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Twit25 Grøxit

Twitter Anthology Oct-Nov 2019 FR-EN

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Demander la levée d’interdiction d’une organisation classée terroriste n’est pas un délit selon la Cour européenne des droits de l’homme : « Appeler à la levée de l’interdiction du PKK relevait de sa liberté d’expression » (Aydin c/ Allemagne, 27.1.2011).

[Mais « celle-ci [Aysel Aydin, la requérante] était néanmoins passée outre l’interdiction [du PKK en tant qu’organisation terroriste] en signant la déclaration [de soutien au PKK], en participant à la campagne [pour la levée de l’interdiction du PKK] et en faisant des dons à une section du parti » et a donc été, selon la Cour, légitimement condamnée par la justice allemande. Qui peut bien comprendre cette jurisprudence à dormir debout ? Appeler à la levée de l’interdiction du PKK relève de la liberté d’expression mais se servir de cette liberté d’expression en signant une déclaration appelant à la levée de l’interdiction du PKK est condamnable ! Cela n’a aucun sens.]

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De l’avis de toutes les parties au conflit en Syrie, les mouvements kurdes alliés aux Occidentaux sont liés au PKK qui est interdit aux US et dans l’UE comme organisation terroriste. Je demande au nom des droits de l’homme la condamnation de ces États alliés à une organisation terroriste. De deux choses l’une, ou bien l’organisation est terroriste et ces États, dont la France, soutiennent le terrorisme, ou bien elle ne l’est pas et ces États répriment les libertés fondamentales de leurs populations (en les empêchant de soutenir une organisation qui ne devrait pas être interdite).

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Ubalanced Democracy

The people in the blue area outnumber the people in the grey area.” [I didn’t find the source for this map, the anonymous tweeb who posted it said no word about it.]

Thence you can infer that a person’s vote in the blue area weighs much lower than a person’s vote in the grey area in national elections, except in single-district systems (with one district covering the whole country).

Take Australia, with a tiny blue speck on her South-Eastern coast. They’ve got federal elections for two Houses of Parliament. Besides this, I know nothing of their electoral system but if it isn’t a single-district system I can imagine two alternatives. 1/ Each district sends in an equal number of representatives: then Australia is dead as a democracy. 2/ Each district sends in a different number of MPs according to demographics, but then, given the concentration of the population as evidenced by the map, a fair number would be something like 100 MPs for the blue speck and 1 MP for each other district and I’m sure the actual figures don’t show such discrepancies as would reflect the true demographic ones. So constituents in the tiny blue speck remain at a disadvantage, they are second-class citizens as far as the ballot is concerned.

As an aside (so to speak), the ballot-disadvantaged blue speck concentrates the proletariat of the country (as demographic concentration follows industrial/economic concentration).

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@LucasFoxNews reports Pentagon “likely” to send tanks and armored units to eastern Syria to protect the oil fields.

The spin on Syria’s oil fields is about making the thing look rational (“the economy”). Yet the oil you pay with a costly military occupation is more expensive than the oil you get through deals, usually.

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Timing (of about ten days)

-Trump announces US withdrawal from Syria
-After outcry Trump cancels withdrawal “because of the oil fields”
-ISIS leader Baghdadi is killed by US soldiers in Syria

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« Les mots tuent. » Donc il faut les condamner à perpétuité ?

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La démocratie a-t-elle encore un avenir ? Un débat @LeMondeFestival (Le Monde)

Quand un journal du capital demande si la démocratie a un avenir, on sent que le capital n’y croit plus trop.

La démocratie en France, avec la concurrence de la Chine ? Vous voyez des travailleurs français voter pour la semaine de 80 heures ? (Ce chiffre est donnée par la FIDH, qui estime entre 60 et 80 heures la durée hebdomadaire réelle du travail en Chine, où la durée légale est de 44 heures.)

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Does the U.S. not having an official language give U.S. citizens the right to address a state or federal administration in any language and the right to a reply in the language used in the address? And why not?

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Au pays de la justice aveugle

Quand la chancellerie (le ministère de la justice) adresse une note aux juges d’instruction pour faire pression sur eux en vue de booster les intentions de vote pour le parti gouvernemental aux élections, cela veut dire que les juges d’instruction ont ce pouvoir ? Expliquez-moi ça, s’il vous plaît, c’est pour comprendre la justice de mon pays.

Si cette note a été conçue comme un moyen de pression, cela veut dire que les juges d’instruction ont le pouvoir d’influer sur les résultats des élections municipales. J’aimerais comprendre par quel mécanisme. Est-ce par le biais du traitement judiciaire des « affaires » ?

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Pourquoi le gouvernement dit-il aux juges d’instruction que la carte judiciaire dépendra des résultats électoraux, et non, en même temps, aux directeurs de bureaux de poste que la carte des bureaux de poste dépendra des résultats électoraux ? Les juges ont un pouvoir électoral ? Où est-ce écrit ?

Et le fait que les juges sont, comme cela ressort de l’existence de ce courrier de la chancellerie, en mesure d’influencer des résultats électoraux, en quoi est-ce démocratique ?

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Il est à présent indubitable que la France n’a pas de Constitution, au sens de l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

En effet, non seulement on savait déjà que le parquet (les procureurs) permet au gouvernement français de conduire une « politique pénale » au-delà de son pouvoir propre qui est par essence légiférant (il a l’initiative des lois) et réglementaire, mais on apprend à présent aussi que les juges du siège eux-mêmes sont dans la dépendance, puisque la note de la chancellerie, dont le fond est confirmé par un magistrat (« De tels calculs ont toujours existé, mais personne n’était assez bête pour les consigner noir sur blanc », Le Canard enchaîné du 30.10.2019), montre qu’ils exercent la justice en fonction des intérêts électoraux (et sans doute d’autres intérêts encore) du gouvernement en place.

Dès lors que la France n’a pas de Constitution, puisque aucun des deux versants de l’autorité judiciaire, parquet et siège, n’est indépendant de l’exécutif, tout acte répressif des autorités est une violence illégitime.

Le magistrat anonyme cité par le Canard enchaîné souligne la bêtise de l’administration et/ou du gouvernement, mais on peut y voir plutôt le cynisme de ceux qui n’hésitent plus à « consigner noir sur blanc » des pratiques inavouables, parce que les juges ne les ont jamais dénoncées. Puisque les juges n’ont jamais dénoncé comme un scandale ces « calculs » foulant aux pieds leur indépendance, n’est-il pas permis aux gouvernants de penser que révéler ces pratiques au grand jour ne saurait avoir la moindre conséquence ? Les moutons ne mordent pas.

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Sant Bhindranwale

Jarnail Singh Bhindranwale aka Sant Bhindranwale (picture from Les Sikhs, 1989, by Michel Delahoutre)

[This posting of a portrait of Sant Bhindranwale from a French book on Sikhs and Sikhism gives me the opportunity to post a few earlier tweets that I have so far left out of my tweet anthology on this blog.]

Bhindranwale never demanded Khalistan: Subramanian Swamy, reports @IamsurjitSingh (HT Punjab, 29 Apr, 2018)

[This piece of news raised my attention because I was Swamy’s student at Harvard Summer School 2004 and besides the name ‘Subramanian’ appeared in a collection of Bhindranwale’s speeches that I was reading at the time of learning the news, so I wanted to know if the Subramanian named by Bhindranwale was Subramanian Swamy. The tweets read as follows:]

In Struggle for Justice: Speeches and Conversations of Sant Jarnail Singh Khalsa Bhindranwale, Sikh Educational & Religious Foundation, Dublin, Ohio, 1999), Bhindranwale names a few times a Subramanian “who is a prominent representative of a party,” and calls him a “jackal” (p.133). Could it be Subramanian Swamy?

Bhindranwale’s Speech 14 of May 1983 (excerpt):

Subramanian said this. He said: “When the Emergency was declared, I grew a beard, put a turban, and changed my name to Singh.” I asked him why. He said: “To hide [from oppression].” I replied: “Sikhism is Kalgidhar Ji’s jungle. In it there are tigers and leopards. Jackals also hide in it. If a jackal like yourself also found an excuse [to join it] in order to hide, it is not our fault.” He said: “I accept defeat.” (End of quotation; brackets are from the transcripts and not mine) Who is that Subramanian “who is a prominent representative of a [political] party”?

[I got no answer. I hope such quotation and my suggestion that the politician told of by Bhindranwale was Subramanian Swamy was not found offensive by Swamy’s supporters if they happened to read these tweets of mine. I have already talked of Subramanian Swamy on this blog (here), where I recall his intellectual (he’s an economist of international repute) and political achievements and stress my disapproval of his dismissal from his position at the Harvard Summer School faculty. Given what has been happening in Kashmir lately, I add that he may also be considered one of the intellectual fathers of the Indian authorities’ action there.

As to Subramanian’s demand that the files relative to Operation Blue Star be declassified (Hindustan Times, Oct 1, 2018), it is a praiseworthy initiative to help shed more light on this sensitive issue. On June 7, 2019, he tweeted the following: ‘Operation Bluestar was a Soviet Union conspiracy to make us [India] more dependent on USSR for our defence against Pak. This way Soviets could pincer attack being then in Afghanistan . It was TDK [Sonia Gandhi, according to a webpage, swamy39abbreviations, which explains the abbreviations used by Subramanian on Twitter] who kept pressing Indira to attack Sant Bhindranwale. So did Surjeet of CPM [sic for CPI(M), Communist Party of India, then led by Harkishan Singh Surjeet].’’

