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Twit26 Descartes Re-Animator

Twitter Anthology Nov-Dec 2019 FR-EN

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Rassurez-moi, l’urgence climatique, ce n’est pas comme le sida proclamé grand fléau du siècle jour après jour pendant des années jusqu’au moment où plus personne n’en parle comme si l’on avait trouvé le vaccin et que ça n’existait plus ?

Pour résumer le sida :

1 Tout le monde, pendant des années, était convaincu que c’était le fléau du siècle ;
2 Quasiment plus personne n’en parle ;
3 Personne ne sait ce qui s’est passé entre 1 et 2 (pas un vaccin en tout cas).

Ce qui s’est passé entre 1 (urgence fléau sida ☠) et 2 (silence radio), si ce n’est pas un vaccin, c’est peut-être que les gens ont renoncé aux rapports charnels ? ou que les bébés naissent avec des préservatifs sur le zizi ?

[C’est l’occasion de rappeler mes calculs sur l’épidémie du sida (Sida : Le Big Buzz x). Les autorités publiques, les médias en ont fait des tonnes, alors que la vérité (telle que les recoupements le montraient clairement), c’est que les héroïnomanes adeptes de la piquouze avaient des probabilités extraordinairement élevées de mourir du sida, les homosexuels venaient derrière mais déjà loin derrière (il se trouve de surcroît que la proportion d’héroïnomanes est chez eux plus importante que dans la population générale), et les hétérosexuels encore bien plus loin derrière, à vrai dire à des années lumière derrière ! Des campagnes grand public, qui ne cessaient d’être produites dans ces années-là, n’auraient par conséquent eu de sens que si elles avaient identifié les risques à leur véritable hauteur, mais ç’aurait sans doute été stigmatisant…

Les prostituées sont une population à risque bien connue et ne peuvent servir d’argument pour considérer que tout le monde est logé de fait à la même enseigne : les prostituées sont à la fois lesbiennes (bi) et toxicomanes dans des proportions bien plus importantes que la population générale, si bien que l’on est en droit de conjecturer que l’épidémie s’est répandue chez elles par ce biais plutôt que par leur activité tarifée (hétérosexuelle). Leur cas tend donc à confirmer mon analyse.

Par ailleurs, je n’ai pas osé l’ajouter sur mon blog à l’époque mais, parmi les hétérosexuels, il fallait de surcroît distinguer entre hétérosexuels blancs et hétérosexuels noirs, compte tenu des chiffres du sida en Afrique, mais il est vrai qu’il y avait là une extrapolation de la situation africaine à la situation de la population d’origine africaine sur le sol européen, extrapolation que, faute d’avoir les chiffres spécifiques de la population d’origine africaine en Europe, je ne pouvais justifier bien qu’elle eût la nature d’une hypothèse probable.

Les trithérapies font que les personnes séropositives ont aujourd’hui, paraît-il, une espérance de vie à peine moins grande que les autres ; c’est sans doute ce qui fait que le battage est retombé, et avec elle la promotion du préservatif, en plus des résistances diverses et variées à l’encontre de son utilisation, celles bien connues de l’Église catholique, et d’autres moins connues, telles que : « En tant qu’homosexuel, il est hors de question que je broute du caoutchouc quand je taille des pipes », citation très exacte d’un obscur écrivain français en blouson noir invité sur un plateau télé à une heure de grande écoute dans les années quatre-vingt. Et citation qui est restée gravée dans ma mémoire. Si je me rappelle aussi nettement cette phrase, applaudie par le public présent sur le plateau, si je me rappelle encore la véritable indignation de cet écrivain contre le condom (il présentait son dernier roman, qui était peut-être aussi le premier – à vérifier –, donc son premier et peut-être son dernier car je n’ai plus jamais entendu parler de lui ; ce roman s’appelait Pack, je crois, cet anglicisme ou un autre désignant un sachet de cocaïne), ce n’est pas seulement en raison de son étonnante crudité pour un garçon d’une dizaine d’années (moi), mais aussi pour toutes les implications qu’elle comportait. En effet, si le sexe oral fait partie d’une relation sexuelle normale (même d’une nuit), alors, puisque le sida peut se transmettre par voie de sexe oral, le préservatif ne sert à rien, sauf à faire brouter du caoutchouc à sa partenaire (mais la réaction de l’écrivain indiquait assez que ce ne serait pas une demande admissible) ou à se mettre un préservatif sur la langue au moment de rendre la pareille. Le préservatif ne sert à rien car, même s’il protège de l’infection au cours du coït, l’infection se produira par la voie des « préliminaires » ou des à-côté dont les sexologues, à cette époque également, ne semblaient pouvoir, dans les émissions à caractère familial,  insister assez sur l’extrême nécessité pour une relation pleinement satisfaisante.

Mais pourquoi parler encore de ce sujet alors que Trump vient d’annoncer que les États-Unis allaient complètement éradiquer le sida avant dix ans ? Le fléau du siècle est une affaire pliée. Donc, la réponse à ma question « Comment a-t-on pu passer du ‘fléau du siècle’ au silence radio ? » c’est simplement – je suis bête de n’y avoir pas pensé plus tôt – que nous avons changé de siècle.]

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Descartes Re-Animator

LES CADAVRES DE LA HONTE. Jamais je n’aurais pensé que, dans mon pays, certains soi-disant médecins, avec l’éthique que ça requiert, puissent traiter des défunts de cette façon. Défunts qui ont cédé leurs corps à la science. À même le sol, mangés par des rats. (Stéphane ty breizh)

Si des cadavres sont laissés à même le sol, c’est, il faut croire, qu’il n’y a pas assez de brancards. Et si les rats les mangent, c’est que les moyens ne sont pas à la hauteur pour l’hygiène. Et si la faculté en vend [à qui ???], c’est qu’elle a vraiment besoin d’argent. À part ça, la recherche française se porte très bien…

P.S. Quand je dis que la recherche française « se porte très bien », après avoir parlé de cadavres laissés sur le sol et mangés par les rats, cela veut dire que la recherche française va très mal. C’est la misère à Paris-Descartes.

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#Parodie Le super-discount offert sur les cadavres par la faculté de médecine Paris-Descartes pour le #BlackFriday2019 n’a pas relancé les ventes. Un client témoigne : « Les cadavres, à Descartes, ne sont pas frais. »

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La RATP a formé une cinquantaine de ses cadres pour qu’ils puissent prendre le relais des conducteurs de métro et de RER en grève. (BFMTV, 29 nov.)

#Parodie Alain, cadre comptable à la RATP, a été licencié après avoir fait dérailler un RER. Il raconte : « J’ai voulu m’étirer les bras pour prévenir les troubles musculo-squelettiques, comme au bureau, mais il fallait freiner à ce moment-là. » Quand Halloween tombe un 5 décembre [jour annoncé par les syndicats pour la grève générale]…

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À Clermont dans l’Oise, des parents d’élèves ont saisi l’inspection académique après avoir découvert que l’institutrice de leurs enfants fait du catch sur son temps libre. (France 3 Régions) [Il s’agit de la catcheuse de haut niveau, Amale Dib. Des enseignants ont vivement réagi à cette saisine, proclamant des libertés pourtant inexistantes en droit français.]

