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Cours de philo

Langue : français, with a pinch of English.

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Esthétique

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Le critère esthétique de Schopenhauer (ce qui stimule les appétits inférieurs – sexe, ventre – est un obstacle à la contemplation des Idées au sens platonicien, contemplation que l’art a vocation à susciter) est correct ou bien il n’existe aucune différence entre l’art et la publicité. – Ainsi l’expressionnisme est-il moins dégénéré que l’académisme d’un Giacomo Grosso (voir son Nu de 1896†) : personne ne penserait vendre des produits avec de l’expressionnisme publicitaire.

†The departure from Greek nudity is here unsurpassable. Hypercentrality of the buttocks. Academic ,,Un-Kunst.’’

Les orientalistes n’ont pas déformé l’Orient (dogme de pets-de-loup), ils l’ont inventé. C’est d’ailleurs toujours ce que fait l’art. Ce qui existait avant les orientalistes n’était pas l’Orient. – Dans l’Empire ottoman, en Égypte, au Siam, aux Philippines, en Inde, en Albanie…, partout en Orient les autorités autochtones ont fait appel aux orientalistes occidentaux, y compris comme peintres de cour, pour déployer l’Idée de l’Orient.

« La scandaleuse méprise de Schopenhauer qui considère l’art comme un pont qui conduit à la négation de la vie » (Nietzsche). Est-ce bien le cas ? La sainteté (négation de la vie) selon Schopenhauer implique un dépassement de ce que procure l’art, lequel maintient la volonté dans l’affirmation de la vie par la consolation qu’il offre grâce à l’Idée. Par conséquent, l’Idée elle-même, « l’objectivation adéquate » de la volonté, est encore un obstacle au renoncement. – Mais Schopenhauer écrit aussi que « toujours la beauté prochaine de ce qui nous entoure vient à son tour nous séduire et nous enlever à la volonté pour nous livrer à la connaissance pure et affranchie de tout vouloir », connaissance pure et affranchie de tout vouloir qui est le présupposé de la négation de la vie et d’elle-même par la volonté ; sans la contemplation esthétique, seule disposition qui permette « la connaissance intime du phénomène », le sujet n’aurait aucune expérience de lui-même en tant que sujet de la connaissance pure. De sorte que la négation de la vie présuppose la contemplation esthétique. Mais si cette dernière est une condition nécessaire de la négation de la vie, elle ne peut en être la condition suffisante. Ce qui manque, à côté de la contemplation esthétique, n’est pas des plus clairs cependant, car la différence entre le génie et le saint chez Schopenhauer n’est pas vraiment claire elle-même, la description du génie étant passablement confuse : le type de connaissance propre au génie est, non la connaissance abstraite, mais cette connaissance esthétique que Schopenhauer dit propre à calmer les motifs susceptibles de stimuler la volonté ; or il décrit aussi le génie, à l’instar de Nietzsche, comme plus passionné et en ce sens plus affirmateur de la vie que les autres, alors même que sa connaissance propre est censée agir sur lui dans le sens de l’affranchissement du vouloir. – Par ailleurs, si Schopenhauer tient à insister sur la distinction entre le saint et le philosophe (en ce sens que le saint n’a pas besoin d’être philosophe –et que ses actions sont d’ailleurs souvent justifiées à ses propres yeux par des croyances absurdes– mais aussi, inversement, que le philosophe n’a pas besoin d’être saint, ce qui a une saveur un peu plus étrange, dans le cas d’un philosophe qui aurait passé sa vie à théoriser la négation de la vie sans jamais s’approcher le moindrement d’une pratique de cette négation), on s’attendrait, vu ses conceptions, qu’il souligne aussi davantage la parenté entre le génie et le saint ; or c’est ce qu’il ne fait pas.

Dans La volonté de puissance, de Nietzsche, l’art est ce qui met dans la disposition de faire soi-même de l’art, ce qui donne envie d’être artiste. Cela signifie donc que l’art ne doive pas être virtuose et même, au fond, qu’il ne doive exiger aucune technique, car alors il ne peut faire autrement que manquer son but, les gens se disant : « Je ne pourrais jamais faire ça moi-même ».

Le profil, dans la représentation picturale, est resté une convention comme au temps de l’art égyptien ; ce n’est pas un profil photographique, qui ne peut avoir qu’une expressivité limitée.

Nous devons, c’est Diderot qui l’affirme, notre littérature à l’Angleterre ; c’est-à-dire les sujets de la monarchie absolue doivent leur inspiration aux sujets de la monarchie constitutionnelle, monarchie de la Magna Carta et de l’habeas corpus. Il est temps d’adopter l’esprit de liberté des Anglo-Saxons, en l’occurrence aujourd’hui des États-Unis, pour ne plus leur devoir toute notre culture.

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Épistémologie

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Pour Nietzsche, la « conception mécanique » implique une « cause finale » (La volonté de puissance). Chez Kant, la cause finale est précisément ce qui distingue la conception organique de la conception mécanique ; et je ne comprends absolument pas en quoi le mécanisme aurait besoin d’une cause finale.

