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Twit26 Descartes Re-Animator

Twitter Anthology Nov-Dec 2019 FR-EN

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Rassurez-moi, l’urgence climatique, ce n’est pas comme le sida proclamé grand fléau du siècle jour après jour pendant des années jusqu’au moment où plus personne n’en parle comme si l’on avait trouvé le vaccin et que ça n’existait plus ?

Pour résumer le sida :

1 Tout le monde, pendant des années, était convaincu que c’était le fléau du siècle ;
2 Quasiment plus personne n’en parle ;
3 Personne ne sait ce qui s’est passé entre 1 et 2 (pas un vaccin en tout cas).

Ce qui s’est passé entre 1 (urgence fléau sida ☠) et 2 (silence radio), si ce n’est pas un vaccin, c’est peut-être que les gens ont renoncé aux rapports charnels ? ou que les bébés naissent avec des préservatifs sur le zizi ?

[C’est l’occasion de rappeler mes calculs sur l’épidémie du sida (Sida : Le Big Buzz x). Les autorités publiques, les médias en ont fait des tonnes, alors que la vérité (telle que les recoupements le montraient clairement), c’est que les héroïnomanes adeptes de la piquouze avaient des probabilités extraordinairement élevées de mourir du sida, les homosexuels venaient derrière mais déjà loin derrière (il se trouve de surcroît que la proportion d’héroïnomanes est chez eux plus importante que dans la population générale), et les hétérosexuels encore bien plus loin derrière, à vrai dire à des années lumière derrière ! Des campagnes grand public, qui ne cessaient d’être produites dans ces années-là, n’auraient par conséquent eu de sens que si elles avaient identifié les risques à leur véritable hauteur, mais ç’aurait sans doute été stigmatisant…

Les prostituées sont une population à risque bien connue et ne peuvent servir d’argument pour considérer que tout le monde est logé de fait à la même enseigne : les prostituées sont à la fois lesbiennes (bi) et toxicomanes dans des proportions bien plus importantes que la population générale, si bien que l’on est en droit de conjecturer que l’épidémie s’est répandue chez elles par ce biais plutôt que par leur activité tarifée (hétérosexuelle). Leur cas tend donc à confirmer mon analyse.

Par ailleurs, je n’ai pas osé l’ajouter sur mon blog à l’époque mais, parmi les hétérosexuels, il fallait de surcroît distinguer entre hétérosexuels blancs et hétérosexuels noirs, compte tenu des chiffres du sida en Afrique, mais il est vrai qu’il y avait là une extrapolation de la situation africaine à la situation de la population d’origine africaine sur le sol européen, extrapolation que, faute d’avoir les chiffres spécifiques de la population d’origine africaine en Europe, je ne pouvais justifier bien qu’elle eût la nature d’une hypothèse probable.

Les trithérapies font que les personnes séropositives ont aujourd’hui, paraît-il, une espérance de vie à peine moins grande que les autres ; c’est sans doute ce qui fait que le battage est retombé, et avec elle la promotion du préservatif, en plus des résistances diverses et variées à l’encontre de son utilisation, celles bien connues de l’Église catholique, et d’autres moins connues, telles que : « En tant qu’homosexuel, il est hors de question que je broute du caoutchouc quand je taille des pipes », citation très exacte d’un obscur écrivain français en blouson noir invité sur un plateau télé à une heure de grande écoute dans les années quatre-vingt. Et citation qui est restée gravée dans ma mémoire. Si je me rappelle aussi nettement cette phrase, applaudie par le public présent sur le plateau, si je me rappelle encore la véritable indignation de cet écrivain contre le condom (il présentait son dernier roman, qui était peut-être aussi le premier – à vérifier –, donc son premier et peut-être son dernier car je n’ai plus jamais entendu parler de lui ; ce roman s’appelait Pack, je crois, cet anglicisme ou un autre désignant un sachet de cocaïne), ce n’est pas seulement en raison de son étonnante crudité pour un garçon d’une dizaine d’années (moi), mais aussi pour toutes les implications qu’elle comportait. En effet, si le sexe oral fait partie d’une relation sexuelle normale (même d’une nuit), alors, puisque le sida peut se transmettre par voie de sexe oral, le préservatif ne sert à rien, sauf à faire brouter du caoutchouc à sa partenaire (mais la réaction de l’écrivain indiquait assez que ce ne serait pas une demande admissible) ou à se mettre un préservatif sur la langue au moment de rendre la pareille. Le préservatif ne sert à rien car, même s’il protège de l’infection au cours du coït, l’infection se produira par la voie des « préliminaires » ou des à-côté dont les sexologues, à cette époque également, ne semblaient pouvoir, dans les émissions à caractère familial,  insister assez sur l’extrême nécessité pour une relation pleinement satisfaisante.

Mais pourquoi parler encore de ce sujet alors que Trump vient d’annoncer que les États-Unis allaient complètement éradiquer le sida avant dix ans ? Le fléau du siècle est une affaire pliée. Donc, la réponse à ma question « Comment a-t-on pu passer du ‘fléau du siècle’ au silence radio ? » c’est simplement – je suis bête de n’y avoir pas pensé plus tôt – que nous avons changé de siècle.]

