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Poèmes amérindiens

El verso es el primer lenguaje de la humanidad. (Ernesto Cardenal) « Le vers est le premier langage de l’humanité. »

Parmi les traductions poétiques de ce blog, j’ai eu l’occasion de présenter des poèmes contemporains d’Amérique écrits en langue indigène (shuar et quechua), traduits par le biais de l’espagnol, dans Poésie indigène contemporaine d’Équateur (révolutionnaire) (x). Il s’agit là de littérature écrite et non de poésie traditionnelle, orale.

J’ai également traduit de la poésie orale papoue, par le biais de l’anglais, dans Poèmes de Papouasie (x) (où l’on trouve aussi des exemples de poésie anglophone contemporaine de Papouasie-Nouvelle Guinée).

C’est ici la première fois que je traduis de la poésie orale amérindienne, à partir des versions espagnoles du poète Ernesto Cardenal figurant dans son Anthologie de poésie primitive (Antología de poesía primitiva, Alianza Editorial, 1a ed. 1979, 3a ed. 2004). (Que l’on ne m’en veuille pas de traduire primitivo par « primitif », si l’ami des indigènes Ernesto Cardenal ne juge pas ce terme désobligeant envers les Indiens d’Amérique, et bien que l’usage soit désormais d’employer en français le terme « premier », depuis l’inauguration du Musée des arts premiers à Paris en 2006.)

Dans l’introduction de son anthologie, Cardenal explique que ce recueil a été le fruit du travail de longues années, au cours desquelles il a glané dans les bibliothèques la poésie qu’il pouvait trouver dans les ouvrages d’ethnologie publiés en espagnol, anglais ou allemand. Le champ de ses recherches ne s’arrêtait d’ailleurs pas à l’Amérique et aux Amérindiens, et l’anthologie comporte des exemples de poésie orale de bien d’autres parties du monde.

C’est le fait que cette anthologie ait été compilée par Ernesto Cardenal, pour moi le plus grand poète contemporain, aujourd’hui nonagénaire, qui m’a décidé, après m’être promis d’explorer le champ de la poésie orale amérindienne, à entreprendre ces traductions ; quand j’appris qu’il avait réalisé ce travail, je sus immédiatement que c’était l’œuvre dans laquelle je devais puiser mes textes. (Je rappelle aussi que je me suis déjà servi de deux anthologies poétiques de Cardenal dans cette même série de traductions, l’une sur la poésie de la Révolution cubaine (x), avec laquelle la série a commencé, l’autre sur la poésie révolutionnaire du Nicaragua (x).)

Cette poésie primitive, ou première, des Amérindiens aborde parfois des thèmes modernes. Comment en irait-il autrement dès lors que les peuples premiers perpétuent, malgré les contacts de plus en plus fréquents et profonds avec le monde moderne – et pour ceux de ces peuples qui ne se sont pas complètement éteints ou fondus dans ce même monde moderne –, leurs antiques traditions ? L’ethnologue qui recueille leur littérature orale comprend rapidement que cette littérature est toujours vivante et traite de sujets contemporains, même si elle continue en même temps de transmettre des textes de génération en génération, parfois même dans une langue originelle qui n’est plus comprise par les membres contemporains de l’ethnie, comme l’indique Ernesto Cardenal en introduction.

Dans un des poèmes que j’ai traduits, le poète évoque même le pouvoir de l’écriture qui est le sien ; il s’agirait donc là d’une poésie première écrite… Et si l’auteur n’en était pas anonyme, ce serait de la poésie indigène contemporaine plutôt que de la poésie première (une classification sans doute défectueuse à bien des égards puisque, en particulier, certains textes de poésie orale ont un auteur identifié, par exemple tel chef de clan).

Les ethnies représentées dans les traductions suivantes sont : les Apaches, les Arapahos, les Araucans ou Mapuches, les Chippewas, les Cunas, les Esquimaux, les Guahibos, les Haïdas, les Indiens de la Pampa d’Argentine, les Indiens de l’Île de Pâques, les Indiens de l’Île Tiburón au Mexique (Comca’ac), les Kiowas, les Kogis, les Kwakiutls, les Miskitos, les Nahuas, les Navajos, les Otomis, les Paez, les Païutes, les Papagos, les Pawnees, les Piaroas, les Quechuas, les Sioux, les Tlingits, les Waraos et les Yaquis.

***

Apaches (États-Unis)

Dans le sud
où sont les récifs aux coquillages blancs,
où les fruits sont mûrs,
nous nous retrouverons tous les deux.

Là-bas où sont les récifs de corail,
nous nous retrouverons tous les deux.
Où les fruits mûrs sont parfumés,
nous nous retrouverons tous les deux.

***

Arapahos (États-Unis)

Les âmes reviennent de la chasse au bison dans les prairies du ciel

Comme resplendit la lumière de la lune !
Comme resplendit la lumière de la lune !
Tandis que je chevauche cette nuit chargé de viande de bison,
tandis que je chevauche cette nuit chargé de viande de bison.

*

Mes enfants, au début j’aimai les blancs,
mes enfants, au début j’aimai les blancs,
je leur donnai des fruits,
je leur donnai des fruits.

***

Araucans (Chili)

Toute la terre est une seule âme,
nous en faisons partie.
Nos âmes ne peuvent mourir.
Changer, oui,
mais pas s’éteindre.
Nous sommes une seule âme
comme il y a un seul monde.

*

Belle comme l’argent était ma bien-aimée.
C’est pourquoi ma peine est grande.
Mon cœur souffre.
Pourquoi le soleil s’est-il levé
là où il a coutume les autres jours de se coucher ?
Et pourquoi s’est-il couché
là où il a coutume de se lever ?
Ainsi ton cœur a-t-il changé, sœur.

*

Prophétiser rend triste :
le soleil s’obscurcira deux fois.
Et après, nous serons maltraités.
Nous sommes sans défense.
Comme des arbres nous sommes enracinés dans le sol,
et le vent nous prend comme des oiseaux.
Nous sommes la proie de la terre et de l’air.
Hélas, comment le cœur ne nous douloirait-il pas !

*

Mes amies rient de moi, l’abandonnée.
Elles me demandent pourquoi je ne danse pas. Pourquoi je n’en cherche pas un autre.
Tu me manques beaucoup, frère.
À ton retour tu ne reconnaîtras pas notre enfant.
Il a déjà sept ans.
Tu as rendu mon cœur triste, voyageur cruel.

***

Chippewas (États-Unis)

Tandis que je parcours la prairie des yeux
je sens l’été dans le printemps.

*

J’ai cru que c’était un canard,
mais c’était la pagaie de mon bien-aimé sur l’eau.
Il est parti à Sault-Sainte-Marie,
mon bien-aimé est parti sous mes yeux,
jamais je ne le reverrai.
J’ai cru que c’était un canard,
mais c’était la pagaie de mon bien-aimé sur l’eau.

*

Il sera très triste
car il m’a séduite
et oubliée
dans les années
de ma jeunesse.

*

Le sucre d’érable
…est la seule chose
…que j’aime.

*

Le ciel
…m’accompagne.

***

Cunas (Panama)

Chanson de la tortue

Adieu, ma famille ! Adieu, mes amies !
Je vois au loin la barque des pêcheurs cunas.
Ils viennent me chercher et ils me mangeront.
Quelle tristesse ! mais Dieu l’a voulu ainsi.
Il m’a créée pour servir de nourriture aux Cunas.
Quelle tristesse !
Mais les enfants chanteront et sauteront de joie autour de moi
car ils vont faire bonne chère.
Que c’est bien ! Mais aussi, quelle tristesse !

*

Chant de solidarité

Distribuez le poisson de la mer,
distribuez le tarpon,
distribuez le poisson-scie,
distribuez la raie,
distribuez l’alose,
distribuez le requin,
distribuez la dorade.
On dirait que Dieu a pavé d’or le chemin des poissons.
Le flûtiste appelle la fille,
et l’avertit de bien se cramponner à l’extrémité de sa chemise.
Distribuez le mérou,
distribuez les coquillages qui adhèrent aux rochers,
distribuez la langouste,
distribuez les crabes,
distribuez les fruits de mer qui vivent sur les rochers la bouche ouverte, comme s’ils riaient,
distribuez la chair des petits coquillages de la rivière,
distribuez les coquillages plus grands,
distribuez les gambas,
distribuez le mérou du fleuve,
distribuez l’iguane qui s’immobilise au faîte de l’arbre guayacan.

***

Esquimaux

Le mont Koonak

Le grand mont Koonak là-bas au sud,
je le vois.
Le grand mont Koonak là-bas au sud,
je le contemple.
La splendeur de la lumière là-bas au sud,
je la regarde.
Derrière le Koonak s’étend
la même lumière qui couvre le Koonak du côté de la mer.
Regarde comment au sud les nues
grandissent et se transforment ;
elles se font belles les unes les autres,
tandis que le sommet est couvert du côté de la mer
de nues changeantes ;
elles se font belles les unes les autres.
L’automne arrive au son
du vif vent du nord.
Avec rudesse il abat tout de son énormité.
La mer menace de renverser mon kayak.
Las ! je tremble, tremble, car le vent et la mer
sont capables de m’envoyer par le fond,
dans la boue du fond de la mer pleine de coquillages.
Je vois peu d’accalmies,
je suis le jouet des vagues,
et je tremble, tremble, en pensant à l’heure
où les mouettes affamées picoteront mon corps.

*

Fjord au printemps

J’étais dans mon canoé
sur la mer
pagayant
doucement dans le fjord Ammassivik.
Il y avait de la glace sur l’eau
et sur l’eau un pétrel
qui bougeait sa tête de côté et d’autre,
il ne me vit point pagayer.
Tout à coup sa queue seule fut visible,
puis plus rien.
Il avait fui mais pas à cause de moi :
une grosse tête hors de l’eau
le grand phoque poilu
tête énorme aux yeux énormes, avec des moustaches,
toute luisante, dégoulinante d’eau,
et le phoque s’approcha lentement.
Pourquoi ne lançai-je pas mon harpon ?
Me fit-il pitié ?
Était-ce cette journée de printemps, et le phoque
jouant au soleil
comme moi ?