Si les enseignants étaient convaincus que l’administration (qui peut être alertée par les parents d’élèves) n’a aucun droit de regard sur leurs « activités personnelles », ne twitteraient-ils pas moins souvent sous anonymat ? Nous savons tous ce qu’est le droit administratif français. Le devoir de réserve et tout le reste, devoir de dignité etc., servent justement à donner à l’administration un droit de regard sur la vie privée du fonctionnaire, à faire de cette vie privée un élément de l’appréciation hiérarchique et disciplinaire. L’administration exige que le fonctionnaire, même dans sa vie privée, « ne jette pas le discrédit sur la réputation de l’administration »… Si l’administration estime qu’être championne de catch jette un tel discrédit sur l’éducation nationale, elle sanctionnera l’enseignante, voire la licenciera pour faute. L’enseignante aura la possibilité de contester la décision devant le juge administratif, par exemple en expliquant que faire du catch n’est pas une entorse à ses devoirs. Le très conservateur juge administratif lui donnera tort. Sans doute.

(Ce qui est de nature à jeter « la déconsidération sur l’administration » dépend de l’appréciation du gouvernement, qui dirige l’administration. Le « juge administratif » fait lui-même partie de l’administration, la France ayant inventé cet oxymore.)

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Si les régimes spéciaux des forces de l’ordre, policiers et militaires, sont exemptés de la réforme des retraites, c’est pour qu’ils cassent de la tête de cheminot gréviste sans se poser de questions. Mais ensuite il ne restera que leurs régimes spéciaux et ce sera très facile de les leur supprimer parce que, quand ils voudront à leur tour manifester pour le maintien de ces avantages, on enverra leur casser la tête des agents de sécurité privés qui font le même boulot qu’eux sans avoir les avantages de leurs régimes spéciaux. (Cf. la société privée de mercenaires Black Water.)

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Un employé de la RATP sous régime spécial, c’est mal car des chauffeurs privés n’ont pas de régime spécial. Un policier sous régime spécial, c’est bien même si les agents de sécurité privés n’ont pas de régime spécial. (P.S. Un convoyeur de fonds risque aussi sa vie.)

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Starbucks fires employee who gave police officer coffee labeled “PIG.” (The Hill)

In continental Europe the employee would be fired and prosecuted, and yet it’s called the ‘free world’ too…

There the employee is fired and it makes news. Here he would be fired and prosecuted and that would never make news. Americans shouldn’t include Europe in ‘the free world’: It isn’t fair for Europeans, who suffer under police states.

You: Europe is a Police state!
Hong Kong: OMG that’s so cute! (Brissie Bubba)

I gave the facts: In US the employee is fired and that makes news. In Europe he would be fired and prosecuted and that would not make news. What do you say to that? But you tacitly ask me to be more specific, so let it be known that in France an “outrage à agent” [I have no idea how this oddity could be translated in English] is punishable with 6 months imprisonment and a 7.500 euros fine. And let it be known, as you talk of China, that France and China, unlike the U.S., share a crime of desecrating the national flag (and other national symbols), which in France is liable to 6 months imprisonment and a 7.500 euros fine (same as outrage à agent).

Then don’t burn your flag. Pretty simple. (Ibid.)

I don’t burn my flag but I question the relevance of such a prohibition, am calling for its repeal and will support every political action and movement to that end and to the ending of the police state.

A demand to repeal a law that prohibits flag burning being no less disrespectful to the flag than the burning itself, and yet being immune to prosecution as no law can be passed that precludes its future cancellation, the very prohibition is absurd, and I demand its cancellation.

And of course I call all convictions grounded on those bills vile police state persecution, which any individual should be entitled to appeal to the courts of the United States of America, which have consistently struck down all attempts at passing such nefarious bills. #GodBlessAmerica

(Mainstream media France Info even made headlines on the business it is for French police to fine people for outrage à agent (April 2019). Police state to the core.)

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En pratique, si vous avez avoué les faits sur procès-verbal, quelles qu’en soient les raisons, vous n’aurez par la suite quasiment plus aucune chance d’être cru par le juge ou le procureur, si vous revenez sur vos aveux. (Extrait du Guide du manifestant arrêté par le Syndicat de la magistrature)

C’est paradoxal puisque

« Il peut arriver que des policiers vous conseillent instamment d’avouer les faits afin d’obtenir une décision plus avantageuse ou pour être plus rapidement remis en liberté. » (Autre extrait du même Guide)

S’il est connu que cela peut arriver, cette forme de pression ne peut pas être légitimement ignorée.

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Dans un régime autoritaire, Mediapart n’existerait pas. (Une députée française anti-Mediapart)

Dans ce régime autoritaire, Mediapart subit les pressions et intimidations d’une justice aux ordres (procureur non indépendant) pour révéler ses sources, en violation de la Convention européenne des droits de l’homme.

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Quand les anarchistes disent « Ni Dieu ni maître », cela signifie-t-il qu’ils refusent les services d’avocats (qui se font appeler « maître » ?)

Pourquoi la justice reste-t-elle attachée à des usages si contraires à l’esprit d’égalité ?

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Boules de feu contre pompiers

Quel est ce projectile ?! 😮 Ce n’est pas parce que ce sont des pompiers qu’il faut leur envoyer des boules de feu dessus ! [Ce sont les pompiers qui manifestaient ce jour-là contre la politique du gouvernement.]

Les grenades [lacrymogènes] s’enflamment pour dégager le gaz. (Resdix)

C’est dangereux, merci. Je voudrais bien savoir si le juge administratif peut maintenir sa jurisprudence des années cinquante sur les grenades lacrymogènes qui ne seraient pas des « armes dangereuses » (déclenchant le régime de responsabilité sans faute de l’État) en voyant ces images de boules de feu.

Il sait très bien comment ça fonctionne, donc ça ne servirait à rien. (Ibid.)

Il peut le savoir comme vous et moi mais s’il n’est pas saisi de la question, il ne se prononce pas. Les grenades GLI-F4 sont utilisées depuis 2011. La jurisprudence (purement technique) sur les grenades lacrymogènes date des années cinquante ! La page Wkpd sur les GLI-F4 indique qu’elles contiennent « une charge explosive constituée de 26 grammes de TNT » et que « la France est le seul pays européen à utiliser des munitions explosives en opérations de maintien de l’ordre ». En outre, en juillet 2018, le LBD 40 a été déclaré « arme dangereuse » par la juridiction administrative en appel. Le dossier « GLI-F4 arme dangereuse » tient donc parfaitement la route si une personne blessée demande une indemnisation devant le juge administratif.

Il y a déjà eu des blessés… (Ibid.)

Oui mais ils portent plainte au pénal, évidemment sans connaître le tireur ! Les avocats de droit pénal ne connaissent pas le droit administratif. Il faut saisir le juge administratif (JA) d’une action en responsabilité de l’État. Je ne suis pas professionnel du droit et ne peux donc faire plus que dire ce que je sais. La dualité du droit français rend les choses complexes, les avocats se spécialisent et ignorent l’autre versant. À mon avis, il serait moins compliqué de se faire indemniser par le JA pour responsabilité sans faute de l’État du fait de l’usage de GLI-F4 (même si la vieille jurisprudence est aujourd’hui contraire) que d’obtenir des dommages-intérêts au pénal sans connaître le tireur… (Pour la simple et bonne raison que, comme vous avez été blessé par la police, l’enquête de police ne débouchera sur rien – cf. le hashtag #SelonlIGPN (selon l’IGPN) –, tandis que le juge administratif se fera son opinion sur la responsabilité de l’État tout seul et sans enquête de police.)

