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Americanismos V: Guaraní

Nous poursuivons notre onomasticon d’americanismos en langue espagnole par la présente série tirée du Gran Diccionario de lengua guaraní (1987) du philologue paraguayen Máximo Ricardo Dacunda Díaz (décédé en 2006), ci-après DD.

Certaines des entrées qui suivent figurent déjà dans nos séries précédentes, et c’est pourquoi nous renvoyons à plusieurs reprises à tel ou tel numéro, car le DD, un dictionnaire à la fois guarani-espagnol et espagnol-guarani (assorti d’une grammaire et d’une partie documentaire sur la culture guarani : céramique, artisanat, numération, connaissances astronomiques…), s’étend assez peu, dans la partie lexicale, sur les considérations ethnographies et historiques, au contraire du Diccionario general de americanismos (1942) du Mexicain Francisco J. Santamaría (ci-après FS) dont nous nous sommes servis presque exclusivement jusque-là. Le guarani a au Paraguay le statut de langue officielle au même titre que l’espagnol, et un dictionnaire espagnol-guarani a donc dans ce pays une finalité pratique immédiate.

Dans le même esprit que les précédentes séries (I-IV) (voir Index), le choix des mots retenus est largement idiosyncratique et n’est motivé ni par la fréquence ou l’importance culturelle ni par quelque autre considération de méthode que ce soit, mais par la recherche de ce que j’appellerais une typicité extraordinaire des « objets » considérés, dans une optique de collectionneur, presque de cabinet de curiosités, poétique et philosophique.

De même que précédemment, je complèterai ces entrées, dans la mesure du possible, par des exemples tirés de la littérature, quand j’en rencontrerai lors de mes lectures. Dans l’état présent de cette série, un seul mot (Anhanga) fait l’objet d’une référence littéraire, en portugais.

Ce qui me conduit à la troisième source de cette série, le Diciónario brasileiro da língua portuguesa en ligne de la maison d’édition Michaelis (ci-après BR). En l’occurrence, cela s’imposait car le nombre d’americanismos d’origine guarani, ou tupi-guarani, en portugais du Brésil est significatif.

La seule source pour l’extraction des mots a été le DD et, quand j’ai pu trouver le terme dans le FS et/ou le BR, j’ai ajouté les définitions de ces derniers, qui apportent souvent un complément utile.

Les définitions espagnoles et portugaises sont traduites par moi-même, avec mes commentaires entre crochets [ ].

*

Aarú. Bolo alimenticio preparado con carne triturada de tatú mezclada con fariña de mandioca, tribu Nambiguá, Brasil.

Pâte alimentaire à base de chair de tatou triturée et mélangée à de la farine de manioc, chez les Nambikwara du Brésil.

Aaru (m). Espécie de bolo de origem indígena, característico do povo nhambiquara, feito com tatu moqueado, inteiramente socado no pilão e ao qual se mistura massa de farinha de mandioca. (BR)

Espèce de gâteau d’origine indigène, caractéristique du peuple Nambikwara, fait de tatou grillé et haché au pilon, mêlé à une pâte de farine de manioc.

Abaré. Hombre diferente. Entre los tupis brasileros significa misionero, sacerdote.

« Homme différent », nom donné aux missionnaires chrétiens par les Tupis du Brésil.

Abaré, Avaré ou Abaruna (m). Designação dada pelos indígenas do Brasil ao sacerdote cristão: missionário, padre, em especial, os jesuítas. (BR)

Nom donné par les Indiens du Brésil au prêtre chrétien ; missionnaire, père, en particulier jésuite.

Ängá-pîtá. Luz mala en la noche.

Feu-follet (« lumière mauvaise ») dans la nuit.

Anguaî o Ibîrá Payé. Árbol del bálsamo; árbol mágico, curativo.

Arbre du baume ; arbre magique aux vertus médicinales.

Angurú. Fantasma.

Fantôme.

Añá. (adj) malo; (s) diablo, demonio. [Véase Aña: Americanismos III]

(Adj.) mauvais ; (subst.) diable, démon.

Añangá. Espíritu del mal.

L’esprit du mal.

Anhangá ou Anhanga (m). Espírito ou gênio que, segundo os indígenas brasileiros, protege os animais, tomando a forma de qualquer deles, para assustar o caçador ou pescador. 2 Fantasma, espectro ou visagem de gente, animal da terra, água ou ar, que amaldiçoa aquele que o vê. 3 Diabo. (BR)

«Muita gente dizia que aquilo era obra do vento, mas eu tenho a certeza que foi mesmo Anhanga, que é um não sei que diga muito miserável. Só vendo o fragoido que ele fazia na mata. –Mas você não o viu? –Deus me defenda de uma desgraça dessas, seu doutor! A gente fica estragado para o resto da vida. Dizem que ele é um homão de mais de três metros, mal empernado de cara, com a pele curtida e uns cabelos duros e torados que nem caraca de carnaúba. O pior é que ele encandeia pelos olhos e a gente fica peado na sua frente como qualquer mocó diante da sucurijú.» (Gastão Cruls, A Amazónia misteriosa)

Esprit ou génie qui, selon les Indiens du Brésil, protège les animaux, pouvant prendre la forme de n’importe lequel d’entre eux dans le but d’effrayer le chasseur ou le pêcheur. 2 Fantôme ou spectre d’une personne, d’un animal terrestre, marin ou aérien, dont l’apparition fait peser une malédiction sur celui qui la voit. 3 Diable.

Añá-ratá. Fuego del diablo.

Feu du diable.

Añangagüéra. Diablo viejo. 2 Apodo dado a los conquistadores portugueses en el Brasil.

Vieux diable. 2 Sobriquet donné aux conquistadores portugais du Brésil.

Aosó. Mitología: Ser de la fecundidad.

Dans la mythologie guarani, l’être de la fécondité.

Arabú. Comida que se hace con huevos de tortuga, fariña y azúcar, por los guaraníes del Brasil.

Plat à base d’œufs de tortue, de farine de manioc et de sucre chez les Guaranis du Brésil.

Arabu ou Abunã (m). Iguaria amazonense, feita como pirão, com ovos de tartaruga, tracajá ou outro quelônio; leva farinha de mandioca e, muitas vezes, açúcar. (BR)

Un mets amazonien, semblable à la bouillie de manioc, à base d’œufs de tortue ou d’autres quéloniens, de farine de manioc et souvent de sucre.

Ararambói. Ofidio de coloración verde y líneas amarillas, que vive trepado a los árboles. Se alimenta de pájaros pequeños.

Ophidien à la peau verte veinée de jaune, qui vit suspendu dans les arbres. Il se nourrit de petits oiseaux. [Connu en français sous le nom de boa émeraude ou boa canin.]

Ararambói, araramboia, cobra-papagaio

Araramboia (f). Cobra-papagaio; serpente (Corallus caninus) da família dos boídeos, cujo dorso verde apresenta listras transversais amareladas e partes inferiores esbranquiçadas; araboia, arauemboia, jiboia-verde, periquitamboia.

« Cobra-perroquet », type de boa dont le corps est vert et présente des lignes transversales jaunes sur le dos et dont la partie inférieure est de couleur blanchâtre.

Ayacuá. Diablo pequeño con arco y flecha. [Véase Americanismos I]

Diablotin armé d’arc et de flèches. [Voir le mot dans Americanismos I, où ce faunesque génie est décrit un peu plus en détail.]

Caarö. (Español Caaró) Reducción Jesuítica de Guaraníes en el Oriente del Río Uruguay, donde fue muerto su fundador Padre Roque González de Santa Cruz en 15-11-1628, a manos de los Caciques Carupé y Aregoatí, de los aborígenes rebeldes Maraguá y Caburé, instigados por el Cacique Hechicero Ñezú, y éste influenciado por el diabólico Cacique Potivará. El padre Roque había fundado la Reducción de Caaró el 1° de noviembre de ese mismo año; y anteriormente otras importantes reducciones de guaraníes, como Yapeyú, San Francisco Javier de Tabatí, Candelaria de Caázapá Miní y otras. Según la historia de esta tragedia, Carupé arrancó el corazón del Padre mártir Roque González de Santa Cruz, y lo atravesó con una flecha, arrojándolo después al fuego. El corazón no se quemó, y actualmente se conserva en Asunción, Paraguay, su ciudad natal.

Nom d’une réduction de Guaranis fondée par les Jésuites à l’est du fleuve Uruguay et où fut mis à mort son fondateur, le père Roque Gonzalez de Santa Cruz, le 15 novembre 1628, aux mains des caciques Carupé et Aregoati des tribus rebelles Maragua et Caburé, subverties par le cacique sorcier Niezu, celui-ci sous l’influence du diabolique cacique Potivara. Le père Roque avait fondé la réduction de Caaro le 1er novembre de la même année, et d’autres importantes réductions guaranies auparavant, telles que Yapeyu, Saint François Xavier de Tabati, Candelaria de Caazapa Mini, et d’autres. Selon le récit qui est fait de cette tragédie, le chef Carupé arracha le cœur du père martyr et le transperça d’une flèche, avant de le jeter au feu. Le cœur ne se consuma point dans les flammes et il est actuellement conservé à Asuncion, au Paraguay, la ville natale du père Roque.

Caapí. [Planta] De ramas largas, de flores rosadas, del cual se extrae un alcaloide. Los hechiceros de las tribus lo utilizaron mucho en acciones curativas y en sesiones espirituales religiosas.

Plante aux longues lianes et aux fleurs roses, dont on extrait un certain alcaloïde. Les magiciens des tribus l’utilisaient fréquemment dans un but curatif ainsi qu’au cours de séances spirituelles religieuses. [C’est un autre nom de l’ayahuasca, un hallucinogène puissant : voir ce mot dans Americanismos I.]

Caapi (m). Planta lenhosa (Banisteriopsis caapi), da família das malpighiáceas, nativa da região amazônica, de folhas ovaladas e flores róseas em panículas, da qual se extrai a banistera, alcaloide com propriedades alucinógenas; cipó-jagube. (BR)

Plante ligneuse de la famille des malpighiacées, native de la région amazonienne, aux feuilles ovales et aux fleurs roses en panicules, de laquelle on extrait la « banistera », un alcaloïde hallucinogène.

Caá Póra. El Dueño-Fantasma del Bosque. Según el hechicero, cada vez que uno se interne en el bosque, debe solicitar permiso al Caá Póra. En la mitología tupí, Caá Póra se presentaba en forma de una mujer con una sola pierna y que caminaba dando saltos; o a veces se presentaba como un niño con cabeza muy grande.

Génie des forêts. Selon les magiciens, chaque fois que quelqu’un pénétre dans la forêt, il doit en demander la permission à Caa Pora. Dans la mythologie tupi, Caa Pora avait l’apparence d’une femme unijambiste qui chemine en sautillant ; ou bien il prenait autrement l’aspect d’un enfant pourvu d’une tête énorme.

Caapora ou Caipora (m o f). Ente fantástico originário da crença tupi, derivado do curupira, muito conhecido popularmente e que, conforme a região, é representado ora como uma mulher unípede, que anda aos saltos, ora como uma criança de cabeça enorme, ora como um caboclinho encantado, ora ainda como um duende sertanejo, cujos pés têm calcanhares para a frente e os dedos para trás e que anda montado em um porco selvagem e protege as caças, matas e florestas. Em todas essas versões da crendice popular, é, entretanto, associado à má sorte e à morte. (BR)

Être fantastique très connu des croyances tupi, dérivé du Curupira, et qui, selon les régions, est représenté sous l’aspect d’une femme unijambiste qui avance en sautillant ou bien comme un enfant à la tête énorme, un oiseau enchanté ou encore un génie agreste dont les pieds ont les talons devant et les doigts derrière, monté sur un cochon sauvage et protecteur de la faune et de la flore. Dans ces croyances populaires variées, il est toutefois toujours associé au mauvais sort et à la mort.

Caá-Yarîi. Mitología guaraní de Misiones, Arg. Dueña, patrona, abuela de la Yerba Mate. No ostante ser abuela, se la describe como una mujer joven y rubia, y es protectora de los yerbales.

Dans la région de Misiones, en Argentine, la patronne ou grande-mère de l’herbe maté. Bien qu’on parle de grand-mère, elle est décrite comme une jeune femme blonde [très atypique des Amérindiens en général et des Guaranis en particulier] et elle est la protectrice des prairies de maté.

Caátorî. Hierba de la alegría.

Herbe de la joie. [Un narcotique ?]

Caba tatú. Avispa productora de miel. Tiene el nombre de tatú por la similitud de su nido con la caparazón del tatú.

Une certaine guêpe productrice de miel, dont le nom de « guêpe-tatou » vient de la ressemblance de son nid avec la carapace du tatou.

Caba tatú, cabatatu, vespa-tatu, maribondo-tatu, tatucaba

Cabatatu (f). Vespa social (Synoeca cyanea) de coloração azul-metálica, com a cabeça avermelhada, que constrói ninhos em árvores com a forma de carapaça de tatu; maribondo-tatu, tatu, tatucaba, tatucaua, vespa-tatu. (BR)

Guêpe sociale de couleur bleue métallique et dont la tête tire sur le rouge, qui construit dans les arbres des nids en forme de carapace de tatou.

