de la muerte, el temible Pombero. Y cristianizados los misterios de Pai Zumé, de Ypacaray, de Caacupé, de San Blique, de Quiritó y Curuzá…» (Ibid.)

Espèce de génie protecteur des oiseaux (Argentine et Paraguay). [Comme pour Luisón/Lobizón, ce nom semble venir du portugais/brésilien ; le nom tupi-guarani est Pyragué.]

Potoscudo, da (a). (Tal vez de botocudo, por la condición de las nalgas salientes de las indias de esta tribu brasileña) En Tabasco, de carnes bastas. Aplícase principalmente a la mujer caderuda o nalgona.

(Vient peut-être de botocudo, en raison des fesses saillantes des femmes de cette tribu brésilienne) À Tabasco, bien en chair. S’applique principalement à la femme aux hanches larges ou aux fesses saillantes. [L’étymologie suspectée par Santamaria semble indiquer que la stéatopygie n’est pas limitée aux races noires. Il faut d’ailleurs faire remarquer que, parmi ces dernières, elle ne se limite pas non plus aux femmes Bochiman ; selon Cheikh Anta Diop, c’est un trait plus ou moins commun à toutes les femmes noires. Si la stéatopygie est avérée chez les femmes Botocudo, c’est peut-être le résultat d’un croisement ancien avec des gens de race négroïde ; voir mon essai sur la possibilité d’une présence ancienne de races noires en Amérique.]

Pruloncon (m). (Voz arauc.) En Chile, baile o ceremonia en que los indios araucanos colgaban una o varias cabezas de enemigos vencidos o las colocaban en la punta de sus lanzas.

Au Chili, dance ou cérémonie au cours de laquelle les Indiens araucans suspendaient une ou plusieurs têtes d’ennemis vaincus ou les fichaient à l’extrémité de leurs lances.

Pusana (f). En Venezuela, yerba del Orinoco, a la cual los indios atribuyen mágicas propiedades para atraer amantes. 2 Brebaje afrodisíaco preparado por los indios con esa planta.

«Maleficios del Camajay-Minare –siniestra divinidad de la selva orinoqueña–, el diabólico poder que reside en las pupilas de los dañeros y las terribles virtudes de las yerbas y raíces con que las indias confeccionan la pusana para inflamar la lujuria y aniquilar la voluntad de los hombres renuentes a sus caricias, apasiónanla de tal manera que no vive sino para apoderarse de los secretos que se relacionan con el hechizamiento del varón.» (Rómulo Gallegos, Doña Bárbara)

Au Venezuela, herbe de l’Orénoque à laquelle les Indiens attribuent la propriété magique d’attirer des amants aux femmes. 2 Breuvage aphrodisiaque préparé par les Indiens avec cette plante.

Quirqui * (m). Bol. Guitarrillo de los indígenas.

Petite guitare des Indiens, en Bolivie.

Sangraco * (m). Indio curandero que practica la sangría.

Indien guérisseur pratiquant la saignée.

Tamazul (m). (Del azt. tamazulin) Entre les costeños, en Méjico, sapo de gran tamaño.

Parmi les habitants de la côte, au Mexique, crapaud de grande taille.

Taya (f). (Voz quichua) En el Perú, amuleto de cazadores y pescadores.

Au Pérou, amulette des chasseurs et des pêcheurs.

Tecotín (m). (Del azt.) Palabra usada por los aztecas para expresar una danza sagrada que hacían en sus templos.

Nom dont se servaient les Aztèques pour désigner une danse sacrée qu’ils effectuaient dans leurs temples.

Tlacatlaolli * (m). ‘Hombre maíz’, vianda sagrada consistente en la carne humana de un sacrificado, cocinada con maíz. El cuerpo del inmolado se devuelve a sus familiares o gobernantes para que al consumir su carne, se nutran de su espíritu. (A. Fernández)

« Homme-maïs », mets sacré consistant en la chair humaine d’un sacrifié cuisinée avec du maïs. Le corps de la victime immolée est rendu à ses proches ou à ses maîtres pour qu’en en consommant la chair ils se nourrissent de son esprit.

Tolteca (s). Una de las tribus indígenas de Méjico, que tuvo civilización propia y fundó un imperio importantísimo en ese suelo. (…) El Sr. Chavero no acepta la versión de Veytia, tomada de Ixtlilxóchitl, y acepta la de los Anales de Cuautitlán, conforme a la cual Tollan [Tula] habría sido fundada en 674 [y no en 713, según Veytia], y los reyes habrían reinado en el orden siguiente: Mixcoamazatzin, de 700 a 765; Huetzin y luego Totepeuh, hasta 887; Ilhuitimaitl hasta 925; Topiltzin Quetzalcoatl hasta 947; Matlacxoxitl hasta 978; Nauyotzin hasta 997; Matlacoatzin hasta 1025; Tlicoatzin hasta 1046; Huemac hasta 1048; Quetzalcoatl II hasta 1116. (…) Algunos creen que los toltecas tuvieron contacto con la raza blanca, y que un obispo cristiano les enseñó el culto de la cruz y algunas de las tradiciones de esta religión, como la del diluvio y la del paraíso terrenal. Otros niegan rotundamente esa afirmación.

Toltèque : une des tribus indigènes du Mexique, qui possédait sa propre civilisation et bâtit un très important empire dans la région. … M. Chavero n’accepte pas la version de Veytia, reçue d’Ixtlilxochitl, et fait sienne celle des Annales de Cuautitlan, selon laquelle Tula, capitale des Toltèques, aurait été fondée en 674 [et non en 713, selon Veytia] et les rois toltèques auraient régné dans l’ordre suivant : Mixcoamazatzin, de 700 à 765 ; Huetzin puis Totepeuh, jusqu’en 887 ; Ilhuitimaitl jusqu’en 925 ; Topiltzin Quetzalcoatl jusqu’en 947 ; Matlacxoxitl jusqu’en 978 ; Nauyotzin jusqu’en 997 ; Matlacoatzin jusqu’en 1025 ; Tlicoatzin jusqu’en 1046 ; Huemac jusqu’en 1048 ; Quetzalcoatl II jusqu’en 1116. … Certains croient que les Toltèques entrèrent en contact avec la race blanche et qu’un évêque chrétien leur enseigna le culte de la Croix et plusieurs traditions de cette religion, comme celles du Déluge et du Paradis terrestre. D’autres le nient catégoriquement. [L’un des premiers, sinon le premier, à avoir formulé ces hypothèses n’est autre que le père Bartolomé de Las Casas, le défenseur des Indiens. Sur cette question, lire mon essai – y compris le Commentaire ajouté tout en bas concernant entre autres Las Casas.]

Urrabá (Voz car.) Nombre con que se designant en el istmo de Panamá, los restos de alfarería, cerámica o escultura de las antiguas tribus aborigenes, vasijas, ídolos, figurillas distintas de barro, de piedra o de metal, etc., que se encuentren por lo común en las guacas.

Nom par lequel on désigne, dans l’isthme de Panama, les vestiges de poterie, de céramique ou de sculpture des anciennes tribus indigènes, vases, idoles, figurines d’argile, de pierre ou de métal, etc, qui sont le plus souvent trouvées dans les guacas (sépultures).

Vajear, Bajear (tr). Acción que se atribuye a ciertos reptiles de adormecer a la víctima arrojándole encima el vaho o aliento. 2 Perturbar a alguien por malas artes; o simplemente ganarse su voluntad, por arte de lisonja.

«Ahora lo vajeo hasta que descubra dónde tiene escondidas las plumas, y una vez que estén en mis manos las pruebas suficientes, lo amarro codo a codo y se le entrego al doctor Luzardo, para que haga con él lo que le dé la gana.» (Rómulo Gallegos, Doña Bárbara)

Faculté attribuée à certains reptiles d’hypnotiser leurs proies en projetant sur elles leur souffle ou haleine. 2 Jeter un sort à quelqu’un, ou bien simplement gagner sa volonté par la flatterie.

Yerepomonga (f). (Voz guar.) Serpiente del Brasil que vive inmóvil en el fondo del agua, y de ella dicen que el animal que la toca se queda pegado a su cuerpo y así arrastra con él.

Serpent du Brésil vivant immobile au fond de l’eau, et dont on dit qu’il reste collé à l’animal le touchant, qui l’entraîne alors avec lui.

Yolof (f). Nombre que dan en Cuba a una mosco negra y venenosa.

Nom d’une mouche noire venimeuse, à Cuba. [D’après sa ressemblance à wolof, il est fort probable que ce nom soit d’origine africaine.]