Les avocats de droit administratif ne vont pas proposer leurs services à des Gilets Jaunes éborgnés, ils préfèrent cibler les commerçants qui ont des vitrines brisées lors de manifestations (et qui se font indemniser ces dégâts par le JA).

Si l’État doit indemniser des blessures en cas de faute, comme dans la récente jurisprudence LBD (où le tireur n’était peut-être pas identifié au contentieux) [le LBD a été reconnu arme dangereuse mais, dans le cas d’espèce, le régime de responsabilité sans faute ne s’est tout de même pas appliqué, car il faut plusieurs conditions cumulatives ; le régime de responsabilité pour faute a cependant été retenu et la victime indemnisée sur ce fondement], l’État peut engager une action récursoire contre l’agent, et là, je pense, il le trouve toujours. Au pénal, il ne le trouve jamais ! Au pénal, on montre la vidéo du tabassage dans le Burger King mais personne ne reconnaît les tabasseurs. Mais si l’État était condamné par le JA à cause des tabasseurs, tous leurs collègues les reconnaîtraient, et l’action récursoire pourrait s’engager. Oui, chef.

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« Ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption » n’est pas du tout percutant, car être corrompu est suffisamment grave pour que, s’il existe une différence entre être corrompu et être la corruption, elle soit à peine significative.

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Le procès d’@odile31 présidente de l’association Handi Social, c’est à 14h au TGI de Toulouse. On l’accuse d’avoir utilisé son fauteuil roulant comme une « arme par destination » lors d’une manifestation Gilets Jaunes. (Rapports de force)

#Parodie Procureur : Arme par destination, oui trois fois oui ! « Arme » car un fauteuil c’est ARMchair. « Destination » car cet ARMchair est roulant, donc va vers une destination. « Par destination » car ça fait bien jargonnant, comme « à raison de » au lieu de « en raison de » !

[Retweeté par Handi Social.]

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Une crèche de Noël « présente un caractère religieux » mais peut être dénuée de « signification religieuse particulière ». Conseil d’État, ass., 9/11/16 (Curiosités juridiques)

#Parodie « Pas de signification religieuse particulière, seulement une signification politique d’appel à la Reconquista des quartiers occupés par les immigrés arabo-musulmans adeptes du Grand Remplacement. L’interdiction de la crèche est donc illégale. » 🤓 #Béziers

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Logique vs Psychologie

[Commentant une vidéo où un policier verse le contenu d’une petite bouteille en plastique à l’intérieur d’une voiture stationnée dans laquelle est entrée, en brisant la vitre arrière, une grenade lacrymogène tirée par les forces de l’ordre au cours d’une manifestation.] Merci au policier qui a essayé d’éteindre la grenade lacrymogène tombée par inadvertance dans une voiture, avec sa petite bouteille d’eau réglementaire à moitié vide, même si ça n’a eu aucun effet. C’est l’intention qui compte.

À moitié pleine. (tito turf)

L’idée que l’expression employée serait un indice de l’état psychologique du locuteur n’est pas toujours vraie, cela dépend en réalité souvent du contexte objectif. La bouteille est ici à moitié vide car c’est cette description qui permet de souligner la vacuité de la tentative. Si j’avais écrit « à moitié pleine », il y aurait eu incohérence interne compte tenu du contexte, même si les deux expressions sont logiquement équivalentes en soi (et seulement en soi) ; « à moitié vide » est appelé, requis par le contexte objectif et non par un état psychologique subjectif. Les deux expressions sont équivalentes et pourtant il serait moins logique de dire « Il a cherché à éteindre le feu avec sa bouteille à moitié pleine », car c’était en vain du fait qu’il n’y avait pas assez d’eau (ce manque étant signalé par le vide).

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La publication d’une caricature représentant une religieuse gonflant un Christ en croix avec une pompe à bicyclette n’est pas une provocation à la haine religieuse. Cass, crim, du 7 décembre 1993 (Curiosités juridiques, avec la couverture du journal Fluide Glacial en cause)

Les « journaux satiriques », dont supposément Fluide Glacial, jouissent de ce que certains juristes appellent une « immunité prétorienne » dans différents litiges. Un twittos lambda ne peut donc même pas en prendre exemple. (Mais quand c’est la religion catholique, il y a de toute façon peu de risque…)

Les hate speech laws françaises ne distinguent pas entre minorités et majorité, tous les « groupes de personnes à raison de » sont logés à la même enseigne (articles 32, 33, 41 de la loi de 1881). Toute autre considération est donc extrajuridique et ce « contentieux de masse » traduit de fait un recul du droit.

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All parties to the conflict in Syria admit that the YPG which the US and European countries have been helping is a PKK subgroup and yet the PKK is banned as a terror organization both in the US and the EU. No European citizen [I am not sure what the consequences are in the US] has a right to support the PKK but their governments have… Turns out these governments are above the law. Their advertised commitment to the rule of law notwithstanding.

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Freedom of speech isn’t something somebody else gives you. That’s something you give to yourself. (Quote from author Kurt Vonnegut)

You can hardly fight for free speech where anti-free speech laws exist (e.g. France), because exercizing one’s free speech against anti-free speech laws (i.e. demanding their repeal) is, albeit not illegal per se, ‘illegal’ by implication. See what I mean?

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Aides à la presse 2017

(Source : ministère de la culture x)

Le grand vainqueur est

Aujourd’hui en France (Le Parisien) 8.323.627€ (total des aides 2017)

Suivi de

Libération 5.913.419€
Le Figaro 5.699.521€
Le Monde 5.081.476€
La Croix 4.624.765€
Ouest France 4.476.986€
L’Humanité 4.191.650€ (La lutte finale se porte bien)

(Un peu surpris de voir le New York Times, pour 175.630€. Avec cette précision : « Diffusion annuelle France seulement » mais quand même…)

La Croix, c’est près de 5 millions d’euros par an, mais si vous cherchez Le Croissant, il n’y a rien… #Laïcité ? #Islamophobie

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1.000 euros métaphysiques

On nous dit : « Personne ne percevra de retraite inférieure à 1.000 euros [à condition d’avoir droit à une retraite à taux plein]. » Mais dans dix ans, avec 1.000€ tu pourras t’acheter autant qu’avec 700€ aujourd’hui. Dans quinze ans, autant que 500€ d’aujourd’hui. Etc. #Inflation

Quand quelqu’un te dit qu’il va te lâcher 1.000€ dans vingt ans, (en dehors du fait que dans vingt ans il ne sera plus là) ça veut dire 500€ – un pouvoir d’achat de 500€ actuels.