Caburé. Nombre vernáculo guaraní de un pequeño buho, del tamaño del puño. Caburé-í. Caburé de menor tamaño (Glaucidium nanum). En Corrientes y Misiones existe la creencia del Payé de Caburé-í. El Abá Payé (hombre hechicero) o Cuñá Payé (mujer hechicera) preparan el Payé, una pequeña bolsita que contiene plumas del Caburé-í, untada con particulas de sesos y con bermellón. Además del amor, la pluma de Caburé-í trae a su poseedor mucha suerte, en negocios y juegos de azar. [Véase Payé en Americanismos I.] (FS caburé, caburey)

Nom vernaculaire guarani d’une petite chouette de la grosseur du poing. Caburé-í. Il en existe une variété plus petite encore, qui donne son nom à une pratique magique par laquelle le magicien ou la magicienne prépare une petite bourse contenant des plumes de cet animal et ointe avec des particules de la cervelle de l’oiseau et du vermillon. Cette amulette est supposée apporter à son possesseur amour, succès dans les affaires, chance aux jeux de hasard…

Caburé (m). Glaucidium brasilianum. 2 Glaucidium minutissimum. 3 Vaso usado em rituais de feitiçaria. 4 Uma das figuras do bumba meu boi, representando essa ave com a cabeça exageradamente grande, característica que, durante as apresentações, assusta as crianças. (BR)

3 Vase utilisé dans les rituels de magie. [Il s’agit sans doute, à l’origine, de la bourse dont il est question dans DD.] 4 Un des personnages du bumba-meu-boi [un carnaval populaire dont le personnage principal est un bœuf (boi) qui meurt et ressuscite], représenté sous la forme de cet oiseau avec une tête exagérément grande, une caractéristique qui a le don, lors des représentations, de faire peur aux enfants.

Camboatá o Îbîrá Corpus. Con los gajos de este árbol los Padres Jesuitas adornaban las calles y llevaban a modo de palmas en las procesiones, en días de festividades religiosas. (FS camboata; BR camboatá, fruta-de-pombo)

Avec les branches de cet arbre les pères jésuites ornaient les rues, et ils les portaient également en guise de palmes dans les processions, les jours de fête religieuse.

Caraí Pîrahé. Mitología: Señor de la Noche. Fantasma de la Noche. Pombero. [Véase Pombero: Americanismos III]

Le seigneur de la nuit. L’esprit de la nuit. Le Pombero. [Voir ce mot dans Americanismos III.]

Categuara. Antiguo puerto en la Costa del Pacífico, en el Perú, que figura en el Mapa de Ptolomeo.

Ancien port de la côte du Pacifique, au Pérou, qui figure sur la mappemonde de Ptolémée. [Je rappelle que Ptolémée a vécu au IIe siècle. Le professeur Dacunda Diaz appartient ainsi à ces chercheurs pour qui l’Amérique n’était pas une complète terra ignota avant Colomb. Pour quelques données et réflexions à ce sujet, voir mon essai.]

Cumacú. Árbol con propiedad mágicas para preservar la libertad.

Un certain arbre aux propriétés magiques préservant la liberté.

Curundú. Amuleto con virtudes sobrenaturales. A quien lo posee, en peleas y duelos criollos desvía las balas y el lanzaso, defendiéndolo.

Amulette dotée de pouvoirs surnaturels qui dévie les balles et les coups de lance pour défendre son possesseur, dans les rixes ou les fameux « duels créoles » des gauchos.

Curupá. Narcótico vegetal que los guaraníes empleaban para adormecer a los peces y pescarlos. [Véase Curupa en Americanismos IV.]

Narcotique végétal que les Guaranis employaient pour endormir les poissons pendant la pêche.

Curupí. Fantasma que habita en los bosques. Es un aborigen corpulento de color rojizo, impresionante, que camina con los talones de los piés hacia adelante, y los dedos para atrás. Cuando el Curupí aparecía a los aba guaraní, esos enloquecían, arrojándose a algún río o atropellando espinas y ramas del bosque, matándose.

Génie des forêts. C’est un Indien corpulent de couleur rubiconde, qui a les doigts de pied à l’arrière et les talons devant. Quand le Curupi apparaissait aux Guaranis, ils devenaient fous, se jetaient dans une rivière ou contre des arbustes pleins d’épines pour se tuer.

Curupira ou Currupira (m). Ente fantástico que habita as matas, considerado um dos mitos mais antigos do Brasil. É representado por um garoto de baixa altura, cabelos cor de fogo, e pés com os calcanhares para a frente e os dedos para trás, a fim de enganar os caçadores. É o protetor das árvores e da caça. (BR)

Créature fantastique habitant les forêts, considéré comme l’un des mythes les plus anciens du Brésil. Il est représenté comme un garçonnet de petite taille aux cheveux couleur de feu et les pieds talons devant et doigts derrière pour induire les chasseurs en erreur. Il est le protecteur des arbres et des animaux.

Garapé. Zanja Jesuítica antigua, del siglo XVII, que unía el río Aguapey con el río Paraná.

Ancien canal (littéralement, en espagnol, « tranchée ou fossé jésuite ») qui, au dix-septième siècle, unissait le Rio Aguapey et le Rio Parana. [La topographie de la région connaît encore les noms propres de Zanja Garapé et Zanja Jesuitica.]

Güirapurú. Mitología: Ave hechicera. Guirapuru o Uirapuru (m) (Pipra) (BR)

Dans la mythologie guarani, un oiseau magicien. [Il s’agit, selon le dictionnaire brésilien, d’un oiseau du genre Pipra, mais il ne mentionne pas les croyances relatives à cet oiseau.]

Î Póra o Y Yára. Mitología: Señora dueña de las aguas.

La reine des eaux. [J’ai eu l’occasion de l’évoquer dans mon essai Ingeborg, A Viking Girl on the Blue Lagoon.]

Iara ou Mãe-d’água (f). Ente fantástico, espécie de sereia, meio mulher, meio peixe, que habita rios e lagoas; aiuara-aiuara, uiara.

Iara ou « la Mère des eaux », créature fantastique, espèce de sirène, mi-femme mi-poisson, qui vit dans les rivières et les lacs.

Irasëma. Mitología: Diosa o dueña de los cantares. I: agua; rasé: murmullo, llanto; ma: ya. Murmullo del agua al correr o caer.

Déesse ou reine des chansons. Son nom signifie « le murmure de l’eau (qui court ou tombe) ».

Itá. Piedra. 2 Ornatos de piedra pulida que se encuentran en las urnas funerarias de los antiguos pueblos guaraníticos como los del Delta del Paraná, Buenos Aires.

Pierre. 2 Ornements de pierre polie trouvés dans les urnes funéraires de anciennes populations guaranies, telles que celles du delta du Parana, dans la région de Buenos Aires.

Itã (f). Ornato de pedra, típico das urnas funerárias dos antigos povos aborígines; intã. (BR) [Cf. Muiraquitã: pedra das amazonas.]

Ornement de pierre typique des urnes funéraires des anciens peuples indigènes.

Lampalagua o Curiyú. Ofidio de gran tamaño que habita en la laguna de Yberá. Devora y traga zorros, vizcachas, ciervos y otros animales. [Véase Ampalagua: Americanismos I.]

Serpent colossal habitant la lagune d’Ybera. Il dévore et engloutit renards, viscaches, cerfs et autres animaux.

Ampalágua (f) ou Curudiú (m). Sucuri-amarela. (BR) « Boa jaune »

Lobizón o Luisón. Superstición adoptada. El séptimo hijo varón consecutivo que se convierte en perro o en lobo grande. Realiza sus salidas nocturnas semanales en días viernes. No es carnívoro y se alimenta de excrementos de los gallineros. [Véase Americanismos III.]

Dans cette supersticion empruntée à d’autres par les Guaranis, il s’agit du septième fils consécutif d’un même lit, qui se transforme en chien ou en loup. Il réalise ses sorties nocturnes hebdomadaires le vendredi. Il n’est pas carnivore mais se nourrit de la fiente des poulaillers.

Mainumbî. Picaflor or colibrí. La superstición popular le atribuye a su presencia buena noticia o grata visita.

Colibri. Les croyances populaires affirment que sa présence augure d’une bonne nouvelle ou d’une visite agréable.

Moñái. Mitología: Uno de los siete Entes del mal.

Selon la légende, une des sept entités du mal. [DD omet de dire quelles sont les six autres.]

Ñacurutú. Impresionante y majestuosa ave de rapiña de toda la América Meridional (Bubo virginianus ñacurutu). De vida nocturna. Los guaraníes creían que su canto impresionante significa : Añá-ñeé-ngurú-pitü, es decir, «El diablo habla en la oscuridad entre dientes»; y que su contacto contagiaba al hombre pereza.

Un oiseau de proie impressionnant et majestueux dont l’habitat recouvre l’ensemble de l’Amérique méridionale. De mœurs nocturnes. Les Guaranis croyaient que son chant impressionnant disait « Le diable parle entre ses dents dans l’obscurité », et que son contact rendait l’homme paresseux.

Ñandá. Mitología de Guarayos. Creían y adoraban a un animal sagrado, parecido al mulo.

Les Indiens de la province de Guarayos vénéraient un certain animal sacré de ce nom et imaginaire, semblable au mulet.

Ñandú Tatá. Mitología. Ñandú: avestruz; tatá: fuego. Según la creencia, es el fuego o luz mala que camina de noche, o corre como el ñandú.

« L’autruche de feu » est, dans les croyances populaires, un feu-follet ou « lumière mauvaise » qui sort la nuit et court comme l’autruche appelée ñandú.

Ñandutí. Tejido fino como tela de araña, con hilos muy finos. Se teje en el Paraguay. [Véase Americanismos III.]

Un tissu fin comme de la toile d’araignée, tissé au Paraguay. [Le terme est composé à partir du nom d’une araignée, ñandú (comme l’autruche), également appelée araña chata (araignée plate).

Ñasaindî. Luz de la luna llena. Añá-hesä-hendî significa: Añá: diablo; hesä: ojo; hendî: encendido. Como es de noche, «es el ojo encendido del diablo que mira la tierra», en su polisíntesis la palabra ñasaindî.

La lumière de la pleine lune. Le nom signifie « l’œil brillant du diable qui regarde le monde ».

Ombú. Árbol grande de buen follaje, típico del habitat guaraní (Phytolacca dioica). Su ceniza contiene potasa y sirve para hacer jabón. Folc. La superstición lo relaciona con los «entierros» y «tesoros escondidos» debajo de sus raíces, acompañados de «luces malas». Además que las aves nunca anidan en su follaje y es dañoso dormir debajo del árbol.

Grand arbre de bon feuillage, typique du milieu guarani. Sa cendre, qui contient de la potasse, permet de fabriquer du savon. Folk. La supersticion l’associe aux trésors cachés, entre ses racines, ainsi qu’aux « lumières mauvaises » (feux-follets) ; de même, les oiseaux ne nicheraient jamais dans ses branches, et dormir sous l’arbre serait néfaste.

Ombú (m). … Crece aislado en medio de la pampa, y no ofrece otra utilidad que la sombra o el pasajero abrigo que presta contra la lluvia o el viento, pues no da fruto, ni su madera esponjosa puede ser empleada en carpintería ni para calefacción, porque no arde. Muy común también en los cementerios, en Argentina. (FS)

L’ombú pousse isolé au milieu de la pampa et n’est d’aucune utilité, si ce n’est pour l’ombre ou l’abri temporaire qu’il offre contre la pluie ou le vent, vu qu’il n’a pas de fruits et que son bois spongieux ne peut servir ni en charpenterie ni pour le chauffage, dans la mesure où il ne prend pas feu. On le trouve également souvent dans les cimetières, en Argentine. [Il est curieux que l’arbre soit dit ici ne pas brûler, alors que l’on a vu plus haut que sa cendre sert à faire du savon ; mais ces deux sources ont près de cinquante ans d’écart.]

Paná paná. Migración de golondrinas en cierta época del año.

Migration d’hirondelles à une certaine époque de l’année. [DD semble là se fourvoyer complètement : il ne s’agit pas d’hirondelles, dont les migrations sont bien connues de nos climats, mais d’essaims entiers de papillons, selon la définition du BR qui suit.]

Panapaná (m). Borboleta. 2 Grande quantidade de borboletas em migração; panamá, panapanã. 3 Bando de borboletas que sugam sais minerais de terra úmida, à beira de rios. (BR)

Panapaná azul

Papillon. 2 Grande quantité de papillons en migration. 3 Essaim de papillons lorsqu’ils sont en train de sucer les minéraux de la terre humide, au bord des rivières.

Pichaí. Cabello de negro.

Les cheveux d’une personne de race noire.

Pirá Guacupá. Pez de los ríos Paraná y Uruguay, de un palmo a lo largo, de cuerpo con escamas plateadas brillantes. En la cabeza el guacupá tiene dos piedras. El jesuita Domingo de Torres descubrió en estas piedras propiedades medicinales contra el mal de piedras: «Se muelen dos piedrecillas, y su polvo mezclar con vino tinto tibio o agua algo caliente: agregar tres granos de trigo reducidos también a polvo… todo esto contra las piedras y el mal de orina.»

Poisson des Rios Parana et Uruguay, de vingt à trente centimètres de long et couvert de brillantes écailles argentées. Son crâne contient deux pierres [des bézoars], auxquelles le jésuite Domingo de Torres découvrit des vertus contre les calculs urinaires : « Moudre les deux petites pierres et mélanger leur poudre avec du vin rouge tiède ou de l’eau chaude : ajouter trois grains de blé également réduits en poudre… contre les calculs et le mal des urines. »

Pirá Cururú. Pez sapo. Pez feo parecido al sapo.

Poisson-crapaud, un poisson d’aspect rébarbatif ressemblant au crapaud.

