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Philosophie 7 : Gnomique

La Volonté de puissance

Dans La volonté de puissance, Nietzsche pronostique l’avènement et le triomphe en Europe du bouddhisme, une forme de parachèvement du nihilisme : « la ‘religion de la pitié’, préparation au bouddhisme ». Nietzsche réagissait à Schopenhauer. Telle est la racine du courant de pensée völkisch spécifiquement anti-bouddhiste : « La croisade des moines mendiants », etc., qui se comprend difficilement hors de ce contexte, vu la quasi-inexistence d’un mouvement bouddhiste en Allemagne et en Europe à l’époque.

ii

Nietzsche est convaincu que le darwinisme pose le progrès des espèces.

iii

« Ce qui veut se maintenir dans la puissance flatte la populace », donc la volonté de puissance implique de flatter la populace ? Nietzsche a-t-il adopté la conduite qu’il préconise ?

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Quand on ne pense pas, on parle ; autrement on écrit.

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L’expérience possible est entièrement déterminée (nature), c’est-à-dire qu’il n’y a de possible dans l’expérience que ce qui est déterminé (selon une causalité naturelle). La liberté de l’homme ne fait donc pas partie de l’expérience possible. Mais l’expérience possible n’a elle-même de réalité que pour la raison théorique. L’expérience subjective transcendantale, en tant qu’esprit libre, se vit comme entièrement séparée de la nature.

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L’insociable sociabilité : pensée Tetris ? Nous vivons de toute évidence en société, mais il nous en coûte beaucoup.

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Chez Schopenhauer, la frontière entre le génie et le saint n’est pas des plus claires, ni celle entre le philosophe et le génie. Une piste peut-être : Platon est un génie, Aristote un philosophe.

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La formule de Schopenhauer selon laquelle le monde matériel est conditionné par « les fonctions de notre cerveau » (Le Monde comme volonté et comme représentation : Suppléments au Livre I) se heurte à l’objection de Lénine : le cerveau est matériel (Voyez Le kantisme devant le matérialisme dialectique de Lénine x). La réponse à l’objection doit éviter de supposer le monde matériel. La volonté, donc, se matérialise, se donne un support matériel. Le support matériel de la connaissance est le cerveau : c’est le support matériel d’un sujet connaissant non objectal. Le sujet n’est pas matériel. Si le support du sujet connaissant est matériel, c’est que la volonté s’est matérialisée, s’est objectivée. La chronologie empirique des phénomènes est à la fois fictive et universelle, elle n’existe que pour une subjectivité formelle.

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Ce n’est pas moi qui ai fait la loi et ce n’est même personne car tout le monde est pour la liberté, la main sur le cœur. Un gros joufflu arrive et me dit : « La loi protège la liberté. » Il croit que, parce qu’il ne parle pas anglais, personne ne le parle, mais les États-Unis sont un pays libre, la France un pays de gros joufflus.

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Le bruit est en train de détruire l’intelligence.

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La technique est utile au niveau des sous-espèces antagonistes mais la notion d’utilité ne prévaut plus au niveau de l’espèce entière. La technique est inutile pour l’espèce dans la mesure où il est complètement indifférent à celle-ci que telle ou telle de ses sous-espèces extermine toutes les autres (ce qui est le seul but de la technique : la guerre). En d’autres termes, il m’est utile de l’emporter sur mon ennemi (de même espèce mais d’une sous-espèce différente) grâce à la technique mais le résultat est indifférent à l’espèce elle-même, la technique est donc inutile à celle-ci. Il n’y a pas lieu de croire que l’espèce requiert la supériorité des plus intelligents (la sous-espèce la plus intelligente) définis comme les plus avancés dans la technique, car tous les moyens de supériorité possibles se valent pour l’espèce et sont validés par elle. Que la technique devienne le seul critère de hiérarchisation entre les sous-espèces humaines (de quelque manière qu’on cherche à distinguer ces dernières, nations, civilisations – le « choc des civilisations » –, races…) ne rend pas la technique utile à l’espèce.

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Le « premier nombre transfini » (Cantor) apportant un soulagement à notre esprit (Delachet, L’analyse mathématique), je propose de l’appeler Dieu, car il remplit la même fonction, tout aussi arbitrairement, comme la tortue portant le monde dont riait déjà Voltaire (car elle n’était, elle, portée par rien).

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La réponse de Socrate à Ménon est la métempsycose parce que Socrate voulait imposer la notion d’âme. (Voyez Cours de philo 4 : Que la connaissance soit un ressouvenir… ici)

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Le boulevard Saint-Michel donne sur le quai des Orfèvres et sur le boulevard du Palais. Les cafés autour de la fontaine Saint-Michel ne sont pas le monde de la culture mais le monde qui l’étouffe.