Yori (m). (Voz yaqui) Usual y corriente en el lenguaje popular de Sinaloa y Sonora, en Méjico, por blanco, para designar a la persona de esta raza, por contraposición al indio, especialmente yaqui.

«Surgimiento del oro. Hace muchísimos años, en el tiempo que Dios pensaba qué poner en la tierra, creó un yori y un indio; frente a ellos puso dos montones, uno de arena y otro de instrumentos de trabajo: palas, talachos, machetes, etc. Al preguntar al indio cuál de los montones quería, él contestó: –Quiero los instrumentos, para poder trabajar. –¿No quieres la arena?– preguntó Dios. –No, si escojo la arena me muero de hambre– contestó el indio. Dios se fue y regresó una y otra vez, insistiendo con la misma pregunta y siempre encontró la misma respuesta: –Los instrumentos–. Hasta que se enojó y le dijo: –Piénsalo muy bien, ¿qué es lo que quieres? –Los instrumentos– contestó el indio. Así, Dios tomó la arena que el indio despreció y la desparramó en todo el mundo, pero sólo para los yoris, pues dejó los instrumentos para los indios. Dios pretendía que el indio eligiera el montón de arena, que era nada menos que oro, para que no sufriera como hoy en día trabajando de sol a sol con los instrumentos.» (Historias de los conca’ac, Conafe 2006) (Los conca’ac son los seris: véase esta palabra en Americanismos II)

Appellation courante, dans la langue populaire des États de Sinaloa et Sonora, au Mexique, des personnes de race blanche, par opposition aux Indiens, en particulier yaqui.

Yorjá (m). El espíritu malo, entre los guajiros de Venezuela.

L’esprit du mal, chez les Guajiros du Venezuela.

Zemí (m). Nombre de cierta divinidad, fetiche o espíritu de los primitivos indios antillanos. [Lo mismo que] Semi (m). En Cuba, divinidad inferior, mediadora con las superiores, entre los indios de la época precolombiana, en la cual encarnaban las fuerzas todas de la Naturaleza.

Nom de certaines divinités, fétiches ou esprits chez les anciens Indiens des Antilles. Même chose que Semi : à Cuba, divinité inférieure, médiatrice des divinités supérieures, chez les Indiens de l’époque précolombienne, qui incarnaient dans ces esprits toutes les forces de la nature.

Zumel (m). Bota de los indios chilenos y de los argentinos y gauchos, hecha de un pedazo de cuero de pierna de caballo o vacuno, que se moja y se deja secar en el pie, de modo que se amolda a su forma.

Botte des Indiens du Chili, des Argentins et des gauchos, faite d’une pièce de cuir de peau de cheval ou de vache que l’on trempe et laisse sécher sur le pied de façon qu’elle en prenne la forme.

31 mai 2017

*

Para ver más Americanismos, veanse Index.

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Literatura latinoamericana comprometida… a la derecha

In French the present study would be called an esquisse to stress its non-comprehensive character.

All apologies to the countries that are not represented.

EL PARAGUAY DE STROESSNER (1954-1989)

Juan Natalicio González: poeta, ensayista, embajador, “defensor de la ideología totalitaria” –como de la ‘’ideología guaraní’’

GONZALEZ, Juan Natalicio (Villarrica, 1897 – Ciudad México, 1966). Poeta, ensayista, narrador y periodista. Fundador de la revista Guarania (1920-1948), Natalicio González ocupó importantes cargos diplomáticos, llegando a ser Presidente de la República durante un breve plazo (1948-49). Las circunstancias políticas de ese período lo obligaron a exiliarse en México, donde escribió algunas de sus obras más conocidas y ante cuyo gobierno fue designado embajador en 1956. De su copiosa bibliografía sobresalen los siguientes títulos: en narrativa, Cuentos y parábolas (1922) y La raíz errante (1951); y en poesía, Baladas guaraníes (1925), Motivos de la tierra escarlata (1952), Elegías de Tenochtitlán (1953). Entre sus ensayos más conocidos figuran: Proceso y formación de la cultura paraguaya (1938), El Paraguay y la lucha por su expresión (1945), Ideología guaraní (1958). (Breve diccionario de la literatura paraguaya, por Teresa Méndez-Faith)

Citas: ‘’Existieron entro los guaraníes dos sistemas de escrituras, pero su conocimiento y dominio eran atributos de unos pocos. Es probable que la gran masa haya asociado la idea de la magia al manejo de los signos misteriosos que transmitían a los iniciados un mundo, distante en el tiempo y en el espacio, con las transformaciones y los acontecimientos que bullen en su seno. Existió en el cerro de Yariguá-á, en el camino de Paraguarí a Misiones, y subsisten en las cordilleras, no lejos de Caacupé, lo mismo que en varios lugares del Brasil, caracteres lapidarios ideográficos de procedencia guaranítica, que nadie se ha preocupado de descifrar hasta la fecha. Para las comunicaciones a larga distancia, las antiguas tribus usaron una especie de quipus, asociando una idea determinada a un objeto generalmente diminuto.’’ (Ideología guaraní)

Any further information on Guarani ideographs is welcome.

‘’Largo tiempo el guaraní sufrió la persecución oficial. Felizmente, ha sido más fuerte que los pedantescos dómines que predicaron su destierro hasta del seno de los hogares. Su desaparición hubiera cegado una de las fuentes vivas de la nacionalidad. Y hoy, por reacción saludable contra los errores del pasado, se predica su cultivo. Han surgido ya creadores de belleza que en la vieja fabla nativa vacían sus emociones y dan formas a sus ensueños. Quiere decir que de hoy en adelante le está asegurada, si no su inmortalidad, por lo menos una vida más intensa y duradera gracias al florecimiento de una literatura guaraní. Parece mentira, pero es lo cierto que lo que mata a las lenguas son la falta de cultivo literario, la ausencia de escritores. Los idiomas se alimentan de las emociones de los poetas, del dolor fecundo de los artistas. En el fin de todas las lenguas observaréis una ausencia absoluta de escritores de valer. Más allá del reflorecimiento del guaraní, que hoy se insinúa en mil formas diversas, creo ver un Paraguay más ilustre y más grande.’’ (Ibid.)

Juan O’Leary (Juan Emiliano O’Leary de Urdapilleta): escritor y poeta, oficial en el ministerio de asuntos exteriores

O’LEARY, Juan E. (Asunción, 1879-1969). Periodista, historiador, político, poeta y ensayista. Integró la promoción de escritores de 1900 cuyos miembros –Cecilio Báez, Manuel Domínguez, Eloy Fariña Núñez, Manuel Gondra, Alejandro Guanes, etc.– son los verdaderos fundadores de la cultura paraguaya moderna. Como los demás integrantes de su grupo, Juan E. O’Leary escribió cuando todavía estaba muy vivo el recuerdo de la Guerra de la Triple Alianza (1864-1870) y en su obra trató de afirmar los valores espirituales de una nación que renacía de la catástrofe. Conocido reivindicador de la figura del mariscal Francisco Solano López –quien sostuviera esa trágica guerra y muriera en su última batalla–, O’Leary exaltó en su obra el heroísmo con que el mariscal López luchó y sucumbió en la contienda. Su producción poética incluye: El alma de la raza (1899), Los conquistadores (1921), Elegías a mi hija (1923) y Antología poética (volumen póstumo, 1983). Es también autor de numerosos ensayos, varios de contenido histórico-polémico, entre los que se deben mencionar: Historia de la Guerra de la Triple Alianza (1912), El mariscal Solano López (1925) y Prosa polémica (publicado póstumamente, 1982). (Breve diccionario de la literatura paraguaya)

Facundo Recalde: “desde joven rebelde hasta biografo del Presidente Stroessner”

RECALDE, Facundo (Asunción, 1896-1969). Poeta, periodista y autor teatral. Fue compañero de actuación de los jóvenes que allá por 1915 se iniciaban en las letras desde las aulas del Colegio Nacional, alentados por O’Leary y otros profesores. Colaboró fugazmente en la “Revista del Centro Estudiantil” y más tarde en Crónica y Juventud. Publicó un solo libro de poemas: Virutas celestes (1930) y algún poema celebratorio como “Joaquín” (1951), que es una especie de recuento lírico de la promoción modernista, en el sector en el que él mismo se había ubicado. (Breve diccionario de la literatura paraguaya)

¿Roa Bastos?