As to his statement according to which, as quoted by Hindustan Times, ‘‘Bhindranwale never demanded Khalistan,’’ it is confirmed by Bhindranwale’s speeches, although Bhindranwale laid down conditions for the Sikhs not demanding Khalistan, for instance:

We do not seek [Khalistan], but if it is given us we shall not refuse. If they keep us with them, among them, we shall not accept living as second class citizens. We shall live as first class citizens and work as equal partners. Whatever concessions are available to others, [for example] the convenience that Pawan Kumar has – of keeping two hundred and thirty grenades, [should as well be available to] any person with ‘Singh’ in his name. (July 30, 1983, p. 211, brackets are from the transcripts and not mine) There are many other similar utterances. Bhindranwale’s demand was one of equal rights for Sikhs under the Constitution of India, a perfectly legitimate demand were it not that India’s government said the Sikhs already had equal rights and their requests were therefore unconstitutional. The example taken in this quote by Bhindranwale is admittedly odd, refering to an obscure case of which he speaks at length; another example is therefore in order:

I have been asked many times by our newspaper friends about my opinion regarding Khalistan. I have but one answer for all of them: I do not oppose it nor do I support it as yet. In all tape-recordings this has been my statement: I neither oppose it nor support it. It is the business of the Center [transcriber’s note: Government of India] and not mine. The Center should tell us if it wishes to keep these turbaned people with it or not. … If they wish to stay with us, they should give us our share. We have given ninety heads, all the rest of them have given ten [transcriber’s note: Reference is to the 93 Sikhs having been hanged to death by the British during India’s struggle for freedom]. (Dec 31, 1983, pp. 327-8]

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Icy Green 2: From Grøxit to Greenland Deal

[For Icy Green 1, see here]

The problem for pensioners from abroad who want to settle down in Greenland is that the Danish currency makes it so expensive. Solution: #GreenlandDeal #GreenlandPurchase

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Stark numbers of Greenlanders are found among Denmark’s homeless population: Aalborg 27%, Odense 15%, Copenhagen 12%. (Source : dr.dk, Nov 3, 2019)

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#Grøxit/#Groexit: In 1979 Greenland became autonomous inside the Kingdom of Denmark and in 1982 it voted to leave Europe (& Grøxit became effective in 1985).

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Chasse aux sorcières

Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celle qui parle de sorcellerie et maintient que son « visage change tous les jours ». Cour d’appel de Rennes, 25 avril 2012

Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celle qui soutient qu’elle a vu le diable et qu’elle discute régulièrement avec sa cousine et sa mère qui sont pourtant décédées. Cour d’appel de Versailles, 13 septembre 2013

Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celui qui : – déclare être Jesus, – puis finalement être l’antéchrist, – assure qu’il est télépathe, – certifie qu’il devine les pensées – et maintient que ces éléments ne sont pas pathologiques. CA Aix-en-Provence, 5/4/19

Ces jurisprudences « Halloween » montrent que la justice française en est encore à la chasse aux sorcières.

Si les personnes internées d’office ne sont pas dangereuses, le but de leur internement est de leur faire renoncer à des idées mystiques qu’aucune démonstration rationnelle ne peut infirmer (ni d’ailleurs confirmer). C’est du lavage du cerveau. Ces personnes sont victimes, d’un côté, d’une bien-pensance religieuse qui, tout en ayant elle-même des idées mystiques dans le cadre de ses dogmes, condamne des formes externes de mysticisme, et, de l’autre, d’un dogmatisme matérialiste réduisant la pensée à l’empirisme.

Au cas où il irait de soi que, dans les tweets « Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de la personne qui… », la personne, sans être dangereuse, est incapable de pourvoir à ses besoins, il faut se demander si c’est en raison de licenciements causés par ses idées.

C’est ma conviction que certaines personnes hospitalisées sous contrainte en France gagneraient autant que tous les juges de France réunis si elles étaient citoyens américains. #PaulaWhite (conseillère spirituelle du Président Donald Trump)

Veuillez noter [dans une vidéo réunissant quelques passages choisis des prédications de Paula White], après les hurlements, le «speaking in tongues» de Paula, le « parler en langues », ou glossolalie, pour le terme technique. N’essayez pas devant un préfet ou un juge français => Hospitalisation sous contrainte.

Sans ces tweets [du compte Curiosités juridiques], je n’aurais pas la notion que la France prive de liberté des individus inoffensifs et capables de pourvoir à leurs besoins, à cause de leurs idées mystiques. Cela vient compléter le dossier contre la France antipays des droits de l’homme.

« Prive de liberté » et soumet à des traitements inhumains et dégradants : médicamentation forcée=« camisole chimique » et demain peut-être le retour des électrochocs, qui ont déjà fait leur retour aux États-Unis. (En attendant le retour de la lobotomie ?)

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Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celle qui parle de sorcellerie et maintient que son « visage change tous les jours ».

Cette femme est hospitalisée sous contrainte car elle croit que son « visage change tous les jours ». Or c’est scientifiquement vrai : le facial symmetry index est corrélé à des taux hormonaux qui varient au cours du cycle menstruel. C’est donc parce que cette femme est plus sensible que la moyenne à ces variations faciales, qui peuvent l’inquiéter et qu’elle aura peut-être tendance, dès lors, à exagérer, qu’elle se trouve internée et soumise à la camisole chimique. En France.

[Ces conclusions sont fondées sur les éléments apportés par les tweets. Je me fie à la compétence des juristes de ce compte Twitter pour présenter les éléments les plus saillants de ces jurisprudences, c’est-à-dire les éléments principaux du jugement, sans laisser d’importantes considérations de côté. Car il va de soi que, si une hospitalisation sous contrainte est justifiée par le fait de parler de sorcellerie, d’affirmer que son visage change tous les jours et d’avoir tenté d’assassiner son conjoint, le fait de laisser de côté ce dernier élément serait trahir le sens de la décision et non en rendre compte.]

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Après la Marche du 10 novembre [contre l’islamophobie], les islamophobes veulent interdire le mot Allah dans l’espace public (car ce serait islamiste). Ils préparent une loi : il ne sera permis de dire Allah que chez soi, les fenêtres fermées, après 22 heures et jusqu’à 6 heures du matin. #islamophobie 🤡

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Le sexe socialiste – et si c’était mieux ? La chercheuse américaine Kristen Ghodsee revisite la société est-allemande. (Mediapart)

La RDA n’était pas un régime socialiste mais une exploitation bureaucratique du prolétariat (cf. Cornelius Castoriadis). Dans cette société bureaucratique, la classe bureaucratique avait davantage de moyens à sa disposition que la classe capitaliste dans une société capitaliste pour concentrer entre ses mains les richesses créées par le prolétariat, et c’est ce qu’elle a fait.

À la fin de la Guerre froide, quand des touristes russes et d’autres pays de l’Est commençaient à venir en Europe occidentale, tout le monde était frappé par leur morgue et vulgarité. On disait alors que c’étaient des nouveaux riches. Mais c’était la classe bureaucratique reconvertie au capitalisme. Cette morgue, cette vulgarité des nouveaux touristes d’au-delà du rideau de fer effondré, était celle des esclavagistes bureaucratiques des économies « socialistes », et elles donnent une idée de l’enfer que cette classe a fait vivre aux travailleurs de ces pays.

De fait, qu’était la « planification socialiste » de ces économies ? C’était le moyen de la classe bureaucratique de maintenir l’immense majorité au minimum vital, là où dans le bloc atlantiste les travailleurs arrachaient malgré tout quelques avancées (précaires).

Aujourd’hui, quand une telle classe bureaucratique bien établie, en Chine (13e plan quinquennal 2016-2020), joue le marché mondial, la classe capitaliste dans le monde entier sent sa propre faiblesse, son inorganisation, son « anarchie »…

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Quand la sociologue Monique Pinçon-Charlot parle des grands bourgeois qu’elle a connus [interview par Thinkerview mise en ligne sur YouTube le 4 juin 2019], vingt ans après elle est encore tout émoustillée. Tout le monde ne peut pas être Jack London, socialiste, premier écrivain américain millionnaire, qui les a fréquentés aussi et a dit tout ce qu’il faut savoir : des buses.

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L’interdiction de la diffamation religieuse par la loi française

Le parti LFI n’aime pas le mot islamophobie car, selon JLM, « il ne faut pas donner l’impression qu’il est interdit de critiquer une religion ». Peut-on avoir un exemple de critique qui ne soit ni injure ni provocation à la haine ni diffamation envers un « groupe de personnes à raison de leur religion » ? – S’il n’est « pas interdit de critiquer une religion », comme le croit JLM, alors il n’est pas non plus interdit de critiquer une race, un sexe, une orientation sexuelle et toutes les autres catégories qui figurent avec la religion dans la loi de 1881.

Non seulement il semble difficile de critiquer une religion sans risque de poursuites judiciaires mais il existe aussi un contentieux des films « blasphématoires » : TGI Paris 22.9.88, 1e civ. 29.10.90 cf. J.-M.  Denquin, Sur les conflits de liberté, 1981. Une jurisprudence dite « équilibrée ». Ma source (B. Beignier) dit en outre qu’un décret du 27 mars 1992 interdit « l’utilisation de moyens susceptibles de choquer les sentiments religieux » dans la publicité. Il semble donc bien que le droit aujourd’hui se « libéralise » en faveur de l’islamophobie et d’elle seule. C’est une attaque contre l’islam.

Ce dévoiement de l’application du droit se traduit d’abord par le fait que les intervenants du débat public feignent d’ignorer la loi, à savoir que les dispositions sur les délits de presse (de parole) couvrent les religions, toutes les religions, dont bien sûr l’islam. #Le10contrelislamophobie

JLM n’aime pas le mot islamophobie mais a-t-il un problème avec le mot homophobie ? Non ? Or religion et orientation sexuelle sont protégées identiquement dans notre droit : « groupe de personnes à raison de leur ethnie, nation, race ou religion, de leur sexe ou orientation sexuelle etc. ». La loi est claire. On peut parler pénalement d’islamophobie comme on peut parler de racisme et d’homophobie. Ces débats, sur le fait que l’islamophobie ne serait pas condamnable en France, sont mascarade et mépris de la loi. Sacré Méluche, ça fait un quart de siècle qu’il siège dans l’une ou l’autre assemblée, vote ces lois liberticides les unes après les autres (comme tous les autres parlementaires, d’ailleurs) mais voilà, « il ne faut pas donner l’impression qu’il est interdit de critiquer une religion »…

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Les propos du ministre de l’éducation : « Le voile n’est pas conforme à nos valeurs » (quelles valeurs, quand un ministre s’exprime, sinon les valeurs républicaines ?) sont une sérieuse mise en cause du voile et de la religion qui (c’est selon) le prescrit ou l’encourage.