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Spectacle de Variétés : Paul Valéry

Valéry manque de culture philosophique, c’est-à-dire de véritable culture. Le finalisme, qu’il veut « licencier » faute de penser que l’on puisse y appliquer autre chose que « l’imagination pure » (Variété I), est amplement analysé dans la Critique de la faculté de juger de Kant et autrement plus en profondeur que par Poe qui est la source des quelques réflexions de Valéry. La Critique de la faculté de juger est la première œuvre de philosophie des sciences naturelles (non théologique) d’orientation holiste, systémique, organiciste (insuffisance du principe d’explication mécaniste).

ii

Dans Variété I, Valéry se livre à une puérile discussion de philosophie des sciences d’où sont absents ceux qui ont pensé sur ces questions. Or « on » ne pense rien de l’univers, contrairement à ce qu’affirme Valéry ; ce sont des penseurs qui ont pensé ces choses, et c’est donc leur pensée qui doit être discutée, non celle d’un « on » inexistant. La pensée de cet « on » ici décrite peut en réalité se rattacher à la philosophie de tel penseur ou de tel autre, qui lui a proprement donné forme, et faire passer ce philosophe pour un « on » est pure et simple balourdise.

iii

Dans un hommage funèbre à Proust (V. I) se trouve l’aveu que Valéry n’a presque rien lu de cet écrivain si « grand » dont il écrit l’hommage inspiré…

iv

Mallarmé se mit un jour à divaticiner, à vaticiner et divaguer tout en se prenant pour une diva. Et ça marche ! Le Hegel de la poésie.

Valéry vénère ce qu’il ne comprend pas : la science, faute de l’avoir étudiée, et Mallarmé, qui dans sa seconde période ne sera jamais lisible.

Moins un auteur est lisible, plus il est « conférençable » : « qui proclame un Dieu aussi puissamment qu’il le nie » (Variété II).

v

L’« auteur difficile » se heurte au ressentiment de ceux qui ne peuvent le comprendre, nous explique Valéry, en défense de son ami Mallarmé. Soit. Mais Valéry condamne aussi l’obscurité dans une œuvre littéraire : « L’obscurité, d’une part ; l’inanité, de l’autre ; le vague excessif, l’absurde, la singularité personnelle exagérée, tous ces dangers qui ne cessent de veiller étroitement autour des ouvrages de l’esprit menacent spécialement les poèmes et les sollicitent vers les abîmes de l’oubli. » (V. II : Passage de Verlaine) Or qu’est-ce qui rend Mallarmé difficile, sinon son obscurité ?

vi

L’emphase sur « l’univers des mots » (V. II, folio essais p. 289) et tutti quanti, mais même celle sur « l’univers des idées » au sens où Valéry l’entend (même page), à savoir l’univers des concepts abstraits plutôt que des Idées platoniciennes, intuitionnables, est au point de vue schopenhauerien où je me place, pathétique. C’est l’intuition des Idées qui fait la poésie, et non les mots, la langue, la parole, cette petite excroissance à la surface du monde.

vii

Les philosophèmes tirés de la pensée scientifique n’en imposent qu’à ceux qui ne connaissent ni la philosophie ni les sciences. Valéry en fait volontiers usage.

viii

Lire Valéry est de la paresse.

Oratoire du cimetière marin de Gruissan, par Pierre Boucharel (1925-2011)

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Le muet du sérail comme intellectuel.

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Les variétés d’atomes se distinguent les unes des autres par la masse du noyau (et la charge). La masse étant exprimée par une valeur numérique, l’atomisme revient à dire qu’une masse ne peut prendre que des valeurs discrètes, alors qu’une masse peut prendre a priori une valeur aussi proche de zéro que l’on veut. Dans un atome le nombre d’électrons est égal au nombre de protons du noyau, pour l’hydrogène 1, etc. Donc, l’atome d’hydrogène est d’hydrogène parce que sa masse = (correspond à) e (1 électron) + 1 proton. L’atome de 2 électrons/protons (hélium) est ce qu’il est parce que sa masse est double. Les molécules sont des combinaisons d’atomes distinguées par leurs masses. La molécule d’eau H2O a deux atomes de masse x et un atome de masse y qui se combinent (sans se fondre l’un dans l’autre). Les atomes sont rangés sur une échelle de masse, de 1 (hydrogène) à 92 (uranium). Ce qui distingue l’uranium de l’hydrogène, c’est qu’il a une masse 92 fois plus élevée – en réalité deux critères : le numéro atomique Z (lié à la charge) et le numéro de masse A. Si Z et A sont dans un rapport constant, on peut ramener la différence entre atomes à une seule valeur. C’est de cette différence (disons) de masse qu’on déduit des éléments chimiques, qui ne sont ainsi irréductibles l’un à l’autre que par une différence qui ailleurs n’a aucune pouvoir de discrimination fondamentale, une différence de masse ; c’est-à-dire que si l’on appliquait à la masse dans le tableau de Mendeleïev le traitement qu’on lui réserve ailleurs, on ne pourrait point parler d’éléments, tandis que là qui dit masse différente dit nature différente (deux éléments distincts).