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1.000€ métaphysiques. Si le temps n’existait pas, 1.000€ ce serait la chose en soi (Ding an sich) dont l’évidence est apodictique (apodiktisch selbstverständlich). Mais le Dasein de 1.000€ dans l’Ouverture du temps (Sein und Zeit) c peanuts. #retraites #Kant #Heidegger

Phénoménologie des 1.000€, ou la politique du doigt tendu : La thèse est 1.000€ qui, dans la dialectique de son essence dans l’En-soi, devient l’antithèse –1.000€ dont la résolution par l’Esprit en et pour Soi (Der Geist an und für Sich) est la synthèse : ZÉRO. #Hegel #réformesdesretraites

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Réforme des retraites

« Travailler plus longtemps puisqu’on vit plus longtemps. »

La transition démographique a été marquée par un allongement de la durée de vie du fait d’une baisse de la mortalité infantile : ceux qui ne mouraient pas en bas âge ne vivaient donc pas moins vieux qu’aujourd’hui. Autrement dit, la durée de vie des travailleurs n’a pas augmenté puisque l’allongement de la durée de vie n’est qu’une conséquence mathématique de la diminution de la mortalité en bas âge. Le raisonnement du gouvernement est par conséquent sans fondement. Qui peut démontrer le contraire ?

On me dira qu’il n’y avait pas autant de vieux auparavant ? Même si c’est vrai (et c’est à démontrer), la raison n’en serait pas l’allongement de la durée de vie mais la diminution de la fertilité après le baby boom.

On ne vit pas plus longtemps (autrement que par une mauvaise interprétation statistique). Mais la réforme des retraites va quant à elle diminuer l’espérance de vie des travailleurs par l’usure et la pénibilité.

Par ailleurs, elle va augmenter l’immigration car la liste des métiers pénibles qui ne recrutent que par immigration (c’est un fait) va s’étendre avec l’allongement de la durée du travail. Ces métiers ne sont pris que par des immigrés ou des saisonniers étrangers, du fait des « carrières courtes » rendues possibles par les taux de change internationaux. Ce sont ces métiers parmi les plus pénibles qui ne permettent pas de se construire une maison en France au bout de 40 ans mais permettent d’en construire une en Pologne et d’y retourner vivre au bout de 15-20 ans, du fait d’un pouvoir d’achat de l’euro cinq à six fois plus élevé que celui du zloty.

Nos pseudo-intellectuels ont toujours expliqué ce rejet par les nationaux des métiers les plus pénibles par le prétendu succès de notre système d’éducation. Mais en réalité plus le métier est pénible et plus la durée de cotisation est dissuasive, et, pour un même niveau de qualification (ou plutôt de non-qualification), certains métiers sont plus pénibles que d’autres. Ainsi, un métier qui demande à un national 35 années de cotisation, ne pourra être occupé que par un étranger qui peut épargner et cotiser pendant 20 ans avec un pied dans chaque pays. Augmenter la durée de cotisation allongera la liste des métiers rejetés par les nationaux.

[On peut également évoquer l’accroissement mécanique, du fait de l’allongement de la durée de cotisation, de l’inégalité invisible de notre système de retraites, où les pauvres payent pour les retraites de riches : voyez mes Mathématiques des retraites ici.]

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Delevoye Gate

Les manquements à l’article 23 de la Constitution (« Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle. ») ne sont pas assortis d’une peine de prison ni d’une condamnation pénale quelconque. Les prohibitions constitutionnelles n’ont pas besoin de sanctions car on n’a affaire à ce niveau qu’à des gens de la plus grande intégrité…

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« Bonjour monsieur Delevoye, je suis Henri Choupin, Conseiller du Président. Comme le Président vous a proposé un poste ministériel, il est important que vous connaissiez les règles constitutionnelles visant à prévenir les conflits d’intérêts au sein du gouvernement. Prenez 24 heures pour dresser la liste de vos fonctions actuelles afin de déterminer, si besoin avec notre aide, celles qui nécessitent que vous y renonciez pendant que vous occuperez ce poste. »

Où sont les Henri Choupin de ce gouvernement ? Où sont les hauts fonctionnaires ? Ils ont tous démissionné ?

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L’inadmissible maintien en poste de J.-L. Delevoye. Dix « oublis » dans sa déclaration d’intérêt. Jusqu’à quand le gouvernement, qui ne pouvait ignorer la situation, va-t-il accepter de couvrir une illégalité pouvant donner lieu à des poursuites pénales ? (Mediapart)

Je ne sais pas quel est votre argument pour des poursuites pénales [n’étant pas abonné à Mediapart, je n’ai pas accès aux articles dans leur intégralité ; j’ai lu entre-temps que l’association Anticor avait saisi le procureur de la République d’une possible infraction pénale par le ministre], mais en tout cas ce n’est pas sur le fondement de l’article 23 de la Constitution que le ministre a enfreint mais qui n’est assorti d’aucune sanction judiciaire.

De même, le gouvernement n’est pas poursuivi en justice s’il n’informe pas le Parlement de l’emploi des forces armées à l’étranger (article 35), etc., etc. : les dispositions constitutionnelles sont dépourvues de sanctions judiciaires, qui feraient du juge répressif un juge constitutionnel.

Ce n’est donc pas en raison de possibles poursuites pénales que le maintien en fonction du ministre est « inadmissible » mais en raison de manquements constitutionnels dépourvus de sanction pénale. Si des poursuites pénales sont possibles, la jurisprudence dite « Bérégovoy-Balladur » s’applique. Autrement dit, votre article tire à côté. Si des poursuites pénales sont possibles, et si c’est ça le sujet, il faut en tout équité attendre une mise en examen pour que le ministre soit contraint de démissionner.

Si le sujet, c’est que la conduite du ministre était interdite par une autre disposition que l’article 23 de la Constitution et susceptible d’être poursuivie pénalement, alors le ministre n’est pas « contraint » de démissionner tant qu’il n’est pas mis en examen. D’ailleurs, ni dans un cas ni dans l’autre un ministre n’est en fait contraint de démissionner, au sens d’une contrainte judiciaire. Ce sont des usages qui font consensus dans un esprit constitutionnel et visent la nécessaire confiance envers les personnes au pouvoir. Ignorer ces usages serait une violence de nature à laisser des cicatrices indélébiles car, contrairement à une condamnation pénale, ici il n’y a pas d’erreur (ou de persécution) judiciaire possible, seulement l’aveu qu’on s’essuie le derrière avec la Constitution.

iv

Le gouvernement souhaite clore l’affaire en disant que le ministre a remboursé le trop-perçu. Mais il n’existe aucune instance prévue pour contrôler le remboursement dû car il n’est pas prévu qu’un manquement constitutionnel se règle à coups de remboursement.

De plus, un remboursement ne peut pas être une réparation satisfaisante d’une infraction à une règle (constitutionnelle ou non) de prévention des conflits d’intérêts. Le problème n’est en effet pas seulement, et même pas principalement, les rémunérations perçues de manière indue.