Selon le résumé gouvernemental de la politique du gouvernement, « le voile n’est pas souhaitable mais pas interdit. » Sauf que, pour le ministre, le voile n’est pas souhaitable car « pas conforme à nos valeurs ». Quelles valeurs, quand un ministre s’exprime, sinon les valeurs de la République ? Ne pas être conforme aux valeurs de la République, c’est ce qu’il peut y avoir de pire ; ce serait, si de telles catégories existaient, un délit non seulement selon la loi mais selon la norme la plus haute, la Constitution, selon laquelle la « forme républicaine » est intangible. Par conséquent, si le voile islamique n’est pas conforme à nos valeurs républicaines, non seulement le voile pas souhaitable mais il n’est pas non plus constitutionnel, donc il ne peut même pas être légal, une loi ne peut pas l’autoriser car elle serait inconstitutionnelle ! « Pas souhaitable car ‘pas conforme à nos valeurs’ (ministre), donc inconstitutionnel, mais pas interdit. » 👌

« Non conforme à nos valeurs » signifie non conforme à nos valeurs républicaines qui s’incarnent dans des principes à valeur constitutionnelle (PVC), donc, n’étant pas conforme aux PVC, pas conforme à la Constitution, pas constitutionnel. « Mais pas interdit. » 👌

« Le voile (islamique) n’est pas conforme à nos valeurs (républicaines). » => Diffamation au sens de l’article 32 de la loi de 1881 envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion = « diffamation religieuse ». [Avec lien vers un article d’avocat, « Diffamation publique et religion » (x).]

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Si « le voile n’est pas conforme à nos valeurs », on voit mal comment il peut être légal ou plutôt, même, constitutionnel, puisque nos valeurs s’incarnent dans des principes à valeur constitutionnelle.

On serait au Danemark, par exemple, une telle déclaration ministérielle (« le voile n’est pas etc. ») n’aurait pas grande importance mais notre loi sur les associations, pour ne citer que celle-là, interdit les associations dont l’idéologie ou les motivations ne sont pas conformes à nos valeurs… Malaise.

iv

Un ancien secrétaire général de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) publie en 2019 un article intitulé La diffamation religieuse n’est un délit ni en France ni à l’ONU [Le copyright est daté de 2019]. L’article 32 de la loi de 1881 parle pourtant de « groupes de personnes à raison de leur religion », mais l’ancien secrétaire général de la CNDCH écrit :

« En droit français la liberté d’expression et d’opinion, principe fondamental des droits de l’homme, admet deux limitations lorsqu’il s’agit de religion : La diffamation à l’égard d’une personne, sanctionnée d’une peine d’emprisonnement d’un an et/ou d’une amende de 45 000 euros, et/ou l’injure condamnée par une peine de six mois d’emprisonnement et/ou de 22 500 euros d’amende ; La provocation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion déterminée, sanctionnée par une peine d’un an de prison et/ou d’une amende de 45 000 euros. »

Cet ex-secrétaire général de la CNCDH publie en ligne la contre-vérité « La diffamation religieuse n’est pas un délit en France ». Or c’est si bien un délit qu’il a fallu faire une exception aux principes : « L’offre de preuve est impossible en matière de diffamation raciale. » (courdecassation.fr : lien) Cette citation parle certes de diffamation raciale mais l’article 32 (comme les articles 33 et 24) met dans le même sac race et religion comme catégories des « groupes de personnes à raison de… », ce qui signifie, la diffamation raciale existant, que la diffamation religieuse existe tout autant.

Oui, l’article 32 met dans le même sac race et religion car il parle (comme les articles 33 et 24) de « groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion [je souligne] déterminée ».

Il suffit de googler « diffamation religieuse » pour avoir de la jurisprudence : « Constitue le délit de diffamation publique envers un groupe de personnes un article qui, après dénonciation des pratiques d’égorgement de moutons auxquelles donne lieu la fête de l’Aïd etc. » (tiré de l’article « Diffamation publique et religion » cité plus haut).

Les trois articles pertinents sont l’article 24 (provocation à la discrimination, à la haine etc.), l’article 32 (diffamation) et l’article 33 (injure). Pour chacun, la religion est incluse comme facteur aggravant au même titre que la race. Et au même titre que d’autres catégories, dont la nationalité. Donc, insulter quelqu’un parce qu’il est, par exemple, de nationalité comorienne, c’est un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Comme quand on dit devant caméras : « Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien », ce qui revient à déshumaniser ces personnes « à raison de » leur nationalité : « C’est pas du poisson, c’est du Comorien. » Qui a entendu le « premier magistrat » s’excuser pour ces paroles ? Pendant ce temps, des citoyens français (vulgus pecum) prennent cher au pénal pour des plaisanteries plus drôles que ça, même après s’être excusés.

Quand il parle des Comoriens comme d’une marchandise indésirable (« amène du Comorien »), les hauts fonctionnaires qui l’entourent – on le voit sur la vidéo – rient. Les médias ont parlé de « rire gêné » mais peut-être que ce sont les caméras qui les gênaient car ils auraient voulu se rouler par terre.

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J’ai vécu quand j’étais adolescent avec environ 1.000 euros par mois. … Je sais ce que c’est de boucler une fin de mois difficile. (Premier magistrat)

Un adolescent qui vit avec 1000 euros par mois, on est loin de la précarité. (Hilare)

Qui plus est, 1.000 euros il y a 20-25 ans, c’était bien plus qu’aujourd’hui : #inflation

Certes, l’euro n’existait pas il y a vingt-cinq ans, quand il était adolescent, mais s’il convertit ses revenus en francs de l’époque en euros, il faut savoir s’il tient compte de l’inflation ou non. Bref, qu’il donne son véritable salaire en francs de l’époque pour que l’on puisse juger. A priori, ces 1.000 euros ne tiennent pas compte de l’inflation car c’est tout de même un calcul un peu savant et il aurait dit quelque chose comme « Après avoir posé la question à l’INSEE, je gagnais etc. ». Il a donc sans doute simplement converti ses francs de l’époque en euros, et il gagnait par conséquent bien plus que 1.000 euros d’aujourd’hui.

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Situation chaotique à l’université Lille 2. 200 étudiants ont saccagé l’amphithéâtre, déchiré le livre de Hollande, qui a dû être évacué en urgence. (La Plume libre)

En déchirant des exemplaires du livre de François Hollande, il est évident que les étudiants ont commis un très grave attentat contre la culture.

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Midway

A few remarks about #MidwayMovie by Roland Emmerich. [Midway, 2019]

1-Contrary to my (admittedly scant) reading on the topic but also Clint Eastwood’s Letters from Iwo Jima, here the Japanese forces are described as superior to the U.S.’s on all counts (numbers and military technology). It seems extremely unlikely. Kamikazes were started when the Japanese realized that their fighter aircrafts were no match for the U.S.’s, whose technological advance was unbridgeable. Moreover Japanese industrial capacity was small compared to that of the United States.

Considering Japan’s alleged numerical and technological superiority in WW2 according to the movie, the message is it’s the brilliant guy in slippers at the cipher bureau won the war… Wait till we face the numerical and tech match of China.

2-Doolittle’s indiscriminate air bombing of Tokyo was a war crime. Strange that this character is later heard saying, about the Japanese in China: “What are their targets? There are only civilians here!” Was his own excuse for the Tokyo raid that his planes might have (by chance) hit military targets?

3- About officers’ humaneness with their boys, French philosopher Alain [Émile Chartier], who fought in WWI, has something to say, and it’s that there is no such humaneness. When a high-ranking officer with no knowledge whatsoever of current field conditions orders men to attack the enemy through a muddy field where they will be bogged down, you shut up and die and the brass gets off scot-free.

So I start seeing with respect the custom of Japanese officers, as described in Midway, to harakiri (seppuku) after a dramatic failure, and I can only wish to serve under Nippon-like officers in the next war rather than under the kind of officers described by Alain.

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“There is no reason to fear low-skilled migration.” Nobel prize-winning economist Esther Duflo says “the effect of low-skilled migration on low-skilled wages is zero”. (Channel 4 News)

Supply-demand models are BS? She must explain how her paradoxical (no matter how politically correct) conclusions fit in the science. When supply grows, the equilibrium price (wages) must decrease: that’s the science. Say it isn’t science once for all.

‘For example when Cubans came to Miami in big waves, when Castro gave them the green light for a short period, you had a huge wave of Cuban migrants, and David Card, a labour economist at Berkeley, studied this episode and looked at what happened to the wages of the low-skilled people in Miami, compared to other similar cities. Nothing.’’ (Duflo)

Does the Miami study include illegal work (black market)?

‘‘Opposite, in the 1960s, there was already a lot of protests against migrants and so finally Kennedy decided to send back home all the temporary migrants that were working on farms in California. What happened to wages? Nothing. … When the migrants got sent home, the farmers mechanized.’’ (Duflo)

The removal of migrant workers from California had no effect on wages because employers then mechanized. But then the conclusion is that migrants were an obstacle to mechanization, i.e. to productivity gains, and that’s an even stronger motive to oppose immigration!

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#Schoolshooting is one of the many problems with school.

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Evaëlle, 11, Thibault, 12, committed suicide because of school bullying. How many more? The evils of school are many.

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Of French Religious Libel Law

You [Attorney D. Niose] wrote “One of the many problems with the concept of protecting religion from defamation is that ideas (including religious ideas) cannot be defamed – only people can be defamed.”

In France one incurs 1 year imprisonment & 45.000€ fine for defaming a religious group (article 32 of 1881 Law). Don’t let the name ‘‘1881 Law’’ mislead you: This is no dusty relic from a bygone authoritarian age, it’s only that every new speech restriction is incorporated into that old law of 1881, and although the law looks old on the face of its name the repression is very much alive.

As to your quote. If a group, meaning here not a group of people in the street but a community, i.e., for a religious group, a community cemented by faith, can be defamed, then your definition of libel is void as far as French law is concerned. France shows the way toward repression.

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Dans le futur, après la chute, des chercheurs s’interrogeront sur ce qui est arrivé à la France quand des intellectuels se sont mis à dire publiquement leur haine à la fois du féminisme, des musulmans, de l’écologisme et du peuple. En somme de l’égalité. (Edwy Plenel)

Ils se demanderont aussi pourquoi, alors que chaque nouvelle majorité politique aggravait solennellement (et même rituellement) la législation contre les « contenus haineux », le procureur ne se saisissait pas des contenus haineux répandus par ces mêmes intellectuels médiatiques.

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Valeurs Actuelles, le journal choisi par le Président de la République pour une interview exclusive, se félicite (tweet du 15 novembre) des records d’audience sur Cnews d’une personne condamnée en justice pour ses propos haineux.

Bon barrage à tous.

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Le contentieux administratif des blessures causées par les forces de l’ordre

Il faut saisir le juge administratif d’une demande d’indemnisation sur la base d’une responsabilité de l’État pour blessures.

i/ Responsabilité sans faute

Le requérant n’a pas besoin de prouver une faute des forces de l’ordre si : 1/ celles-ci ont fait usage, au cours de l’opération ayant causé les blessures, d’armes dangereuses (Les GLI-F4 sont considérées comme des armes de guerre : « Les grenades GLI-F4 sont classifiées en tant qu’armes de guerre dans le Code de la sécurité intérieure » Wkpd) et 2/ la victime est une personne tierce à l’opération.