Me dijo un amigo que él era admirador de Roa Bastos como escritor, pero que era un crítico a sus actitudes personales. Me contó que Roa Bastos tenía tres odas famosas, una al dictador Morínigo, otra al dictador Juan Domingo Perón y la tercera al Gral. Alfredo Stroessner. Me explicó que Roa Bastos fue director de un diario por decreto durante la dictadura moriniguista y Director de la DENAPRO, que era algo así como el Ministerio de Prensa y Propaganda de Joseph Goebbels. Por estas razones, y algunas otras más graves, me dijo, no soy partidario que se le rinda un homenaje a Roa Bastos en la Plaza de la Democracia.

The URL I had for this quote is now broke. It was from La Nación online (lanacion.com.py) 2006/04/06. Unfortunately I cannot even tell who wrote these lines. Some of the facts, however, I have ascertained from other online sources. I am not sure, however, that there exist three odes since the ode I have found on the web is addressed to both Perón and Stroessner (Eternamente hermanos). From those other sources, I gather that Roa Bastos lived abroad but that he regularly visited Paraguay so that could hardly be called a political exile, at least before 1982 when his own attitude took another course.

If you think of making a film on Stroessner, I suggest Sean Connery for the title role.

ARGENTINA

Leopoldo Lugones (1874-1988)

Escritor argentino, natural de la provincia de Córdoba. Tuvo una variada actuación política, ya que tuvo contacto con el socialismo (fue uno de sus iniciadores en Argentina), el liberalismo, el conservadurismo y, finalmente, desde 1924, el fascismo. Viajó por Europa y vivió en París antes de la I Guerra Mundial. De vuelta a su país, dirigió el suplemento literario de La Nación y fue bibliotecario del Consejo de Educación. Lugones practicó diversos géneros. Como poeta, se inicia en 1897 con Las montañas del oro, con versos medidos y libres, y prosa poética, en plena eclosión del modernismo. La atmósfera decadente se prolonga en Los crepúsculos del jardín (1905) y Lunario sentimental (1909), siempre bajo la influencia de Rubén Darío. Su registro poético cambia luego con las Odas seculares (1910), exaltación de las riquezas argentinas inspirada en Virgilio. Su poesía se vuelve intimista y cotidiana en El libro fiel (1912), El libro de los paisajes (1917) y Las horas doradas (1922). Su última manera es la poesía narrativa: Poemas solariegos (1927) y el póstumo Romances del Río Seco. Como cuentista se le deben Las fuerzas extrañas (1906) y Cuentos fatales (1926), que desarrollan la literatura fantástica que se liga con Horacio Quiroga y anuncia a Jorge Luis Borges y Julio Cortázar. El relato histórico sobre la guerra de la independencia anima La guerra gaucha y las meditaciones esotéricas de teosofía, una olvidable novela, El ángel de la sombra (1926). En el campo de la historia cuentan El imperio jesuítico (1904), Historia de Sarmiento (1911) y El payador (1916). Lugones tradujo partes de La Ilíada de Homero y estudió aspectos de la Grecia clásica en Las limaduras de Hefaistos y las dos series de Estudios helénicos. La evolución de su pensamiento político puede seguirse en libros como Mi beligerancia, La patria fuerte y La grande Argentina. (epdlp.com)

Hugo Wast (1883-1962)

Gustavo Adolfo Martínez Zuviría, escritor y poeta argentino, fue Ministro de Educación en 1944 durante la presidencia de facto del General Pedro Pablo Ramírez.

Fascinado por la mitología escandinava y la teoría racial de la superioridad aria, escogió para su tercera novela, Flor de Durazno, el seudónimo de Hugo Wast, de neta resonancia germánica, y anagramático de su nombre de pila en la grafía sueca, “Ghustawo”.

Fue nombrado director de la Biblioteca Nacional por el gobierno militar, y fue uno de los miembros fundadores de la recién creada Academia Argentina de Letras.

En 1935 publicaría “Oro”, también conocida como “El Kahal”, un híbrido de novela y ensayo antisemita en que sostiene que la vida privada de los judíos está regulada en todos sus detalles por un hipotético tribunal, el Kahal, que dirige todas sus actividades e impone sanciones que alcanzan la pena de muerte a quienes no obedecen sus mandatos secretos de infiltración, enriquecimiento y control de las organizaciones gentiles. Centrado en la Argentina, el ensayo de Martínez Zuviría postulaba sin embargo un Kahal supremo, con sede en Nueva York, que dirigiría la conjura judía mundial. La obra fue un éxito entre los crecientes círculos antisemitas y nacionalistas del país; aunque la comunidad judía local recurrió a medios legales, la obra gozó de numerosas reimpresiones y aumentó la popularidad de Martínez Zuviría.

Martínez Zuviría colaboró en esa época con la revista “Clarinada”, un órgano subtitulado “Revista anticomunista y antijudía” publicado por Carlos M. Silveyra, que difundía informaciones sobre una supuesta conjura mundial judeocomunista; la publicación de la revista mereció elogios en “Der Stürmer”, el órgano de prensa del nazismo en Alemania. Firmó también en 1937 un manifiesto de apoyo a la insurrección de Francisco Franco en España. (escritoresargentinos.blogspot.fr)

CHILE

Armando Uribe (nac. 1933): oponente a Pinochet y admirador de Miguel Serrano

Poeta, ensayista, autor de El libro negro de la intervención norteamericana en Chile (1974), publicado originalmente durante su exilio en Francia y que estuvo durante largos años prohibido en Chile.

Embajador de Chile ante la República Popular China en el gobierno de Salvador Allende en 1971. Después del golpe de estado del 11 de septiembre de 1973, Armando Uribe rechazó de manera categórica al gobierno de Augusto Pinochet, tras lo cual fue destituido del Ministerio de Relaciones Exteriores. Se exilió con su familia en Francia, no volviendo a Chile definitivamente hasta 1990.

El 2004 Uribe es premiado con el Premio Nacional de Literatura de Chile.

Below (picture) is the article he wrote in praise of fellow Chilean Miguel Serrano Fernández (1917-2009), the best-known representative of ‘’Esoteric Hitlerism’’ (a phrase Miguel Serrano himself coined). whom Uribe would have liked to see honored with the Premio Nacional de Literatura.

COLOMBIA

Fernando Vallejo (nac. 1942)

As a few excertps will show, the homosexual writer’s novel La Virgen de los sicarios (1994), which French film director Barbet Schroeder adapted into a film in 2000, speaks for itself as an instance of literature engaged on the right-hand side, albeit perhaps a little too frantic and nutty to be taken quite seriously by the politically-correctly inclined (and by the writer himself).

“Mi fórmula para acabar con ella [la pobreza] no es hacerle caso a los que la padecen y se empeñan en no ser ricos: es cianurarles de una vez por todas y listo.”

“…de mala sangre, de mala raza, de mala índole, de mala ley, que no hay mezcla más mala que la del español con el indio y el negro: producen saltapatrases o sea changos, simios, monos, …”

“¿Yo explotar a los pobres? ¡Con dinamita! Mi fórmula para acabar con la lucha de clases es fumigar esta roña.”

“Era la turbamulta invadiéndolo todo, destruyéndolo todo, empuercándolo todo con su miseria crapulosa. ‘A un lado, ¡chusma puerca!’ Ibamos mi niño y yo abriendonos paso a empellones por entre esa gentuza agresiva, abyecta, esa raza depravada y subhumana, la monstruoteca. Esto que véis aquí marcianos es el presente de Colombia y lo que les espera a todos si no paran la avalancha. Jirones de frases hablando de robos, de atracos, de muertos, de asaltos (…) me llegaban a los oídos pautadas por las infaltables delicadezas de ‘malparido’ e ‘hijueputa’ sin las cuales esta raza fina y sutil no puede abrir la boca.”

“Habían construido en el hueco una dizque urbanización milagro: casitas y casitas y casitas para los hijueputas pobres, para que parieran más.”

“O el cura papa que es tan buen defensor de la pobrería y de la proliferación de la roña humana. ¡Mendiguitos a mí, caridad cristiana! ¡Odiando al rico pero eso sí, empeñados en seguir de pobres y pariendo más! Por qué no especuláis en la bolsa, falto de imaginación, ¡desventurados!”