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Philosophie politique

En Thaïlande, la participation électorale est moins élevée à Bangkok, la capitale, que dans le reste du pays (Pierre Fistié, La Thaïlande). À méditer. Ce sont les populations les moins éduquées qui votent le plus : les plus éduqués rejettent le patronage et le clientélisme électoraux.

ii

Le sujet n’est pas de prévenir les « étroites considérations partisanes » dans un comité parlementaire mais d’empêcher que la classe politique agisse comme un groupe d’intérêts communs contre les libertés publiques et individuelles, et la considération de ce problème conduit à écarter le recours à un comité parlementaire, fût-il équitablement transpartisan, et requiert le juge indépendant.

iii

L’independant counsel est aux États-Unis un procureur privé hors du « parquet » fédéral. Même en admettant que l’attorney general américain soit purement et simplement l’équivalent d’un procureur général français, où est l’independant counsel français qui réponde à la même problématique (affaires « politiques » sensibles) que cette institution en Amérique ?

iv

Les juges des États, élus (sauf dans dix États), sont « souvent assez médiocres » selon André Tunc (Le droit des États-Unis, 1974), et moi je dis que ce sont les juges français qui sont médiocres, comme tout ce qui sort formaté d’une école : juges scolastiques.

Ce point de vue laissant entendre que les juges sont médiocres parce qu’élus, que le vice est dans l’élection, il faut étendre la conclusion à toute la classe politique. Ce devant quoi, du reste, Tunc ne recule pas s’agissant des représentants du Congrès, parlant sans ambages de leur « médiocrité » (p. 44).

Par ailleurs, quand on lit que le droit anglais est « un droit très technique », on veut rire. Le droit français ne l’est pas moins. Les chinoiseries sont belles et bonnes chez nous mais elles disqualifient le droit des autres ?

v

La souplesse du « gouvernement de cabinet » (du régime parlementaire, opposé au régime présidentiel) est annulée en France par l’institution du Président de la République : le gouvernement peut changer mais au fond par là rien ne change, puisque le principal titulaire du pouvoir exécutif reste le même jusqu’au terme prescrit. Nous n’avons que l’apparence de cet avantage (c’est seulement en cas de cohabitation que le pouvoir exécutif principal passe au Premier ministre).

En régime parlementaire, le Premier ministre peut être démis par la majorité sans motif. Un Édouard P. n’a pas été remplacé par un Jean C. en raison de manquements, la majorité (dans les faits, le Président) l’a remplacé sans motif parce qu’elle a considéré que C. était davantage l’homme de la situation que P. dans la situation présente et/ou à venir. A contrario, dans un régime présidentiel, comme aux États-Unis, le Président est nommé pour une durée déterminée et la majorité ne peut le remplacer sans motif (les motifs sont constitutionnellement énumérés et tiennent à des manquements ou impossibilités d’exercer). Les Britanniques insistent sur cet avantage du système parlementaire, avec des exemples tirés de l’histoire, notamment quand le Parlement britannique a remplacé un Premier ministre par un autre au moment de la guerre de Crimée, parce que Hamilton-Gordon n’avait supposément pas la même étoffe que Palmerston pour conduire une guerre : remplacer un « Quaker » par un « pugiliste », selon les mots de Bagehot.

Pour Bagehot (The English Constitution), il s’agit de pouvoir changer les hommes, les capacités, en dehors du scrutin établi à intervalles fixes. En France, un tel changement n’est guère possible : ou bien le gouvernement change de camp ou bien le Président reste l’exécutif principal, et même s’il peut entendre la nécessité de changer de politique les nécessités du moment pourraient impliquer en l’occurrence que ce soit lui qui soit changé. Autrement dit, notre système est faussement mixte.

vi

« They [German functionaries] are under a semi-military discipline. In Bavaria, for instance, the superior civil functionary can place his inferior functionary under house-arrest, for neglect of duty, or other offence against civil functionary discipline. In Wurtemberg, the functionary cannot marry without leave from his superior. Voltaire says somewhere, that, ‘‘the art of government is to make two-thirds of a nation pay all it possibly can pay for the benefit of the other third.’’ This is realised in Germany by the functionary system. The functionaries are not there for the benefit of the people, but the people for the benefit of the functionaries. () In France, at the expulsion of Louis Philippe, the civil functionaries were stated to amount to 807,030 individuals. This civil army was more than double that of the military. In Germany, this class is necessarily more numerous in proportion to the population, the landwehr system imposing many more restrictions than the conscription on the free action of the people, and requiring more officials to manage it, and the semi-feudal jurisdictions and forms of law requiring much more writing and intricate forms of procedure before the courts than the Code Napoleon. » (Walter Bagehot, The English Constitution, 1867)

La bureaucratie allemande pire que la bureaucratie française ! Ainsi, quand Max Weber critique le spoils system américain comme contraire à l’État moderne, et quand avant lui Hegel fait de l’État bureaucratique un monument de rationalité, « le rationnel en soi et pour soi », ils le font en tant que porte-parole de la hideuse bureaucratie allemande.