Les grands arrêts de principe du Conseil d’État sur la question : Responsabilité de l’État engagée sans faute à prouver : – en cas d’usage d’armes dangereuses : arrêt Consorts Lecomte, CE 24 juin 1949 ; & – la victime est une personne non visée par l’opération, Dame Aubergé, CE 27 juillet 1951.

(Dans le cas d’une opération de maintien de l’ordre au cours d’une manifestation, il semble évident qu’un journaliste est « tiers à l’opération ». Mais je considère, comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, que poser en principe qu’un manifestant ne pourrait revendiquer la qualité de « tiers à l’opération » en cas de blessures lors d’une opération de maintien de l’ordre dans une manifestation, serait problématique, car cela viderait de son sens la notion de « personne tierce » dans la mesure où les personnes visées par une opération de police sont normalement individuellement déterminées et où sont donc « tierces » toutes celles qui ne sont pas ces individus-là ; si tout manifestant était visé par principe dans le cadre d’une opération de maintien de l’ordre en manifestation, le critère précédent ne s’appliquerait plus, le groupe de manifestants se substituant aux personnes.)

ii/ Responsabilité en raison d’une faute commise par un agent

Dans le cas du dernier éborgné en date, Manu (qui a perdu son œil lors de l’Acte 53 des Gilets Jaunes), il est évident, puisqu’il existe une vidéo de l’impact, qu’un expert pourra dire si la grenade lacrymogène a été tirée par son arme propre, le fusil destiné à tirer ce genre de grenade, ou si elle a été lancée à la main, au lance-pierre ou à l’arbalète. (Cela devrait même être possible d’après l’examen des blessures.)

La vitesse et la trajectoire horizontale excluent selon moi l’hypothèse d’un jet à la main : le projectile sort du canon d’une arme. Sur un plateau télé, un policier rappelle qu’en cas de tir d’une grenade lacrymogène au fusil la trajectoire doit être parabolique. Si le juge constate à la vidéo que le projectile sort du canon d’une arme, il constatera par conséquent en même temps que le tir enfreignait les consignes d’utilisation de l’arme. Si le tir a enfreint les consignes d’utilisation, il y a faute, et la responsabilité de l’État est donc engagée pour blessures devant le juge administratif en raison d’une faute de l’agent (faute de service ou bien faute personnelle non dépourvue de tout lien avec le service).

À moins qu’un manifestant ait arraché son fusil des mains d’un agent et s’en soit servi… Aucun signalement n’ayant été fait en ce sens, le tir tendu, si le juge administratif constate que c’est un tir d’arme, est la faute d’un agent de l’État. La responsabilité de l’État est par conséquent engagée.

iii/ Saisir le juge administratif et pas seulement la juridiction pénale

a)

Les poursuites pénales doivent identifier un individu responsable mais pas les poursuites en responsabilité de l’État devant le tribunal administratif puisque l’État peut être reconnu responsable même sans faute d’un agent. Si la « faute de service » ou la « responsabilité sans faute » peut être retenue, je ne vois pas le juge exiger de connaître le tireur.

Je constate que les victimes des manifestations de Gilets Jaunes se tournent vers des avocats de droit privé : ces derniers ne savent rien ou presque du droit administratif et semblent en tout cas ignorer les possibilités d’action en responsabilité de l’État.

« Les affaires de Flash-Ball devant la juridiction administrative ne sont pas légion. La voie devant le juge pénal étant systématiquement empruntée, les requérants ont rarement actionné le juge administratif. » (Article Dalloz 17.7.2018 La responsabilité de l’État pour l’utilisation d’un Flash-Ball x)

Or la cour administrative d’appel (CAA) a condamné le 5 juillet 2018 l’État à la suite d’un tir de flash-ball (LBD) d’un policier qui avait blessé un mineur à l’œil au cours d’une manifestation. Cette jurisprudence doit selon moi s’appliquer aussi aux GLI-F4 et autres. L’article rappelle la jurisprudence relative aux grenades lacrymogènes mais l’arrêt (un arrêt technique) date des années cinquante. Le LBD serait une « arme dangereuse » (selon la CAA de Nantes) mais pas les GLI-F4 apparues en 2011 et contenant de la TNT ? Impossible.

b)

Quand les avocats de droit administratif parlent des Gilets Jaunes, ce n’est pas pour dire à ceux-ci qu’ils peuvent se faire indemniser par le juge administratif la perte d’un œil mais pour dire aux commerçants qu’ils peuvent se faire indemniser une vitrine…

« Responsabilité sans faute de l’État [vis-à-vis notamment des commerçants dont les commerces ont subi des dégradations] du fait des attroupements ou rassemblements. »

« Sans faute », cela veut dire, en gros, une indemnisation automatique en cas de recours. Ça, c’est pour la vitrine. Pour l’oeil d’un Gilet Jaune, ce n’est pas encore gagné…

Vu que les commerçant souscrivent des assurances tous risques, pour peu qu’ils fassent un recours devant le juge administratif pour vitrine brisée après un acte Gilets Jaunes, l’assurance privée plus l’indemnisation judiciaire, cela peut même être une aubaine. Qu’est-ce qui l’empêche ?

c)

Quand comprendrez-vous que face aux provocs des giléjones, on est dans la légitime défense et que ça devient compliqué ? (mevely11)

Votre point de vue peut se défendre mais le procureur qui vient de requérir contre un agent des forces de l’ordre trois mois de prison avec sursis pour avoir jeté un pavé dans une manifestation de Gilets Jaunes ne paraît pas avoir vu de la légitime défense dans ce geste. Attendons de savoir ce que dira le juge.

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Pardon de pas avoir les mêmes évidences immédiates que ceux qui vont chaque jour sur les médias mainstream, mais on voit bien que ce n’est pas sur ces médias que les gens apprennent à défendre leurs droits.

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Facebook is said to be too lax as to speech police. Lately, a famed clown said they would have let Hitler do his propaganda on the platform. Yet the Weimar Republic had repressive hate speech laws and a few Nazis were tried for hate speech, before takeover.

The evidence points to the likelihood that the next party in power in France will be the Islamophobic RN (there are already clear Islamophobic trends in the current government), despite harsh hate speech legislation that includes religious libel laws.

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Rares les artistes qui ont osé défendre les Gilets Jaunes. (Gladiator)

Les artistes qui défendent les Gilets Jaunes grillent leurs chances de tourner dans des spots de pub bien payés (pour des pâtes, du savon, des balayettes…).

J’aurais voulu être un artiste
pour aider à vendre des croquettes pour chien  🎶

« Ces succulentes croquettes, je les ai goûtées : ce sont les meilleures ! »

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La publicité, ce truc qui n’existe dans aucune théorie économique…

TW17 De l’acte V à l’acte XIII

ACTE V (suite)

Analystes médias : « Manifestations calmes, clairement le mouvement s’essouffle »…

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Suite à un article paru dans Marianne à propos d’un liquide incapacitant en guise d’arme secrète, la gendarmerie a apporté ces précisions : « Le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une poudre. … Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. »

#BIG! Pas un liquide mais une poudre ! Face aux Gilets Jaunes, le gouvernement essaie-t-il de se refaire une beauté avec de la poudre incapacitante ?

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Pourquoi un sucrier doré à l’image pour une allocution présidentielle ? J’aimerais comprendre. #macron20h

Suite à son allocution TV, Sophie Pedder de The Economist appelle Macron « l’homme au bureau en or » (the man with the golden desk). C’est ce qui s’appelle, en bon français, une ironie sanglante.

« L’homme au bureau en or … et il essaie d’avoir l’air contrit. » (and he tries to look contrite) Si avec ça The Economist n’a pas brisé la jeunesse de Macron (cf Jean-Michel Aphatie : « Les Gilets Jaunes ont brisé Emmanuel Macron, son élan, sa trajectoire, sa jeunesse. »), aucun Gilet Jaune ne le pourra !

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ACTE VI

Les animations de Noël sur les Champs-Élysées cette année. 22 décembre.

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Emmanuel Macron réveillonne avec les soldats français de Barkhane au Tchad. (RT France)

La seule compagnie appréciée par le Président : La Grande Muette ?

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Tchad : un militaire de la force Barkhane s’effondre devant Macron après la Marseillaise. (RT France)

Comme pour les motards et les avions du 14 juillet, ça ressemble à du sabotage de cérémonie présidentielle… Il faut vraiment que Castaner et Nunez-DGSI fassent arrêter le général De Villiers… Pauvre France.

Quand c’est le soldat le plus près du Président qui s’écroule au cours de la cérémonie, c’est tout de suite beaucoup plus spectaculaire à l’image. Parfois, le hasard peut aller contre un Président de la République…

Si le soldat en question ne se sentait pas bien avant son malaise, n’aurait-il pas mieux valu le placer derrière et loin du Président plutôt que juste devant les caméras ?

Quand on a affaire à la Grande Muette, il faut savoir comprendre le langage des signes.

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Police ou milice ? Comment savoir si ces « commandos » qui frappent un homme sont des policiers ? Ils cachent leurs visages et ne portent aucun insigne ou identifiant « Police ». (Patrick Edery, commentant une vidéo)

Voir sans réagir un homme se faire frapper à terre par des individus qui ne sont pas identifiés comme policiers par un insigne, n’est-ce pas de la non-assistance à personne en danger ?

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Toulouse : Une femme tente de venir en aide à un manifestant qui vient de se faire lyncher par les CRS qui refusent de la laisser passer. Réponse d’un CRS : « Quand on veut faire la guerre, madame, on assume. »

Si les CRS, si le pouvoir commence à parler de « guerre », il faut que les Gilets Jaunes reçoivent le statut de « partie au conflit » protégé par les Conventions de Genève et que le pouvoir accepte l’intervention de la Croix-Rouge internationale.

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Sachez, monsieur Son, qu’un député (d’autres que moi vous l’ont dit) doit être exemplaire et renier à chaque instant sa liberté d’expression. Sinon les Français pourraient vouloir eux aussi parler !

