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Twit25 Grøxit

Twitter Anthology Oct-Nov 2019 FR-EN

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Demander la levée d’interdiction d’une organisation classée terroriste n’est pas un délit selon la Cour européenne des droits de l’homme : « Appeler à la levée de l’interdiction du PKK relevait de sa liberté d’expression » (Aydin c/ Allemagne, 27.1.2011).

[Mais « celle-ci [Aysel Aydin, la requérante] était néanmoins passée outre l’interdiction [du PKK en tant qu’organisation terroriste] en signant la déclaration [de soutien au PKK], en participant à la campagne [pour la levée de l’interdiction du PKK] et en faisant des dons à une section du parti » et a donc été, selon la Cour, légitimement condamnée par la justice allemande. Qui peut bien comprendre cette jurisprudence à dormir debout ? Appeler à la levée de l’interdiction du PKK relève de la liberté d’expression mais se servir de cette liberté d’expression en signant une déclaration appelant à la levée de l’interdiction du PKK est condamnable ! Cela n’a aucun sens.]

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De l’avis de toutes les parties au conflit en Syrie, les mouvements kurdes alliés aux Occidentaux sont liés au PKK qui est interdit aux US et dans l’UE comme organisation terroriste. Je demande au nom des droits de l’homme la condamnation de ces États alliés à une organisation terroriste. De deux choses l’une, ou bien l’organisation est terroriste et ces États, dont la France, soutiennent le terrorisme, ou bien elle ne l’est pas et ces États répriment les libertés fondamentales de leurs populations (en les empêchant de soutenir une organisation qui ne devrait pas être interdite).

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Ubalanced Democracy

The people in the blue area outnumber the people in the grey area.” [I didn’t find the source for this map, the anonymous tweeb who posted it said no word about it.]

Thence you can infer that a person’s vote in the blue area weighs much lower than a person’s vote in the grey area in national elections, except in single-district systems (with one district covering the whole country).

Take Australia, with a tiny blue speck on her South-Eastern coast. They’ve got federal elections for two Houses of Parliament. Besides this, I know nothing of their electoral system but if it isn’t a single-district system I can imagine two alternatives. 1/ Each district sends in an equal number of representatives: then Australia is dead as a democracy. 2/ Each district sends in a different number of MPs according to demographics, but then, given the concentration of the population as evidenced by the map, a fair number would be something like 100 MPs for the blue speck and 1 MP for each other district and I’m sure the actual figures don’t show such discrepancies as would reflect the true demographic ones. So constituents in the tiny blue speck remain at a disadvantage, they are second-class citizens as far as the ballot is concerned.

As an aside (so to speak), the ballot-disadvantaged blue speck concentrates the proletariat of the country (as demographic concentration follows industrial/economic concentration).

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@LucasFoxNews reports Pentagon “likely” to send tanks and armored units to eastern Syria to protect the oil fields.

The spin on Syria’s oil fields is about making the thing look rational (“the economy”). Yet the oil you pay with a costly military occupation is more expensive than the oil you get through deals, usually.

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Timing (of about ten days)

-Trump announces US withdrawal from Syria
-After outcry Trump cancels withdrawal “because of the oil fields”
-ISIS leader Baghdadi is killed by US soldiers in Syria

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« Les mots tuent. » Donc il faut les condamner à perpétuité ?

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La démocratie a-t-elle encore un avenir ? Un débat @LeMondeFestival (Le Monde)

Quand un journal du capital demande si la démocratie a un avenir, on sent que le capital n’y croit plus trop.

La démocratie en France, avec la concurrence de la Chine ? Vous voyez des travailleurs français voter pour la semaine de 80 heures ? (Ce chiffre est donnée par la FIDH, qui estime entre 60 et 80 heures la durée hebdomadaire réelle du travail en Chine, où la durée légale est de 44 heures.)

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Does the U.S. not having an official language give U.S. citizens the right to address a state or federal administration in any language and the right to a reply in the language used in the address? And why not?

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Au pays de la justice aveugle

Quand la chancellerie (le ministère de la justice) adresse une note aux juges d’instruction pour faire pression sur eux en vue de booster les intentions de vote pour le parti gouvernemental aux élections, cela veut dire que les juges d’instruction ont ce pouvoir ? Expliquez-moi ça, s’il vous plaît, c’est pour comprendre la justice de mon pays.

Si cette note a été conçue comme un moyen de pression, cela veut dire que les juges d’instruction ont le pouvoir d’influer sur les résultats des élections municipales. J’aimerais comprendre par quel mécanisme. Est-ce par le biais du traitement judiciaire des « affaires » ?

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Pourquoi le gouvernement dit-il aux juges d’instruction que la carte judiciaire dépendra des résultats électoraux, et non, en même temps, aux directeurs de bureaux de poste que la carte des bureaux de poste dépendra des résultats électoraux ? Les juges ont un pouvoir électoral ? Où est-ce écrit ?

Et le fait que les juges sont, comme cela ressort de l’existence de ce courrier de la chancellerie, en mesure d’influencer des résultats électoraux, en quoi est-ce démocratique ?

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Il est à présent indubitable que la France n’a pas de Constitution, au sens de l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

En effet, non seulement on savait déjà que le parquet (les procureurs) permet au gouvernement français de conduire une « politique pénale » au-delà de son pouvoir propre qui est par essence légiférant (il a l’initiative des lois) et réglementaire, mais on apprend à présent aussi que les juges du siège eux-mêmes sont dans la dépendance, puisque la note de la chancellerie, dont le fond est confirmé par un magistrat (« De tels calculs ont toujours existé, mais personne n’était assez bête pour les consigner noir sur blanc », Le Canard enchaîné du 30.10.2019), montre qu’ils exercent la justice en fonction des intérêts électoraux (et sans doute d’autres intérêts encore) du gouvernement en place.

Dès lors que la France n’a pas de Constitution, puisque aucun des deux versants de l’autorité judiciaire, parquet et siège, n’est indépendant de l’exécutif, tout acte répressif des autorités est une violence illégitime.

Le magistrat anonyme cité par le Canard enchaîné souligne la bêtise de l’administration et/ou du gouvernement, mais on peut y voir plutôt le cynisme de ceux qui n’hésitent plus à « consigner noir sur blanc » des pratiques inavouables, parce que les juges ne les ont jamais dénoncées. Puisque les juges n’ont jamais dénoncé comme un scandale ces « calculs » foulant aux pieds leur indépendance, n’est-il pas permis aux gouvernants de penser que révéler ces pratiques au grand jour ne saurait avoir la moindre conséquence ? Les moutons ne mordent pas.

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Sant Bhindranwale

Jarnail Singh Bhindranwale aka Sant Bhindranwale (picture from Les Sikhs, 1989, by Michel Delahoutre)

[This posting of a portrait of Sant Bhindranwale from a French book on Sikhs and Sikhism gives me the opportunity to post a few earlier tweets that I have so far left out of my tweet anthology on this blog.]

Bhindranwale never demanded Khalistan: Subramanian Swamy, reports @IamsurjitSingh (HT Punjab, 29 Apr, 2018)

[This piece of news raised my attention because I was Swamy’s student at Harvard Summer School 2004 and besides the name ‘Subramanian’ appeared in a collection of Bhindranwale’s speeches that I was reading at the time of learning the news, so I wanted to know if the Subramanian named by Bhindranwale was Subramanian Swamy. The tweets read as follows:]

In Struggle for Justice: Speeches and Conversations of Sant Jarnail Singh Khalsa Bhindranwale, Sikh Educational & Religious Foundation, Dublin, Ohio, 1999), Bhindranwale names a few times a Subramanian “who is a prominent representative of a party,” and calls him a “jackal” (p.133). Could it be Subramanian Swamy?

