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TW23 Fumus persecutionis de Luna Parquet

Anthologie Twitter septembre 2019 FR-EN

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Scander « Homo-folie, ça suffit ! » à proximité de stands LGBT que l’on vient de saccager ne constitue pas une injure à caractère homophobe. 🤔 (Curiosités juridiques)

Votre étonnement vient peut-être de ce que vous croyez que l’article 33 de la loi de 1881 interdit de s’opposer (pacifiquement, donc le saccage du stand reste a priori répréhensible) à l’action politique d’un mouvement, fût-il établi pour défendre les points de vue d’une minorité protégée.

Que les auteurs des propos soient « des étudiants catholiques » [selon l’article de presse joint au tweet] n’entraîne pas non plus une présomption d’homophobie. Même si cette présomption tombait sous le sens, elle ne pourrait être admise, sinon la religion catholique devrait être interdite pour illégalité de son objet.

Mais même une présomption irréfragable d’homophobie n’impliquerait pas ipso facto que les propos sont illicites. Ce n’est pas l’homophobie en tant que telle qui est condamnée par la loi de 1881 mais certains propos homophobes : l’injure (article 33) et l’incitation à la haine (article 24).

[Je perçois pleinement la contradiction des deux arguments précédents, l’un parlant d’illégalité de l’homophobie, l’autre expliquant que l’homophobie n’est pas illégale. C’est que ce point mériterait une clarification du juge ou du législateur, expliquant sans ambiguïté que l’homophobie (pas plus que le racisme, l’antisémitisme, etc) n’est pas en soi illégale. Même si c’est ce qui résulte des textes à l’évidence, il est hautement probable que nous attendrons une telle clarification encore longtemps.]

L’article 33 mettant dans le même sac race, orientation sexuelle et religion, et d’aucuns prétendant que l’on peut critiquer une religion sans que ce soit une injure, on peut, par le même raisonnement, critiquer une race ou l’homosexualité sans que ce soit une injure.

Comme cela s’applique également à l’incitation [provocation] à la haine, il faut croire que l’on peut critiquer (selon le dictionnaire, « émettre un jugement négatif sur ») un groupe de personnes « à raison de sa race, de son ethnie, de sa nationalité etc » sans que ce soit une incitation à la haine envers ce groupe de personnes.

J’avoue que tout cela reste très mystérieux et peu compréhensible, et c’est dommage dans le pays de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. » (Article 11)

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« Le chef cuisinier qui présente ses plats de sorte que les morilles représentent des testicules et l’asperge une verge commet une faute grave. » Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 24 avril 2015 (Curiosités juridiques)

Preuve que la justice française connaît le subliminal.

La police aussi : tableau « VOYOU » (rien d’autre sur le tableau que ce mot en noir sur fond blanc) dans un bureau où se tiennent des auditions… Le subliminal, dans ce tableau, c’est que c’est censé être un élément décoratif dans un bureau, alors que c’est un moyen de pression psychologique.

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Cette publicité [ci-dessous] est-elle une faute grave de l’employé ou bien une technique bien rodée ? « Le cadeau préféré des mamans » ne ressemble-t-il pas fortement à des morilles et une asperge ?

Justice pour le chef cuisinier : il n’a fait qu’obéir aux ordres !

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« En raison de sa trop grande fantaisie, le prénom ‘Ravi’ est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit prévaloir sur le souci d’originalité des parents. » Cass., Civ. 1ère, 5 juin 1993 (Curiosités juridiques)

« Ravi signifie ‘soleil’ en sanskrit. Ravi est le dieu hindou du soleil, parfois assimilé à Surya. Un Ravi célèbre est le musicien Ravi Shankar » (qui joua à Woodstock). [Ce passage est ma traduction d’une page du site behindthename.com.] Un petit défaut de culture chez les juges ?

J’ai connu une Clytemnestre en vrai (de mon âge, la quarantaine aujourd’hui). Ce prénom d’origine grecque antique me semble d’une plus grande « fantaisie » que Ravi d’origine sanskrite et nom d’un musicien contemporain de renommée internationale. Les juges ont imposé dans cette décision leurs modèles culturels.

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Police : le « business » de l’outrage à agents. Les contrôles de police se passent souvent dans un climat de tension et les outrages à agents peuvent fuser rapidement. Les policiers peuvent ensuite porter plainte, car c’est un délit. Sauf qu’un business autour de ce délit est actuellement dénoncé par des avocats. (francetvinfo.fr)

Quel beau pays…

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Justice Clarence Thomas called for the Supreme Court to reconsider New York Times v. Sullivan, the landmark First Amendment ruling that makes it hard for public officials to prevail in libel suits. (NYT Politics)

Le juge Clarence Thomas de la Cour suprême américaine demande de reconsidérer la jurisprudence NYT v. Sullivan qui rend difficile (quasi impossible) à une personne dépositaire de l’autorité publique de gagner un procès en diffamation.

That would be the end of American Exceptionalism and Manifest Destiny.

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Acte 44

Lien vidéo x (Acte 44 des Gilets Jaunes à Rouen)

Le canon à eau tiré dans les jambes fait tomber un homme (cela ne m’étonnerait pas que ce soit sur la tête) et projette son corps sur 5-7 mètres, où il percute une seconde personne, qui tombe à son tour (avant de se relever). Le premier reste à terre.

C’est sûr que s’il avance pour se placer pile-poil dans le jet, il va se rendre compte que ce n’est pas un brumisateur. C’est aussi c** que de ramasser une grenade pour la relancer. (E. Franc)

On voit parfaitement sur la vidéo qu’il essaye d’éviter les jets.

Non : on le voit qui veut y aller… avec son pote qui le retient…Et puis son pote arrête de vouloir le retenir… Et plaf le chien… (E. Franc)

Il y a deux jets et il avance pour éviter celui qui touche le bras de la personne qui le tient par le sac à dos. La personne le lâche, non pas qu’elle l’ait voulu, contrairement à ce que vous affirmez, mais parce que le jet d’eau lui frappe le bras. Leur groupe est violemment coupé en deux et le choc propulse le premier en avant plus qu’il ne l’aurait voulu, juste sous le second jet.

Chacun voit ce qu’il veut voir. Bref, ce c** n’avait pas à braver les forces de l’ordre, on ne va pas pleurer non plus. (E. Franc)

Il n’y a qu’une chose à voir sur cette vidéo et c’est ce que j’ai décrit. Le jet touchant le bras et coupant le binôme est à 0:02. « Et puis son pote arrête de vouloir le retenir » est la plus évidente de vos multiples erreurs (en quelques lignes). « Arrêter de vouloir » implique que la personne avait le choix, mais la force du jet ne le permettait pas.

C’est curieux ce besoin de vouloir expliquer aux gens ce qu’ils doivent voir sur une vidéo… Et vous laissiez chacun regarder et se faire sa propre opinion plutôt que de vouloir imposer la vôtre ? (E. Franc)

Vouloir imposer une opinion, c’est exactement ce que vous faites en tweetant. Commencez par appliquer vous-même votre propre principe, en vous taisant, et peut-être que je le suivrai. 😂

Blague à part, votre remarque est aussi pertinente que de dire à un électeur qu’il cherche à imposer son candidat préféré en votant. Vous manquez de culture civique. C’est vouloir imposer ses opinions par la force qui est répréhensible.

Comme si, en commentant une vidéo, j’imposais mon opinion par la force. Avec vos conseils, Twitter peut mettre la clé sous la porte. Censeur.

Si mon point de vue s’imposait, ce ne serait pas par la force ou la contrainte. « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. » (Article 11 DDHC)

On découvre avec cette vidéo que le canon à eau peut être une arme dangereuse. Cela vaut la peine d’être dit. L’usage d’une arme dangereuse engage la responsabilité des forces de l’ordre sans faute à prouver.

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Hong Kong Protests

According to the 1985 Joint Declaration on the transfer of sovereignty, Hong Kong is due to be fully integrated in mainland Chinese one-party regime in 2047 (28 years from today). How could the people of Hong Kong submit willingly?

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‘‘In accordance with the ‘One country, two systems’ principle agreed between the United Kingdom and the People’s Republic of China, the socialist system of the People’s Republic of China would not be practised in the Hong Kong Special Administrative Region (HKSAR), and Hong Kong’s previous capitalist system and its way of life would remain unchanged for a period of 50 years. This would have left Hong Kong unchanged until 2047.’’ (Wkpd page Handover of Hong Kong)

Why write “would have left” rather than “would leave”? The Declaration says that Chinese Socialism will fully apply in Hong Kong after 50 years (1997-2047), which no doubt means, for the PRC, full socio-political ‘normalization’ of Hong Kong (the end of One Country Two Systems).

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I have a bad feeling about 2047…

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Francisation du vocabulaire : Qui voudrait devenir champion de « planche à roulettes » ? #Skateboard

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Lapsus. Après avoir dit que la justice était indépendante, la garde des sceaux dit : « Ça je le dis à mes procureurs, euh, aux procureurs ». Brillant. (Antoine Léaument, Communication numérique La France Insoumise)

« Mes procureurs » est juridiquement correct. C’est bien ça, le problème, et pas tellement qu’un ministre ne sache pas comment faire pour que ça ne se voie pas.

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Edward Snowden : « Cela doit nous alarmer quand toutes les démocraties occidentales commencent à dire qu’on a tellement peur du terrorisme, de ceci, de cela, qu’on va commencer à détruire nos propres droits. » (France Inter)

Les États-Unis ont beaucoup plus à perdre que nous. En termes de droits. La bonne nouvelle, donc, c’est que les Français ne vont pas perdre grand-chose.

P.S. Snowden parle ici des libertés fondamentales, je pense, pas des droits sociaux. Ces droits sociaux, les Français vont les perdre, oui, mais c’est une autre histoire.

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#ThrowbackThursday Harvard Summer School 2004. Touching John Harvard’s shoe.