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Sans la liberté de se pâmer d’admiration, il n’est point d’éloge vraiment flatteur. (Beaumarcheur)

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Voyez les lois travail d’un Kurz en Autriche, d’un Orban en Hongrie. Les travailleurs votent pour la droite dure pour laisser une société de « valeurs » à leurs enfants et ils leur préparent une vie d’esclaves.

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ACTE VII

Paris. Détachement de CRS frappant en cadence leurs boucliers de leurs matraques (tambour de guerre) pendant la traque d’un groupe de Gilets Jaunes qui viennent de renverser des poubelles sur la route afin de les ralentir.

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Brigitte et Emmanuel Macron ont ensuite pris la direction du Capon, sur les hauteurs de Saint-Tropez, où se situe la demeure de la réalisatrice Danièle Thompson. (Closer)

Le Capon, une enclave protégée où l’on trouve les demeures de B. Arnault, F. Pinault ou encore V. Bolloré. [Cette dernière information ne serait, finalement, pas exacte.]

Selon mes sources, la pointe du Capon, où se trouvent des villas de B. Arnault, Pinault, Bolloré, etc, est une presqu’île artificielle sur la commune de Saint-Tropez qui peut se détacher de la France et prendre la mer en cas de révolution Gilets Jaunes.

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Le 29.5.2018, le ministère des affaires étrangères français tweetait : « L’attachement de la France à la sécurité d’Israël est indéfectible. » [Je tiens la capture d’écran de ce tweet à disposition de qui le souhaite.] Comment un ministère peut-il déclarer un soutien indéfectible à un État étranger ? Un gouvernement ne peut être attaché indéfectiblement qu’au seul intérêt national ! Le gouvernement national ne peut recevoir des élections le mandat de soutenir indéfectiblement un État étranger.

Le soutien d’un État à un État étranger ne peut être que conditionnel et jamais indéfectible dans la mesure où un État souverain est de fait libre de commettre des actes contraires à l’intérêt d’un autre État, ce que ce dernier sera alors obligé de constater sous peine de faillir à son intérêt national.

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Pierre Vanlerberghe estime que la situation en France légitimise les mesures de sécurité publique… (Le JDD)

« Légitimise », @leJDD ? C’est quoi, légitimiser ? Une combinaison de « légitimer » et « sodomiser » ?

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Jean-François Kahn sur LCI à propos des Gilets Jaunes : « Qu’ils arrêtent de dire qu’ils sont peuple, ce n’est pas vrai ! »

Par l’ordure qui demandait aux Français de ne pas s’offusquer d’un « troussage de domestique », dans l’affaire DSK.

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How hard (from work hard) is hard enough for a Capitalist? Our fathers have known 16 hours a day: Is that hard enough?

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Travailler dur pour l’avoir molle.

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#VoeuxMacron Si j’ai bien entendu, il n’a pas dit « foule haineuse » mais « foule laineuse ». Une périphrase intéressante pour moutons de Panurge, certainement. Oui, oui, oui…

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Question pour foule haineuse de Gilets Jaunes un soir de réveillon 2019 : Combien doit coûter la bouffe qu’on y sert pour être à la hauteur d’une vaisselle à 500.000 € [coût du renouvellement de la vaisselle de l’Élysée selon Le Canard enchaîné] ?

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Président Macron va envoyer la #LettreDeMacron aux Français. Que chaque Français réponde avec une demande. Le Président dirige l’administration avec le Premier ministre, et « le silence gardé par l’administration sur une demande vaut accord » (délai : 2 mois). Bon courage à ses services.

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Décapitation symbolique

« Décapitation » de Macron à Angoulême : les trois organisateurs mis en examen (France 3 Régions)

Pour « outrage et incitation au crime » – mais aussi trois journalistes auditionnés par la police pour incitation au crime également. C’est complètement disproportionné.

Le monde entier a vu la décapitation symbolique de Trump par Kathy Griffin, elle n’a donné lieu à aucune poursuite judiciaire. Les organisateurs d’Angoulême ont pensé que la France était, comme les USA, un pays du monde libre. Ont-ils tort ? Les peuples peuvent se comparer et comparer leurs libertés grâce à internet, et les gens ne voient pas pourquoi certains pays du monde libre seraient plus libres que d’autres. Dans le monde libre, c’est la liberté du plus libre qui est la règle légitime.

Si la justice veut ignorer délibérément qu’elle se rend aujourd’hui dans un contexte mondialisé-connecté, en quoi se différencie-t-elle de Marine Le Pen ?

Au plan des lois nationales, le contexte même (Gilets Jaunes) exclut l’incitation au crime : comment ne pas voir que la mise en scène s’inscrit dans la revendication d’un règlement de crise par les voies constitutionnelles, dissolution, démission…?

« Je pense qu’il a besoin d’aide … À quand remonte la dernière fois qu’un acteur a assassiné un président ? » Johnny Depp, le 22 juin 2017. Trump n’apprécie pas et le fait savoir, mais c’est comme ça. Mais à Angoulême, c’est « sortez le code pénal », « outrage », « incitation au crime » !

Johnny Depp a certes créé l’émoi parmi les supporters de Trump, et peut-être un peu au-delà, et présenté de vagues excuses (en fait une impertinence de plus), mais l’important c’est qu’il n’y a pas l’ombre d’une robe noire lugubre dans le tableau. Ce serait en France sous ce gouvernement…

La robe noire est bien sûr toujours précédée du hallebardier. Ce dévoiement français de la pompe judiciaire pour paralyser la parole et in fine la pensée, notamment en ressortant les dispositions les plus poussiéreuses des « lois scélérates », est une abjection.

Si le parquet se met en mode automatique pour envoyer devant les tribunaux tout « outrage » qu’il détectera, ce sera une pression sur les juges du siège qui finiront par y céder car elle risque de ne pas être dénoncée par des médias de plus en plus aux ordres.

Si on n’a pas le droit de décapiter un mannequin du président car c’est un « outrage » et une « incitation au crime », a-t-on le droit de le faire sauter en l’air sur un drap, ce qu’on infligeait au pied-tendre dans le Far-West ? (cf Lucky Luke) [C’est aussi la tradition du paillassou niçois.] De quoi a-t-on le droit?

Si la décapitation d’un mannequin à la Kathy Griffin est outrage et incitation, ainsi que de faire sauter un pantin en l’air, tout sera outrage à part le cirage de chaussures. Je ne dis pas qu’entre ces mises en scène et la flagornerie, il n’y a rien, mais la critique peut toujours passer pour un outrage pour des hommes de pouvoir susceptibles et violents. Qui veut le pouvoir sans accepter la critique et même la colère veut la tyrannie ! Quelle mauvaise idée que de ressortir les « lois scélérates » !

Les lois scélérates l’étaient déjà à l’époque de leur adoption il y a plus de cent ans. Aujourd’hui elles sont devenues inqualifiables, alors les ressortir… Le dernier classement des démocraties, qui place la France au 29e rang (!), n’a pas eu vent de ces récentes décisions, songez-y.

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Le Président Macron (cf #Macron20h) entend multiplier les lois de vérité du type loi fake news et le fait que ce sera judiciarisé est censé être une garantie pour les libertés, mais le parquet est en France une dépendance de l’exécutif !

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Le mot démagogie était dans la Grèce antique le mot désignant la démocratie dans la bouche des aristocrates. Rien n’a changé.

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Chevalier des temps modernes, la lumière des gyrophares fait scintiller ton armure. Prêt pour l’Acte 8 des Gilets Jaunes ce 5 janvier ?

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Gilets Jaunes. Emmanuel Macron représenté par un pantin dans un cercueil. Retour sur les violences du mouvement des gilets jaunes. (L’Info du vrai, Yves Calvi)

Des violences sur un pantin ? Vous lui avez conseillé de porter plainte, j’espère.

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La situation de LaREM, pseudo-parti sans implantation locale, doit lui faire apparaître avec une certitude absolue comme ingagnable une élection soudaine et donc empêche la mise en œuvre des mécanismes constitutionnels de sortie de crise, dissolution, etc. Constitution papier !

Dès lors que les voies constitutionnelles semblent exclues (car elles impliqueraient inévitablement passation de pouvoir pour le pseudo-parti LaREM), le pouvoir n’a d’autre choix, face à la contestation des Gilets Jaunes, que de s’y attaquer par une répression de plus en plus féroce des libertés.

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ACTE VIII

50.000 personnes ou même un million, ça n’est pas le « peuple ». (Jean Quatremer, journaliste)

Ni 50.000 ni même un million. Le peuple tient dans un bureau à côté d’un encrier en or.

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Au sujet de Christophe Dettinger [boxeur et boxeur de CRS], il me semble que si, comme le dit le procureur de Toulon, le commandant Andrieux est excusé par le « contexte », le même contexte excuse Dettinger.

Dans la vidéo où le commandant Didier Andrieux frappe le « délinquant » noir, un autre gendarme se précipite sur lui pour l’arrêter. Il faudrait interroger ce gendarme : pourquoi ce geste alors qu’Andrieux était si évidemment justifié par le contexte selon le procureur de Toulon ?

Le CRS qui, sur la vidéo, se précipite sur le commandant Andrieux pour mettre fin aux coups de poing de ce dernier dans la figure d’un manifestant noir, est prié de se présenter au rond-point le plus proche de sa caserne pour une audition libre… C’est pour rigoler ! Ce CRS est un héros, il peut se présenter au rond-point pour recevoir une médaille Gilets Jaunes.

(Le préfet a « cassé » la décision du procureur de Toulon concernant les actes de Didier Andrieux –à savoir ne rien faire– et ça me rassure.)

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La cagnotte fait le buzz

Quand un membre du gouvernement dit que la cagnotte Leetchi en faveur de Christophe Dettinger est « une forme de complicité », cela revient à dire que payer une caution rend complice.

De plus, parler de complicité d’un crime dont Christophe Dettinger est jusqu’à son jugement présumé innocent, c’est du non-respect de présomption. Le procès peut révéler des éléments qu’aujourd’hui personne ne connaît.

La campagne contre la cagnotte en faveur de Dettinger méprise la présomption d’innocence et s’apparente à un lynchage, orchestré (ou à tout le moins soutenu) par le gouvernement.

La pression de l’État pour clôturer la cagnotte Leetchi est illégale et, puisque le gouvernement consent (par bonté peut-être ?) à ce que Dettinger en bénéficie pour ses frais de justice et à hauteur de ces frais seulement, j’espère que cela inclut les frais du recours qu’il doit faire devant la justice administrative.