Bhindranwale’s Speech 14 of May 1983 (excerpt):

Subramanian said this. He said: “When the Emergency was declared, I grew a beard, put a turban, and changed my name to Singh.” I asked him why. He said: “To hide [from oppression].” I replied: “Sikhism is Kalgidhar Ji’s jungle. In it there are tigers and leopards. Jackals also hide in it. If a jackal like yourself also found an excuse [to join it] in order to hide, it is not our fault.” He said: “I accept defeat.” (End of quotation; brackets are from the transcripts and not mine) Who is that Subramanian “who is a prominent representative of a [political] party”?

[I got no answer. I hope such quotation and my suggestion that the politician told of by Bhindranwale was Subramanian Swamy was not found offensive by Swamy’s supporters if they happened to read these tweets of mine. I have already talked of Subramanian Swamy on this blog (here), where I recall his intellectual (he’s an economist of international repute) and political achievements and stress my disapproval of his dismissal from his position at the Harvard Summer School faculty. Given what has been happening in Kashmir lately, I add that he may also be considered one of the intellectual fathers of the Indian authorities’ action there.

As to Subramanian’s demand that the files relative to Operation Blue Star be declassified (Hindustan Times, Oct 1, 2018), it is a praiseworthy initiative to help shed more light on this sensitive issue. On June 7, 2019, he tweeted the following: ‘Operation Bluestar was a Soviet Union conspiracy to make us [India] more dependent on USSR for our defence against Pak. This way Soviets could pincer attack being then in Afghanistan . It was TDK [Sonia Gandhi, according to a webpage, swamy39abbreviations, which explains the abbreviations used by Subramanian on Twitter] who kept pressing Indira to attack Sant Bhindranwale. So did Surjeet of CPM [sic for CPI(M), Communist Party of India, then led by Harkishan Singh Surjeet].’’

As to his statement according to which, as quoted by Hindustan Times, ‘‘Bhindranwale never demanded Khalistan,’’ it is confirmed by Bhindranwale’s speeches, although Bhindranwale laid down conditions for the Sikhs not demanding Khalistan, for instance:

We do not seek [Khalistan], but if it is given us we shall not refuse. If they keep us with them, among them, we shall not accept living as second class citizens. We shall live as first class citizens and work as equal partners. Whatever concessions are available to others, [for example] the convenience that Pawan Kumar has – of keeping two hundred and thirty grenades, [should as well be available to] any person with ‘Singh’ in his name. (July 30, 1983, p. 211, brackets are from the transcripts and not mine) There are many other similar utterances. Bhindranwale’s demand was one of equal rights for Sikhs under the Constitution of India, a perfectly legitimate demand were it not that India’s government said the Sikhs already had equal rights and their requests were therefore unconstitutional. The example taken in this quote by Bhindranwale is admittedly odd, refering to an obscure case of which he speaks at length; another example is therefore in order:

I have been asked many times by our newspaper friends about my opinion regarding Khalistan. I have but one answer for all of them: I do not oppose it nor do I support it as yet. In all tape-recordings this has been my statement: I neither oppose it nor support it. It is the business of the Center [transcriber’s note: Government of India] and not mine. The Center should tell us if it wishes to keep these turbaned people with it or not. … If they wish to stay with us, they should give us our share. We have given ninety heads, all the rest of them have given ten [transcriber’s note: Reference is to the 93 Sikhs having been hanged to death by the British during India’s struggle for freedom]. (Dec 31, 1983, pp. 327-8]

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Icy Green 2: From Grøxit to Greenland Deal

[For Icy Green 1, see here]

The problem for pensioners from abroad who want to settle down in Greenland is that the Danish currency makes it so expensive. Solution: #GreenlandDeal #GreenlandPurchase

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Stark numbers of Greenlanders are found among Denmark’s homeless population: Aalborg 27%, Odense 15%, Copenhagen 12%. (Source : dr.dk, Nov 3, 2019)

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#Grøxit/#Groexit: In 1979 Greenland became autonomous inside the Kingdom of Denmark and in 1982 it voted to leave Europe (& Grøxit became effective in 1985).

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Chasse aux sorcières

Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celle qui parle de sorcellerie et maintient que son « visage change tous les jours ». Cour d’appel de Rennes, 25 avril 2012

Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celle qui soutient qu’elle a vu le diable et qu’elle discute régulièrement avec sa cousine et sa mère qui sont pourtant décédées. Cour d’appel de Versailles, 13 septembre 2013

Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celui qui : – déclare être Jesus, – puis finalement être l’antéchrist, – assure qu’il est télépathe, – certifie qu’il devine les pensées – et maintient que ces éléments ne sont pas pathologiques. CA Aix-en-Provence, 5/4/19

Ces jurisprudences « Halloween » montrent que la justice française en est encore à la chasse aux sorcières.

Si les personnes internées d’office ne sont pas dangereuses, le but de leur internement est de leur faire renoncer à des idées mystiques qu’aucune démonstration rationnelle ne peut infirmer (ni d’ailleurs confirmer). C’est du lavage du cerveau. Ces personnes sont victimes, d’un côté, d’une bien-pensance religieuse qui, tout en ayant elle-même des idées mystiques dans le cadre de ses dogmes, condamne des formes externes de mysticisme, et, de l’autre, d’un dogmatisme matérialiste réduisant la pensée à l’empirisme.

Au cas où il irait de soi que, dans les tweets « Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de la personne qui… », la personne, sans être dangereuse, est incapable de pourvoir à ses besoins, il faut se demander si c’est en raison de licenciements causés par ses idées.

C’est ma conviction que certaines personnes hospitalisées sous contrainte en France gagneraient autant que tous les juges de France réunis si elles étaient citoyens américains. #PaulaWhite (conseillère spirituelle du Président Donald Trump)

Veuillez noter [dans une vidéo réunissant quelques passages choisis des prédications de Paula White], après les hurlements, le «speaking in tongues» de Paula, le « parler en langues », ou glossolalie, pour le terme technique. N’essayez pas devant un préfet ou un juge français => Hospitalisation sous contrainte.

Sans ces tweets [du compte Curiosités juridiques], je n’aurais pas la notion que la France prive de liberté des individus inoffensifs et capables de pourvoir à leurs besoins, à cause de leurs idées mystiques. Cela vient compléter le dossier contre la France antipays des droits de l’homme.

« Prive de liberté » et soumet à des traitements inhumains et dégradants : médicamentation forcée=« camisole chimique » et demain peut-être le retour des électrochocs, qui ont déjà fait leur retour aux États-Unis. (En attendant le retour de la lobotomie ?)

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Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celle qui parle de sorcellerie et maintient que son « visage change tous les jours ».

Cette femme est hospitalisée sous contrainte car elle croit que son « visage change tous les jours ». Or c’est scientifiquement vrai : le facial symmetry index est corrélé à des taux hormonaux qui varient au cours du cycle menstruel. C’est donc parce que cette femme est plus sensible que la moyenne à ces variations faciales, qui peuvent l’inquiéter et qu’elle aura peut-être tendance, dès lors, à exagérer, qu’elle se trouve internée et soumise à la camisole chimique. En France.