Mais sur le remboursement lui-même, qui a la preuve que Delevoye a remboursé le trop-perçu, et ce au niveau dû ? Personne ! Car personne n’est chargé par la Constitution de contrôler et apurer un tel remboursement.

v

06h51 sur BFMTV : Delevoye doit-il démissionner ? Christophe Barbier [journaliste et commentateur politique, propos du 16.12.2019] : « Non ! Il va quitter le gouvernement mais pas tout de suite. Il partira quand le texte sera terminé et transmis le 22 janvier. » 12h39 : Delevoye démissionne. (Balance Ton Média)

(Citation exacte de Barbier : « Delevoye partira quand le texte sera terminé et transmis au Conseil des ministres. C’est prévu le 22 janvier. J.-P. Delevoye ne pourra pas porter ce texte devant le Parlement. »)

Christophe Barbier n’a certes pas prévu une démission express mais il annonçait un départ de Delevoye du gouvernement après le dépôt du projet de loi de réforme des retraites le 22 janvier, alors que les ministres invités à la télé disaient, en mode gardien de la paix, « Circulez y a rien à voir »…

Barbier avait donc « compris » qu’il y avait un problème qui ne permettait pas à Delevoye de rester au gouvernement, et il « supposait » qu’on l’avait aussi compris au gouvernement (qui cherchait donc seulement à temporiser). Or aucune prise de parole ministérielle ne laissait entendre une telle chose. Pour les ministres entendus à la télé, au contraire, il n’y avait pas de problème Delevoye, qui était de bonne foi, avait remboursé (ou allait rembourser), etc. Comment Barbier pouvait-il donc dire de telles choses ? C’est lui, le porte-parole du gouvernement ?

Oui, Christophe Barbier est le véritable porte-parole du gouvernement car il avait annoncé la démission de Delevoye au 22 janvier (certes ce fut plus rapide) quand toutes les déclarations publiques de ministres laissaient entendre qu’il n’y avait pas de problème Delevoye. Les déclarations des ministres donnaient à croire que Delevoye ne démissionnerait jamais, tandis que Barbier savait que Delevoye démissionnerait ; il savait que, pour le Président ou le Premier ministre, il y avait un problème Delevoye.

Le Président et le Premier ministre se sont donc confiés à Christophe Barbier mais pas à leurs ministres, en particulier pas à la ministre qui est en même temps porte-parole du gouvernement. Barbier savait qu’il y aurait démission quand les ministres pensaient que Delevoye resterait.

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Un ami amateur de polars me dit que les jeunes policiers à la retraite écrivent des polars. Il y a quelques jours, il était à un festival du polar à Paris. Il s’y est tenu une table ronde sur « Les Français détestent la police mais sont friands de romans policiers, comment t’expliques ? » J’ai fait une recherche. Les héros des grands polars ne sont pas policiers, mais détectives privés (Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Philip Marlow, Nestor Burma, Mike Hammer…), journalistes (Rouletabille), avocats (Perry Mason) ou autre (Miss Marple). Les exceptions (Maigret) confirment la règle. Il n’y a donc pas de paradoxe dans le fait que les Français détestent leur police et sont friands de polars, car les héros de romans policiers en général ne sont pas policiers.

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Andrew Yang Says He’s ‘Very Open’ To Legalizing Magic Mushrooms. (Inquisitr)

As a therapy or rather as a nightmare: Every person taking mushrooms will be on the record as a sickly critter in need of treatment, including Natives who already have a licence to use them (and/or peyote) as a religious rite. – You just can’t take the mystic out of it.

Can’t you just follow on the Dutch steps? Legalize it because repression is bad as a rule, and without pretending you’re making the world so much better for the sick (as Big Pharma Brother told you).

Legalize it because you’re for freedom, not as quacks. When shrooms smell of hospitals, they’re bad.

A religious rite is a right. As a medication, it won’t even be a right: It’s what your disease, your ailment, your substandard condition requires, not even that, it’s what society requires you to take in order to keep you afloat with economic output requirements.

ii

A veteran in Davenport told me that psilocybin mushrooms were the only treatment he found effective for his depression after returning home. We should explore making psilocybin mushrooms legal for medical and therapeutic use particularly for veterans. (Andrew Yang)

Legalize it because you’re for freedom, not as quacks.

And by the way, a veteran who has opened his eyes on the atrocities of war is a therapeutic case?

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Dans l’arrêt Lohé Issa Konaté c/ Burkina Faso, du 5 déembre 2014, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples demande l’abrogation des peines privatives pour les actes de diffamation. Le droit africain est donc plus favorable aux libertés que le droit français et européen.

[Il est à supposer que ces actes de diffamation sont une appellation générique pour les délits dits « de presse » les plus courants. La Cour demande cette abrogation en s’appuyant sur des instruments juridiques régionaux, la Charte africaine des droits de l’homme (article 9) et le traité de la CEDEAO, mais aussi sur le Pacte international des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (dont la France est signataire) à son article 19. Cet article 19 relatif à la liberté d’expression ne prévoit pas expressément – c’est dommage – l’abrogation des peines privatives pour les délits de parole, et son interprétation par la Cour africaine dans le sens d’une abrogation de ces peines est donc à noter.]

XXXV Dr Kanazawa’s Intelligence Paradox

According to Dr Satoshi Kanazawa (London School of Economics) in his book The Intelligence Paradox: why the intelligent choice isn’t always the smart one (2012), general intelligence is, in evolutionary terms, the faculty to deal with “novel and nonrecurrent adaptive problems.” He argues that in the African savanna where humanity’s ancestors evolved till the relatively recent (at evolution scale) advent of agriculture, the use of general intelligence was limited to such one-off, isolated problems, and consequently selection pressure upon the development of intelligence did not exist in the environment of evolutionary adaptedness (EEA). He further contends that in our modern man-made environments the capacity to deal with novel and nonrecurrent problems has become of utmost importance, yet this capacity, i.e. general intelligence, is not the best way to solve the general adaptive problems mankind still faces. The most important of these general adaptive problems is optimizing one’s fitness via mating, the coping with which relies on specific regions of the brain different from those in charge of intellect: namely, those in charge of emotions, or instincts.

There is something quite intuitive in the idea. Often enough people perceived as extremely intelligent tend to be derided by their peers as geeks or eggheads. Culture and mass culture frequently display funny characters who are very intellectual and at the same time awkward in many respects, such as Murray in the TV series Riptide; among my circle of school friends, to call someone “Murray,” based on the series, was one way to mock, though not with an altogether spiteful intent, an awkward guy, especially one who would fail to achieve anything outside the classroom.

Yet, no matter how intuitive, such a view runs counter to one tenet of evolutionary psychology (EP) – a field to which Kanazawa’s book belongs –, namely that high-status males are more reproductively successful than other males. In the view of EP, the Murrays of the world are the greatest womanizers, because it is general intelligence that has become the principal highway to status in our modern man-made environments. (For a broader discussion of EP findings on reproductive inequalities, see xxxii and xxxiii, or better all my posts from xxvii on.)

By presenting Kanazawa’s intelligence paradox in the terms above, I don’t do him justice, although that would render rather well his book’s subtitle “why the intelligent choice isn’t always the smart one,” but I have found myself in a quandary since I have wished to discuss his book, because of several inconsistencies.