*

Je me souviens
de la venue des premiers jours de printemps
quand j’étais jeune.
J’étais si bon chasseur !
N’est-ce pas ?
Je vois en souvenir
un homme dans un canoé ;
il rame lentement en direction de la rive du lac,
remorquant de nombreux caribous harponnés.
Que je suis content
en me rappelant la chasse dans le canoé.
À terre je n’avais pas tant de succès
avec les troupeaux de caribous.
Et quand on est vieux et que l’on pense à sa jeunesse
on préfère se rappeler les choses
dans lesquelles on avait du succès.

*

L’été

Ah, la chaleur de l’été sur la terre !
Pas un souffle de vent,
pas un nuage,
et sur les monts
paissent les rennes.
Ah, les chers rennes
dans les lointains bleus !
Ah, le ravissement !
Ah, quelle joie !
Je me couche sur la terre, des larmes aux yeux.

*

Je te regarde, terre de Nunarsuit.
Les pics du sud sont enveloppés de nuages.
Les montagnes s’inclinent vers le sud,
vers Usuarsuk.
Qui voudrait vivre en un lieu si triste ?
La terre est entièrement couverte de glace
et les gens qui vivent ici ne peuvent voyager
jusque bien avancé le printemps.

*

Berceuse

C’est mon petit enfant potelé :
je le sens dans ma capuche,
et comme il pèse !
Ya, ya ! Ya, ya !

Quand je tourne la tête
mon enfant me sourit,
caché dans ma capuche,
et comme il pèse !
Ya, ya ! Ya, ya !

Qu’il est mignon quand il sourit
avec ses deux dents comme un morse !
Je suis si contente qu’il pèse tant,
au point que j’en ai la capuche pleine !

***

Guahibos (Colombie)

Un jour une voiture est venue

Un jour une voiture est venue, je ne l’ai pas vue ;
un méprisable civilisé
m’a enlevé ma fiancée,
à la ville, à la ville il l’a emmenée,
elle était belle comme une aigrette,
c’est pourquoi je pense à elle,
c’est pourquoi je la pleure,
c’est pourquoi je pense à elle,
c’est pourquoi je la pleure.

***

Haïdas (Canada)

J’ai pris la belle jeune fille pour épouse.
Elle a dû quitter le cercle de ses amitiés.
J’espère que sa famille ne viendra pas me la prendre.
Je serai bon avec elle.
Je lui donnerai des mûres, des mûres sauvages
et les racines de la terre.
Je ferai tout pour qu’elle soit contente.
C’est pour elle que j’ai composé ce poème et je le chante pour elle.

*

Ô Bon Soleil !
aie compassion de nous :
Brille, brille pour nous, ô Soleil !
collecte les nuages humides et noirs et garde-les sous le bras,
afin que la pluie ne tombe plus.
Car tes amis sont ici réunis sur la plage
prêts pour la chasse.
Aussi, regarde-nous avec amour, ô Bon Soleil !
Donne-nous la paix dans notre tribu
et la paix avec nos ennemis.
Nous déclamons encore et encore.
Écoute-nous, écoute-nous, ô Bon Soleil !

*

Chanson

Cette femme est belle
comme une fleur des montagnes ;
mais froide, froide
comme les glaciers
où elle pousse.

***

Indiens de la Pampa (Argentine)

Notre plaine

C’est là, frères, notre vaste terre,
où rien n’est à l’arrêt, où tout est en mouvement,
où le vent ne dort pas et où l’horizon marche.

C’est là, frères, notre vaste terre,
nous vivons dans des tentes. Quand le temps change,
nous changeons de tentes. Telle est notre vie.

C’est là, frères, notre terre de la pampa.
Ce n’est pas une terre étroite. Elle est très grande.
Elle offre à chacun tout ce qu’il peut désirer.

*

Chant de la terre

Ma terre, ne t’éloigne pas de moi,
ne me fais point défaut,
aussi loin que j’aille.

***

Île de Pâques

Petite, tu es malade d’amour.
Tu es un petit crabe qui vit sous le mausolée d’Acurenga,
tu es un petit poisson avec un ruban.
Descends au bord de la mer,
petit poisson, mon amie.
Là tu trouveras des algues
à manger, bonnes pour ce que tu as.

*

À une jeune femme dans sa période de réclusion pour s’éclaircir la peau

Tu es enfermée. Jeune Recluse !
Au mur pend la calebasse remplie d’ocre.
Comme tu es devenue blanche dans ta retraite, ô Recluse !
Je t’aime, Recluse.
Comme tu restes longtemps enfermée, jeune Recluse !

*

Les vers nauséabonds
te cernent, ô Tau-mahani,
femme de haut rang.

***

Île Tiburón (Mexique)

Note. Les Indiens vivant sur l’île Tiburón et la côte lui faisant face, dans l’État de Sonora en Basse-Californie, au Mexique, sont les Comca’ac, autrefois plus connus sous le nom de Seri, qui font l’objet d’une entrée dans mes Americanismos (n°2) (ici).

La maman baleine

La maman baleine est contente.
Elle nage à la surface avec rapidité.
Il n’y a pas de requins
mais elle nage et nage sur des lieues,
allant et venant à toute allure.
Puis elle plonge au fond de la mer
et quatre petites baleines naissent.

***

Kiowas (États-Unis)

Chanson de la danse de l’esprit

Le Père va descendre,
la terre va trembler,
le monde entier va ressusciter,
tendez les mains.

*

Oraison des Indiens pauvres

Parce que je suis pauvre,
parce que je suis pauvre,
je prie pour toute créature vivante,
je prie pour toute créature vivante.

*

Le vent dans la prairie

Ce vent, ce vent
fait trembler ma tente, fait trembler ma tente,
et me chante une chanson,
et me chante une chanson.

***

Kwakiutls (Canada)

Chant macabre
(avant de manger de la chair humaine)

Tu es le grand esprit, cannibale du Nord.
Tu cherches les hommes que tu veux dévorer, grand enchanteur !
Tu déchires la chair des hommes, ton désir est d’en détruire beaucoup.
Tous tremblent devant toi, qui es allé au bout du monde…

*

Ton cœur est très dur avec moi,
ton cœur est très dur avec moi, mon amour.
Tu es très cruelle avec moi,
tu es très cruelle avec moi, mon amour.
Car je suis fatigué d’attendre
que tu viennes, mon amour.
Différent désormais sera le cri par lequel je t’appellerai, mon amour.
Ah, je descendrai au monde d’en bas et de là t’appellerai, mon amour !

***

Miskitos (Nicaragua)

Ma chère et tendre, quand tu te promèneras avec tes amies
et qu’il y aura de la brume dans le delta du fleuve
et que l’odeur des pins embaumera la montagne
tu penseras à moi et diras :
mon ami, est-il vrai que tu sois parti ?
entends-moi, compagnon, ne te reverrai-je plus ?

*

Je vais loin de toi.
Ma tristesse est grande.
Je vais te chercher des perles de couleurs.
Quand je reviendrai je t’apporterai des robes
et le vent d’est soufflera avec force.

Je prononcerai ton nom avec tristesse.

*

Je pensai
que c’était un poisson
qui sautait, mais c’était
sa pagaie faisant des ronds dans l’eau.
Je pensai
que mon amour
pêchait,
mais mon amour
s’en allait. Plus jamais
je ne la reverrai. À son regard
je l’ai compris.
Je ne la reverrai plus !

*

Lettre à l’aimée

Je suis plus haut que le cocotier
car mes yeux atteignent ses palmes
et même les oiseaux que le cocotier voudrait attraper.
Je suis plus grand que le fleuve Waki
car j’entends la rumeur lointaine de la mer
ou fermant les yeux je reconstitue ses plages brillantes.
J’ai plus de poitrine que la lionne d’Alamikamba
car ma douleur écrite va plus loin que son rugissement
jusqu’aux mains de ma chérie à Bilwaskarma.

*

Femme, je suis triste à cause de toi.
Je me rappelle l’odeur de ta peau.
Je voudrais reposer ma tête dans ton giron,
mais je suis seul, allongé sous un arbre,
entendant seulement le bruit de la mer.
Les vagues grondent au large :
mais je n’entends pas ta voix.

***

Nahuas contemporains (Mexique)

Je ne sais pas si tu es parti.
Je me couche avec toi et me lève avec toi.
Dans mes rêves tu es près de moi.
Quand tremblent mes boucles d’oreilles,
je sais que c’est toi qui bouges dans mon cœur.

***

Navajos (États-Unis)

La voix qui embellit la terre !
La voix d’en haut,
la voix du tonnerre,
entre les nuages noirs,
chante et chante,
la voix qui embellit la terre.

La voix qui embellit la terre !
La voix d’en bas,
la voix du criquet,
parmi les fleurs et l’herbe,
chante et chante,
la voix qui embellit la terre.

*

Oraison

Puissé-je heureux marcher.
Heureux sous d’abondants nuages noirs marcher.
Heureux sous d’abondantes pluies marcher.
Heureux parmi la végétation luxuriante marcher.
Heureux sur un chemin de pollen marcher.
Heureux marcher.
Comme aux jours passés puissé-je aujourd’hui marcher.
Que tout soit beau devant moi.
Que tout soit beau derrière moi.
Que tout soit beau au-dessous de moi.
Que tout soit beau au-dessus de moi.
Que tout soit beau autour de moi.
Ceci se termine en beauté.
Ceci se termine en beauté.

***

Otomis (Mexique)

Hier en fleur.
Aujourd’hui fanée.

*

Petite fleur, petite fleur, je fleuris ici.
Que me cueille, que me cueille celui qui veut.
Qu’il vienne, qu’il vienne, qu’il me cueille.

***

Paez (Colombie)

À Yuma (le Río Magdalena)

Avec mes chants
étincelant et pur tu vas
vers la mer immortelle.
Laisse-moi m’immerger
dans la fraîcheur de tes eaux
pour purifier mon esprit
et rafraîchir mon corps.
Doux Yuma,
viens à mon cœur.
Ne t’en va pas vers la mer cruelle,
viens à mon cœur, car l’amour est éternel,
viens, je suis la belle princesse Furatena.

*

La chanson du ciel bleu

Éa, éa, éa…
la mer est en haut,
la mer est en haut,
et la lune aussi.
Les étoiles dansent autour.
Ah ! c’est le ciel bleu.
Éa, éa, éa, c’est le ciel bleu.

***

Païutes (États-Unis)

Longtemps, longtemps
la neige est restée sur les montagnes.