[Ces conclusions sont fondées sur les éléments apportés par les tweets. Je me fie à la compétence des juristes de ce compte Twitter pour présenter les éléments les plus saillants de ces jurisprudences, c’est-à-dire les éléments principaux du jugement, sans laisser d’importantes considérations de côté. Car il va de soi que, si une hospitalisation sous contrainte est justifiée par le fait de parler de sorcellerie, d’affirmer que son visage change tous les jours et d’avoir tenté d’assassiner son conjoint, le fait de laisser de côté ce dernier élément serait trahir le sens de la décision et non en rendre compte.]

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Après la Marche du 10 novembre [contre l’islamophobie], les islamophobes veulent interdire le mot Allah dans l’espace public (car ce serait islamiste). Ils préparent une loi : il ne sera permis de dire Allah que chez soi, les fenêtres fermées, après 22 heures et jusqu’à 6 heures du matin. #islamophobie 🤡

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Le sexe socialiste – et si c’était mieux ? La chercheuse américaine Kristen Ghodsee revisite la société est-allemande. (Mediapart)

La RDA n’était pas un régime socialiste mais une exploitation bureaucratique du prolétariat (cf. Cornelius Castoriadis). Dans cette société bureaucratique, la classe bureaucratique avait davantage de moyens à sa disposition que la classe capitaliste dans une société capitaliste pour concentrer entre ses mains les richesses créées par le prolétariat, et c’est ce qu’elle a fait.

À la fin de la Guerre froide, quand des touristes russes et d’autres pays de l’Est commençaient à venir en Europe occidentale, tout le monde était frappé par leur morgue et vulgarité. On disait alors que c’étaient des nouveaux riches. Mais c’était la classe bureaucratique reconvertie au capitalisme. Cette morgue, cette vulgarité des nouveaux touristes d’au-delà du rideau de fer effondré, était celle des esclavagistes bureaucratiques des économies « socialistes », et elles donnent une idée de l’enfer que cette classe a fait vivre aux travailleurs de ces pays.

De fait, qu’était la « planification socialiste » de ces économies ? C’était le moyen de la classe bureaucratique de maintenir l’immense majorité au minimum vital, là où dans le bloc atlantiste les travailleurs arrachaient malgré tout quelques avancées (précaires).

Aujourd’hui, quand une telle classe bureaucratique bien établie, en Chine (13e plan quinquennal 2016-2020), joue le marché mondial, la classe capitaliste dans le monde entier sent sa propre faiblesse, son inorganisation, son « anarchie »…

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Quand la sociologue Monique Pinçon-Charlot parle des grands bourgeois qu’elle a connus [interview par Thinkerview mise en ligne sur YouTube le 4 juin 2019], vingt ans après elle est encore tout émoustillée. Tout le monde ne peut pas être Jack London, socialiste, premier écrivain américain millionnaire, qui les a fréquentés aussi et a dit tout ce qu’il faut savoir : des buses.

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L’interdiction de la diffamation religieuse par la loi française

Le parti LFI n’aime pas le mot islamophobie car, selon JLM, « il ne faut pas donner l’impression qu’il est interdit de critiquer une religion ». Peut-on avoir un exemple de critique qui ne soit ni injure ni provocation à la haine ni diffamation envers un « groupe de personnes à raison de leur religion » ? – S’il n’est « pas interdit de critiquer une religion », comme le croit JLM, alors il n’est pas non plus interdit de critiquer une race, un sexe, une orientation sexuelle et toutes les autres catégories qui figurent avec la religion dans la loi de 1881.

Non seulement il semble difficile de critiquer une religion sans risque de poursuites judiciaires mais il existe aussi un contentieux des films « blasphématoires » : TGI Paris 22.9.88, 1e civ. 29.10.90 cf. J.-M.  Denquin, Sur les conflits de liberté, 1981. Une jurisprudence dite « équilibrée ». Ma source (B. Beignier) dit en outre qu’un décret du 27 mars 1992 interdit « l’utilisation de moyens susceptibles de choquer les sentiments religieux » dans la publicité. Il semble donc bien que le droit aujourd’hui se « libéralise » en faveur de l’islamophobie et d’elle seule. C’est une attaque contre l’islam.

Ce dévoiement de l’application du droit se traduit d’abord par le fait que les intervenants du débat public feignent d’ignorer la loi, à savoir que les dispositions sur les délits de presse (de parole) couvrent les religions, toutes les religions, dont bien sûr l’islam. #Le10contrelislamophobie

JLM n’aime pas le mot islamophobie mais a-t-il un problème avec le mot homophobie ? Non ? Or religion et orientation sexuelle sont protégées identiquement dans notre droit : « groupe de personnes à raison de leur ethnie, nation, race ou religion, de leur sexe ou orientation sexuelle etc. ». La loi est claire. On peut parler pénalement d’islamophobie comme on peut parler de racisme et d’homophobie. Ces débats, sur le fait que l’islamophobie ne serait pas condamnable en France, sont mascarade et mépris de la loi. Sacré Méluche, ça fait un quart de siècle qu’il siège dans l’une ou l’autre assemblée, vote ces lois liberticides les unes après les autres (comme tous les autres parlementaires, d’ailleurs) mais voilà, « il ne faut pas donner l’impression qu’il est interdit de critiquer une religion »…

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Les propos du ministre de l’éducation : « Le voile n’est pas conforme à nos valeurs » (quelles valeurs, quand un ministre s’exprime, sinon les valeurs républicaines ?) sont une sérieuse mise en cause du voile et de la religion qui (c’est selon) le prescrit ou l’encourage.

Selon le résumé gouvernemental de la politique du gouvernement, « le voile n’est pas souhaitable mais pas interdit. » Sauf que, pour le ministre, le voile n’est pas souhaitable car « pas conforme à nos valeurs ». Quelles valeurs, quand un ministre s’exprime, sinon les valeurs de la République ? Ne pas être conforme aux valeurs de la République, c’est ce qu’il peut y avoir de pire ; ce serait, si de telles catégories existaient, un délit non seulement selon la loi mais selon la norme la plus haute, la Constitution, selon laquelle la « forme républicaine » est intangible. Par conséquent, si le voile islamique n’est pas conforme à nos valeurs républicaines, non seulement le voile pas souhaitable mais il n’est pas non plus constitutionnel, donc il ne peut même pas être légal, une loi ne peut pas l’autoriser car elle serait inconstitutionnelle ! « Pas souhaitable car ‘pas conforme à nos valeurs’ (ministre), donc inconstitutionnel, mais pas interdit. » 👌

« Non conforme à nos valeurs » signifie non conforme à nos valeurs républicaines qui s’incarnent dans des principes à valeur constitutionnelle (PVC), donc, n’étant pas conforme aux PVC, pas conforme à la Constitution, pas constitutionnel. « Mais pas interdit. » 👌

« Le voile (islamique) n’est pas conforme à nos valeurs (républicaines). » => Diffamation au sens de l’article 32 de la loi de 1881 envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion = « diffamation religieuse ». [Avec lien vers un article d’avocat, « Diffamation publique et religion » (x).]

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Si « le voile n’est pas conforme à nos valeurs », on voit mal comment il peut être légal ou plutôt, même, constitutionnel, puisque nos valeurs s’incarnent dans des principes à valeur constitutionnelle.