The intelligence paradox is based on what Kanazawa calls “the Savanna-IQ Interaction Hypothesis,” that reads as follows: “Less intelligent individuals have greater difficulty comprehending and dealing with evolutionarily novel entities and situations that did not exist in the ancestral environment than more intelligent individuals. In contrast, general intelligence does not affect individuals’ ability to comprehend and deal with evolutionarily familiar entities and situations that existed in the ancestral environment.” (p. 56)

Given this hypothesis, the intelligent choice is out of reach of the smart brain whereas neither the smart nor, by definition, the intelligent choice is out of reach of the intelligent brain, although the intelligent brain may or may not make smart choices (smart is defined as the way to cope successfully with “evolutionary familiar situations”). So far, so good. But the negative relationship I have being talking about (that intelligent people are geeks wanting in smartness) is clearly alluded to in the title of chapter 12: “Why Intelligent People are the Ultimate Losers in Life.” Relying on the Savanna-IQ Interaction Hypothesis, intelligent people should not be the ultimate losers, since their intelligence “does not affect their ability to comprehend and deal with evolutionarily familiar entities.” Moreover, if the hypothesis is true there should be no “intelligence paradox” at all, because smartness and intelligence would then be two uncorrelated abilities, whereas both the notion of a paradox and the idea that intelligent people are the ultimate losers in life imply a negative relationship. Let us look at some of Kanazawa’s contentions in more detail.

Homosexuality

According to Kanazawa, the intelligence paradox predicts that more intelligent people are more homosexual than the general population because homosexuality is not natural, it is not common among animals nor among contemporary tribes of hunter-gatherers: “Even though some form of homosexuality is observed in many species, the basic biological design of all mammalian species is heterosexual reproduction, and exclusive or predominant homosexuality is rare in nature.” (p. 127) Kanazawa then says the data shows homosexuals are more intelligent.

He does not say, unless I’m mistaken, that it is the exclusive homosexuals that are more intelligent, which is in fact what the paradox predicts, not that occasional homosexuals, or bisexuals, are more intelligent, because such behaviors being observed in many species, as Kanazawa acknowledges, one may argue they’re natural. This is what Robin Baker says: Homosexual behaviors are quite common among animals. Moreover, most homosexuals, Baker argues, are bisexual, only a minority of them are exclusive homosexuals (see xxviii). The reason why exclusive homosexuality even exists is the same as why schizophrenia (according to Baker) exists, both at about 1% of the population: Both occur, namely, inside a process of mutation-selection balance. A gene mutation occurs that makes people exclusive homosexuals or schizophrenics and, as most of these individuals do not reproduce, selection prevents the mutation being forwarded.

Other than exclusive forms of homosexuality are in fact strategic, they are a way to deal with familiar adaptive situations, and one finds these behaviors among animal species quite frequently, so the intelligence paradox would not predict that people engaged in such behaviors are more intelligent. In fact, the intelligence paradox cannot even predict that exclusive homosexuals are more intelligent if it does not predict at the same time that schizophrenics are more intelligent, nor that any people affected by severe genetic mutations that would make them unfit for the ancestral savanna are more intelligent.

Addictions

Certainly Kanazawa’s most astonishing contention is that the intelligence paradox predicts that intelligent people consume more drugs, alcohol and cigarettes because such consumption is not natural. On this score, he finds the results “somewhat equivocal” (p. 176), still he is inclined to consider the prediction realized. On this particular point, I would first like to quote one of Kanazawa’s mentors (named twice in the book’s acknowledgments), Dr Richard Lynn, in his book Dysgenics (2011): “Cigarette smoking (…) is, like alcohol consumption, an expression of weak self-control over immediate impulse gratification.” As I explain in xxx, the Stanford Marshmallow Experiment shows that children with self-control are more intelligent for they get higher status later in life and intelligence is the principal highway to high status today. So, if the intelligence paradox predicts that intelligent people drink, smoke and take drugs more than others, it can safely be dumped.

However, does the paradox really predict such a thing? According to Kanazawa, smoking did not exist before the culture of tobacco, nor drinking before the advent of brewery and distillation, nor taking drugs before the development of refining techniques, in a word they could not exist before agriculture and were nonexistent in the African savanna. Yet, many tribes of hunter-gatherers are familiar with psychotropic substances they encounter in the course of their foraging activities, such as hallucinogenic mushrooms, so the dependence on agriculture seems erroneous. I am not categorical that our ancestors in the savanna knew such substances and consumed them; I am merely doing what EP scholars do when they try to describe the life of our ancestors, taking contemporary tribes of hunter-gatherers as the closest approximation.

The vocabulary of psychotropic and stimulating substances used by hunter-gatherers is quite extensive. In the Spanish language alone, I know the following terms, most of them being taken from the vernacular languages of Amerindian tribes: achuma, ayahuasa or ayahuasca, bacuey or macuey (aphrodisiac), chamairo, chamico, cochizpacle, cocoyome, cojoba, colorín, curupa, frijolito (“little bean”), gasparito, jabí, jícore, masacoate (name of a Mexican boa which flesh was consumed by Indians as an aphrodisiac), ñorbito (aphrodisiac), paricá, peyote, pillunchuca, sumarique, señí, tacualispacle or clacualispacle (aphrodisiac), xtabentún, yagé. For more details on some of these words, see my glossary of Aztequismos (here) and Americanismos I (here) and II (here) (Spanish and French).

If taking such drugs predates agriculture and was familiar in the EEA, the intelligence paradox cannot predict what Kanazawa says it does.

Mating

Kanazawa predicts that “more intelligent men (but not more intelligent women) value sexual exclusivity” (p. 97) – “having one sexual partner in a committed relationship” (p. 101) –, and the data proves him right. More intelligent men value sexual exclusivity because it’s not natural, since polygyny was rampant in the savanna, whereas for a woman, sharing her man with other women or not, she was supposed sexually exclusive to that man. Intelligent men are decent Murrays. So far, so good.

Yet, Kanazawa also finds that more intelligent men have more extramarital affairs (figure 7.2, p. 108), and here is his explanation: “Note that the Intelligence Paradox is about individual preferences and values, what people desire and want in their heads; it’s not necessarily about what people actually do. If people have complete choice over their behavior, they are expected to pursue what they desire and want, but they do not always have such complete choice. And, when it comes to sex and mating, men have very little choice.” (p. 109) In other words, Dr. Kanazawa is telling us intelligent men desire to be monogynous but women force them to be polygynous.

He means that a man “has no realistic choice to say no” to a woman (p. 105). This is a rather audacious step from the finding of evolutionary biology regarding the differential biological costs of reproduction which imply males’ somewhat indiscriminate sexual outlook compared to females’ choosiness. I say it’s audacious because evolutionary biology also posits that males are urgent and females coy, which is not altogether the same proposition. In biological terms, if a male is not urgent – not proactive – no female will choose him. A man, thus, may be thought to always have the choice either to enter the arena (the lek) in the hope of being chosen or remain outside and attract no attention at all. Still, a man can desire to be monogynous, i.e. faithful, yet be induced into temptation and succumb to it in the course of his social interactions with many persons of the other sex, occasions allowing for the succumbing, without our being justified to call his behavior proactive in the proper sense. That would be, then, the lot of intelligent men, namely to be seduced by women, to be chosen by women without wanting to be chosen, and succumb because of males’ universal urgency.

