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Tw31 La France est-elle un pays européen ?

May-Sep. 2020 FR-EN

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Basic Income: ‘‘A new step necessary to make citizens 100% dependent on government support. You will not bite the hand that feeds you.’’ If it is something the state owes one, one faces no debt from getting their due, so there is no increased bondage to the state, only slackened bondage to capital.

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The film Mississippi Burning (1988) by Alan Parker, in its time extolled by glitterati and rejected by civil rights activists, is an apology and vindication of police (FBI) torture. Make no mistake: Not a man should have been convicted if the investigation took place as represented.

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Quand un ministre dit « Je n’aime pas la transparence », il va tellement à contre-courant de ce que les institutions prétendent faire depuis des années qu’il ne peut que recevoir l’approbation de ceux qui voient habituellement qualifier leurs opinions de populistes. L’erreur de ce ministre est de qualifier de « populiste » le discours de transparence, car ceux qui pourraient entendre cette parole, « Je n’aime pas la transparence », se disent alors : « Il nous insulte comme les autres. » Il élimine d’un mot le soutien qu’il pourrait recevoir pour son cynisme.

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Le gilet jaune a rendu visible le prolétariat invisibilisé. #GiletsJaunes

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L’académicien Paul Valéry a dit que l’Académie Française était « la dernière institution de la monarchie française qui subsiste », oubliant cette autre immondice, le procureur du Roi, renommé procureur de la République et maintenu jusqu’à nos jours.

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La nuit des masques 3

Les islamophobes sont bien sûr contre le port du masque, qui casse leur belle loi anti-niqab de 2010 – une loi qui, n’osant même pas s’avouer comme telle (contrairement à la même loi au Danemark), interdisait toute dissimulation du visage, alors que, me dit-on, les touristes et résidents chinois et les Français d’origine chinoise et asiatique portant le masque n’étaient jamais inquiétés, quand bien même cette tolérance était coupable de la part de la police puisque injustifiée aux termes de la loi. Corruption ?

Vérifier tout de même le contenu de la loi danoise : bien que je l’aie toujours entendu appeler #NiqabBan, il y a peut-être un problème de discrimination contraire aux traités si telle est véritablement sa nature. Quoi qu’il en soit, si nous avons chez nous une loi d’interdiction générale de dissimulation du visage pour éviter une discrimination, et que la police ne l’applique qu’aux femmes portant le niqab, c’est une fausse loi générale et une vraie loi discriminatoire d’un législateur islamophobe et faux-cul qui s’en remet à la police pour appliquer la loi de manière islamophobe.

Les gens qui pleurent nos libertés assassinées à cause du #MasqueObligatoire ne voyaient pas de problème à ce que le masque soit interdit. Ils sont à la défense des libertés ce que Bernard Ménez est au cinéma d’art.

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Si vous avez déjà pris le métro parisien à 5:40 du matin, vous savez que « la France qui se lève tôt » est noire.

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Gabriel Matzneff comme expert judiciaire des « œuvres de l’esprit »

Quand la notion d’« œuvre de l’esprit » fut introduite en droit pour disculper certains actes ou propos passibles d’une condamnation pénale, quand elle fut inventée par le législateur, le juge constitutionnel, le juge ordinaire, ou les trois, il faut bien voir qu’aucun n’avait de compétence pour parler des œuvres de l’esprit. – Gabriel Matzneff comme expert judiciaire des œuvres de l’esprit.

En introduisant cette notion, on se donnait la satisfaction de paraître libéral, puisqu’on soustrayait aux rigueurs de la loi tout un pan des publications –et quel pan ! celui des œuvres de l’esprit, excusez du peu– mais en réalité on rendait le droit des publications totalement arbitraire, c’est-à-dire que là où était le droit on supprimait le droit.

Prenons le brûler du drapeau national en public. Si et seulement si c’est une « œuvre de l’esprit », ce n’est pas condamnable. Donc un brûler de drapeau est soit un message politique (condamnable) soit une œuvre de l’esprit. Une œuvre de l’esprit n’est donc pas un message politique. L’artiste qui produit une œuvre de l’esprit est considéré comme irresponsable de son acte, comme un mineur légal. L’art contemporain est un ensemble d’œuvres de l’esprit dans la mesure seulement où il est produit par des microcéphales sous tutelle de l’État.

De même pour les intellectuels. Si un intellectuel brûle le drapeau et n’est pas condamné (car c’est une œuvre de l’esprit), c’est que l’État le traite en mineur sous tutelle et irresponsable, comme un pauvre type dont l’acte ne peut avoir aucune portée. On voit que dans un tel système, c’est celui qui est condamné parce que son acte ou ses paroles ne sont pas des œuvres de l’esprit (selon la loi) qui est le véritable intellectuel.

Mais la vérité n’en est pas moins que cette législation a pour but de protéger des rigueurs de la loi les gens proches du pouvoir, les serviteurs, les laquais du pouvoir, par l’arbitraire discriminatoire qu’elle introduit dans une proscription générale.

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Up until the end of 2016, Denmark has received 15, Finland 139, Iceland 13, Norway 26 and Sweden 60 such judgments by the EctHR [European Court of Human Rights] finding at least one violation of the ECHR [European Convention of Human Rights].” (in The Nordic Constitutions, Krunke & Thorarensen ed., 2018)

Population by country, in millions (2019): Denmark 5.806; Finland 5.518; Iceland .364; Norway 5.433; Sweden 10.23.

What’s wrong with Finland?

(To be sure, Iceland too has an abormally high rate of ECHR violations to population compared to the Nordic average, but her extremely small population make comparisons less relevant, whereas Denmark, Finland and Norway have populations about the same size, and Sweden about twice that size with half Finland’s number of ECHR violations.)

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La loi pénale d’interprétation difficile se porte bien, le législateur vous remercie

En France, il est possible d’insulter une religion, ses figures et ses symboles, il est en revanche interdit d’insulter les adeptes d’une religion. L’introduction de ces nouveaux délits a entraîné des difficultés d’interprétation qui se sont matérialisées par des décisions de justice parfois douteuses. (Institut Montaigne)

L’Institut Montaigne ose dire que la loi relative à l’insulte en raison de l’appartenance à une religion est d’interprétation difficile – sans paraître se douter qu’une loi pénale obscure est un instrument de violation des droits fondamentaux par un pouvoir épris d’arbitraire.

En France, l’insulte aux croyants est passible d’un an de prison et de 45.000€ d’amende, mais l’insulte à la religion y serait parfaitement légale. N’est-il pas extraordinaire qu’un Parlement ait cru trouver un sens à une pareille bêtise ? Comme si un croyant n’était pas insulté quand on insulte sa religion. C’est aussi absurde que de dire qu’insulter la France serait légal mais insulter les Français passible de prison, qu’insulter une race serait légal mais non insulter les membres de cette race, etc.

L’objectif du législateur n’a été autre que l’arbitraire et la discrimination envers des religions. Car insulte à la religion et insulte aux croyants étant au fond la même chose, pour telle religion le parquet dira « Vous insultez la religion » (pas de problème) et pour telle autre « Vous insultez les croyants » (c’est condamnable), et ce persécuteur aura toujours raison.

Aux États-Unis, « Lorsque la liberté d’expression garantie par le premier Amendement est en cause, les juges exigent une précision particulièrement élevée de la loi d’incrimination » (Cedras, Le droit pénal américain, 1997). En France, où il existe là un contentieux de masse sur une loi obscure, cela ne choque personne. Dupont mauvais karma.

Quand l’Institut Montaigne souligne des « difficultés d’interprétation » de la loi pénale, il ne s’insurge pas contre une telle ignominie, contre le fait qu’une loi torchon ait passé les filtres constitutionnels ; non, il cherche à l’expliquer ! Mais son analyse n’engage personne.

Le think tank cherche à expliquer le contenu d’une loi pénale écervelée, pour la rendre moins difficile à interpréter. Je ne savais pas que le principe juridique était que nul n’est censé ignoré les analyses de l’Institut Montaigne ! Pauvres Français !

Cette loi pénale décérébrée, cette immondice a été votée par un Parlement bicaméral (avec deux chambres : Assemblée nationale et Sénat). Or le but justifiant l’existence d’une seconde chambre dans un État unitaire (non fédéral) comme la France est « la qualité de la loi ». Belle démonstration !

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I suggest Japan vote a bounty hunting law so they can get bail jumper Carlos Ghosn.

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Le juge français a bien conscience d’être un pouvoir constitutionnel, mais ce n’est pas le bon.

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« Les Soldats, la plus vile partie de toutes les Nations » (Montesquieu)

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Bien que Montesquieu ait écrit qu’un grand État était forcément despotique, les États-Unis ont réussi à avoir la liberté dans un grand État. – La France, elle, a réussi à avoir dans un petit État le despotisme asiatique.

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Les écologistes ne sont ni de droite ni de gauche, mais de tous les gouvernements : ce sont les seuls qui ne perdent jamais. (Pour l’écologie, c’est une autre histoire.)

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La France est-elle un pays européen ?

Le gouvernement affirme vouloir sanctionner la possession d’une « barrette de shit ». La France est-elle un pays européen ?