On serait au Danemark, par exemple, une telle déclaration ministérielle (« le voile n’est pas etc. ») n’aurait pas grande importance mais notre loi sur les associations, pour ne citer que celle-là, interdit les associations dont l’idéologie ou les motivations ne sont pas conformes à nos valeurs… Malaise.

iv

Un ancien secrétaire général de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) publie en 2019 un article intitulé La diffamation religieuse n’est un délit ni en France ni à l’ONU [Le copyright est daté de 2019]. L’article 32 de la loi de 1881 parle pourtant de « groupes de personnes à raison de leur religion », mais l’ancien secrétaire général de la CNDCH écrit :

« En droit français la liberté d’expression et d’opinion, principe fondamental des droits de l’homme, admet deux limitations lorsqu’il s’agit de religion : La diffamation à l’égard d’une personne, sanctionnée d’une peine d’emprisonnement d’un an et/ou d’une amende de 45 000 euros, et/ou l’injure condamnée par une peine de six mois d’emprisonnement et/ou de 22 500 euros d’amende ; La provocation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion déterminée, sanctionnée par une peine d’un an de prison et/ou d’une amende de 45 000 euros. »

Cet ex-secrétaire général de la CNCDH publie en ligne la contre-vérité « La diffamation religieuse n’est pas un délit en France ». Or c’est si bien un délit qu’il a fallu faire une exception aux principes : « L’offre de preuve est impossible en matière de diffamation raciale. » (courdecassation.fr : lien) Cette citation parle certes de diffamation raciale mais l’article 32 (comme les articles 33 et 24) met dans le même sac race et religion comme catégories des « groupes de personnes à raison de… », ce qui signifie, la diffamation raciale existant, que la diffamation religieuse existe tout autant.

Oui, l’article 32 met dans le même sac race et religion car il parle (comme les articles 33 et 24) de « groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion [je souligne] déterminée ».

Il suffit de googler « diffamation religieuse » pour avoir de la jurisprudence : « Constitue le délit de diffamation publique envers un groupe de personnes un article qui, après dénonciation des pratiques d’égorgement de moutons auxquelles donne lieu la fête de l’Aïd etc. » (tiré de l’article « Diffamation publique et religion » cité plus haut).

Les trois articles pertinents sont l’article 24 (provocation à la discrimination, à la haine etc.), l’article 32 (diffamation) et l’article 33 (injure). Pour chacun, la religion est incluse comme facteur aggravant au même titre que la race. Et au même titre que d’autres catégories, dont la nationalité. Donc, insulter quelqu’un parce qu’il est, par exemple, de nationalité comorienne, c’est un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Comme quand on dit devant caméras : « Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien », ce qui revient à déshumaniser ces personnes « à raison de » leur nationalité : « C’est pas du poisson, c’est du Comorien. » Qui a entendu le « premier magistrat » s’excuser pour ces paroles ? Pendant ce temps, des citoyens français (vulgus pecum) prennent cher au pénal pour des plaisanteries plus drôles que ça, même après s’être excusés.

Quand il parle des Comoriens comme d’une marchandise indésirable (« amène du Comorien »), les hauts fonctionnaires qui l’entourent – on le voit sur la vidéo – rient. Les médias ont parlé de « rire gêné » mais peut-être que ce sont les caméras qui les gênaient car ils auraient voulu se rouler par terre.

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J’ai vécu quand j’étais adolescent avec environ 1.000 euros par mois. … Je sais ce que c’est de boucler une fin de mois difficile. (Premier magistrat)

Un adolescent qui vit avec 1000 euros par mois, on est loin de la précarité. (Hilare)

Qui plus est, 1.000 euros il y a 20-25 ans, c’était bien plus qu’aujourd’hui : #inflation

Certes, l’euro n’existait pas il y a vingt-cinq ans, quand il était adolescent, mais s’il convertit ses revenus en francs de l’époque en euros, il faut savoir s’il tient compte de l’inflation ou non. Bref, qu’il donne son véritable salaire en francs de l’époque pour que l’on puisse juger. A priori, ces 1.000 euros ne tiennent pas compte de l’inflation car c’est tout de même un calcul un peu savant et il aurait dit quelque chose comme « Après avoir posé la question à l’INSEE, je gagnais etc. ». Il a donc sans doute simplement converti ses francs de l’époque en euros, et il gagnait par conséquent bien plus que 1.000 euros d’aujourd’hui.

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Situation chaotique à l’université Lille 2. 200 étudiants ont saccagé l’amphithéâtre, déchiré le livre de Hollande, qui a dû être évacué en urgence. (La Plume libre)

En déchirant des exemplaires du livre de François Hollande, il est évident que les étudiants ont commis un très grave attentat contre la culture.

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Midway

A few remarks about #MidwayMovie by Roland Emmerich. [Midway, 2019]

1-Contrary to my (admittedly scant) reading on the topic but also Clint Eastwood’s Letters from Iwo Jima, here the Japanese forces are described as superior to the U.S.’s on all counts (numbers and military technology). It seems extremely unlikely. Kamikazes were started when the Japanese realized that their fighter aircrafts were no match for the U.S.’s, whose technological advance was unbridgeable. Moreover Japanese industrial capacity was small compared to that of the United States.

Considering Japan’s alleged numerical and technological superiority in WW2 according to the movie, the message is it’s the brilliant guy in slippers at the cipher bureau won the war… Wait till we face the numerical and tech match of China.

2-Doolittle’s indiscriminate air bombing of Tokyo was a war crime. Strange that this character is later heard saying, about the Japanese in China: “What are their targets? There are only civilians here!” Was his own excuse for the Tokyo raid that his planes might have (by chance) hit military targets?

3- About officers’ humaneness with their boys, French philosopher Alain [Émile Chartier], who fought in WWI, has something to say, and it’s that there is no such humaneness. When a high-ranking officer with no knowledge whatsoever of current field conditions orders men to attack the enemy through a muddy field where they will be bogged down, you shut up and die and the brass gets off scot-free.

So I start seeing with respect the custom of Japanese officers, as described in Midway, to harakiri (seppuku) after a dramatic failure, and I can only wish to serve under Nippon-like officers in the next war rather than under the kind of officers described by Alain.

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“There is no reason to fear low-skilled migration.” Nobel prize-winning economist Esther Duflo says “the effect of low-skilled migration on low-skilled wages is zero”. (Channel 4 News)

Supply-demand models are BS? She must explain how her paradoxical (no matter how politically correct) conclusions fit in the science. When supply grows, the equilibrium price (wages) must decrease: that’s the science. Say it isn’t science once for all.

‘For example when Cubans came to Miami in big waves, when Castro gave them the green light for a short period, you had a huge wave of Cuban migrants, and David Card, a labour economist at Berkeley, studied this episode and looked at what happened to the wages of the low-skilled people in Miami, compared to other similar cities. Nothing.’’ (Duflo)

Does the Miami study include illegal work (black market)?

‘‘Opposite, in the 1960s, there was already a lot of protests against migrants and so finally Kennedy decided to send back home all the temporary migrants that were working on farms in California. What happened to wages? Nothing. … When the migrants got sent home, the farmers mechanized.’’ (Duflo)

The removal of migrant workers from California had no effect on wages because employers then mechanized. But then the conclusion is that migrants were an obstacle to mechanization, i.e. to productivity gains, and that’s an even stronger motive to oppose immigration!

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#Schoolshooting is one of the many problems with school.

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Evaëlle, 11, Thibault, 12, committed suicide because of school bullying. How many more? The evils of school are many.

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Of French Religious Libel Law

You [Attorney D. Niose] wrote “One of the many problems with the concept of protecting religion from defamation is that ideas (including religious ideas) cannot be defamed – only people can be defamed.”