A contrario, les Anglais n’ont pas, selon Bagehot, le préjugé bureaucratique, le culte de l’employé, du Beamstenstaat, tandis le culte de l’argent, potentiellement nuisible à la culture des plus hautes facultés de l’esprit et qui découle de leur absence de préjugés envers les affaires, est tenu néanmoins en respect par une aristocratie héréditaire maintenue en tant que force sociale. (Du moins à l’époque où Bagehot écrivait.)

vii

L’idée de F. D. Roosevelt était que l’État doit contrecarrer l’injustice sociale engendrée par les intérêts privés égoïstes. Pour un socialiste, cette position n’a aucun sens car l’État capitaliste est au service des intérêts privés, du capital. Du point de vue socialiste, l’idée de Roosevelt consistait donc à créer un État capitaliste en Amérique, où il existait bien une société capitaliste mais pas encore d’État bureaucratique, structure indispensable au capitalisme avancé.

viii

Il y a deux façons pour l’esclavage d’être dans un texte constitutionnel : il peut y être toléré (et alors on peut l’abolir sans que ce soit inconstitutionnel) ou il peut y être garanti (et alors son abolition est inconstitutionnelle). La discussion concernant le fameux arrêt Scott v. Sandford est donc, non pas que le juge Taney de la Cour suprême ait, comme on le dit, vu l’esclavage dans la Constitution, car l’esclavage y était, mais qu’il l’y ait vu comme garanti plutôt que toléré.

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Il n’est sans doute pas exagéré de dire qu’un Français moyen connaît mieux le droit américain que le droit français, en raison du cinéma, et qu’en conséquence il se pense plus libre qu’il n’est.

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De la démocratie en Amérique

Le fonctionnaire élu ne peut être soumis à une hiérarchie administrative. Pour les crimes, il est jugé par les tribunaux ordinaires, pour les fautes administratives par un tribunal « administratif » (la cour des sessions : voyez le paragraphe suivant), pour son zèle il est soumis à l’élection.

Il n’existe pas de ministère public près la cour des sessions. 1/ La tâche est confiée au grand jury du comté. 2/ Certains délits doivent être poursuivis d’office. 3/ Un particulier peut être accusateur et, à ce moment-là, il touche une partie de l’amende si une amende est prononcée.

ii

Ce qu’écrit Tocqueville de l’administration du Québec par la France est trop humiliant pour être rapporté sur un blog en français.

iii

Au moment où Tocqueville écrit, le prix de la main-d’œuvre en Amérique est plus élevé qu’en Europe. Ce fait étayerait l’idée de sélection favorable à l’Amérique (Jack London) : les meilleurs ouvriers européens auraient quitté le vieux continent pour un meilleur salaire et n’auraient donc pas été, comme dans ma contre-hypothèse provisoire, évincés du marché européen, les moins bons prenant au contraire les places laissées vacantes en Europe.

iv

Les faits semblent indiquer que les États abolitionnistes craignaient l’esclavage comme une pépinière de noirs sur le continent américain, qu’ils s’opposaient à l’esclavage par racisme.

« Non seulement l’Ohio n’admet pas l’esclavage, mais il prohibe l’entrée de son territoire aux Nègres libres, et leur défend d’y rien acquérir. »

« Les États où l’esclavage est aboli s’appliquent ordinairement à rendre fâcheux aux Nègres libres le séjour de leur territoire ; et comme il s’établit sur ce point une sorte d’émulation entre les différents États, les malheureux Nègres ne peuvent que choisir entre des maux. »

« Il existe une grande différence entre la mortalité des Blancs et celle des Noirs dans les États où l’esclavage est aboli : de 1820 à 1831, il n’est mort à Philadelphie qu’un Blanc sur quarante-deux individus appartenant à la race blanche, tandis qu’il y est mort un Nègre sur vingt et un individus appartenant à la race noire. La mortalité n’est pas si grande à beaucoup près parmi les Nègres esclaves. »

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Le Test de Descartes

Le fameux test de Turing est en fait le test de Descartes, la refonte d’un critérium imaginé par ce dernier, qui décrit dans le Discours de la méthode un test permettant de distinguer d’un homme une machine à forme humaine, par deux moyens : 1/ la machine ne peut répondre par la parole « au sens de tout ce qui se dira en sa présence » (seulement à quelques-unes des paroles dites), et 2/ son action manquant de la raison, « instrument universel, qui peut servir en toutes sortes de rencontres », elle montrerait par certaines de ses actions qu’elle n’agit point par connaissance mais « seulement par la disposition de [ses] organes ».