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E. Borne réagit à la relaxe de deux militants écologistes [qui avaient décroché en mairie des portraits du Président de la République] : « Les comportements inciviques ne méritent pas d’être encouragés par des décisions de ce type. » (Télématin)

L’article 434-25 code pénal punit de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende « le fait de chercher à jeter le discrédit publiquement sur un acte ou une décision juridictionnelle » mais il faut que le discrédit soit « de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ». Il me semble que la clause restrictive signifie que la personne cherchant à discréditer une décision juridictionnelle doive être assez influente pour pouvoir porter atteinte à l’autorité ou à l’indépendance de la justice. Un membre du pouvoir exécutif, par exemple.

Il n’est pas très sain que des membres du pouvoir exécutif commentent des décisions de l’autorité judiciaire. Cela ne peut que nuire à l’indépendance de celle-ci. En outre, les magistrats n’ont a priori pas de droit de réponse en raison de leurs obligations statutaires.

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Citizen Four

Le lanceur d’alerte [Edward Snowden], qui a révélé l’espionnage massif et mondial conduit par les services américains, sort un livre et demande l’asile à la France. La ministre de la justice, qui se dit favorable à une telle mesure, a été recadrée. (Mediapart)

En ne démissionnant pas du gouvernement, la ministre de la justice montre au contraire qu’elle n’est pas favorable à la demande d’asile.

Compte tenu du principe de solidarité gouvernementale, tout propos individuel d’un ministre qui n’est pas avalisé par le collectif gouvernemental ne doit jamais être porté au crédit de ce ministre, s’il ne démissionne pas.

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La demande d’asile de Snowden doit passer par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), dit le gouvernement [article du Canard enchaîné du 18 septembre « Snowden Ding Dong »], mais comment imaginer que l’office, sous tutelle du ministère de l’intérieur, décide d’accueillir une personnalité comme Snowden sans demander leur avis aux plus hautes autorités du pays ? Se défausser de cette manière, faire croire que c’est le préposé en bas de l’échelle qui décide des relations internationales du pays, alors que ces actes sont des « actes de gouvernement », à l’abri de tout contrôle juridictionnel, c’est inimaginable.

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Est justifiée l’hospitalisation sous contrainte de celui qui « évoque ses dons métaphysiques à l’audience, ses relations avec un comité galactique, sa vision du Christ dans son corps astral et ses échanges mails avec Obama et Mandela. » Cour d’appel d’Angers, 24 avril 2015 (Curiosités juridiques)

La cour ne peut pourtant pas démontrer que cette personne n’a pas de dons métaphysiques, ni n’a de relations avec un comité galactique, ni ne voit le Christ en corps astral. Et cette personne a peut-être reçu des réponses des staffs d’Obama et Mandela à ses e-mails.

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De l’impôt

« Une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » (Article 13 DDHC)

Je ne suis pas sûr de comprendre par quel raisonnement on passe de cet article à l’impôt progressif.

Une « contribution également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » veut dire que les riches payent plus que les pauvres du fait que tous payent un pourcentage égal. Si le pourcentage de prélèvement n’est pas égal (est « progressif »), la contribution ne peut être dite « également répartie ».

L’article 13 DDHC a ainsi été écrit pour empêcher que les lois budgétaires fixent des montants d’impôt forfaitaires, car une même somme payée par tous signifie une contribution relativement supérieure des pauvres (un plus grand pourcentage de leurs revenus est consacré à la contribution commune). Inversement, l’impôt progressif enfreint la clause d’égalité de l’article 13 en déterminant une plus grande contribution relative des hauts revenus à l’impôt. C’est peut-être légitime mais en contradiction prima facie avec la Déclaration des droits de l’homme.

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Dire au premier adjoint au maire : « Qu’est-ce qu’il veut le nain ? Si tu veux des sous, je connais des gens qui sont prêt à payer pour sodomiser un nain ! » est un outrage à personne chargée d’une mission de service public. Cass, crim, 14 mai 2013 (Curiosités juridiques)

L’outrage est une insulte aggravée en fonction du destinataire de l’insulte. Si le destinataire a du pouvoir, l’insulte est aggravée, est un outrage. Cela semble peut-être normal à des Français mais les États-Unis ne connaissent pas cette mentalité féodale.

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Brigitte Macron réclame près de 40.000 euros à Closer après les révélations du magazine people sur son opération de chirurgie esthétique cet été. … Le dossier sera plaidé devant le TGI de Nanterre. (Un journaliste du Point, et non le compte Twitter du journal lui-même)

Le point de droit est le suivant. Une personne publique (qui fait parler d’elle dans les journaux ou passe à la télé tous les jours) peut-elle à bon droit faire passer une opération de chirurgie esthétique, qui aura forcément un impact sur sa communication publique, pour une affaire purement privée ?

Après les saillies du Président brésilien Bolsonaro et de plusieurs de ses ministres, des militants LREM ont répondu en défendant le physique de la Première dame. Puisqu’ils ont fait de son physique, en répondant à ce niveau, un élément de discussion politique, une opération de chirurgie esthétique n’est pas une affaire purement privée.

Des militants LREM ont en effet répondu à Bolsonaro et al. : « Si, la Première dame est belle ! » Ils continueront demain à nous dire « Regardez comme elle est belle », comme une sorte d’argument. Et le public n’aurait pas le droit de savoir que, dans cette beauté, il y a de la chirurgie esthétique ?

L’argument fondé sur ces échanges est peut-être mince si ce sont seulement des militants de base qui ont adopté une telle défense (car on pourrait alléguer alors que les cadres du parti ne sont pas responsables de la communication des militants de base). Reste que les motivations d’une opération de chirurgie esthétique, dans le cas d’une personnalité médiatique, ont jusqu’à preuve du contraire un lien avec sa communication publique. En raison du lien entre chirurgie esthétique et communication, si Closer était condamné, cela signifierait que la Première dame est la seule à décider de ce qui peut être communiqué concernant son rôle de Première dame, c’est-à-dire qu’elle exercerait un contrôle absolu de cette communication publique, et ce serait contraire au droit à l’information et aux exigences du débat démocratique (Cour européenne des droits de l’homme).

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Anticor avait relancé l’affaire Ferrand : son vice-président est visé par une enquête administrative. (francetvinfo)

« Il est reproché à Éric Alt d’avoir signé la constitution de partie civile. Or Alt était à la fois le plaignant mais également le collègue [je souligne] du juge qui instruisait l’affaire Ferrand. En effet, Éric Alt est magistrat au tribunal de grande instance de Paris. » Coupable d’être collègue, c’est nouveau ?

Les responsables de l’enquête semblent croire à l’existence d’une présomption d’implication dans une affaire du fait qu’elle a été traitée par un autre magistrat du même TGI. Comme s’il existait un principe de « solidarité tribunicienne » comparable à la solidarité ministérielle…

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Sur un plateau de télé, question d’une journaliste à un député : « Le peuple a-t-il toujours raison ? »

Pour limiter le pouvoir absolu du peuple, pourquoi ne pas constitutionnaliser un pouvoir dictatorial, avec séparation des pouvoirs ? Le dictateur ferait la loi et le peuple la ratifierait par acclamation.

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Luna Parquet

La question de l’indépendance du parquet ne se pose plus : le procureur français n’est pas une autorité judiciaire indépendante, selon la Cour européenne des droits de l’homme, qui a condamné deux fois la France, en 2008 et 2010.

Il est indigne que la France n’ait pas réformé son système judiciaire pour tenir compte de ces condamnations. (Elle a quand même dû abandonner, en 2009, une réforme Sarkozy qui prévoyait de supprimer les juges d’instruction pour confier toutes les enquêtes pénales aux procureurs !)

La loi sur « l’indépendance du parquet » votée en 2013 ne répond pas aux observations de la Cour européenne des droits de l’homme sur le parquet français ; c’est une réformette qui n’a pas changé la situation, une réponse cosmétique. Le parquet n’est toujours pas indépendant. Dans l’arrêt Thiam c/ France (octobre 2018), la Cour rappelle sa position selon laquelle le parquet français n’est pas une autorité judiciaire indépendante. Elle précise toutefois que la France n’est pas tenue de considérer son parquet comme une autorité judiciaire !

Deux remarques sur Thiam c/ France : 1/ La Cour ne considère pas que la loi de 2013 « sur l’indépendance du parquet » doive la conduire à réviser sa jurisprudence selon laquelle le parquet français n’est pas une autorité judiciaire indépendant ; et 2/ sauf pour le contrôle de la privation de liberté, le parquet a le droit d’être ce qu’il est, à savoir un pur service administratif.

Le problème, c’est que les magistrats français passent au cours de leur carrière du parquet au siège et vice-versa. Comme si les qualités pour être un juge indépendant étaient les mêmes que celles pour être un agent administratif soumis au principe hiérarchique ! Contamination.

Conclusion : Quand on t’a bercé avec l’État de droit et que tu te plonges dans l’étude du système français, c’est comme découvrir que ton conjoint est un tueur en série cannibale… L’horreur.

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Quand un député dit : « Nous pensons que le garde des sceaux ne doit pas être un simple observateur de la justice », il pense donc que le garde des sceaux doit en être un acteur ! Mais comment un ministre peut-il être acteur de la justice dans un État de droit où le pouvoir judiciaire est indépendant ?

Dans un État de droit, la « politique pénale » du gouvernement ne peut s’exercer que par la loi (dont l’exécutif a l’initiative en France [comme partout ailleurs]) et le pouvoir réglementaire général. Tout le reste est en violation de la séparation des pouvoirs (article 16 DDHC).

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Fumus persecutionis : Stop Lawfare

Le contexte de la phrase de Jean-Luc Mélenchon « La République c’est moi » est le suivant : « Je suis parlementaire … La République c’est moi, c’est moi qui suis parlementaire. » Rien à redire, c’est constitutionnellement correct. « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants » (article 3 de la Constitution).