In France one incurs 1 year imprisonment & 45.000€ fine for defaming a religious group (article 32 of 1881 Law). Don’t let the name ‘‘1881 Law’’ mislead you: This is no dusty relic from a bygone authoritarian age, it’s only that every new speech restriction is incorporated into that old law of 1881, and although the law looks old on the face of its name the repression is very much alive.

As to your quote. If a group, meaning here not a group of people in the street but a community, i.e., for a religious group, a community cemented by faith, can be defamed, then your definition of libel is void as far as French law is concerned. France shows the way toward repression.

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Dans le futur, après la chute, des chercheurs s’interrogeront sur ce qui est arrivé à la France quand des intellectuels se sont mis à dire publiquement leur haine à la fois du féminisme, des musulmans, de l’écologisme et du peuple. En somme de l’égalité. (Edwy Plenel)

Ils se demanderont aussi pourquoi, alors que chaque nouvelle majorité politique aggravait solennellement (et même rituellement) la législation contre les « contenus haineux », le procureur ne se saisissait pas des contenus haineux répandus par ces mêmes intellectuels médiatiques.

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Valeurs Actuelles, le journal choisi par le Président de la République pour une interview exclusive, se félicite (tweet du 15 novembre) des records d’audience sur Cnews d’une personne condamnée en justice pour ses propos haineux.

Bon barrage à tous.

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Le contentieux administratif des blessures causées par les forces de l’ordre

Il faut saisir le juge administratif d’une demande d’indemnisation sur la base d’une responsabilité de l’État pour blessures.

i/ Responsabilité sans faute

Le requérant n’a pas besoin de prouver une faute des forces de l’ordre si : 1/ celles-ci ont fait usage, au cours de l’opération ayant causé les blessures, d’armes dangereuses (Les GLI-F4 sont considérées comme des armes de guerre : « Les grenades GLI-F4 sont classifiées en tant qu’armes de guerre dans le Code de la sécurité intérieure » Wkpd) et 2/ la victime est une personne tierce à l’opération.

Les grands arrêts de principe du Conseil d’État sur la question : Responsabilité de l’État engagée sans faute à prouver : – en cas d’usage d’armes dangereuses : arrêt Consorts Lecomte, CE 24 juin 1949 ; & – la victime est une personne non visée par l’opération, Dame Aubergé, CE 27 juillet 1951.

(Dans le cas d’une opération de maintien de l’ordre au cours d’une manifestation, il semble évident qu’un journaliste est « tiers à l’opération ». Mais je considère, comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, que poser en principe qu’un manifestant ne pourrait revendiquer la qualité de « tiers à l’opération » en cas de blessures lors d’une opération de maintien de l’ordre dans une manifestation, serait problématique, car cela viderait de son sens la notion de « personne tierce » dans la mesure où les personnes visées par une opération de police sont normalement individuellement déterminées et où sont donc « tierces » toutes celles qui ne sont pas ces individus-là ; si tout manifestant était visé par principe dans le cadre d’une opération de maintien de l’ordre en manifestation, le critère précédent ne s’appliquerait plus, le groupe de manifestants se substituant aux personnes.)

ii/ Responsabilité en raison d’une faute commise par un agent

Dans le cas du dernier éborgné en date, Manu (qui a perdu son œil lors de l’Acte 53 des Gilets Jaunes), il est évident, puisqu’il existe une vidéo de l’impact, qu’un expert pourra dire si la grenade lacrymogène a été tirée par son arme propre, le fusil destiné à tirer ce genre de grenade, ou si elle a été lancée à la main, au lance-pierre ou à l’arbalète. (Cela devrait même être possible d’après l’examen des blessures.)

La vitesse et la trajectoire horizontale excluent selon moi l’hypothèse d’un jet à la main : le projectile sort du canon d’une arme. Sur un plateau télé, un policier rappelle qu’en cas de tir d’une grenade lacrymogène au fusil la trajectoire doit être parabolique. Si le juge constate à la vidéo que le projectile sort du canon d’une arme, il constatera par conséquent en même temps que le tir enfreignait les consignes d’utilisation de l’arme. Si le tir a enfreint les consignes d’utilisation, il y a faute, et la responsabilité de l’État est donc engagée pour blessures devant le juge administratif en raison d’une faute de l’agent (faute de service ou bien faute personnelle non dépourvue de tout lien avec le service).

À moins qu’un manifestant ait arraché son fusil des mains d’un agent et s’en soit servi… Aucun signalement n’ayant été fait en ce sens, le tir tendu, si le juge administratif constate que c’est un tir d’arme, est la faute d’un agent de l’État. La responsabilité de l’État est par conséquent engagée.

iii/ Saisir le juge administratif et pas seulement la juridiction pénale

a)

Les poursuites pénales doivent identifier un individu responsable mais pas les poursuites en responsabilité de l’État devant le tribunal administratif puisque l’État peut être reconnu responsable même sans faute d’un agent. Si la « faute de service » ou la « responsabilité sans faute » peut être retenue, je ne vois pas le juge exiger de connaître le tireur.

Je constate que les victimes des manifestations de Gilets Jaunes se tournent vers des avocats de droit privé : ces derniers ne savent rien ou presque du droit administratif et semblent en tout cas ignorer les possibilités d’action en responsabilité de l’État.

« Les affaires de Flash-Ball devant la juridiction administrative ne sont pas légion. La voie devant le juge pénal étant systématiquement empruntée, les requérants ont rarement actionné le juge administratif. » (Article Dalloz 17.7.2018 La responsabilité de l’État pour l’utilisation d’un Flash-Ball x)

Or la cour administrative d’appel (CAA) a condamné le 5 juillet 2018 l’État à la suite d’un tir de flash-ball (LBD) d’un policier qui avait blessé un mineur à l’œil au cours d’une manifestation. Cette jurisprudence doit selon moi s’appliquer aussi aux GLI-F4 et autres. L’article rappelle la jurisprudence relative aux grenades lacrymogènes mais l’arrêt (un arrêt technique) date des années cinquante. Le LBD serait une « arme dangereuse » (selon la CAA de Nantes) mais pas les GLI-F4 apparues en 2011 et contenant de la TNT ? Impossible.

b)

Quand les avocats de droit administratif parlent des Gilets Jaunes, ce n’est pas pour dire à ceux-ci qu’ils peuvent se faire indemniser par le juge administratif la perte d’un œil mais pour dire aux commerçants qu’ils peuvent se faire indemniser une vitrine…

« Responsabilité sans faute de l’État [vis-à-vis notamment des commerçants dont les commerces ont subi des dégradations] du fait des attroupements ou rassemblements. »

« Sans faute », cela veut dire, en gros, une indemnisation automatique en cas de recours. Ça, c’est pour la vitrine. Pour l’oeil d’un Gilet Jaune, ce n’est pas encore gagné…

Vu que les commerçant souscrivent des assurances tous risques, pour peu qu’ils fassent un recours devant le juge administratif pour vitrine brisée après un acte Gilets Jaunes, l’assurance privée plus l’indemnisation judiciaire, cela peut même être une aubaine. Qu’est-ce qui l’empêche ?

c)

Quand comprendrez-vous que face aux provocs des giléjones, on est dans la légitime défense et que ça devient compliqué ? (mevely11)

Votre point de vue peut se défendre mais le procureur qui vient de requérir contre un agent des forces de l’ordre trois mois de prison avec sursis pour avoir jeté un pavé dans une manifestation de Gilets Jaunes ne paraît pas avoir vu de la légitime défense dans ce geste. Attendons de savoir ce que dira le juge.