Cururu (m). Pacamão, peixe-sapo. (Lophiosilurus alexandri) (BR)

Piranú. Mitología. Monstruo protector de los peces en Misiones, Arg. «Pez grande y negro, con ojos grandes y cabeza de caballo, que echaba a pique las canoas de los pescadores.»

Monstre protecteur des poissons, dans la région de Misiones, en Argentine. « C’est un grand poisson noire, avec de grands yeux et une tête de cheval, qui coulait par le fond les pirogues des pêcheurs. » [DD n’indique pas l’origine de cette citation.]

Póra cî. Fantasma: Madre de la belleza.

Un certain génie : la Mère de la beauté.

Quimbaya. Familia aborigen de la costa de Ecuador. Eran muy hábiles en trabajos de oro. Los ídolos de oro hechos por ellos, conocidos como el «Tesoro de los Quimbayas», se encuentran en el Museo Nacional Arqueológico de Madrid, España.

Peuple d’Indiens de la côte de l’Écuateur. Ils étaient très habiles dans le travail de l’or. Des idoles en or connues sous le nom de « trésor des Quimbayas » font partie de la collection du Musée national d’archéologie de Madrid.

Tesoro de los Quimbayas

Quimbayas (mpl). Indios que vivían encajonados entre la cordillera y el río Cauca, entre los ríos Tucurumbi y Zegues, en Colombia, donde constituían la provincia llamada de Quimbaya. Los quimbayas eran unas de las seiscientas tribus que pobablan el territorio colombiano al llegar allá los conquistadores en 1549; la región que ocupaban, corresponde actualmente al departemento de Cauca. Parece que provenían de la gran familia andina de los indígenas colombianos; fueron famosos principalmente por sus artefactos de oro. (FS)

Indiens qui vivaient entre la cordillère et le Rio Cauca, entre les Rios Tucurumbi et Zegues, en Colombie, où ils constituaient la province dite de Quimbaya. Ils étaient une des 600 tribus peuplant le territoire colombien à l’arrivée des Espagnols dans la région en 1549 ; la contrée où ils vivaient correspond à l’actuel département de Cauca. Il semble qu’ils provenaient de la grande famille andinne des Indiens de Colombie. Ils sont renommés principalement pour leur travail de l’or.

Quîvú quîvú. Hormiga que camina hacia atrás.

Fourmi qui avance à reculons.

Saperé. Mitología: Duende, hijo del fantasma Curupí.

Selon la légende, cette créature est le fils du génie Curupi.

Suiñandî. Ceibo. Arbusto de las costas de los ríos con bella flor roja. Flor nacional de la Argentina. Una hermosa leyenda expresa que la flor representa a la guaraní llamada Anahí, de voz dulce, pero fea, inmolada, salvando su raza.

Arbuste du bord des fleuves ayant une belle fleur rouge, la fleur nationale de l’Argentine. Une belle légende raconte que la fleur représente la jeune Guaranie Anahi, laide mais à la voix douce, qui se sacrifia pour sauver son peuple.

Sananduí (m). Erythrina crista-galli. Seibo, sanandu, mulungu, canivete, sapatinho-de-judeu, bico-de-papagaio (Erythrina falcata); flor-de-coral (Erythrina corallodendron). (BR)

Entre autres noms de cette fleur, ou d’autres proches et pas toujours bien distinguées dans le langage vernaculaire, en portugais du Brésil, on trouve « godasse de juif », « bec de perroquet », « fleur de corail ».

Sumé o Tumé. Santo Tomás. Sacerdote que enseñó a los guaraníes a cultivar la tierra.

Saint Thomas. Prêtre qui enseigna aux Guaranis la culture de la terre. [DD reprend à son compte la thèse – qui fait partie du folklore guarani – selon laquelle l’apôtre Thomas aurait fait de grands voyages à travers le monde, selon les uns en Inde, selon les autres, à l’instar du polymathe mexicain Carlos de Sigüenza y Gongora (mort en 1700), aux Indes, c’est-à-dire en Amérique.]

Sumé (m). Personagem mítica e lendária que teria aparecido e ensinado aos indígenas a agricultura e, por desgosto com os homens, teria desaparecido misteriosamente. (BR)

Personnage mythique et légendaire qui serait venu aux Indiens et leur aurait enseigné l’agriculture puis, par dégoût des hommes, aurait disparu mystérieusement.

Tambú. Larva comestible. [Véase Americanismos I.]

Larve comestible.

Tambu (m). Bicho de pau podre. (BR)

Larve du hanneton [dont le nom portugais est « le vermicule du bois pourri », en raison de sa vie passée sous les troncs morts des arbres tombés.]

Tananá. Insecto ortóptero del norte, que con estridencia emite su nombre, que es onomatopéyico.

Insecte orthoptère du nord qui émet son nom onomatopéique de manière stridente.

Tananá (m). Pequeno ortóptero (Thliboscelus camellifolius) da família dos tetigoniídeos, encontrado na Amazônia, de cor verde-folha, muito conhecido por emitir um som intenso e característico ao friccionar a base de uma das asas contra o lado oposto. As asas desse inseto são abauladas e formam uma câmara de ressonância, que amplia o som emitido. (BR)

Petit insecte orthoptère d’Amazonie, de couleur vert-feuille, très connu pour le son intense et caractéristique qu’il émet en frottant la base de chacune de ses ailes l’une contre l’autre. Ses ailes arquées forment une caisse de résonance qui amplifie le son émis.

Tapirichú. Gusano del mboyacá (coco).

Ver de la noix de coco.

Taú. Fantasma con la encarnación del mal.

Génie qui est l’incarnation du mal.

Tereré. Crujir de árboles en el bosque. 2 Infusión de yerba mate, fría o helada, que se bebe en el verano.

Grincement des arbres dans la forêt. 2 Infusion d’herbe maté servie glacée au printemps.

Terere (m). En el Paraguay y Bolivia, la yerba del mate puesta en maceración en agua fría, de lo cual resulta una bebida muy agradable. (FS)

Au Paraguay et en Bolivie, herbe maté que l’on fait macérer dans de l’eau fraîche et dont il résulte une boisson très désaltérante.

Tipói. Vestido simple sin mangas ni cuello, de las mujeres guaraníes, usado después de la Conquista.

Vêtement simple, sans manches ni col, des femmes guaranies, entré en usage après la Conquête.

Tipoy (m). En los países del Plata, especia de camisa larga y sin mangas, túnica desceñida, semejante al huipil, que constituye el vestido típico de las indias civilizadas y de las mujeres campesinas. (FS)

Dans les pays du Rio de la Plata, espèce de chemise ample et sans manches, tunique sans ceinture semblable au huipil, et qui est le vêtement typique des Indiennes civilisées et des femmes de la campagne.

Tipói (m) ou Tipoia (f). Vestido em forma de camisola sem manga. (BR)

Tupichuá. Demonio que trata con una persona.

Démon qui traite avec une personne.

Uatapú. Bocina y sonido que los guaraníes obtenían soplando el bucio de caracol, para atraer a los peces y cazarlos.

Conque de mollusque dont les Guaranis se servaient pour, avec le son produit en soufflant dedans, attirer les poissons lors de la pêche.

Uatapu (m). Búzio. 2 Trombeta feita de concha usada pelos indígenas.

Mollusque gastropode pourvu d’une conque. 2 L’instrument que font de cette conque les Indiens.

Yarîi. Mitología: Duende protector.

Esprit protecteur.

Yateré. Fantasma que proviene de la luna (Yacy): Yacy Yateré. [Véase Ñacanendi: Americanismos II.]

Esprit originaire de la lune. [Voir Ñacanendi, dans Americanismos II, quelques autres détails au sujet de cette croyance.]

Yayurú. Loro de pico grande.

Un perroquet au long bec [qui ne semble toutefois pas être le toucan.]

Septembre 2017

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Americanismos II & Aztequismos II

À nouveau quelques définitions tirées du Diccionario general de americanismos (Méjico D.F., 1942) de Francisco Javier Santamaría, avec leur traduction.

Comme précédemment (Aztequismos I) (Americanismos I), le placement de plusieurs définitions en commun ou à la suite immédiate, quand elles traitent de sujets identiques, est de mon fait.

AMERICANISMOS

Aguará (m). (En guar. zorro / Canis jubatus) Especie de lobo o zorro grande, propio de la América del Sur. Sigue el rastro de los grandes carniceros, el jaguar o el puma, y se alimenta de los despojos abandonados por éstos. En Bolivia le dicen borochi o lobo colorado.

Espèce de loup ou de grand renard d’Amérique du Sud. Il suit les pas des grands carnassiers, jaguar ou puma, et se nourrit des carcasses que ceux-ci abandonnent. On l’appelle en Bolivie borochi ou encore loup rouge.

Apaunarias (m. pl). Indios salvajes que residían en la región bañada por el río Tapajos, en el Brasil, y que fueron exterminados par los mundurucús, que se los comieron a todos tras de vencerlos en guerra. Mundurucús. Indios tupis que viven en el valle de Amazonas, en la orilla occidental del Tapajos, en el Estado de Mato Grosso (Brasil). Son grandes cazadores y viven del cultivo y explotación del guaraná o cupana.

Indiens sauvages qui occupaient la région baignée par le fleuve Tapajos, au Brésil. Ils furent exterminés par les indiens mundurucus, qui les mangèrent tous après les avoir vaincus à la guerre. Mundurucús. Indiens tupis vivant dans la vallée de l’Amazone, sur la rive occidentale du Tapajos, dans le Mato Grosso, au Brésil. Ce sont de grands chasseurs, qui vivent aussi de la culture et de l’exploitation du guarana, autrement appelé cupana [une plante avec laquelle ils préparent une certaine boisson tonifiante].

Aquijiras o Aquihirós (m. pl). Indios que se distinguían por su escasa estatura y vivían cerca de la provincia del Espíritu Santo, en el Brasil. Ayomanes (m. pl) Indios de la gran familia betoye de Venezuela, que habitó la región noroccidental. «En las notas de Federmann es notable la insistencia con que se asienta en todas ellas que era pigmea la estatura de los ayomanes, y hasta se fija ésta en cuatro o cinco palmos, que equivalen a 90 o 115 centímetros de talla. Esta extraña conformación impresionó grandemente a los europeos y aunque creemos un tanto exagerado lo dicho a este respecto, no cabe duda que debieron ser numerosos los individuos enanos de aquella tribu. Arcaya juzga como mera fantasía, propia de aquella época, la aseveración de Federmann, de que había entonces parcialidades enteras de esta tribu, integradas por enanos y  considera éstos como casos excepcionales. En la actualidad suele verse algunos individuos con talla de verdaderos enanos, procedentes de Parupano, Moroturo y San Miguel del antiguo territorio de la ayomanes y también los hemos visto en Arenales y El Cerrito, cerca de Quíbor, que fueron antiguamente residencia de los indios Xaguas y Gayones.» (Jahn, Los Aborígenes del Occidente de Venezuela)

Indiens, remarquables par leur petite taille, qui vivaient non loin de la province d’Espiritu Santo, au Brésil. Ayomanes. Indiens de la grande famille betoye du Venezuela, qui habitaient la région du Nord-Ouest de ce pays. « Dans les notes de Federmann [Conquistador de nationalité allemande. L’exploration du Venezuela à l’époque de la Conquête se distingue par l’implication significative, et à titre principal, d’Allemands : Federmann, Dalfinger, les Welser (los Belzares)…], on notera l’insistance qui s’y trouve sur la taille de pygmées des Ayomanes ; il est même avancé qu’ils mesurent de quatre à cinq palmes, soit 90 à 115 centimètres. Cette étrange conformation étonna grandement les Européens, et bien que nous estimions quelque peu exagérés les propos du chroniqueur à ce sujet, il ne fait aucun doute que les individus de taille naine devaient être nombreux dans cette tribu. Arcaya rejette dans le domaine de l’imagination, propre à cette époque, l’affirmation de Federmann selon laquelle il existait alors des localités entières de cette tribu peuplées de pygmées, et considère que les cas de petite taille étaient exceptionnels. De nos jours, il n’est pas inhabituel de rencontrer quelques individus ayant véritablement une taille de nains, à Parupano, Moroturo et San Miguel, sur l’ancien territoire des Ayomanes, et nous en avons également vu à Arenales et El Cerrito, près de Quibor, qui furent autrefois le lieu de résidence des indiens Xaguas et Gayones. » (Jahn)

Bucoyas o Biminis (m. pl). Habitantes de la isla Bucoya, donde decían los indios había une fuente que devolvía la juventud al que bebía de sus aguas.

Habitants de l’île Bucoya, où, selon les indiens, existait une fontaine qui rendait la jeunesse à celui qui buvait de son eau.

Bullarengue o Bullerengue (m). En Méjico y Cuba, postizo que usaban las mujeres para dar a las nalgas aparencia voluminosa. Desusado hoy. (En Murcia, es el peinado semicircular sobre la frente, abultado por el relleno. Corre también por Sevilla, con análogo sentido de abultamiento fingido.)

Au Mexique et à Cuba, postiche utilisé autrefois par les femmes pour donner à leurs fesses une apparence volumineuse. L’usage en a disparu. (En Murcie d’Espagne, c’est la coiffure semicirculaire et bombée sur le front. Le mot existe aussi à Séville, avec un sens analogue de grossissement postiche.)

Caimanoso (a). Infestado de caimanes, hablando de aguas.

Infesté de caïmans, en parlant des cours d’eau et des points d’eau.