So the question is: Are more intelligent men, although they desire to be monogynous and as a consequence are not urgent with women once they have got a partner, more likely to be chosen and induced into sex by women? According to Kanazawa, the answer is yes. As to this, I repeat here what I have said under the head of addictions, that more intelligent men also have more self-control, so if to begin with they desire to be monogynous although it’s not natural, they also are in a better position to resist succumbing, albeit that, too, is not natural.

But a more important question perhaps is about the attractiveness of intelligent men. According to Kanazawa, they are more attractive: “More intelligent individuals – both men and women – are on average physically more attractive than less intelligent individuals.” (p. 106). The source of this assertion is Kanazawa (2011) and Kanazawa & Kovar (2004), that is, papers from the same. As a complement, “more intelligent individuals – both men and women – are significantly taller than less intelligent individuals. And, once again, women prefer taller men as mates.” (p. 107) (Note that Kanazawa elsewhere says Asians are “slightly more intelligent than other races.” (p. 124). As Asians are also shorter than other races, his findings on the relationship between height and intelligence must apply inside one race and not across races.)

As to intelligent women’s attractiveness, here is another distinct statement by Kanazawa, which he does not relate to the previous assertions even though they likely bear on the discussion: “modern British people are not very endogamous on intelligence [the talk is about the British because one of the three studies used by the author is the British National Child Development Study (NCDS), the other two being from US; these studies sometimes contradict one another, like in the case of correlations between IQ and smoking already mentioned]. More intelligent men do not appear to marry more intelligent women in the contemporary United Kingdom.” Given the fact that more intelligent men are supposed to be more attractive and that at least their status is no obstacle to attracting a partner (when it’s not the very reason that attracted the partner in the first place) because it is more likely to be high than not, one is entitled to conclude from this study that intelligent women are not physically attractive on the whole, contrary to quote p. 106 from the previous paragraph.

As to men’s attractiveness, I invite the reader to read my essay xxxii. I add two remarks. 1/ Kanazawa et al.’s papers on attractiveness are based on judgments on photographs, “by two different judges.” I suggest that such minimal tests may not be very convincing, especially since it is known that women’s appreciation of men’s attractiveness varies during the course of their menstrual cycle. Thornhill and Palmer write in their Natural History of Rape (2000): “Perret et al. (1998) report that women in their study found men’s faces that were slightly feminized more attractive than men’s faces that were highly masculine. Highly masculine faces show greater effects of testosterone. This is interpreted by the researchers as a female preference for men who will invest in women. However, the same research group found that women who are not on the pill (i.e., are having ovulatory cycles) and are at the fertile point of their cycle prefer the most masculinized faces.” (pp. 203-4). The study alluded to posits a cyclic variation of individual women’s preferences through time.

2/ Kanazawa finds more evidence for his stance in the following: “The evolutionary psychologist Geoffrey F. Miller has consistently argued that women preferentially select men with higher levels of intelligence to mate with. … There appears to be some evidence for this suggestion. … more intelligent men are significantly more likely to have ever been married and to be currently married at age 47 than less intelligent men.” (pp. 184-5) This overlooks the irrelevance of marriage (or any other form of pair-bonding) to assess women’s sexual preferences, according to the springboard model (see xxxii) and the phenomenon of cuckoldry. Among Darwinian scholars, I have found so far that only Robin Baker does not overlook the predictable consequences of human sperm competition and female sexuality. Especially when intelligent men “are not very endogamous on intelligence” are they likely to be cuckolded by their partners because, as we shall see next, intelligent women are less eager to want children, consequently less eager to look for sexy sons’ genes outside their pair.

In this discussion, Kanazawa surmises that more intelligent men value sexual exclusivity because it’s not natural, but I think it depends more on how a male fares in sperm competition. If a male is uncompetitive, he would waste his time and energy in affairs, so he’d better invest in mate-guarding and parenting, like the good Murray he is. The fact that more intelligent men value sexual exclusivity proves my point right, that more intelligent men are meagerly endowed, virilely speaking.

Incidentally, when EP scholars talk of high-status men in the past, they show us an emperor with his harem, in the present for aught I know they may be talking of a restaurant manager, who is perhaps more likely to cuckold his employees than the reverse. Perhaps, then, one should not equate high status with elites; these would be two radically distinct concepts. In the classic of sociology The Children of Sanchez by Oscar Lewis, we have the example of a “high-status man,” Sanchez, whose job is to buy food for a restaurant in Mexico City. Hardly a high-status job, yet this man provides resources to three women living in different places of the same squalid barrio.

The overlooking of elite men’s poor virile endowments by most EP scholars so far may be due to some kind of sycophancy, the will (probably unconscious) to avoid presenting elite people in an evolutionarily unpleasant light. The sycophancy derives from certain notions about virility and manliness. If a high-status man fails to take advantage of his high status by inseminating many women, why care about status to begin with? Why be rich rather than poor, since it’s so much more trouble earning money than feeding on charity or welfare? The “unpleasant” is that high-status men are not emperors with harems like in the past; a good deal of them are (but sometimes I’ve got my doubts, especially after reading EP books) quite decent fellows, and that’s the shame, you see. By the same token, they may be suspected to be weak. Are weak elites true?

As to the question of why be rich rather than poor, I think the intelligence paradox predicts that, all men on the savanna having to hunt and forage, intelligent men are slackers.

As we have already seen, more intelligent individuals have more homosexual partners than less intelligent individuals (although I have contended this is not predicted by the intelligence paradox). They also have, on a declarative basis, more heterosexual partners (p. 137). The figures are: very bright Americans (IQ > 125) (5% of the US population) have had 9.98 heterosexual partners; bright (110 < IQ < 125) (20% of the US population) 9.79; normal (90 < IQ < 110) (50% of the US population) 8.9; dull (75 < IQ < 90) (20% of the US population) 7.92; very dull (75 < IQ) (5% of the US population) 7.10. Murray Bozinsky is a myth. You may call him a geek, or any person who looks like him a “Murray,” but he cuckolds you in your back. There are the haves and the have-horns!

Yet, as the figures here are based on individual statements, some of the statements may be deceptive. I should think the dull and very dull especially may have a tendency to under-declare their numbers of mates, because, as Kanazawa explains in chapter 5, they tend to be more conservative in politics, so under-declaring would be a way for some of them to display greater consistency between conservative ideas and their behavior. Same thing, perhaps, for intelligent people, who would think they would appear as lacking consistency if they did not over-declare their numbers of mates.

Male urgency patterns also depend on one’s time allocation. Men who work more have less time to court women (outside work, that is; please let me know if the workplace is the greatest sex club available, I need to know for productivity choices). Who works more: organization men or the leisure underclass?

A Parenthesis on the Clark-Hatfield Experiment

The Clark-Hatfield experiment is dealt with by Kanazawa (pp. 102-4) to explain female choice and men’s taking it as it is. It shows that 75% of male college students approached by an unknown attractive woman (a confederate in the experiment) who ask them if they would like to have sex with her the same night respond “yes,” comparing to 0% of female students approached by an unknown attractive man making the same proposal. I find the experiment silly. Men with a little knowledge of life, a little knowledge of women and courtship would have much reason to suspect the woman’s motivations. Some of the guys surely thought it was a hidden camera TV show. Some others may have been thinking the woman was a prostitute (I know a couple of streets in my city where unknown women ask you to get laid with them), some others that she was a schizophrenic intent on killing them, some others that it was a third-type encounter with an extraterrestrial, and all these were the least nincompoops of the batch. Apparently, none of the guys tried to embrace or kiss the woman on the spot, whereas she, if deemed sincere, would have been eager to respond.