‘’Viniendo de la catedral, en el parque de Bolívar donde Junín desemboca a éste, en ese Centro Comercial de ladrillo que construyeron sobre el sitio mismo en que se levantaban, siglos ha, arqueológicamente, las dos cantinas de mi juventud, el Metropol y el Miami, ahí presenciamos la escena: un gamincito sucio y grosero insultaba llorando a un policía: “¡Gonorrea! – le decía – Por qué me pegaste, ¡gonorrea!” Y tres de los espectadores del corrillo defendiéndolo. Son esos defensores de los “derechos humanos”, o sea los de los delincuantes, que aquí surgen por todas partes espontáneamente para sumársele al “defensor del pueblo” que instituyó la nueva Constitución que convocó el bobo marica. Yo no sé por qué le pegaría el policía y si le pegó, pero la palabra en boca de ese niño era la más cargada de rencor y de odio que he oído en mi vida. ¡Y miren que he vivido! “¡Gonorrea!” El infierno entero concentrado en un taco de dinamita. “Si este hijueputica – pensé yo – se comporta así de alzado con la autoridad a los siete años, ¿qué va a ser cuando crezca? Este es el que me va a matar.” Pero no, mi señora Muerte tenía dispuesto para esta criaturita otra cosa esa tarde. El policía, uno de esos jovencitos bachilleres que estan reclutando ahora para lanzarlos, sin armas y atados de manos por las alcahueterías de la ley, al foso de los leones, no sabía qué hacer, qué decir. Y los tres defensores enfurecidos, abogando por el minúsculo delincuante y cacariando, amparados desde la valentía cobarde de la turbamulta, que dizque estaban dispuestos que dizque a hacerse matar, que dizque si fuera necesario, del que no tenía armas. Pues se hicieron pero del que sí: sacó el Angel Exterminador su espada de fuego, su “tote”, su “fierro”, su juguete, y de relámpago para cada uno en la frente los fulminó. ¿A los tres? No bobito, a los cuatro. Al gamincito también, claro que sí, por supuesto, no faltaba más hombre. A esta gonorreíta tierna también le puso en el susodicho sitio su cruz de ceniza y lo curó, para siempre, del mal de la existencia que aquí a tantos aqueja. Sin alias, sin apellido, con su solo nombre, Alexis era el Angel Exterminador que había descendido sobre Medellín a acabar con su raza perversa. “Vaya a buscar a su superior – le aconsejé al pobre policía jovencito cuando lo vi tan perplejo – y le cuenta lo que pasó, y que después decidan ellos, con cabeza fría, cómo ocurrieron las cosas.” Y seguí mi camino tras Alexis, y sin más tomamos el primer taxi que pasó.’’

Profirio Barba Jacob (1883-1942)

Vallejo wrote a biography of Colombian writer Porfirio Barba Jacob (El Mensajero,  1991), who turns out to have been in Mexico a collaborator in pro-Nazi papers.

Las Últimas Noticias de Excelsior (journal mexicain) incluían con frecuencia una sección muy leída y comentada: “Perifonemas”. Sus anónimos autores eran Salvador Novo [Méxicano, Premio Nacional de Literatura 1967] y Porfirio Barba Jacob. Breve antología:

“Roma recibe al dictador de la magna Alemania como antaño recibiera a los césares y a los generales victoriosos”. “¿Por qué esa discreción de quienes siempre fueron tan deslenguados? ¡Ah, es que ahora saben que las legiones de un Hitler omnipotente en la nueva y fuerte Alemania están ahí cerca, separados de la URSS por un frágil país…”(23/5/38). Ante la desaparición de Checoeslovaquia: “En este caso la fuerza está en manos de Alemania gracias a la índole de ese gran pueblo y a la circunstancia fatal de la aparición de un hombre de la talla de Adolfo Hitler que ha consolidado y engrandecido a Alemania” (14/3/39). Hitler es “el iracundo, el guerrero cuya voz el mundo escucha. Sus palabras son dignas de meditación ponderada, contundentes como martillazos pero claras y luminosas como la razón más depurada, sin demagogia, pero dotadas del más auténtico patriotismo, sin cobardía, pero dotadas hasta la médula de voluntad de paz, de una paz duradera” (29/4/39). (enriquekrauze.com.mx)

A few quotes from El Mensajero are in order as they show Vallejo’s position to be consistent.

‘’Últimas Noticias era partidaria de Franco, y desde sus columnas Barba Jacob defendió a los españoles franquistas radicados en México, cuyos comercios y negocios eran asaltados por turbas de fanáticos instigadas por el comunismo y la prensa afecta a Cárdenas, a su gobierno, irrestricta como la actual al actual gobierno y aduladora como ésta, lambiscona, abyecta.’’

‘’Al estallar la guerra civil española Barba Jacob escribió alguno de sus ‘perifonemas’ en favor de Franco, y con él dio por finiquitada la deuda con don Ramón: para lo presente, para lo pasado y por lo porvenir.’’

Contrary to our previous source, Vallejo disculpates Barba Jacob from the contents of the ‘perifonemas’ published during the period, acknowledging only one (alguno) text in favor of Franco, written by the poet as a way to pay his debt to a Spanish friend of his.

‘’Yo, francamente, no entiendo estas simplificaciones maniqueas de ‘reaccionario’ y ‘revolucionario’, ‘de derecha’ o ‘de izquierda’. Son burda jerga de marxista, quienes se irán al último círculo de lo más produndo del infierno del catecismo, y no por su almitas negras de burócratas ladrones y aprovechadores públicos, sino por sus atropellos al idioma.’’

And this quote from Barba Jacob:

‘’Tuve que venderme a las derechas porque las izquierdas no quisieron comprarme.’’

J. A. Osorio Lizarazo (1900-1964): peronista, trujillista

En 1935 fue director del Diario Nacional; trabajó como jefe del diario barranquillero La Prensa y prestó su concurso en la organización de El Heraldo, del cual fue director desde su fundación… Ejerció algunos cargos públicos: secretario privado de los Ministerios de Guerra (actual Defensa Nacional) y Educación, y director de publicaciones de la Contraloría General de la Nación. En 1946, cuando abandonó a su jefe y amigo el caudillo liberal Jorge Eliécer Gaitán, se ausentó del país e inició un extenso periplo por toda Latinoamérica. Es particularmente importante su estancia en Argentina, donde residió desde su salida del país hasta 1955, y donde colaboró con el dictador Juan Domingo Perón, desde días después de su posesión presidencial hasta su caída; allí le fue premiada su novela El hombre bajo la tierra. Posteriormente vivió en Chile y luego en República Dominicana; allí fue uno de los hombres de confianza del dictador Rafael Leonidas Trujillo, quien detentó el poder desde 1930 hasta 1952. Osorio Lizarazo colaboró en la dirección del periódico oficial del régimen dominicano y se hizo acreedor al primer premio nacional de literatura con su obra El bacilo de Marx. Así mismo, escribió una biografía del dictador, que tituló Así es Trujillo. (banrepcultural.org)

Su contribución a la historia de la ciencia ficción se da en 1932, cuando escribe la novela Barranquilla 2132: Con el argumento de un barranquillero que se duerme en el siglo XX y despierta en el siglo XXII, Osorio Lizarazo establece un estado de pérdidas y ganancias de la modernidad y una crítica del iluminismo. (Wikipedia: ciencia ficción colombiana)

Cita (Fighting Voodoo and Communism!): ‘’El valor que Trujillo le ha dado siempre a la religión como elemento afirmativo de la nacionalidad quedó demostrado cuando propició en las poblaciones fronterizas con Haití la fundación de templos, y él mismo erigió varios de su propio peculio, a fin de levantar un baluarte moral que protegiera a los habitantes contra la infiltración de las bárbaras ritualidades del voudou. El éxito que obtuvo con esta colaboración confirmó su previsión y lo condujo a aprovechar la misma arma espiritual contra el comunismo. ‘Otro recurso valioso que he considerado indispensable en la campaña anticomunista de América –dijo en una ocasión– es recurrir a la religión como antagónica del comunismo.’ Esta es la causa principal del Concordato’’ (Así es Trujillo, 1958)

Let us then turn our attention to Dominican writers and their relationship with Trujillo.

LA REPÚBLICA DOMINICANA DE TRUJILLO (1930-1961)

Insiste (Leonidas Trujillo) en que todos los esfuerzos por lograr el desarrollo y el progreso nacional resultarían insuficientes si no se daba una lucha frontal contra las “hordas” de inmigrantes “indeseables” que representaban el peligro y la constante obsesión haitiana de la indivisibilidad de la Isla.