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Descartes Re-Animator

LES CADAVRES DE LA HONTE. Jamais je n’aurais pensé que, dans mon pays, certains soi-disant médecins, avec l’éthique que ça requiert, puissent traiter des défunts de cette façon. Défunts qui ont cédé leurs corps à la science. À même le sol, mangés par des rats. (Stéphane ty breizh)

Si des cadavres sont laissés à même le sol, c’est, il faut croire, qu’il n’y a pas assez de brancards. Et si les rats les mangent, c’est que les moyens ne sont pas à la hauteur pour l’hygiène. Et si la faculté en vend [à qui ???], c’est qu’elle a vraiment besoin d’argent. À part ça, la recherche française se porte très bien…

P.S. Quand je dis que la recherche française « se porte très bien », après avoir parlé de cadavres laissés sur le sol et mangés par les rats, cela veut dire que la recherche française va très mal. C’est la misère à Paris-Descartes.

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#Parodie Le super-discount offert sur les cadavres par la faculté de médecine Paris-Descartes pour le #BlackFriday2019 n’a pas relancé les ventes. Un client témoigne : « Les cadavres, à Descartes, ne sont pas frais. »

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La RATP a formé une cinquantaine de ses cadres pour qu’ils puissent prendre le relais des conducteurs de métro et de RER en grève. (BFMTV, 29 nov.)

#Parodie Alain, cadre comptable à la RATP, a été licencié après avoir fait dérailler un RER. Il raconte : « J’ai voulu m’étirer les bras pour prévenir les troubles musculo-squelettiques, comme au bureau, mais il fallait freiner à ce moment-là. » Quand Halloween tombe un 5 décembre [jour annoncé par les syndicats pour la grève générale]…

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À Clermont dans l’Oise, des parents d’élèves ont saisi l’inspection académique après avoir découvert que l’institutrice de leurs enfants fait du catch sur son temps libre. (France 3 Régions) [Il s’agit de la catcheuse de haut niveau, Amale Dib. Des enseignants ont vivement réagi à cette saisine, proclamant des libertés pourtant inexistantes en droit français.]

Si les enseignants étaient convaincus que l’administration (qui peut être alertée par les parents d’élèves) n’a aucun droit de regard sur leurs « activités personnelles », ne twitteraient-ils pas moins souvent sous anonymat ? Nous savons tous ce qu’est le droit administratif français. Le devoir de réserve et tout le reste, devoir de dignité etc., servent justement à donner à l’administration un droit de regard sur la vie privée du fonctionnaire, à faire de cette vie privée un élément de l’appréciation hiérarchique et disciplinaire. L’administration exige que le fonctionnaire, même dans sa vie privée, « ne jette pas le discrédit sur la réputation de l’administration »… Si l’administration estime qu’être championne de catch jette un tel discrédit sur l’éducation nationale, elle sanctionnera l’enseignante, voire la licenciera pour faute. L’enseignante aura la possibilité de contester la décision devant le juge administratif, par exemple en expliquant que faire du catch n’est pas une entorse à ses devoirs. Le très conservateur juge administratif lui donnera tort. Sans doute.

(Ce qui est de nature à jeter « la déconsidération sur l’administration » dépend de l’appréciation du gouvernement, qui dirige l’administration. Le « juge administratif » fait lui-même partie de l’administration, la France ayant inventé cet oxymore.)

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Si les régimes spéciaux des forces de l’ordre, policiers et militaires, sont exemptés de la réforme des retraites, c’est pour qu’ils cassent de la tête de cheminot gréviste sans se poser de questions. Mais ensuite il ne restera que leurs régimes spéciaux et ce sera très facile de les leur supprimer parce que, quand ils voudront à leur tour manifester pour le maintien de ces avantages, on enverra leur casser la tête des agents de sécurité privés qui font le même boulot qu’eux sans avoir les avantages de leurs régimes spéciaux. (Cf. la société privée de mercenaires Black Water.)

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Un employé de la RATP sous régime spécial, c’est mal car des chauffeurs privés n’ont pas de régime spécial. Un policier sous régime spécial, c’est bien même si les agents de sécurité privés n’ont pas de régime spécial. (P.S. Un convoyeur de fonds risque aussi sa vie.)

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Starbucks fires employee who gave police officer coffee labeled “PIG.” (The Hill)

In continental Europe the employee would be fired and prosecuted, and yet it’s called the ‘free world’ too…

There the employee is fired and it makes news. Here he would be fired and prosecuted and that would never make news. Americans shouldn’t include Europe in ‘the free world’: It isn’t fair for Europeans, who suffer under police states.

You: Europe is a Police state!
Hong Kong: OMG that’s so cute! (Brissie Bubba)

I gave the facts: In US the employee is fired and that makes news. In Europe he would be fired and prosecuted and that would not make news. What do you say to that? But you tacitly ask me to be more specific, so let it be known that in France an “outrage à agent” [I have no idea how this oddity could be translated in English] is punishable with 6 months imprisonment and a 7.500 euros fine. And let it be known, as you talk of China, that France and China, unlike the U.S., share a crime of desecrating the national flag (and other national symbols), which in France is liable to 6 months imprisonment and a 7.500 euros fine (same as outrage à agent).

Then don’t burn your flag. Pretty simple. (Ibid.)

I don’t burn my flag but I question the relevance of such a prohibition, am calling for its repeal and will support every political action and movement to that end and to the ending of the police state.

A demand to repeal a law that prohibits flag burning being no less disrespectful to the flag than the burning itself, and yet being immune to prosecution as no law can be passed that precludes its future cancellation, the very prohibition is absurd, and I demand its cancellation.

And of course I call all convictions grounded on those bills vile police state persecution, which any individual should be entitled to appeal to the courts of the United States of America, which have consistently struck down all attempts at passing such nefarious bills. #GodBlessAmerica

(Mainstream media France Info even made headlines on the business it is for French police to fine people for outrage à agent (April 2019). Police state to the core.)