Calapé (m). En Sur América, tortuga asada con la concha, o guisado hecho con la carne del quelonio, en su propia concha.

En Amérique du Sud, tortue rotie dans sa carapace, ou ragoût préparé avec la chair de cet animal et servi dans sa propre carapace.

Calimba (f), Calimbar, Calimbo o Carimbo (m). El hierro con que se marcan los animales, y se marcaban los esclavos, negros y amerindios. 2. Marca puesta con hierro a animales o esclavos, en este último caso por lo general en la frente, en los carrillos o en los hombros. (Aunque ha sido sugerido un origen africano, lo cierto es que hay testimonios del uso antiguo español de una de esas formas, de calimbo.)

Fer avait lequel on marque les bêtes, et avec lequel on marquait les esclaves, noirs et amérindiens. 2. Marque portée au fer rouge sur les bêtes ou les esclaves, dans le cas de ceux-ci, le plus souvent sur le front, les joues ou les épaules. (S’il a été suggéré que le mot est d’origine africaine, les documents attestent un usage ancien de l’une de ces formes, calimbo, en espagnol.)

Candileja (f). Nombre que el vulgo colombiano da a une aparición fantástica en formas de mujer que, con une candileja en la mano, persigue a los tunantes por los caminos.

(La lanterne) Nom que le vulgaire colombien donne à une apparition surnaturelle ayant l’apparence d’une femme qui, avec une lanterne (un lampion) à la main, poursuit les voyageurs sur les chemins.

Caribes (m. pl). «¿De dónde procedía esta raza caribe? ¿Debe buscarse su país de origen en Norteamérica o en el Sur de este Continente, en las Antillas o en Honduras, en la cuenca del Misisipí o en la de los ríos Atrato, Orinoco, Amazonas y Paraná? Nada concreto ha podido aún establecerse sobre tan interesante cuestión antropológica; pero, no obstante, la hipótesis basada en el típo físico y etnológico de estos indios, que ocupaban y ocupan la parte oriental de América, permite juzgarlos como los Atalantes, como se denominarían por los antiguos pelasgos a los afines de los antiguas guanches de las Canarias y de los bereberes del Norte de África, raza que en tiempos prehistóricos fue destruída por la gran catástrofe geológica que hundió la Atlántida de Platón en el seno del mar, catástrofe tan grande que en el antiguo como en el nuevo mundo se hallan vestigios de ese enorme diluvio o anegamiento universal en todas las teogonías, así como en los mitos de la India y en el poema de la Ramayana y en las mitologías egipcia y griega.» (Dr. Salas, Los Indios Caribes)

(Caraïbes) « D’où provient cette race caraïbe ? Son pays d’origine doit-il être recherché en Amérique du Nord ou dans la partie méridionale du continent, dans les Antilles ou au Honduras, dans le bassin du Mississippi ou dans ceux de l’Atrato, de l’Orénoque, de l’Amazone, du Parana ? Rien de concret n’a encore pu être établi sur cette si intéressante question anthropologique. Toutefois, les hypothèses basées sur le type physique et ethnologique de ces indiens qui occupaient et occupent encore la partie orientale de l’Amérique, permettent de les considérer comme les Atlantes, ainsi qu’étaient nommés, chez les anciens Pélasges, les proches parents des Guanches des Canaries et des Berbères d’Afrique du Nord, une race détruite aux temps préhistoriques par la grande catastrophe géologique qui engloutit l’Atlantide de Platon dans le sein de la mer, catastrophe si grande que toutes les théogonies de l’ancien comme du nouveau mondes ont gardé le souvenir de ce déluge ou inondation universelle, de même que les mythes de l’Inde et le poème du Ramayana, ainsi que les mythologies égyptienne et grecque. » (Dr. Salas)

Cesares (m. pl). Tribu que se supone vivía en el interior de Chile, en una ciudad llamada Cesares, y que se cree se originó, según unos, de los náufragos de una armada que se perdió en el estrecho de Magallanes y había sido enviada en la época de la conquista por el obispo de Placencia para descubrir los moluches, y, según otros, de la unión de los araucanos con las mujeres blancas que arrebataron a Osorno en 1599.

Tribu que l’on supposait vivre à l’intérieur du Chili, dans une cité nommée Cesares, et dont on croit qu’elle devait son origine, selon les uns, au naufrage d’une armada perdue dans le détroit de Magellan et qui avait envoyée, à l’époque de la Conquête, par l’évêque de Placencia pour découvrir les indiens Moluches (Araucans), et, selon les autres, à l’union des Araucans avec les femmes blanches qu’ils enlevèrent à Osorno en 1599.

Cíbolas, Cíbolos, Zibolos o Zivolos (m. pl). Nombre que se daba a los habitantes de una ciudad, país o reino imaginario, llamado Cíbola, que los españoles buscaron con afán hacia el norte de Méjico, sin encontrarlo nunca.

Nom que l’on donnait aux habitants d’une cité, d’un pays ou royaume imaginaire appelé Cibola, que les Espagnols cherchèrent avec acharnement dans le nord du Mexique, sans jamais le trouver.

Cingachuscas (m. pl). Indios salvajes que habitaban en el actual departamento de Loreto, en el Perú. Su nombre significa nariz cortada, porque se cree que se cortaban la nariz para hacerse más horribles.

Indiens sauvages de l’actuel département de Loreto, au Pérou. Leur nom signifie nez coupés, car on croit qu’ils se coupaient le nez pour rendre leur aspect plus horrible.

Cuñantensecuimas (f. pl). En el idioma de los topayos significa mujeres sin marido, y es el nombre que daban a las famosas amazonas, mujeres belicosas, que se cree vivían en la cuenca del Marañón.

Dans la langue des indiens Topayos, nom, signifiant femmes sans époux, que ces indiens donnaient aux fameuses Amazones, femmes guerrières dont on croit qu’elles vivaient dans la région du bassin du Marañon.

Cuyucpa (f). En el Perú, se da este nombre a un ave pequeña, parecida a un mirlo. Amante de las vicuñas, revolotea siempre cerca de ellas y pica sus pastos, posándose sin temor en las inmediaciones. Cuando ve al leopardo levanta sus alas y lanza un grito característico y prolongado mirando hacia el punto por donde viene el temible enemigo, mientras las vicuñas huyen por el otro lado. Llámase también cominca.

Au Pérou, nom d’un petit oiseau semblable au merle. Il aime la compagnie des vigognes, va et et vient sans cesse autour d’elles et se joint à leurs repas, picorant leur nourriture, se posant sans crainte à leurs côtés. Lorsqu’il aperçoit un léopard, il lève les ailes et lance un cri caractéristique et prolongé, regardant dans la direction du terrible ennemi, tandis que les vigognes s’enfuient dans la direction opposée. On l’appelle également cominca.

Chacbolay (m). (del maya chac, rojo, y bolay, tigre) Nombre vulgar con que se conoce en Yucatán el jaguar o tigre americano (Felis onza). Cuando es muy grande y de vivo color rojo o amarillo, se le dice chacmol o chacmool (mano roja).  Zacbolay (m). (del maya zac, blanco, y bolay, tigre) En Yucatán, el jaguar o tigre común americano, en su variedad de pintas negras en campo blanco.

(Du maya : tigre rouge) Nom vulgaire sous lequel est connu, au Yucatan, le jaguar ou tigre américain. Quand il est particulièrement grand et de couleur jaune ou rouge vif, on l’appelle chacmol ou chacmool (patte rouge). Zacbolay. (Maya : tigre blanc) Au Yucatan, le jaguar ou tigre commun américain dans sa variété blanche tachée de noir.

Chachapoyas o Chachapuyas (m. pl). Indios de la provincia de este nombre, en el Perú. La nación de los chachapoyas era célebre en tiempo de los Incas por el valor de sus hombres y la hermosura de sus mujeres, y se hallaba situada al Levante de Cajamarca.

Indiens de la province du même nom, au Pérou. La nation des Chachapoyas était célèbre au temps des Incas pour la bravoure de ses hommes et la beauté de ses femmes, et elle habitait à l’est de Cajamarca.

Charanagua (m). En las tierras del maguey, en Méjico, bebida fabricada con pulque agrío, miel y chile colorado, al calor del fuego manso.

Dans les terres du maguey, au Mexique, boisson de pulque aigre, miel et piment rouge chauffés à feu doux.

Chiro (m). En Ecuador, sér fantástico de los bosques, en las provincias azuayas.

En Équateur, être fantastique habitant les forêts, dans les provinces azuayas. [Une sorte de ñacanendi ? Voir ce mot infra.]

Chucao (m). (Voz araucana. Pteroptochus rubecula) Nombre que se da en Chile a un pajarillo, al que se atribuye el don de presagiar la mala o buena suerte en el viaje. Si canta a la derecha del viajero, éste puede caminar tranquilo; pero, si lo hace a la izquierda, debe temer toda clasa de desgracias.

(Mot araucan) Au Chili, nom d’un petit oiseau considéré comme augure lors des voyages par les chemins. S’il chante à la droite du voyageur, celui-ci peut cheminer tranquille, mais s’il chante à sa gauche, il doit s’attendre à toutes sortes de problèmes.

Chunchurri (m). (del aimará cchuncchu) Sepultura preincásica de las cuales existen en Pucará, Chile, donde fueron descubiertas.

(Mot aymara) Sépultures préincaïques que l’on trouve à Pucara, au Chili, où elles furent découvertes.

Eltún (m). (Voz mapuche) Cementerio de indios, en Chile; y también tumba y entierro [tesoro escondido en la tierra]. Ancuviña (f). (Del quechua anca, el cuerpo humano, y huiñan, estirarse) Nombre indígena de las sepulturas, en Chile.

(Mot mapuche) Cimetière indien, au Chili, ou encore tombe, ou trésor caché dans la terre. Ancuviña. Nom indigène des sépultures, au Chili.

Embichar (vt). En Argentina, principalmente entre gauchos, hacer brujerías utilizando para ello ciertos animales o bichos, que dicen meterle a uno en la barriga.

En Argentine, et particulièrement parmis les gauchos de la pampa, pratiquer la sorcellerie à l’aide de certains animaux ou bestioles, que le sorcier serait capable de faire entrer dans le ventre d’autrui. [Ce verbe dérive du nom bicho, bestiole.]

Embocabas (m. pl). Nombre que dieron los caribes a los españoles, porque les veían las pantorrillas peludas, como patas de papagayo.

Nom que les Caraïbes donnèrent aux Espagnols, parce qu’ils leur voyaient les joues couvertes de poils, comme des pattes de perroquet.

Equipata (f). (Voz tarah.) Nombre regional con que se conoce en el noroeste de Méjico, pm. en la Baja California y Chihuahua, la lluvia de invierno o aguanieve, característica de las altas sierras y que en tales regiones es augurio de buenos pastos para los ganados, y también de buenas cosechas.

(Mot tarahumara) Nom régional sous lequel est connue au nord-est du Mexique, principalement en Basse Californie et à Chichuahua, la pluie d’hiver, accompagnée de neige, caractéristique des sierras élevées et qui dans ces régions est un présage de bonnes pâtures et de bonnes récoltes.

Gallincones (m. pl). Indios de raza negra que vivían en California. Raídos (m. pl). Indios de raza negra que vivían en California. [Ver Americanismos I: Chillales; y Americanismos (Complément)]

Indiens de race noire qui vivaient en Californie. Raídos. Indiens de race noire qui vivaient en Californie.  [Voir Americanismos I : Chillales ; y Americanismos (Complément). Je mentionne dans Americanismos I des indiens Gallicones et Radíos, en indiquant que ces noms ne se trouvent pas dans le Santamaria. Ils y figurent, comme on le voit, sous le nom de Gallincones et Raídos.]

Ichuri (m). (Voz quichua) Nombre de ciertos sacerdotes incas, confesores de los indios.

Nom de certains prêtres incas, confesseurs de ces indiens.

Itacolumita (f). (De Itacolumi, montaña del Brasil) Roca de colores claros y bastante elástica, que suele encontrarse en los criaderos de diamantes del Brasil.

(Du nom d’une montagne du Brésil) Roche de couleurs claires, relativement élastique, fréquente sur les terrains diamantifères du Brésil.

Juríes o Huríes (m. pl). Nombre de una tribu de indios que junto con los diaguitas ocuparon parte de las actuales provincias de la Rioja, Santiago, Córdoba y Catamarca, en la Argentina. El nombre viene de suri, avestruz. F. de Oviedo explica la razón del nombre, en este pasaje : «Estos indios malhechores son muy altos de cuerpo y cenceños, que quasi muestran no tener cintura ni intensión de vientre, e segund la sequedad de sus miembros al natural parecen la muerte figurada. Son tan ligeros, que los indios comarcanos los llaman por propio nombre juries, que querie decir avestruces.»