Allemagne : « consommation tolérée »
Autriche : possession (=consommation) partiellement dépénalisée
Belgique : dépénalisée jusqu’à 3 grammes
Chypre : usage médical légal
Danemark : dépénalisée (la page française donne une vision plus libérale de ce pays, car selon la page en anglais la possession de cannabis reste illégale sauf dans la zone autonome de Christiania à Copenhague ; la page Wkpd Cannabis au Danemark explique que des directives ministérielles ont été prises pour que le ministère public ne poursuive pas la possession correspondant à une consommation individuelle, ce qui constitue une dépénalisation de fait [administrative].)
Espagne : dépénalisée
Estonie : usage médical légal
Finlande : médical légal
Grèce : médical légal
Irlande : médical légal
Italie : dépénalisée
Lithuanie : médical légal
Luxembourg : médical légal
Malte : médical légal
Norvège : médical légal ; le gouvernement annonce une dépénalisation prochaine jusqu’à 15g
Pays-Bas : dépénalisée (coffee shops)
Pologne : médical légal
Portugal : dépénalisée
République tchèque : dépénalisée
Royaume-Uni : médical légal
Suisse : dépénalisée jusqu’à 10g

[J’ai eu recours pour cette liste à deux pages Wikipédia, la page en français Législation sur le cannabis et celle en anglais Legality of Cannabis.

Il est déplorable que le ministre français annonce que la possession de quantités même minimes de cannabis entraînera désormais une amende alors que ce n’est pas autre chose que la loi française, qui restait donc inappliquée en vertu de décisions échappant complètement au législateur et prises même contre son expresse volonté (et donc illégales). Cette tolérance, cette libéralité sur laquelle le gouvernement entend aujourd’hui revenir aurait été bonne si, dès lors qu’elle était contraire à la loi, la loi avait été changée pour la rendre possible en toute transparence, car alors le gouvernement aujourd’hui devrait à son tour changer la loi, donc avoir un débat national sur le sujet, et n’aurait pas simplement à remettre les textes existants en vigueur sans rendre de comptes à personne pour cela. Cela montre la veulerie et la fourberie des précédents gouvernements qui, au mépris de la loi, exigeaient cette tolérance de l’administration plutôt que d’engager un processus de réforme de la loi. La police française se voit ainsi doter d’un immense pouvoir arbitraire, personne ne pouvant dire ce qu’elle fera en présence de consommateurs de cannabis et personne ne pouvant jamais rien lui reprocher en la matière : si elle harcèle le consommateur, c’est la loi ; si elle le laisse aller, c’est la consigne de tolérance qu’elle a reçue d’on ne sait qui on ne sait quand ni pourquoi. De ce point de vue, et de ce point de vue seulement, la décision du gouvernement de faire purement et simplement appliquer la loi est saine, car seule conforme aux principes de l’État de droit.

On a vu plus haut que le Danemark avait conduit une telle politique par le biais de directives administratives générales, en jouant sur le pouvoir d’appréciation de l’opportunité des poursuites du ministère public. Ce n’est pas acceptable : l’exécution de la loi ne doit pas être un moyen de contourner la volonté du législateur. Le principe d’opportunité des poursuites est une violence de l’exécutif infligée au législateur et qui vide la loi de son sens. Qui plus est, elle incite le législateur à produire des textes d’une extrême sévérité pour répondre à des mouvements d’opinion, le législateur s’assurant que l’opportunité des poursuites en mitigera de toute façon l’application. On a également vu plus haut (cf La nuit des masques 3) que le législateur peut se servir du pouvoir d’opportunité du parquet pour écrire des lois échappant à la censure internationale pour discrimination tout en s’en remettant à l’exécutif en vue de les appliquer de manière discriminatoire. Tout cela est vicieux et lamentable et conduit inévitablement à l’effondrement de l’État de droit.

Tant que la loi n’est pas appliquée, ou plus exactement, en l’espèce, tant que la loi est violée par son exécution, la France n’est pas un État de droit.]

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Un État qui nie ses violences policières n’est pas un État de droit.

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Des lyncheurs au pouvoir

Une adolescente de 17 ans a été tondue et frappée à Besançon par ses parents, son oncle et sa tante. La raison de ce déchaînement de violences : elle fréquente un jeune homme de confession chrétienne. Les membres de la famille de la victime ont été placés en garde à vue. (L’Est Rép.) (Brèves de presse)

La jeune fille, arrivée de Bosnie-Herzégovine il y a plus de 2 ans avec sa famille, entretenait depuis plusieurs mois une relation avec un garçon d’origine serbe qui vivait dans le même immeuble, à Besançon. (France 3) (Brèves de presse)

Chaude ambiance chez les macronistes sur Twitter [entre un ex-soutien de LREM et une ministre en poste] au sujet de l’affaire de Besançon… (Brèves de presse) [avec citation des tweets du député « ex-soutien de LREM » et de la ministre]

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L’autorité judiciaire est seule juge du cas particulier mais ces membres du législatif et de l’exécutif s’expriment comme des membres du pouvoir judiciaire (« doivent être condamnés » etc) et, en fait, comme de sombres individus embarqués dans un lynchage, une lynch mob.

L’intention du député était bonne mais son second tweet, pour mettre les points sur les i, l’a jeté dans la lynch mob avec les autres. Or ce n’est pas à lui de dire si, dans ce cas particulier dont personne ne sait quasiment rien à ce stade, ces gens « doivent être condamnés ».

C’est au terme du procès que les circonstances du cas particulier auront été établies. À ce stade, le lynchage auquel se livrent avant tout jugement l’exécutif et des membres du législatif vis-à-vis de ces personnes me fait dire que celles-ci sont lynchées parce que Musulmanes.

ii

« À ce stade personne ne sait quasiment rien. » Je précise cela. Les médias ne font que relayer un rapport de police sur lequel s’appuie un acte d’accusation. Si cela suffisait à établir les faits et à dire le droit, les tribunaux n’existeraient pas. À bon lyncheur salut.

Des dirigeants politiques, de l’exécutif et du législatif, insultent des personnes présumées innocentes (parlent de « bourreaux », etc) sur la foi d’un rapport de police, comme si les tribunaux n’existaient pas pour établir les circonstances des cas particuliers. C’est navrant. Il est temps d’interdire rigoureusement aux membres de l’exécutif et du législatif de s’exprimer sur des cas particuliers devant être connus du seul juge.

« Le juge », ça peut être un magistrat ou collège de magistrats mais aussi un jury, c’est-à-dire le peuple (des représentants du peuple désignés par tirage au sort). Un « gouvernement des juges » serait encore un gouvernement du peuple.

iii

Justement l’autorité judiciaire avait déjà tranché, la reconduite était prévue avant le lynchage de la gamine. (Fatigué !!!)

Il semblerait que l’administration attende encore un jugement. Préfecture : le statut de réfugiés pourra leur être retiré « en fonction du jugement ». Et ministre : « Dès la fin de la procédure judiciaire, ils seront reconduits à la frontière car ils n’ont rien à faire sur le territoire national. »

Cette famille était sous le coup d’une OQTF [obligation de quitter le territoire français] car sa demande d’asile lui a été refusée en fin d’année dernière. C’était déjà décidé depuis un bail ! Il [le ministre] ne fait que dire que la décision sera appliquée, rien d’exceptionnel. (Ibid.)

« Dès la fin de la procédure judiciaire » plus un verbe au futur signifie au contraire que la décision n’est pas encore prise : le ministre attend un jugement sur la « tonte ». Peut-être n’y a-t-il pas lieu d’attendre ce jugement, dans ce cas il fait erreur et peut agir sans attendre.

Il y a donc bien une façon de vous donner raison (mais la formule de la préfecture « en fonction du jugement » l’exclut), ce serait que le ministre veuille dire : « Dès que la procédure judiciaire sur la tonte sera terminée, et quel qu’en soit le résultat, ces personnes seront reconduites à la frontière. » Dans cette hypothèse, le ministre considère que la procédure judiciaire ouverte entre-temps suspend temporairement la reconduite (l’expulsion) prévue depuis avant les faits nouveaux intervenus. Ainsi, des étrangers devant être reconduits et voulant rester sur le territoire, gagner du temps n’auraient qu’à commettre un délit ! Et avant que la procédure pour ce délit soit close, commettre un nouveau délit mineur, et ainsi de suite.

De plus, si l’OQTF portait sur tous les membres de la famille, cela incluait la fille. Désormais, du fait qu’elle soit victime, la fille restera en France. La tonte ne serait-elle pas une mise en scène pour lui permettre de vivre en France au lieu de subir l’expulsion avec les autres ?

iv

Une reconduite était donc déjà prévue pour cette famille. Puis survient la tonte, et la fille restera en France. Quelle aubaine d’être tondue à quelques semaines d’une reconduite ! Belle mise en scène pour permettre à un membre de la famille de faire son avenir en France.

Si c’était le cas, le rapport de police et l’acte d’accusation relayés par les médias et qui ont déclenché ce tollé et ces débordements d’énergumènes, ne seraient qu’un tissu d’âneries par des demeurés. Le procès le dira.

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On ne voit pas bien comment les minorités, quelles qu’elles soient, seraient de grand cœur pour le « régime majoritaire ».

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Quand les médias français, comme Arte, appellent Loukachenko « le dernier dictateur d’Europe », je crois comprendre que la Russie n’est pas en Europe…

(La Biélorussie serait en Europe mais pas la Russie ?)

Poutine gouverne depuis 1999 en Russie et envoie lui aussi ses opposants en prison avant les élections. Mais lui a dressé les médias français.

ii

Selon les médecins allemands qui l’ont examiné, l’opposant russe Alexeï Navalny a bien été empoisonné. Dernier épisode en date d’une longue série d’empoisonnements politiques en Russie. – Quel opposant « le dernier dictateur d’Europe » a-t-il quant à lui fait empoisonner ?