Selon Nietzsche, le devenir est une objection à l’être (ibid.). Comme si le devenir pouvait être le devenir de rien ! Il faut revenir au bon sens : le devenir est la modalité de l’être dans le temps ou selon la forme du temps, c’est là le donné de notre connaissance.

Contrairement à ce que croit Heidegger, Kant n’a pas refondé la logique, à laquelle Kant assure n’avoir rien touché, mais la mathématique –et toute la mathématique–, en y ayant retrouvé l’intuition, là où l’on ne voyait que le principe de contradiction (depuis Hume, selon Kant, mais en fait, comme je l’indique infra en discutant la pensée de Schopenhauer, depuis Euclide).

La logique fait fond sur des principes analytiques (selon le principe de contradiction), la métaphysique sur des propositions synthétiques.

Qu’une spirale tourne à droite ou à gauche, cela n’est pas discernable selon le concept de la spirale, nous dit Kant, mais seulement par la construction d’une spirale dans l’intuition. – On peut dire que Kant donne à cette affirmation le caractère de pierre de touche de toute sa philosophie de la connaissance.

Les « matheux », les geeks sont meilleurs aux jeux vidéos et au billard, pratiques qui supposent non pas de grandes capacités logiques mais une intuition plus fine. – Les curiosités phoniques des antiques grottes artificielles de Barabar en Inde, qui résonnent à certaines fréquences, pourraient, si ce n’est pas le fruit du hasard, résulter d’une intuition spatio-temporelle extrêmement fine, d’un génie intuitif géométrico-arithmétique qui nous est incompréhensible et qui doit rester incompréhensible à une intuition moins fine, émoussée par le raisonnement (via un phénomène de «verbal overshadowing»), tout comme d’autres réalisations architecturales antiques qui nous étonnent par ce que nous appréhendons comme étant des « connaissances » astronomiques, sous-entendu : théoriques, mais qui sont sans doute bien plutôt une intuition astronomique entièrement non théorique.

A good deal of the results of experimental psychology rely on the subliminal techniques utilized during  the experiments. For instance, the 2003 Lakin & Chartrand experiment (see Social Psychology and the Unconscious, John Bargh ed., 2007) depends on the efficacy of subliminal priming, and takes it for granted. At the same time, in the same society, the public is told that subliminal techniques can have no effect!

Une conséquence de la synthèse empirique continue et du caractère toujours relatif des connaissances empiriques est que : Anything goes. Un exemple, dans la science du marketing, c’est le fait que le blind test est une erreur en raison des phénomènes de «sensation transference» qui se produisent en permanence dans la consommation réelle, phénomènes (par lesquels l’expérience concrète est une synthèse de l’ensemble des associations implicites relatives aux produits consommés) aujourd’hui reconnus comme étant massifs et phénomènes que le blind test ne peut jamais prendre en considération pour la simple et bonne raison que, par la définition même du protocole de ce test, il les supprime. Or ces tests furent la norme dans toute l’industrie mondiale des produits de consommation courante jusque dans les années quatre-vingt-dix. Quel effet cette erreur monumentale a-t-elle eu sur le développement du secteur ? Anything goes ! (D’un autre côté, il est certain que, si tout le monde fait la même erreur, personne ne peut perdre un avantage concurrentiel à cause de cette erreur et que, si des blind tests ont jamais modifié des positions concurrentielles relatives, c’est simplement dû au hasard, à savoir que, par hasard, les résultats des tests de certains étaient plus près de la réalité, ou moins éloignés d’elle, que les résultats des tests de leurs concurrents.)

Ce qui est certain a priori est une forme de la connaissance. – La possibilité d’une chose se détermine a priori, sa nature se détermine par l’expérience.

Selon Schopenhauer, les arguments de Kant contre le point de vue de Hume sur la causalité sont insuffisants, car il faut montrer – les deux en sont d’accord – que l’expérience est sous la dépendance de la loi de causalité, mais – c’est là que Schopenhauer se sépare de Kant – pour cela il faut prouver que la loi de causalité est impliquée dans l’intuition. Aussi bien Schopenhauer parle-t-il d’une intuition intellectuelle tandis que, pour Kant, notre intuition est seulement sensible et Kant réfute expressément la notion d’intuition intellectuelle dans l’homme : nous n’avons pas d’« intuitions intellectuelles », qui nous permettraient d’intuitionner « les choses comme elles sont en soi » (Sur une découverte…). – Cependant, une intuition intellectuelle est concevable selon Kant, « même si elle n’est pas la nôtre » : « Mais, comme il est au moins possible de considérer le monde matériel comme simple phénomène, et de penser quelque chose en tant que chose en soi (qui n’est pas phénomène) comme substrat, et donc de supposer une intuition intellectuelle correspondante (même si elle n’est pas la nôtre), il y aurait, bien qu’il soit pour nous inconnaissable, un fondement réel suprasensible pour la nature etc. » (Critique de la faculté de juger) – Du reste, les deux n’entendent pas la même chose par « intuition intellectuelle » puisque Schopenhauer ne considère pas que l’intuition intellectuelle dont il parle et qu’il attribue à l’homme permette à celui-ci de connaître la chose en soi (dont Schopenhauer admet lui aussi l’existence), alors que, pour Kant, c’est à cette condition seulement que l’on pourrait légitimement parler d’intuition intellectuelle.