[Con la forma Iuries] «Vees la villa de Plata, la postrera/ por el levante a la siniestra mano,/ y atravesando la alta cordillera,/ Calchaquí, Pilcomayo y Tucomano,/ los iuries, los diaguitas y ribera/ de los comechingones y el gran llano/ y frutífero término remoto,/ hasta la fortaleza de Gaboto.» (Alonso de Ercilla, La Araucana, Canto XXVII)

Nom d’une tribu d’indiens qui occupaient, avec les Diaguites, une partie des actuelles provinces de la Rioja, Cordoba et Catamarca, en Argentine. Leur nom provient de suri, qui veut dire « autruche ». Le chroniqueur F. de Oviedo donne la raison de ce nom dans le passage suivant : « Ces indiens malfaiteurs sont de très grande taille et grêles, n’ont presque pas de tour de taille, n’ont aucun ventre, et paraissent en raison de la maigreur de leurs membres la mort figurée elle-même. Ils sont si rapides à la course que les autres indiens de la contrée leur ont donné le nom de juries, qui signifie autruches. »

Llicta, Llipta, o Llucta (f). (Del quichua lliptta) Pasta alcalina, compuesto especial de cal y ceniza de quinua o quinoa, con papa, cardón, hediondilla o maíz tierno, y que en pedacitos duros toman los indios quichuas mezclada, como excitante, al bocado de coca o acullico. Usual desde el Perú hasta el norte argentino. En Bolivia constituye un artículo ordinario de comercio. Acullico, Acollico o Acuyicua (m). (Voz quichua) Mascada de hojas de coca, con llicta o sin ella, que el coquero de Sur América usa constantemente, para matar el hambre. «Se sabe que acaba prematuramente con la vida de muchos. El aliento de los adictos a este vicio es sumamente desagradable, y como por afrenta suele comparárseles a guanacos o vicuñas» (Lafone). Mambí (m). Especie de greda o sustancia jabonosa, de color ceniciento, que los indios peruanos mezclan con la coca para mascarla. Chamairo (m). (Voz quichua) Nombre vulgar peruano de una planta silvestre de las bignoniáceas, cuya corteza sirve de masticatorio común a los indígenas. 2. Este mismo masticatorio. «Los campas llevan en sus bolsillos como materia indispensable une corteza llamada chamairo, que mascan como los quechuas con la coca, acompañándola con una pasta alcalina preparada con ceniza de palmera y a la que llaman tocora y que es casi idéntica a la llicta que emplean los mascadores de coca.» (Raimondi, apud. F. L. Herrera)

(Mot quichua) Pâte alcaline, composée de chaux et de cendre de quinoa, de pomme de terre, de cactus, de gomme de hediondilla, ou encore de maïs tendre, et que les indiens Quichuas prennent en petits morceaux durs, comme excitant, mélangés à leurs bouchées de coca, pratique répandue depuis le Pérous jusqu’au nord de l’Argentine. Constitue en Bolivie un article de commerce ordinaire. Acullico. (Mot quichua) Pâte à mâcher de feuilles de coca, avec ou sans llicta, que le mâcheur de coca (coquero), en Amérique du Sud, consomme en toute occasion, pour tuer la faim. « On sait qu’elle fait mourir prématurément un grand nombre de personnes. L’haleine de ceux qui sont adonnés à ce vice est extrêmement désagréable, et c’est pourquoi on les compare, en manière d’affront, à des lamas ou à des vigognes. » (Lafone) Mambí. Sorte de pâte ou de substance savonneuse, couleur de cendre, que les indiens mélangent à la coca pour la mâcher. Chamairo. (Mot quichua) Nom d’une plante sylvestre de la famille des bignoniacées, au Pérou, dont l’écorce sert de pâte masticatoire d’usage courant chez les indigènes. 2. Cette pâte masticatoire. « Les indiens Campas portent dans leurs bourses, comme provision indispensable, une écorce appelée chamairo, qu’ils mâchent comme les Quichuas le font avec la coca, en la mêlant à une pâte alcaline préparée avec de la cendre de palmier qu’ils appellent tocora et qui est quasiment identique à la llicta qu’emploient les mâcheurs de coca. » (Raimundi, apud. F. L. Herrera)

Machín (m). (Cebus albifrons) El mono llamado también capuchino y caí, en Sur América. Se domestica fácilmente, es muy dócil y travieso, y gusta de andar encamerado en otros animales, como el perro, del cual se hace muy amigo.

Singe également appelé capucin ou caí, en Amérique du Sud. Facile à domestiquer, c’est un animal très docile et joueur qui aime la compagnie des autres animaux, comme le chien, avec lequel il devient très ami.

Mapes (m. pl). Indios de una antigua y numerosa tribu, que habitó en el occidente de Venezuela y límites orientales de Colombia, en la Sierra de Perijá y sobre los ríos Catatumbo y Santa Ana. Abundan los nictálopes o albinos entre estos indígenas. [Ver Americanismos I: Blancos: Tules]

Indiens d’une ancienne et grande tribu qui occupait les régions occidentales du Venezuela et les confins orientaux de la Colombie, dans la Sierra de Perija, au niveau des fleuves Catatumbo et Santa Ana. Les nyctalopes ou albinos sont nombreux parmi ces indigènes. [Voir Americanismos I : Blancos : Tules.]

Marimonda (m). (Ateles belzebuth) Monito de la América del Sur, muy travieso, ágil, cuya carne es comestible. Marimono (m). Variante de marimonda. 2. (Ateles paniscus) En Bolivia, una de las especies mayores de cuadrumanos del Continente, y cuya carne es apetecida.

Petit singe d’Amérique du Sud, très espiègle et agile, dont la chair est comestible. Marimono. Autre nom du marimonda. 2. En Bolivie, une des grandes familles de quadrumanes du continent, dont la chair est appréciée.

Millahuinllin (m). En Chile, entre el vulgo, piedras que se restriegan en el agua de regadío, para que se den las patatas grandes y abundantes, según superstición de Chiloé.

Au Chilli, pierres que l’on frotte dans l’eau d’irrigation afin de faire pousser en abondance de grosses pommes de terre, selon les supersticions de Chiloé.

Mintoy (m). Sepulcro, túmulo o lugar sagrado de algunos tribus aborígenes de Sur América. En los mintoyes se han encontrado los principales ídolos, amuletos y objetos diversos, con los cuales era costumbre sepultar a los individuos.

Sépulcre, tumulus ou lieu sacré de quelques tribus indigènes d’Amérique du Sud. C’est dans les mintoyes qu’ont été trouvés les principales idoles et amulettes, ainsi que d’autres objets divers avec lesquels la coutume voulait que les gens fussent enterrés.

Mitoy (m). En Venezuela, sepulcro, entre los antiguos indígenas de Mérida. Hoy sólo tiene cierto uso literario.

Au Venezuela, sépulcre des anciens indigènes de Mérida. Aujourd’hui, le mot n’a plus qu’un usage littéraire.

Ñacanendi (m). «Me parece muy cierta la relación entre el ñacanendi de los Guayaquí y el Yazy Yateré de los Guaraní, aunque entre ambos hay también algunas diferencias. La primera es que el Yazy Yateré es un sér único, mientras que los ñacanendis constituyen una clase de hombres, chicos y cubiertos de pelo. Viven en la maraña de los bosques más profundos, tienen arcos y flechas, pero carecen de hachas y machetes. Se supone que tienen una altura de 1.20 m. a 1.30 m. Caminan agachados, como si fueran viejos, a menudo corvos, torcidos. Recuerdo que en una vieja leyenda de los Tupi el Yazy Yateré aparece como un viejo torcido y rengo. (…) Esta es une versión rara. Generalmente se habla del Yazy Yateré como de un muchachito rubio y lindo. También los ñacanendi son rubios. Lo mismo que los Yazy Yateré suelen robar criaturas o matarlas. / Éstos estuvieron de acuerdo conmigo en que los ñacanendi son seres humanos, que viven en cuevas y dejan sus chicos en platos de tierra con tapas hasta que saben caminar. Tienen caras humanas, pero sus huellas recuerdan a las del oso hormiguero. Tienen voz humana, pero nadie los puede entender. Despiden mal olor. Siempre van desnudos. No usan ni cántaros ni canastos o platos de cera, ni saben prender fuego. Con sus flechas matan a los hombres, a los chanchos del monte y a los venados, pero nunca a las antas. Nadie sabe qué comen, quiza chanchos. (…) Uno de los guayaquí me aseguró que en los bosques hay una multitud de ñacanendi. Los Guayaquis tienen mucho miedo a los ñacanendi, los que suelen presentarse de noche a los campamentos: si no matan, pinchan, pellizcan y raspan.» (Dra. Wanda Hanke, Los indios Guayaquí, estudio publicado en la «Rev. Geográfica Americana», de Buenos Aires, ag. 1938, N° 59.)

« La relation entre le ñacanendi des Guayaquis et le Yazy Yateré des Guaranis me semble certaine, bien qu’il existe certaines différences entre les deux. La première est que le Yazy Yateré est un être unique, tandis que les ñacanendis constituent une classe d’hommes, petits et couverts de poils. Ils vivent dans les bosquets les plus profonds de la forêt, possèdent des arcs et des flèches mais pas de haches ni de machettes. On suppose qu’ils mesurent entre 1,20 m et 1,30 m. Ils marchent courbés comme des petits vieux. Je me souviens que le Yazy Yateré, dans une vieille légende tupi, apparaît comme un vieillard courbé et boiteux. (…) Mais c’est une version rare. En général, le Yazy Yateré est présenté comme un jeune garçon blond et beau, et les ñacanendis sont blonds eux aussi. De même que le Yazy Yateré, ils ont l’habitude d’enlever les nourrissons ou de les tuer. / Ils [Le sujet n’est pas précisé. Il semble que la citation de Santamaria soit incomplète] furent d’accord avec moi pour dire que les ñacanendis sont des êtres humains, qu’ils vivent dans des cavernes, où ils laissent leurs enfants dans des plats de terre recouverts de couvercles jusqu’à ce qu’ils sachent marcher. Ils ont un visage humain, mais leurs empreintes rappellent celles du fourmilier. Ils ont une voix humaine, mais personne ne peut les comprendre. Ils ont mauvaise odeur, et par ailleurs vont toujours nus. Ils n’utilisent ni cruches ni paniers ni plateaux de cire, et ne savent pas non plus faire de feu. Avec leurs flèches ils tuent des hommes, des porcs sauvages, des bovins, jamais de cervidés. Personne ne sait ce qu’ils mangent, peut-être des porcs sauvages. (…) Un Guayaqui m’a assuré que les ñacanendis sont très nombreux. Les Guayaquis ont très peur de ceux qui viennent parfois la nuit dans leurs villages : s’ils ne tuent pas, ils pincent et griffent. » (Dra. Wanda Hanke)

Ñachi o Ñiachi (m). En Chile, guiso de sangre cruda y todavía caliente, especialemente la del cordero, aliñada con sal y ají o chile. Según la creencia popular, es un guiso muy digestivo.

Au Chili, plat de sang cru encore chaud, notamment d’agneau, assaisonné de sel et d’ail ou de piment. Selon la croyance populaire, c’est un plat très digeste [ce qui est plausible, compte tenu du peu de transformation qu’une telle nourriture doit subir pour être assimilée.]

Ñorbito (m). (Passiflora lunata) En Costa Rica, planta llamada también sandía cimarrona, a la cual se atribuyen propiedades médicas y con la que preparan los indios térrabas una infusión afrodisica sumamente enérgica.

Au Costa Rica, plante également appelée melon sauvage, a laquelle on attribue des propriétés médicinales et que les indiens Terrabas préparent en infusion pour ses très puissantes vertus aphrodisiaques.

Ojagua. (Hijo del sol, en caribe) Nombre que dieron a los españoles de la conquista los primitivos pobladores de las costas caribes de Sur América. Usachies. Nombre que dieron los indígenas del valle de Bogotá a los primeros españoles que arribaron a aquella tierra, compuesto de las palabras usa (sol) y echia (luna), porque creían que eran hijos de ellos. Viracocha. Dios de los antiguos peruanos, en la mitología quichua, y que se consideraba hijo del sol. 2. Denominación que los aborígenes peruanos y chilenos dieron a los españoles, a la hora de la conquista y hasta algún tiempo después. Teul, Teules o Tehules. (Del azt. teotl o teutl, dios) Nombre que los indios aztecas dieron a los españoles conquistadores al conocerlos, creyéndolos dioses o hijos del sol.

«Por haber dado este pronóstico el Inca Viracocha, y por haberse cumplido con la ida de los españoles al Perú, y haberlo ganado ellos, y quitado la idolatría de los Incas, y predicado la fe católica de nuestra santa Madre Iglesia romana, dieron los indios el nombre Viracocha a los españoles, y fue la segunda razón que tuvieron para dárselo, juntándola con la primera, que fue decir que eran hijors del dios fantástico Viracocha, enviados por él (como atrás dijimos) para remedio de los Incas y castigo del tirano.» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, I, XXVIII)

(Fils du soleil, dans la langue caraïbe) Nom que donnèrent aux Espagnols de la Conquête les habitants des côtes caraïbes de l’Amérique du Sud. Usachies. Nom que donnèrent les indigènes de la vallée de Bogota aux premiers Espagnols entrant dans ces régions, composé des mots usa (soleil) et echia (lune), car ils croyaient qu’ils en étaient les fils. Viracocha. Dieu des anciens Péruviens, dans la mythologie quichua, qui était considéré comme fils du soleil. 2 Dénomination que les indiens péruviens et chiliens donnèrent aux Espagnols, à l’époque de la Conquête et encore quelque temps après. Teules. (De l’azt. dieu) Nom que les Aztèques donnèrent aux conquistadores espagnols quand ils les connurent, les croyant fils du soleil.

Peñeñg (m). (Voz araucana) En Chile, nombre que dan los leñadores de la provincia de Chiloé, al alerce, cuando dos árboles crecen unidos, siendo el uno menor que el compañero.

(Mot araucan) Au Chili, nom que donnent les bûcherons de Chiloé au mélèze, quand deux arbres croissent unis, l’un étant plus petit que l’autre.

Pichinga (m). En Chile, jefe de los danzantes en la fiesta de la Virgen de Andacollo, que guarda durante el año la imagen milagrosa. Es dignidad hereditaria en la familia y parece ser antiguo cacicazgo.