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The Anglican Church, or Church of England, was created to allow Henry VIII to divorce. Yet Edward VIII had to abdicate because he wanted to marry a divorced woman. Try as I might, I swear I cannot find any sense in this.

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The King’s Speech, Oscar for Best Film, hints at a certain woman at the court, of whose amatory experience the sons of Charles V benefited, “not together” (or “not at the same time”), i.e. they were not having group sex with her. Is Buckingham Palace a bordello? – More precisely, are there women in Buckingham Palace whose function is that of prostitutes at the service of the King’s scions ? If not, why did the Palace not raise objections to the gross distortion? #MeToo

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Il paraît que l’hebdomadaire Valeurs Actuelles vient d’insulter une députée noire. On entend toute la classe politique s’élever pour dénoncer une attaque raciste. Qui parie avec moi qu’il n’y aura aucun procès ? Les lois contre les injures raciales ne s’appliquent qu’aux sans-dents.

Dénoncez, dénoncez le racisme : nous voyons bien que vous ne faites pas appliquer la loi. Comme dit le sage, « le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent ».

Médias, politiciens, commentateurs: « Regardez-nous comment on se fâche contre le racisme ! » Mais ils ne font pas la seule chose qu’il y a à faire vu qu’il existe une loi pénale : saisir le juge.

[Depuis lors, la députée en question a décidé, avec le soutien de son parti, de porter plainte. Je suis donc démenti : la seule chose qui était à faire est faite. Il m’est agréable de perdre mon pari puisque c’était ma modeste façon d’inciter les intéressés à porter l’affaire devant le juge. – Et ce alors même que je suis contre la tendance du droit des publications français.]

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Censure : feindre l’étonnement ?

Moi les hommes, je les déteste, [livre] de Pauline Harmange, est susceptible de « poursuites pénales ». M. R. Z., chargé de mission au ministère délégué à l’égalité femmes-hommes, menace de saisir la justice si l’ouvrage n’est pas retiré de la vente. (Mediapart)

Les gens sur ce fil s’en étonnent. S’ils connaissaient le droit français (le droit de leur pays), ils ne pourraient s’en étonner. C’est comme si personne ne les informait de l’ignoble droit des publications répressif existant en France.

ii

L’homme qui voulait rétablir la censure préalable (Géraldine Delacroix, journaliste à Mediapart)

La censure préalable a été remplacée par les poursuites pénales, avec peines de prison dans certains cas. Quel progrès. Ce chargé de mission demande un retrait sous peine de poursuites ; ça part d’un bon sentiment : « On veut vous éviter un procès. »

Cela part d’un bon sentiment mais semble quand même irrégulier. L’infraction étant commise, il faut que la justice soit saisie.

[On a vu plus haut que le ministère public français avait le pouvoir d’apprécier l’opportunité des poursuites. Cette affaire nous offre un exemple de l’abus que l’on peut faire d’un tel pouvoir, avec un parquet soumis à la hiérarchie administrative et au gouvernement : le gouvernement fait du chantage aux poursuites.]

Ce qui nous conduit au sujet sensible de la politique pénale de l’exécutif : il y a la loi mais l’exécutif pourrait décider à qui elle s’applique (par exemple, là, on pourrait laisser une chance à la dame si elle est gentille). Ce n’est pas autre chose, quand l’exécutif dit qu’il faut un parquet pour qu’il puisse, lui, avoir une politique pénale. Quel naufrage.

La loi Avia, c’est de la censure préalable ; ce chargé de mission s’inscrit dans la tendance. Nous aurons la censure préalable et les poursuites, il ne manquera plus que la peine de mort. Que faites-vous ? Rien, vous êtes contre les méchants dont les mots tuent. Les mots de ce livre peuvent tuer, il faut croire.

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Littérature : Les dix petits nègres, le célèbre roman d’Agatha Christie [sic : le titre français exact était Dix petits nègres et non Les dix petits nègres] s’appellera désormais Ils étaient dix dans sa version française. (RFI)

N’oubliez pas de récrire aussi le contenu. Un livre, ce n’est pas qu’un titre et le reste est à l’avenant de ce que vous feignez ne pas aimer.

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Ce changement de titre, c’est depuis que Macron a dit : « Ça devient les dix petits nègres » (en parlant du Homard Gate) ? Notre président aurait-il dit une chose malséante ?

#Scoop Le roman d’Agatha Christie Dix petits nègres va être renommé Le kwassa-kwassa pêche peu sur ordre du Président de la République. #mdr

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Le Nègre du Narcisse, par Joseph Conrad (Bibliothèque de la jeunesse) (The N*** of the Narcissus)

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Il paraît qu’en France il est bien moins probable de mourir assassiné pour des caricatures de l’islam que d’être condamné pénalement et de perdre son gagne-pain pour des caricatures d’hommes qui aiment les hommes.

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Il est de bon ton de se réclamer du général de Gaulle, de tenter d’en capter l’héritage en vantant son courage et sa probité. Et si, plutôt que de le citer en permanence, les politiques français s’inspiraient de sa probité morale ? (Anticor45)

Une probité légendaire et urbaine ? D’un président qui abusait de la procédure draconienne du délit d’offense au chef de l’État, nous n’avons que la version de ses laquais.

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Le délit de provocation à l’usage de stupéfiants est caduc du fait de la légalité de partis politiques ayant la dépénalisation dans leur programme.

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A phrase like “Winsconsin self-defense laws” strikes me as odd. How could a U.S. citizen taking a trip through his country know all States’ self-defense laws? He’ll never be sure whether his behavior is self-defense or homicide according to the state. Say I’m from State X and shoot a man in self-defense in State Y (where I was only for a couple of days), so that according to State X my conduct is SD but according to State Y it is imperfect SD or no SD. I say you can’t apply State Y’s law to me. What do you say?

Instead of ‘homicide’ I guess I should have said ‘manslaughter’ (or murder)–but why not say homicide after all? The principle would then be: In case of self-defense there is no homicide, only a dead man.

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Montesquieu: How Singles Degrade Marriage

“Dutch authorities advise single people to stick to one sexual partner during the pandemic.” (Source : BFMTV « Pays-Bas : les autorités conseillent aux célibataires de se trouver un partenaire sexuel exclusif pendant l’épidémie », mai 2020)

If I were them, I’d give the same advice to married people.

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There are lines in Montesquieu’s Spirit of the Laws (Book XXIII, ch. XXII) I’d like to quote, perhaps as a form of philosophic Singlism: “It is a rule drawn from nature that the more we diminish the number of marriages that could be made, the more we corrupt those marriages that have actually been made; the less married people are in numbers the less fidelity there is in marriage; just like the more thieves there are the more thefts occur.” (My translation of: « C’est une règle tirée de la nature que, plus on diminue le nombre de mariages qui pourraient se faire, plus on corrompt ceux qui sont faits ; moins il y a de gens mariés, moins il y a de fidélité dans les mariages ; comme lorsqu’il y a plus de voleurs, il y a plus de vols. »)

Thus, single people would be responsible for degrading the quality of actual marriages. They would be responsible no matter what they do as individuals; whether the individual seduces or is seduced by married persons or not, their sheer numbers would be a “natural” cause of degradation in the quality of marriage, their mere existence would provide the room in question.

Two married persons from two different pairs can commit adultery with each other, yet, for some reason, which he leaves undiscussed, Montesquieu implies it is less likely than adultery between one married and one single person. Even more, his “natural” law could not be sustained at all without another underlying law, namely that married people will hardly commit adultery with other married people or at least not insignificantly less than with singles.

In fact Montesquieu does not leave his reason wholly undiscussed as I think he somewhere hints at a disciplining virtue of marriage. So the law amounts to saying that surrounded by undisciplined people disciplined people slacken off. ‘Surrounded by’ or rather intermingling with (as ‘surrounded by’ could mean that the disciplined keep the undisciplined at a distance, something they would do in order precisely not to mingle with them and not to be tempted to slacken off).

If such a ‘’law drawn from nature’’ obtains, then, if I am not mistaken, it is evidence in favor of the penalties against singles that Dr Bella DePaulo has been exposing in her articles and books.

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God Bless America

Qui, en France, dit que la France est un pays libre ? Ceux qui sont payés pour le dire.

Et ses écrivains, qui font des phrases, révolutionnent l’art dans une prison.

« En matière de presse, il n’y a réellement pas de milieu entre la servitude et la licence. » (Tocqueville, De la démocratie en Amérique) – France : le choix de la servitude.

Il n’y a pas d’auteur dont les « potards » (Sciences Po) entendent plus parler dans leurs classes de science politique que de Tocqueville. Mais aucun d’eux ne le connaît.

ii

Untel se réjouit que la loi française condamne tels et tels propos car il les trouve « nauséabonds ». Comme si la loi devait être faite pour ménager son estomac délabré.

Twit28 «Y el amor será un huerto florentísimo»

Anthologie janvier-février 2020 FR-EN-ES

Y el amor será un huerto florentísimo.

Francisco González Guerrero 🇲🇽

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Entre la espesa noche
si vamos a morir que sea
junto al pobre; si vamos
a vivir que sea
junto al pobre digno.

Samuel Feijóo 🇨🇺

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Sólo el pueblo
hace libres a los hombres.

Miguel Ángel Asturias 🇬🇹

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A los sueños también
les caen
los pelos y los dientes.