Un député est pleinement légitime à dire qu’il est la République (« La République c’est moi ») en tant que représentant du peuple qui exerce par son biais la souveraineté nationale.

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La vidéo de Quotidien sur la perquisition au siège de La France Insoumise [qui a valu à Jean-Luc Mélenchon et à plusieurs autres députés et cadres du parti un procès pour rébellion et autres choses] montre au début les policiers empêcher les députés LFI de monter à l’étage. Puis tout le monde monte à l’étage. Si la police avait ordre que personne ne monte, pourquoi les gens montent-ils finalement ? Si la police avait respecté cet ordre, il n’y aurait pas eu de problèmes. Et si la police n’avait pas ordre d’empêcher les députés LFI de monter à l’étage, pourquoi leur avoir dit qu’ils n’avaient pas le droit de monter, avant de les laisser monter ?

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Si les réformes de l’immunité parlementaire l’ont réduite à la peau de chagrin, elles n’ont pas vidé le principe du fumus persecutionis qui en est le fondement : la nécessité de protéger l’opposition parlementaire des abus de procédure judiciaire. D’où le hashtag #StopLawfare.

Le procès doit donc porter sur la perquisition elle-même, dans la mesure où toute la conduite de Jean-Luc Mélenchon ce jour-là est dictée par un fumus persecutionis, un soupçon de lawfare, de persécution à l’encontre de représentants du peuple (par détournement et abus de la procédure judiciaire via le parquet). Si le lawfare est avéré, la relaxe s’impose.

En l’occurrence, et Mélenchon l’explique ce jour-là même (c’est dans la vidéo), le traitement subi par LFI avec ces perquisitions signale une rupture d’égalité qui demande à être expliquée, car il pèse sur elle un fort fumus persecutionis (soupçon d’abus de procédure).

Une enquête sur les circonstances dans lesquelles le parquet (qui n’est pas indépendant de l’exécutif selon la Cour européenne des droits de l’homme) a décidé ces perquisitions chez un parti d’opposition est nécessaire.

La rupture d’égalité qui est un fumus persecutionis dans le cas des perquisitions chez La France Insoumise est illustrée par ce rappel du Canard enchaîné (du 18 septembre 2019) : « Surtout quand d’autres politiques – Bayrou pour ne pas le citer – suspectés eux aussi d’avoir fait travailler des assistants parlementaires pour leur parti n’ont pas exactement eu droit au même traitement. » L’opposition n’a pas droit au même traitement mais il n’y a pas abus de procédure du pouvoir en place contre l’opposition ?

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La vice-procureure demande à JL Mélenchon ce qu’elle devra dire à un simple justiciable si une personne publique refuse de se soumettre à l’autorité judiciaire. (Vincent Michelon, journaliste LCI)

La vice-procureure devra dire à ce simple justiciable que le parquet français « n’est pas une autorité judiciaire indépendante » selon la Cour européenne des droits de l’homme. Refuser de se soumettre au parquet n’est donc pas refuser de se soumettre à l’autorité judiciaire. 🤷‍♂️ #StopLawfare

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À Nantes, 48 heures de garde à vue pour un homard de carnaval en papier mâché. Le procureur voulait poursuivre pour « association de malfaiteurs », le juge n’a pas suivi. (via Mediapart)

Le juge n’a pas donné suite à des poursuites pour association de malfaiteurs du fait d’un homard en carton mais il n’a pas le pouvoir de sanctionner l’abus de procédure que constitue une demande si évidemment dénuée de tout fondement ! #StopLawfare

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Charybde ou Scylla, je pose ça là [sous un tweet du journal Fakir] : « Un député, même s’il sort des champs ou de l’usine, aura bientôt des opinions de député, car c’est un métier d’être député. Au travail de persuader, on prend bien vite une idée étrange des difficultés, des moyens et des solutions. C’est exactement devenir bourgeois … le métier de député change tout l’homme, et fort promptement. Adieu ouvrier, adieu paysan ! » Alain, Propos du 10 janvier 1931.

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Acte 45

Le nassage de touristes sur les Champs-Élysées a-t-il pour but de permettre de fouiller des sacs de touristes ne parlant pas français après leurs emplettes dans les boutiques de luxe ?

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Alors que la gare Saint-Lazare est bouclée par les flics, une photographe se fait confisquer son casque de protection. Alors qu’elle le réclame, elle se fait taper et gazer. (Vidooshan V.) [avec vidéo]

Le dialogue (presque) imaginaire : « Qu’est-ce qu’y a, la blonde ? Pourquoi tu veux ton casque ? Tu es plus belle sans. Allez, tiens, un peu de gaz dans la figure : c’est bon pour la peau ! »

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Dans un tweet, la préfecture de police appelle les Champs-Élysées, selon le poncif, « la plus belle avenue du monde » (qu’elle a sécurisée). Et quand le Français s’envoie des fleurs, non, il n’est pas ridicule. (C’est quand les autres font la même chose que c’est ridicule.)

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« Homophobie dans les stades : En fait-on trop? » (Bandeau CNews)

Si vous pensez que la fédération de football en fait trop, alors la loi expression de la volonté générale je ne vous raconte même pas…

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No Deal

Quand, pour la Cour EDH, le parquet français, bien qu’il ne soit « pas une autorité judiciaire indépendante », a le droit d’exister (avec les énormes pouvoirs judiciaires qu’il possède !), je ne m’étonne pas que les Anglais aient deux fois [voire trois fois] menacé de quitter le Conseil de l’Europe.

Notez bien : Avec le Brexit, les Anglais vont quitter l’Union européenne mais ils quitteront peut-être aussi le Conseil de l’Europe. Et ils le feront parce que leurs libertés sont incompatibles avec le droit continental autoritaire et indécrottable !

Ils le feront donc pour la même raison que le Brexit. Et c’est pourquoi un No Deal ne peut être un obstacle au Brexit : parce que le sujet est une divergence de conception juridique, donc de conception de la liberté, et non d’abord le sujet économique.

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What’s Wrong With U.S. Whistleblowers Legislation

Government employees are only protected by the First Amendment when they are speaking as private citizens. If their speech is part of their official job duties, then they can be fired or disciplined for it (Garcetti v. Ceballos, 2006).

“Government employees who are performing whistleblowing functions are not protected by the First Amendment, since reporting misconduct is often part of an employee’s official duties.” (freedomforuminstitute.org)

It results from the preceding that a (civil servant) whistleblower who performs whistleblowing, because public reporting would entail overwhelming retaliation, is not protected by the First Amendment, nor is the employee who reports publicly, as he then acts as an official employee.

Thus, no civil servant who reports misconduct is protected by the First Amendment.

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Happy Slapping dans ta face, Gilet Jaune !

5 mois de prison avec sursis pour une vidéo de manif. (dijoncter.info)

Un manifestant [Gilet Jaune] condamné en vertu de la loi « anti-slapping » de 2007, qui rend complice des violences physiques toute personne qui filme et diffuse ces violences sans être journaliste. À l’époque il s’agissait de lutter contre les agressions filmées « pour rire » par les agresseurs. (Guillaume Champeau)

Je pensais que les juges étaient censés tenir compte de l’intention du législateur. Si l’exposé de la loi et les débats législatifs montrent que la loi est destinée à ce que vous dites, cette condamnation n’est-elle pas un détournement de l’intention du législateur par le juge ?

Une loi est déposée avec un exposé des motifs, que le ministre rappelle oralement au commencement des débats. C’est sur la foi de cet exposé que les parlementaires débattent et votent. Aucun parlementaire n’a donc, par la loi anti-slapping, voté une loi permettant la présente condamnation.

Ou bien, les parlementaires ont voté une telle loi à leur insu, c’est-à-dire à l’insu de leur plein gré, l’exposé des motifs et le débat ne les ayant pas suffisamment éclairés, et cela doit dès lors être imputé à un subterfuge du gouvernement (ex ante) ou de l’autorité judiciaire (sous l’influence du parquet) (ex post). Un subterfuge par lequel on rendrait suspect a priori le fait de filmer l’action des forces de l’ordre lors d’opérations d’encadrement de manifestation.

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Nous avons vu légion de scènes d’intimidation physique par des policiers pour faire cesser les actions de vidéo de manifestant.e.s. Voici désormais l’utilisation du droit pénal. (juriste-lundimatin)

Je pense que, dans le cas d’espèce, le juge a écarté le contexte de manifestation pour ne retenir que l’assaut d’une caserne. Des Gilets Jaunes auraient assailli une caserne en se filmant : c’est du « happy slapping ». Un raisonnement comme ça.

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Privilèges à vie

Les anciens Premiers ministres conserveront voiture et chauffeur à vie. (Capital Magazine) [Un titre qui, pour beaucoup de gens qui ne savaient pas que les anciens Premiers ministres conservent voiture et chauffeur à vie depuis bien longtemps, signifiait que cet avantage venait d’être créé.]

En gros titre, « Les anciens Premiers ministres conserveront voiture et chauffeur à vie », on peut comprendre qu’ils ne les conservaient pas jusqu’à présent. C’était ce que j’avais compris et j’allais vraiment m’énerver. Vous l’avez fait exprès, @MagazineCapital ?

Beaucoup de gens, en fait presque tous, ne lisent pas les articles dont ils ont lu le titre. Il faut donc interroger Capital. C’est peut-être un acte de malveillance envers notre cher Président !

Car ce gros titre de Capital enflamme la Toile, en faisant passer une positive mesurette de suppression de quelques avantages pour une création de nouveaux avantages.

Or le Premier ministre « avait indiqué en février vouloir faire en sorte que les moyens qu’on attribue aux anciens Premiers ministres ne soient pas accordés à vie, mais pendant dix ans » (Le Parisien). Mais la voiture et le chauffeur finalement restent à vie, contrairement à l’annonce de février : ça aussi, ça énerve les gens.