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En pratique, si vous avez avoué les faits sur procès-verbal, quelles qu’en soient les raisons, vous n’aurez par la suite quasiment plus aucune chance d’être cru par le juge ou le procureur, si vous revenez sur vos aveux. (Extrait du Guide du manifestant arrêté par le Syndicat de la magistrature)

C’est paradoxal puisque

« Il peut arriver que des policiers vous conseillent instamment d’avouer les faits afin d’obtenir une décision plus avantageuse ou pour être plus rapidement remis en liberté. » (Autre extrait du même Guide)

S’il est connu que cela peut arriver, cette forme de pression ne peut pas être légitimement ignorée.

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Dans un régime autoritaire, Mediapart n’existerait pas. (Une députée française anti-Mediapart)

Dans ce régime autoritaire, Mediapart subit les pressions et intimidations d’une justice aux ordres (procureur non indépendant) pour révéler ses sources, en violation de la Convention européenne des droits de l’homme.

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Quand les anarchistes disent « Ni Dieu ni maître », cela signifie-t-il qu’ils refusent les services d’avocats (qui se font appeler « maître » ?)

Pourquoi la justice reste-t-elle attachée à des usages si contraires à l’esprit d’égalité ?

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Boules de feu contre pompiers

Quel est ce projectile ?! 😮 Ce n’est pas parce que ce sont des pompiers qu’il faut leur envoyer des boules de feu dessus ! [Ce sont les pompiers qui manifestaient ce jour-là contre la politique du gouvernement.]

Les grenades [lacrymogènes] s’enflamment pour dégager le gaz. (Resdix)

C’est dangereux, merci. Je voudrais bien savoir si le juge administratif peut maintenir sa jurisprudence des années cinquante sur les grenades lacrymogènes qui ne seraient pas des « armes dangereuses » (déclenchant le régime de responsabilité sans faute de l’État) en voyant ces images de boules de feu.

Il sait très bien comment ça fonctionne, donc ça ne servirait à rien. (Ibid.)

Il peut le savoir comme vous et moi mais s’il n’est pas saisi de la question, il ne se prononce pas. Les grenades GLI-F4 sont utilisées depuis 2011. La jurisprudence (purement technique) sur les grenades lacrymogènes date des années cinquante ! La page Wkpd sur les GLI-F4 indique qu’elles contiennent « une charge explosive constituée de 26 grammes de TNT » et que « la France est le seul pays européen à utiliser des munitions explosives en opérations de maintien de l’ordre ». En outre, en juillet 2018, le LBD 40 a été déclaré « arme dangereuse » par la juridiction administrative en appel. Le dossier « GLI-F4 arme dangereuse » tient donc parfaitement la route si une personne blessée demande une indemnisation devant le juge administratif.

Il y a déjà eu des blessés… (Ibid.)

Oui mais ils portent plainte au pénal, évidemment sans connaître le tireur ! Les avocats de droit pénal ne connaissent pas le droit administratif. Il faut saisir le juge administratif (JA) d’une action en responsabilité de l’État. Je ne suis pas professionnel du droit et ne peux donc faire plus que dire ce que je sais. La dualité du droit français rend les choses complexes, les avocats se spécialisent et ignorent l’autre versant. À mon avis, il serait moins compliqué de se faire indemniser par le JA pour responsabilité sans faute de l’État du fait de l’usage de GLI-F4 (même si la vieille jurisprudence est aujourd’hui contraire) que d’obtenir des dommages-intérêts au pénal sans connaître le tireur… (Pour la simple et bonne raison que, comme vous avez été blessé par la police, l’enquête de police ne débouchera sur rien – cf. le hashtag #SelonlIGPN (selon l’IGPN) –, tandis que le juge administratif se fera son opinion sur la responsabilité de l’État tout seul et sans enquête de police.)

Les avocats de droit administratif ne vont pas proposer leurs services à des Gilets Jaunes éborgnés, ils préfèrent cibler les commerçants qui ont des vitrines brisées lors de manifestations (et qui se font indemniser ces dégâts par le JA).

Si l’État doit indemniser des blessures en cas de faute, comme dans la récente jurisprudence LBD (où le tireur n’était peut-être pas identifié au contentieux) [le LBD a été reconnu arme dangereuse mais, dans le cas d’espèce, le régime de responsabilité sans faute ne s’est tout de même pas appliqué, car il faut plusieurs conditions cumulatives ; le régime de responsabilité pour faute a cependant été retenu et la victime indemnisée sur ce fondement], l’État peut engager une action récursoire contre l’agent, et là, je pense, il le trouve toujours. Au pénal, il ne le trouve jamais ! Au pénal, on montre la vidéo du tabassage dans le Burger King mais personne ne reconnaît les tabasseurs. Mais si l’État était condamné par le JA à cause des tabasseurs, tous leurs collègues les reconnaîtraient, et l’action récursoire pourrait s’engager. Oui, chef.

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« Ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption » n’est pas du tout percutant, car être corrompu est suffisamment grave pour que, s’il existe une différence entre être corrompu et être la corruption, elle soit à peine significative.

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Le procès d’@odile31 présidente de l’association Handi Social, c’est à 14h au TGI de Toulouse. On l’accuse d’avoir utilisé son fauteuil roulant comme une « arme par destination » lors d’une manifestation Gilets Jaunes. (Rapports de force)

#Parodie Procureur : Arme par destination, oui trois fois oui ! « Arme » car un fauteuil c’est ARMchair. « Destination » car cet ARMchair est roulant, donc va vers une destination. « Par destination » car ça fait bien jargonnant, comme « à raison de » au lieu de « en raison de » !

[Retweeté par Handi Social.]