Euler Granda, in De cómo tus piernas venían con nosotros 🇪🇨

Nosotros los torpes
que sólo fuimos artífices de la banca rota,
los pelagatos,
los buenos para nada,
los envidiosos, los réprobos, los malos,
los inútiles para la compra y venta,
los condenados en vida
los apocados
que nunca tuvimos amigos influyentes
ni compadres,
los que sufrimos de vómitos incoercibles
frente a los gobernantes,
los que nacimos sin agallas,
los que escarbamos debajo de las cosas.
A Ustedes los mimados de la Divina Providencia
los que vamos a morir les escupimos.

Euler Granda, Fue un placer conocerles #tzantzismo

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Los dos tipos de gente que dominan en Nicaragua los bebedores de sangre
y los comedores de mierda …
la Mierdocracia
generales y comerciantes, cuando no generales comerciantes.

Ernesto Cardenal, in La santidad de la revolución 🇳🇮

Los Jaguares son condecorados.
Juntas militares sobre montones de calaveras
y zopilotes comiendo ojos
El Dictador sacrificador-que-saca-corazones-humanos
Miss Guatemala asesinada
por la «Mano Blanca».

Ernesto Cardenal, in Los ovnis de oro

Note. Rogelia Cruz Martínez, Miss Guatemala 1958, et militante de la Jeunesse patriotique du travail, fut enlevée et assassinée par l’escadron de la mort La Main Blanche en 1968.

Al atardecer salen los cocuyos, como linternas;
sus ojos resplandecen como lumbres,
a su luz hilan y cosan y tejen y bailan los indios.

Ernesto Cardenal, in El estrecho dudoso #sandinismo

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Y Dios creó a Superman
a imagen y semejanza suya
y le llamó U.S.A.

Alejandro Bravo, La Biblia contada a los niños por Richard Nixon 🇳🇮 #sandinismo

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Llegó a enloquecer en su anhelo de querer que nadie sufriera.

Domingo Moreno Jimenes 🇩🇴

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Our people
have gone through so many different
changes. From the cowboy and Indian era
to our present so called space age.
The only thing going space high
is the cost of living

Alivia Nada #Chicano 🇺🇸 🇲🇽

#Aztlan

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As ternas modulações
do teu falar tão pausado,
dão-me a vezes tentações
de me matar a teu lado.

Enquanto à tarde passeias
à beira do teu terraço
eu julgo ver no espaço
de beijos as nuvens cheias.

José da Silva Maia Ferreira (1827-1867) 🇵🇹 🇦🇴

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D’après un document de la DGSI classé secret-défense, 150 quartiers sont « tenus » par les islamistes en France. Outre les banlieues de Paris, Lyon et Marseille, la situation « prend des proportions inquiétantes » à Roubaix selon un préfet. (JDD) (Brèves de presse)

Qu’est-ce que cela veut dire, « des quartiers sont tenus par les islamistes » : ils les tiennent par la barbichette ? Je pose une question sérieuse parce que ce n’est quand même pas comme si l’on ne nous avait jamais dit qu’il y a de l’islamophobie dans les services de police et de sécurité.

Décris-moi un quartier « tenu » par les islamistes. – Si les critères portent sur des actes illégaux, qu’attendez-vous pour intervenir, plutôt que de rédiger un rapport ? S’il n’y a rien d’illégal, en quoi la police est-elle concernée ?

Qu’est-ce donc que ce rapport de la DGSI sur les quartiers « tenus (?) par les islamistes » ? Une initiative de l’amicale maison des membres du RN pour donner un petit coup de pouce à leur parti à quelques semaines des élections municipales ?

On a donc un rapport DGSI « classé secret défense » dont les médias connaissent et diffusent les conclusions ! C’est le premier problème. Le deuxième problème : ces conclusions alarmantes ne peuvent être vérifiées par personne (le rapport étant secret, on n’en connaît pas la méthodologie). Ces conclusions alarmantes et invérifiables étant que 150 quartiers en France sont « tenus » par les islamistes, quelle aubaine, ce rapport, pour RN et LR à quelques semaines des élections municipales ! Quelle aubaine pour les islamophobes de tous poils ! Même LREM va s’y mettre, bien obligé…

Compte tenu de ces éléments, à savoir 1) fuite du secret-défense, 2) conclusions alarmantes invérifiables, 3) possible motivation discriminatoire (islamophobie), il faut de toute urgence une enquête parlementaire sur les pratiques de manipulation de l’opinion par les services dits spéciaux.

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Une manifestation en marge du déplacement d’Emmanuel Macron à Dunkerque. Des avocats interpellés et placés en garde à vue. Très vite relâchés après l’intervention du procureur. (France Bleu Nord)

« C’est la première fois : un avocat a été interpellé sans aucun motif juridique et emmené au commissariat pour un début de garde à vue alors qu’aucun délit ne lui a été notifié. » (Maître Debeugny)

C’est peut-être la première fois pour un avocat mais sinon c’est tellement fréquent… Les interpellations malveillantes aux prétextes les plus futiles sont-elles sanctionnées, aussi ? Le juge constate que le policier a ouvert son code pénal au hasard et lu les premiers mots qu’il a trouvés : « Vas-y, c’est bon, embarque » (à son collègue)… La personne finit évidemment par être relâchée mais le policier court toujours !

Quelles sanctions sont-elles prononcées contre le policier qui envoie arbitrairement un citoyen en garde à vue (dans un pays libre) ? Ne répondez pas si vous craignez des ennuis avec une police dont le sentiment d’irresponsabilité et d’impunité est total. (Et ce non pas depuis un an ou deux, mais depuis toujours en France, ou bien il y a quelque chose que je n’ai pas compris.)

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The idea that “only humans eat themselves to death” is wrong. To be sure, animal species in their adaptive environments don’t, but entire ant colonies do eat themselves to death in labs when served human-processed food, because with drastically unbalanced food they get food poisoned (from sheer consumption) before being able to reach satiation.

Some mental mechanisms surely prevent most human individuals from food-poisoning themselves in a single meal but the financial incentive of processed food producers is nevertheless to market food the consumption of which delays satiation ad infinitum so to speak, which means till the last bite before food poisoning. Hyperpalatability plays a role in long-term addiction but unbalancedness makes the difference as to single meals.

Regarding human mental protections, dealers would maximize benefits by mixing inhibiting factors with the food. Assuming a system with both a neocortical part (first threshold) and a paleocortical part (secondary system for critical risk area), inhibiting the neocortical part would increase sales without any easily traceable public health effect (whereas blocking the paleo part would make no difference in consumption and blocking both parts of the system together would lead to mass food poisoning).

Among the many chemicals found in processed food I suggest that, the true function of some of them, albeit they are labelled, say, colorants or emulsifiers, is, after extensive research in industry labs, to inhibit the neuromechanisms of satiation (and of prevention of food poisoning).

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Health bureaucrats hit the road with ‘transformative’ new plan to tackle obesity. (Sidney Morning Herald, Nov 24, 2019)

The Australian health plan sounds good. Yet in “Manufacturers could also be forced to slash the amount of sugar, fat and salt in processed foods,” I don’t see the word ‘chemicals’ (colorants, emulsifiers etc), which are likely to affect the functioning of neuromechanisms.

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Contenus haineux sur Internet : « L’idée est de responsabiliser tant les auteurs de ces contenus que les plateformes. (…) Elles devront retirer dans un délai maximum de 24 heures les contenus haineux, sinon ce sera un délit. » (LCP)

Quand on voit comment fonctionne leurs filtres pour images sensibles : ils laissent passer des images  choquantes mais masquent la photo d’un homme politique, on se demande comment ils vont filtrer les contenus haineux, sur quels critères. (more light)

Sur les critères du gouvernement.

Par exemple : si c’est une religion qui le dit, c’est permis ? (more light)

Cela dépendra du gouvernement en place, et je suspecte tous les partis qui imaginent entrer au gouvernement de trouver au fond cette loi bonne. Je veux dire, vous avez vu le droit que nous nous payons déjà ? La France est le pays le plus condamné par la Cour européenne des droits de l’homme en matière de liberté d’expression, avec la Turquie et la Russie.

Comment ça s’appelle, une classe politique nationale qui, depuis des décennies, ne tient jamais aucun compte de l’autorité de chose jugée des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de liberté d’expression ? Ça s’appelle un fléau à éradiquer.

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Épistémologie

Non, ce n’est pas une araignée. Il s’agit de la queue d’un serpent qui  s’appelle Pseudocerastes urarachnoides ou vipère d’Iran à queue en forme d’araignée. En bougeant sa queue, la vipère attire ses proies. (Norbert explique-nous : lien vidéo)

Un jour, il faudra qu’un logiciel puisse montrer en accéléré par quelles micro-mutations avantageuses on arrive à une queue en forme d’araignée (quasi) parfaite qui bouge de manière autonome de la queue (c’est-à-dire selon un mouvement complexe par rapport à celui de la queue elle-même, l’appendice arachnéen se mouvant avec un certain degré d’autonomie, comme une sorte de bras articulé) pour imiter un mouvement d’araignée.