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Le ministère de l’Intérieur contraint de reconnaître le LBD comme « arme de guerre » (Capital, avril 2019)

Si le ministère reconnaît que le LBD est une arme de guerre, c’est forcément une « arme dangereuse » selon notre jurisprudence administrative. L’usage d’une arme dangereuse engage la responsabilité des forces de l’ordre pour les blessures commises avec ces armes « sans faute » des forces de l’ordre à prouver. Cette jurisprudence concerne « les tiers » aux opérations. Il serait curieux (et malsain) qu’en cas de manifestation tous les manifestants soient exclus a priori du statut de « tiers à une opération », pour refuser d’appliquer la responsabilité sans faute aux cas de blessures par LBD, si les blessures ont été occasionnées lors d’une opération d’encadrement de manifestation.

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First Amendment & the New Agora

Isn’t it strange that “The First Amendment does not impact the ability of private citizens and organizations to punish or limit speech” (freedomforuminstitute.org), thus allows Twitter, as a private company, to suppress speech according to its own rules, and at the same time “a judge ruled that President Trump could not block people from following him on Twitter. It was the most prominent in a series of rulings finding that access to public figures on social media is a constitutional right’’ [as] ‘’public officials use these accounts to conduct official business or make announcements” &, as a commentator puts it, “social media is where so much of our public discourse is happening these days” (governing.com, Sorry Politicians, You Can’t Block Critics on Twitter, Sep 2018).

Twitter private company has the First Amendment power to decide what speech is allowed on its platform “where so much of our public discourse is happening these days.” That objectively makes it a bigger (potential) censor than any government of bygone ages. As a matter of fact, platforms like Twitter, but especially Twitter, are becoming the Agora (public forum) of the IT age. On these privately owned platforms, public officials and constituents alike obey the discretionary rules of the private owner.

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Cocorico le Barbare

Concernant la plainte contre Mélenchon pour son « policiers barbares », dans les articles du code pénal sur l’injure ou la provocation à la haine « envers un groupe de personnes à raison de », je trouve beaucoup de choses, race, nationalité, religion, sexe, orientation sexuelle…, mais pas « à raison de leur corporation ».

ii

A défaut de lire la réponse à la question essentielle, j’ai compté les lignes de votre article [LCI] sur mon écran : 47 lignes et pas de réponse à la question essentielle : Quelle infraction Mélenchon a-t-il commise pour justifier une plainte?

Diffamation. (ixtebe64)

La réponse est non. Dans l’article 32 de la loi de 1881, relatif à la diffamation, il est question de diffamation envers les particuliers ou « envers un groupe de personnes à raison de » : ethnie, nation, race, religion, sexe, orientation sexuelle, identité de genre, handicap. Tout sauf « à raison de leur corporation ». [Exactement comme pour l’injure et la provocation à la haine, donc : voyez supra.)

Et même si la diffamation était retenue, Mélenchon « a en sa possession des éléments lui permettant de s’exprimer comme il l’a fait ». Ces éléments sont publics.

On peut aussi raisonner par l’absurde : Que peut-on critiquer si tout propos critique est passible de poursuites pénales ? Rien. Ça ne vous dérange pas ? Cette plainte ne débouchera sur rien mais elle instille un climat qui conduit à l’étouffement de la parole.

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C’est parce que le mort était mort que son assassin l’a tué

Est caractérisé de tentative d’homicide volontaire le fait d’essayer de tuer une personne qui en réalité est déjà morte mais que l’auteur croit encore en vie. Cass, crim, 16 janvier 1986 (Curiosités juridiques)

Il ne peut y avoir de tentative d’homicide car il ne peut y avoir d’homicide. La tentative implique plus qu’une intention. Ici, c’est l’intention que le juge condamne, pas une tentative. Or le souhait ou l’intention de tuer quelqu’un n’est pas condamnable en soi.

À l’intention subjective doit correspondre une situation objective, pour pouvoir parler de tentative. Si, sur la foi de certaines superstitions, je plante des aiguilles dans une poupée pour tuer un homme, il n’y a pas tentative d’homicide volontaire.

Dès lors, la seule infraction qu’a commise cette personne est l’atteinte à l’intégrité d’un cadavre (article 225-17 du code pénal). Mais il est important de noter que cette atteinte est involontaire.

ii

Si j’ai bien compris, le texte s’applique dans le cas où, par exemple, quelqu’un poignarde un mort en pensant qu’il était vivant. Il y a bien une tentative d’homicide, qui aurait sûrement réussi si la victime n’était pas déjà morte. Dans le cas de la poupée vaudoue, que la victime soit vivante ou morte, il ne s’agit pas d’une tentative « réelle ». En revanche, je me demande si on peut poursuivre quelqu’un pour l’intention… (T. Boudawa)

La tentative avec la poupée est réelle pour celui qui l’accomplit. Et la tentative n’est pas plus réelle pour celui qui poignarde un mort.

(Pour l’anecdote – mais ce n’est sans doute pas déplacé dans un fil de « curiosités juridiques » –, le Concile de Tolède de 694 a interdit les missae pro morte inimicorum (messes pour la mort des ennemis) comme superstitieuses et vindicatives.) [Voyez mon Macri Hierolexicon]

iii

Mais ici le juge utilise les termes « le fait d’essayer », donc si l’on s’en tient compte de cela on peut dire qu’il condamne bel et bien la tentative et non l’intention. Car dans l’intention il n’y a aucune action et par conséquent aucune infraction… (L’anticonformiste)

Une intention avec action mais sans possibilité matérielle objective de réalisation n’est pas une tentative, et c’est pourquoi le juge ne condamne pas comme tentatives d’homicide les rites de sorcellerie par exemple.

Le juge a condamné comme tentative d’homicide des coups à un cadavre car, alors qu’il méprise celui qui tente de réaliser ses intentions homicides par magie, il voit de la dangerosité chez l’autre. Or condamner des « états dangereux » est une philosophie totalitaire du droit. [Comme le savent les étudiants en ces matières.]

iv

« qui aurait sûrement réussi si la victime n’était pas déjà morte » (cf ii)

Imaginons que l’individu entre dans le salon, trouve son ennemi mortel assis dans un fauteuil, croit qu’il dort (il est mort), il y a un couteau sur la table à côté, la haine accumulée depuis des années remonte, il le poignarde. S’il l’avait vu bouger, il aurait simplement refermé la porte. Dans ce cas, c’est parce que le mort était mort que son assassin l’a tué.

Car il est plus facile d’assassiner un mort qu’un vivant, et le moindre signe de vie aurait sans doute empêché la haine de se transformer en intention criminelle. Le cadavre était trop tentant.

Dès lors, on ne peut même pas déduire avec certitude le risque que pose aux vivants celui qui a tué un mort. Tout ce qu’on sait de cette personne, c’est qu’elle est capable de tuer un mort. Or notre société est la société des vivants et c’est la société des vivants que protège le droit.

1/ Il est vrai que votre raisonnement se tient. Mais je ne parviens pas à écarter l’idée que l’auteur de l’acte croit sa victime vivante… Mais dans ce cas en effet la distinction doit être à effectuer quant aux motivations de l’auteur, entre une “simple” haine ou un crime calculé.

2/ Mais cela contrevient quelque peu au principe d’indifférence des mobiles, si l’on effectue une distinction lors de la qualification entre deux actes non prémédité, l’un étant passionnel et l’autre de sang froid. (Briac de V.)

Réponse à 1. Je le crois aussi [réponse à « Mais dans ce cas en effet la distinction doit être à effectuer quant aux motivations de l’auteur, entre une ‘simple’ haine ou un crime calculé »]  (j’ai par ailleurs dans mes écrits [mes écrits non publiés] une réfutation de l’excuse de la poche vide [cf le prof. Guillaume Beaussonie, qui cite au titre des « infractions impossibles » : « tirer sur une victime déjà morte ; tenter de faire avorter une femme qui n’est pas enceinte ; voler une poche vide »]). Le crime calculé semble déduit par beaucoup (ici) du jugement, ce qui donne indirectement du poids à mon raisonnement.

[En réalité, même la préméditation ne ruine pas cette ligne de raisonnement (il n’a pas échappé au lecteur que mon argumentation repose sur deux lignes de raisonnement), car le crime peut, tout en ayant été prémédité, avoir été favorisé par l’état cadavérique au-delà de ce qu’il aurait été permis à l’accusé d’espérer s’il avait eu affaire à une personne vivante.]

Rép. à 2. Il faudrait déterminer à quel degré l’état cadavérique a permis à l’accusé de surmonter ses inhibitions. Même si l’accusé avait renversé des chaises sur le chemin vers sa victime, celle-ci ne se serait pas réveillée (et pour cause), et il aurait cru que la chance lui sourit.

v

La poche vide, je considère que ce n’est pas la même chose : [ce que j’appelle] la situation objective ne manque pas, simplement le pickpocket a choisi la mauvaise poche, ou le mauvais jour (la personne est sortir sans argent ce jour-là). Le mort, lui, ne peut être tué ni aujourd’hui ni demain ni d’aucune manière.

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Lubrizol
(Incendie d’une usine classée Seveso à Rouen)

Et si tu mets un masque anti-pollution pour sortir, tu es coupable de « dissimulation du visage dans l’espace public » (loi N°2010-1192).

Les images des médias sur Lubrizol montrent des gens dans la rue avec des masques antipollution. Arrêtez, c’est insupportable ces violations de la loi !

On me dit que des dérogations sont possibles si « la tenue est justifiée par des raisons de santé ». Dans ce cas, prouvez l’effet du masque antipollution sur la santé ! Il n’y a aucune preuve scientifique, donc vos excuses vous pouvez vous les garder !

ii

Rouen: pour la maire de Canteleu, « il faut que la solidarité nationale s’exprime ». (BFMTV) Réaction d’un twittos : Non, il faut que les pollueurs PAIENT !!!