Le cerf et l’élan sont descendus,
ils ont suivi le soleil en direction du sud
pour manger les glands de mezquite et brouter les pâturages.
Les tambours du tonnerre résonnent fortement
dans les tentes des montagnes.
Longtemps, longtemps
nous avons mangé de la sauge
et la viande de cerf salée pendant l’été.
Nous sommes las de nos cabanes
et de nos habits enfumés.

Nous avons un grand désir de soleil
et d’herbe dans les montagnes.

***

Papagos (États-Unis)

Comment débuterai-je mes chants
dans la nuit bleue qui vient ?

Dans la grande nuit mon cœur sortira,
les ombres viennent à moi en chantant.
Dans la grande nuit mon cœur sortira.

*

Chanson

Je me levai tôt
dans le matin bleu ;
mon amour était déjà levé,
il vint à moi en courant depuis les portes de l’aube.

Sur le Mont Papago
la proie mourante
me regardait avec les yeux de mon amour.

***

Pawnees (États-Unis)

Même les vers :
eux aussi s’aiment.

*

Je passe la nuit à penser
à cet autre lit.

*

Fais-moi voir si c’est réel,
fais-moi voir si c’est réel,
fais-moi voir si c’est réel,
fais-moi voir si c’est réel,
cette vie que je vis.
Toi qui possèdes les cieux
fais-moi si c’est réel,
cette vie que je vis.

*

Je ne sais pas si mes chants parviennent jusqu’au ciel.
Je ne sais pas si mes chants parviennent jusqu’au ciel.

Père, vers Toi nous crions.
Père, vers Toi nous crions.
Père, vers Toi nous crions.

*

Le ciel parle

Je contemple, je contemple,
les nuages me parlent.
Je dis : « Tu es le pouvoir du monde,
je ne le comprends pas, je sais seulement ce que l’on m’a dit,
tu es le pouvoir du monde, à présent tu parles,
ce pouvoir est tien, Ciel ! »

***

Piaroas (Venezuela)

Un jour
la lune s’immobilisera dans le ciel ;
les fleurs faneront,
et dans la forêt
seules croîtront les pierres.

Alors,
après avoir écrasé la cabane
et tout le peuple piaroa
n’existera plus que la Grande Pierre Noire.

*

L’homme blanc est revenu dans la hutte.
Ses yeux
brillent dans l’ombre
comme les flammes qui cuisent le poisson.
Avec ses grandes mains
il s’empare du collier d’Euari,
des flèches de Remie,
de la robe de Chirimica,
du petit hamac de Camó.
La fillette pleure en entendant sa voix de chien.
La maman serre Camó contre elle
et dit : laisse-nous.

***

Quechuas (Pérou)

Nous boirons dans le crâne du traître,
nous ferons des colliers de ses dents,
de ses os des flûtes,
de sa peau un tambour ;
puis nous danserons.

*

Peut-être ma mère était-elle une vigogne des pampas
ou mon père un cerf des montagnes
pour que j’erre ainsi,
que je marche sans repos
par les monts et les pampas
vêtu seulement de vent,
par les vallées et les collines
vêtu de vent et de froid ?

Ou bien suis-je né dans le nid du pukupuku
pour pleurer ainsi toute la journée,
pleurer toute la nuit,
comme le petit du pukupuku
vêtu seulement de vent ?

*

Les gouttes d’eau
le matin dans les fleurs
ce sont les larmes de la lune
qui la nuit pleure.

*

Fleuve cristallin

Fleuve cristallin
des forêts de lambras,
larmes
des poissons d’or,
sanglot
des grands précipices.

Fleuve profond
des forêts de taras,
qui te perds
dans la courbe de l’abîme,
qui cries
dans le ravin où les perroquets font leurs nids.

Loin, loin,
fleuve aimé,
emporte-moi
avec ma belle amie
entre les rochers
et les nuages de pluie.

***

Sioux (États-Unis)

Grand-père,
je vais lancer ma voix,
écoute-moi !
Dans tout l’univers
je vais lancer ma voix,
écoute-moi,
grand-père !
Je veux vivre !
Ça y est, je l’ai dit.

*

Les chouettes me sifflent.
Les chouettes me sifflent.
C’est tout ce que j’entends
dans la vie.
Les loups hurlent après moi.
Les loups hurlent après moi.
C’est tout ce que j’entends
dans la vie.

*

(À l’occasion d’un message envoyé depuis Washington)

L’auguste grand-père [le Président]
a dit
ils nous disent
« Dakotas
devenez citoyens »,
a-t-il dit,
nous disent-il,
mais
cela m’est impossible :
les coutumes dakotas
je les aime
ai-je dit
c’est pourquoi
je les maintiens.

*

Une jeune fille appelle sa mère morte

Mère, reviens à la maison ; mère, reviens à la maison.
Mon petit frère marche sans cesser de pleurer,
mon petit frère marche sans cesser de pleurer.
Mère, reviens à la maison ; mère, reviens à la maison.

*

Seconde Guerre mondiale

Il y a la guerre de l’autre côté de la mer.
Et tous les Indiens vont là-bas.
Le Président l’a dit.

***

Tlingits (Alaska)

Comment seront les matins de juillet,
me demandé-je.
Mon cœur défaille en pensant
que je ne reverrai pas mon amour.

***

Waraos (Venezuela)

La British Control Co.

Dans la Firme
Il y a beaucoup d’argent,
beaucoup.

Mais à Murajana
de l’argent
il n’y en a pas.

*

Note. Le poème fait allusion aux raids des Indiens Caraïbes, aujourd’hui disparus, qui, en provenance des îles des Caraïbes auxquelles ils ont laissé leur nom, attaquaient les Indiens des côtes pour faire des prisonniers et, comme évoqué dans le poème, des victimes pour leur cannibalisme.

Les Caraïbes,
Les Caraïbes,
de la mer lointaine,
des îles,
sont venus.

Cherchant notre chair
pour s’en repaître,
ils sont venus.

Dans le coude du Motanaïna,
ils halètent de joie,
les Caraïbes,
ils sont là,
ils sont là.

*

Berceuse

Petit frère,
ne pleure pas, dors.
Le jaguar va venir
te chercher
si tu continues de pleurer ;
dors.
Le jaguar vient…
Ne pleure pas,
dors.

Marchant sur les feuilles coupées du moriche
il vient
pour te manger.
Dors.
Le jaguar vient.
Ne pleure pas, dors.
Il va te manger.
Un singe vient…

*

Le fleuve Amakuru

L’Amakuru,
je l’aime.
Le héron brun de l’Amakuru
a une toute petite langue.

Quand il marche entre les pierres,
les petites crevettes des pierres,
il les attrape avec son bec.

***

Yaquis (Mexique)

Faon de fleurs, voilà que tu viens jouer
dans cette eau de fleurs.

Là-bas au loin, dans la Terre Fleurie, dans le patio fleuri,
tu joues dans une eau de fleurs.
Tendre faon de fleurs, voilà que tu viens jouer
dans l’eau de fleurs.

Faon de fleurs,
sous la fleur du cactus tu t’arrêtes
pour frotter tes bois,
tu inclines et fais tourner tes bois pour les frotter.

Et là-bas, dans la Terre Fleurie, au-dessous de l’Aurore,
sous une autre fleur de cactus tu t’arrêtes
pour frotter tes bois ;
faon de fleurs, sous la fleur de cactus tu t’arrêtes,
tu inclines et fais tourner tes bois pour les frotter.

Où siffles-tu, gattilier ?
Là-bas tu siffle, gattilier.
Là-bas au loin, dans la Terre Fleurie, dans la forêt,
là-bas au loin, en ce lieu-là, tu siffles,
vieux gattilier.
Là-bas tu siffles, vieux gattilier.

Quand tombe la nuit, fraîche,
tu te poses sur la branche du mezquite,
oiseau noir.

Et là-bas au loin, dans la Terre Fleurie, au-dessous de l’Aurore,
là-bas au loin, en ce lieu-là,
tu te poses sur la branche du mezquite,
oiseau noir.

On dirait qu’elles viennent vers ici, les colombes de la montagne,
leurs trois petites têtes grises remuant rapidement,
jusqu’à l’eau de fleurs,
puis les trois petites têtes s’éloignent ensemble
lentement.

Et là-bas au loin, dans la Terre Fleurie, au-dessous de l’Aurore,
vont trois petites têtes grises remuant,
jusqu’à l’eau de fleurs,
puis ensemble s’éloignent lentement.

En été viennent les pluies et l’herbe pousse.
C’est l’époque où le cerf a de nouveaux bois.
Tu cours devant la tempête de poussière,
cerf enchanté, faisant grand bruit.
Le cerf
regarde une fleur.

*

Chanson

Beaucoup de belles fleurs, rouges, bleues, et jaunes.
Nous disons aux filles : « Allons nous promener parmi les fleurs. »
Le vent souffle et berce les fleurs.
Les filles sont comme elles quand elles dansent.
Les unes sont de grandes fleurs ouvertes,
les autres des fleurs petites.
Les oiseaux aiment le soleil et les étoiles.
L’odeur des fleurs est si douce.
Les filles sont encore plus douces que les fleurs.

***

Kogis (Colombie)

Note. J’ai gardé ce poème pour la fin, au lieu de suivre l’ordre alphabétique des noms ethniques comme dans l’anthologie, car il s’agit d’une relativement longue cosmogonie évoquant le concept amérindien d’aluna, que Cardenal présente dans son recueil de poèmes Hommage aux Indiens d’Amérique et que j’ai discuté dans le chapitre consacré à ce recueil dans mon mémoire sur Le Mythe des conquistadores dans la littérature latino-américaine (ici). Ce poème peut ainsi servir de matériel documentaire pour la discussion de ce concept. Les crochets [ ] dans le corps du poème sont de Cardenal.

La création

Au commencement était la mer. Tout était plongé dans l’obscurité.
Il n’y avait ni soleil, ni lune, ni hommes, ni animaux, ni plantes.
Seulement la mer de tous côtés.
La mer était la Mère.
Elle était eau et eau de toute part
et elle était fleuve, lagune, rivière et mer
et elle était partout.
Ainsi, au commencement, il n’y avait que la mer.
Elle s’appelait Gaulchovang.
La Mère n’était pas humaine, ni quelque chose que ce soit.
Elle était Aluna [pensée ou idée].
Elle était l’esprit de ce qui allait advenir
et elle était pensée et mémoire.
Ainsi, la Mère existait seulement en aluna dans le monde le plus bas,
dans les profondeurs,
seule.