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Pardon de pas avoir les mêmes évidences immédiates que ceux qui vont chaque jour sur les médias mainstream, mais on voit bien que ce n’est pas sur ces médias que les gens apprennent à défendre leurs droits.

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Facebook is said to be too lax as to speech police. Lately, a famed clown said they would have let Hitler do his propaganda on the platform. Yet the Weimar Republic had repressive hate speech laws and a few Nazis were tried for hate speech, before takeover.

The evidence points to the likelihood that the next party in power in France will be the Islamophobic RN (there are already clear Islamophobic trends in the current government), despite harsh hate speech legislation that includes religious libel laws.

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Rares les artistes qui ont osé défendre les Gilets Jaunes. (Gladiator)

Les artistes qui défendent les Gilets Jaunes grillent leurs chances de tourner dans des spots de pub bien payés (pour des pâtes, du savon, des balayettes…).

J’aurais voulu être un artiste
pour aider à vendre des croquettes pour chien  🎶

« Ces succulentes croquettes, je les ai goûtées : ce sont les meilleures ! »

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La publicité, ce truc qui n’existe dans aucune théorie économique…

XXXVII The Evolutionary Roots of the Clash of Civilizations 2

This is a sequel to xxxvi.

Suicide For Sex

The essay on the evolutionary dimensions of civilizations (xxxvi) started by recalling the hot discussion on the relationship between Islam and the West. Regarding this relationship, evolutionary psychology book Why Beautiful People Have More Daughters (2007) by Alan S. Miller and Satoshi Kanazawa attempts to provide an explanation of Muslim suicide bombings that I wish to discuss presently.

According to Miller and Kanazawa, suicide bombers are 1/ always Muslims, because 2/ Muslim societies are polygynous, which means that some men remain without mates throughout their lives, and 3/ Islam promises virgin mates to the martyrs in the afterlife, which is bound to be appealing to men without mates.

1/ “While suicide missions are not always religiously motivated, when religion is involved, it is always Islam.” (p. 165).

The emphasis on the word “always” is the authors’; they seem to be confident there is no exception. Yet, the statement is incorrect. Even if we dismiss WW2 Japanese kamikazes as a religious phenomenon, although the Japanese government of the time was implementing a policy of State Shintoism that emphasized the divine descent of the Emperor of Japan and thus infused patriotism with a sense of the divine, so much so that one of the first moves made by the Americans after Japanese surrender was to demand that the Emperor publicly declares to his people he was no god, we find “militant” suicides in other religions too.

Albeit the following examples, from Christianity, Hinduism, and Buddhism, are not strictly speaking suicide missions, that is, acts aimed at provoking casualties to an enemy while sacrificing one’s own life in the very act (of which I see no other historical example beside Japanese kamikazes and Muslim Jihadists), those other suicides are similarly intended to promote the cause and interests of a religion in a confrontational context, and nothing in the evolutionary interpretation of suicide missions by Miller and Kanazawa explains per se why the suicide takes the form of a military mission rather than of something else. The promise of haur uljanati, the houris of paradise, is actually made to all male believers and not specifically to human bombs.

Martyrs are well-known characters of the earlier times of Christianity, especially the Roman times, and the suicide-like indifference to death displayed by these people during their ordeals became propaganda for the nascent religion, which certainly contributed to its success. That these martyrs did not die with weapon in hand while Muslim martyrs die with weapon in hand or rather being themselves the weapon (human bombs) is not to account for by polygyny and/or by the promise of houris but rather by the warrior ethics contained in the Quran and Islamic tradition.

This being said, Muslims can also be martyrs in the Christian sense, that is, allowing enemies of the faith to take their lives without resistance rather than in the act of fighting. Some hadiths tell how idolaters used to submit Muslims to the test trying to force them to pay homage to idols, which is against the will of Allah, and that the Muslims who, being firm believers, refused were put to the sword. This is the same as the Biblical (Catholic and Orthodox) story of the Maccabees.

Fundamentally, contemporary suicide missions are only a variant of such past acts of martyrdom. Knowing that allegiance to one’s God will be, with more or less certitude, cause of one’s death at the hands of God’s enemies and accepting it, is a form of suicide that the history of several or all religions can attest. Again, that this allegiance takes the form of a suicide commando mission rather than more passive or acquiescent forms of suicide is accounted for by the warrior ethics that is present in the Quran and Muhammad’s exemple, whereas it is absent from the Gospels and the life of Jesus.

In Hinduism, the jauhar was a form of collective suicide sanctioned by Brahmans; it was especially frequent among Rajputs during their wars with Muslim conquerors. When all chances of victory had vanished, the women first took their own lives, slaughtering their children on the occasion, and the men then went to fight to death on their last battlefield. The custom insured that no prisoner was taken by the enemy. We find a similar episode in the siege of Masada during the first Jewish-Roman war (73-74 AD): According to classical accounts, the besieged Jews eventually committed mass suicide rather than surrendering to the Romans.

Finally, there is the practice of self-immolation in Buddhism, of which recent history provides a few examples, the best-known being the self-immolation through fire by the Vietnamese monk Thich Quang Duc in 1963, in protest against the religious policy of the American-supported South-Vietnamese government. The legend says the monk’s heart did not burn and is now kept as a holy relic in the vaults of the Vietnamese National Bank.

So, although suicide missions as such are only found in current Muslim Jihadism and WW2 Japanese kamikazes (who could well have been performing a religious act), the will to sacrifice one’s life for one’s faith is a feature common to the history of many and perhaps all religions.

2/ “Across all societies, polygyny increases violent crimes, such as murder and rape, even after controlling for such obvious factors like economic development, economic inequality, population density, the level of democracy [“obvious factor”?], and world regions. (…) The first unique feature of Islam, which partially contributes to the prevalence of suicide bombings among its followers, is polygyny, which makes young men violent everywhere.” (p. 166)

The reason polygyny increases violent crime is that it exacerbates male competition for females. As the sex ratio is roughly 50-50, by allowing some men to mate with several women to the exclusion of competitors, polygyny forces some other men to remain without mates.

Miller and Kanazawa go on: “However, polygyny by itself, while it increases violence, is not sufficient to cause suicide bombings. Societies in sub-Saharan Africa and the Caribbean are much more polygynous than the Muslim nations in the Middle East and Northern Africa (…) Accordingly, nations in these regions have very high levels of violence, and sub-Saharan Africa suffers from a long history of continuous civil wars, but not suicide bombings. So polygyny itself is not a sufficient cause of suicide bombings.” (p. 166).

The authors are not dealing with institutional polygyny but with what I call (see xxxvi) cryptic polygyny, that is, the practice of polygyny no matter what legal arrangements regarding matrimonial bonds are. Among the most polygynous nations in the world, as they appear listed in note 31, p. 210, we find, for instance, Antigua and Barbuda, Bahamas, Barbados, Haiti (all these with the “maximum polygyny score of 3.000”). These are countries which populations are largely Christian and where the institutional form of pair-bonding is monogamous marriage and institutional polygamy is outlawed and criminalized. So bear in mind that, although the authors do not make it explicit, it is not institutional polygyny that is at stake. Other forms of polygynous practice, that is, cryptic polygyny is not in the least “unique” to Muslim countries; as Miller and Kanazawa write, “All Humans Societies Are Polygynous” (subtitle p. 91).