La solidarité nationale paye bien pour les accidents du travail-maladies professionnelles…

Les travailleurs payent pour les cotisations AT-MP « à la charge des employeurs » et c’est constaté par le rapport constant 2/3:1/3 entre revenus du capital et revenus du travail sur les 150 dernières années (Thomas Piketty). Les AT-MP sont une fonction statistique du niveau d’activité et sont donc de la seule responsabilité des patrons. Facialement, les cotisations sont à la charge de l’employeur, mais réellement le travailleur, ou la « solidarité nationale », paye.

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A Florida library once only allowed teens with parental permission to check out The Autobiography of Malcolm X, because of its “anti-white racism.” (ACLU=American Civil Liberties Union)

Was it a privately-run library? If it was, shouldn’t the rule be applied to its private management: “The First Amendment does not impact the ability of private citizens and organizations to limit speech”?

Another question: Does ACLU see its role as that of a pressure group pressing private organizations to promote, or at least to avoid limiting access to some kind of speech, or does it also question the constitutionality of that First Amendment interpretation according to which private organization can limit speech? (The principle that private organizations can limit speech is not the letter of the First Amendment, and results from precedent.)

According to E.U. law, the private management would, unless I’m mistaken, abide by the public regulations. But E.U. law makes no difference between public and private organizations as to prohibited speech. In the E.U., private organizations cannot limit speech any more than public organizations; that would be discrimination based on speech*. Yet the difference with U.S. is also that E.U. law prohibits a much larger range of speech. So a private org would not be allowed either, any more than a public one, to give access to such prohibited speech.

*[I am probably overoptimistic regarding the existence of what I here call speech-based discrimination in the E.U.]

I link to a Center for Digital Education’s paper called “Privately-Run Libraries Expand Throughout U.S.” (2015) and the question is whether these privately-run libraries are public or private organizations re First Amendment law. “A Maryland company that runs public libraries faces opposition as it seeks to add the 24 libraries in California’s Kern County to its portfolio of 82 in six states.” That company might invoke the principle that ‘’the First Amendment does not impact the ability of private organizations to limit speech” and thus would be fully justified by U.S. law to limit access to such books as the Autobiography of Malcolm X.

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Depuis 1994, en France, les prisonniers peuvent voter.

Les personnes détenues peuvent voter par procuration ou demander une permission de sortir.

Cependant, bon nombre d’entre elles sont exclues de cette deuxième option car elles n’y sont pas éligibles. Par ailleurs, la demande de permission de sortir peut toujours être refusée, et ce à quelques jours du scrutin, empêchant celle qui n’a pas prévu de procuration de voter.

Si les personnes détenues n’ont plus d’attache dans leur commune d’origine, elles doivent s’inscrire sur les listes électorales de la commune du lieu d’implantation de la prison. Et pour la procuration trouver un mandataire inscrit dans la même commune.

(Observatoire international des prisons, section française, août 2017)

Depuis 1994 😂 😭

TW18 De l’acte XIII à l’acte XIX: Yellow is the New Rose

ACTE XIII (suite)

Le délit de blasphème existe déjà en droit français : ça s’appelle « provocation à la haine en raison de la religion ». N’est-ce pas, caporal ?

On me dira que non, que le juge défend le droit de critique tout en le préservant des provocations de nature à en entacher l’exercice etc. C’est dire qu’en ces matières la frontière entre juge et sophiste devient floue.

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La lutte contre les #fakenews existe en droit français au moins depuis la loi du 29 juillet 1881 (article 27). Ça s’appelle des « fausses nouvelles ». C’est dire combien notre code sent la naphtaline même pour le législateur, qui se sent obligé de le récrire en anglais !

« ’’La fausseté de la nouvelle est sa non-conformité avec la vérité.’’ Pour lapidaire qu’elle soit, la formule du Pr Chavanne résume parfaitement la volonté du législateur et l’interprétation retenue par la jurisprudence. » (Philippe Bilger et Bernard Prévost, Le droit de la presse, 1990, p. 40) 😂 Merci, professeur Chavanne, pour cette chavannade !

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Cette image [le débordement du Président de la République lors de la victoire de l’équipe de France à la Coupe du monde de football] est obscène. La survalorisation hypocrite du sport par la classe politique exploite l’obsession des classes populaires sans conscience de classe pour des futilités. Panem et circenses.

J’ai effacé un tweet où je traitais le président de « … » à cause de cette photo, l’ai effacé alors que l’injure se disculpe par l’exception de provocation et la diffamation par celle de vérité. La provocation et la vérité, c’est PANEM ET CIRCENSES ! #Décadence

L’ai effacé alors même que le délit d’offense au Président de la République a été, après une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme, aboli en 2013 – ce délit qui allait jusqu’à nier à l’accusé, pour la plus grande honte de notre régime, le droit d’invoquer l’exceptio veritatis ! (De sorte que tout propos le concernant signalé à la justice par le Président de la République était, non pas tant condamnable que, de fait, déjà condamné !)

Certains m’ont reproché ce tweet que j’ai effacé en disant que ce n’était pas digne, sans voir qu’un président dans une telle posture est l’indignité première et la cause de ma colère. Où a-t-on vu un tel débordement chez un président ? Où ? Quand ? Alors ?

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Trêve de déclamations rituelles contre la guerre, il faut déclarer la France État neutre permanent. Suivons l’exemple de ces pays européens reconnus neutres par la communauté internationale : Suisse, Suède, Finlande, Irlande, Autriche, Malte, Serbie, Moldavie.

Les turbines de nos sous-marins nucléaires sont détenues par les Américains : si aujourd’hui il y a la guerre en Irak, on ne peut plus dire non… (Natacha Polony)

La France dira non si elle se déclare pays neutre permanent et démantèle ses sous-marins nucléaires.

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Il n’y a pas de bon ou de mauvais usage de la liberté d’expression, il n’y en a qu’un usage insuffisant. (Raoul Vaneigem)

Il faudrait demander à Raoul ce qu’il pense du délit d’injure, parce que même les juges qui condamnent ce délit à tour de bras sont de fervents défenseurs de la liberté d’expression.

ACTE XIV

L’injure dans le village mondial

Internet appelle une révision de la notion de publicité dans le contentieux pour injure. C’est le village mondial et, comme dans un village, tout y est public (Marshall McLuhan).

Par conséquent, la distinction entre lieu privé et lieu public est de plus en plus dépourvue de sens, et son maintien fictif (par la non-adaptation du droit) devient de fait une répression totale.

De plus, une communication qui « n’implique pas l’existence d’un public » est dépourvue de sens sur internet. Dès lors, l’injure privée y a de fait disparu.

Pour éviter la répression totale, et totalitaire, l’État doit par conséquent considérer internet comme un espace privé par défaut, où l’injure est passible d’une simple contravention, ou, mieux, renoncer à toutes poursuites.

P.S. On me dira qu’on peut « privatiser » son compte Twitter. Une telle chose est possible sur Twitter et d’autres plateformes mais pas sur les forums en ligne, par exemple. Et même sur Twitter, combien de comptes privés ? 0,000001% ? Ce n’est juste pas la philosophie du truc. Essayez, vous verrez.

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Diffamation  interétatique

Macron: « @RT_com essaie de faire croire que nous sommes la Turquie ou l’Egypte. » (Le Canard enchaîné) Rappel : La Turquie est membre du Conseil de l’Europe, signataire de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et a accepté la juridiction de la Cour européenne des droits de l’homme.

Si nos autorités constatent des manquements aux droits de l’homme et aux libertés en Turquie, l’article 33 (ancien article 24) de la CEDH les invite à en saisir la Cour (auparavant, la Commission des droits de l’homme) pour statuer. De même, puisque Erdogan conteste le traitement des Gilets Jaunes par la France, il y a l’article 33.

Une saisine au titre de l’article 33 par la Turquie ou tout État membre du Conseil de l’Europe donnerait d’ailleurs du poids à la démarche de la commissaire aux droits de l’homme Dunja Mijatovic relativement à la crise des Gilets Jaunes en France (« Le niveau élevé de tension qui prévaut actuellement en France suscite mon inquiétude. Il est urgent d’apaiser la situation. »).

Quand nos gouvernants constatent des manquements aux règles d’un État démocratique, ils ne sont pas sans moyen d’agir (art. 33 CEDH) et ne devraient donc pas déplorer que « Donc, nous, on est des pitres », voulant dire par là que ceux qui sont moins démocratiques que nous ont un avantage sur nous. La possibilité d’une telle saisine vaut entre les États membres du Conseil de l’Europe, en l’occurrence: 1/ La Turquie, à laquelle on ne pourrait pas comparer la France alors qu’elle adhère aux mêmes principes internationaux ; 2/ La Russie, prétendue tireuse de ficelles, face à qui « on est des pitres ».

Quand un justiciable ne saisit pas la justice de faits qu’il juge contraires au droit, s’il impute à quelqu’un de tels faits, en public ou en privé, c’est de la diffamation. Depuis la ratification de l’article 33 de la CEDH qui permet à un État de saisir la Cour EDH contre un autre État, c’est la même chose entre États. Insinuer, même en privé (en off), pour un chef de l’État français, que la Turquie et la Russie, membres du Conseil de l’Europe, laissent à désirer en tant que démocraties, sans saisir la Cour au titre de l’article 33 CEDH, c’est de la diffamation interétatique au sens strictement juridique.

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Demandez-vous ce qu’est une « action nuisible à la société »

Article 5 #DDHC (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789) : « La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. » Depuis que je suis l’actualité, beaucoup d’interdictions nouvelles ont été votées et je n’ai jamais entendu discuter leur légitimité au regard de cet article de la DDHC !

Existe-t-il au moins une doctrine des « actions nuisibles à la société » ? Il semble plutôt que toute interdiction votée par le législateur est présumée s’appliquer à une « action nuisible à la société ». Or l’article 5 de la DDHC nous interdit justement de le présumer.