La première micro-mutation, que serait-elle ? Une petite boule blanche au bout de la queue ? Quel avantage pour le serpent ? Et puis la deuxième, un autre petit point blanc à côté, le début d’une pseudo-patte ? Quel avantage là encore ? Je ne parviens pas à voir les avantages pour le serpent d’un appendice caudal qui ne ressemble à rien pendant x mutations et puis commence à ressembler à une araignée à x+1, c’est-à-dire je ne vois pas comment on peut arriver à x+1 (qui est ce qu’on voit sur la vidéo). La seule hypothèse possible est tout de même « hard » : la première mutation est une macro-mutation tératologique ressemblant déjà suffisamment à un insecte ou à une araignée, donc avantageuse, tout en n’étant pas un handicap lourd, alors que cette monstruosité ralentit sûrement le serpent.

[En fait, selon d’autres prises de vue que j’ai observées entre-temps, cet appendice caudal semble peu encombrant eu égard à la taille du serpent. Une première mutation même très imparfaite comparée au produit « évolué » et fixé dans l’espèce (x+1) pouvait tout de même passer pour une proie suffisamment caractérisée, compte tenu de la perception elle-même approximative des oiseaux dont se nourrit le serpent. Je reproduis cependant les considérations qui suivent, car la discussion a débouché sur des considérations d’épistémologie scientifique plus larges.]

Dans la théorie synthétique de l’évolution (celle qu’on utilise actuellement), il n’y a pas de micro-mutations qui se cumulent, en fait. (Johnson)

L’hypothèse des micro-mutations reste de bon sens. Vu que le taux de micro-mutations avantageuses sur les micro-mutations indifférentes ou nuisibles est déjà infinitésimal, pour une macro-mutation le terme approprié n’existe même pas (infinitésimal au carré).

Une mutation avantageuse est un bilan positif entre l’avantage et l’inconvénient de la déviation. Une mutation tératologique (macro-mutation/monstruosité) a une chance infinitésimale au carré d’avoir un bilan positif. Mais enfin il suffit d’une fois…

La génétique statistique repose soi-disant sur « Ce qui doit arriver arrive » (c’est le principe sous-jacent à la prophylaxie des maladies récessives). Or, avec ce serpent, c’est : « Ce qui ne doit pas arriver (l’infinitésimal au carré) arrive. » En général, quand on dit « une chance sur cent millions », on interprète cela comme voulant dire « jamais ». Pas ici. Une chance sur cent millions doit toujours finir par arriver. Souvenez-vous-en quand, dans d’autres domaines scientifiques, vous lirez qu’une probabilité infinitésimale peut être considérée comme une impossibilité. – Le traitement heuristique de l’infinitésimal statistique est différent selon les domaines (génétique vs physique, par exemple). Cette différence de traitement est probablement justifiée mais, à ma connaissance, pas expliquée théoriquement (par une métathéorie).

Nous avons tous un grand nombre de mutations indifférentes. Quelques-uns ont des mutations nuisibles (maladies génétiques). On ne sait pas ce que pourraient être chez l’homme des mutations avantageuses aujourd’hui.

Si, on sait très bien : par exemple, doublement de cellule, grosse mutation hyper rare donnant un QI de génie, exemple Einstein qui la possédait. Ensuite, rhésus neutre : mutation permettant de recevoir du sang peu importe le rhésus. Ou encore immunité au sida : quelques cas existent. (Johnson)

Ces mutations seraient avantageuses si « l’avantage » que vous décrivez se répandait dans la population. Une mutation avantageuse est par définition celle qui donne un avantage reproductif. Les effets « bénéfiques » qui ne se traduisent pas par un tel avantage ne décrivent donc pas une mutation avantageuse au sens de l’évolution, le critère étant celui de la diffusion de la mutation. Dans les exemples que vous donnez, il est probable que, si ce sont bien des mutations, elles continueront d’apparaître de temps à autre à titre de mutations et rien d’autre si elles ne sont pas fixées dans la population par la voie de la sélection naturelle. C’est en ce sens que l’homme actuel ne connaît plus de mutations avantageuses.

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Le hasard n’existe pas en science : tout effet a une cause (principium rationis sufficientis). Le « hasard » est une façon pour nous d’appréhender statistiquement des phénomènes dont la multiplicité des facteurs nous empêche au stade x de les traiter mécaniquement.

Les interprétations actuelles de la mécanique quantique violent les lois de l’entendement et sont vouées à être révisées. Ce qui ne remet pas en cause ses résultats. Le système de Ptolémée parvenait à bien prédire les éclipses. Le travers consiste à confondre performance et validité : le système de Ptolémée était (relativement) performant et le défaut de Newton n’est pas tant sa performance que la singularité d’une vitesse infinie (dans l’action à distance) qui ne se laisse pas penser.

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La bouteille de Klein est une surface sans bord et non orientable (c’est-à-dire qui n’a ni intérieur, ni extérieur) (Norbert explique-nous, avec la vidéo d’une bouteille de Klein réalisée en verre : lien)

Si je bouche le trou dans le cul de cette bouteille, avec un bouchon en liège par exemple, elle est complètement fermée. Comme une bouteille normale, quoi. Donc une bouteille normale n’a ni intérieur ni extérieur. CQFD.

La différence avec une bouteille normale, c’est qu’on ne peut pas la remplir complètement par le trou. C’est-à-dire qu’elle a des compartiments… 😐

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Après avoir connu le « salaire d’appoint », les femmes auront la « retraite-appoint ». (Journal Fakir)

À l’époque, la femme était souvent le second revenu d’un ménage, à savoir que le mari travaillait déjà quand la femme s’y est mise ensuite, et ce assez souvent lorsque le revenu du premier ne suffisait plus aux besoins du ménage. Les patrons ont donc prétendu qu’un « salaire d’appoint » suffisait, et c’est passé.

À l’époque, donc, dans bien des cas un second revenu arrivait dans le ménage quand le premier ne suffisait plus. Aujourd’hui, les deux dans le ménage travaillent déjà, et rebelotte ! les deux ensemble ne suffisent plus. On va donc passer au ménage à trois ?

[Je possède quelques statistiques pour les États-Unis : «Between the 1960 Census and the Current Population Survey of March 1970, the proportion of white skilled and semi-skilled workers with wives in the labor force jumped from 32 to 44 percent. But this rise is no clear justification for drawing conclusions about ‘progress.’ In this connection, it may be of some relevance to note that for married men aged 45-54, in this occupational group of whites, the proportion with wives in the labor force was 35 percent as of 1960, but ten years later, the proportion with working wives changed very little, to 41 percent.» (Sheppard & Herrick, Where Have All the Robots Gone? Worker Dissatisfaction in the 70s, 1972) Je crois me rappeler du temps de mes études qu’à l’orée des années 2000 ces taux restaient relativement bas aux États-Unis, à peine au-dessus de 50 % en moyenne générale, mais cela demande confirmation.]

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« Essayez la dictature et vous verrez ! » : Emmanuel Macron dénonce les discours affirmant que la France n’est plus une démocratie. (France Info)

Quand certains membres du parti présidentiel parlent de la Russie et de la Turquie, ils n’en parlent pas comme de démocraties très… démocratiques. Eh bien, la France est avec ces deux-là le pays le plus condamné par la Cour européenne des droits de l’homme pour violations à la liberté d’expression. CQFD.

Le problème n’est donc pas seulement l’actuelle majorité mais tout ce qu’elle a trouvé en arrivant et dont elle a certes usé sans modération ni la moindre finesse de jugement mais, à vrai dire, sans atteinte à notre législation, qui est bien la chose honteuse dont il est question dans le débat. (Ce qui ne veut pas dire que tout est légal dans ce qui se fait actuellement ; les violences policières ne le sont pas.)

Selon le Democracy Index, la France est une flawed democracy (traduit par démocratie imparfaite), loin derrière les full democracies, au 29e rang en 2018. Les Français demandent une démocratie pleine et entière.

Ces propos du président de la République sont donc très inquiétants. « Nous sommes une démocratie, dit-il en substance, mais le problème, avec les Français (qu’il a déjà traités de ‘Gaulois réfractaires’), c’est qu’ils ne sont jamais contents ; il faut que ça cesse, et nous allons donc faire encore plus de répression. »

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#Parodie Allez en dictature où il y a plein de kwassa-kwassa et vous verrez !

Je n’adore pas le mot kwassa-kwassa car cela donne l’impression qu’il amène du Comorien, c’est différent.

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Des enquêtes pénales transprescriptionnelles

Le parquet de Paris ouvre une enquête pour viols sur mineur contre Gabriel Matzneff après les révélations de Vanessa Springora dans son livre Le Consentement. Malgré la prescription, cela permettrait d’éclaircir ces actes, voire d’en découvrir de nouveaux. (Habeas Corpus)

Je relève les citations suivantes dans l’article du Monde du 3.1.2020 qui accompagne ce tweet :

« Il ne peut pas y avoir de procès dans de tels cas, mais l’enquête permet de ne pas laisser sans réponse les victimes. À l’issue de l’enquête, et avant de la classer pour prescription, le parquet propose une rencontre entre la victime et son agresseur présumé. … Il est arrivé que cette ‘mise en présence’ permette ce qu’une audience aux assises n’aurait jamais pu : ‘On a obtenu des aveux en confrontation, des lettres d’excuses’, avait expliqué M. Molins au Monde»

Si l’auteur ne veut pas parler, cette procédure est une perte de temps, et, comme il n’y aura pas de procès, en quoi une enquête l’inciterait-elle à parler ? En outre, un « agresseur présumé » n’est pas censé se faire enquêter, si je puis dire, sans l’assistance d’un avocat. En droit.