L’antinomie chimique selon Schopenhauer : on cherche à réduire le nombre de corps simples de la nature mais si l’on parvenait à un état unique de la matière on ne pourrait plus expliquer les modifications chimiques puisqu’il manquerait un second état pour modifier l’état unique premier. – Cette question est liée à celle de la divisibilité de la matière : les chimistes ne croient pas à une divisibilité qualitative infinie (pas plus que les physiciens, clairement, depuis la constante de Planck).

Les démonstrations d’Euclide sont, selon Schopenhauer, « une béquille pour une jambe qui se porte bien », car l’évidence du principe de raison comme forme de l’intuition est aussi grande que celle du « principe de la raison de connaissance, c’est-à-dire de la certitude logique ».

Pour répondre au matérialisme, Schopenhauer dit que l’objet doit passer d’abord « par le mécanisme du cerveau » – et il veut dire par là qu’il faut un sujet –, mais le cerveau est matériel !

L’expérience possible est entièrement déterminée (nature), c’est-à-dire qu’il n’y a de possible dans l’expérience possible que ce qui est déterminé (selon une causalité naturelle). La liberté de l’homme ne fait donc pas partie de l’expérience possible de l’homme. – L’expérience possible n’a de réalité que pour la raison théorique. – Mon expérience en tant qu’esprit libre se vit comme entièrement séparée de la nature ; dans cette expérience, je suis par ma liberté l’origine de toutes les chaînes causales qui m’entourent. – L’entendement est une faculté théorique : la faculté de connaître théorique. La raison est la faculté des Idées « excessives pour notre faculté  de connaître théorique » mais régulatrices pour l’entendement « selon un principe de complétude » (Kant). – Ainsi, l’entendement prescrit des lois à la faculté de connaître, la raison à la faculté de désirer (vouloir). – La nature est la chose en soi telle que normée par l’entendement : l’entendement prescrit ses lois à la nature, c’est-à-dire il prescrit des lois à la chose en soi, la transformant par là en nature. L’entendement n’est pas dans la nature car il lui prescrit ses lois et, ce faisant, la crée en tant que nature. La raison et la liberté ne sont pas non plus dans la nature.

La nature est la législation de ma subjectivité formelle. (Non pas la loi de ma subjectivité, à laquelle ma subjectivité serait soumise, mais la législation de ma subjectivité, son produit.)

De même que les dilemmes cornéliens ne jettent pas à bas l’idée de morale, les cas examinés au titre de la dialectique hégélienne par William James (la liberté se garantit par des lois, la tolérance pour les idées anarchistes est le moyen de les rendre inoffensives, le véritable épicurien est sobre, la voie de la certitude est le doute radical, nous commandons à la nature en lui obéissant…) ne jettent pas à bas la logique (que je refuse d’appeler traditionnelle).

La théologie traditionnelle est fausse, en ce qu’elle est une théosophie : elle croit avoir une connaissance théorique de Dieu (Kant).

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Philosophie morale et politique

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Le sage de Bénarès, méprisé par les singes eux-mêmes.

Nietzsche fait allusion à Mandeville, qui de fait l’a précédé dans la même voie, quand il réprouve le procédé faisant servir l’immoralité au bien collectif. Pourtant, c’est la même chose chez l’un et chez l’autre, même si chez le premier le bien supérieur est celui de la société et chez le second le but à atteindre est défini différemment (ce but est « au-delà du bien et du mal » etc.) ; un but est un bien (à réaliser), de quelque nom qu’on l’affuble. Ne pourrait, ainsi, être par-delà le bien et le mal que celui qui n’a plus de but – une forme d’ascétisme : les mystiques persans qu’a rencontrés Gobineau se placent selon leurs propres dires au-delà du bien et du mal (Les religions et les philosophies dans l’Asie centrale).

Ce n’est pas parce que tout le monde parle tout le temps que la parole est libre.

Dans Le crépuscule des idoles, Nietzsche nous dit que, depuis La naissance de la tragédie, il fait remonter la décadence des sages à Socrate et Platon (deux « anti-Grecs »). Mais Socrate est celui qui le premier a rejeté le titre de sage : c’est donc la philosophie qui est décadente, tandis que la sagesse était tout autre chose, à laquelle le décadent Socrate ne croyait pas, ne croyait plus que l’on pût atteindre.

Je ne crois pas qu’il faille chercher des falsifications dans La volonté de puissance (par la sœur de Nietzsche, Elisabeth Förster-Nietzsche), autrement, peut-être, que dans de menus détails, car cette œuvre posthume ne diverge pas foncièrement de la philosophie des dernières œuvres publiées par Nietzsche de son vivant, du temps de sa lucidité. En fait, je mets au défi ceux qui parlent de falsification de montrer que ces supposées falsifications ne correspondent pas à ce que le lecteur de Nietzsche trouve déjà dans ses autres œuvres.