Au Chili, conducteur des danseurs de la fête de la Vierge à Andacollo, qui garde l’image miraculeuse le reste de l’année. C’est une dignité héréditaire qui paraît être la survivance d’un ancien cacicat.

Pichonque (m). (Del arauc. pinthoncún) En Chiloé, perforación u hoyo que el polluelo hace en el cascarón, para salir de él.

(Del arauc.) À Chiloé, perforation, trou que fait le poussin dans la coquille de l’œuf, pour en sortir.

Queltehue o Queltrehue (m). (Del arauc. / Vanellus chilensis, V. cayenensis) Avecilla chilena de las zancudas, que habita en los campos húmedos y se domestica en jardines por ser gran destructora de insectos y por servir de vigilante, en razón del hábito que tiene de gritar mucho en la presencia de cualquiera persona, como hace la taratana de Tabasco.

(De l’arauc.) Petit oiseau échassier du Chili, qui habite les campagnes humides et que l’on domestique, car c’est un grand destructeur d’insectes, dans les jardins, où il sert également de gardien, en raison de l’habitude qu’il a de crier beaucoup quand quelqu’un apparaît, comme le fait la taratana de Tabasco.

Quimocho (m). En Venezuela, pasta blanda, masticatorio que se obtiene cociendo el tabaco con ceniza de carbón vegetal, y que se acostumbran usar las gentes de los Andes venezolanos, donde constituye un vicio, como el del alcohol. Es el mismo chimó o chimoyo. Chimó (m). En las Antillas y región caribe, masticatorio medicinal antiespasmódico, hecho de extractos de tabaco, cáscara de plátano y otros ingredientes. Muy usado principalmente por la gente del campo.

Au Venezuela, pâte molle masticatoire qui s’obtient en cuisant du tabac avec de la cendre de charbon végétal et que l’on a coutume de mâcher dans les Andes venezueliennes, où elle constitue un vice au même titre que l’alcool. C’est la même chose que le chimo ou chimoyo. Chimo. Dans les Antilles et la région Caraïbe, pâte masticatoire médicinale, antispasmodique, faite d’extraits de tabac, de peau de banane et d’autres ingrédients, utilisée principalement par les gens de la campagne.

Quitabusí (m). En Bolivia, mosca dorada, incubadora.

En Bolivie, mouche dorée, couveuse (?) [en principe, le verbe incubar se réfère à la couvaison par les poules].

Santero (n). Persona que tiene por oficio fabricar santos de madera, o retocarlos. 2. Persona que vende estampas de santos.

Personne dont l’occupation est de fabriquer des saints de bois, ou de les remettre en état. 2. Personne qui vend des images de saints. [Le mot a également le premier de ces sens-là en Espagne, où il désigne aussi, ou bien une personne extravagante dans sa dévotion aux images des saints, ou bien la personne responsable d’un ermitage ou d’un sanctuaire, ou bien celui ou celle qui guérit par voie de magie, ou encore la personne qui mendie en s’aidant d’une image de saint.]

Seris (m. pl). Indígenas de Sonora, que habitaban la región de ese Estado que se conoce con el nombre de «territorio seri». Forman una tribu salvaje, que ha sido poco estudiada. No tienen semejanza por sus caracteres étnicos ni por sus costumbres y su idioma, con ninguna de las otras tribus americanas. Se les considera como los más salvajes del Continente, y del todo refractorios a la civilización. (…) Los seris son sumamente altos; la estatura media es 1.82 m., en los hombres, y 1.72 m., en las mujeres, de manera que pueden considerarse como los individuos más altos de la especie humana. (…) Tienen unas fuerzas estranguladoras y su ligereza es tal, que supera con mucho a la del caballo, por lo cual es para ellos cosa sencilla perseguir venados y cazarlos, sin ayuda de arma alguna, lo mismo que a las liebres. (…) No cuecen sus alimentos ; gustan mucho de coger a los animales vivos : venados, caballos, pelícanos, tortugas, etc., abrirles el vientro y el cuello, chuparles la sangre y comerles las entrañas aún palpitantes. Los despojos de los animales los conservan por varios días y los comen aun cuando la putrefacción haya comenzado. (…) Se considera que los seris han realizado un ejemplo notable de estirpicultura, porque no se mezclan con ninguna otra raza y, mediante la selección, han ido mejorando físicamente. Esta selección es en parte natural, pues el medio en que viven es muy probablemente uno de los más inhospitalarios de la tierra, impropio para la agricultura, y en donde una raza menos fuerte habría perecido ya. Pero en parte es artificial, pues los seris sacrifican a los débiles y abandonan a los ancianos.

Indiens de Sonora, qui habitaient la région de cet État connue sous le nom de « territoire seri ». Ils forment une tribu sauvage, qui a été peu étudiée. Par leurs caractères ethniques, leurs coutumes, leur langage, ils ne ressemblent à aucune autre tribu américaine. Ils sont regardés comme les hommes les plus sauvages du continent, absolument réfractaires à la civilisation. (…) Les seris sont de très haute taille ; la taille moyenne est de 1,82 m pour les hommes et 1,72 m pour les femmes, de sorte qu’ils peuvent être considérés comme les individus les plus grands de l’espèce humaine. (…) Ils sont d’une force herculéenne et si rapides à la course que leur vitesse dépasse de beaucoup celle du cheval [!], de façon que c’est pour eux chose aisée que de poursuivre et de chasser les cerfs, sans arme d’aucune sorte, ainsi que les lièvres. (…) Ils ne cuisent pas leurs aliments ; ils aiment attraper les animaux vivants, cerfs, chevaux, pelicans, tortues, etc., et leur ouvrir le ventre et le col, buvant leur sang et mangeant leurs entrailles encore palpitantes. Ils conservent les carcasses des animaux plusieurs jours et continuent d’en manger même quand elles composent à se décomposer. (…) On estime que les seris ont réalisé un exemple notable d’eugénisme (estirpicultura), parce qu’ils ne se mêlent à aucune autre race et, qu’au moyen de la sélection, ils se sont physiquement améliorés. Cette sélection est en partie naturelle, car le milieu dans lequel ils vivent est probablement l’un des plus inhospitaliers de la terre, impropre à toute culture, et où une race moins forte aurait péri il y a longtemps. Mais elle est aussi, pour partie, artificielle, car les seris sacrifient les infirmes et abandonnent les vieillards.

Setebos (m. pl). Demonios de los patagones.

Démons des Patagons.

Tabasqueña (f). En Tabasco, flor denominada en otras partes del país cacalosúchil (Plumeria acutifolia) [Ver Aztequismos I]. Fue flor de toda predilección entre la nobleza azteca, por lo cual conserva cierto carácter representativo o emblemático de la nacionalidad mejicana.

À Tabasco, fleur nommée dans d’autres parties du pays cacalosúchil [Voir Aztequismos I]. C’était la fleur de prédilection de la noblesse aztèque, raison pour laquelle elle conserve un certain caractère représentatif ou emblématique de la nationalité mexicaine.

Teyopa (m). (Voz chorotega) Nombre de los adoratorios de las razas indígenas, en Nicaragua, que le cronista Fernández de Oviedo cita en el Lib. VIII, Cap. XXX.

(Mot chorotega) Nom des temples des races indigènes, au Nicaragua, que le chroniqueur Fernandez de Oviedo évoque dans son livre.

Tirolililos (m. pl). Personajes indígenas que ejecutan danzas sagradas, entre los otomíes, en Méjico.

Personnages qui exécutent des danses sacrées, parmi les indiens Otomis du Mexique.

Toya (f). En Bolivia, ceñidor de cascabeles que los indios se ponen al rededor de las piernas, para acompañarse con su sonido al bailar sus peculiares danzas.

En Bolivie, rubans de grelots que les indiens s’attachent autour des jambes pour s’accompagner de leur musique dans leurs danses.

Tresgarantías (m). En Méjico, nombre vulgar de un trogónido, ave de bellísimos colores, del mismo género que el quetzal y que lleva en el pecho el verde, el blanco y el colorado de la bandera nacional, a lo cual debe su nombre. (Trogon mexicanus.)

(Litt. Trois-Garanties) Au Mexique, nom vulgaire d’un oiseau trogonide du même genre que le quetzal, dont la poitrine est splendidement colorée de vert, blanc et rouge, couleurs du drapeau national, auquel il doit son nom. [Les trois garanties représentées par les couleurs du drapeau étaient, au temps de l’indépendance, la religion catholique (le blanc), l’indépendance nationale (le vert) et l’union des races (le rouge).]

Tuitico. Uno de tantos ticos vulgares y hasta plebeyos que se usan en Costa Rica. Es bidimunitivo de todo, pronunciado en forma bárbara y corrupta. Tico (a). Nombre con que en Centro América, principalmente en Nicaragua y Honduras, se designa el costarriqueño o habitante de Costa Rica, por lo dado que es a formar los diminutivos con la terminación ico.

«Sudan el suampo, sudan la montaña. Poco a poco sus cuerpos de acero se van convirtiendo en coyundas, hasta caer con los huesos clavados en el bananal. Huesos de nicas. Huesos de ticos. Huesos de negros. ¡Huesos de hermanos!» (Carlos Luis Fallas, Mamita Yunai)

[«Tico», en el sentido más general de costarricense] «Los pies andariegos de aquel muchacho, masaya auténtico, lo llevaban en pos de una conquista ilusoria, tras la esperanza vaga de un bienestar apenas entrevisto en la falsa propaganda de los periódicos asalariados y en las conversaciones de los que habían viajado, ahítos de alcohol y de torpeza, por la maraña tica, donde vivieron una vida de provocación y de escándalo.» (Emilio Quintana, Bananos)

Un des nombreux ticos vulgaires et même plébéiens que l’on entend au Costa Rica. C’est le bidiminutif de todo (tout), prononcé de manière barbare et corrompue. Tico. Nom par lequel on désigne en Amérique centrale, et principalement au Nicaragua et au Honduras, les habitants du Costa Rica, en raison de l’habitude qu’ils ont de former des diminutifs avec la terminaison tico.

Tulivieja (f). En Costa Rica, arpía fantástica que, según la superstición popular, habita en los bosques y que sirve de coco para espantar a los niños, como la chula, la vieja, la moringa y el chamuco en otras partes.

Au Costa Rica, harpie fantastique qui, selon les superstitions populaires, habite les forêts, et qui sert de croque-mitaine pour effrayer les enfants, comme la chula, la vieja (la vieille), la moringa et le chamuco dans d’autres régions.

Tuturaco (m). La flor de la totora, que los indios usan como mecha para encender las velas, en las procesiones religiosas, en Coquimbo, Chile.

La fleur du roseau dit du Pérou, dont les indiens se servent comme mèche pour allumer les chandelles, lors des processions religieuses de Coquimbo, au Chili.

Ucumar (m). (Del quichua ucumari, oso) «Llamábase así a un hombre casi bestial, feo y peludo, que vivía en los montes tucumanos, hace varios años, y que ocupó la atención pública, hasta que fue preso por las autoridades. Se le atribuían raptos de muchachas. Con este nombre se asustaba a los chicos, para quienes significaba algo así como el monstruo.» (Lizonzo Borda)

(Du quichua : ours) « On appelait ainsi un homme quasi bestial, hideux et velu, qui vivait dans les montagnes de Tucuman, il y a quelques années, et qui occupa l’attention publique jusqu’à sa capture par les autorités. On lui imputait plusieurs rapts de jeunes filles. Avec ce nom on effrayait les enfants, pour qui il représentait quelque chose de semblable à l’ogre. » (Lizonzo Borda)

Uchunmán (m). (Voz map.) Entre los indios araucanos, ceremonia que consiste en verter chicha en abundancia sobre la sepultura del cadáver, al acabar el enterrario.

(Mot mapuche) Entre les indiens Araucans, cérémonie consistant à verser de grandes quantités de chicha sur la sépulture d’un défunt, après l’avoir enterré.

Ulmecas u Olmecas (m. pl). La tribu ulmeca fue de las primeras en poblar el territorio de la Mesa Central mejicana. (…) La leyenda dice que al llegar los ulmecas al valle de Puebla, lo encontraron poblado por una raza autóctona, de gigantes, a la cual algunos historiadores dan origen chichimeca, tal vez la de los quinames [Ver Aztequismos I], que era completamente salvaje y con la cual estuvieron en lucha, hasta que lograron exterminarla completamente. Era raza dada a la embriaguez, pues conocía ya la fabricación y preparación del pulque.

(Olmèques). La tribu des Olmèques fut l’une des premières à peupler le territoire du plateau central du Mexique. (…) La légende raconte qu’en arrivant dans la vallée de Puebla, les Olmèques la trouvèrent occupée par une race autochtone de géants, à laquelle certains historiens donnent une origine chichimèque, et qui est peut-être celle des Quinames [Voir Aztequismos I], complètement sauvage, avec laquelle ils entrèrent en guerre jusqu’à ce qu’ils l’aient entièrement exterminée. C’était une race adonnée aux boissons enivrantes, qui connaissait déjà la fabrication et la préparation du pulque.

Ulmén (m). En Chile, dignidad de jefe entre indios mapuches; principalidad o prestancia que dan la riqueza, los honores, etc., no sólo el poder.

Au Chili, dignité de chef entre les indiens Mapuches ; principat ou supériorité que confèrent la richesse, les honneurs, etc., et pas seulement le pouvoir.