Peut-être parce qu’il ne risque rien. Le plus important ici n’est-il pas la pacification d’un trouble social devenu public, plus que l’issue judiciaire ? (Habeas Corpus)

Ce que j’y vois, pour ma part, c’est que le parquet français, déjà passablement suspect à bien des égards (cf la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme) s’est arrogé un nouveau pouvoir par lequel il pourra persécuter des « agresseurs présumés » (présumés innocents) jusqu’à la fin de leurs jours.

En dehors de tout encadrement, ces enquêtes ne peuvent qu’exacerber les pratiques d’extorsion d’aveux, de fausses confessions par la police. Les interrogatoires ne cesseront que quand la personne aura « craché le morceau » et le parquet pourra se féliciter de ses bons résultats.

Quels bons résultats ? En tout état de cause, les faits seront prescrits et cela aboutira à un classement ou un non-lieu selon la procédure. Cela n’a aucun sens. (Habeas Corpus)

Quand une enquête débouche sur un procès, le procès permet d’examiner le déroulement de l’enquête : le procès encadre l’enquête. Dans des enquêtes « transprescriptionnelles », il n’y a donc aucun encadrement, quels que soient les textes que produira l’administration pour masquer ce fait fondamental.

Vous me demandez : « Quels bons résultats ? » Le parquet se rengorge déjà sur des résultats merveilleux dont aucune chambre d’assises ne peut rêver : « ce qu’une audience aux assises n’aurait jamais pu »…

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Une extradition de Carlos Ghosn par la France, s’il y retournait,
est possible en vertu de la théorie des actes de gouvernement du droit public

Carlos Ghosn et la non-extradition de nos nationaux : Si Carlos Ghosn revenait en France, pourrait-il être extradé au Japon ? Quelles règles en la matière ? (Habeas Corpus, article d’I. Shalabi du 6.1.2020, dont la conclusion est la suivante : « M. Ghosn, conformément à l’établissement du droit en vigueur et de la jurisprudence, intransigeante sur la question, s’il venait à revenir (sic) en France, ne pourrait effectivement pas être extradé. »)

Le droit français comporte en la matière deux (au moins) principes contradictoires.

Le premier est fixé à l’article 696-4 du code de procédure pénale cité : « L’extradition n’est pas accordée lorsque la personne réclamée a la nationalité française. »

Le second découle de la théorie des actes de gouvernement du droit public. « L’extradition, contrairement au mandat d’arrêt européen, intègre dans son processus une dimension diplomatique, en sus de la dimension judiciaire. » (Shalabi) C’est justement cette dimension diplomatique qui en fait un acte de gouvernement non susceptible de recours. Carlos Ghosn peut donc être extradé.

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Coronavirus

Au vu de la possible épidémie de coronavirus Wuhan en France après la découverte de deux cas, il faut que le gouvernement suspende officiellement l’application des lois interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, et encourage le port de 😷 et de niqabs.

Nota Bene. Si le masque sanitaire (😷) est un bon préventif (cf Dr Jena Grayson: “Cover your nose/mouth with a tissue“), alors le niqab, la burqa et tout autre voile intégral, islamique ou non, est également un bon moyen prophylactique contre le coronavirus et autres germes.

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A burqa is probably as good as any hazmat suit. This is paleoprophylaxy.

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Les masques ne servent effectivement à rien sauf si vous voulez dépenser inutilement. (Samuel H., qui fournit des liens vers deux articles, dont un que je cite pour montrer que sa conclusion n’est pas celle de cet article qu’il cite comme sa source.)

« Le coronavirus chinois, un peu comme la grippe, peut se transmettre de deux façons : par les postillons, la toux et les éternuements mais aussi par les mains. D’où l’intérêt de ce masque. S’il est porté correctement et qu’il s’accompagne du lavage des mains, il est très fiable. » (Prof. Jean-Christophe Lucet, « en charge de la prévention des infections à l’hôpital parisien Bichat »)

Oui, ce masque est très efficace s’il est porté par un malade, pour éviter de transmettre la maladie. En revanche, il est peu efficace porté par une personne saine pour éviter d’être contaminé. (Carpe Volubile)

Toujours dans le même article (maxisciences) : « La chercheuse du CNRS Sandrine Belouzard estime que le masque de protection ‘joue un rôle de barrière évident’ dans la transmission par voie aérienne. » Une barrière, c’est dans les deux sens. Même asymétrique, ce serait une raison suffisante pour dire que ça ne sert pas à rien de manière générale (et pas seulement pour le coronavirus). Et l’article maxisciences censé dire que le masque ne sert à rien dit en fait que les spécialistes sont divisés sur la question.

Voyons les arguments contre, selon l’article : « Mais l’efficacité de ce dispositif n’est pas garantie, et les différentes études menées à ce sujet ne sont pas parvenues à des résultats probants. » « Il existe peu de preuves mettant en évidence le bénéfice du masque porté ailleurs que dans un hôpital. »

« Pas garantie », « pas de résultats probants », mais le mieux :  « peu de preuves » (Dr Jake Dunning), donc quand même des preuves ? Le principe de précaution peut s’appliquer dès la moindre preuve.

Le masque est forcément protecteur par rapport à une personne dont toutes les muqueuses sont exposées, simplement par réduction de la surface d’exposition.

Trois muqueuses : yeux, nez, bouche. Hypothèse : les trois muqueuses constituent à hauteur d’un tiers chacune la surface d’exposition totale. Si l’ensemble d’une population p se couvre le nez et la bouche, tout porteur de masque n’évitera pas la contamination par les yeux mais la surface d’exposition totale est réduite de deux tiers, et le risque global de contamination de deux tiers ou bien de x (dont il est probable que la valeur ne soit pas négligeable).

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Pour le monocamérisme

Le candidat d’opposition à l’élection présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire, M. Mamadou Koulibaly, a retweeté mes analyses de 2019 sur la suppression du Sénat en France. Un Sénat a en effet été créé en Côte d’Ivoire en 2016.

Mon analyse, déjà publiée sur mon blog (Twit19 ici) est la suivante. Elle commence avec le tweet en photo (1/) (cliquez sur la photo pour l’agrandir).

2/ Pour résumer le tableau : les États monocaméraux sont majoritaires dans l’Union européenne (15 sur 27) et dans l’ensemble plus démocratiques et plus respectueux des libertés que la France bicamérale (seulement 5 États sur 15 font moins bien sur les 2 indices).

3/ Une seconde chambre parlementaire a un sens dans un État fédéral pour représenter les États fédérés. Dans un État unitaire, aucun intérêt.

4/ Un Sénat ne sert donc à rien car 1) la France n’est pas un Etat fédéral, et 2) le Sénat ne rend pas la France plus démocratique ni plus respectueuse des libertés que ses voisins monocaméraux. Cela sert juste à recycler de vieux barbons qui n’ont rien fait pour les libertés.

« De l’utilité du Sénat en France » est évidemment ironique dans la bouche de Koulibaly : nous sommes tous les deux d’accord pour dire qu’un Sénat est inutile (en France comme en Côte d’Ivoire, autre pays unitaire et non fédéral) : « Le Sénat ivoirien est une arnaque. Totalement inutile et inefficace. Ça va être budgétivore, ça n’a pas de sens. La Constitution qui l’érige n’est pas une Constitution démocratique. » (Mamadou Koulibaly via Eburnie Today, 5.6.2017)

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Un Sénat a été créé en Côte d’Ivoire en 2016. (Par ailleurs, le Sénat a déjà été supprimé deux fois au Sénégal, en 2001, puis –après son rétablissement en 2007– en 2012.) Ma conviction est que, comme la Côte d’Ivoire est un État unitaire et non fédéral, une seconde chambre parlementaire est au mieux une excroissance inutile.

Dans un État unitaire, en réalité le Sénat fragilise même le pouvoir législatif. D’une part, les navettes alourdissent le processus législatif, faisant douter l’opinion publique de l’efficacité de l’institution et accroissant le pouvoir de l’exécutif par l’instrument du calendrier parlementaire. D’autre part, deux chambres peuvent conduire à un pouvoir législatif divisé contre lui-même (donc affaibli par rapport à l’exécutif). Par exemple, en France, les deux commissions d’enquête Sénat et Assemblée nationale sur l’affaire Benalla ont conduit à des conclusions opposées. Quelle crédibilité garde le législateur dans ces conditions ?

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Droit dit de la presse : Incompréhensible, ce contentieux est une loterie nationale

« Insulter la religion est une atteinte à la liberté de conscience » (Garde des sceaux [qui s’est rétractée depuis lors]) Depuis quand ? (Alexis Poulin, co-fondateur @Lemondemoderne)

Depuis que c’est dans la loi de 1881, qui prévoit des peines aggravées pour injure, diffamation, provocation à la haine envers « une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Quand les Musulmans commencent à réclamer la protection légale qui leur est due, tout à coup plus « personne » ne connaît la loi… #Islamophobie

La loi parle bien de personne ; l’Islam, comme les autres religions, n’est pas une personne mais une idéologie qui peut parfaitement être insultée. (Philippe)

Je peux donc aussi critiquer une race, puisque ce n’est pas une personne ?

Vas-y, essaie pour que je voie comment tu vas tourner ton tweet sans désigner explicitement une personne ou un groupe de personnes. (Philippe)

Ce que je vous demandais, c’est comment vous tournez, vous, une critique (vous dites même une insulte) d’une religion, défendue par la loi au même titre que la race, l’ethnie, la nationalité, etc, sans que ce soit illicite, alors que ce serait illicite pour une race, ethnie, nation, etc.