Selon Kant, comme le bien est un devoir, il ne peut purger la dette du mal radical en l’homme. La punition se trouve donc dans la conversion au bien elle-même, c’est-à-dire dans ses conséquences (qui semble être que la vie devienne un martyre !). Dans ces conditions, la grâce de Dieu qui sauve l’homme est conforme à sa justice.

La divinité du Christ rend douteuse la qualité de son sacrifice. – Kant répond aussi à cela.

Ceux qui insistent, pour le déplorer, sur un supposé hédonisme de l’homme moderne sont victimes de la propagande subie par l’homme moderne. La réalité de ce dernier est le travail aliénant, non le plaisir, et en particulier pas le plaisir consumériste, dont la finalité lui est extrinsèque et adverse, puisqu’il s’agit de perpétuer son aliénation dans le travail.

Wahhabi discouragement of devotion to the Prophet Muhammad is to be endorsed as sound, as such devotion must lead to a spirit of emulation which may turn into a desire to set up a new religion. (The desire to be like the Prophet may make one want to be a new Prophet.) ‘’Even today religious police are placed near the Prophet’s tomb in Madinah to discourage veneration of the Prophet rather than of God.’’ (John A. Shoup, ‘Popular Islam’ in Saudi Arabia and the Gulf Arab States Today: An Encyclopedia of Life in the Arab States, 2009) In footages showing the religious police near the Prophet’s tomb in Madinah, one can see that they do not waver to push pilgrims away.

Dans une conception du mariage comme sacrement indissoluble, tout est permis en matière d’adultère, tandis que dans un mariage civil l’adultère est une faute (susceptible d’entraîner la dissolution du mariage aux dépens du conjoint adultère). – Les punitions de l’adultère au moyen-âge (avoutrie) étaient pénales et non civiles ; or, comme il n’existe plus de sanctions pénales en la matière, il en résulte que l’adultère n’est plus sanctionné dans le mariage en tant que sacrement indissoluble.

La valeur de l’argent se déprécie par création bancaire d’argent (crédits). Puisque c’est de cette manière que l’argent se déprécie, l’intérêt versé par la banque au dépositaire n’est pas un revenu mais une compensation pour la dépréciation que la banque fait subir à l’argent du dépositaire, correspondant à l’absence de perte de valeur si cet argent était resté hors de la banque et n’avait pas servi à créer de l’argent par voie de crédits (selon un ratio prudentiel des crédits sur les dépôts). – Or, comme c’est le crédit bancaire qui est responsable de l’inflation, les banques devraient aussi payer une compensation pour l’argent resté en dehors d’elles, tout aussi déprécié que l’argent déposé.

Even the Dhammapada contains traces of resentment. (Nothing strange here for a Nietzschean.)

Les gens ayant beaucoup d’amis ont peu de principes.

Ekman: Mating and friendship would be impossible if humans were equipped with a facial switch (turning off involuntary expressive actions on command). – And, I add, cheating would be impossible without such a switch.

La privatisation des terres, ou enclosure, par les Britanniques en Afrique de l’Est notamment, mais aussi par les puissances coloniales en général, n’avait pas pour seul but d’améliorer les rendements de l’agriculture locale, mais aussi de libérer de la main-d’œuvre pour les secteurs secondaire et tertiaire, tandis que l’agriculture traditionnelle a vocation à absorber toute la main-d’œuvre. L’Angleterre a commencé les enclosures sur son propre territoire : comme le dit Alain, « nous nous sommes colonisés nous-mêmes ». C’est par ce mouvement des enclosures que la révolution industrielle a pu se produire. – Le paradoxe est que, dans les régions où l’agriculture traditionnelle a conservé une certaine prééminence, comme en Mélanésie, cette agriculture est aujourd’hui mise en cause par un modèle économique, par exemple celui de la culture de l’huile de palme, avec un monopsone (acheteur unique) et de petits producteurs qui lui vendent leur récolte, modèle qui, comme l’agriculture traditionnelle qu’il remplace, maintient la main-d’œuvre dans le secteur primaire.

La croissance économique est un concept militaire : il faut produire plus et à moindre coût pour être plus fort.

XXXVII The Evolutionary Roots of the Clash of Civilizations 2

This is a sequel to xxxvi.

Suicide For Sex

The essay on the evolutionary dimensions of civilizations (xxxvi) started by recalling the hot discussion on the relationship between Islam and the West. Regarding this relationship, evolutionary psychology book Why Beautiful People Have More Daughters (2007) by Alan S. Miller and Satoshi Kanazawa attempts to provide an explanation of Muslim suicide bombings that I wish to discuss presently.

According to Miller and Kanazawa, suicide bombers are 1/ always Muslims, because 2/ Muslim societies are polygynous, which means that some men remain without mates throughout their lives, and 3/ Islam promises virgin mates to the martyrs in the afterlife, which is bound to be appealing to men without mates.

1/ “While suicide missions are not always religiously motivated, when religion is involved, it is always Islam.” (p. 165).