En este empeño Trujillo decide poner remedio definitivo a la constante penetración de nacionales haitianos a Dominicana. Por vez primera, traza y delimita firmemente la línea divisoria entre los dos países para frenar la presión de unos vecinos que, acorralados por la pobreza, la erosión de los suelos y el analfabetismo amenazaban con “imponer el gourde haitiano, el animismo africano de la peor extracción”. En vastas zonas del país (como ya acontecía con las zonas fronterizas), estos haitianos “cargados de hijos y enfermedades contagiosas, como la malaria, la tuberculosis o la sífilis”, con sus “siniestras” prácticas de vudú y “costumbres contra natura como el incesto”, implicaban un retorno a un estado de oscurantismo y salvajismo que se antojaba insoportable para una “nación de origen hispánico, de puro abolengo español, de tradición cristiana” (Joaquín Balaguer).

Con este objetivo en 1933 se dicta una Ley de Inmigración para reforzar los impedimentos de entrada a todos aquellos que no pasaran la prueba de blancura. Así: “Los individuos de raza mongólica y los naturales del continente africano, que no sean de raza caucásica, pagarán los siguientes impuestos:

  1. Permiso para entrar en el territorio de la República Dominicana $300.00 dls.
  2. Permiso para permanecer en el territorio $100.00 dls.”(Impuesto que fue elevado a $500.00 dls. en 1940)

La oportunidad de fomentar una migración de”razas aptas” se presenta en 1938, cuando en medio de las reuniones de Evian, con la intención de solucionar la situación de los refugiados judíos de la Europa ocupada por los nazis, Trujillo ofrece recibir 100´000 refugiados europeos. Los refugiados judíos se asentaron en Sosúa, la costa norte del país, donde Trujillo donó 26´685 acres de terreno.

Ante el fracaso de la migración posterior a la Guerra Civil española, Trujillo implementa un ambicioso plan para traer nuevamente españoles a la Isla, e insiste y privilegia este tipo de migración porque:

 “La desnacionalización de Santo Domingo, persistentemente realizada desde hace más de un siglo por el comercio con lo peor de la población haitiana ha hecho progresos preocupantes. Nuestro origen racial y nuestra tradición de pueblo hispánico, no nos deben impedir reconocer que la nacionalidad se halla en peligro de desintegrarse si no se emplean remedios drásticos para la amenaza que se deriva para ella de la vecindad del pueblo haitiano. El primer indicio de esta desnacionalización lo constituye la decadencia étnica progresiva de la población dominicana. Pero la disminución de sus caracteres somáticos primitivos es sólo el signo más visible de la desnacionalización del país que va perdiendo poco a poco su fisonomía española.”

Y para cumplir este cometido Trujillo firma con su homólogo Francisco Franco el Convenio de Emigración Hispano-Dominicana para llevar a la República Dominicana campesinos españoles. Entre 1955 y 1956 llegan 4’131 “agricultores” que son ubicados en 14 colonias agrícolas; estos inmigrantes permitirían borrar el “desagradable” paso de los intelectuales anarcos, socialistas y comunistas del ´39. (imaginario.com.br)

Algunos escritores quienes apoyaron al dictador Trujillo (incluso con obras apologéticas):

Joaquín Balaguer: cargos diplomaticos, secretario de estado de relaciones exteriores 1955-57; El Pensamiento vivo de Trujillo 1955; presidente de la República 1960-62 y 1966-78

Joaquín Balaguer, ministro en Bogotá, publicaría en un periódico de esa ciudad:

“Trujillo… es necesario al pueblo dominicano, porque está realizando una obra que si no se cumple cabalmente dará lugar a que Santo Domingo desaparezca como nación de origen hispánico, de puro abolengo español de tradición cristiana”.

Victor Garrido: Trujillo, restaurador de la independencia financiera de la Républica Dominicana 1943; La conquista de la gloria 1943

Valentín Giró: cargos diplomaticos; Odas a Lindbergh 1929; Sinfonia heroica 1941 (dedicada a Trujillo); La leyenda del pájaro azul 1941

Tomás Hernández Franco: cargos diplomaticos; La mas bella revolución de América 1930 (la de Trujillo, por supuesto); La fuerza espiritual de un pequeño pueblo 1931; Canciones del litoral alegre 1936

Héctor Incháustegui Cabral: cargos diplomaticos; En soledad de amor herido 1943; Muerte en el Edén 1952; Rebelión vegetal 1956; firmador del Manifiesto de los intelectuales en apoyo a Trujillo, 1930

Manuel Llanes: Poesía sorprendida; firmador del Manifiesto de los intelectuales en apoyo de Trujillo en 1930

Ramón Marrero Aristy: secretario de estado 1957-59; Perfiles agrestes 1933; En la ruta de los libertadores 1943

Carlos Federico Pérez: Premio nacional de literatura 1956

Andrés Francisco Requena: Los enemigos de la tierra 1936; Romancero heróico al Generalísimo 1937

‘’La obra está dedicada a Rafael Leonidas Trujillo en típicas palabras de adulación al tirano como era costumbre de la época.’’ (Juan Tomás Tavares K., preface to the 1976 edition of Los enemigos de la tierra) The dedication is absent from the 1976 edition so I cannot make for myself an opinion about it and have to rely on that of whom I presume to be a scholarly gentleman. According to the same, Requena later in his life reneged on his support to Trujillo and became active in the exiled opposition until his assassination in New York in 1952, an unresolved assassination believed to be politically motivated. In my opinion the removal of an original dedication from ulterior editions must come from the author himself and nobody else — in the present case it is quite possible that Requena removed the dedication, especially if the next editions of the novel in his lifetime were released in a foreign country.

Juan Sanchez Lamouth: Canto a las legiones de Trujillo 1959; El pueblo y la sangre 1958

Notwithstanding Trujillo’s ideology being directed against Haitian immigration and Haitian voodoo, and the safeguarding of Hispanidad in Dominicana, poet Juan Sanchez Lamouth was a black man (as well as, I perceive from his picture, poet Valentín Giró, above, but I may be wrong).

EL SALVADOR

Waldo Chávez Velasco (1933-2005)

Escritor y periodista salvadoreño, miembro de la Generación Comprometida. Fue miembro del Partido de Conciliación Nacional (PCN) de ideología anticomunista, cuando este partido controlaba el gobierno de El Salvador (1962-1979). Durante el gobierno del general Fidel Sánchez Hernández y del coronel Arturo Armando Molina sirvió secretario particular y secretario de Información de la Presidencia de la República.

Chávez Velasco cultivó todos los géneros literarios. Publicó la novela “Quién secuestró a Scott” (1999) el poemario “Lápidas de la guerra civil” (1996); y las obras teatrales “Fábrica de Sueños” (1957), “El Sombrero de Otoño” (1962) y “El Cipitín” (1996), además de dos recopilaciones de cuentos: “Cuentos de hoy y de mañana”, (1963) y “Cuentos medievales” (1990).

En forma póstuma se publicó en 2006, el anecdotario Lo que no conté sobre los presidentes militares, donde relata sus años al servicio de los gobiernos del PCN y hace apología de los gobiernos militares que tuvo el país. (Wikipedia)

Cita: ‘’En lo político, había muchas manifestaciones exteriores de fascismo: la monumentalidad, los desfiles multitudinarios, las frases estampadas o esculpidas en paredes y monumentos, con énfasis nacionalista, de las cuales recuerdo una:

Piensa como salvadoreño,

actua como salvadoreño,

cumplirás con tu deber.

Algunos años más tarde, cuando fui a estudiar a Italia, en el Estadio Olímpico de Roma encontré esa frase escrita en italiano, que decía exactamente lo mismo.

Pensa come italiano,

attua come italiano,

adempierai il tuo dovere.

Estas y varias otras me convencieron de que el nacionalismo verbal del nuevo régimen era una copia textual de las frases que el presidente Osorio había leído y apuntado durante su estadía en Italia.’’ (Lo que no conté sobre los presidentes militares)

Álvaro Menen Desleal (1931-2000)

En “Apuntes sobre mi hermano Álvaro Menen Desleal”, por Waldo Chávez Velasco, se lee: “…trabajó en el Ministerio de Relaciones Exteriores, y desempeñó cargos de Agregado Cultural en Guatemala y México, durante el gobierno del Ing. Duarte.” (Duarte: lider de una junta anticomunista)

Practicó el relato fantástico, en cuyo género sus libros más importantes son: La llave (1960), Cuentos breves y maravillosos (Premio Nacional de Cultura 1962), Una cuerda de nylon y oro (1964), La ilustre familia androide (Argentina, 1968), Revolución en el país que edificó un castillo de hadas (Costa Rica, 1977) y El fútbol de los locos (Costa Rica, 1998). (Wkpd)

Menen Desleal might be adamantly apolitical in his writings, but as the illustrious French philosopher Alain (Emile-Auguste Chartier), who was distinguished professor at the illustrious Lycée Henri-IV, said, ‘’apoliticism is right wing.’’