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Une crèche de Noël « présente un caractère religieux » mais peut être dénuée de « signification religieuse particulière ». Conseil d’État, ass., 9/11/16 (Curiosités juridiques)

#Parodie « Pas de signification religieuse particulière, seulement une signification politique d’appel à la Reconquista des quartiers occupés par les immigrés arabo-musulmans adeptes du Grand Remplacement. L’interdiction de la crèche est donc illégale. » 🤓 #Béziers

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Logique vs Psychologie

[Commentant une vidéo où un policier verse le contenu d’une petite bouteille en plastique à l’intérieur d’une voiture stationnée dans laquelle est entrée, en brisant la vitre arrière, une grenade lacrymogène tirée par les forces de l’ordre au cours d’une manifestation.] Merci au policier qui a essayé d’éteindre la grenade lacrymogène tombée par inadvertance dans une voiture, avec sa petite bouteille d’eau réglementaire à moitié vide, même si ça n’a eu aucun effet. C’est l’intention qui compte.

À moitié pleine. (tito turf)

L’idée que l’expression employée serait un indice de l’état psychologique du locuteur n’est pas toujours vraie, cela dépend en réalité souvent du contexte objectif. La bouteille est ici à moitié vide car c’est cette description qui permet de souligner la vacuité de la tentative. Si j’avais écrit « à moitié pleine », il y aurait eu incohérence interne compte tenu du contexte, même si les deux expressions sont logiquement équivalentes en soi (et seulement en soi) ; « à moitié vide » est appelé, requis par le contexte objectif et non par un état psychologique subjectif. Les deux expressions sont équivalentes et pourtant il serait moins logique de dire « Il a cherché à éteindre le feu avec sa bouteille à moitié pleine », car c’était en vain du fait qu’il n’y avait pas assez d’eau (ce manque étant signalé par le vide).

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La publication d’une caricature représentant une religieuse gonflant un Christ en croix avec une pompe à bicyclette n’est pas une provocation à la haine religieuse. Cass, crim, du 7 décembre 1993 (Curiosités juridiques, avec la couverture du journal Fluide Glacial en cause)

Les « journaux satiriques », dont supposément Fluide Glacial, jouissent de ce que certains juristes appellent une « immunité prétorienne » dans différents litiges. Un twittos lambda ne peut donc même pas en prendre exemple. (Mais quand c’est la religion catholique, il y a de toute façon peu de risque…)

Les hate speech laws françaises ne distinguent pas entre minorités et majorité, tous les « groupes de personnes à raison de » sont logés à la même enseigne (articles 32, 33, 41 de la loi de 1881). Toute autre considération est donc extrajuridique et ce « contentieux de masse » traduit de fait un recul du droit.

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All parties to the conflict in Syria admit that the YPG which the US and European countries have been helping is a PKK subgroup and yet the PKK is banned as a terror organization both in the US and the EU. No European citizen [I am not sure what the consequences are in the US] has a right to support the PKK but their governments have… Turns out these governments are above the law. Their advertised commitment to the rule of law notwithstanding.

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Freedom of speech isn’t something somebody else gives you. That’s something you give to yourself. (Quote from author Kurt Vonnegut)

You can hardly fight for free speech where anti-free speech laws exist (e.g. France), because exercizing one’s free speech against anti-free speech laws (i.e. demanding their repeal) is, albeit not illegal per se, ‘illegal’ by implication. See what I mean?

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Aides à la presse 2017

(Source : ministère de la culture x)

Le grand vainqueur est

Aujourd’hui en France (Le Parisien) 8.323.627€ (total des aides 2017)

Suivi de

Libération 5.913.419€
Le Figaro 5.699.521€
Le Monde 5.081.476€
La Croix 4.624.765€
Ouest France 4.476.986€
L’Humanité 4.191.650€ (La lutte finale se porte bien)

(Un peu surpris de voir le New York Times, pour 175.630€. Avec cette précision : « Diffusion annuelle France seulement » mais quand même…)

La Croix, c’est près de 5 millions d’euros par an, mais si vous cherchez Le Croissant, il n’y a rien… #Laïcité ? #Islamophobie

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1.000 euros métaphysiques

On nous dit : « Personne ne percevra de retraite inférieure à 1.000 euros [à condition d’avoir droit à une retraite à taux plein]. » Mais dans dix ans, avec 1.000€ tu pourras t’acheter autant qu’avec 700€ aujourd’hui. Dans quinze ans, autant que 500€ d’aujourd’hui. Etc. #Inflation

Quand quelqu’un te dit qu’il va te lâcher 1.000€ dans vingt ans, (en dehors du fait que dans vingt ans il ne sera plus là) ça veut dire 500€ – un pouvoir d’achat de 500€ actuels.

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1.000€ métaphysiques. Si le temps n’existait pas, 1.000€ ce serait la chose en soi (Ding an sich) dont l’évidence est apodictique (apodiktisch selbstverständlich). Mais le Dasein de 1.000€ dans l’Ouverture du temps (Sein und Zeit) c peanuts. #retraites #Kant #Heidegger

Phénoménologie des 1.000€, ou la politique du doigt tendu : La thèse est 1.000€ qui, dans la dialectique de son essence dans l’En-soi, devient l’antithèse –1.000€ dont la résolution par l’Esprit en et pour Soi (Der Geist an und für Sich) est la synthèse : ZÉRO. #Hegel #réformesdesretraites

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Réforme des retraites

« Travailler plus longtemps puisqu’on vit plus longtemps. »

La transition démographique a été marquée par un allongement de la durée de vie du fait d’une baisse de la mortalité infantile : ceux qui ne mouraient pas en bas âge ne vivaient donc pas moins vieux qu’aujourd’hui. Autrement dit, la durée de vie des travailleurs n’a pas augmenté puisque l’allongement de la durée de vie n’est qu’une conséquence mathématique de la diminution de la mortalité en bas âge. Le raisonnement du gouvernement est par conséquent sans fondement. Qui peut démontrer le contraire ?