The emphasis on the word “always” is the authors’; they seem to be confident there is no exception. Yet, the statement is incorrect. Even if we dismiss WW2 Japanese kamikazes as a religious phenomenon, although the Japanese government of the time was implementing a policy of State Shintoism that emphasized the divine descent of the Emperor of Japan and thus infused patriotism with a sense of the divine, so much so that one of the first moves made by the Americans after Japanese surrender was to demand that the Emperor publicly declares to his people he was no god, we find “militant” suicides in other religions too.

Albeit the following examples, from Christianity, Hinduism, and Buddhism, are not strictly speaking suicide missions, that is, acts aimed at provoking casualties to an enemy while sacrificing one’s own life in the very act (of which I see no other historical example beside Japanese kamikazes and Muslim Jihadists), those other suicides are similarly intended to promote the cause and interests of a religion in a confrontational context, and nothing in the evolutionary interpretation of suicide missions by Miller and Kanazawa explains per se why the suicide takes the form of a military mission rather than of something else. The promise of haur uljanati, the houris of paradise, is actually made to all male believers and not specifically to human bombs.

Martyrs are well-known characters of the earlier times of Christianity, especially the Roman times, and the suicide-like indifference to death displayed by these people during their ordeals became propaganda for the nascent religion, which certainly contributed to its success. That these martyrs did not die with weapon in hand while Muslim martyrs die with weapon in hand or rather being themselves the weapon (human bombs) is not to account for by polygyny and/or by the promise of houris but rather by the warrior ethics contained in the Quran and Islamic tradition.

This being said, Muslims can also be martyrs in the Christian sense, that is, allowing enemies of the faith to take their lives without resistance rather than in the act of fighting. Some hadiths tell how idolaters used to submit Muslims to the test trying to force them to pay homage to idols, which is against the will of Allah, and that the Muslims who, being firm believers, refused were put to the sword. This is the same as the Biblical (Catholic and Orthodox) story of the Maccabees.

Fundamentally, contemporary suicide missions are only a variant of such past acts of martyrdom. Knowing that allegiance to one’s God will be, with more or less certitude, cause of one’s death at the hands of God’s enemies and accepting it, is a form of suicide that the history of several or all religions can attest. Again, that this allegiance takes the form of a suicide commando mission rather than more passive or acquiescent forms of suicide is accounted for by the warrior ethics that is present in the Quran and Muhammad’s exemple, whereas it is absent from the Gospels and the life of Jesus.

In Hinduism, the jauhar was a form of collective suicide sanctioned by Brahmans; it was especially frequent among Rajputs during their wars with Muslim conquerors. When all chances of victory had vanished, the women first took their own lives, slaughtering their children on the occasion, and the men then went to fight to death on their last battlefield. The custom insured that no prisoner was taken by the enemy. We find a similar episode in the siege of Masada during the first Jewish-Roman war (73-74 AD): According to classical accounts, the besieged Jews eventually committed mass suicide rather than surrendering to the Romans.

Finally, there is the practice of self-immolation in Buddhism, of which recent history provides a few examples, the best-known being the self-immolation through fire by the Vietnamese monk Thich Quang Duc in 1963, in protest against the religious policy of the American-supported South-Vietnamese government. The legend says the monk’s heart did not burn and is now kept as a holy relic in the vaults of the Vietnamese National Bank.

So, although suicide missions as such are only found in current Muslim Jihadism and WW2 Japanese kamikazes (who could well have been performing a religious act), the will to sacrifice one’s life for one’s faith is a feature common to the history of many and perhaps all religions.

2/ “Across all societies, polygyny increases violent crimes, such as murder and rape, even after controlling for such obvious factors like economic development, economic inequality, population density, the level of democracy [“obvious factor”?], and world regions. (…) The first unique feature of Islam, which partially contributes to the prevalence of suicide bombings among its followers, is polygyny, which makes young men violent everywhere.” (p. 166)

The reason polygyny increases violent crime is that it exacerbates male competition for females. As the sex ratio is roughly 50-50, by allowing some men to mate with several women to the exclusion of competitors, polygyny forces some other men to remain without mates.

Miller and Kanazawa go on: “However, polygyny by itself, while it increases violence, is not sufficient to cause suicide bombings. Societies in sub-Saharan Africa and the Caribbean are much more polygynous than the Muslim nations in the Middle East and Northern Africa (…) Accordingly, nations in these regions have very high levels of violence, and sub-Saharan Africa suffers from a long history of continuous civil wars, but not suicide bombings. So polygyny itself is not a sufficient cause of suicide bombings.” (p. 166).

The authors are not dealing with institutional polygyny but with what I call (see xxxvi) cryptic polygyny, that is, the practice of polygyny no matter what legal arrangements regarding matrimonial bonds are. Among the most polygynous nations in the world, as they appear listed in note 31, p. 210, we find, for instance, Antigua and Barbuda, Bahamas, Barbados, Haiti (all these with the “maximum polygyny score of 3.000”). These are countries which populations are largely Christian and where the institutional form of pair-bonding is monogamous marriage and institutional polygamy is outlawed and criminalized. So bear in mind that, although the authors do not make it explicit, it is not institutional polygyny that is at stake. Other forms of polygynous practice, that is, cryptic polygyny is not in the least “unique” to Muslim countries; as Miller and Kanazawa write, “All Humans Societies Are Polygynous” (subtitle p. 91).