Dès lors que d’autres sociétés ne connaissent pas certaines interdictions votées par le législateur français et ne s’en portent pas moins bien, voire s’en portent mieux, en quoi ces actions interdites en France sont-elles « nuisibles à la société » ? J’affirme donc que toute interdiction inconnue dans n’importe quel État étranger au fonctionnement normal est a priori illégale en France en vertu de l’article 5 de la DDHC faisant partie de notre bloc de constitutionnalité.

J’écris « a priori » pour réserver une exception de francité (francitude ?) qui rendrait l’interdiction, même si elle n’est pas nécessaire ailleurs, nécessaire dans la société française, mais je ne crois même pas à une telle hypothèse.

Il est évident que si je porte un masque antipollution, comme cela se pratique massivement au Japon, en Corée, à Taïwan…, je ne commets pas une action nuisible à la société. Pourtant la loi française l’interdit. C’est donc bien que la loi est inconstitutionnelle. #loianticasseurs #cagoule #niqab

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Il n’y a que la vérité qui blesse 

« Il n’y a que la vérité qui blesse » est un adage bien français, n’est-ce pas ? Dès lors, l’exceptio veritatis (exception de vérité) disculpatoire est caractérisée dès le dépôt de plainte pour injure/diffamation.

Ensemble pour un droit adulte !

Ou alors que le plaignant prouve qu’il n’est pas blessé. 😂

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Culte républicain de la personnalité

Des « Activistes Gilets Jaunes Pro-Climat » ont emporté depuis une salle de fête parisienne le portrait du Président Macron. [D’autres actions du même type ont eu lieu entre-temps et la machine pénale s’est mise en branle contre ces activistes.]

À Cuba, une des premières lois de la Révolution a été de supprimer les portraits officiels (de personnalités vivantes) dans les bâtiments publics. «Fidel ha hecho una Ley de la Revolución, que fue una de las primeras leyes de la Revolución, prohibiendo poner el nombre de ningún dirigente vivo a ninguna calle, ciudad, pueblo, fábrica o granja, y prohibiendo incluso las fotografías oficiales en las oficinas administrativas.» (Ernesto Cardenal, En Cuba, 1972)

Pourquoi avons-nous encore ce culte de la personnalité chez nous ?

Ce ne sont pas pour ces créatures de chair et d’os que nous votons mais pour le programme qu’elles promettent d’appliquer. Ne profanons pas les édifices publics de la République par un culte de la personnalité indigne de la raison humaine.

Laissons les images aux tablettes de chocolat (marketing pédocentré).

Les politiciens, les aspirants au pouvoir disent qu’ils veulent « servir » (servir leur pays, servir leurs concitoyens…) mais un serviteur qui a son portrait partout, je n’appelle pas ça un serviteur.

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Le propos suivant a été jugé parfaitement licite par un tribunal : « La même profusion financière explique l’extraordinaire hégémonie du lobby sioniste sur l’ensemble des médias, dans le monde, de la presse à la télévision. » Paris 11e ch. 11 janv. 1984 Gaz. Pal. (Source : Philippe Bilger et Bernard Prévost, Le droit de la presse, 1990)

P.S. « Gaz. Pal.» ne veut pas dire Gaza Palestine mais Gazette du Palais.

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La continuité du service public est un principe de valeur constitutionnelle (PVC) tout comme le droit de grève, donc le législateur peut apporter des limitations au second. Mais pas au premier ? Le droit de grève est un PVC de second ordre !

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Tout ce que je peux dire sur le #GrandDébat #GrandDébatNational, c’est qu’il n’a pas lieu sur Twitter, vu les misérables stats qu’on récolte en tweetant ces hashtags…

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Moutons noirs anonymes

L’anonymat ne met pas le fonctionnaire à l’abri de sanctions disciplinaires pour manquement aux obligations de réserve (arrêt Tong-Viet, 2 mars 1998). Mesure-t-on la portée de cette jurisprudence du Conseil d’État ? Le devoir de réserve est censé prévenir que l’attitude du fonctionnaire ne « jette la déconsidération sur l’administration » du fait de son comportement. Mais si personne ne peut l’identifier comme fonctionnaire en raison de l’anonymat ?

Si l’anonymat n’empêche pas de sanctionner le fonctionnaire au nom de la réserve, c’est que celle-ci vise en fait, pour la jurisprudence administrative, à garantir aux autorités publiques à l’égard desquelles la réserve est due les immunités d’un régime autoritaire.

[De fait, cela vise en particulier les lanceurs d’alerte, alors que la CEDH, par laquelle la France est liée, protège ces derniers.

Il y a deux manières de « jeter la déconsidération sur l’administration » par des propos ou des écrits. La première consiste à tenir des propos indignes sur quelque sujet que ce soit. La seconde consiste à tenir des propos désobligeants sur l’administration, tels que des « critiques graves », des « propos injurieux à l’égard de supérieurs hiérarchiques »… Or le Conseil d’État n’est fondé à étendre le devoir de réserve à des propos ou écrits anonymes ni pour l’une ni pour l’autre catégorie de propos. S’agissant des propos indignes qui ne portent pas sur l’administration, la déconsidération ne peut rejaillir sur cette dernière si le fonctionnaire tient de tels propos sous le couvert de l’anonymat. Et si les propos du fonctionnaire anonyme portent sur l’administration, ces propos sont protégés par la Cour européenne des droits de l’homme au titre du droit, voire du devoir, d’être un lanceur d’alerte, protégés à l’instar, et c’en est le corollaire, des sources des journalistes (Goodwin c/ R.U., 1996 ; Roemen & Schmitt c/ Luxembourg, 2003 etc.).]

ACTE XV

La Première ministre norvégienne Erna Solberg a présenté des excuses officielles à ses concitoyennes qui avaient subi des humiliations pour avoir eu des relations avec les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, d’après Euronews. (Octobre 2018)

En France, on est encore tout fiers de les avoir tondues, battues, lynchées sans procès.

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Il existe dans le code pénal un délit d’incitation (à la violence). Il faut donc être bien naïf pour croire que les gens se seraient détournés des #GiletsJaunes à cause de leurs violences : seuls ceux qui sont contre les violences disent ce qu’ils pensent.

Vous pouvez croire que ceux qui ne disent rien condamnent eux aussi toute violence. Mais si vous n’êtes pas trop naïf, vous croirez plutôt que ceux qui ne peuvent pas dire ce qu’ils pensent n’en pensent pas moins.

(Je ne suis même pas sûr que ce que je dis ne soit pas de l’incitation. Un bon procureur vous le démontrera facilement car il a une façon d’entraîner la conviction par ses paroles qui fait l’admiration de ses collègues et amis.)

Au cas où il serait vrai que le soutien aux Gilets Jaunes se tasse, il est douteux que ce soit à cause d’un niveau de violence trop élevé plutôt que trop bas. Un niveau trop bas peut faire penser que les manifestations laissent le gouvernement libre de les ignorer, libre de laisser pourrir la situation sans être impacté désormais. Il ne faut donc pas se tromper d’analyse : raisonner sur des faits sociaux en faisant comme si la parole était libre, c’est raisonner à faux, même en France ou, à comparer avec les autres démocraties, surtout en France. Voir #Democracy Index #HumanFreedomIndex #PressFreedomIndex : sur les trois index, la France est parmi les deux, trois derniers du classement en Europe de l’Ouest. Une bien belle constance. Ceux qui ne voient, pour comparer, que les dictatures sont des ennemis de la liberté.

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Saudi Arabia’s buzzing #Vision2030, launched in 2016, comes after:

Oman 2020 (1996) 🇴🇲
Abu Dhabi Economic Vision 2030 (2006) 🇦🇪
Qatar National Vision 2030 (2008) 🇶🇦
Economic Vision for Bahrain 2030 (2008) 🇧🇭

Always pioneers, the Saudis…

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LCI parle de « saturation » de la part de figures des Gilets Jaunes en montrant une photo de Priscillia Ludosky. Sous-entendu : la sature noire de cas ratés ?

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UN Independent Commission of Inquiry on Protests in Gaza Presents its Findings. (Feb 28) #GreatMarchOfReturn

Unless undertaken lawfully in self-defence, intentionally shooting a civilian not directly participating in hostilities is a war crime.

The demonstrations were civilian in nature, with clearly stated political aims. Despite some acts of significant violence, the Commission found that the demonstrations did not constitute combat or military campaigns.

International human rights law prohibits the use of force based solely on a person’s actual or alleged affiliation to any group, rather than their conduct.

“It is important to emphasize this point at the outset: the [Palestinian] demonstrations at the fence which occurred in 2018 were not military operations but civilian protests.” Chairperson Santiago Canton

“It bears repeating that the use of lethal force by Israeli security forces on largely unarmed civilian protesters is unlawful.” Commissioner Betty Murungi

ACTE XVI

Le gouvernement n’ose pas faire tirer ses snipers à balles réelles contre les Gilets Jaunes mais ses amis israéliens l’ont fait de sang-froid ces derniers mois à la #GrandeMarcheDuRetour tuant 189 manifestants civils palestiniens, et il n’y trouve rien à redire. Le gouvernement français sait parfaitement que ses amis israéliens sont des criminels de guerre. CQFD.

(i)

Les décisions/résolutions se votent à la majorité, il ne vous échappera pas qu’il y a un seul État juif et 57 pays musulmans. Le parti pris des instances internationales est hallucinant. Combien de résolutions pour la Syrie ? (bobbyEnerve)

Combien de colonies syriennes illégales en dehors de Syrie ?

Joueur ? On parle des 4.000 palestiniens massacrés en 70/71 par la police jordanienne ? Plus que les victimes palestiniennes lors du conflit pendant 70 ans avec Israël… (BobbyEnerve)

Ces Palestiniens avaient fui leur pays à cause de qui ?