Alors, tandis que la Mère existait de cette manière,
se formèrent au-dessus les terres, les mondes, jusqu’au lieu où notre monde se trouve aujourd’hui.
Il y eut neuf mondes et ils se formèrent ainsi :
d’abord était la Mère et l’eau et la nuit.
Il n’y avait jamais eu d’aube.
La Mère s’appelait Se-ne-nuláng.
Il existait aussi un Père qui s’appelait Kata Ke-ne-nuláng.
Ils eurent un enfant qu’ils appelèrent Bunkua-sé.
Mais ils n’étaient pas humains, ni quelque chose que ce soit.
Ils étaient aluna. Esprit et pensée.
Ce fut le premier monde, le premier lieu et le premier instant.

Puis se forma un autre monde au-dessus, le deuxième monde.
Alors exista un Père qui était jaguar.
Cependant il n’était pas jaguar à la manière d’un animal, mais jaguar en aluna.

Puis se forma un autre monde au-dessus, le troisième monde.
Il commença à y avoir des hommes. Mais ils n’avaient ni squelette ni force.
Ils étaient comme des vers et des lombrics.
Ils naquirent de la Mère.

Puis se forma le quatrième monde.
Sa mère s’appelait Sáyaganeye-yurmáng
et il y avait une autre Mère qui s’appelait Disi-se-yuntaná
et un Père du nom de Sai-taná.
Ce Père fut le premier à savoir comment seraient les hommes de notre monde
et le premier à savoir qu’ils auraient un corps, des jambes, des bras, une tête.

Puis il se forma encore un monde et dans ce monde se trouvait la Mère Enkuane-ne-nuláng.
Jusqu’alors il n’y avait pas de maison, c’est là que la première maison apparut,
pas une maison de planches, des joncs ou de paille, mais en aluna, en esprit seulement.
Puis vinrent à l’existence Kashindúkua, Noana-se et Nánacu.
Puis apparurent les hommes, mais il leur manquait les oreilles, les yeux et le nez.
Ils n’avaient que des pieds.
La Mère leur commanda de parler.
Ce fut la première fois que les hommes parlèrent,
mais comme ils n’avaient pas encore de langage, ils disaient seulement :
saï-saï-saï (« nuit-nuit-nuit »).
Et cela faisait cinq mondes en tout.

Puis se forma le sixième monde.
Sa Mère était Bunkuáne-ne-nuláng ; et son Père, Sai chaká.
Ils formèrent un corps entier avec bras, pieds et tête.
Puis naquirent les Seigneurs du Monde.
Au début ils furent deux : le Bunkua-se bleu et le Bunkua-se noir.
Le monde se divisa en deux parties :
le Bleu et le Noir,
et dans chaque partie il y avait neuf Bunkua-se.
Ceux de la gauche étaient tous Bleus.
Ceux de la droite étaient tous Noirs.

Puis se forma le septième monde, dont la Mère était Ahunyika.
Alors que le corps n’avait pas de sang jusque-là,
à présent le sang commença à se former.

Puis se forma le huitième monde, dont la Mère s’appelait Kenyayé.
Le Père était Ahuina-Katana.
Quand ce monde se forma, ce qui allait vivre par la suite n’était pas encore achevé.
Mais presque.
L’eau était encore de tous côtés.
Il n’y avait pas encore eu d’aube.

Puis se forma le neuvième monde.
Mais pas encore de terre.
Il n’y avait pas encore eu d’aube.

L’Amerikanistik dans les régimes fascistes : une bibliographie

Une bibliographie sur les mêmes bases méthodologiques que précédemment (voir la présentation ici), plutôt large du fait qu’elle couvre à la fois l’Amerikanistik (les études américaines) relative à l’Amérique latine et l’Altamerikanistik, c’est-à-dire l’étude des civilisations et cultures précolombiennes. J’y inclus l’étude des Indiens d’Amérique du Nord et du Groenland, et j’en écarte les traités consacrés aux seules sciences naturelles (à l’exception de la science naturelle de l’homme, à savoir l’anthropologie, y compris raciale).

Une observation sur la troisième partie « Sympathisants fascistes et collaborateurs » : elle n’inclut pas les personnalités d’Espagne, du Portugal et d’Amérique latine, car cela nécessiterait une bibliographie à part entière.

Motif en forme de svastika d’un mola (tissu) des Indiens Kuna de l’archipel de San Blas au Panama. A droite, drapeau en usage dans l’archipel de San Blas depuis l’autonomie de 1925 jusqu’à nos jours. Le svastika est un symbole utilisé par de nombreuses ethnies amérindiennes.

*

Troisième Reich allemand

BACKEBERG Curt, Zur Geschichte der Kakteen im Verlauf der Entwicklung des amerikanischen Kontinentbildes, 1942 (De l’histoire des cactus au cours de la formation continentale de l’Amérique) ; Stachlige Wildnis. 80 000 km durch die Urwelt Amerikas, 1942 (Déserts d’épines : 80 000 kilomètres à travers les mondes premiers d’Amérique)

Botaniste, une autorité mondiale en matière de cactus. L’ouvrage de 1942 est inclus dans la présente bibliographie, malgré mon choix de tenir à l’écart les traités de pures sciences naturelles, car je suppose que cet ouvrage traite aussi de géographie humaine.

BECKDORF Max, Das Flußmeer. Forscherarbeit im Regenwald, 1939 (Le fleuve-mer : travaux de recherche dans la forêt tropicale)

BÖTTGER Rudolf, Mittelchile als Wirtschaftsraum, 1939 Diss. (Le Chili central en tant qu’espace économique)

BRÜCKNER Pola, Eine Frau ging in der Urwald. Shicksal eines Amazonas-Expedition, 1939 (Une femme dans la forêt vierge : destin d’une expédition en Amazonie)

Épouse du « Kulturfilmpionier » August Brückner, mort en 1929 pendant l’expédition décrite dans le livre précité, tiré du film documentaire qu’elle avait réalisé, Urwaldsymphonie (1931) (Symphonie de la jungle), sous le nom de Pola Bauer-Adamara.

CLAASSEN Oswald, Die Ahnen des Mondes. Eine indianische Edda, 1933 (Les ancêtres de la lune : une Edda amérindienne) [sur les Mayas et l’Atlantide]

CORTI Egon Caesar, Die Tragödie eines Kaisers, 1933 (La tragédie d’un empereur [Maximilien Ier du Mexique])

Écrivain autrichien. (Le livre précité, une biographie de Maximilien de Habsbourg, a été publié à Leipzig.) Nsdap.

CREDNER Wilhelm, Probleme der Landnutzung auf den Großen Antillen, 1940 (Problèmes d’exploitation des sols dans les grandes Antilles)

Géographe (géographie économique).

DIETRICH Wolfram, Simon Bolivar und die latein-amerikanischen Unabhängigkeitskriege, 1934 (Simon Bolivar et les guerres d’indépendance latino-américaines)

DITTRICH Arnost, Die Korrelation der Maya-Chronologie, 1936 (La corrélation de la chronologie maya) ; Der Planet Venus und seine Behandlung im Dresdner Maya-Kodex, 1937 (La planète Vénus et son traitement dans le codex maya de Dresde) ; Die Finsternistafel des Dresdner Maya-Kodex, 1939 (La table des éclipses du code maya de Dresde)

Astronome tchèque. Les textes précités ont été écrits en allemand et publiés à Berlin.

ENDREß Siegfried, Blumenau: Werden und Wesen einer deutschbrasilianischen Landschaft, 1938 (Blumenau [dans l’État de Santa Catarina] : être et devenir d’une contrée germano-brésilienne)

FAUPEL Wilhelm, Ibero-America y Alemania, Berlin 1933 (L’Amérique ibérique et l’Allemagne)

Général, instructeur militaire en Argentine et au Pérou. Directeur de l’Institut ibéro-américain (Iberoamerikanisches Institut) à Berlin.

FEDERMANN Arnold, Deutsche Konquistadoren in Südamerika, 1938 (Conquistadores allemands en Amérique du Sud)

FRANK Josef Maria, Reise durch Quetzalcoatl’s Land. Über Cuba nach Mexiko, 1937 (Voyage au pays de Quetzalcoatl : De Cuba au Mexique) ; Mexiko ist anders. Eine Reise ins Land der Azteken, 1938 (Le Mexique est autre : un voyage au pays des Aztèques)

FRIEDERICI Georg, Der Charakter der Entdeckung und Eroberung Amerikas durch die Europäer, 3 vol., 1925-36 (Les caractéristiques de la découverte et de la conquête de l’Amérique par les Européens)

Ethnologue et historien.

FROHBERG Wolfgang Otto, Brasilianisch-Portugiesisch, 1938 (La langue portugaise du Brésil) ; Spanisch in Verbindung mit Amerikanisch-Spanisch, 1940 (L’espagnol en relation avec l’espagnol américain) ; Der gewandte Latein-Amerikaner, 1940 (L’américain-latin appliqué)

FUCHS Hans, Eine Insel im La Plata, 1941 (Une île sur le rio de La Plata)

Récit, par un des protagonistes, des aventures de l’équipage du Graf Spee en Argentine et Uruguay. Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

GERDTS-RUPP Elisabeth, Magische Vorstellungen und Bräuche der Araukaner im Spiegel spanischer Quellen seit der Conquista, 1937 (Représentations et coutumes des Araucans dans les sources espagnoles depuis la Conquista)

Anthropologue.