The violence alleged to be caused by polygyny relates to a “polygyny score” that has nothing to do with institutions and legal systems. Were we to examine these polygyny scores by country, we might find that Muslim countries do not stand particularly high. Among the twenty most polygynous countries listed page 210, I find the following to be predominantly or significantly Muslim: Morocco, Nigeria, Niger, Chad (53%). That makes four countries out of twenty.

Besides, Miller and Kanazawa overlook the fact that a good deal of Jihadists do not come from Muslim countries at all. Some of them come from Muslim communities in Western countries; many of these communities have been secularized in the course of acculturation, and the Jihadists had to undergo a sort of reconversion process from a materialist, secularized lifestyle to radicalism. Some others are even autochthonous converts from these Western countries with no previous family or any other links with Islamic traditions. The number of foreign fighters combatting today in the ranks of Daesh would be about 30,000.

Before conversion or radicalization, these people had the same access to women as other men, that is, in an evolutionary perspective, the same access as other men at the same status level. (Given that a lot of Jihadists had a delinquent career, it may even be argued that their access to mates was in fact greater than that of other men from the same city parts, thanks to the fast money such careers allow.) If the number of people from Western countries willing to resort to terrorist violence is great, then, following Miller and Kanazawa’s idea, polygyny in Western countries – by which more men are prevented from mating – must be high. By stressing polygyny as a factor in violence in general and in terrorism in particular, the authors, again, are not saying that institutional polygyny is the cause.

Institutional polygyny might in fact contribute to reduce the prevalence of actual polygyny in a society. The idea has been broached in xxxvi using the concept of reproductive climate along A.S. Amin’s lines. Institutional polygyny is a long-term institution that promotes men’s commitment to their mates and children. So is institutional monogamy, albeit the data (current divorce rates in the West, polygyny scores in Christian Caribbean and African countries) seems to indicate it fails to curb short-term strategies in some regions.

3/ “The other key ingredient is the promise of seventy-two virgins waiting in heaven for any martyr in Islam. This creates a strong motive for any young Muslim men who are excluded from reproductive opportunities on earth to get to heaven as martyrs.” (p. 166).

There is no denying that such a belief can serve as motivation. Even more than the warrior ethics I have invoked in (1/), belief in houris is doctrinal. Hence, whereas polygyny as such is not associated uniquely to Islam (see 2/), the belief in question clearly is, because you cannot rewrite the Quran, can you? Yet, houris, unless I’m mistaken, are no privilege of the martyrs but are promised to all believers, so the reason some Muslims choose death and others acquire sex slaves as war spoils, as allowed, I am told, by Daesh, remains to be explained. Suicide missions suggest that obedience is extreme in these movements, but so it is in any fanatical group.

Religions promising afterlife describe it as everlasting bliss, and although this bliss does not always explicitly entail incarnated virgins available for sexual acts, it can be appealing enough to induce the sacrifice of one’s life for one’s belief.

As far as Hinduism and Buddhism are concerned, the varied existing heavenly abodes where souls may spend some time during the course of their transmigrations are described in picturesque details, some of them being quite erotic, a fact that suggests the existence of a similar motivation in these religions. The way Apsaras, or celestial dancers, for instance, are depicted in ancient art is unmistakable (picture: Curvaceous Apsaras from the well-known Khajuraho temple). They are spouses of the celestial musicians Gandharvas, and it is possible to reincarnate as a Gandharva or as any other minor deity.

apsaras_khajuraho

Not only these heavenly abodes entail sexual representations, but the very idea of reincarnation may serve sexual motivations. A Buddhist might be willing to commit a suicide attack in order to be reincarnated as a playboy; what would prevent him, as a playboy, from mating with 72 virgins or more? For the time being, Buddhist clerics do not promise next life in the incarnation of a womanizer in exchange of a suicide mission, although they could do so, inside the very frame of their creed, and the reason why it is only Muslim clerics who promise afterlife sexual gratifications as a reward to suicide attacks is not explained by our authors here.

Buddhists are not known to play this card, although some believers certainly aspire to a more gratifying sexual life after their next birth, as some are wearing so-called charm amulets to improve their sex life in the present already. In Thailand these amulets often depict the legendary character Kun Paen in the company of multiple nude women; other charm amulets represent women in acts of bestiality, some others are in the shape of a penis, at times anthropomorphized (penis man). Thai monks routinely bless such talismans.

As to the idea that Jihadists, on the Iraqi theater of operations, kill more Iraqis than they kill Americans because they are “unconsciously trying to eliminate as many of their male sexual rivals (fellow Iraqi men) as possible,” it is far-fetched. As stated above, Daesh counts some 30,000 foreign fighters, for whom Iraqis are no more fellow men than Americans, and that would be half of Daesh’s army. A simpler explanation is that it is more difficult to kill an American than an Iraqi in Iraq – not only because of numbers, but also because American soldiers are certainly better trained and better equipped, and they probably station their Iraqi allies on the most “strategic” positions.

All these elements suggest that Miller and Kanazawa’s explanation is somewhat shallow.