On me dira qu’il n’y avait pas autant de vieux auparavant ? Même si c’est vrai (et c’est à démontrer), la raison n’en serait pas l’allongement de la durée de vie mais la diminution de la fertilité après le baby boom.

On ne vit pas plus longtemps (autrement que par une mauvaise interprétation statistique). Mais la réforme des retraites va quant à elle diminuer l’espérance de vie des travailleurs par l’usure et la pénibilité.

Par ailleurs, elle va augmenter l’immigration car la liste des métiers pénibles qui ne recrutent que par immigration (c’est un fait) va s’étendre avec l’allongement de la durée du travail. Ces métiers ne sont pris que par des immigrés ou des saisonniers étrangers, du fait des « carrières courtes » rendues possibles par les taux de change internationaux. Ce sont ces métiers parmi les plus pénibles qui ne permettent pas de se construire une maison en France au bout de 40 ans mais permettent d’en construire une en Pologne et d’y retourner vivre au bout de 15-20 ans, du fait d’un pouvoir d’achat de l’euro cinq à six fois plus élevé que celui du zloty.

Nos pseudo-intellectuels ont toujours expliqué ce rejet par les nationaux des métiers les plus pénibles par le prétendu succès de notre système d’éducation. Mais en réalité plus le métier est pénible et plus la durée de cotisation est dissuasive, et, pour un même niveau de qualification (ou plutôt de non-qualification), certains métiers sont plus pénibles que d’autres. Ainsi, un métier qui demande à un national 35 années de cotisation, ne pourra être occupé que par un étranger qui peut épargner et cotiser pendant 20 ans avec un pied dans chaque pays. Augmenter la durée de cotisation allongera la liste des métiers rejetés par les nationaux.

[On peut également évoquer l’accroissement mécanique, du fait de l’allongement de la durée de cotisation, de l’inégalité invisible de notre système de retraites, où les pauvres payent pour les retraites de riches : voyez mes Mathématiques des retraites ici.]

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Delevoye Gate

Les manquements à l’article 23 de la Constitution (« Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle. ») ne sont pas assortis d’une peine de prison ni d’une condamnation pénale quelconque. Les prohibitions constitutionnelles n’ont pas besoin de sanctions car on n’a affaire à ce niveau qu’à des gens de la plus grande intégrité…

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« Bonjour monsieur Delevoye, je suis Henri Choupin, Conseiller du Président. Comme le Président vous a proposé un poste ministériel, il est important que vous connaissiez les règles constitutionnelles visant à prévenir les conflits d’intérêts au sein du gouvernement. Prenez 24 heures pour dresser la liste de vos fonctions actuelles afin de déterminer, si besoin avec notre aide, celles qui nécessitent que vous y renonciez pendant que vous occuperez ce poste. »

Où sont les Henri Choupin de ce gouvernement ? Où sont les hauts fonctionnaires ? Ils ont tous démissionné ?

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L’inadmissible maintien en poste de J.-L. Delevoye. Dix « oublis » dans sa déclaration d’intérêt. Jusqu’à quand le gouvernement, qui ne pouvait ignorer la situation, va-t-il accepter de couvrir une illégalité pouvant donner lieu à des poursuites pénales ? (Mediapart)

Je ne sais pas quel est votre argument pour des poursuites pénales [n’étant pas abonné à Mediapart, je n’ai pas accès aux articles dans leur intégralité ; j’ai lu entre-temps que l’association Anticor avait saisi le procureur de la République d’une possible infraction pénale par le ministre], mais en tout cas ce n’est pas sur le fondement de l’article 23 de la Constitution que le ministre a enfreint mais qui n’est assorti d’aucune sanction judiciaire.

De même, le gouvernement n’est pas poursuivi en justice s’il n’informe pas le Parlement de l’emploi des forces armées à l’étranger (article 35), etc., etc. : les dispositions constitutionnelles sont dépourvues de sanctions judiciaires, qui feraient du juge répressif un juge constitutionnel.

Ce n’est donc pas en raison de possibles poursuites pénales que le maintien en fonction du ministre est « inadmissible » mais en raison de manquements constitutionnels dépourvus de sanction pénale. Si des poursuites pénales sont possibles, la jurisprudence dite « Bérégovoy-Balladur » s’applique. Autrement dit, votre article tire à côté. Si des poursuites pénales sont possibles, et si c’est ça le sujet, il faut en tout équité attendre une mise en examen pour que le ministre soit contraint de démissionner.

Si le sujet, c’est que la conduite du ministre était interdite par une autre disposition que l’article 23 de la Constitution et susceptible d’être poursuivie pénalement, alors le ministre n’est pas « contraint » de démissionner tant qu’il n’est pas mis en examen. D’ailleurs, ni dans un cas ni dans l’autre un ministre n’est en fait contraint de démissionner, au sens d’une contrainte judiciaire. Ce sont des usages qui font consensus dans un esprit constitutionnel et visent la nécessaire confiance envers les personnes au pouvoir. Ignorer ces usages serait une violence de nature à laisser des cicatrices indélébiles car, contrairement à une condamnation pénale, ici il n’y a pas d’erreur (ou de persécution) judiciaire possible, seulement l’aveu qu’on s’essuie le derrière avec la Constitution.

iv

Le gouvernement souhaite clore l’affaire en disant que le ministre a remboursé le trop-perçu. Mais il n’existe aucune instance prévue pour contrôler le remboursement dû car il n’est pas prévu qu’un manquement constitutionnel se règle à coups de remboursement.