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Le Discours de la méthode est écrit contre « l’école ».

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Kierkegaard : l’adhésion va au nombre – au nombre seulement.

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Le concept de l’angoisse† : chaque individu recommence da capo (éd. Tel : pp. 187, 192n, 194 [+ 237 pas complètement da capo]). C’est pourquoi : Der Geist.

(Il faut suivre : cherchez Der Geist dans Les Pensées d’un homme-bureau, PDF disponible en Table des matières.)

† Dans ce livre, les intuitions géniales de Kierkegaard sont encore enserrées dans la forme hégélienne, dans la philosophie d’université.

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Les films à petit budget ont peu de dialogues (même s’ils ont peu d’action car l’action coûte cher), alors que les dialogues ne coûtent rien. Les producteurs visent un public international de salles d’art et d’essai, et comme il n’y a pas de budget pour doubler ces films ils sont forcément sous-titrés ; or personne ne peut entendre de longs dialogues dans une langue qui n’est pas comprise à l’oreille sans s’impatienter, parfois jusqu’au malaise. C’est la raison, je crois, du paradoxe de tant de films muets à l’ère du cinéma parlant. Et c’est pourquoi ces films sont en général sans intérêt, car les idées qui pourraient les rendre intéressants se transmettent par des dialogues, comme dans les pièces de théâtre, qui ne sont faites que de dialogues. C’est pourquoi aussi, alors qu’une pièce de théâtre est de la littérature, on ne parle pas de « cinéma littéraire » mais d’« art et essai ».

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Cédar et Dhaïda, les personnages de La chute d’un ange de Lamartine, sont le prototype de Tarzan et Jane. Elle lui apprend à parler : « leurs lèvres mille fois les redirent [leurs noms] ensemble » Ils trouvent refuge dans les branches des arbres, leur nid d’amour : « Il craignait que le sol ne lui fût une insulte… verte soupente ».

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Ils appellent Iron Man pour les sauver d’Irony Man.

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Tout ce que vous direz d’intelligent pourra être retenu contre vous.

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Baudelaire

L’« horreur de l’ennui », un leitmotiv de Baudelaire, est incompréhensible chez un homme d’esprit.

ii

Any Where Out of the World : Baudelaire est un précurseur du titre anglais. Et le recueil lui-même, Le Spleen de Paris : un sentiment typiquement anglais, dans la capitale française.

iii

Dans Les Maîtresses, Baudelaire appelle la parlerie des viveurs sur les femmes une banalité : il a lui-même contribué à introduire la banalité dans la poésie… C’est la meilleure définition de sa modernité dans ce qu’elle a d’« osé ». (La vraie modernité, c’est Rimbaud, nietzschéen.) De même, il a sacrifié à la « scatologie » du goût français† : c’est là sa principale innovation peut-être. Il faut s’en tenir à Schopenhauer : tout cela n’avait pas à entrer dans l’art et où cela s’introduit ce n’est plus de l’art mais la banalité. Autrement dit, le vrai juge de Baudelaire, ce n’est pas le magistrat Pinard mais le serviteur de l’art, qui n’a même pas le droit de compatir.

La modernité littéraire de Baudelaire n’est pas littéraire : c’est la banalité du non-art entrée dans l’art. Ce n’est pas là que Baudelaire est artiste. Rimbaud, qui n’a pas fait carrière dans les lettres, est plus conforme à l’éternelle réalité de l’art dévoilée par Schopenhauer.

† « Le Français est un animal de race latine ; l’ordure ne lui déplaît pas dans son domicile, et en littérature il est scatophage. Il raffole des excréments. Les littérateurs d’estaminet appellent cela le sel gaulois. » (Mon cœur mis à nu)

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Les gens de lettres n’ignorent rien de ce qu’il est absolument oiseux de savoir.

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Les mauvais poètes sont l’alibi du bourgeois pour étouffer les bons poètes dans ses fils et son entourage. C’est pourquoi il publie et subventionne les mauvais poètes.

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Hugo, le chantre de la masculinité toxique, est sauvé du cynisme par sa bêtise.

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Beaucoup d’amis : ça se sent.

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Influence subliminale. Il me semble rétrospectivement que l’impact de lectures anciennes (le Traité du désespoir, Alain…) fut plus important de beaucoup que ce que l’effet immédiat pouvait laisser attendre ; pour le Traité, pas mal d’ennui, le survol d’une bonne partie du livre en pensant à autre chose, comme si cette lecture inattentive devait, ainsi que le prédit la théorie subliminale, avoir plus d’effet qu’une lecture serrée. Il existerait donc quelque chose comme comprendre subliminalement.