Ura (f). (Voz guar.) En Argentina, larva como el colmoyote o moyocuil, que se desarrolla debajo de la piel de los animales y aun del hombre, produciendo comezón, intenso dolor y molestia intolerable. Tiene la forma de un gusano, de color oscuro, como de cinco centímetros. Hay la creencia popular de que se transforma en mariposa. El huevo de la larva lo pone une mosca negra, grande. 2. En el Brasil, mariposa cenicienta grande que, según la creencia popular, expele un líquido muy venenoso y mortal.

En Argentine, larve semblable à celle du colmoyote [Voir ce mot ci-dessous], qui se développe sous la peau des animaux, mais aussi de l’homme, provoquant une démangeaison et une douleur intenses et intolérables. Elle a la forme d’un ver de couleur sombre, de cinq centimètres environ. Il existe une croyance populaire selon laquelle elle se transforme en papillon. C’est une grande mouche noire qui dépose l’œuf de cette larve. 2. Au Brésil, grand papillon couleur de cendre qui, selon la croyance populaire, peut projeter un liquide très vénéneux, mortel.

Urabá, Urabaes o Urabás (m. pl). Nación de indios caribes que se establecieron en el litoral de Colombia, en el Golfo de Urabá. Sus principales poblaciones eran: Urabaibe, Caribana, Apurimandó o Río León y, más al interior, Dabaibe, tesoro famoso, especie de Dorado que atrajo la codicia de los conquistadores notablement, en territorio de la actual Antioquia.

Nation d’indiens Caraïbes qui s’établirent sur le littoral de Colombie, dans le golfe d’Uraba. Ses principales localités étaient Urabaibe, Caribana, Apurimando, Rio Léon, et, plus à l’intérieur, Dabaibe, site d’un trésor fameux, espèce d’El Dorado qui attira la convoitise des conquistadores, sur le territoire de l’actuelle Antioquia.

Uturunco o Uturuncu (m). En Argentina uno de los nombres del jaguar. [Los siguientes sentidos no se encuentran en el Santamaría: Animal fabuloso, tigre o lagarto con dos cabezas, que a veces toma forma humana. Runa-uturuncu (m). Hombre-jaguar, hombre que a las noches se convierte en león del monte y sale por los campos para saciar su hambre.]

En Argentine, un des noms du jaguar. [Les définitions suivantes ne figurent pas dans le Santamaria. Animal fabuleux, tigre ou lézard à deux têtes, pouvant parfois prendre forme humaine. Runa-uturuncu. Homme-jaguar, homme qui se transforme la nuit en jaguar rôdant dans la campagne pour assouvir sa faim.]

Vino de pechuga. En Méjico, vino o mezcal de primera calidad, que se prepara agregando carne de pechuga de gallina a la fermentación del jugo del maguey.

(Vin de poitrine). Au Mexique, mezcal de première qualité, qui se prépare en ajoutant du blanc de poulet (pechuga) à la fermentation du jus de maguey.

Xtabentún (m). (Voz maya / Turbina corymbosa) Yerba convolvulácea de matorral, cultivada como enredadera. Se dice que su semilla contiene un narcótico que emborracha y enloquece, produciendo efectos semejantes a los del peyote.

(Mot maya) Herbe de la famille des convolvulacées, cultivée comme plante grimpante. On dit que sa graine contient un narcotique hallucinogène d’effet semblable à celui du peyotl.

Yacaretas (m. pl). Nación bárbara de indios que se hallaba en los bosques situados al norte del río Marañón. Hay quien cree que el territorio que ocupan es el famoso Dorado, cerca del cual abundan leyendas y fábulas.

Nation d’indiens sauvages qui occupait les forêts au nord du Marañon. Certains croient que leur territoire est le fameux El Dorado, au sujet duquel abondent les légendes et les fables.

Yaporore, Yapururu o Yapururo (m). (Voz tupi) Flauta campestre como de un metro de largo, hecha de bambú, que usan algunas tribus indígenas de Venezuela. Es de sonido agradable. 2. Baile que entre estas tribus se hace al són de tal instrumento.

«ni el tiempo, ni la quieta existencia de la ranchería donde se refugiaron, ni el apacible fatalismo que el son de los tristes yapururos removía por instantes en su alma india habían logrado aplacar la sombría tormenta de su corazón» (Rómulo Gallegos, Doña Bárbara)

(Mot tupi) Flûte champêtre en bambou, d’environ un mètre de long, de certaines tribus indigènes du Venezuela. Le son en est agréable. 2. Danse qui se pratique, chez les mêmes tribus, au son de cet instrument.

Zuavos (los) (m. pl) En Honduras, cierto baile de salón que se usaba antiguamente.

(Les Zouaves) Au Honduras, certaine danse de salon qui se pratiquait naguère. [Peut-être un souvenir de l’intervention française au Mexique. Je n’ai pas connaissance d’une danse qui aurait porté ce nom, en France, à la manière dont il existait une danse appelée le quadrille des lanciers.]

Zulú (m). En Cuba, género negro, de tejido ordinario de algodón, usado por las mujeres para vestidos de luto.

(Zoulou) À Cuba, toile noire de coton ordinaire employée par les femmes pour confectionner des vêtements de deuil.

Zunzuncillo (m). Pájaro mosca de Cuba, que algunos creen el ave más pequeño del mundo (Calypte helenae).

Oiseau-mouche de Cuba, que certains croient être le plus petit oiseau du monde.

AZTEQUISMOS

Atocalte (m). Nombre vulgar de una araña campesina que vive en las cercanías de las aguas y cuya tela es notable porque se compone de una mezcla de hilos amarillos, negros y rojos, entrecruzados, que producen al sol bellísimos reflejos dorados.

Nom vulgaire d’une araignée des champs qui vit près de l’eau et dont la toile est remarquable parce qu’elle se compose d’un mélange de fils jaunes, noirs et rouges entrecroisés, qui produisent au soleil de splendides reflets dorés.

Citlalcuate (m) (Del azt. citlallin, estella, y coatl, culebra) Culebra verde cuyas manchas parecen estrellas.

(De l’azt. serpent-étoile) Couleuvre verte dont les taches paraissent des étoiles.

Coacoyul (m). Caracolillo de la costa occidental de Méjico del que se extraía por los indios, en la época precolonial, el bello color de púrpura que tributaban a los emperadores aztecas.

Petit escargot de la côte occidentale du Mexique dont les indiens, à l’époque précoloniale, extrayaient la belle couleur pourpre qu’ils portaient en tribut aux empereurs aztèques.

Colmoyote (m). (Dermatobia sp.) Mosquito grande que al picar deposita una larva o gusano (del mismo nombre), blando, retorcido, corto y grueso, blanco con anillos negros en los cuales cría a modo de pestañas. Se desarrolla formando un tumor, que destila por una boca estrecha abundante sangraza, producto de la deyección del animal, que se alimenta de los tejidos subcutáneos, produciendo una picazón peculiar, aguda y desesperante; alcanza hasta dos centímetros de largo por casi uno de grueso. La gente del campo extrae el colmoyote echándole ceniza o agua de tabaco y exprimiendo en seguida el abseso, para que al animal salga muerto, porque vivo no cede a la presión ni cabe en la boca del tumor. En Méjico y Centro América se le conoce también por moyocuil. Moyocuil (m). Larva de un insecto díptero, que se desarrolla debajo de la piel de algunos animales y aún del hombre. Produce la enfermedad conocida por millasis cutánea, con comezón intolerable y dolor intenso peculiar. La ardilla y el mono, entre otros animales, lo padecen ordinariamente.

Grand moustique qui, en piquant la peau, dépose une larve ou un ver (du même nom), mou, sinueux, court et gras, blanc avec des anneaux noirs où lui poussent des sortent de cils. Il se développe en formant une tumeur, qui distille par une étroite ouverture une abondante matière sanguinolente, déjections de l’animalcule, qui s’alimente des tissus sous-cutanés. Sa présence produit une démangeaison aiguë et désespérante. Il peut atteindre deux centimètres de long et quasiment un de large. Les gens de la campagne expulsent le colmoyote en lui jetant de la cendre ou du jus de tabac et en pressant ensuite l’abscès pour que l’animal en sorte mort, car vivant il ne cède pas à la pression ni ne se montre à l’ouverture de la tumeur. Il est également connu sous le nom de moyocuil. Moyocuil. Larve d’un insecte diptère, qui se développe sous la peau de certains animaux et de l’homme lui-même, provoquant la maladie connue sous le nom de myiase cutanée, associée à des irritations intolérables et une douleur intense. L’écureuil et le singe, entre autres animaux, en souffrent ordinairement.

Chilate (m). Bebida popular de las costas de Méjico y la América Central, hecha con maíz tostado, chile y cacao. Varía de formas, en los distintos países, pero lleva siempre como componente principal el chile.

«Los bebedores de chilate acababan con el guacal en que bebían como si se lo fueran a poner de máscara, para saborear así hasta el último poquito de puzunque salobre.» (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

Boisson populaire des régions côtières du Mexique et de l’Amérique centrale, faite de maïs grillé, de piment et de cacao. Sa composition varie selon les pays mais le principal ingrédient en est toujours le piment.

Chulo, Xolo o Xulo (m). (Del azt. xulo, perro indígena que los aztecas engordaban para comer) (pron. shulo) Nombre del perro mudo (Canis caribaeus), en Nicaragua. [Ver Americanismos I: Abora]

(De l’azt. xulo, chien indigène que les Aztèques engrossaient pour s’en nourrir) Nom du chien muet, au Nicaragua. [Voir Americanismos I : Abora]

Escamol (m). Huevo de una clase especial de hormigas, que comen guisado los indios en algunos puntos del interior del país, en Méjico, principalmente en el Estado de Hidalgo. Es objeto de comercio que se encuentra en los mercados, en chiquihuites o canastos. 2. El guiso preparado con el huevo de tales hormigas.

Œufs d’une certaine classe de fourmis, dont les indiens de certaines localités de l’intérieur du pays, au Mexique, principalement dans l’État d’Hidalgo, ont fait un de leurs aliments. C’est une denrée vendue en paniers sur les marchés. 2. Le plat préparé avec les œufs de ces fourmis.

Ijillo (m). (Del azt. ihiyo o ihio, aliento) En Honduras llama así la gente supersticiosa a una enfermedad que creen que contraen las plantas cuando las toca una persona que acaba de estar en contacto con un moribundo.

(De l’azt. souffle) Au Honduras, les personnes superstitieuses appellent ainsi une maladie dont ils croient atteintes les plantes que touche une personne venant d’être en contact avec un mourant.

Momostle (m). Montículos de las antiguas ruinas aztecas, en cuyo interior se hallan restos de trastes de barro, y que se supone eran altares de la antigua raza indígena. En la región del sureste de Tabasco especialmente, se llaman cuyes, o cuyos. [Ver Aztequismos I: Cu]

Monticules des anciennes ruines aztèques, à l’intérieur desquels se trouvent des restes d’objets de céramique et que l’on suppose avoir été les autels (les temples) de l’ancienne race indigène. Dans la région du sud-est de Tabasco, on les appelle des cuyes ou cuyos [Voir Aztequismos I : Cu].

Nejayote o Nejayo (m). Agua turbia amarillenta, donde se coció el maíz para las tortillas y que contiene mucha cal.

Eau trouble, jaunâtre, dans laquelle on cuit le maïs pour les tortillas et qui contient beaucoup de chaux.

Nenepile (m). Vulgarmente y poco usado, por guiso que se prepara con la lengua de ciertos animales.

Mot peu utilisé désignant un certain plat de langues d’animaux.

Palanque o Palanqui (m). (Del azt. palanqui, cosa podrida) En Tabasco y Chiapas, grano de cacao de inferior calidad o de segunda clase, manchado, que se quema, se reseca o se pudre y se ennegrece por la acción de los vientos del sur, cuando aun está en la mazorca. El de última calidad se llama cocolbox (pron. cocolbosh).

(De l’azt. chose putride) À Tabasco et dans le Chiapas, grain de cacao de qualité inférieure ou de seconde classe, taché, qui a brûlé, s’est desséché, a pourri et est devenu noir, à cause de l’action des vents du sud, tandis qu’il était encore sur l’épi. Le cacao de la dernière qualité s’appelle cocolbox.

Petacoate (m). Nudo que forman un conjunto de culebras entretejidas como petate; cosa muy común cuando están en celo.

Nœud de couleuvres entremêlées et grouillantes, un phénomène fréquent quand elles sont en chaleur.

Petanque (m). Cierta piedra mineral de Méjico, que contiene plat apura, que le hace relucir notablemente.

Certain minéral du Mexique, contenant de l’argent pur, ce qui le fait briller de manière éclatante.

Quesalcoate. Dios del aire, en la mitología nahoa, cuyo símbolo era una serpiente cubierta de plumas. La tradición le pinta como un hombre blanco, corpulento, de frente ancha, de ojos grandes, de cabellos negros y largos, de barba poblada. Sacerdote de Tula, sumo pontífice y divinidad, hizo una larga peregrinación de desterrado, y desaparació. La tradición también ha visto en esto la desapareción de los hombres blancos y barbados, predecesores de Colón en el descubrimiento o precursores de la conquista española, entre los aztecas. Escríbese comúnmente Quetzalcoatl.

(Quetzalcoatl) Dieu de l’air, dans la mythologie nahoa, symbolisé par un serpent à plumes. La tradition le dépeint comme un homme blanc, corpulent, au front large, aux grands yeux, aux cheveux longs et noirs, à la barbe fournie. Prêtre de Tula, souverain pontife et divinité, il entreprit un long voyage d’exil et disparut. La tradition, chez les Aztèques, y a vu la disparition des hommes blancs et barbus prédecesseurs de Colomb dans la découverte de l’Amérique ou précurseurs de la conquête espagnole.