De plus, un remboursement ne peut pas être une réparation satisfaisante d’une infraction à une règle (constitutionnelle ou non) de prévention des conflits d’intérêts. Le problème n’est en effet pas seulement, et même pas principalement, les rémunérations perçues de manière indue.

Mais sur le remboursement lui-même, qui a la preuve que Delevoye a remboursé le trop-perçu, et ce au niveau dû ? Personne ! Car personne n’est chargé par la Constitution de contrôler et apurer un tel remboursement.

v

06h51 sur BFMTV : Delevoye doit-il démissionner ? Christophe Barbier [journaliste et commentateur politique, propos du 16.12.2019] : « Non ! Il va quitter le gouvernement mais pas tout de suite. Il partira quand le texte sera terminé et transmis le 22 janvier. » 12h39 : Delevoye démissionne. (Balance Ton Média)

(Citation exacte de Barbier : « Delevoye partira quand le texte sera terminé et transmis au Conseil des ministres. C’est prévu le 22 janvier. J.-P. Delevoye ne pourra pas porter ce texte devant le Parlement. »)

Christophe Barbier n’a certes pas prévu une démission express mais il annonçait un départ de Delevoye du gouvernement après le dépôt du projet de loi de réforme des retraites le 22 janvier, alors que les ministres invités à la télé disaient, en mode gardien de la paix, « Circulez y a rien à voir »…

Barbier avait donc « compris » qu’il y avait un problème qui ne permettait pas à Delevoye de rester au gouvernement, et il « supposait » qu’on l’avait aussi compris au gouvernement (qui cherchait donc seulement à temporiser). Or aucune prise de parole ministérielle ne laissait entendre une telle chose. Pour les ministres entendus à la télé, au contraire, il n’y avait pas de problème Delevoye, qui était de bonne foi, avait remboursé (ou allait rembourser), etc. Comment Barbier pouvait-il donc dire de telles choses ? C’est lui, le porte-parole du gouvernement ?

Oui, Christophe Barbier est le véritable porte-parole du gouvernement car il avait annoncé la démission de Delevoye au 22 janvier (certes ce fut plus rapide) quand toutes les déclarations publiques de ministres laissaient entendre qu’il n’y avait pas de problème Delevoye. Les déclarations des ministres donnaient à croire que Delevoye ne démissionnerait jamais, tandis que Barbier savait que Delevoye démissionnerait ; il savait que, pour le Président ou le Premier ministre, il y avait un problème Delevoye.

Le Président et le Premier ministre se sont donc confiés à Christophe Barbier mais pas à leurs ministres, en particulier pas à la ministre qui est en même temps porte-parole du gouvernement. Barbier savait qu’il y aurait démission quand les ministres pensaient que Delevoye resterait.

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Un ami amateur de polars me dit que les jeunes policiers à la retraite écrivent des polars. Il y a quelques jours, il était à un festival du polar à Paris. Il s’y est tenu une table ronde sur « Les Français détestent la police mais sont friands de romans policiers, comment t’expliques ? » J’ai fait une recherche. Les héros des grands polars ne sont pas policiers, mais détectives privés (Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Philip Marlow, Nestor Burma, Mike Hammer…), journalistes (Rouletabille), avocats (Perry Mason) ou autre (Miss Marple). Les exceptions (Maigret) confirment la règle. Il n’y a donc pas de paradoxe dans le fait que les Français détestent leur police et sont friands de polars, car les héros de romans policiers en général ne sont pas policiers.

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Andrew Yang Says He’s ‘Very Open’ To Legalizing Magic Mushrooms. (Inquisitr)

As a therapy or rather as a nightmare: Every person taking mushrooms will be on the record as a sickly critter in need of treatment, including Natives who already have a licence to use them (and/or peyote) as a religious rite. – You just can’t take the mystic out of it.

Can’t you just follow on the Dutch steps? Legalize it because repression is bad as a rule, and without pretending you’re making the world so much better for the sick (as Big Pharma Brother told you).

Legalize it because you’re for freedom, not as quacks. When shrooms smell of hospitals, they’re bad.

A religious rite is a right. As a medication, it won’t even be a right: It’s what your disease, your ailment, your substandard condition requires, not even that, it’s what society requires you to take in order to keep you afloat with economic output requirements.

ii

A veteran in Davenport told me that psilocybin mushrooms were the only treatment he found effective for his depression after returning home. We should explore making psilocybin mushrooms legal for medical and therapeutic use particularly for veterans. (Andrew Yang)

Legalize it because you’re for freedom, not as quacks.

And by the way, a veteran who has opened his eyes on the atrocities of war is a therapeutic case?

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Dans l’arrêt Lohé Issa Konaté c/ Burkina Faso, du 5 déembre 2014, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples demande l’abrogation des peines privatives pour les actes de diffamation. Le droit africain est donc plus favorable aux libertés que le droit français et européen.

[Il est à supposer que ces actes de diffamation sont une appellation générique pour les délits dits « de presse » les plus courants. La Cour demande cette abrogation en s’appuyant sur des instruments juridiques régionaux, la Charte africaine des droits de l’homme (article 9) et le traité de la CEDEAO, mais aussi sur le Pacte international des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (dont la France est signataire) à son article 19. Cet article 19 relatif à la liberté d’expression ne prévoit pas expressément – c’est dommage – l’abrogation des peines privatives pour les délits de parole, et son interprétation par la Cour africaine dans le sens d’une abrogation de ces peines est donc à noter.]