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Le talisman contre le despotisme asiatique, qui est un despotisme des États établis sur de vastes territoires, est la structure fédérale. Or c’est cette structure qui force à déroger au principe « un homme une voix ».

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The Human Tamagotchi.

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Les langues qui modifient, parfois sensiblement, la racine des mots selon le genre, le cas, etc. (suédois, islandais…) sont-elles désavantagées dans les moteurs de recherche sur internet (on ne trouvera pas des pages pertinentes en cherchant une forme du mot plutôt qu’une autre, par exemple) ?

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Les micro-économistes américains manquent de déontologie en refusant de rendre à Vilfredo Pareto – en raison, je suppose, de ses liens avec le fascisme italien – l’hommage qui lui est dû.

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Il y a un usage animal et un usage humain de l’intelligence. L’usage animal est pratique, l’usage humain théorique (esthético-théorique).

XLVII There’s a Fatma for you in this world

To the Consumers’ Association of Ireland

Dear Sir or Madam,

Supportive of consumer rights, I would like to call your attention to the topic of subliminal advertising, on which I have made some research.

The following case studies from my blog [Index] deal with very recent paper advertisements, many of them advertising multinationals’ brands and designed for international marketing.

The subliminal techniques involved are akin to mental manipulation and likely to be detrimental to the consumer’s choice. What is to be done to prevent consumers from being subjected to such deceptive manipulation? (March 29, 2015)

Answer:

Dear Flor, [Although I signed my full name Florent Boucharel, she calls me Flor because my email is flor.boucharel[@]gmail.com]

Thank you for your email. We would recommend that you contact the government body, the Competition and Consumer Protection Commission as they have the power to investigate companies. They can be contacted on 014 4025500 or http://www.consumerhelp.ie

Kind regards,

Caroline.

My answer:

Dear Caroline,

Thank you for your reply. I don’t think the law forbids embedding the word SEX in advertisement photographs, which, as far as I have been able to ascertain since my attention was called to the practice, is the case in almost every paper advertisement these days. Since the law says nothing, a government investigation is out of the question. I believe this is what they will tell me. I was seeing more a campaign of opinion, and that’s why I reached out to your organization, in case you would find the matter relevant to consumer rights. (March 30)

& later (having no further news from Caroline)

In spite of your reply, I feel my mail has not received due consideration, especially since my blog statistics tells me you haven’t even thrown a cursory glance on one or two of the cases I have provided.

You know, I am sure, of those people who hold positions of responsibility and, when contacted about attendant matters, ask: “Why are you talking to me? Do we know each other?” (April 1)

*

To International Consumer Research and Testing (ICRT)

Dear Sir or Madam,

Supportive of consumer rights and the important missions of consumers’ organizations, I would like to ask what your position is on the topic of subliminal advertising, on which I have made some research.

The following case studies deal with recently published advertisements (March 2015), many of them advertising multinationals’ brands and designed for global marketing. (April 4, 2015)

No answer.

Hello, is anybody in? Here’s the taxpayer who pays you!

No answer.

For the sake of accuracy, your name ought to be ICRNT: International Consumer Research and No Testes.

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Horror movie The Exorcist, about a Catholic priest fighting the Devil in the good old ways, uses subliminal techniques. Hence the many faints, nauseas, mental collapses necessitating psychiatric intervention among theater patrons when the film was released. Yet horror movies had been played on the screens for decades and none had had such impact on the viewers, because those films did not manipulate unconscious mind structures with subliminal techniques. As an example, the soundtrack for The Exorcist was embedded with the sound of humming bees at subliminal level, in order to trigger panic. It was an experiment in mind manipulation. (For more details on the subliminal elements in The Exorcist, read Media Sexploitation, 1976, by Wilson Bryan Key. See also this blog’s Index for my series on Subliminals in published advertising.)

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In Hormones, Sex, and Society: The Science of Physicology (1994) by Helmuth Nyborg, I find a paradox. It seems to me that a male androtype-1 should not choose an estrotype-1 as a spouse, since the latter will have, as Nyborg describes it, “higher libido” and the androtype-1 is not particularly well endowed in this respect. Hence, he should make a more “sex-stereotypic choice” with respect to finding a spouse, that is, he should depart from what Physicology predicts (that he will not be sex-stereotypical). What I mean by “should” is what he would do if he knew Physicology a bit. This is the paradox. The only solution to it, as far as I can see, would be that Physicology predicts that androtypes-1 do not object to their spouses’ promiscuity, nor to bringing up children sired by other men. A rather odd prediction in terms of evolutionary genetics.

Also, I would like to stress that our current “managerial elite” is recruited on personality criteria amongst which extroversion is perhaps the most important in the organization recruiters’ eyes. Which means the hormotype index of the American/European managerial elite is not likely to be 1 or 2 (maybe not even 3), nor it is this likely to be otherwise in the near future, whereas Nyborg claims that loner, intellectual androtypes are called to make up the elite.