Ce n’est pas par bonté que le gouvernement laisse à Dettinger le bénéfice de la cagnotte pour sa défense ; c’est parce que Dettinger y a droit comme il avait le droit que la cagnotte se poursuive jusqu’à son terme.

De deux choses l’une, ou bien la cagnotte est illégale et alors Dettinger n’a le droit à rien, ou bien il a le droit à la moindre partie de la cagnotte et alors elle n’est pas illégale et la pression de l’État pour la clôturer est illégale. Dès lors que Dettinger perçoit la moindre partie de la cagnotte, les donateurs n’ont rien à se reprocher et les dénonciations-intimidations d’un membre du gouvernement contre ces honnêtes citoyens appellent des excuses en bonne et due forme.

Si la cagnotte est illégale, Leetchi est en cause. Si elle est légale, l’État est en cause pour la faire clôturer illégalement.

La ministre : « Je ne demande pas un tableur Excel avec les noms des donateurs de la cagnotte de Leetchi, ça ne me concerne en rien. La question que j’ai posée c’est : qui finance les casseurs ? Des puissances étrangères ? »

Donc, la ministre voulait en fait savoir si un État étranger souverain pouvait être poursuivi par le parquet français pour « complicité » de violences ? Elle cherchait « une forme de complicité » étatique aux uppercuts de Christophe Dettinger ? Cette nouvelle version ministérielle, peu crédible, a au moins le mérite d’être l’aveu implicite que la première approche était répressive et arbitraire envers la population française, inacceptable dans un État de droit.

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Luc Ferry appelle à tirer sur les Gilets Jaunes deux ou trois semaines après qu’il a traité Macron de « gamin ». Il faut sans doute comprendre que, selon Ferry, Macron est un gamin pour ne pas savoir faire tirer sur la foule à balles réelles…

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La députée A.B. va saisir la justice pour des propos de La France Insoumise qui « a incité à la violence et s’est félicitée de l’insurrection ». (Télématin)

C’est de la répression de l’opposition politique par le biais du statut dépendant du parquet (particularité française), que LaREM veut exploiter jusqu’à la corde. J’en appelle aux solutions constitutionnelles responsables. S’il y a « insurrection », c’est l’article 16.

Quand on parle d’insurrection, on ne va pas chercher le juge. C’est grotesque. Un juge anti-insurrection, ça n’existe pas. Quand on parle d’insurrection, on met en œuvre l’article 16 de la Constitution : les pleins pouvoirs du Président. Assumez.

Mais un président qui est passé en quelques mois de « tu m’appelles pas Manu » à, virtuellement, « tu m’appelles pas enc*lé » peut-il assumer l’article 16 ?

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Sodomie péri-anale (Affaire Théo)

Je soutiens la police mais pas la sodomie péri-anale. « Une expertise médicale conclut que Théo n’a pas été violé … la matraque n’a pas déchiré l’intestin en entrant par l’anus mais par la partie péri-anale » (Wkpd).

La sodo péri-anale, c’est quand tu rates le trou du cul avec le bout de ta matraque.

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« Il y a des gens sincères porteurs d’inquiétudes et il y a des factieux. Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. » Les entretiens (presque) imaginaires du porte-parole du gouvernement.

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La dépendance du pouvoir judiciaire en France

Dans les années soixante, Maurice Duverger écrivait qu’il n’y a pas en France indépendance du judiciaire et de l’exécutif. « Dans les pays anglo-saxons, le troisième pouvoir est confié à des organes absolument indépendants aussi bien des gouvernants que des gouvernés, de façon à réaliser une justice aussi exacte que possible. En France, malgré toutes les doctrines officielles, les tribunaux sont considérés en fait depuis Napoléon comme une branche particulière de l’Administration, et le pouvoir juridictionnel est, au point de vue politique, une partie spéciale du pouvoir exécutif. » (M. Duverger, Les régimes politiques, 1965)

Une réforme de la justice a-t-elle démenti ses paroles entre-temps ? Non, et le classement au 29e rang des démocraties [Democracy Index 2018] est sans doute trop généreux pour ce pays.

Un élu français [Macron]: « RT [média russe] essaie de faire croire que nous sommes la Turquie ou l’Egypte. » (Le Canard enchaîné) On peut faire passer beaucoup de répression en se comparant à ces deux pays. Il suffit de dire : « Chez nous on peut critiquer l’islam. »

Censure de Twitter : la France devant la Russie ! La France se situe en deuxième position des pays pour les demandes de suppression de contenu, juste après la Turquie. Faut-il s’en inquiéter ? (Le Point, 2014)

On n’est pas la Turquie, qu’on vous dit ! Nous, c’est du bon flicage.

Il est temps de garantir la pleine et réelle indépendance de la justice en France, notamment en supprimant la Chancellerie (sic) et le Garde des Sceaux (re-sic) qui portent de vieux noms énigmatiques pour effrayer les Français et les juges !

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De même que l’œuvre d’un intellectuel est entachée par le fait d’avoir été produite en régime totalitaire, est entachée, quand elle est apologétique et non critique, l’œuvre d’intellectuels d’une démocratie de 29e rang. Leur œuvre est saluée dans et par un régime répressif.

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My bill doesn’t punish any political activity. It protects the right of local & state governments that decide to no longer do business with those who boycott Israel. So boycotting Israel is a constitutional right, but boycotting those participating in BDS isn’t? (U.S. Senator Marco Rubio)

This is bosh. BDS is a citizen movement and it is as such that it is protected by the Constitution against incroachments by local, state and federal authorities. Your bill, if adopted, will deal the death blow to U.S. institutions, turning them into an empty shell. Claiming that local, state, federal authorities have the same rights and freedoms as the citizenry is turning one’s back to American freedom, intent on allowing local, state, federal repression against individuals’ freedom.

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ACTE IX

Superbrain

Netiquette says: “Don’t use internet as a shield to do something you wouldn’t do during a real face-to-face conversation with your correspondent.” What correspondent? Do you imagine Plato explaining his Republic to a colleague by the coffee machine?

Plato wouldn’t do that but he got to write his Republic. So real Netiquette is: Use internet as if you were writing the book of your life on a daily basis. Forget everybody, above all colleagues and all organization men in vertical hierarchies.

When you interact on internet it’s like the words, sentences, ideas that continually pop up in your mind, most of which you ignore, some of which you deal with – what psychologists call the ‘default mode network.’ Internet is your brain, what correspondent are they talking about?

Your social media’s settings are the default mode’s settings of your brain. Instead of flashing on the cortical screen, default mode’s words, ideas, pictures pop up on the crystal screen.

Yours is now a superbrain…

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ACTE X

Écoutez les vœux pour 2019 du Premier ministre de Malte. Le maltais (langue) ressemble, à l’oreille, à l’arabe car il vient de l’arabe : « L’origine de la langue est l’arabe sicilien. » (Wkpd). Malte a présidé l’UE en 2017.

Mais quel « Grand Remplacement » en Europe ? Le maltais est un dialecte arabe et les Bosniaques, les Albanais, les Kosovars [ainsi que le Caucase russe] sont largement musulmans. Les Arabes et les Musulmans sont chez eux chez nous en Europe.

Les Arabes et les Musulmans ont été chassés d’Europe ? Oui et alors ? Ils ont été chassés par des autocrates qui, après cela, ont été eux-mêmes chassés par les peuples d’Europe lors de révolutions populaires démocratiques. Les Arabes et les Musulmans sont chez eux chez nous.

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Les gilets jaunes empêchent la CGT de faire une récupération politique : « Quelle honte ! C’est vous qui avez appelé à voter Macron » à l’élection présidentielle de 2017.

Les Gilets Jaunes qui s’opposent à la CGT, cela rappelle les analyses de Cornélius Castoriadis sur le nécessaire rejet de la « bureaucratie syndicale » et fait penser qu’on a peut-être là un mouvement vraiment révolutionnaire.

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L’interdiction de l’anonymat en ligne est la condition de la révolution. Tant que les gens pourront avoir une vie anonyme en ligne, ils supporteront tout ce à cause de quoi ils sont contraints de rester anonymes. C’est-à-dire leur exploitation.

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« Il y a un an, un événement tragique a secoué la ville : il s’agissait d’une grand-mère de 80 ans qui s’est faite agresser à son domicile. Et pardonnez-moi si je suis triviale, elle s’est faite sodomiser par un Algérien qui était en situation irrégulière, sous le coup d’une reconduite à la frontière et qui n’a jamais été reconduit à la frontière. » (Brigitte Barèges, maire de Montauban, lors d’une séance de Grand Débat)

Brigitte Barèges Productions et Le Grand Débat National Associés présentent

L’Algérien de Montauban

Ce mercredi dans les salles 😱

L’Algérien de Montauban, ils en parlent :

« Trivial à souhait » (Les Cahiers du cinéma)

« Toute la trivialité d’un fait divers » (Le Film, revue de la Cinémathèque française)

« Trivial et angoissant » (Mad Movies)

« Peut mieux faire » (Tabou X)

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Le trafic de drogue va bientôt entrer dans le PIB français. (Le Figaro)

Désormais la lutte contre le trafic de drogue va plomber la croissance française.

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ACTE XI

Prise de vue d’un lancer de grenades fumigènes à Rouen. Voir vidéo : le lanceur jette un projectile qui éclate en l’air et libère ses grenades, dont certaines ont l’air de partir un peu n’importe où, de même que les débris de la coque.

Sur la capture d’écran que j’ai faite, on voit un projectile (grenade ? fragment de coque ?) partir dans une direction complètement différente. Où va-t-il se perdre ?

On peut penser que Zineb Redouane, morte des suites d’un impact de « fragment de grenade lacrymogène » alors qu’elle fermait ses volets (pendant l’acte III), a été victime d’un fragment « perdu » dans les mêmes conditions que dans cette vidéo de Rouen.

Dès lors que Zineb Redouane est morte d’un impact de fragment de grenade lacrymo, la mort doit bien être imputée aux forces de l’ordre, involontairement, car on ne va quand même pas se mettre à ne compter que les homicides volontaires des forces de l’ordre !

Les FDO en manifestation ne peuvent vouloir donner la mort, sauf 1/légitime défense ou 2/sur ordre. Donc, quand on parle des morts provoquées par les forces de l’ordre, c’est a priori involontaire (balle perdue, fragment de grenade perdu…). Le bilan est donc d’un mort par l’intervention des FDO. [Le Président disait au même moment, depuis l’Égypte, que dans la crise des Gilets Jaunes aucun mort n’était à mettre au compte des FDO.]