GERLING Walter, Die wirtschaftsgeographische Entwicklung der Insel Kuba, unter besonderer Berücksichtigung der Zuckerwirtschaft und des Problems Kapitalismus und Landschaft, 1935 Diss. (Le développement économique de l’île de Cuba, en particulier sous l’angle de l’économie du sucre et du problème du capitalisme et de la terre) ; Wirtschaftsentwicklung und Landschaftswandel auf den westindischen Inseln Jamaika, Haiti und Puerto Rico, 1938 (Développement économique et évolution agraire dans les îles de Jamaïque, Haïti et Porto Rico aux Antilles)

GICKLHORN Josef, Vom ärztlichen Wirken des sudetendeutschen Naturforschers Thaddäus Haenke (1761-1817) in Südamerika. Notizen zur Geschichte der Blattern-Schutzimpfung und der Tollwut-Bekämpfung, 1939 (De l’activité médicale du chercheur allemand des Sudètes T. Haenke en Amérique du Sud : notices sur l’histoire de la vaccination contre la variole et l’éradication de la rage) ; Zur geschichtlichen und kulturpolitischen Wertung des Wirkens von Thaddäus Haenke in und für Südamerika, 1941 (Sur l’évaluation historique et culturelle-politique de l’action de T. Haenke en Amérique du Sud et pour l’Amérique du Sud) ; Thaddäus Haenkes Rolle in der Geschichte des Chile-Salpeters und der Chile-Salpeterindustrie. Ein Beitrag zur Haenke-Forschung, 1940 (Le rôle de T. Haenke dans l’histoire du salpêtre et des salpêtrières industrielles du Chili) ; Haenkes Denkschrift über die freie Schiffahrt am Madera und Amazonas als erster Plan zur wirtschaftlichen Erschliessung der Montañas der Anden, 1941 (Le mémoire de Haenke relatif à la croisière sur le rio Madera et l’Amazone : premier programme de développement économique des montagnes andines) ; Im Kampf um den Amazonenstrom. Das Forscherschicksal des P. Samuel Fritz, 1943 (Combat pour le fleuve Amazone : le destin du Père Samuel Fritz en tant que scientifique) avec Renée Gicklhorn ; Deutsche Arbeit bei der bergmännischen Erschliessung der Vicekönigreiche Peru und La Plata vor Alexander von Humboldt, 1943 (L’activité allemande dans l’exploitation minière des vice-royautés du Pérou et de La Plata avant A. von Humboldt)

GIEMSA Gustav, Eine Studienreise nach Espirito Santo. Volksbiologische Untersuchung einer deutschstämmigen Bevölkerung in Mittelbrasilien als Beitrag zum Akklimatisationsproblem, 1939 (Une expédition scientifique à Espirito Santo : étude ethno-biologique d’une population d’ascendance allemande dans le Brésil central, en tant que contribution au problème de l’acclimatation) avec Ernst Nauck

Chimiste. Signataire de la profession de foi des professeurs à Adolf Hitler, en novembre 1933.

GRIX Arthur Ernst, Erlebnis Mexiko. Jagd auf Bild und Romantik, 1940 (Expérience Mexique : chasse aux images et au romantisme)

GROTE Hugo, Im Kamp und Urwald Südbrasiliens. Ein Skizzenbuch zur Siedlungs- und Deutschtumskunde, 1936 (Campements et forêt vierges du Brésil méridional : esquisse sur les questions de colonisation et germanité)

GUSINDE Martin, Die Feuerland-Indianer, 3 vol., 1931, 1937 et 1939 (Les Indiens de la Terre de Feu) ; Der Peyote-Kult, 1939 (Le culte du peyote)

Prêtre catholique et ethnologue.

HAECKEL Josef, Das Männerhaus im nördlichen Kalifornien, 1940 (La maison commune en Californie du nord)

HAGEN Hermann, Nord- und Mittelamerika – Die Arktis in Natur, Kultur und Wirtschaft, 1933 (Amérique du nord et Amérique centrale – Nature, culture et économie de l’Arctique) avec Bruno Dietrich, Franz Termer et Ernst Sorge

Géographe. Directeur de l’Institut ibéro-américain à Berlin après la Seconde Guerre mondiale.

HAHN-HISSINK Karin, Die Maske als Fassadenschmuck altyukatekischer Steinbauwerke, 1933 (Les masques en tant qu’ornements des façades des monuments en pierre de l’ancien Yucatan) ; Masken als Fassadenschmuck. Untersucht an alten Bauten der Halbinsel Yukatan, 1934 (Masques en tant qu’ornements de façade : étude des anciens monuments de la presqu’île du Yucatan) ; Die allgemeine Amerikaabteilung des Völkermuseums, Francfort a.M. 1939 (Le département d’études américaines du Musée d’ethnologie de Francfort)

Ethnologue.

HANSTEIN Otfried v., Kaiser Maximilian von Mexiko. Des Habsburgers Glück und Ende, 1935 (L’empereur Maximilien du Mexique : Ascension et déclin d’un Habsbourg)

Écrivain. Nommé membre d’honneur de l’académie des sciences de Coïmbra, au Portugal, en 1927 et correspondant de l’Université de Bahia, au Brésil, en 1933.

HEICHEN Walter, Cortez, der Eroberer, 1941 (Cortez le conquérant)

HELFRITZ Hans, Mexiko früher und heute, 1939 (Le Mexique hier et aujourd’hui) ; Im Quellgebiet des Amazonas, 1942 (Aux sources de l’Amazone)

Explorateur, musicologue et compositeur.

HELL Heinz, Starker als die Wildnis. Deutsche Siedler in Südamerika, 1938 (Plus forts que les espaces sauvages : les colons allemands en Amérique du Sud)

HOFFMANN-HARNISCH Wolfgang, Brasilien. Bildnis eines tropischen Großreiches, 1938 (Brésil : images d’un empire tropical) ; Wunderland Brasilien. Eine Fahrt mit Auto, Bahn und Flugzeug, 1938 (Merveilleux Brésil : un voyage en auto et en avion)

HOPP Werner, Zum Vater der Ströme. 30 Jahre am Amazonas und den Kordillerenstaaten, 1944 (Jusqu’au père des fleuves : trente ans en Amazonie et dans les États de la Cordillière)

HUNSCHE Karl-Heinrich, Der brasilianische Integralismus: Geschichte und Wesen der faschistischen Bewegung Brasiliens, 1938 (L’intégralisme brésilien : histoire et caractéristiques du mouvement fasciste du Brésil)

JACOB Ernst Gerhard, Das portugiesiche Kolonialreich, 1940 (L’empire colonial portugais)

JUNGE Max, Durch Urwald und Pampa. Fahrten und Abenteuer in Patagonien, 1937 (À travers forêts vierges et pampas : voyages et aventures en Patagonie) ; Papagaien und Eisberge. Meine Erlebnisse in den patagonischen Kordilleren, 1938 (Perroquets et icebergs : choses vécues dans les cordillières de Patagonie)

KAHLE Maria, Deutsche Heimat in Brasilien, 1937 (Foyer allemand au Brésil) ; Umweg über Brasilien, 1941 (Un détour par le Brésil) ; Die Schule im Urwald, 1942 (L’école dans la jungle)

Femme de lettres. Nsdap.

KEIPER Wilhelm, Das Deutschtum in Argentinien während des Weltkrieges 1914-1918, 1942 (Les Allemands d’Argentine pendant la Première Guerre mondiale)

KIENZL Florian, Bolivar. Ruhm und Freiheit Südamerikas, 1935 (Bolivar : gloire et liberté de l’Amérique du Sud) ; San Martin. Argentiniens großer Befreier und Staatengründer in Südamerika, 1937 (San Martin : le grand libérateur et homme d’État de l’Argentine) ; Kaiser von Brasilien. Herrschaft und Sturz Pedros I. und Pedros II, 1942 (Empereurs du Brésil : règne et chute de Pierre Ier et Pierre II)

KIß Edmund, Das Sonnentor von Tihuanaku und Hörbigers Welteislehre, 1937 (La porte du soleil de Tiwanaku et la glaciologie cosmique d’Hörbiger)

Écrivain, membre de l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe chargé, dans le cadre de cette dernière, de plusieurs expéditions archéologiques. [Pour plus d’informations, voir Sci Fi in the Third Reich ici]

KONETZKE Richard, Der spanische Weltreich. Grundlagen und Entstehung, 1943 (L’empire mondial de l’Espagne : fondements et naissance)

KÖNIGK Georg, Die Politik Brasiliens während des Weltkrieges und die Stellung des brasilianischen Deutschtums, 1935 (La politique du Brésil pendant la Première Guerre mondiale et la position des Allemands du Brésil)

KRICKEBERG Walter, Versunkene Kulturen, lebendige Völker. Inka, Maya und Azteken. Ein Farbbildwerk, 1943 (Cultures perdues, peuples vivants : Incas, Mayas et Aztèques) avec les photographies en couleur de Kurt Peter Karfeld

Américaniste. Directeur du Musée ethnologique de Berlin de 1939 à 1954.

KRIEG Hans, Yaguareté. Tierbilder aus Südamerika, 1933 (Images animalières d’Amérique du Sud) ; Chaco-Indianer. Ein Bilderatlas. Wissenschaftliche Ergebnisse der Deutschen Gran Chaco-Expedition, 1934 (Indiens du Chaco, un atlas en images. Résultats scientifiques de l’expédition allemande au Grand Chaco) ; Menschen, die ich in der Wildnis traf – Südamerika, 1935 (Les hommes que j’ai rencontrés dans les déserts d’Amérique du Sud)

KÜBLER Fritz, Deutsche in Bolivien, 1936 (Allemands en Bolivie)

KÜHN Franz, Bilder vom argentinischen Wirtschaftsleben in seinen regionalen Eigenarten, 1940 (Images de la vie économique argentine dans ses caractéristiques régionales) ; Das neue Argentinien. Eine wirtschaftsgeographische Analyse mit Betriebs- und Verbrauchskunde, 1941 (La nouvelle Argentine : une analyse géo-économique du point de vue de la science managériale et de la science du consommateur) ; Die La Plata-Staaten. Argentinien. Paraguay. Uruguay, 1943 (Les États de La Plata : Argentine, Paraguay, Uruguay)

KÜSEL Ernst-Günther, Die Kaffeehandelsorganisation in Zentralamerika und Kolumbien, 1939 (L’organisation du commerce du café en Amérique centrale et Colombie)

LANGENN Vendla v., Weiße Frau am Lagerfeuer. Erlebnisse und Geschichten aus Nordamerika, 1938 (Une femme blanche autour du feu de camp : expériences et histoires d’Amérique du Nord)

Femme de lettres. A vécu plusieurs années parmi les Indiens Hopi d’Arizona.

LEHMANN Walter, Aus den Pyramidenstädten in Alt-Mexiko, 1933 (Depuis les cités aux pyramides de l’ancien Mexique) ; Die Geschichte der Königreich von Colhuacan und Mexiko, 1938 (Histoire des royaumes de Culhuacan et Mexico)

Américaniste.