La loi ne protège pas les religions, seulement les croyants. C’est si compliqué de faire la différence entre l’idéologie et la personne qui y adhère ? (Philippe)

« La loi de protège pas les races, les ethnies, les nations, le sexe, l’orientation sexuelle… » Cette « idéologie » étant nommée dans la loi de 1881 avec d’autres catégories, elle est protégée au même titre que ces autres catégories et la distinction que vous faites est inexistante en droit. Un commentateur à Cnews en sait quelque chose, qui se pourvoit actuellement devant la Cour européenne des droits de l’homme.

X a été condamné pour avoir attaqué les musulmans. Le blasphème est un droit en France. (Philippe)

Il existe en France un contentieux des films « blasphématoires » : TGI Paris 22.9.1988, 1e civ. 29.10.1990 cf. J.-M. Denquin, Sur les conflits de liberté, 1981. Une jurisprudence dite « équilibrée ». [Retweeté de mon essai Race et religion en droit de la presse : kif-kif bourricot (Twit22 ici)]

Il y a donc d’un côté les musulmans et de l’autre l’islam ? De mieux en mieux…

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Des juristes, et sans doute non des moindres, donnent cependant raison à ce Philippe, mais ils ont évidemment tort (ils ridiculisent et fragilisent le droit). Explications.

#Blasphème Le droit français n’a aucun sens : « Il est possible de critiquer fermement, même avec des propos très virulents ou injurieux, une religion, alors que les croyants sont protégés par les infractions listées. » (Note juridique de 2016 publiée sur le site internet du Sénat qui, entre le moment où je tweetais, le 30 janvier 2020, et aujourd’hui l’a retirée du site : « Page d’erreur 404 ».)

Prenons un exemple. « Le babisme est une religion imbécile » : Licite ? « Le babisme est une religion d’imbéciles » : Illicite ?

Cette interprétation reprise par le Sénat est évidemment fautive car elle rend impossible « la protection des croyants » par la loi qui vise à les protéger. Mon exemple le montre pleinement : de deux propos équivalents, l’un serait condamné, l’autre non.

De deux choses l’une : ou bien vous supprimez ces lois (parce qu’elles sont liberticides) ou bien vous les appliquez. Car les interpréter de manière sournoise, équivoque et arbitraire, cela tue le droit.

Or je dis que cette interprétation reprise par le Sénat, qui empêche de protéger les croyants (puisqu’un simple ajustement verbal sans aucune conséquence sémantique permet d’échapper à toutes sanctions pénales), est, dans le contexte actuel, elle-même de l’islamophobie.

iii

Emmanuel Macron apporte son soutien à Mila et réaffirme le droit au blasphème : « La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions. Ce qui est interdit, c’est l’appel à la haine, l’atteinte à la dignité. » (L’Obs)

Toutes les lois de répression de la parole (qui ne sont pas du tout claires, contrairement à ce qu’affirme le président) doivent être supprimées. Grandissez.

« Il est impossible de concéder que, par les mots ‘liberté de la presse’, les auteurs du Premier Amendement entendaient simplement adopter le point de vue étroit qui prévalait alors dans la loi anglaise selon lequel cette liberté ne consisterait qu’en une garantie vis-à-vis de toute censure préalable. » Cette phrase prononcée en 1936 par le juge Sutherland de la Cour suprême des États-Unis veut dire que la liberté d’expression n’est pas assurée par la seule absence de censure préalable (comme en France) mais qu’il faut aussi que soient déclarées inconstitutionnelles toutes lois condamnant des paroles quelles qu’elles soient. Le Premier Amendement date de 1791 ; la France a 230 ans de retard !

Le président de la République a dit que les paroles de Mila n’étaient pas illicites et le parquet à sa botte n’a pas engagé de poursuites, mais j’invite une association agréée qui serait d’un avis différent à porter plainte pour qu’un juge se prononce. Le gouvernemenet et le président de la République ne sont pas juges.

iv

« [Pourquoi] Dieudonné est-il interdit de spectacle quand il critique les juifs tandis qu’on offre à cette jeune femme [Mila] une tribune à la télé quand elle critique les musulmans ? » (Question du public via la journaliste Laurence Ferrari)

Dieudonné n’est pas seulement interdit de spectacle, il est aussi poursuivi et condamné en justice. Je ne parle pas de sa condamnation pour fraude fiscale mais de sa ou ses condamnations au titre de ce qu’on appelle le droit de la presse, c’est-à-dire pour des propos (paroles, écrits, dessins…). Je note que le juge qui l’a condamné pour fraude fiscale a justifié la sévérité de la peine par le fait que Dieudonné avait déjà eu des démêlés judiciaires ; or ces démêlés relèvent du droit de la presse et non du droit pénal commun, ce qui rend abusive une telle justification compte tenu de l’essence spéciale du droit de la presse, qu’il convient de protéger dans un État de droit.

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Censure par délégation de service public

Notre communiqué appelant l’ensemble des professionnels de justice à la solidarité dans le contexte des mobilisations en cours pour les retraites et la défense du service public de la justice. (Syndicat de la magistrature)

Le service public de la justice peut très bien fonctionner par délégation à des personnes privées, comme avec la #loiAvia qui investit les plateformes d’une mission de service public, à savoir la censure (des « contenus haineux », ce contentieux de masse).

On peut condamner à des peines privatives l’expression de « contenus haineux » mais une censure de ces contenus serait disproportionnée ? 🤔 [C’est un rappel que le Syndicat de la magistrature se montre, à juste titre, critique envers la proposition de loi Avia, mais que l’opposition à cette nouvelle forme de censure préalable qui s’introduit dans notre droit est peu cohérente puisque notre droit, par les peines privatives de liberté qu’il prévoit pour les délits d’expression, prétend faire de cette répression une priorité d’ordre public.]

Les magistrats ont failli dans leur mission de protéger le corps social contre cette gangrène qu’est la parole, contre les contenus haineux passibles de peines privatives. Place à la censure salvificatrice (avec délégation de service public) ! [Le propos est évidemment ironique.]

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« Va voir ta mère » : Jean-Luc Mélenchon perd son sang froid face à un manifestant qui l’interpelle. (BFMTV)

C’est sûr que « Vous patachonnez dans la tête », c’est tellement plus respectueux… 👌

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« ’Vous patachonnez dans la tête’: Le président de la République perd son sang froid face à un manifestant qui l’interpelle. » La #parodie qui rend fictivement BFMTV moins servile…

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On n’a pas le droit de dire à quelqu’un « Vous patachonnez dans la tête ». En plus, un patachon, ça n’a jamais été un capitaine de kwassa-kwassa qui amène du Comorien ; grosse confusion, là.

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Bipartyism Is Better

Why Alexandria Ocasio-Cortez is in the same party as Joe Biden: The New York congresswoman declared recently that, in any country but the United States, she and former Vice President Joe Biden would be in different political parties. (wsws.org)

Bipartyism is better than multipartyism. Currents inside parties, with primaries, are the same as multiple parties, yet the advantage is that the winning party can apply its electoral platform whereas under multipartyism platforms are discarded on behalf of deals between parties in parliament. Under bipartyism the platform is carried out (at least there is no institutional obstacle). Under multipartyism what is carried out is the outcome of dealings between parties, based, to be sure, on their respective electoral platforms, but nonetheless different (compromises); the constituencies, their votes are treated like trash.

Under multipartyism, when no party gets above 50% of the seats (and this is the rule rather than the exception), no voter can tell what the coalition deal will be which the ex-post coalition will carry out. In fact, you can hardly call this mess a democratic system.

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Violences policières

Le gouvernement nie les violences policières car il en a une définition personnelle commode (on ne pourrait parler de violences policières que dans le cas d’un système organisé). Or toute condamnation d’un policier pour des actes de violence dans le cadre de ses fonctions indique une violence policière. Et il y en a eu récemment (par exemple un lancer de pavé dans une foule de manifestants par un CRS).

En donnant de manière injustifiée un sens restreint aux violences policières, pour dire qu’il n’y en a pas, car on ne pourrait pas prouver qu’il existe un usage systématique et politique de la violence, le gouvernement cherche à se défendre plutôt qu’à défendre les agents, qui, eux, continuent de se faire condamner pour les violences policières qu’ils commettent, s’ils sont attrapés (comme le lanceur de pavé). Or cette définition a tout de même cette conséquence que, comme selon lui il n’y a pas de problème, le gouvernement ne cherche pas à résoudre le problème.

On peut considérer que cette nouvelle définition jusque-là inconnue des violences policières, inconnue et donc inacceptable par principe, a justement pour but de couvrir un système de violence organisé de manière occulte par le gouvernement en tant que chef de l’administration policière.

En outre, quand en même temps que la justice condamne des violences policières (le CRS lanceur de pavé a été condamné en première instance à de la prison avec sursis) le gouvernement dit qu’il n’y a pas de violences policières, la séparation des pouvoirs est fragilisée : cette position gouvernementale est une pression de fait sur l’autorité judiciaire pour qu’elle ne condamne pas les violences commises par des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

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Macron se dit « prêt à attaquer en diffamation toute personne dénonçant les violences policières ». (Révolution Permanente)

Je ne comprends pas bien le sens de cette déclaration qui rabaisse la fonction présidentielle au rang de procureur. Qui est la victime diffamée par une personne dénonçant des violences policières ? Ou bien la personne dénonce des violences policières en général et alors il n’y a pas de victime de diffamation. Ou bien la personne dénonce des policiers en particulier et alors, si le tribunal, au terme du procès, ne condamne pas la personne attaquée par le président de la République, celui-ci doit être attaqué à son tour pour dénonciation calomnieuse, ce que son immunité présidentielle interdit ; la personne attaquée en diffamation par le président serait donc privée de son droit à un procès équitable (article 6 CEDH).