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Désolé, les médias traditionnels, et même RT [en l’occurrence, Ruptly] mais vos live-streams sont filmés côté forces de l’ordre tandis que les nouveaux médias sur PeriscopeTV filment côté GJ et c’est bien plus intéressant.

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On me dit que si c’est fluo et que ça bouge, il faut d’urgence appeler S.O.S. Fantômes. (Il n’est peut-être pas trop tard.)

[Dissolution dans le slime]

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Les portes de l’enfer se sont ouvertes. Face à l’invasion des démons de l’inframonde, le gouvernement doit agir : il est temps de tenir ses promesses électorales !

[Dissolution dans l’acide. Source photo : Hellraiser de Clive Barker]

L’infographie c’est un métier! lol (Zoumay)

#Retrogaming 😉

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Apocalypse Gilets Jaunes Acte 4269

Après des décennies à demander en vain une dissolution… ils l’ont finalement appelé! 😱 LE BLOB DES GILETS JAUNES ou la Dissolution par sucs gastriques extraterrestres hypercorrosifs.

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Depuis que je tweete les hashtags #GiletsJaunes et connexes type #acte11/#acteXI mes stats sont bonnes et j’aime ça. Cela suscite forcément de la reconnaissance, que voulez-vous, c’est humain.

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Democracy Index 2018

Un ministre : « Y a pas beaucoup de pays où… En France on condamne les excès »

!!!

Au Democracy Index 2018, la France est au 29e rang, parmi les « démocraties imparfaites » (flawed democracies), derrière les pays de l’UE suivants : Suède, Danemark, Irlande, Finlande, Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne, Grande-Bretagne, Autriche, Malte, Espagne, Estonie, Portugal. C’est-à-dire que, sauf la Belgique, l’Italie, la Grèce et Chypre, la France est le moins démocratique des pays d’Europe de l’Ouest (au sein de l’UE, mais la Norvège, l’Islande et la Suisse sont également devant).

Quand j’écris « !!! » ça ne signifie pas que ce que dit le ministre est faux, juste que c’est petit. C’est petit de se comparer à des pays sous-développés. Parmi les pays de sa catégorie économique, ses voisins, la France est particulièrement mauvaise.

Petit mais surtout cela conforte les tendances répressives car en se congratulant de ne pas être une parfaite dictature on ne cherche pas à devenir une démocratie plus parfaite. Or je pense que la politique de ces derniers mois fait dégringoler la France dans le Democracy Index.

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Ce qui m’attriste dans la manif des Foulards Rouges, ce sont les femmes de ménage, nounous, concierges, leurs maris, tous les domestiques obligés de manifester à côté de leurs employeurs #FoulardsBourges. J’ai peur de devenir une de ces femmes de ménage à cause de la politique du gouvernement.

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Le RIC le « hérisse » [citation du Premier ministre : « Le RIC me hérisse »] mais la politique sans RIC c’est comme le coup de la harissa quand tu reviens de vacances au Maroc avec ta femme, tu découvres qu’elle a le trou de balle en chou-fleur et elle te dit : « Si j’avais pas tant mangé de harissa… » Ouais, ouais…

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Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent.

Surtout ne vous gênez pas pour saisir le parquet contre moi. (J’ai dit « du », ce n’est pas une faute d’orthographe.)

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‘Medical’ LSD (faugh)

The key neural mechanisms identified by scientists in an LSD trip may be instrumental in treating it for mental disorders like OCD and depression. Finally, psychedelics are being treated seriously for the potential that they can unlock. (Reza Ali)

For decades psychedelics have been treated very seriously by the military and believe it or not this is no good news. Same with institutional shrinks: You don’t want a Nurse Ratched for an LSD “treatment.”

LSD will cure depression only when not prescribed by some licensed shrink. To begin with, the very existence of licensed shrinks is ground enough for depression.

Licensed shrinks’ one function is to flush damaged labor back into the production machine, keep its return at level. We’re talking about human life but the machine can’t see it that way, it has to see it as another kind of fuel and grease.

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–Il y a trop de porno sur internet.
–Efface tes cookies, papi !

Je précise avec toute la précision appropriée que je suis contre.

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Le kirpan sikh

Je trouve révoltant que les Sikhs en France ne puissent pas sortir avec leur poignard (kirpan), qui est pourtant un de leurs cinq « k » prescrits par la religion.

“Sikhs are allowed to carry Kirpan (dagger) of reasonable length as per Indian Constitution’s Article 25.” The provision has served Indian authorities’ purpose to ban kirpans of all sizes except the ridiculously small ones, according to Sant Bhindranwale. Religious freedom: Kirpan’s size is none of the government’s business, neither in India nor in France nor anywhere else.

L’Assemblée nationale du Québec a le droit d’interdire le port du kirpan dans son enceinte en vertu de ses privilèges parlementaires. (La Presse, 19.2.2018)

Le Québec est une société de privilèges, donc d’Ancien Régime.

Que les Québécois ne m’en veuillent pas : c’est juste que leur Assemblée nationale, avec ses « privilèges parlementaires », est, contrairement au Québec dans son ensemble, aussi rétrograde que la France toute entière, où le kirpan sikh = port d’arme illégal !

Les Sikhs, c’est juste la cinquième religion mondiale, près de 30 millions de personnes. Bronzés, okay, et la France veut rester recroquevillée sur elle-même, d’accord. Le législateur français crache sur Le Pen mais il devrait se regarder dans une glace : il crache sur son clone !

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Des députés LREM veulent forcer Twitter à recueillir une pièce d’identité à la création d’un compte. (Marc Rees)

Si ça passe, Twitter pourra savoir quels comptes appartiennent à la police nationale, donc la société privée Twitter connaîtra l’activité de la police française sur sa plateforme et pourra communiquer ces informations à qui bon lui semble.

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« Je vais faire attention aux petites phrases. Dans le système où nous vivons, cette franchise n’est peut-être plus possible. »
Macron découvre :
1 que le système qu’il représente a muselé la parole, ou bien
2 qu’il ne peut exprimer ses idées avec franchise (car elles sont nauséabondes).

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ACTE XII

Le JEFTA [accord de libre-échange entre le Japon et l’Union européenne] est entré hier en vigueur mais nous allons voter en France une loi anti-casseurs qui veut envoyer les gens masqués en prison ! Le masque anti-particules doit au contraire se généraliser d’urgence. Vous ne pensez à rien, au gouvernement, ou quoi ?

J’ai toujours pensé, depuis mon voyage à Séoul et Tokyo il y a près de trente ans, que le masque anti-particules devait avoir du bon. J’attendais que ça prenne en France…

 

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Gilets Jaunes vs Baskets Dorées

Les baskets Vuitton à 750 euros de Brigitte Macron font le buzz sur le Net.

L’expression « luxe insolent » a un sens (même si c’est « un prêt »). Quand des élus de la République veulent vivre dans un luxe insolent, c’est qu’ils n’ont pas tout compris.

De surcroît, l’excuse « c’est un prêt » est ridicule, même et surtout si c’est vrai. On sait très bien qu’un couple de banquier a de quoi se payer une paire de baskets Vuitton. Le problème, c’est d’afficher un luxe insolent quand on est un couple d’élu.

Après « c’est un prêt », on entend dans les troupes LaREM que c’est bien car « c’est made in France car c’est Vuitton ». Pathétique ignorance des réalités économiques et de la sous-traitance généralisée des compagnies multinationales, dont, bien sûr, LVMH : « Vuitton, une marque qui sous-traite en Chine et en Roumanie » (Médiapart, 2013).

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Subventions dans le désert

« Si être gilet jaune, c’est vouloir moins de parlementaires … moi aussi je suis gilet jaune. » « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un … député ! » (dans les médias, ce qui est choquant pour Macron)

Où est la cohérence ?

Si c’est une faute dans les médias de donner le même statut à Jojo qu’à un député, en quoi moins de députés serait-il une bonne idée ? S’il n’est pas nécessaire que l’État paye autant de gens ayant un haut statut parce qu’ils se distingueraient de Jojo, pourquoi les distinguer de Jojo ?

Le nombre de parlementaires et d’élus en général est arbitraire et résulte de tripatouillages de carte électorale, de gerrymandering (de la lutte contre lequel Arnold Schwarzenegger a fait son cheval de bataille aux U.S.). Selon que le découpage sera ci ou ça, statut auras ou n’auras point, ô Jojo !

Disons, pour être tout à fait exact, que le nombre lui-même résulte d’une décision arbitraire, à partir de laquelle on peut arbitrairement découper les cartes électorales pour faire des circonscriptions sur mesure.

On sait très bien qu’une voix dans les territoires ruraux pèse plus lourd qu’une voix chez les citadins, car les circonscriptions rurales sont moins peuplées. Ce président et cette majorité sont président et majorité à la fois des riches et des bouseux. Système hyper-conservateur, sans parler du Sénat qui aggrave encore la surreprésentation des déserts ruraux dans notre vie institutionnelle, comme si c’était au fin fond des cambrousses qu’était l’avenir de la France… Banlieues, réveillez-vous ! La France de la périphérie, ce sont les banlieues urbaines et périurbaines des travailleurs de la ville, les moins bien représentés par le découpage électoral.

Quand on fait un Grand Débat en province devant, disons, 300 maires, c’est à tout casser 40 maires de villes et leurs banlieues et tout le reste maires de petites communes rurales sous perfusion de subventions publiques, complétement dépendants car l’argent vient des villes. C’est un Grand Débat devant 20 % de maires représentant 80 % de la population et 80 % de maires représentant 20 % de la population. Et quand on dit « les maires sont OK », ça veut dire les 20 % de la population qu’on arrose de subventions pompées aux travailleurs des villes et banlieues !

Il y a 36.000 communes en France, dont 20.000 ont moins de 500 habitants, 34.500 moins de 5.000 habitants. Seules 950 communes ont plus de 10.000 habitants. Chaque commune, quel que soit le nombre d’habitants, a un maire [et un conseil municipal]. « Les maires », c’est le monde des petites communes rurales, ce n’est pas la France !

La France, c’est 80 % de Français vivant en agglomération urbaine. « Les maires », c’est l’Ancien Régime : 80 % de petites communes rurales ! Le Grand Débat National, le Sénat, les circonscriptions législatives, tout ça, ce n’est pas la France.

C’est là une forme particulièrement vicieuse de « classisme » et de racisme institutionnels, les campagnes servant de rempart contre l’accession à la parole politique du prolétariat urbain et des Français d’origine immigrée.