Jihad vs Panda Express

Panda_Express

As explained in xxxvi, Jihad is not parochialism but globalism. I define it “Islam as globalism.” If you want to give Barber a better example of parochialism, I suggest you name France to him. He could have titled his book “La France vs McWorld” or “La France vs Jihad,” and that for sure would have been a better illustration of the opposition he makes between parochialism and globalism. Need I expatiate?

Islam is a global power. Some people deny the existence of “Panislamism,” arguing Islam’s diversity. They do not seem to notice the current movement toward homogenization at work throughout the Muslim world, albeit they know the movement’s name as they appropriately call it Wahhabism or Salafism or fundamentalism.

Islam is a global power. They’ve got human bombs. They’ve got petrodollars and sovereign funds. They’ve got migrant communities throughout the Western world and beyond. They’ve got sympathy among scholars and intellectuals round the world. About this last point, let me tell you the story of Professor Subramanian Swamy from Harvard Summer School.

Prof. Subramanian Swamy taught Quantitative Methods in Economics and Business at Harvard Summer School from 2001 to 2011. As an economist he wrote papers together with Nobel Prize Paul Samuelson. He is also involved in Indian politics and was India’s minister of commerce and industry from 1990 to 1991. He was president of the Janata Party from 1990 to 2013, until the party merged on with the Bharatiya Janata Party (BJP). The party is labelled Hindu nationalist.

After the 2011 Jihadist bombings in Mumbai, Swamy wrote an article in an Indian paper that was deemed Islamophobic by a few readers. After a campaign of denigration, he was dismissed from Harvard Summer School, in America, the same year. It turns out I took his class in Summer 2004. I did not know his credentials at the time and I can testify that, as a professor, he never talked about these issues, so I would never have guessed the truth about him had I not discovered it by chance years later on the Web. I disapprove of his dismissal.

Swamy and other Indian politicians are for example accused, including in the West, of demonizing Mughal rule. There is one funny argument in the views of those who defend the Mughals as tolerant rulers. They say Mughals promoted intercommunity marriages, but Hindus claim these marriages amounted to sequestering Hindu women, their war booty, inside Muslim harems. If the latter are correct, then Mughals’ defenders would be praising as enlightened tolerance and benevolent wisdom the age-old practice of all ruthless conquerors throughout history.

Here is how Swamy envisions India’s relationship with the country having the largest Muslim population in the world, namely Indonesia: “Over 90 per cent of the economic world powers’ commercial sea-traffic passes through the narrow (90 miles) Malacca Strait. If we can develop naval power to the point where we can police this strait, it will give India enormous power and leverage to influence international events. This has diplomatic implications. It is obvious, for example, that we cannot control the Malacca strait without the active cooperation of Indonesia. However through proper diplomatic moves we can obtain Indonesia’s cooperation and forge a strategic relationship with that country because we have long historical links with these islands through our cultural links of the past.” (Hindus Under Siege: The Way Out, 2007, p. 97).

Swamy is perhaps overconfident, because Indonesia, albeit often advertised as a model of tolerant Islam (Islam warna-warni, or “multicolored Islam,” as the phrase goes), is undergoing the same process of homogenization through radicalization at work round the Muslim world. One example will suffice to buttress this contention.

The following passage deals with the current situation in Thailand’s three southernmost provinces, whose population is prominently Muslim (>80%), in an otherwise overwhelmingly Buddhist country (92%). “As of September 10, 2008, there were forty-one beheadings according to the Bangkok Post. Terrorism experts argue that the style of many of these southern Thai beheadings is influenced by Muslim militant actions in the Middle East. However, there is more evidence to suggest that Thais are being trained in Indonesia or that the expertise comes from Indonesian-trained Thais who have stronger regional and local connections than countries in the Middle East. According to the Thai newspaper Isrā, in one instance a Thai ustaz (Islamic teacher) who teaches Islam in Yala Province had trained as a commando and studied Islam in Aceh, Indonesia. Among the Thai ustaz’s commando training were techniques for beheading people.” (M.K. Jerryson, Buddhist Fury: Religion and Violence in Southern Thailand, 2011, p. 92).

What is striking in this piece of information, besides the gruesome facts and the trial for incompetence the author is making against “terrorism experts,” is that Thai Jihadists do not train in Malaysia but in Indonesia, although (i) Malaysia is the closest neighboring Muslim country, (ii) whose policy is more Islam-oriented than Indonesia’s. It seems Jihadists find a safer shelter and/or better logistic support in Indonesia, which hints at the latter truly being the soft underbelly of the region with respect to fundamentalist plans, in spite of the showcase of Muslim tolerance. Indonesia is a poor country, ranking 100th as to GDP per capita (at purchasing power parity) (10,517 INT$), compared to 44th for Malaysia (25,639 INT$) (World Bank 2014). In 2002 Indonesian government allowed Aceh province to enforce Sharia law and is now under pressure from other provinces to extend this policy. To summarize, it is in tolerant Indonesia that Thai (Patani) Jihadists learn beheading techniques.