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Amendocratie

#Grève6Février Étonnement à La France Insoumise : Grévistes et Gilets Jaunes sont dans la rue et pas en train de les regarder à la télé défendre leurs 19.000 amendements… 🧐

19.000 amendements et après ? Quand a-t-on vu l’obstruction empêcher le vote d’un texte ? La LFI a bien moins de chances de parvenir à ses fins avec des amendements contre la réforme des retraites que de destituer le président de la République si elle osait une destitution !

La France Insoumise refuse de lancer une procédure de destitution car, soi-disant, celle-ci ne pourrait être adoptée. Quand ils déposent une proposition de loi, ils sont donc convaincus qu’elle va passer, même si ça n’est jamais arrivé ?

L’opposition est tombée dans un piège et va s’embourber dans son obstruction sans espoir. La seule solution : lancer la procédure de destitution avec tous les arguments constitutionnels que sert à l’opposition la crise politique que vit la France.

Naufrage d’opposition parlementaire. La situation de crise est unique, la mobilisation unique, que fait l’opposition ? Elle… dépose des amendements sur la loi de réforme des retraites, c’est-à-dire elle fait ce qu’elle a fait sur tous les autres textes – avec quel résultat ? Ils sont tous passés. Ce n’est pas 3.000 ou 4.000 amendements de plus qui vont faire la moindre différence.

Si le nombre d’amendements est si important que ça, pourquoi LFI n’en a pas déposé, au lieu de 19.000, 1.999.000 ? Rien de plus simple : changer un chiffre, un mot, une virgule ici ou là, un logiciel peut le faire en dix minutes. Comme il est avéré que cette obstruction sera inefficace, si l’opposition croit pouvoir faire moins qu’engager la destitution du président de la République (en pouvant de surcroît espérer coaliser l’ensemble de l’opposition sur la question ainsi que les nombreuses défections du parti majoritaire), elle ne mérite pas de gagner aux élections. (Le sujet est très transpartisan : selon moi, cela peut passer plus facilement qu’une proposition de loi. Et surtout, c’est davantage un débat judiciaire – justice constitutionnelle – qu’un débat de politique publique.)

Ces messieurs et dames ont le droit sacré de déposer mille milliards d’amendements sur chaque texte, et ils viennent nous dire : « Regardez comme nous sommes fortement opposés à la réforme des retraites : nous avons déposé 20.000 amendements ! » 😶

Je ne pardonnerai jamais à LFI de n’avoir déposé que 19.000 amendements contre la réforme des retraites alors qu’ils avaient le droit sacré et la possibilité technique (en 3 minutes) d’en déposer 111.900.900. Ils se moquent de nous.

Bientôt la fin des 19.000 amendements en commission. Ces inefficaces batailles d’amendements sont un dévoiement du parlementarisme. Pendant ce temps, la mission de contrôle est réduite à la peau de chagrin, les enquêtes restent sans effet (cf affaire Benalla)…

Les 19.000 amendements approchent de ZÉRO en commission et la réforme des retraites va être adoptée. Et quelles images ! Maintenant un « orateur » ne s’exprime plus depuis une tribune mais assis derrière une table en bras de chemise au milieu de paperasses et de bouteilles d’eau…

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& last but not least!

Le Griveaux Gate !

[Renoncement, à un mois des élections municipales 2020 en France, du candidat du parti présidentiel à Paris après la parution sur internet de sex tapes de masturbation envoyées à, semble-t-il, une maîtresse.]

M. Griveaux renonce aux Municipales 2020 mais ce n’est parce qu’il a quoi que ce soit à se reprocher, non, c’est parce qu’il subit des « attaques ignobles ». C’est tellement cohérent…

Les hommes politiques (personnalités publiques) qui demandent de respecter leur vie privée veulent en fait que leur vie privée soit mise en scène par les seuls médias sous contrôle comme pur instrument de propagande. Quand un homme politique demande à ce qu’on respecte sa vie privée, comptez d’abord le nombre de reportages sur sa vie privée qui font la propagande de cet homme politique dans les médias.

#Parodie #ViePrivée ⚠ Ignobles attaques contre Griveaux montré faisant du vélo en bord de Marne avec son épouse et échangeant avec elle des sourires complices. Images diffusées par Gala, Closer, Point de vue, Le Figaro Madame, Marie-Claire

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Vu les attaques contre Piotr Pavlenski [citoyen russe réfugié en France, à l’origine de la publication des sex tapes sur internet] sur les réseaux sociaux à l’initiative des trolls des partis politiques, il est temps de songer à appliquer le statut protecteur de lanceur d’alerte (whistleblower) aux diffuseurs de sex tapes politiques. C’est une exigence démocratique.

Le statut de lanceur d’alerte existe car il s’agit d’actes illégaux selon la lettre mais qui sont au bénéfice de l’intérêt général. Les sex tapes sont légitimes car elles démontent la propagande sur les « stars » politiques. Pas de procès pour Pavlenski !

Tout le monde politique « exprime son soutien » à Griveaux mais personne ne lui a dit de rester candidat ! Cela montre bien que la diffusion de la sex tape est d’intérêt public et qu’aucun procès ne doit donc avoir lieu contre Pavlenski.

Si Griveaux avait vraiment subi une « attaque ignoble », « menace sur la démocratie » bla bla bla, il n’aurait jamais dû démissionner. Et se serait pris une dérouillée inouïe aux Municipales 2020. Vox Populi Vox Dei.

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#Parodie Le militant LREM : « C’est une attaque ignoble, la démocratie en danger mais on a quand même sacrément eu le nez creux de sortir Griveaux du gouvernement, sinon ça faisait un nouveau Delevoye Gate… »

(Au fait, sa sortie du gouvernement – dont il était porte-parole – pour être candidat aux élections municipales, c’était censé être une promotion ?)

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Le recours par la classe politique à la vie privée comme argument électoral et politique rend inapplicable la loi de 2016 relatif à la protection de la vie privée au cas de la classe politique. Elle a fait voter cette loi justement pour se protéger, je sais, mais c’est non.

Appliquer la loi de 2016 aux #GriveauxLeaks d’intérêt public serait contraire à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme : « L’homme politique s’expose inévitablement et consciemment à un contrôle attentif de ses faits et gestes tant par les journalistes que par la masse des citoyens. » (Cour européenne des droits de l’homme, 2013)

Mise en scène de la vie amoureuse 2019 : « Julia et Paris, les deux amours de Benjamin Griveaux » (Paris-Match) (via Virginie Martin, politiste-sociologue)

Bourrage de crâne médiatique sur le thème de la vie privée (la vie de couple). Une contre-propagande (au même niveau) est forcément permise en démocratie puisqu’elle est nécessaire.

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Comment la démocratie peut-elle être « mise en danger » par une « américanisation » de la société ? Si les Griveaux Leaks sont une « américanisation » de la société, les États-Unis ont été « américanisés » avant nous et sont bien une démocratie, donc il n’y a pas de danger pour la démocratie.

La classe politique française, qui réclame (qui se réclame à elle-même, en réalité, c’est-à-dire que les réactions indignées ou plutôt enragées nous annoncent purement et simplement ce qu’ils vont faire suite à ce qui vient de se passer) une nouvelle loi de corsetage d’internet, a la répression dans le sang. Les sex tapes sont connues aux États-Unis depuis longtemps et c’est une démocratie !

vi

Une députée LREM : « Une élection devrait être un débat d’idées, pas un déballage nauséabond. »

« Julia et Paris, les deux amours de Benjamin Griveaux » (Paris-Match 11.4.2019). Extraits :

« Anne Hidalgo a fait retirer les ‘cadenas d’amour’, mais Benjamin Griveaux et Julia n’en restent pas moins captifs l’un de l’autre. » (Légende d’une photo de l’article)

« Le petit gars de Saône-et-Loire a épousé Julia, une vraie Parisienne. »

« ’Il n’y aura plus le concert des ministres, papa ?’ Une formule enfantine de sa fille a suffi pour le désarmer : chez les Griveaux, le sens de la formule se cultive dès le plus jeune âge. »

« Depuis, c’est l’amour fou entre balades romantiques dans le cœur de Paris, séjours tranquilles dans la maison de Givry et soirées entre amis dans leur appartement du Ier arrondissement. »

« Leur complicité sera précieuse dans la rude épreuve qui s’annonce. »

« ’Doudou’, le coq laissé par Christophe Castaner à son départ pour le ministère de l’Intérieur, fait des siennes en courant après une poule dans le jardin de l’hôtel de Rothelin-Charolais. ‘Leurs cinq ébats sexuels par jour ne me manqueront pas’, ironise Griveaux. »

« Il emporte avec lui la table d’ancien notaire de son père, Patrick. … Orphelin du soutien paternel, il en a fait le serment : ‘Les arbitrages sont et seront toujours en faveur de mes enfants.’ Quitte à arriver en retard à Matignon, chaque mardi matin. »

« Accompagner ses enfants à l’école est devenu un rituel. »

etc. etc.

Un déballage bien nauséabond offert par Paris-Match.