GUATEMALA

Máximo Soto Hall (1871-1943)

Sirvió durante la dictadura de Manuel Estrada Cabrera. Desde 1919 vivió en el extranjero. En Buenos Aires, ciudad en la que murió, fue redactor del diario “La Prensa”. Sus restos están enterrados en el cementerio de San Lázaro, en la Antigua Guatemala. Libros: “Dijes y bronces” (1893); “Poemas y rimas” (1893); “Ave de paso” (1896); “Ramillete de rosas” (1908); “Herodías” (1927); “Monteagudo”; “Para ella”; “Notas broncíneas”; “Abanicos”, “El ideal”; “Una vida”; “El problema”; “Catalina”; “En la estepa”; “Trinidad indo-heróica”; “Revelaciones íntimas de Rubén Darío”; “Don Diego Portales”; “La divina reclusa”; “El jardín de la leyenda”; “Los mayas”; “La sombra de Casablanca”; “El San Francisco de Asís americano Pedro de San José Bethancourt”.

Se dice que fue Soto Hall el ‘’intelectual organico’’ de la dictadura de Cabrera (1898-1920). Logro convencer el gran poeta peruano José Santos Chocaco, ‘’el Cantor de América’’, de la grandeza del proyecto de Cabrera, y Chocano entonces volvio colaborador del dictator (después de ser secretario personal del revolucionario mexicano Pancho Villa). La novela El problema de Soto Hall es la primera obra antiimperialista (anti-yanqui) de la literatura latinoamericana. (The link to this source is now broke and I can’t find it again: I therefore acknowledge my debt to the author(s) but am unable to name them.)

Otro cabrerista famoso: Enrique Gómez Carrillo (1873-1927)

‘’El Oscar Wilde latinoamericano’’, escritor modernista, apoyó a Cabrera, quien le nombró cónsul general.

Carlos Samayoa Chinchilla (1898-1973)

Carlos Samayoa Chinchilla nació en Guatemala en 1898 y falleció en 1973. Cuentista con tendencia criollista y del nacionalismo.

Ha sido considerado uno de los escritores de mayor relevancia en la literatura de todos los tiempos, por la originalidad de sus narraciones. Publicó los libros: Madre Milpa, Cuatro suertes, La casa de la muerte, Estampas de la costa grande, Chapines de ayer. Y las obras testimoniales: El dictador y yo, El quetzal no es rojo (ver los extractos en Comentarios), Aproximación al arte maya, Bosquejos y narraciones, y El Quetzal. (prensalibre.com)

Fue secretario personal del dictador Ubico (1931-1944). Por lo tanto, en su obra testimonial El quetzal no es rojo (1956), es decir ‘’Guatemala no es comunista’’, se muestra muy crítico hacia el dictador.

Carlos Samayoa Chinchilla era uno de los pensadores más influidos por las tesis racialistas y degenerativas francesas. Opinaba que “el indio no puede salir de su mundo y como consecuencia natural, sigue tomando la forma y la sombra por la cosa. Y este punto es de una importancia básica para esclarecer la cuestión relativa de incorporarlo a nuestra civilización. Su mente está cerrada porque su ciclo comprensivo ya dio fin”. (…) Esa es la razón “por la que el indio será siempre indio”, porque “son pueblos que ya vivieron su vida y llenaron su cometido”. (…)

Logró imponerse el discurso de los autores de la Generación del 20, como Samayoa Chinchilla, Federico Mora y Miguel Ángel Asturias,  y otras voces que abogaban por la teoría de la eugenesia como: Espinosa Altamirano, César Brañas, Roger de Lys o Víctor Soto. Estos fundamentaban las bases de legitimidad de la nación en el factor racial, eugenésico, en donde ésta se forja por la fusión de sangres y  el cruzamiento con razas superiores, a través de la homogeneización racial y el blanqueamiento.  Ello supone poner énfasis en un modelo de nación étnicamente blanca, con hegemonía de la cultura blanca u occidental. Una nación en donde los ancestros comunes, no deben ser los españoles y los mayas, sino los alemanes o los austriacos y en donde las élites blancas criollas y ladinas deben conducir los destinos de la nación. Este proyecto eugenésico, que se convirtió en hegemónico durante el período de Ubico, supuso una necesidad de asegurar el vínculo entre raza y nación, a poder ser “blanca por definición”. (ortegaygasset.edu/numero9/art7)

¿Miguel Ángel Asturias?

Se preguntaba si los indígenas mejoraban o se degeneraban con el tiempo y llegaba a la conclusión, por sus estudios fisiológicos, anatómicos y psicológicos, de que: “En rigor de verdad, el indio psíquicamente reúne signos indudables de degeneración; es fanático, toxicómano y cruel”. Considera que por su etiología “resulta evidente la decadencia de la raza indígena”.

Siguiendo esta línea de pensamiento, Asturias considera que, “El indio no pudo, ni  ha podido, ni podrá incorporarse de golpe a la cultura avanzada que tiene la minoría”, puesto que se ha producido, “una degeneración permanente de la raza indígena, lo que le impide acceder al progreso y a la civilización moderna”.

Más significativa nos parece la descripción de Asturias de los caracteres psicológicos del indígena, que, en algunos rasgos –como la facilidad de imitar– considera que son propios de las razas inferiores. Para Asturias, el indio, es de suyo feo, la nariz y la boca anchas, los labios gruesos, las comisuras hacia abajo, los pómulos salientes, el ojo oblicuo amortiguado […] y añade, “El cabello es de firme color negro, espinudo, como le llaman vulgarmente, y se extiende con toda regularidad sobre la cabeza abundando hacia delante, a la altura del frontal. Recuerda una brocha.

En un párrafo muy esclarecedor, similar al de Samayoa Chinchilla, Miguel Ángel Asturias comenta  por qué los indígenas no pueden constituir la base sobre la que descanse la nación: “[…] Sociedades que presentan anomalías tan profundas en su desarrollo, que se les ve caminar en sentido de menos; cuyo malestar moral y desconcierto económico son extremas; sin conciencia jurídica y faltas de salud intelectual y moral, no pueden ser la base sobre la que descanse el futuro de una Nación, que, como Guatemala, aspira justamente a caminos de perfeccionamiento que la llevan a vivir una realidad mejor.”

Miguel Ángel Asturias escribía también a este propósito: “Hágase con el indio lo que con otras especies animales cuando presentan síntomas de degeneración.  El ganado vacuno importado la primera vez a la Isla de Santo Domingo, por Colón, en su segundo viaje experimentó grandes decaimientos. Para mejorar el ganado hubo necesidad de traer nuevos ejemplares […] ¿Cabe preguntar, por qué no se traen elementos de otra raza vigorosa y más apta para mejorar a nuestros indios?”. Estas propuestas eran comunes en los años de 1930 y 1940 en todo América Latina. La Sociedad Eugénica mexicana se ocupaba de establecer matrimonios eugénicos entre indígenas y mestizos para incorporar a los indígenas a la vida nacional y en la editorial de la revista Eugenesia, son constante los argumentos a favor de la “higiene racial” para impulsar una mejora de la raza, la economía y la cultura. (ortegaygasset.edu/numero9/art7)

One thing is certain, Asturias was congressman under Ubico –member of the constituent Assembly–, he voted the decree validating the dictador’s reelection, and at first the authorities of the new democratic regime in Guatemala were suspicious of his character. (See edition of Hombres de Maíz by José Mejía, Catedra Letras Hispánicas)

BOLIVIA

Alcides Arguedas (1879-1946)

Arguedas es el escritor boliviano más conocido en el mundo.