LUDENDORFF Hans, Über die Seiten 51 und 52 des Dresdener Kodex und über einige astronomische Inschriften der Maya, 1933 (Des pages 51 et 52 du codex de Dresde et de quelques inscriptions astronomiques des Mayas) ; Die astronomischen Inschriften am Yaxchilan, 1933 (Les inscriptions astronomiques de Yaxchilan) ; Weitere astronomische Inschriften der Maya, 1934 (D’autres inscriptions astronomiques des Mayas) ; Die astronomische Inschrift aus dem Tempel des Kreuzes in Palenque, 1935 (L’inscription astronomique du temple de la croix à Palenque) ; Zur astronomischen Deutung der Maya-Inschriften, 1936 (De l’interprétation astronomique des inscriptions mayas) ; Zur Deutung des Dresdener Maya-Codex, 1937 (De l’interprétation du code maya de Dresde) ; Astronomische Inschriften in Palenque, 1938 (Inscriptions astronomiques de Palenque) ; Astronomische Inschriften in Piedras Negras und Naranjo, 1940 (Inscriptions astronomiques de Piedras Negras et Naranjo) ; Die astronomischen Inschriften in Quiriguá, 1943 (Les inscriptions astronomiques de Quiriga)

Astronome. Frère du général Erich Ludendorff.

MAESER Rudolf, Zwischen See und Vulkan. Leben und Arbeit chiledeutscher Bauern, 1939 (Entre mer et volcan : vie et travaux des paysans allemands du Chili)

MAUNZ Theodor, Das Reich der spanischen Großmachtzeit, 1944 (L’empire du temps de la grandeur espagnole)

Juriste, historien et philosophe du droit. Nsdap, SA.

MERKATZ Hans-Joachim v., Mexiko. Britisch-Westindien. Kolumbien. Venezuela. Ekuador. Peru. Bolivien. Chile, articles relatifs à ces pays dans le Jahrbuch der Weltpolitik 1944 édité par Franz Six

MÜLLER Alfred, Die venezolanischen Llanos. Eine landschaftskundliche Studie. Gleichzeitig ein Beitrag zur Landeskunde von Venezuela, 1934 Diss. (Les Llanos du Venezuela : une étude géographique et en même temps une contribution à l’étude de la civilisation du Venezuela)

NEUMANN Sigfrid, Quer durch. Vom Hochland Boliviens zum Amazonas. Als Alpinist durch den Kontinent von Südamerika, 1934 (Traversée : des hauts plateaux de Bolivie jusqu’à l’Amazone, un alpiniste en Amérique du Sud)

NEUNTEUFEL Adolf, Yasi-Yateré. Acht Jahre Tierfang und Jagd im Urwald von Paraguay, 1941 (Huit ans de chasse dans les forêts du Paraguay)

NIEDERMAYER Franz, Ibero-Amerika. Räumliche Grundlagen und geschichtlicher Werdegang, Gegenwartslage und Zukunftsfragen, 1941 (L’Amérique ibérique : géographie, passé, présent et avenir)

PAUL Otto Ernst, Südamerika. Rohstoffkammer und Absatzkontinent, 1937 (L’Amérique du Sud : réserve de matières premières et débouché commercial)

PAWLIKOWSKI-CHOLEWA Alfred v., Heeresgeschichte des Völker Afrikas und Amerikas, 1943 [Das Reich der Inka, Die Chibcha, Brasilien, Indianer Nordamerikas] (Histoire des armées des peuples d’Afrique et d’Amérique)

PENCK Walther, Puna de Atacama. Bergfahrten und Jagden in der Cordillere von Südamerika, 1933 (La puna d’Atacama : exploration et chasse dans les cordillières d’Amérique du Sud) posthume

Géologue.

PFEIFER Gottfried, Die Vereinigten Staaten und Mexiko. Ein historischer Überblick, 1943 (Les États-Unis et le Mexique : un aperçu historique)

Géographe.

PFERDEKAMP Walter, Deutsche im frühen Mexiko, 1938 (Les Allemands dans le passé du Mexique) ; Mexiko, 1940 ; Die Seeleute am Yaquifluß, 1942 (Peuples de navigateurs sur le Rio Yaqui)

Secrétaire général de la société germano-mexicaine. Nsdap.

QUELLE Otto, Wilhelm von Humboldt und seine Beziehungen zur spanischen Kulturwelt, 1935 (W. von Humboldt et ses liens avec le monde culturel hispanique) ; Geschichte Amerikas außer Kanada Bd. 2. Geschichte von Iberoamerika, 1942 (Histoire des Amériques, sans le Canada. Histoire de l’Amérique ibérique) ; Uruguay. Argentinien, articles relatifs à ces pays dans le Jahrbuch der Weltpolitik 1944 édité par Franz Six

RANGNOW Rudolf, Tropenpracht und Urwaldnacht. Auf Tierfang am Amazonas, 1938 (Splendeur tropicale et nuits de forêt vierge : à la recherche d’animaux en Amazonie)

RECKEN Wilhelm, Silberstädte im Tropenwald. Aus der Kulturwelt der Maya, 1933 (Cités d’argent dans la forêt tropicale : le monde culturel des Mayas)

REISER Hans, Indios, 1941

Écrivain.

RITTER Hugo, Kampf um Öl in Mexiko, 1942 (Combat pour le pétrole au Mexique) [Les jeux d’influence au Mexique entre les blocs internationaux pour le pétrole]

RITTLINGER Herbert, Ich kam die reißenden Flüsse herab… Ganz allein zum Amazonas, 1938 (J’ai descendu les rapides… Seul jusqu’à l’Amazone)

Un pionnier du canoë-camping. Écrivain et photographe.

RÖSCH Adrian, Allerlei aus der Alta Verapaz. Bilder aus dem deutschen Leben in Guatemala 1868-1930, 1934 (Diverses choses sur l’Alta Verapaz : images de la vie allemande au Guatemala de 1868 à 1930)

ROSS Colin, Der Balkan Amerikas. Mit Kind und Kegel durch Mexiko zum Panamakanal, Leipzig 1937 (Les Balkans d’Amérique : avec toute la smala à travers le Mexique jusqu’au canal de Panama) ; Die „Westliche Hemisphäre“ als Programm und Phantom des amerikanischen Imperialismus, 1941 (L’« hémisphère occidental » comme programme et fantôme de l’impérialisme américain)

Écrivain autrichien. Nsdap.

SAMHABER Ernst, Südamerika. Gesicht, Geist, Geschichte, 1939 (Amérique du Sud : physionomie, culture, histoire) ; Spanisch-Südamerika, 1941 (L’Amérique du Sud hispanique)

SAPPER Karl, Geographie und Geschichte der indianischen Landwirtschaft, 1936 (Géographie et histoire de l’agriculture amérindienne) ; Die Verapaz im 16. und 17. Jahrhundert. Ein Beitrag zur historischen Geographie und Ethnographie des nordöstlichen Guatemala, 1936 (La Verapaz aux 16e et 17e siècles : contribution à la géographie et à l’ethnographie historiques du nord-ouest du Guatemala) ; Mittelamerika, 1937 (Amérique centrale)

Ethnologue et linguiste.

SCHECKER Friede, Glückliche Savannen. Kolumbianische Reisen, 1942 (Savannes heureuses : voyages colombiens)

SCHILLING Elisabeth, Die „schwimmenden Gärten“ von Xochimilco. Eine einzigartige Form indianischer Landgewinnung und Bodenbebauung im Becken von Mexiko, 1938 (Les jardins flottants de Xochimilco : une forme spécifique amérindienne d’extension et du travail des sols dans le bassin de Mexico)

SCHMIDT Wilhelm, Ethnologia sul-americana : circulos culturaes e estratos culturaes na America do Sul, São Paulo & Leipzig, 1942 (Ethnologie sud-américaine : cercles culturels et strates culturelles en Amérique du Sud)

Père catholique et ethnologue réputé. Fondateur de l’Institut de recherche Anthropos à Mödling en Autriche.

SCHMIEDER Oskar, Länderkunde Mittelamerikas, Westindien, Mexico und Zentralamerika, 1934 (Civilisations d’Amérique centrale, des Antilles et du Mexique) ; Deutsche Ackerbausiedlungen im südamerikanischen Grasland, Pampa und Gran Chaco, 1938 (Colonisation agraire allemande dans les herbages, pampas et le Grand Chaco d’Amérique du Sud)

Géographe.

SCHNEIDER Alfred, Die Nationalindustrien Südamerikas. Entwicklung, Stand und importwirtschaftliche Bedeutung, 1935 (Les industries nationales d’Amérique du Sud : développement, situation et importance pour l’importation)

SCHÖNEMANN Friedrich, Die aggressive Wirtschaftspolitik der Vereinigten Staaten in Südamerika und die Stellung Deutschlands, 1939 (La politique économique agressive des États-Unis en Amérique du Sud et la position de l’Allemagne)

Américaniste (surtout Amérique du Nord). Nsdap.

SCHULZ-KAMPFHENKEL Otto, Rätsel der Urwaldhölle. Vorstoß in unerforschte Urwälder des Amazonenstromes, 1938 (Énigmes de l’enfer vert : expédition dans les forêts inexplorées le long du fleuve Amazone)

Géographe. Dirigea l’expédition allemande en Amazonie pour le KWI (Kaiser-Wilhelm-Institut) für Biologie, 1935-37, dont le livre précité offre le récit. Un film documentaire a également été tiré de l’expédition : Rätsel der Urwaldhölle, 1938. SS.

SCHULTZE-JENA Leonhard, Indiana I. Leben, Glaube und Sprache der Quiché von Guatemala, 1933 (Vie, croyances et language des Quiché du Guatemala) ; Indiana II. Mythen in der Muttersprache der Pipil von Izalco in El Salvador, 1935 (Mythes dans la langue originelle des Pipil d’Izalco au Salvador) ; Indiana III. Bei den Azteken, Mixteken und Tlapaneken der Sierra Madre del Sur von Mexiko, 1938 (Parmi les Aztèques, Mixtèques et Tlapanèques de la Sierra Madre du sud du Mexique) ; Popol Vuh. Das Heilige Buch der Quiché-Indianer von Guatemala, 1944 (Popol Vuh, le livre sacré des Indiens Quiché du Guatemala)

Zoologue et anthroplogue.

SCHWARZENBERG Adolf « Addo », Unser Deutschtum in Südamerika, 1935 (Germanité en Amérique du Sud)

Führer du Deutsche Jugendbund Chile (DJC). Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

SCHWAUß Maria, Tropenspiegel. Tagebuch einer deutschen Frau in Guatemala, 1940 (Miroir des tropiques : journal d’une femme allemande au Guatemala) ; Im Banne der Vulkane. Frauenschicksale aus den amerikanischen Tropen, 1942 (Sous l’influence des volcans : destins de femmes dans les tropiques d’Amérique)

Femme de lettres. Nsdap. Surtout connue pour son Lateinamerikanisches Sprachgut (Vocabulaire latino-américain) en deux volumes publié après-guerre.