Savanna Park Virtual

As my friend X says, “A life among people who fancy themselves in the savanna is not worth living.” He means that people live in a virtual savanna; they believe in the reality of an environment of evolutionary adaptedness (EEA) that is no more. To discuss the present point, let us return to Why Beautiful People Have More Daughters by Miller and Kanazawa.

“Since the advent of agriculture about ten thousand years ago and the birth of human civilization which followed, humans have not had a stable environment against which natural selection can operate.” (p. 26). This is why intelligence, that is, as the same Kanazawa defines it in his book The Intelligence Paradox (2012) (discussed in xxxv), the capacity to deal with “novel and nonrecurrent adaptive problems,” has become important in human societies: Human civilization, our man-made environment is unstable and requires dealing with novel problems on a much more frequent basis, almost on a daily basis. Yet, our instincts often stand in the way and prevent us (the less intelligent of us) from dealing adequately with our current environment. For instance, abusing one’s mate is an instinctually adequate behavior to intimidate her into complying and shying away from close contacts with other men that would jeopardize the man’s position; yet, this behavior is criminal and may result in incarceration, ruining entirely the position that the man intended to secure (p. 24).

Therefore, intelligence can be construed as a non-emotional path to knowledge, because our emotions have been shaped in the stable environment of the ancestral savanna in order to make us behave in the ways adaptive to that environment. In spite of some scholarly attempts to discard the dichotomy reason-emotion, no matter how you take it emotions are in the way when you try to solve an equation. This is why for all abstract problems machines will do a better job than humans in the future.

Machines would already have replaced human toil and work if humans were not intent on preventing this evolution as much as they can, out of emotions designed in the vanished savanna. In 1941 already, James Burnham contended: “Using the inventions and methods available would, it is correctly understood, smash up the capitalist venture. ‘Technological unemployment’ is present in recent capitalism; but it is hardly anything compared to what technological unemployment would be if capitalism made use of its available technology.” (The Managerial Revolution). Given the pronounced tendencies toward crime attested by the current, already massive, permanently unemployed “underclass,” decision-makers are doing their best to have low-productivity industries and services subsidized in exchange of the latter maintaining the highest possible figures of human toil, which, from the advent of division of labor through the assembly line and bureaucratic procedure in organizations on, has become unbearably monotonous and machinelike.

It would be unbearable too, in the service sector, to interact as customers with humans playing the role of machines if that would not satisfy some inner savagery and cruelty keen on seeing other people degraded and at one’s mercy – a savanna emotion. The usual person, placed in such a situation as a waiter or shopkeeper, talks back to customers, whereas machines are always well-behaved. Do not bring savanna apes to confrontation when you can have these functional operations processed by machines.

The managerial revolution that has taken place and is the real engine of our affluence has nothing to do with old-days capitalism. Entrepreneurs are gone or they stand in the way. For aught I know, the entrepreneur today is the cleaning lady I pay. The engine of economy is elsewhere, amidst organizations contracting with the state, organizations offered foreign contracts through diplomats’ bargaining, oligopolistic markets, contractors entirely dependent on organizations, organizations that are shareholders, organizations filled with interchangeable organization men whose personal value is nil as measured by their departure or removal or passing away having no effect whatsoever on the company’s market value… The human factor there is the problem – what can make the machine go awry some day or the other. So-called experts sustain the myths of capitalism, but that is spin.

Spin is the word for politics too. The spoils system is over, ended by the Civil Service Reform (USA) and the “rise of the technician bureaucracy” (Aufstieg des fachgeschulten Beamtentums) (Max Weber). Recalling the so-called “Monicagate” in their light-hearted fashion, Miller and Kanazawa explain that other politicians (men) have affairs too. Do they? “It would be a Darwinian puzzle if they did not.” (p. 144). I suggest another “Darwinian puzzle”: Why does not “the most powerful man in the world” (p. 143), as some journalists, and a few light-hearted scholars, like to call the president of the United States, have the largest harem on earth? It looks like the most powerful man is a nice and decent functionary who’s doing as he’s told. He’s there for the cameras, making believe, by his presence, in the savanna tribe. This is monkey dance. Entertainment for the savanna brain.

The profound meaning of democracy, as most high civil servants do not come and go with elections (which is spoils system) but serve any elected person and apply, each in his or her sphere of competence, any program that comes out of the ballot box, is either that bureaucrats, because they put themselves at the service of others’ ideas, live an ignoble life (construing living for one’s ideas as noble), or that ideas don’t matter in the least and our societies follow an inevitable course.

When the once most powerful man in the world named Bill was faced with impeachment proceedings for his whoopees in the White House and his lies, he said please not to make him waste his time, ‘cause he’s got a job to do. May I ask who appointed him to the job? It’s no job at all. At most we’ll have to call it an office, and one is not appointed there by competent persons for one’s competence but by the people as a good monkey dancer or a good person, depending on how you see things.

Do journalists investigate politicians’ private lives or not? If they do, do our authors mean that most affairs escape these investigators’ attention? Well, well… Why not assume that journalists are good investigators, when this assumption, precisely, is made about them in other fields? Because the scarcity of affairs would be a Darwinian puzzle…

May 2016