[Pas de réponse.]

(ii)

Non, non il a condamné et demandé plus de retenue. (Jeyrem), avec un lien vers : Emmanuel Macron condamne « les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants »

Dont acte. Si les lois étaient rétroactives, cette dénonciation des « violences » de l’État sioniste serait sans doute condamnable au titre de la loi de condamnation de l’antisionisme qu’il a récemment appelée de ses vœux dans un tweet.

Sale sioniste comme sale belge c’est condamnable. Après si les CRS avaient géré les marches super «  pacifistes » à la frontière de Gaza il y aurait eu beaucoup plus de morts (goodnews for Hamas). Macron peux garder ses leçons. Et toi commencer par les vérifier. (Jeyrem)

Les condamnations du bout des lèvres démenties le lendemain par un dîner avec les thuriféraires de l’ultrasionisme en France ne valent que le « dont acte » de ma réponse, qui ne voulait nullement dire que je revenais sur mon propos.

Les communiqués officiels français pour appeler Israël à la retenue rempliraient les cartons des 1.200 nouvelles assiettes de l’Élysée. Le jour où ça vaudra quelque chose, je prendrai la peine de vérifier.

Ça ne vaut rien mais c’est quand même mieux que rien. Quelque chose de très subtil. Sans doute trop subtil…

« Sale sioniste comme sale belge c’est condamnable. » En réalité, ce n’est qu’à moitié vrai. « Sale Belge » est une injure aggravée, « sale sioniste » une simple injure.

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La Cour « subsidiaire » est suprême

Quand, il y a une quinzaine d’années, j’ai fait un recours contre l’administration française, mon avocat ne comprenait pas qu’il fallait introduire la CEDH. Alors que c’est la Cour européenne des droits de l’homme qui est désormais le juge suprême de ces contentieux en France ! J’ai payé un 🤡

On gagnerait du temps à faire des recours en invoquant seulement un ou des articles de la CEDH et la jurisprudence de la Cour EDH. Mais nos juridictions administratives nationales de rang inférieur vous le feraient payer en vous donnant tort sur tout, jusqu’à la saisine du juge suprême.

L’actuel compromis boiteux nourrit le souverainisme rassis des juridictions nationales. J’invite la Cour EDH à renoncer à la règle de l’épuisement des voies de recours internes, inutilement dilatoire face à des juridictions souffrant de myopie internationale.

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Si la conséquence d’une non-déclaration de manifestation est que la manifestation est illégale, comme le prétendent les opposants aux Gilets Jaunes, je ne vois pas en quoi cela se distingue d’un régime d’autorisation préalable que la France se flatte de ne pas avoir. La seule différence que je peux concevoir entre ce régime de déclaration et un régime d’autorisation, c’est que, dans un régime de déclaration, la non-déclaration n’entache pas la manifestation d’illégalité.

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Selon le préfet de Paris, les forces de l’ordre ont « absolument besoin » de recourir au LBD 40 [flashball] [En réponse aux observations du Conseil de l’Europe et de l’ONU]

A quoi sert l’Union européenne si un préfet de la France peut dire que les forces de l’ordre françaises ont « absolument besoin » du LBD 40 alors que la France est le seul pays de l’UE à l’employer avec la Grèce, l’Espagne et la Pologne ? Nos autorités ne raisonnent-elles jamais au niveau UE ? Ce que dit ce préfet est absurde. Si nos voisins n’ont absolument pas besoin du LBD 40, qu’est-ce qui pourrait bien faire que les forces de l’ordre françaises en ont, elles, absolument besoin ?

Quand on se dit pro-Européen et que le COE demande ⛔️ #LBD40, la seule à chose à dire c’est : « On va le faire mais on a besoin d’un délai pour former nos forces de l’ordre à d’autres techniques. » Et on négocie le délai. Dire non, comme les autorités de la France, c’est être ANTI-Européen.

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Je n’ai rien contre Napoléon (Boney) et le droit français, c’est juste que la common law est cent fois préférable dans tous les domaines.

S’il vous plaît, ne nous refaites pas l’Europe du blocus continental de Boney, alias La-Paille-au-Nez le dictateur.

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Députés et sénateurs bénéficient d’immunités parlementaires parce qu’ils sont des représentants du peuple. Pourquoi ces immunités à ses représentants et pas au peuple lui-même ? Pourquoi quelqu’un pour qui l’on vote est-il plus libre de sa parole que quelqu’un qui vote ?

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Macron : « Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. » Les condamnations de la France par la Cour EDH pour torture policière (affaires Tomasi 1992, Selmouni 1999…) sont-elle acceptables ?

C’était dans les années 1990. La France serait-elle devenue un État de droit entre-temps ?

Arrêt Rivas 2004 : « L’année 2004 a été marquée par deux condamnations de la France pour violences policières. … La Cour EDH a considéré que les actes de violence infligés à M. Rivas étaient des traitements inhumains et dégradants. » (ONGRAIDH)

C’était en 2004. La France serait-elle devenue un État de droit entre-temps ?

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L’immunité du Chinois de l’Assemblée

Le porte-parole du gouvernement accuse François Ruffin du « racisme le plus abject » en citant une phrase. Vu tout ce que le gouvernement dit vouloir faire en matière de loi pénale contre les « contenus haineux », il ne faut pas seulement tweeter, il est impératif de saisir la justice. Ou de se taire.

L’immunité parlementaire de Ruffin ne fait peut-être pas obstacle à une action pénale car, si la vidéo a été tournée dans un salon de l’Assemblée, elle est diffusée par l’intéressé sur Twitter. Allez savoir ! Il faut être déterminé quand on veut lutter contre le racisme le plus abject.

Raisonnons un peu. Ce qui est écrit dans un rapport parlementaire est couvert par l’immunité mais une interview sur le même rapport dans les médias ne l’est pas (c’est le droit actuel). Donc, une vidéo tournée à l’Assemblée mais diffusée par l’intéressé sur internet n’est pas non plus couverte. Des actes, monsieur le porte-parole !

Sinon, des excuses.

[Il n’y eut ni l’un ni l’autre.]

ACTE XVII

Je suis pour la proposition de réduction du nombre de députés si c’est un moyen de réduire ou, mieux, de mettre fin à la sur-représentation illégitime des territoires ruraux. Dans le même ordre d’idées, je suis pour la suppression du Sénat.

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L’anonymat généralisé sur internet montre que les États démocratiques ne remplissent pas leur obligation de garantir la liberté d’expression, vu que les individus craignent les conséquences qui peuvent résulter pour eux de l’exercice de cette liberté.

On me dira que certains gardent l’anonymat non parce qu’ils craignent les conséquences de l’exercice de leur liberté d’expression mais pour préserver leur vie privée. Que leur répond le Président Macron qui veut interdire les comptes anonymes sur les réseaux sociaux ?

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Nos vies n’ont plus aucun sens depuis que nos rêves sont indexés sur le prix de l’essence. (Lu sur le dos d’un Gilet Jaune, via @DosPlein)

Le prix de l’existence précède le prix de l’essence. (Jean-Sol Partre)

Mais aussi, l’existence précède le prix de l’essence.

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(Capture d’écran via vidéo @massinfabien)

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Envoie 100 balles 💴 pour écouter Le monde est jaune de shtarmania 👮‍♂️ interprété par le leader des Gilets Jaunes Rodrigue Maximez alias Fly F🅾️cker ! Censuré sur toutes les radios d’État ! #RodrigueMaximez

#PPORMLMGJ Porte-Parolat 🅾️fficiel de RODRIGUE MAXIMEZ Leader Maxim🅾️ des #GiletsJaunes 💴💛💴💛💰💛💰💛 C’est ici que ça se passe. Déroulez le fil quand y commencera.

[Le fil reste vide. Rodrigue Maximez est le seul Leader Maximo qui ne parle jamais !]

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Je trouve énorme que les comptes de soutien de la majorité sur Twitter arborent tous (ou presque) le drapeau européen, les hashtags #FBPE #OuiALEurope et tout, alors que Macron veut rester droit dans ses bottes contre l’Europe, qui lui demande notamment de suspendre l’usage du LBD. #hypocrisie

Entre LREM et les Gilets Jaunes, je pense que ce sont les Gilets Jaunes qui sont les plus Européens.

Le gouvernement, les médias français réagissent chauvinement aux propos de Michelle Bachelet (ONU) [sur la gestion de la crise des Gilets Jaunes], mais Dunja Mijatovic (Conseil de l’Europe) avait dit la même chose, et là peu de réactions. Car LREM prétend incarner l’esprit européen et ne veut pas qu’on sache que le gouvernement bafoue l’esprit européen par son mépris !

On incarne l’esprit européen mais quand une autorité européenne, le COE, demande au gouvernement français de suspendre l’usage du LBD, personne n’a entendu ? Preuve éclatante que ces petits drapeaux européens et ces hastags #FBPE #OuiALEurope sont pour LREM des oripeaux en vue des #ElectionsEuropéennes2019.

Quand on se dit pro-Européen et que le COE demande ⛔️ #LBD40, la seule à chose à dire c’est : « On va le faire mais on a besoin d’un délai pour former nos forces de l’ordre à d’autres techniques. » Et on négocie le délai. Dire non, comme Macron, c’est être ANTI-Européen.

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#GrandDébatNational C’est comme les « cahiers de doléances » : quand ton maire est maire d’une commune de 300 habitants, tu le croises tous les jours, il te dit « viens signer le cahier ». Moi, j’habite en ville, je ne vois jamais un élu. Vous êtes où ?