SENGLER Rolf, Das Auslanddeutschtum in Ibero-Amerika und der Weimarer Staat. Dargestellt vornehmlich an Hand seiner Presse, 1934 (Les Allemands de l’étranger en Amérique ibérique et l’État de Weimar, une présentation à partir de leurs organes de presse)

SNETHLAGE Emil Heinrich, Atikoy. Meine Erlebnisse bei den Indianern des Guaporé, 1937 (Ce que j’ai vécu parmi les Indiens du Guaporé) ; Musikinstrumente der Indianer des Guaporégebietes, 1939 (Instruments de musique des Indiens du Guaporé)

STEINERT Walther, Die Wirkung des Landschaftszwanges auf die materielle Kultur der Eskimo, 1935 Diss. (Les effets de la contrainte environnementale sur la culture matérielle des Eskimos)

STÖLTING Inge, Eine Frau fliegt mit. Von einem 44 000 km Flug über Urwald, Wüste, Kordillere, 1939 (Une femme à bord de l’avion : un vol de 44 000 kilomètres au dessus des forêts, déserts et cordillières)

SÜDEKUM Hubert, Deutsche suchen das Goldland. Die Geschichte der Welserzüge in Venezuela, 1938 (Allemands chercheurs d’or : histoire de l’expédition des Welser au Venezuela)

TERMER Franz, Die Bedeutung deutscher Kultur und deutscher Arbeit in Brasilien, 1933 (La signification de la culture allemande et du travail allemand au Brésil) ; Deutsche und nordamerikanische Auslandsforschung in den ibero-amerikanischen Ländern, 1936 (Les études allemandes et nord-américaines dans les pays ibéro-américains) ; Zur Geographie der Republik Guatemala, 1936 (De la géographie de la République du Guatemala) ; Die Kunst der Maya-Völker in Mittelamerika, 1937 (L’art des peuples mayas en Amérique centrale) ; Durch Urwälder und Sümpfe Mittelamerikas. Der fünfte Bericht des Hernán Cortés an Kaiser Karl V, 1941 (À travers les forêts et marécages d’Amérique centrale : le 5e récit d’Hernan Cortez à l’empereur Charles Quint, traduit de l’espagnol et commenté par F.T.)

Géographe et américaniste. Directeur du Musée ethnographique de Hambourg de 1935 à 1962.

TRIMBORN Hermann, Der Ehebruch in den Hochkulturen Amerikas, 1935 (Le divorce dans les civilisations précolombiennes d’Amérique) ; Quellen zur Kulturgeschichte des präkolumbischen Amerika, 1936 (Sources pour l’histoire culturelle de l’Amérique précolombienne) ; Beiträge zur Kenntnis der Besitzergreifung Amerikas und zur Entwicklung der altamerikanischen Landwirtschaft durch die Indianer, 1938 (Contributions à l’histoire du peuplement d’Amérique et du développement de l’économie agraire des Amérindiens) ; Dämonen und Zauber im Inkareich (Démons et magie dans le royaume inca, texte de Francisco de Avila, traduit du quechua et présenté par H.T.), 1939 ; Das spanische Kolonialreich, 1941 (L’empire colonial espagnol)

Américaniste.

UBBELOEDE-DOERING Heinrich, Altperuanische Kunst, 1936 (L’art précolombien du Pérou) ; Auf den Königsstraßen der Inka. Reisen und Forschungen in Peru, 1941 (Sur les routes royales des Incas : voyages et recherches au Pérou)

UHLE Max, Las antiguas civilizaciones del Perú frente a la arqueología e historia del continente americano, 1935 (Les anciennes civilisations du Pérou devant l’archéologie et l’histoire du continent américain)

Passe pour « le père de l’archéologie en Amérique du Sud ». Après son retour d’Amérique en 1933, occupa une chaire à l’Institut ibéro-américain de Berlin.

VEGESACK Siegfried von, Unter fremden Sternen. Eine Reise nach Südamerika, 1938 (Sous des étoiles étrangères : un voyage en Amérique latine)

Écrivain.

VOSSLER Karl, Die « zehnte Muse von Mexiko ». Juana Inés de la Cruz, ihr Leben, ihre Dichtung, ihre Psyche, 1934 (La « dixième muse du Mexique » : Sœur Juana Inès de la Cruz, sa vie, sa poésie, sa psyché) ; Inés de la Cruz. Die Welt im Traum, 1941 (traduction et commentaire de « Premier Rêve » d’Inès de la Cruz)

Philologue romaniste.

WEGNER Richard Nikolaus, Indianer-Rassen und vergangene Kulturen. Betrachtungen zur Volksentwicklung auf einer Forschungsreise durch Süd- und Mittelamerika, 1934 (Races amérindiennes et cultures disparues : considérations sur le développement des peuples, à l’occasion d’un voyage de recherche en Amérique du Sud et Amérique centrale) ; Die Chincha-Bulldogge. Eine ausgestorbene Hunderasse aus dem alten Peru, 1937 (Le bouledogue de Chincha : une race de chien éteinte de l’ancien Pérou) avec Max Hilzheimer

WILHELMY Herbert, Die deutschen Siedlungen in Mittelparaguay, 1941 (Les colonies allemandes du Paraguay central)

ZEDTWITZ Franz, Der Untergang des Sonnenreiches. Des Schicksal des alten Peru, 1939 (La chute de l’empire du soleil : destin de l’antique Pérou)

Écrivain.

*

Italie fasciste

ALMAGIÁ Roberto, I primi esploratori dell’America, 1937 (Les premiers explorateurs de l’Amérique) ; L’Impero Britannico in America. I. L’America Settentrionale. II. L’America Centrale e Meridionale, 1938 (L’empire britannique en Amérique. 1. Amérique du Nord 2. Amérique centrale et méridionale)

Géographe et historien. Juif, privé de chaire universitaire à la suite des lois raciales de 1938, il fut employé par le pape Pie XII à la Bibliothèque apostolique vaticane.

APPELIUS Mario, Le isole del raggio verde. Cuba, Giamaica, Haiti, Piccole Antille, 1929 (Les îles du rayon vert : Cuba, Jamaïque, Haïti, petites Antilles) ; L’aquila di Chapultepec, 1929 (L’Aigle de Chapultepec) ; Cile e Patagonia, 1930 (Chili et Patagonie) ; Le terre che tremano. Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costarica, Panama, 1933 (Les terres qui tremblent)

Écrivain. Fondateur et rédacteur en chef du journal Mattino d’Italia à Buenos Aires, 1930-33. Soutien public du Manifeste de la race (Manifesto della razza).

ARALDI Vinicio, Il Brasile sotto la presidenza di Getulio Vargas, 1939 (Le Brésil sous la présidence de Getulio Vargas)

BARTOLOTTI Domenico, Il Brasile meridionale, 1930 (Le Brésil méridional)

BAZZOCCHI Giuseppe, Vieccho Perù, 1933 (Ancien Pérou)

BERTACCHI Cosimo, America in generale ed America andina, 1932 (L’Amérique en général et l’Amérique andine)

BONTEMPELLI Massimo, Noi, gli Aria. Interpretazioni sudamericane, 1934 (Nous, les Arias : interprétations sud-américaines) ; Pezzi di mondo, 1935 (Fragments du monde)

Écrivain. Membre de l’Accademia d’Italia (institution fasciste).

CALLEGARI Guido Valeriano, Introduzione allo studio delle antichità americane, 1930 (Introduction à l’étude des antiquités américaines)

CANTALUPO Roberto, Brasile euro-americano, 1941 (Brésil euro-américain)

CERETI Carlo, Panamericanismo e diritto internazionale, 1939 (Panaméricanisme et droit international)

CIARLANTINI Franco, Viaggio in Argentina, 1929 (Voyage en Argentine)

Journaliste. Membre du Grand Conseil du fascisme.

CIPOLLA Arnaldo, Montezuma contro Cristo. Viaggio al Messico, 1927 (Moctezuma contre le Christ : voyage au Mexique) ; Nel Sud America. Dal Panama alle Ande degli Incas. Impressioni di viaggio in Venezuela, Colombia, Panama, Equatore, Perù, 1929 (En Amérique du Sud : du Panama aux Andes des Incas) ; Lungo il Cile luminoso, 1929 (Le long du Chili lumineux)

Explorateur et écrivain.

CORSELLI Rodolfo, La Guerra Americana della Triplice Alleanza contro il Paraguay, 1938 (La guerre américaine de la triple alliance contre le Paraguay)

D’ARPI Mario, Messico, 1924

DE AGOSTINI Alberto Maria, I miei viaggi nella Terra del Fuoco, 1928 (Mes voyages en Terre de Feu)

Père salésien.

DE ZUANI Ettore, Cieli del Sud. Periplo aereo del Sud America, 1939 (Cieux du Sud : périple aérien en Amérique méridionale)

DORIA Gino, Storia dell’America latina (Argentina e Brasile), 1937 (Histoire de l’Amérique latine : Argentine et Brésil)

FABIETTI Ettore, Cristoforo Colombo nella storia delle esplorazioni geografiche, 1933 (Christophe Colomb dans l’histoire des explorations géographiques)

Homme de lettres (polygraphe) et bibliothécaire, promoteur des bibliothèques populaires en Italie.

FEDERZONI Luigi, Parole fasciste al Sud-America, 1938 (Paroles fascistes à l’Amérique du Sud)

Écrivain. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes en 1925. Président du Sénat de 1929 à 1939.

FRACCAROLI Arnaldo, Buenos Aires, 1931 ; Pampa d’Argentina, 1931 ; Splendori e ombre del Paraguai, 1932 (Splendeurs et ombres du Paraguay)

Écrivain.

GAZZONI Arturo, Visioni del Perù, 1927 (Visions du Pérou)

GENNA Giuseppe E., Il Messico – I Seri e la loro costituzione scheletrica, 1943 (Mexique : les Séris et leur constitution squelettique) [Au sujet des Séris, voir, dans mes Americanismos 2, les éléments d’information rapportés à leur sujet par F. Santamaria en 1942, ici]

Anthropologue et démographe. Participa à l’expédition italo-mexicaine de 1933 pour l’étude des Indiens du Mexique, dirigée par Corrado Gini.