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To Hollaback! (In their own wods, ‘Hollaback! is a global, people-powered movement to end harassment. We work together to ensure equal access to public spaces.’)

Having seen on Internet a video of yours in which a young woman is filmed by a hidden camera walking in Manhattan, it reminds me of a news report on the same topic and with the same technique I saw a few years ago on French TV, and of my own situation even though I’m a man.

I live in Paris where I do quite a lot of walking, not seldom by myself. My experience is that some people feel free to abuse verbally, in a sneaky way, lone persons in the street whose outward appearance they happen not to like.

I have conjectured that many people, walking alone in the street, resort to listening to music or to calling someone on their mobile phone in order primarily to prevent their being abused in such a way, or at least to escape noticing it.

Some vulgarized notions of psychology likely will evoke a paranoid state of mind. The very idea of paranoia, however, may well contribute to the spreading of sneaky verbal abuse. (As a matter of fact, the person abused may even be abused by being called a ‘paranoiac’ by his or her surreptitious abuser.) (April 2015)

No answer. (My point, as the reader understands, is that harassment in the street is not limited to female victims. In my experience, verbal abuse not seldom comes from women.)

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El Mallarmé «profeta» ha introducido intelectualismo en la poesía, y la poesía ha muerto casi. Todo ésto, las abstractas reflexiones o elucubraciones sobre el lenguaje y qué sé yo, es demasiado árido, y no muy riguroso tampoco como razonamiento y los filósofos lo hacen mejor.

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There was in the past of Christian Europe a mighty enemy in the East: the Ottoman Empire. A mighty colossus, it nearly obliterated Christianity on several occasions, as when its armies besieged Vienna, twice. At the head of such powerful armies, numerous as the waves of the ocean, were the dreaded Janissaries, a slave brotherhood of Albanian origin. The gate-keepers of the Bab-i Ali. O what convulsions in the misty mountains of Albania, when this people too vindicated its freedom!

This video [Te Rrapi ne Mashkullore, sung by Irini Qirjako, with images from some (Albanian?) motion picture] [Withdrawn from YouTube since then] shows scenes of the Albanian national struggle, here culminating with the assassination of a Turkish Basha or Bimbashi. The lyrics talk of a Bimbashi several times, as a portent of awesome and dreadful forces.

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There is that taylor in my neighborhood, M..kan, an Armenian. I brought him a pair of trousers not long ago. He told me that with such fabric these trousers would last me ten more years. Now they have a big hole in the bottom. You can’t trust Armenians…

M..kan is the Devil. For one there’s his accent. It took me some time to understand at last what he says when he’s greeting me. He says “Ça va, mon ami ?” (Howdy, my friend?) and I was hearing something like “Ça va, Mehmet Ali ?” (Howdy, Mehmet Ali?) I thought he was mocking me in his nasty Armenian ways… He’s a stutterer. He says “Merci, mon-mon ami” (Thanks, my-my friend) and I hear “Merci, Mehmet Ali“, like he’s mocking me. Like the devil he is…

One day I needed to have my trousers enlarged at the waist. He said, “Okay but think about a diet, Mehmet Ali!” And he laughed. He’s the Devil…

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Russian émigrés were all with Hitler, especially after Operation Barbarossa and the onslaught against USSR. They had brought the Protocols of the Elders of Zion to Germany, they had brought them to the USA, even to Manchuria and Japan. There’s even a book which claims they are the true inspiration of Hitler and the Nazi party. Grand-dukes and grand-duchesses were with Hitler. The heir to the Russian throne was with Hitler (and he was spied upon by the Gestapo at the same time). All the former White army was with Hitler and joined the Wehrmacht and Waffen-SS on the Eastern front. The popes were with Hitler. Czarists, Solidarists, Fascists were with Hitler. Georgians and Tatars were with Hitler and they fought the Résistance in Corrèze where my grandparents were living their rural life (my grandfather was once taken hostage). Caucasian Muslims were with Hitler, and Stalin made them pay the price after the war.

I spent years collecting thousands of names of people involved on the side of Nazism and Fascism, from every country: Cossack White Army officers, Albanian gurus of mystic tariqas, French anarchists, Australian aborigines (true!), Afro-Americans, Indian nationalists, Indonesian nationalists, Khmer nationalists, Pu Yi the last emperor of China, Turkish Turanians, British aristocracy, the then King of Sweden and his son the present King of Sweden, Knut Hamsun, the Muslim Brotherhood and Nasser of Egypt, the Shah of Iran and the future Ayatollah Khomeini, etc. etc. A long list. I spent years on it, I don’t know what to do with that work.