Obras:

* Pueblo Enfermo, 1909
* Pisagua, 1903
* Wata-wara, 1904
* Vida Criolla, 1912
* Raza de Bronce, 1919
* La fundación de la República, 1920
* Historia General de Bolivia, 1922
* La Plebe en Acción, 1924
* Política y la Guerra del Chaco
* La Dictadura y la Anarquía, 1926
* Los Caudillos Letrados
* Los Caudillos Bárbaros, 1929
* La Danza de las Sombras, 1934
* De Cara a la Realidad (Ensayos)

Citas: « Así lo repite hoy un joven alemán de la nueva escuela, Günther Gründel, historiador y teorizante excelso del nacismo, autor del mejor libro quizás, del libro más severo y más ecuánime que se ha publicado en estos días sobre la misión de las nuevas generaciones en el mundo, La Mission de la jeune génération [Ernst Günther Gründel, Die Sendung der neuen Generation. Versuch einer umfassenden revolutionären Sinndeutung der Krise, 1932], aun no traducido al castellano, que sepamos. Cree Gründel que el comunismo es ‘’la revuelta de los subhombres’’, o sea, del hombre debajo del hombre y vecino a la bestia y que es, naturalmente, lo contrario al ‘’superhombre’’ de Nietzsche, y ve en el bolchevismo de moda ‘’la legalización del mundo de los subhombres’’. ‘’La dictadura del proletariado sostenida por un puñado de conductores que se ocultan detrás de ella, he ahí lo que es el comunismo y lo que será siempre’’. Y este comunismo ‘’no es un socialismo; y hasta es opuesto al socialismo en lo más absoluto: es la más pérfida explotación por fines materialistas de la noción idealista del socialismo y de los hombres que le son adictos’’ porque ‘’si el socialismo es sinónimo del bien público, de espíritu colectivo y de justicia – (y en este sentido todo hombre honesto en Bolivia es y debe ser socialista) –, el marxismo no ha sido nunca un socialismo.’’ » (Pueblo enfermo, 3ra ed., 1936, pp. 255-6)

« Nadie con más vigor que Hitler en estos días ha puesto de relieve el peligro de la mestización de los pueblos. » (Ibid. p. 264, y Arguedas sigue citando en detalle Mi Lucha)

It must be stressed that Arguedas is quoting and, unless I am badly mistaken, praising Hitler in the context of his (Arguedas’s) indictment of the military juntas of Bolivia.

For more Bolivian writers, connected with the Movimiento Nacionalista Revolucionario (MNR), see Documents: The Strange Case of Postwar Bolivia.

VENEZUELA

Rómulo Gallegos (1884-1969)

Se le ha considerado el novelista venezolano más relevante del siglo XX.

Fue presidente de la República de Venezuela desde febrero a noviembre de 1948, cuando fue derrocado por un golpe de estado militar (24 de noviembre de 1948).

En 1920, publica su primera novela: “El Último Solar”. Se consagra como escritor cuando publica “Doña Bárbara”. Le sirvió fielmente durante 20 años al dictador Juan Vicente Gómez [dictador de Venezuela 1908-1935, filo-fascista, recibió ayuda de la Italia mussoliniana para modernizar el ejercito venezolano], mediante distintos cargos. En 1906 es Jefe de la Estación del Ferrocarril Central. De 1911 a 1931 docente. En la revista “Actualidades”, desde 1920 le hace grandes elogios a la tesis del “Gendarme necesario” de Laureano Vallenilla Lanz*. En cada número de esta revista destaca las actividades sociales del gobierno. [Gallegos and Vallenilla Lanz were friends: see edition of Doña Bárbara by Domingo Miliani for Catedra Letras Hispánicas.]

En el listado del Capítulo VII, publicado por Pedro Manuel Arcaya, aparece Rómulo Gallegos recibiendo varias donaciones del gobierno de Juan Vicente Gómez. “Doña Bárbara” fue publicada en Barcelona, España, bajo el patrocinio de Juan Vicente Gómez, quien obsequió a su autor con los pasajes y los viáticos necesarios para trasladarse a Europa en abril de 1928. Con el suficiente dinero que le entregó Gómez aprovechó también operar a su esposa Teotiste de una afección en la rodilla.

Juan Vicente Gómez le tenía especial cariño a Gallegos, e incluso se refería a él en buenos términos delante de sus ministros, de modo tal que cuando el general Eleazar López Contreras le tocó tomar el gobierno, en el primero en quien pensó para ministro de Educación fue en el afamado novelista. De modo que eso de antigomecismo en los adecos, nada. Es bien conocido que cuando a Gallegos se le llevó un manifiesto suscrito por lo más granado de la intelectualidad caraqueña para pedir a Gómez la libertad de los estudiantes presos, condenados a trabajos forzados él respondió: “Ese no es el camino; yo no me meto en bochinches. ¡Boola!”

Y si hablamos del demócrata Gallegos, no olvidemos que él dio su apoyo decidido al Golpe del 18 de Octubre de 1945. No sólo lo apoyó sino que luego se prestará a ser candidato del máximo jefe que ha conspirado con los militares derechistas en las elecciones del 48. Unas elecciones con base a la farsa de una Constituyente integrada enteramente por adeptos al golpismo adeco. Es así como sale electo presidente de la República. Su gobierno dura lo que un embarazo: Lo derrocan casi todos los oficiales golpistas que participaron en el golpe del 45, y absolutamente nadie, de los 871.752 personas que habían votado por él, salen a defenderlo. Los adecos desaparecen del espacio político nacional por una década. Se va al exilio Gallegos, cargado de dolor. Establece su residencia en México. Regresa al país a la caída de Pérez Jiménez, viejo y fastidiado de la política. Ya no cree en Betancourt ni en los miricos ni en los traumas salvadores, pero sigue siendo adeco. (aporrea.org/actualidad/a39782.html: excerptos del texto de José Sant Roz).

Same as with A. Roa Bastos (see above), some scholars and intellectuals, such as J. Sant Roz whom we have just been quoting, cast some doubt on the official story of Gallegos’s exile from dictador Gómez’s Venezuela [an ‘’official’’ version reaffirmed by Domingo Miliani in his 2014 edition of Doña Bárbara]. In my opinion, given the evidence summarized in the present study, the ambiguity must have come at least in part from the writers themselves, knowing that their international reputation as relevant writers would be made outside their countries by literary circles and media from democratic nations.

*Laureano Vallenilla Lanz asume desde 1915 hasta 1931, la dirección del periódico El Nuevo Diario, vocero oficioso del gobierno. Su labor de publicista cotidiano del gomecismo, la recoge en los 2 volúmenes, titulados Campañas políticas de El Nuevo Diario que publica, respectivamente en 1926 y en 1928. Su obra más conocida es Cesarismo democrático, editada en 1919, donde utiliza la metodología y los supuestos teóricos de la escuela positivista, examina en ella el pasado venezolano en estrecha relación con la coetaneidad, para concluir en la justificación del caudillo como ‘’gendarme necesario’’, al considerarlo como un corolario natural de la evolución colectiva de la sociedad venezolana. De gran difusión continental, traducido a varios idiomas y generador de trascendentes polémicas, no es apresurado juzgar a Cesarismo democrático como uno de los textos más  importantes del positivismo latinoamericano. (ivic.ve/memoria/bios)

MÉXICO

José Vasconcelos (1882-1959): escritor y filósofo, secretario de educación pública (1921-24), rector de la Universidad Nacional de México (1920-21)

Su obra dejó una marca profunda en la vida cultural mexicana. Su doctrina filosófica lo caracteriza como cercanano a Arthur Schopenhauer y Miguel de Unamuno. El humanismo vasconcelista tiene perspectiva vivencial en su monumental serie autobiográfica El Ulises Criollo (1935), La tormenta (1936), El desastre (1938), El proconsulado (1939) y La flama. Los de arriba en la Revolución. Historia y Tragedia (1959). La raza cósmica (1925) ha jugado un papel clave en la conformación del pensamiento político latinoamericano y constituye uno de los pocos referentes comunes de partidos políticos tan disímiles entre sí como la peruana APRA (socialdemócrata) y el Partido Acción Nacional de México (demócratacristiano). (Wkpd)

La revista ‘’Timón’’ y la collaboración nazi de José Vasconcelos: http://cvc.cervantes.es/obref/aih/pdf/04/aih_04_1_018.pdf

His foreword to the second edition (1955) of Derrota Mundial (1953) by ‘’revisionist’’ writer Salvador Borrego:

La obra de Salvador Borrego E., que hoy alcanza su segunda edición, es una de las más importantes que se hayan publicado en América. Causa satisfacción que un mexicano de la nueva generación, haya sido capaz de juzgar con tanto acierto los sucesos que conocemos bajo el nombre de la Segunda Guerra Mundial.

Colocados nosotros del lado de los enemigos del poderío alemán, es natural que todas nuestras ideas se encuentren teñidas con el color de la propaganda aliada. Las guerras modernas se desarrollan tanto en el frente de combate como en las páginas de la imprenta. La propaganda es una arma poderosa, a veces decisiva para engañar la opinión mundial. Ya desde la primera guerra europea, se vio la audacia para mentir, que pusieron en práctica agencias y diarios que disfrutaban de reputación aparentemente intachable. La mentira, sin embargo, logró su objetivo. Poblaciones enteras de naciones que debieron ser neutrales, se vieron arrastradas a participar en el conflicto, movidas por sentimientos fundados en informaciones que después se supo, habían sido deliberadamente fabricadas por el bando que controlaba las comunicaciones mundiales.