GINI Corrado, Premiers résultats d’une expédition italo-mexicaine parmi les populations indigènes et métisses du Mexique, Rome 1934

Ethnologue et démographe. Président de l’Institut des statistiques de 1926 à 1932. Le célèbre « coefficient de Gini » porte son nom.

GUARRERA Giuseppe, Il Brasile immensa realtà economica, 1929 (Le Brésil, immense réalité économique)

LUALDI Adriano, Viaggio musicale nel Sud-America, 1934 (Voyage musical en Amérique du Sud)

Compositeur et chef d’orchestre, « le plus ardent représentant de la poétique musicale du régime fasciste » (Wkpd.it). Également auteur, entre autres, d’un Viaggio musicale nell’URSS (Voyage musical en URSS), paru en 1933.

MALESANI Emilio, L’America meridionale in generale. Gli stati andini. Le Guiane. Il Paraguay. L’Argentina. L’Uruguay. Il Brasile, 1938 [volume de la Géographie universelle]

MANFRONI Camillo, Cristoforo Colombo. Cenni biografici. Il grande genovese e la modernissima critica, 1925 (Christophe Colomb, aperçus biographiques : le grand Génois et la critique contemporaine)

Historien, aux tendances nationalistes marquées. Sénateur 1929-35.

MANUELLI Ernesto, Panamericanismo economico, 1940 (Panaméricanisme économique)

MISEROCCHI Manlio, L’America Latina attraverso il mio oblò, 1925 (L’Amérique latine à travers mon hublot)

MOZZATI Mercurio, Francisco Pizarro e la conquista del Perù, 1928 (Pizarro et la conquête du Pérou) ; Fernando Cortés e la conquista del Messico, 1932 (Cortez et la conquête du Mexique)

NESBITT Ludovico, Orenoco, 1939 (Orénoque) posthume

Explorateur. Dans ce livre posthume, décrit ses activités de chercheur de gisements de pétrole au Venezuela.

NINNI Alessandro, Cile. Condizioni naturali ed economiche cenni storici e culturali, 1924 (Chili : conditions naturelles et économiques, aperçus historiques et culturels)

OBERTI Eugenio, Amerigo Vespucci alla scoperta del continente sud-americano, 1932 (Amerigo Vespucci à la découverte du continent sud-américain)

POR Odon, Il divenire panamericano, 1941 (Le devenir panaméricain)

PUCCINI Mario, In Argentina, 1938 (En Argentine) ; L’Argentina e gli argentini, 1939 (L’Argentine et les Argentins) ; Nel Brasile, 1940 (Au Brésil)

Écrivain et hispaniste.

QUARTARA Giorgio, Un viaggio nel Sud-America, 1939 (Un voyage en Amérique du Sud)

REVÈLLI BEAUMONT Paolo, Terre d’America e archivi d’Italia, 1926 (Terres d’Amérique et archives d’Italie) ; Cristoforo Colombo e la scuola cartografica genovese, 1937 (Christophie Colomb et l’école génoise de cartographie) ; America e Italia nel Rinascimento, 1940 (L’Amérique et l’Italie pendant la Renaissance) ; Colombo, 1941 (Colomb)

Géographe et historien.

ROCCA Enrico, Avventura sudamericana, 1926 (Aventure sud-américaine)

ROLLA Matilde, Disegno storico della letteratura argentina, 1932 (Esquisse historique de la littérature d’Argentine)

ROSA Enrico, Il martirio della Chiesa nel Messico, 1927 (Le martyre de l’Église au Mexique)

ROSSI DI MONTELERA Napoleone, Dalla Terra del Fuoco alla terra degli Incas, 1930 (De la Terre de Feu à la terre des Incas)

SAVI-LOPEZ Maria, Nei regni del sole. Antiche civiltà americane, 1926 (Aux royaumes du soleil : anciennes civilisations américaines) ; Città morte. Dal Messico all’Honduras, 1931 (Mortes cités : du Mexique au Honduras)

Femme de lettres.

SERGI Giuseppe, Gli Indigeni americani. Ricerche anthropologiche, 1928 (Les indigènes d’Amérique : recherches anthropologiques) ; La piú antica umanitá vivente. Ovvero la mirabile ricostruzione di un arcaico tronco umano i cui rami si distesero dall’Africa in Europa, Oceania, America, 1930 (La plus ancienne humanité vivante, ou la miraculeuse reconstruction d’un tronc archaïque de l’humanité s’étant répandu de l’Afrique en Europe, Océanie et Amérique)

Le nom le plus connu de l’anthropologie italienne.

TESTORE Celestino, I martiri gesuiti del Sud-America. BB. Rocco Gonzalez de Santa Cruz, Alfonso Rodriguez, Giovanni del Castillo della Compagnia di Gesù, 1934 (Les martyrs jésuites d’Amérique du Sud)

Père jésuite, auteur prolifique, y compris de romans.

VILLA Oreste, Nelle terre degli Incas, 1931 (Dans la terre des Incas) ; L’America Latina problema fascista, 1933 (L’Amérique latine, problème fasciste)

VILLARI Luigi, Le aggressioni degli Stati Uniti nell’America Latina, 1941 (Les agressions des États-Unis en Amérique latine)

VOLPE Gioacchino, A quattrocentoquarantasette anni dal viaggio di Colombo, 1939 (447 ans après le voyage de Colomb)

Géographe et historien. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes en 1925.

ZILIANI Luigi, Messico martire: storia della persecuzione, tiranni e complici, eroi e martiri di Cristo Re, 1930 (Le Mexique martyr : histoire de la persécution, des tyrans et complices, des héros et martyrs de Christ Roi) [sur la guerre des Cristeros]

Prêtre catholique.

*

Sympathisants fascistes et collaborateurs

AUER Väinö, The Finnish Expedition to Tierra del Fuego in 1928-1929, 1934 (L’expédition finlandaise en Terre de Feu de 1928-29)

Géologue finlandais. Un signataire du programme de l’organisation fasciste finlandaise Suomen Valtakunnan Liitto (SVL).

BELLAMY H.S. (Hans Schindler), Built before the flood: The problem of the Tiahuanaco ruins, 1943 (Construit avant le déluge : le problème des ruines de Tiwanaku)

Président de la British Hörbiger Society, devait participer à une expédition sur le site précolombien de Tiwanaku avec des fonds allemands mais le projet fut annulé à cause de la guerre.

CURRAN Edward Lodge, Rebel Mexico, 1935 (Mexique rebelle) [sur la guerre des Cristeros]

Prêtre catholique nord-américain, surnommé le « Father Coughlin of the East ». Fondateur du Committee for the Preservation of Americanism et membre exécutif de l’American Union for Nationalist Spain (pro-Franco).

ELGSTRÖM Ossian, Sagan om Kagsagsuk: eskimåernas folkhjälte, 1922 (La saga de Kagsagsuk, héros des Eskimos)

Ethnologue suédois (Lapponie, Groënland), écrivain (entre autres Chikagobohéme, 1924) et peintre. Membre du parti fasciste Svensk Opposition et du Riksföreningen Sverige-Tyskland, association d’amitié germano-suédoise à l’époque du Troisième Reich.

GLADTVET Alf Ottar, Blandt Syd-Amerikas urskogsindianere, 1922 (Parmi les Indiens des forêts vierges d’Amérique du Sud) [film documentaire]

Réalisateur norvégien. Sous le régime collaborationniste de Vidkun Quisling, il travailla essentiellement à la propagande pro-nazie du régime.

IMERSLUND Per, Das Land Noruega. Erlebnisse in Mexiko, 1936 (Le pays Noruega : choses vécues au Mexique)

Écrivain norvégien. Membre de la SS norvégienne, après avoir combattu dans la guerre civile espagnole du côté nationaliste. Collaborateur de la revue Ragnarok. Il fut impliqué dans une tentative d’assassinat du dirigeant collaborationniste Quisling, jugé par certains de ses opposants à droite comme trop compromis avec la bourgeoisie luthérienne traditionnelle.

KELLY John Eoghan, Pedro de Alvarado, Conquistador, 1932

Lobbyiste pour l’Espagne de Franco à Washington, DC. Emprisonné pendant la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l’ennemi.

ROSEN Eric v., Ethnographical research work during the Swedish Chaco-Cordillera-expedition 1901-02, 1924 (Travaux de recherche ethnographique durant l’expédition suédoise au Chaco et dans la Cordillière des Andes en 1901-02). Pour des écrits un peu antérieurs à la période considérée dans cette bibliographie : The Chorotes Indians in the Bolivian Chaco, 1904 (Les Indiens Chorote du Chaco bolivien) ; Archaeological Researches on the Frontier of Argentina and Bolivia in 1901-02, 1904 (Recherches archéologiques à la frontière de l’Argentine et de la Bolivie en 1901-02) ; Bland indianer: forskningar och äventyr i Gran Chaco, 1921 (Parmi les Indiens : recherches et aventures dans le Grand Chaco) [en suédois]

Explorateur et ethnographe suédois. Beau-frère d’Hermann Goering par sa première femme, Carin von Kantzow. Il donna à l’armée blanche finlandaise le premier avion de cette dernière, ce qui fait qu’encore aujourd’hui l’aviation militaire de Finlande a pour emblème le blason de la famille von Rosen, à savoir un svastika. Un des fondateurs du Nationalsocialistiska Blocket en 1933.

SIEGFRIED André, En Amérique du Sud, 1932 ; Amérique latine, 1934 ; États-Unis, Canada, Mexique, 1936 ; Impressions du Brésil, 1937 ; L’Amérique ibérique, 1937 avec Jacques de Lauwe ; Qu’est-ce que l’Amérique ? 1938

Pionnier de la sociologie électorale et politique. Membre du Conseil national de Vichy et néanmoins élu à l’Académie française en 1945. Un beau parcours.

VAN GYBLAND OOSTERHOFF Horace Hugo Alexander, Indrukken van Suriname, 1929 (Impressions du Suriname)

Secrétaire de la faculté d’indologie à Utrecht. Un des piliers du Verbond voor Nationaal Herstel (Ligue pour la restauration nationale), fascistoïde (antiparlementaire).

VAN OFFEL Horace, La Passion mexicaine, 1932 [sur l’empereur Maximilien]

Écrivain belge francophone, surnommé « le Dumas belge » pour ses romans de cape et d’épée. Collaborateur au journal Le Soir pro-nazi.