The violence alleged to be caused by polygyny relates to a “polygyny score” that has nothing to do with institutions and legal systems. Were we to examine these polygyny scores by country, we might find that Muslim countries do not stand particularly high. Among the twenty most polygynous countries listed page 210, I find the following to be predominantly or significantly Muslim: Morocco, Nigeria, Niger, Chad (53%). That makes four countries out of twenty.

Besides, Miller and Kanazawa overlook the fact that a good deal of Jihadists do not come from Muslim countries at all. Some of them come from Muslim communities in Western countries; many of these communities have been secularized in the course of acculturation, and the Jihadists had to undergo a sort of reconversion process from a materialist, secularized lifestyle to radicalism. Some others are even autochthonous converts from these Western countries with no previous family or any other links with Islamic traditions. The number of foreign fighters combatting today in the ranks of Daesh would be about 30,000.

Before conversion or radicalization, these people had the same access to women as other men, that is, in an evolutionary perspective, the same access as other men at the same status level. (Given that a lot of Jihadists had a delinquent career, it may even be argued that their access to mates was in fact greater than that of other men from the same city parts, thanks to the fast money such careers allow.) If the number of people from Western countries willing to resort to terrorist violence is great, then, following Miller and Kanazawa’s idea, polygyny in Western countries – by which more men are prevented from mating – must be high. By stressing polygyny as a factor in violence in general and in terrorism in particular, the authors, again, are not saying that institutional polygyny is the cause.

Institutional polygyny might in fact contribute to reduce the prevalence of actual polygyny in a society. The idea has been broached in xxxvi using the concept of reproductive climate along A.S. Amin’s lines. Institutional polygyny is a long-term institution that promotes men’s commitment to their mates and children. So is institutional monogamy, albeit the data (current divorce rates in the West, polygyny scores in Christian Caribbean and African countries) seems to indicate it fails to curb short-term strategies in some regions.

3/ “The other key ingredient is the promise of seventy-two virgins waiting in heaven for any martyr in Islam. This creates a strong motive for any young Muslim men who are excluded from reproductive opportunities on earth to get to heaven as martyrs.” (p. 166).

There is no denying that such a belief can serve as motivation. Even more than the warrior ethics I have invoked in (1/), belief in houris is doctrinal. Hence, whereas polygyny as such is not associated uniquely to Islam (see 2/), the belief in question clearly is, because you cannot rewrite the Quran, can you? Yet, houris, unless I’m mistaken, are no privilege of the martyrs but are promised to all believers, so the reason some Muslims choose death and others acquire sex slaves as war spoils, as allowed, I am told, by Daesh, remains to be explained. Suicide missions suggest that obedience is extreme in these movements, but so it is in any fanatical group.

Religions promising afterlife describe it as everlasting bliss, and although this bliss does not always explicitly entail incarnated virgins available for sexual acts, it can be appealing enough to induce the sacrifice of one’s life for one’s belief.

As far as Hinduism and Buddhism are concerned, the varied existing heavenly abodes where souls may spend some time during the course of their transmigrations are described in picturesque details, some of them being quite erotic, a fact that suggests the existence of a similar motivation in these religions. The way Apsaras, or celestial dancers, for instance, are depicted in ancient art is unmistakable (picture: Curvaceous Apsaras from the well-known Khajuraho temple). They are spouses of the celestial musicians Gandharvas, and it is possible to reincarnate as a Gandharva or as any other minor deity.

apsaras_khajuraho

Not only these heavenly abodes entail sexual representations, but the very idea of reincarnation may serve sexual motivations. A Buddhist might be willing to commit a suicide attack in order to be reincarnated as a playboy; what would prevent him, as a playboy, from mating with 72 virgins or more? For the time being, Buddhist clerics do not promise next life in the incarnation of a womanizer in exchange of a suicide mission, although they could do so, inside the very frame of their creed, and the reason why it is only Muslim clerics who promise afterlife sexual gratifications as a reward to suicide attacks is not explained by our authors here.

Buddhists are not known to play this card, although some believers certainly aspire to a more gratifying sexual life after their next birth, as some are wearing so-called charm amulets to improve their sex life in the present already. In Thailand these amulets often depict the legendary character Kun Paen in the company of multiple nude women; other charm amulets represent women in acts of bestiality, some others are in the shape of a penis, at times anthropomorphized (penis man). Thai monks routinely bless such talismans.

As to the idea that Jihadists, on the Iraqi theater of operations, kill more Iraqis than they kill Americans because they are “unconsciously trying to eliminate as many of their male sexual rivals (fellow Iraqi men) as possible,” it is far-fetched. As stated above, Daesh counts some 30,000 foreign fighters, for whom Iraqis are no more fellow men than Americans, and that would be half of Daesh’s army. A simpler explanation is that it is more difficult to kill an American than an Iraqi in Iraq – not only because of numbers, but also because American soldiers are certainly better trained and better equipped, and they probably station their Iraqi allies on the most “strategic” positions.

All these elements suggest that Miller and Kanazawa’s explanation is somewhat shallow.

Jihad vs Panda Express

Panda_Express

As explained in xxxvi, Jihad is not parochialism but globalism. I define it “Islam as globalism.” If you want to give Barber a better example of parochialism, I suggest you name France to him. He could have titled his book “La France vs McWorld” or “La France vs Jihad,” and that for sure would have been a better illustration of the opposition he makes between parochialism and globalism. Need I expatiate?

Islam is a global power. Some people deny the existence of “Panislamism,” arguing Islam’s diversity. They do not seem to notice the current movement toward homogenization at work throughout the Muslim world, albeit they know the movement’s name as they appropriately call it Wahhabism or Salafism or fundamentalism.

Islam is a global power. They’ve got human bombs. They’ve got petrodollars and sovereign funds. They’ve got migrant communities throughout the Western world and beyond. They’ve got sympathy among scholars and intellectuals round the world. About this last point, let me tell you the story of Professor Subramanian Swamy from Harvard Summer School.

Prof. Subramanian Swamy taught Quantitative Methods in Economics and Business at Harvard Summer School from 2001 to 2011. As an economist he wrote papers together with Nobel Prize Paul Samuelson. He is also involved in Indian politics and was India’s minister of commerce and industry from 1990 to 1991. He was president of the Janata Party from 1990 to 2013, until the party merged on with the Bharatiya Janata Party (BJP). The party is labelled Hindu nationalist.

After the 2011 Jihadist bombings in Mumbai, Swamy wrote an article in an Indian paper that was deemed Islamophobic by a few readers. After a campaign of denigration, he was dismissed from Harvard Summer School, in America, the same year. It turns out I took his class in Summer 2004. I did not know his credentials at the time and I can testify that, as a professor, he never talked about these issues, so I would never have guessed the truth about him had I not discovered it by chance years later on the Web. I disapprove of his dismissal.

Swamy and other Indian politicians are for example accused, including in the West, of demonizing Mughal rule. There is one funny argument in the views of those who defend the Mughals as tolerant rulers. They say Mughals promoted intercommunity marriages, but Hindus claim these marriages amounted to sequestering Hindu women, their war booty, inside Muslim harems. If the latter are correct, then Mughals’ defenders would be praising as enlightened tolerance and benevolent wisdom the age-old practice of all ruthless conquerors throughout history.

Here is how Swamy envisions India’s relationship with the country having the largest Muslim population in the world, namely Indonesia: “Over 90 per cent of the economic world powers’ commercial sea-traffic passes through the narrow (90 miles) Malacca Strait. If we can develop naval power to the point where we can police this strait, it will give India enormous power and leverage to influence international events. This has diplomatic implications. It is obvious, for example, that we cannot control the Malacca strait without the active cooperation of Indonesia. However through proper diplomatic moves we can obtain Indonesia’s cooperation and forge a strategic relationship with that country because we have long historical links with these islands through our cultural links of the past.” (Hindus Under Siege: The Way Out, 2007, p. 97).