Les déserts ruraux comme rempart de la bourgeoisie… Il fallait y penser ! Déserts ruraux : pléthore d’élus. Grosses concentrations urbaines : déserts d’élus. Ce système n’est pas représentatif.

La France des maires, des sénateurs, des députés, la France des élus à l’écharpe tricolore, la France qui « participe » au Grand Débat, c’est une France de Peppone et Don Camillo, de déserts ruraux subventionnés, entre cent et mille ans en arrière.

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Clip de Didier Bourdon On peut plus rien dire : « Sûr qu’on est d’accord avec toi mais c’est pas nous qu’on fait la loi. » C’est pas nous, c’est personne ! La spirale a été enclenchée et ne s’arrêtera que dans la dictature Big Brother totale et sans masque.

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Dites-vous bien que le délit de blasphème existe déjà en droit français : ça s’appelle « incitation à la haine en raison de la religion ».

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Donc quand Pierre-Emmanuel Barré @Sale_Con fait son one-man-show en salle, en fait c’est un Grand Débat National ?

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Gilets Jaunes Caracas

En France tu es surtout libre de perdre ton job si tu l’ouvres.

Quand tu perds ton job parce que t’as ouvert ta gueule, tu n’as plus rien à bouffer mais, grâce à la Constitution, une chose est sûre : t’es toujours libre.

T’es sur liste noire et personne dans le cartel des patrons veut t’embaucher après que t’as ouvert ta gueule ? Qu’est-ce que t’en as à faire ? T’es en France et t’es libre, mec !

D’ailleurs, tu le sais tellement bien, que t’es libre, que tu tweetes toujours sous ton vrai nom. Toujours. Tout le monde. Tout le temps. Dans le pays des droits de l’homme où règne la plus totale liberté.

Et quand parfois, mais c’est si rare, tu crées un compte sous pseudo, c’est seulement pour que Carrefour ou Auchan ne sache pas quelles pubs t’envoyer.

En fait, tu es tellement libre que tu devrais avoir honte car tu empêches Macron de résister pour toi aux manipulations mentales de Poutine sur ton cerveau ! « Donc, nous, on est des pitres. »

La France est la cinquième colonne de la Russie fasciste contre Macron et vous allez le payer.

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« Je ne veux plus de l’anonymat sur les plateformes internet. » (Macron)

Personne ne devrait avoir à être anonyme sur internet, or c’est la règle plutôt que l’exception, donc des honnêtes gens se sentent obligés de rester anonymes. Demandez-vous pourquoi !

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Le crépuscule des groupuscules

La « commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite » a organisé ses premières auditions. (La Croix)

Il n’y a pas de petit sujet, de sujéticule. Quand tu veux écraser une mouche, cet animalcule, tu peux utiliser soit une tapette à mouches soit (en France) une commission d’enquête parlementaire.

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Viol ou… corruption

« Le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise », explique le juge. (Huffington Post)

Le classement sans suite dans l’affaire Darmanin est dû, je crois, au-non établissement des faits selon le juge et non à la phrase sur le « défaut de consentement » et le viol [qui a fait couler beaucoup d’encre]. Sur cette phrase elle-même, si demander une faveur sexuelle en l’échange d’un service n’est pas un viol, c’est au moins de la corruption : « La corruption est un comportement pénalement répréhensible par lequel une personne (le corrompu) sollicite, agrée ou accepte un don, une offre ou une promesse, des présents ou des avantages quelconques en vue d’accomplir, de retarder ou d’omettre d’accomplir un acte entrant d’une façon directe ou indirecte dans le cadre de ses fonctions. »

Si des éléments de preuve sont apportés dans le sens de la (des) plaignante(s) contre Darmanin et que le grief de viol n’est cependant pas retenu, il y a tout de même un pacte de corruption (corruption passive), où le corrupteur (la plaignante) doit à mon avis être disculpé et la peine appliquée au seul corrompu.

Dès lors que le « corrupteur » demande au « corrompu », fonctionnaire, un service relatif à sa charge et que ce dernier sollicite pour cela quelque chose qui ne lui est pas dû à ce titre (comme une faveur sexuelle), c’est une forme de concussion, une prévarication.

[Dans son précis sur Les obligations des fonctionnaires, le Conseiller d’État Pierre Bandet explique que « (la concussion) se distingue de la corruption en ce que le particulier qui doit verser des sommes non dues est la victime du concussionnaire, tandis qu’en cas de corruption, le délit est commis tant par le corrupteur que par le corrompu ». Il existe à mon sens une autre différence entre la concussion et la corruption, c’est que le texte relatif à la première (article 432-10 du code pénal) ne fait explicitement état que d’argent, « une somme … une exonération ou franchise des droits, contributions, impôts ou taxes publics », tandis que le texte relatif à la corruption (article 432-11 CP) semble pouvoir être interprété de manière bien plus large, « des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques », liste dans laquelle on pourrait inclure des faveurs sexuelles, tandis que ce serait certainement une distorsion du texte dans le cas de la concussion, tel que l’article est rédigé. C’est pourquoi je suis parti sur la voie de la corruption et n’ai évoqué la concussion que pour remédier à la difficulté représentée par le fait que le délit de corruption incrimine tant le corrupteur que le corrompu. En tout état de cause, si demander et obtenir des faveurs sexuelles en échange d’un service n’est pas, de la part du fonctionnaire ou du dépositaire de l’autorité publique, un viol, comme l’a prétendu le juge en classant l’affaire en question, seul un problème rédactionnel s’oppose à inclure ce type de comportement parmi les « manquements aux obligations de probité » aux côtés de la concussion, de la corruption et d’autres.]

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Un gouvernement de coalition ne veut pas dire gouvernement d’extrême-droite. Le parti de Salvini et le M5S de Di Maio sont une coalition. Quand en Allemagne on a une coalition droite-gauche, le parti de gauche ne devient pas un parti de droite ni le parti de droite un parti de gauche.

C’est sûr que ça peut être difficile à comprendre dans un pays qui a pratiqué pendant des décennies le « cordon sanitaire » contre le FN/RN, avec comme résultat que ce parti est maintenant aux portes du pouvoir et n’aura peut-être même pas besoin de coalition.

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À l’époque, un Yves Mourousi, un PPDA, une Christine Ockrent, c’était pour beaucoup de gens, presque tout le monde en fait, la personne par qui on découvrait les événements marquants. Il y avait donc de la révérence. Aujourd’hui tout le monde sait tout avant l’heure du JT.

Je ne pense pas minimiser le rôle de la presse à l’époque et je remarque que les deux, presse et TV, aujourd’hui « tombent » ensemble. Car ils se complétaient (en tant que cool media cf McLuhan) tandis qu’aujourd’hui internet les remplace.

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Je suis pour le cannabis « récréatif » et contre la prescription de cannabis « médical ». Pas de Nurse Ratched svp.

D’ailleurs, je suis contre le terme de cannabis « récréatif ». On ne parle pas de cour de récréation (où rôdent les « pions »). Je suggère plutôt cannabis « philosophique ».

Et d’abord un État laïque aurait dû autoriser le cannabis rituel pour les Rastas il y a longtemps. Les Rastas sont discriminés. Aux U.S., le peyote est légalisé depuis longtemps pour la Native American Church (Amérindiens).

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Hallucinante fréquence à laquelle, dans les questions de réforme de l’État et des institutions, dans des livres savants, même récents, le caractère latin de la France et des Français est invoqué comme facteur explicatif et même prescriptif. Les auteurs ne voient pas l’implication ?

Surtout, ne voient-ils pas que ce caractère latin, dont ils ne disent à peu près rien de concret, est comme le phlogistique de la vieille chimie ou comme la « vertu dormitive » de l’opium ?

Un exemple en science politique : Maurice Duverger. En sciences du droit : Michèle-Laure Rassat. &c.

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ACTE XIII

Un essoufflement à couper le souffle : cette fois, le tassement n’est clairement plus tacite.

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Audiences en chute libre : la diffusion du Grand Débat arrêtée (Valeurs actuelles)

Audience Macron Grand Débat « en chute libre ». S’il était bon dans cet exercice, comme certains l’ont dit, son audience n’aurait-elle pas dû augmenter ? Les gens ont voulu voir, ils ont vu, ils ne sont pas revenus. Veni vidi cassos

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J’ai suivi pour vous la danse du dragon chinois Gilet Jaune de l’Acte XIII. Une coutume que l’on retrouve aussi en Indonésie : c’est le barong, barong ket ou barong keket de Bali.

Ici le barong fait sa danse devant la foule en délire.

, belle prise de vue du barong keket sur les Champs-Élysées.

, le barong keket Gilet Jaune continue sa danse contre la reine des démons Rangda 👹 aux abords de l’Assemblée nationale, tandis que des manifestants l’accompagnent en frappant sur des palissades comme sur des tambours.

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The Gilets Jaunes Roleplay #ActeXIII/#Acte13 de la campagne Ruissellement-Dissolution présente FDO Force Des Orques

« Et maintenant dissolution par ruissellement d’acide »

[En travaillant sur le coup de l’inspiration à ce détournement de photo, j’ai malheureusement coupé l’image trop court et on ne voit pas le gilet jaune de la jeune femme brutalisée, gisant sur le trottoir à quelques pas de là comme une loque abandonnée, beau symbole mélancolique.]

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Un ministre sur BFM-TV : « Je ne vois pas les revendications des Gilets Jaunes. »

Pour qu’un ministre ne soit pas aveugle, il faudrait qu’un gouvernement soit autre chose qu’une bureaucratie. « On ne peut pas réduire l’aliénation de 3 % par an. » (Castoriadis)

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N’essayez pas de faire passer la moindre suspicion envers le gouvernement (qui dirige des services secrets hors de tout contrôle démocratique) pour du « complotisme ». Et je vais vous dire : tant que tout n’est pas transparent dans l’exercice du pouvoir, le complotisme est justifié. Un gouvernement qui ne voudrait pas être transparent sur tout et qui voudrait en même temps réprimer tout ce qu’il appellera du complotisme est une tyrannie qui doit être renversée, balayée par le peuple.

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Qu’Antifa soient des « idiots utiles du système » est vrai principalement du point de vue révolutionnaire. L’antifascisme est « un piège utilisé par la bourgeoisie pour détourner les prolétaires de leur véritable lutte : la lutte de classe. » Wkpd article « bordiguisme » (Amadeo Bordiga)