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De hecho yo no había escuchado la canción Aviateur, cantada por Véronique Jannot, hace desde muchos años. Me la propuso YouTube, al escuchar yo otra cosa. Entonces me volvieron memorias de mi niñez. No son memorias de mi casa porque mis padres no miraban programas de televisión populares, con canciones y tales cosas. Pero, de vacaciones, nos quedamos con mis hermanos en la casa de abuelos o a veces de tíos, en el campo. Gente más popular y no tan educada como mis padres, y ellos miraban esos programas populares, y nosotros con ellos. Y me gustaba, de niño. Después, de adolescente, ya no me gustaba el campo. Me aburría, no podía hacerme amigos con los jóvenes, aunque me enamoré de una morena, cuyos padres tenían un comercio de bicicletas. Le declaré mi amor y, como ella no cayó en mis brazos al oírlo no más, lo abandoné todo. Una tontería, pero era bonita la hija del vendedor de bicicletas… De adolescente, las vacaciones en el campo eran malas. De niño era otra cosa. Gente sencilla, televisión popular, una Francia que tal vez aún ya no existe.

Véronique Jannot and I are of the same breed, de pelo y ojos castaños. But her very artist name (if it’s not her real name) is a joke, because it alludes to Jeannot Lapin*. I want to make clear that this sort of popular culture has something very shallow about it, which makes it unbearable to refined minds. Only the exhaustion of a working life can create a need for that kind of shallow entertainment.

*D’après internet, Jannot est son vrai nom. Elle aurait dû choisir un nom de scène plus glamour : Véronique Davies, Véronique Crawford-Jones, Veronica Lamborghini…

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Fragrances like attar of rose…

Vuelan azahares
jarabe de rosa beberé
almíbar de rosa saciará mi sed ardiente
miles de mirtos para tenderle arropes suaves
Encantadora es la rosa en el jardín de luna
Canta, bello ruiseñor, por la rosa que te llena de dulzura

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In France the name Fatma was used as a common name to designate a North-African girl (as there are many migrants from North Africa in France). For example: “Did you see that fatma?” Then it designated any girl, whatever her background, for example: “Did you see that fatma?” And then it came to be abbreviated as “fat,” (prononcer « fatt ») for example: “Will there be fats at that party?” (Il y aura des fatts à cette soirée ?) At least that was so in my teens.

I distinctly remember occurrences when the word was used by my friends and myself (by the way we were all white, middle-class teenagers). For instance, during a summer vacation in Spain we used to call Spanish girls “fats” among us. And there’s a joke. While we were in Spain, near Valencia, there were several days of feria with bulls, “toros.” Several toros were involved and they had a leader, so to speak. One day, one of our group, talking about this leading bull, called him “le taureau mère,” as we talk of a “vaisseau mère” (mother-ship) in a fleet of ships. But “mother-bull” was really ridiculous, so we laughed and someone said: “You mean ‘le taureau fatt’ (the fatma-bull)!”

But we didn’t say fatma to girls, they would have beaten us up.

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3 Poems to O.

(2014)

You didn’t tell me you’d take my heart away.

You didn’t tell me you’d always be in my dreams, at the cost of a life. But what is a life worth comparing with such dreams?

You didn’t tell me that, because of my memories of you, I’d be like a madman always by my thoughts. But what worth is soundness of mind compared to such lunacy?

You didn’t tell me my memories of you would be more real to me than reality. But what is reality worth, you tell me, in the shadow of one memory like these?

You didn’t tell me there would be no more seasons but the summer of your smile.

You didn’t tell me there would be a never-ending day from the day on when you said: One plus one makes one. Did you say so, by the way, or is it my imagination?

You didn’t tell me you’d break my heart in two so that one plus nothing makes a funny two: a crazy man.

You didn’t tell me one is not just one but also the one and only, so this one can’t be counted like any other one because in a way this one is a bit too much – especially being away.

You didn’t tell me I’d have to know the effect of spending some time by your side and then (as a punishment for what crime?) I’d have to know the effect of spending my whole life and perhaps even an eternity without you.

You didn’t tell me it wasn’t just two people in a given place at a given time, but two people one of whom would be forever out of space and time.

You didn’t tell me that was just a serious game so that not only would I lose my bid but also I would lose my mind.

You didn’t tell me I was to be there with you for a few days and then you wouldn’t be by my side until the end of time. Yet that’s not too high a price because there can be no such thing as too high a price for what I’m talking about.

You didn’t tell me you’d make a fool of me and I would be glad. Had you told me, I wouldn’t have believed you, for I was a fool. Born to be a fool: that’s what you should have told me.

You didn’t tell me…

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Yes but…

Yes but it’s only a dream.
–Yes but this is only a life.

Yes but what’s more precious than life?
–Yes but it’s made precious from dreams.

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Tears

If I could see your eyes
Then you would see
The moonlight on the sea
(Your eyes the moon
My tears the see)