Bref, les cahiers de doléances, c’est les déserts ruraux. Pour un travailleur urbain (ou de banlieue ou périurbain) qui voit de loin un cahier de doléances, tu dois avoir 10.000 ruraux qui en ont signé un. C’est sûr que ça va tout changer, ces cahiers…

Le surnom proverbial du Sénat est « la chambre du seigle et de la châtaigne ». Quelle poésie bucolique ! Mais qu’est-ce qu’elles connaissent, les châtaignes, à la vie d’asphalte et de béton de plus de 80 % des Français? Stop au gerrymandering pro-déserts ruraux. #StopSénat ⛔️ Pour une démocratie vraiment représentative (au moins) !

ACTE XVIII

Quand tu casses une boutique de fringues, tu n’as pas le temps d’essayer les fringues pour voir si c’est la bonne taille. 👲

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C’est tellement évident que la mise à sac du #Fouquet’s va discréditer les Gilets Jaunes. Tellement évident.

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Le Président dit vouloir des « décisions fortes » car les Gilets Jaunes ou tous ceux qui sont complices de « cela » veulent « détruire la République ». Mais qu’est-ce que lui peut bien faire maintenant sans lui-même détruire la République ?

Que ceux qui obéiront pour mettre en œuvre ces « décisions fortes », alors que le président refuse de prendre des décisions simples (ex. dissolution de l’Assemblée) se rappellent que la loi et les traités internationaux sur les droits de l’homme ne disculpent pas l’obéissance.

Article 28 de la loi du 13 juillet 1983 : « Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. »

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Total Recall Acte XVIII

Traduire « Révocation totale » : le recall est le référendum révocatoire aux U.S. = le #RIC. Il n’y a pas qu’en Suisse !

On n’en serait pas là (à un Acte 18) si on y avait pensé plus tôt. Le gouvernement répète en boucle : « Nous sommes légitimes car nous avons été élus », mais il méconnaît la possibilité d’abuser de sa légitimité que traduit la nécessité du recall existant dans de nombreuses démocraties (que ce soit au niveau national ou local) : Allemagne (Bavière et Rhénanie du Nord-Westphalie), Argentine, Bolivie, Canada (Colombie britannique), Colombie, Équateur, États-Unis, Japon, Lettonie, Palau, Pérou, Philippines, Roumanie, Royaume-Uni, Suisse, Taïwan, Ukraine, Venezuela. (J’en oublie peut-être.)

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SturbX Yellow (captures d’écran via vidéo @aubglt)

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De l’interdiction préventive de stades à l’interdiction de manifestations (#LoiAntiCasseurs) à l’interdiction d’internet (en projet), on passe subrepticement d’une doctrine pénale qui punit des infractions à une autre qui punit des « états dangereux » ou supposés tels.

[« Seule l’attitude (définie par la loi) suffisamment caractérisée peut constituer une infraction : il s’agit de ce que les criminalistes appellent l’élément matériel du délit. La simple pensée coupable (même avouée, même proclamée) n’est pas punissable … Rien n’est jamais tout à fait neuf : à l’époque actuelle, un courant d’idées tend à faire prévoir des mesures à l’égard de ceux qui manifestent des penchants criminels. En vertu de l’idée – louable – qu’il vaut mieux prévenir que guérir, le droit pénal interviendrait alors à l’encontre du seul état dangereux. Pour l’heure, le droit français est encore plein de réticence à l’égard de cette thèse. L’infraction, fondement de la peine, a le mérite d’être un phénomène relativement défini : intervenir avant, c’est risquer l’arbitraire. » (Jean Larguier, Le droit pénal, 1990)

On voit que la réticence recule et que l’arbitraire s’étend… Mais la privation des droits civiques s’inscrivait déjà de longue date dans cette philosophie funeste.]

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National Scarf Day (Why you won’t find it translated in French)

New Zealand women will be wearing hijab this Friday to show solidarity with Muslim women in the wake of the Christchurch shootings. (Anna Fifield, The Washington Post)

Sorry, my government thinks the hijab is a sign of sexist oppression. I urge New Zealand authorities to talk to French authorities about it and have them change their intolerant ways. Thank you. #NationalScarfDay

Full face veil (niqab, tchador) is totally prohibited and hijab is prohibited in several circumstances, besides we’re always hearing people from the government and the majority ask for more repression.

Lately, the debate was whether authorities should ban mothers wearing hijab from volunteering for accompanying school children on school trips (field trips). The minister of education said he was in favor of such a ban. If I understand well, he sees these mothers as recruiters for their faith.

Are you talking about full face ones? (Jimmeenan)

No, there’s no debate regarding full-face veil as it is banned under all circumstances.

Lately, too, a majority MP said he saw no difference between headscarf and headband (worn among others by some Catholic girls). The outcry among his honorable colleagues of the majority was tremendous, they asked him to apologize for comparing a headband with a sexist abomination.

You can work [wearing a hijab] – though not in the state school system. (@TvernostCarol)

Fatima Atif had to quit her job at the Baby Loup private kindergarten. She was discriminated against by her employer because of her hijab but French courts ruled that the employer’s demand to take off the hijab was no discrimination, hence licit.

That’s a big qualification to “you can work,” as case law says any employer can dismiss you lawfully for wearing a hijab. This means that “you can work” is as close to the truth as “you can’t work” and thus your reply was misleading, trying to portray French law as tolerant toward Muslims.

But French law is at best hypocritical. What statute law does not prohibit, case law lays at some discretionary power of employers, that is, denies protection of the law to the free exercize of religion.

Everyone has to decide how far to take their principles. Jehovahs witnesses can’t work for the blood transfusion service. Vegans can’t work in an abattoir. Lots of French employers have no problem with the hijab. (@TvernostCarol)

I guess lots of American employers had no problem with Black employees before the Civil Rights Acts were passed. These Acts have been an improvement nonetheless.

There is no choice in being black, female/male or gay/straight. Religion is a choice. (@TvernostCarol)

Religion is a choice and none of your employer’s business.

If you demand your employer accommodate your religious beliefs, you’re making your religion their business. … My brother can work as a tiler in the UK. He must wear a hi-vis and steel toecapped boots to be allowed onto any site in Britain. If he went to work in a bank he wouldn’t have to wear them. That’s how the law works. (@TvernostCarol)

What you should use as an example and haven’t done so far, is a situation where a headscarf would need to be removed for good execution of the job. I can’t think of none.

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Sans l’affaire Benalla, le Sénat serait déjà mort. Qu’on en finisse avec la « chambre du 🎶seigle et de la 🎶châtaigne ».

95 % du collège électoral du Sénat est issu des conseils municipaux, c’est-à-dire qu’environ 90 % des « grands électeurs » représentent les déserts ruraux ! Le calcul est le suivant : 95 % des grands électeurs sont des représentants des communes, dont 80 % sont des communes rurales sous-denses et démographiquement vieilles.

Et la carte électorale des législatives (Assemblée nationale), ce n’est pas mieux et demande d’urgence un rééquilibrage drastique pour qu’un homme égale une voix (ne plus faire de l’idiot de village un surhomme qui vaut dix voix). Qu’est-ce que c’est que cette classe politique de châtaignes ?!

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Quand je vois la tristesse de Nicole Belloubet, garde des sceaux, sur cette photo, j’ai envie de pleurer et de crier: « OK, mettez-moi en prison, je l’ai mérité ! » Si ça pouvait la faire sourire un peu. 😢

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La Cour européenne des droits de l’homme protège l’anonymat: « L’anonymat est de longue date un moyen d’éviter les représailles ou l’attention non voulue. En tant que tel, il est de nature à favoriser grandement la libre circulation des informations et des idées, notamment sur internet. » (2006)

Une loi interdisant l’anonymat sur internet (idée Macron LREM) est vouée à entrer en conflit avec la CEDH, et toute décision prise sur son fondement sera annulée par la Cour européenne des droits de l’homme. Évitons les procédures inutiles : une loi interdisant l’anonymat n’a pas d’avenir.

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Une interdiction préventive générale de se couvrir le visage est illégale. Un visage couvert ne pose pas de problème en soi mais éventuellement comme moyen pour un délinquant. L’interdiction de se couvrir le visage en public est donc une mesure de commodité pour la police. C’est inconstitutionnel car contraire à l’article 5 #DDHC : « La loi n’a le droit de défendre [=interdire] que les actions nuisibles à la société. » L’interdiction générale du niqab ou de la balaclava défend une action qui n’est pas nuisible en soi à la société et est donc inconstitutionnelle.

Il est évident que si je porte un masque antipollution, comme cela se pratique massivement au Japon, en Corée, à Taïwan…, je ne commets pas une action nuisible à la société. Pourtant la loi française l’interdit. C’est donc bien que la loi est inconstitutionnelle. #loianticasseurs #cagoule #niqab

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#FridayThe13th #Acte XIX Jason Voorhees vs. Gilets Jaunes #SamediLe23 Demain #Sentinelle #YellowVests

“Kill Jason Kill!” (Brigitte Voorhees)

(Photo: Taiwan ROC special forces)

ACTE XIX

Le maintien de l’ordre devient-il du grand n’importe quoi? Ce peloton de policiers [de la BAC ; ce tweet est le commentaire d’une vidéo] sont un vrai #MotleyCrue : brassard ou pas, « police » dans le dos ou pas, bien sûr pas d’uniforme, seulement un casque et ce n’est pas le même modèle pour tous ! C’est réglementaire, tout ça ?

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Filmer avec son smartphone un robocop casqué sans matricule apparent en train de s’acharner sur un manifestant ne le rend pas identifiable comme par magie.

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Yellow is the New Rose

[An allusion to Black Bloc banners and graffiti during Yellow Vests manifestations –”Yellow is the New BlⒶck”– and #MeToo #Rosearmy Rose McGowan.]

Rose McGowan’s current Twitter profile pic: Rose sporting yellow

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#Jojo #GiletJaune est sur écoute. Il n’appelle personne, personne ne l’appelle, à part les démarcheurs. Le policier écoute les enregistrements de démarchage toute la journée. Rentré chez lui, le téléphone sonne, il décroche : un démarcheur !