Reproduction

Intelligent people are the “ultimate losers in life” because they fail more often to have “as many children as one can potentially raise to sexual maturity so that the children themselves can reproduce,” (p. 178), which is the definition of optimizing one’s fitness, “an evolutionary familiar goal.” In the discussion, Kanazawa only deals with data of children raised by the respondents, so all children begot by men outside their bonds are ignored, which is by itself problematic since it has been argued that more intelligent men have more affairs and presumably beget more children outside wedlock.

The picture below shows figures 12.3 and 12.4 (pp. 182-3).

Intelligence Paradox

Before dealing with the intelligence component in these tables, some general considerations on fertility. According to Baker (Baby Wars), in industrial countries about 10% of people are infertile, roughly the same number of men and women. I’m not sure if this includes people who could have children but decide not to; the present figures show a greater number of childless people, so the sample must be warped or Baker’s figures must be wrong — or alternatively the number of people who remain deliberately childless, if not included in the 10%, must be high.

As a matter of fact, on these tables 444 women out of a sample of (444 + 2210) = 2,654 have not had children at age 47 (which means, for all practical purposes, that they will never have: “99.7% of women and 96.5% of men complete their lifetime reproduction by the time they are 45” p. 181). Cross-calculation gives the proportion of 16.7% of women being childless. For men, the figures are 475 men out of 2,319, which gives us 20.4% (same remark as for women). One woman out of six, one man out of five remain childless.

If we follow evolutionary psychologist David Buss, the difference in figures between childless women and childless men should be greater, with much more childless men than childless women: “The primary reason men are so much more given to violence, and specifically to the violence of murder, is that the stakes of the mating game are so much higher for men than for women, because there is much more variability among men than among women in reproductive success.” (The Murderer Next Door, 2005). The present figures do not seem to support this statement, because if the variability does not depend on the number of childless people, men and women as pairs, taken broadly, have the same numbers of children respectively: If a woman has two kids, the man has two kids. If variability does not depend on childless individuals, it depends on putative fathers who are not the biological fathers of the children they raise (10-15%), on the number of single mothers (X), and on the number of men who remarry and make more children (X). I don’t know if these latter phenomena can account for a much greater variability among men than among women in our societies. In any case, there (still) is more variability among men.

Two other tables (pp. 179-80) show answers to the question “Do you ever want children?” (asked at age 23). According to these tables, 10.6% of women and 10.95% of men say they do not want to have children. Seemingly, physiological causes of infertility (infections etc.) and failure to attract mates account, thus, for only half cases of childless men.

Among the individuals who say at age 23 they do not want to have children, more intelligent individuals, both men and women, are in relatively greater numbers. Kanazawa shows that intelligent men change their minds before they reach 45 and make as many children as other men (so they’re not “ultimate losers” after all), but intelligent women don’t change their minds (or they do but men don’t want them!).

The reason more intelligent men do not, at age 23, desire to have children may be due to the high costs of parenting I exposed in my essay xxxiii (How To Make Successful Children Without Parenting) and the reason they change their minds, whereas intelligent women do not, perhaps is because men don’t want status to get a mate (and children) but rather they want a mate (and children) to get status – they fear ostracism (see the Cyberball experiment: no matter how trivial the context, how low the stakes, ostracism generates great stress).

In the case of intelligent women, if it’s not only that men, no matter how intelligent, are not particularly interested in them (and we have seen that men may not be endogamous on intelligence), it might be due to some particularity of female sexuality. No matter how you take it, the burden of parenting is greater on women (although it has become absurdly heavy on men these days – but then, again, men will accept the burden if they think it can help them avoid ostracism). Now, something evolutionarily advantageous (or required) is pleasurable. Sex is. People derive enjoyment from sex in order for their genes to replicate (routine sex is hardly pleasurable because it is a by-product of sperm competition), but reproduction (gene replication) can be thwarted by contraception. If having children and having to have routine sex is viewed by a hedonistic intelligent woman as likely to prevent her from enjoying sex, she will not have children. Intelligent women are not reproductively successful because they’re more polyandrous. Studies show they’re indeed more testosteronized (cf. Nyborg). There is truth in the conservative view that a life of pleasure alienates the individual from family life. This being said, many other considerations beside sexual “emancipation” may conduce one to deliberately avoiding parenting, and, considering the above figures, it seems that such a deliberate choice is not so rare.

All in all, I do not think Kanazawa is justified, because a few intelligent women remain deliberately childless, to end his book by the question: “Why is the tendency [intelligence] to commit the greatest crime against nature [voluntary childlessness] the ultimate gauge of human worth?” He has not shown with sufficient clarity that such a breach against nature is really the crime of the intelligent; he has even brought forth data to the contrary. As to his questioning the value people place on intelligence, it is all the more irrelevant given that intelligence has become the main highway to social status.

Intelligence has become the main highway to social status – to a point. Very intelligent people may easily be barred from every opportunity by coalitions of less bright people as it is more difficult for them, due to sparse numbers, to form coalitions with as intelligent people as them.

Pure science does not pay as much as applied science, so the applied scientist must be more intelligent than the pure scientist because the former’s status is higher.

In conclusion, Dr Kanazawa’s is a stimulating book and I recommend it.

About My Friend Deirdre Barrett

Another stimulating book that I recommend is Waistland: The (R)Evolutionary Science behind our Weight and Fitness Crisis (2007) by my friend Dr Deirdre Barrett from Harvard Medical School. (I call her my friend because I wish her well.) I am not going to discuss the book’s content, though; I just want to show its jacket (picture).

Waistland

On this jacket you can see a prehistoric man standing on a big, bright-colored double cheeseburger. The book deals with the fact that we are not prepared to cope with an environment of abundantly available fatty foods and that this has provoked a major fitness crisis. The picture of the prehistoric man on the burger appears both on the front cover and the spine, so you can’t put the book in your library without seeing the flashy burger, even if only peripherally, when you look at your library unless you drop the jacket before.

This troubles me a lot because Deirdre writes: “Even more analogous to Tinbergen’s dummies, the exaggeration of visual elements in addictive foods often plays a role in hooking us” (p. 33) and “Food ads increase both immediate and long-term consumption of junk food.” (p. 90).

As I have repeatedly said in my series on advertising, advertisers today rely heavily on the effects associated with peripheral vision, in which peripheral stimuli are not treated by regions of the brain involved in conscious processes, so even if you think you never look at the burger in your library it will not escape your peripheral attention when you look in the direction of your library, and you’ll be the more easily hooked that you will not be mobilizing rational defenses.

At the same time that Deirdre warns against exaggerate visual elements and visual food ads that make us addict to junk food, she flashes gaudy burgers at her readers in this fashion! How is this possible? How can publishers treat their authors with such disregard and contempt? How can authors accept it and let their message be drawn in the dirt by publishing houses’ marketers? I am dissatisfied with my friend because she now looks like a fool.

April 2016