Swamy is perhaps overconfident, because Indonesia, albeit often advertised as a model of tolerant Islam (Islam warna-warni, or “multicolored Islam,” as the phrase goes), is undergoing the same process of homogenization through radicalization at work round the Muslim world. One example will suffice to buttress this contention.

The following passage deals with the current situation in Thailand’s three southernmost provinces, whose population is prominently Muslim (>80%), in an otherwise overwhelmingly Buddhist country (92%). “As of September 10, 2008, there were forty-one beheadings according to the Bangkok Post. Terrorism experts argue that the style of many of these southern Thai beheadings is influenced by Muslim militant actions in the Middle East. However, there is more evidence to suggest that Thais are being trained in Indonesia or that the expertise comes from Indonesian-trained Thais who have stronger regional and local connections than countries in the Middle East. According to the Thai newspaper Isrā, in one instance a Thai ustaz (Islamic teacher) who teaches Islam in Yala Province had trained as a commando and studied Islam in Aceh, Indonesia. Among the Thai ustaz’s commando training were techniques for beheading people.” (M.K. Jerryson, Buddhist Fury: Religion and Violence in Southern Thailand, 2011, p. 92).

What is striking in this piece of information, besides the gruesome facts and the trial for incompetence the author is making against “terrorism experts,” is that Thai Jihadists do not train in Malaysia but in Indonesia, although (i) Malaysia is the closest neighboring Muslim country, (ii) whose policy is more Islam-oriented than Indonesia’s. It seems Jihadists find a safer shelter and/or better logistic support in Indonesia, which hints at the latter truly being the soft underbelly of the region with respect to fundamentalist plans, in spite of the showcase of Muslim tolerance. Indonesia is a poor country, ranking 100th as to GDP per capita (at purchasing power parity) (10,517 INT$), compared to 44th for Malaysia (25,639 INT$) (World Bank 2014). In 2002 Indonesian government allowed Aceh province to enforce Sharia law and is now under pressure from other provinces to extend this policy. To summarize, it is in tolerant Indonesia that Thai (Patani) Jihadists learn beheading techniques.

Savanna Park Virtual

As my friend X says, “A life among people who fancy themselves in the savanna is not worth living.” He means that people live in a virtual savanna; they believe in the reality of an environment of evolutionary adaptedness (EEA) that is no more. To discuss the present point, let us return to Why Beautiful People Have More Daughters by Miller and Kanazawa.

“Since the advent of agriculture about ten thousand years ago and the birth of human civilization which followed, humans have not had a stable environment against which natural selection can operate.” (p. 26). This is why intelligence, that is, as the same Kanazawa defines it in his book The Intelligence Paradox (2012) (discussed in xxxv), the capacity to deal with “novel and nonrecurrent adaptive problems,” has become important in human societies: Human civilization, our man-made environment is unstable and requires dealing with novel problems on a much more frequent basis, almost on a daily basis. Yet, our instincts often stand in the way and prevent us (the less intelligent of us) from dealing adequately with our current environment. For instance, abusing one’s mate is an instinctually adequate behavior to intimidate her into complying and shying away from close contacts with other men that would jeopardize the man’s position; yet, this behavior is criminal and may result in incarceration, ruining entirely the position that the man intended to secure (p. 24).

Therefore, intelligence can be construed as a non-emotional path to knowledge, because our emotions have been shaped in the stable environment of the ancestral savanna in order to make us behave in the ways adaptive to that environment. In spite of some scholarly attempts to discard the dichotomy reason-emotion, no matter how you take it emotions are in the way when you try to solve an equation. This is why for all abstract problems machines will do a better job than humans in the future.

Machines would already have replaced human toil and work if humans were not intent on preventing this evolution as much as they can, out of emotions designed in the vanished savanna. In 1941 already, James Burnham contended: “Using the inventions and methods available would, it is correctly understood, smash up the capitalist venture. ‘Technological unemployment’ is present in recent capitalism; but it is hardly anything compared to what technological unemployment would be if capitalism made use of its available technology.” (The Managerial Revolution). Given the pronounced tendencies toward crime attested by the current, already massive, permanently unemployed “underclass,” decision-makers are doing their best to have low-productivity industries and services subsidized in exchange of the latter maintaining the highest possible figures of human toil, which, from the advent of division of labor through the assembly line and bureaucratic procedure in organizations on, has become unbearably monotonous and machinelike.

It would be unbearable too, in the service sector, to interact as customers with humans playing the role of machines if that would not satisfy some inner savagery and cruelty keen on seeing other people degraded and at one’s mercy – a savanna emotion. The usual person, placed in such a situation as a waiter or shopkeeper, talks back to customers, whereas machines are always well-behaved. Do not bring savanna apes to confrontation when you can have these functional operations processed by machines.

The managerial revolution that has taken place and is the real engine of our affluence has nothing to do with old-days capitalism. Entrepreneurs are gone or they stand in the way. For aught I know, the entrepreneur today is the cleaning lady I pay. The engine of economy is elsewhere, amidst organizations contracting with the state, organizations offered foreign contracts through diplomats’ bargaining, oligopolistic markets, contractors entirely dependent on organizations, organizations that are shareholders, organizations filled with interchangeable organization men whose personal value is nil as measured by their departure or removal or passing away having no effect whatsoever on the company’s market value… The human factor there is the problem – what can make the machine go awry some day or the other. So-called experts sustain the myths of capitalism, but that is spin.

Spin is the word for politics too. The spoils system is over, ended by the Civil Service Reform (USA) and the “rise of the technician bureaucracy” (Aufstieg des fachgeschulten Beamtentums) (Max Weber). Recalling the so-called “Monicagate” in their light-hearted fashion, Miller and Kanazawa explain that other politicians (men) have affairs too. Do they? “It would be a Darwinian puzzle if they did not.” (p. 144). I suggest another “Darwinian puzzle”: Why does not “the most powerful man in the world” (p. 143), as some journalists, and a few light-hearted scholars, like to call the president of the United States, have the largest harem on earth? It looks like the most powerful man is a nice and decent functionary who’s doing as he’s told. He’s there for the cameras, making believe, by his presence, in the savanna tribe. This is monkey dance. Entertainment for the savanna brain.

The profound meaning of democracy, as most high civil servants do not come and go with elections (which is spoils system) but serve any elected person and apply, each in his or her sphere of competence, any program that comes out of the ballot box, is either that bureaucrats, because they put themselves at the service of others’ ideas, live an ignoble life (construing living for one’s ideas as noble), or that ideas don’t matter in the least and our societies follow an inevitable course.

When the once most powerful man in the world named Bill was faced with impeachment proceedings for his whoopees in the White House and his lies, he said please not to make him waste his time, ‘cause he’s got a job to do. May I ask who appointed him to the job? It’s no job at all. At most we’ll have to call it an office, and one is not appointed there by competent persons for one’s competence but by the people as a good monkey dancer or a good person, depending on how you see things.

Do journalists investigate politicians’ private lives or not? If they do, do our authors mean that most affairs escape these investigators’ attention? Well, well… Why not assume that journalists are good investigators, when this assumption, precisely, is made about them in other fields? Because the scarcity of affairs would be a Darwinian puzzle…

May 2016