Y menos mal que necesidades geográficas o políticas nos hayan llevado a participar en conflictos que son ajenos nuestro destino histórico; lo peor es que nos dejemos convencer por el engaño. Enhorabuena que hayamos tenido que afiliarnos con el bando que estaba más cerca de nosotros, la casta de los entusiastas de la mentira. Desventurado es el espectáculo que todavía siguen dando algunos “intelectuales” nuestros, cuando hablan en defensa de la democracia, al mismo tiempo que no pueden borrar de sus frentes la marca infamante de haber servido dictaduras vernáculas que hacen gala de burlar sistemáticamente el sufragio. Olvidemos a estos seudo-revolucionarios, que no son otra cosa que logreros de una Revolución que han contribuído a deshonrar, y procuremos despejar el ánimo de aquellos que de buena fe se mantienen engañados.

“Durante seis años, dice Borrego, el mundo creyó luchar por la bandera de libertad y democracia que los países aliados enarbolaron a nombre de Polonia. Pero al consumarse la victoria, países enteros, incluyendo Polonia misma, perdieron su soberanía bajo el conjuro inexplicable de una victoria cuyo desastre muy pocos alcanzaron a prever.”

La primera edición del libro de Borrego se publicó hace dos años escasos y en tan corto tiempo, el curso de los sucesos ha confirmado sus predicciones, ha multiplicado los males que tan valientemente descubriera.

Ya no es solo Polonia; media docena de naciones europeas que fueron otros tantos florones de la cultura cristiana occidental, se encuentran aplastadas por la bota soviética, se hallan en estado de “desintegración definitiva”.

Y el monstruo anticristiano sigue avanzando. Detrás de la sonrisa de Mendes-France, siempre victorioso, dicen sus secuaces; detrás de esa enigmática sonrisa, seis millones de católicos del Vietnam, fruto precioso de un siglo de labor misionera francesa, han caído dentro de la órbita de esclavitud y de tortura que los marxistas dedican a las poblaciones cristianas.

El caso contemporaneo tiene antecedentes en las invasiones asiáticas de un Gengis-Kan, que esclavizaba naciones; tiene antecedentes en las conquistas de Solimán, que degollaba cristianos dentro de los templos mismos que habían levantado para su fe. El conflicto de la hora es otro de los momentos angustiosos y cruciales de la lucha perenne que tiene que librar el cristianismo para subsistir.

En el libro de Borrego, penetrante y analítico, al mismo tiempo que iluminado y profético, se revelan los pormenores de la conjura tremenda.

La difusión del libro de Borrego es del más alto interés patriótico en todo los pueblos de habla española. Herederos, nosotros, de la epopeya de la Reconquista que salvó el cristianismo de la invasión de los moros, y de la Contra-Reforma encabezada por Felipe II, que salvó al catolicismo de la peligrosa conjuración de luteranos y calvinistas, nadie está mas obligado que nosotros a desenmascarar a los hipócritas y a contener el avance de los perversos. La lucha ha de costarnos penalidades sin cuento. Ningún pueblo puede escapar en el día, a las exigencias de la historia, que son de acción y de sacrificio.

La comodidad es anhelo de siempre, jamás realizado. La lucha entre los hombres ha de seguir indefinida y periódicamente inplacable, hasta en tanto se acerque el fin de los tiempos, según advierte la profecía.

JOSE VASCONCELOS

Febrero de 1955

2 collaboradores en la revista Timón.

1.Andrés Henestrosa (1906-2008)

Poeta, narrador, ensayista, orador, escritor, político e historiador mexicano. Una de sus grandes contribuciones ha sido la fonetización del idioma zapoteco y su transcripción al alfabeto latino. El maestro Henestrosa ha hecho aportaciones destacadas al indigenismo, y en su obra “Los hombres que dispersó la danza” recreó cuentos y leyendas de su tierra zapoteca, tomados del acervo popular.

Ingresó a la Academia Mexicana de la Lengua el 23 de octubre de 1964 como miembro numerario, organismo en el que de 1965 a 2000 ocupó el cargo de bibliotecario. Andrés Henestrosa siempre fue reconocido como uno de los más grandes intelectuales de México. En 1982 fue electo senador por Oaxaca por el Partido Revolucionario Institucional. (Wkpd)

2.Gerardo Murillo, o sea ‘’Dr Atl’’ (1975-1964): pintor y escritor

Maestro de Diego Rivera. Sus escritos literarios incluyen Cuentos de todos colores, “el cual se enfoca en los temas de la revolución mexicana y ha sido aclamado como una de las mejores narraciones de ese periodo histórico”. (Perhaps such praise is a little exaggerated; these tales, though pleasant, are not too ambitious either, and by the way they do not deal with the Mexican Revolution only.)

LOS JUDÍOS SOBRE AMÉRICA. Un estudio sobre la penetración judaica en Estados Unidos y México. Su extensión. Sus consecuencias. Sus similitudes en otros países. Con 20 ilustraciones. Ediciones La Reacción, México, 1942. 151 Págs. La obra conserva cubiertas originales con la leyenda impresa: “La Casa Blanca convertida en casa de Judá ¿y los americanos 100%?”. Libro muy escaso mandado imprimir muy probablemente en edición privada de autor. Incluye fotografías de personajes relevantes y escenarios políticos que el autor consideraba partícipes de una conspiración judaica contra la soberanía de México en el contexto de la Segunda Guerra Mundial. (Abebooks, abril 2009)

Rubén Salazar Mallén (1905-1986)

También se echa de menos alguna referencia al escritor  e intelectual mexicano Rubén Salazar Mallén. Si en México llegó a existir alguna vez una formación que realmente pueda ser calificada como fascista, ésta fue sin duda alguna la Acción Popular Mexicana, una pequeña formación liderada por este antiguo comunista (Rubén Salazar Mallén llegó a ocupar entre 1930 y 1933 la  Secretaria del llamado Socorro Rojo Internacional) que fue expulsado del seno del Partido Comunista Mexicano a causa de  la publicación de Cariátide, una de sus obras más emblemáticas. (arbil.org/(80) excerpto del texto de Jose Diaz Nieva)

‘’Quienes lo odiaban lo llamaban `Cuasimodo` o `La Svástica`.’’ (Jorge Luis Espinosa)

Salazar Mallén dividió su obra novelística en dos grupos. En uno de ellos colocó a las novelas que se sustentan en la vida privada: Camino de perfección (1937), Soledad (1944) y La iniciación (1966). En el otro, aquellas cuya base es la vida social: Páramo (1944), Ojo de agua (1949), Camaradas (1959), ¡Viva México! (1968), La sangre vacía (1982) y El paraíso podrido (1986). Tiene prosa ensayística, la mayor parte recogida en Objeciones y reflexiones (1985). Pocos de sus libros, sin embargo, han sido reimpresos.

Citas: ‘’Los vecinos roen la intimidad: tiran al patio, para que trepen a las ventanas, gritos que son dientes, miasmas radiofónicos, hedor de guisos. Roída la hermosa intimidad de la vieja casa con silencios y rumores propios , con luz que rebota en el tapiz de las paredes. Roída, perdida intimidad. (…) ¡Qué agrio volver al ámbito ordinario! A recibir a Rosario salen el estrépito radiofónico y el rumoreo métalico de la televisión, que escapan de las viviendas, se arrastran por el patio y se unen en inepto maridaje. Si el silencio estallara alrededor de ellos, ¡qué espanto! Emergerían demonios alucinantes. (¡Viva México! Although you may not expect it from literature on the right, there is irony in this title.)

‘’Las micciones radiofónicas escurren por todas las superficies del silencio. O son una migración incontenible: hormigas. ¡Hormigas! No paredes, no puertas las detienen.’’ (Ibid.)

And, like an echo, these lines from La Virgen de los sicarios by Fernando Vallejo:

‘’Casas y casas y casas, feas, feas, feas, encaramadas obscenamente las unas sobre las otras, ensordeciéndose con sus radios, día y noche, noche y día a ver cuál puede más, tronando en cada casa, en cada cuarto, desgañitándose en vallenatos y partidos de fútbol, música salsa y rock, sin parar la carraca. ¿Como hacía la humanidad para respirar antes de inventar el radio? Yo no sé, pero el maldito loro convirtió el paraíso terrenal en un infierno: el infierno. No la plancha ardiente, no el caldero hirviendo: el tormento del infierno es el ruido. El ruido es la quemazón de las almas.’’

Mayo 2017

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