Journal intime d’un aspirant bourgeois

Le 14 août 2018, je reçus par courrier de mon ami X., dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis plusieurs années, un paquet contenant une dizaine de pages manuscrites dans une chemise portant le titre « Journal intime d’un aspirant bourgeois ». Il me demandait de bien vouloir publier sur mon blog ces textes dont il était l’auteur.

Cherchant à prendre contact avec lui pour parler de cette démarche dont il ne m’avait jusque-là rien dit, je ne parvins pas à le joindre et ce n’est que trois jours plus tard que j’appris par un ami commun que X. s’était suicidé, le 13 août.

Dans ces circonstances, et au nom de notre amitié ancienne, je ne peux me dérober à sa requête. Voici donc son « journal intime », avec la lettre qu’il m’adressa.

Paix à son âme.

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Cher ami,

Il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vus mais je lis régulièrement ton blog avec intérêt. Devant le succès qu’il connaît, je ne résiste pas au désir de te faire une petite demande, au nom de notre amitié ancienne.

Les feuillets qui accompagnent cette lettre sont des pensées éparses que j’ai couchées sur le papier et que je te saurais infiniment gré de bien vouloir publier sur ton blog. Mon nom ne me semble pas devoir être divulgué, cela ne présenterait aucun intérêt.

L’époque de ma vie où, après notre prime jeunesse d’étudiants bohèmes, dont tu te souviens, j’en suis sûr, je me préparais, avec conviction, à entrer dans la grande communauté bourgeoise se caractérisa par une extrême intolérance, dont l’expression à mots couverts recueillait l’assentiment de tous, ce qui ne pouvait que m’encourager. Je demande pardon à tes lecteurs de les induire en erreur par le titre de « journal intime » ; il ne s’agit que de l’expression de cette attitude mentale et non d’un compte rendu des faits de ma vie, au demeurant parfaitement ennuyeuse depuis cette époque.

Quand je compris que cette intolérance, dans mon cas acquise, semble-t-il, plutôt qu’innée, me conduirait toujours plus avant dans le néant de l’existence bourgeoise, il ne me restait plus qu’à soupirer sur le cadavre d’une jeunesse agitée, sans doute, irrémédiablement perdue. J’avais, je ne sais plus pourquoi, ressenti le besoin de réagir contre cette jeunesse que je convoite aujourd’hui désespérément comme le parangon de toutes les vertus idéales, de l’idéalisme en même temps que de la profusion. En croyant me grandir, je régressai, comme tout étudiant en humanités que l’on biberonne avec les grands esprits, avec la philosophie la plus raffinée, la plus avancée, et qui, se croyant néanmoins préparé par là-même aux mesquineries et bouffonneries de la vie bourgeoise, entre dans un désert sans limites avec un coffre plein de gemmes resplendissantes sur le dos au lieu d’une gourde en peau de chèvre sous le bras…

En amitié.

X.

P.S. Je commence par mon texte Gribouillez les tags, parce que, l’ayant un jour publié anonymement sur un forum en ligne, j’eus peu de temps après la bonne surprise de voir sa recommandation en quelque sorte appliquée : les tags que j’avais âprement dénoncés étaient, aux alentours des grandes gares parisiennes, barrés d’un trait horizontal, donc symboliquement oblitérés ! Cela n’a duré qu’un temps, quelques années, puis les murs le long des lignes de chemin de fer au départ de Paris ont été couverts de nouveaux tags et ceux-là ne sont plus aujourd’hui oblitérés. J’ignore si ç’avait été une démarche de la SNCF car, à ma connaissance, aucun média n’a parlé de cet intéressant phénomène. Le caractère très systématique de l’oblitération me le fait pourtant penser et je suis même enclin à imaginer que c’est la publication anonyme de mon texte, sur un forum public (inutile de chercher, il n’est plus en ligne), qui est à l’origine de cette politique d’oblitération symbolique qui m’a tant réjouie. Je serai peut-être démenti ; tu le sauras bien.

Gribouillez les tags !

Les tags sont une abomination qui défigure nos villes. Or l’État et les municipalités ne font rien. Nous devons résister : achetez des bombes de peinture et envoyez une bonne giclée sur tous les tags que vous rencontrez.

Voilà qui ne rendra pas nos ville pires que ce qu’elles sont et qui mettra un sacré coup au moral de ces fils de pute de tagueurs, qui sont tellement fiers de voir leurs tags sans que personne réagisse.

Ce n’est pas une honte, peut-être, que des tagueurs nous narguent ainsi, en dégradant nos villes ? Montrons-leur un peu qu’il y a des hommes dans ce pays, des hommes qui ne vont pas leur laisser foutre la merde encore longtemps.

[Malgré le respect que je dois à mon ami défunt, je me permets ici un commentaire personnel. Je ne suis pas convaincu que cette recommandation relève d’une intolérance bourgeoise telle que X. la décrit dans sa lettre ; au contraire, j’ai tendance à penser comme mon ami dans sa période bourgeoise-intolérante et je ne me sens pas particulièrement bourgeois ni intolérant pour autant. Je pourrais par exemple me revendiquer des vues très pertinentes de l’Autrichien Adolf Loos, qui passe pour avant-gardiste en matière de goût et écrit dans son essai Ornement et Crime (Ornament und Verbrechen, 1908) :

« L’enfant est amoral. Pour nous, le Papou l’est aussi. Le Papou abat ses ennemis et les consomme. Ce n’est pas un criminel. Mais si l’homme moderne abat quelqu’un et le consomme, c’est un criminel et un dégénéré. Le Papou tatoue sa peau, son bateau, ses rames, bref tout ce qu’il peut atteindre. Ce n’est pas un criminel. L’homme moderne qui se tatoue est, lui, un criminel ou un dégénéré. Il y a des prisons où quatre-vingts pour cent des détenus présentent des tatouages. Les tatoués qui ne se trouvent pas en prison sont des criminels latents ou des aristocrates dégénérés. Quand un tatoué meurt en liberté, c’est qu’il est mort quelques années avant d’avoir commis un meurtre. »

On peut, me semble-t-il, étendre le raisonnement du tatouage aux tags et graffiti (en excluant, de nos jours, les aristocrates dégénérés).