Solcuate, Solcoate o Zolcuate (m). Serpiente venenosa de Méjico, del color de la codorniz y que imita al silbar el canto de esta ave.

Serpent venimeux du Mexique, de la couleur de la caille et qui imite en sifflant le chant de cet oiseau.

Tacuache (m). (Voz car., según Zayas. Parece simple variante del aztequismo tlacuache. / Solenodon paradoxus) En Cuba, pequeño carnicero, especie de tejón, blancuzo. (La ascendencia de la voz es genuinamente azteca y puede ser una prueba más de la tesis sostenida por el sabio lingüista, Prof. don Marcos E. Becerra, que en su estudio Por la ruta de la Atlántida, demostró la cognación filológica de las lenguas caribes, y del maya con el azteca, ésta como antecesora de las otras.) [Ver Aztequismos I: Atlateca; Americanismos II: Caribes]

(Mot caraïbe, selon Zayas. Cela paraît être une simple variante de l’aztequisme tlacuache.) À Cuba, petit carnassier, sorte de blaireau, de couleur blanchâtre. (L’ascendance du terme est authentiquement aztèque et cela peut être une preuve de plus de la thèse soutenue par le savant linguiste Marcos E. Becerra, qui, dans son étude Por la ruta de la Atlántida [Sur la route de l’Atlantide], a démontré la parenté des langues caraïbes et du maya avec l’aztèque, celle-ci étant l’antécédente de celles-là.) [Voir Aztequismos I : Atlateca ; Americanismos II : Caribes]

Talnete (m). En Honduras, panal de miel agria y de propiedades medicinales, que una abeja de cierta especie hace en la tierra.

Au Honduras, rayons de miel aigre et de propriétés médicinales qu’une certaine abeille produit sous la terre.

Tecuán (m). Animal fántastico en la mitología azteca, que comía gente. 2 En Honduras, nombre que popularmente se da al leopardo, porque come gente. Lo mismo en Nicaragua, donde dicen también teguan. 3. En algunas partes del interior, en Méjico, término jergal con que se designa el gendarme.

Animal fantastique, mangeur d’hommes, de la mythologie aztèque. 2. Au Honduras, nom populaire du léopard, car il mange des hommes. De même au Nicaragua, où on l’appelle aussi teguan. 3. Dans quelques régions de l’intérieur, au Mexique, terme d’argot pour désigner un gendarme.

Tlachilole (m). Ración diaria de pulque que se da a los trabajadores en el interior de la Républica, en Méjico.

Ration quotidienne de pulque que l’on donne aux travailleurs de l’intérieur de la République, au Mexique.

Tuza (f). (Geomys mexicanus, G. hispidus, Heterogeomys hispidus) Roedor de Méjico, muy conocido, especie de rata que construye habitaciones subterráneas en galerías, con las raíces que roe, por lo cual es sumamente nocivo a la agricultura, principalmente en las haciendas de cacao, en Tabasco. Se le combate por medio de trampas o con gases venenosos. En Yucatán le dicen ba (maya), y también guantuza. Tucero (n). Persona dedicada a cazar las tuzas, en las haciendas de cacao, en Tabasco. Tzub o Zub (m). Vocablo maya con el cual se designa la tuza real o agutí, en Yucatán (Dasyprocta aguti, D. mexicana).

[Encontré también la forma guatuza, si no se trata de una errata de imprenta] «Corrían los conejos, tepesquintes, guatuzas y pizotes.» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso)

Rongeur du Mexique bien connu, espèce de rat qui construit des galeries souterraines, en rongeant les racines de plantes, raison pour laquelle il est extrêmement nuisible à l’agriculture, principalement dans les plantations de cacao, à Tabasco. On le combat au moyen de pièges ou de gaz toxiques. Au Yucatan, on l’appelle ba (mot maya) ou encore guantuza. Tucero. Personne chargée de chasser les tuzas, dans les plantations de cacao, à Tabasco. Tzub ou Zub. Mot maya désignant la « tuza royale », ou agouti, au Yucatan.

Xochistle (m). Preparación regional tabasqueña de cacao molido en polvo, con azúcar, y que se colora con achiote. 2. Bebida regional tabasqueña batida en frío con la preparación anterior. Pozonque (m). Bebida vulgar, hecha de cacao molido en polvo y batido en frío, con masa de maíz, propia del sur de Méjico (Guerrero y Oajaca), semejante al chorote de Tabasco, o al pozol de allí mismo, y aun al chocolate. Chorote (m). En Tabasco, bebida preparada en frío con maíz cocido, cacao tostado y molido, pudiendo llevar además azúcar; propiamente es el pozol con cacao.

Préparation régionale, à Tabasco, de cacao moulu, avec du sucre, coloré à l’achiote [autre aztéquisme : les graines de cette plante servent entre autres à colorer les plats, à la manière du safran, selon Santamaria]. 2. La même boisson mais frappée. Pozonque. Boisson populaire de cacao moulu et pâte de maïs, frappée, propre au sud du Mexique (Guerrero et Oajaca), semblable au chorote de Tabasco, au pozol du même endroit, ou encore au chocolat à boire. Chorote. À Tabasco, boisson frappée de maïs cuit et cacao grillé et moulu, avec éventuellement du sucre ; c’est à proprement parler un pozol avec cacao.

Tabasqueña o Cacalosúchil

Tabasqueña o Cacalosúchil

Tresgarantías (Trogon mexicanus)

Tresgarantías (Trogon mexicanus)

Novembre 2013

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Le Mariachi

Afin de ne laisser inexploité aucun pan du Diccionario general de americanismos de Francisco Santamaría (Méjico D.F., 1942), je traduis ici la notice qu’on y trouve au sujet des mariachis, ces musiciens costumés des fêtes populaires du Mexique, un aspect de la culture mexicaine bien connu en Europe. Le sujet présente un intérêt direct pour le public français dans la mesure où le terme serait d’origine française ; il proviendrait de notre vocable mariage, depuis l’époque de l’empereur Maximilien de Habsbourg, soutenu par la France. Cette origine est toutefois controversée, comme on le verra ci-dessous (texte original suivi d’une traduction française). Santamaría cite l’historien et académicien mexicain José Ignacio Dávila Garibi – lequel rejette catégoriquement l’origine française du terme –, tout en laissant ouverte la possibilité d’un gallicisme, à la suite d’« auteurs sérieux ».

Mariache o Mariachi (m). Música típica popular, bulliciosa y alegre, originaria y propia de una región del Estado de Jalisco, en Méjico, muy extendida en todo el país. 2. Músico popular de Méjico que ejecuta la música anterior.

J. I. Dávila Garibi, en Invest. Lingüísticas, t. III, PP. 291-3, ha escrito: «Con este vocablo que tiene todo el aspecto de coca se designa una música típica, bulliciosa y alegre que últimamente ha conquistado muchos laureles en todo el país. Data de tiempo inmemorial y tuvo su cuna en Cocula, Zacoalco y otras poblaciones jaliscienses que en lo antiguo formaron parte de la nación coca.

«Los mariachis de Cocula son, a lo que parece, los más antiguos y los que al presente han alcanzado mayor celebridad.

«En mi concepto el vocablo mariachi es coca, muy coca, por más que algunas personas, cuya opinión soy el primero en respetar, lo consideren de origen francés.

«Yo oí referir a muchos viejos en Cocula que la intervención francesa causó tan profundo disgusto en toda la comarca que los soldados franceses eran frecuentemente hostilizados, insultados y hasta golpeados por las mujeres. Se cuenta de una señora enemiga acérrima del Imperio, que vivía frente a la Plaza de Armas en la calle de Hidalgo y se llamaba doña Josefa, quien se suicidó en la puerta de su casa al saber que los franceses habían tomado la plaza de Guadalajara. Y así por el estilo hay muchas tradiciones, una de tantas, consignada en los célebres versos del célebre coplero popular Agustín Pacheco cuyo estribillo es como sigue: Dicen que por el Naguanchi/ no puede pasar ni un güero,/ porque le arrancan el cuero/ pa la caja del mariachi.

«El Naguanchi es un punto situado entre la ciudad de Cocula y la congregación de Colimilla en donde vivían ciertas mujeres antimperialistas que se encargaban de poner como nazarenos a los franceses que pasaban por allí, propinándoles fuertes botellazos en la cara.

«Yo no creo que los coculenses hubieran aceptado un nombre francés para designar a la más típica y gustada de sus músicas. Y si así hubiera sido, cabría preguntar: ¿cómo se llamaron antes de la Intervención Francesa los mariachis?

«Por otra parte, personas de crecida edad con quienes cultivé amistad en Cocula a fines del siglo XIX y principios del XX las interrogaba con fracuencia sobre cosas del terruño y me decían que los mariachis eran antiquísimos y que siempre habían tenido el mismo nombre…»

(De la semejanza entre mariache y el vocablo francés mariage, que se pronuncia igual a aquél, ha venido la conseja, que no sabemos hasta dónde lo sea, mientras datos más precisos que los de Dávila Garibi no tengamos, pues este autor no funda su opinión en ningún argumento lingüístico. Parece también que hay una traslación de sentido en el mejicanismo, porque originariamente significó el tambor, instrumento esencial en la música de tales artistas. ¿No será que – como opinan graves autores – la palabra francesa, mal castellanizada, se aplicó a la música, por tocarse ésta en toda ceremonia matrimonial?)

*

Mariache ou Mariachi (m). Musique populaire typique, pétulante et joyeuse, originaire d’une province de l’Etat de Jalisco, au Mexique, et répandue dans tout le pays. 2. Musicien populaire du Mexique interprétant cette musique.

J. I. Dávila Garibi écrit : « Par ce vocable, qui appartient selon toute apparence à la langue coca, est désignée une musique typique, pétulante et joyeuse, qui a récemment conquis de nombreux lauriers dans tout le pays. Existant depuis des temps immémoriaux, elle est originaire de Cocula, Zacoalco et autres localités de Jalisco, qui formaient jadis le territoire de la nation coca.

« Les mariachis de Cocula sont, à ce qu’il semble, les plus anciens et ceux qui ont acquis aujourd’hui la plus grande renommée.

« Selon moi, le terme mariachi est coca, très coca, en dépit du fait que certaines personnes, que je suis le premier à respecter, le considèrent d’origine française.

« J’ai entendu de nombreux anciens, à Cocula, raconter que l’intervention française était cause, dans toute la région, d’un tel ressentiment que les soldats français étaient fréquemment harcelés, insultés et même frappés par les femmes. Il se dit qu’une certaine dame, farouchement opposée à l’Empire, qui vivait devant la Place d’Armes, dans la rue d’Hidalgo, et s’appelait Doña Josefa, se suicida devant sa maison en apprenant que les Français avaient investi la Place de Guadalajara. Et il existe dans le même genre de nombreuses traditions, comme celle rapportée dans les célèbres vers du non moins célèbre chansonnier Augustin Pacheco, qui ont pour refrain : On dit que par le Naguanchi ne peut passer aucun étranger [Littéralement, « aucun blond » (güero). J’ignore si cet usage, désignant ainsi les Français, était répandu (ce que j’incline à penser) ou s’il ne s’agit pas plutôt d’une trouvaille du poète. NdT], car ils s’y font arracher le cuir, pour servir de tambour au mariachi.

« Le Naguanchi est un endroit situé entre la ville de Cocula et la congrégation de Colimilla, où vivaient quelques femmes anti-impérialistes qui ne manquaient pas de témoigner leur mépris aux Français, quand il en passait par là, en les frappant au visage avec leurs cruches.

« Je ne crois pas que les habitants de Cocula eussent accepté un nom français pour désigner leur musique la plus typique et la plus appréciée. Et si tel était le cas, il faudrait se demander alors comment s’appelaient les mariachis avant l’intervention française.

« D’autre part, des personnes d’un âge respectable avec lesquelles j’entretenais des liens d’amitié, à Cocula, à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci, et à qui je posais souvent des questions sur cette contrée, me disaient que les mariachis étaient très anciens et qu’ils avaient toujours porté ce nom… »

(C’est de la similitude entre le mot mariache et le français mariage, qui se prononce de la même façon, qu’est née cette histoire, dont on ignore quand elle a commencé, alors que nous n’avons pas de données plus précises que celles de Dávila Garibi, lequel ne fonde son opinion sur aucun argument linguistique. Il semble également qu’il se soit produit, dans le mexicanisme, une transposition du sens, car il désignait à l’origine le tambour, instrument essentiel de la musique de ces artistes. Serait-ce, comme le pensent des auteurs sérieux, que le mot français, mal castillanisé, s’est appliqué à cette musique parce qu’elle se jouait aux fêtes de mariage ?)

*

Pour une approche poétique de ces sujets, voir mes poèmes le Mariachi (Les Pégasides, 2011, p. 169) et les Zouaves à Veracruz (La Lune chryséléphantine : À paraître).

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Un dernier document : la photographie des insignes de l’Ordre impérial de Guadalupe, sous l’empereur Maximilien, une photo que j’ai prise à la Hofburg de Vienne.

Insignes de l'Ordre impérial de Guadalupe Epoque de Maximilien de Habsbourg Hofburg, Vienne

Insignes de l’Ordre impérial de Guadalupe
Epoque de Maximilien de Habsbourg

Octobre 2013

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