Pour le reste, la philosophie que traduisent ces textes de X. pourrait à bien des égards être décrite comme nietzschéenne plutôt que bourgeoise, mais c’est affaire de point de vue.]

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L’humanisme est une métaphysique qui, en tant que telle, s’oppose au libre développement de la science de l’homme.

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Le salut de la planète et de l’humanité repose sur l’usage raisonné de l’arme atomique. La question fondamentale est de savoir quelle portion de l’humanité doit être anéantie pour qu’il puisse y avoir encore une humanité.

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La fierté qu’éprouve l’individu « racé » et qui lui vient du sentiment profond de l’harmonie de son être avec un ordre naturel inspire une haine instinctive chez le produit de mixtures diverses, pour qui la vie est un chaos.

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Le jour où l’humanité comprendra qu’elle doit être pour elle-même un objet de contentement intellectuel, esthétique, émotionnel, elle aura fait un grand pas vers l’élimination des tarés.

Sans doute cette conception s’oppose-t-elle à une certaine philosophie qui voudrait que l’on consacre dans l’humanité le sujet de la volonté libre. Or le libre arbitre n’est qu’une illusion psychologique, doublée d’une contrefaçon rhétorique ou théologique. Toutes nos dispositions sont prédéterminées. Bien que notre action se présente à nos yeux sous la forme d’un choix, puisque la raison nous fait concevoir différentes alternatives, nous n’accomplissons que ce qui est conforme à nos dispositions. Lorsque nous adoptons une conduite qui nous est nuisible, il faut y voir la conduite qui nous est la moins nuisible en l’état du développement organique de nos dispositions. Ceux qui ne se départent jamais de conduites autodestructrices agissent aussi conformément à leurs dispositions, lesquelles sont trop faibles pour permettre l’adoption de conduites moins nuisibles. Lorsqu’un tempérament agressif ne trouve pas en lui les moyens d’exprimer son agressivité sur l’extérieur, elle se retourne contre lui. Si cette agressivité était, les moyens faisant défaut, tournée vers l’extérieur, la destruction de l’individu serait immédiate du fait de la réaction de l’environnement. L’être agressif et faible recherche donc l’être purement passif, comme objet d’extériorisation, mais l’être passif recherche quant à lui l’être volontaire et actif qui puisse lui imprimer une direction tout en possédant le degré d’énergie nécessaire pour contrecarrer les visées de l’être agressif qui le harcèle.

Ces quelques considérations n’ont d’autre objet que d’illustrer une conception philosophique de laquelle est absent tout libre arbitre. D’une telle conception résulte, au point de vue de la recherche d’une vie heureuse, l’axiome selon lequel l’humanité doit être un objet de plaisir à elle-même.

Nier que le bonheur soit dans le plaisir résulte du sens étroit que l’on donne au mot « plaisir », puisque, aussi bien, certaines natures éprouvent du plaisir là où d’autres n’entrevoient que de l’ennui. Or ces différences entre les natures et tempéraments des hommes n’empêchent-elles pas d’établir un critère sûr de ce qui serait un plaisir de l’humanité ? Certains esprits, confrontés à ce genre de question, se hâtent de répondre qu’il n’existe aucun critère et que toute recherche dans ce domaine est vaine et dérisoire, voire suspecte. Ce sont des esprits peu portés à la spéculation et que l’effort intellectuel rebute. C’est le commun des hommes. Mais la recherche de critères pour le jugement est l’objet de la philosophie. La philosophie esthétique recherche le critère du beau quand le sens commun prétend opiniâtrement que le goût esthétique est quelque chose de tout relatif et s’offense même souvent de la moindre allusion du contraire. La philosophie morale recherche le critère du bien, etc.

Quel est donc le critère du plaisir, non pas selon l’individu mais selon l’humanité, prise dans sa généralité, dans son concept ?

Le plaisir de l’esprit réside dans la connaissance. Le plaisir de l’humanité réside également dans la connaissance, l’esprit étant le supérieur dans l’humanité. Dire que l’humanité doit être un objet de plaisir pour elle-même signifie qu’elle doit être un objet de connaissance pour elle-même.

La connaissance par le vécu individuel est ce qu’on appelle l’expérience. Cette expérience individuelle est un témoignage apporté à l’humanité en tant que collectivité, par lequel celle-ci tente de s’appréhender, de se connaître. La qualité de ce témoignage importe beaucoup dans le processus : l’humanité apprend à se connaître par le biais de l’expérience des esprits supérieurs, seule suffisamment éclairante et significative.

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Celui qui ne parvient pas à atteindre l’objet de son désir peut, dans certains cas d’ascétisme héroïque, vouloir l’anéantissement de son désir, mais le plus souvent il souhaite l’anéantissement de l’objet.

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L’amour de la beauté physique est-il, ainsi que le prétend Sénèque le philosophe, l’origine de tous les maux ? La beauté physique n’est jamais l’apanage d’une personne en particulier, et dans certaines populations elle est même plutôt la règle que l’exception. De sorte que l’attachement à une seule personne ne paraît pas possible dans le cas d’une personne suffisamment dominée par l’amour de la beauté physique pour vouloir jouir de cette beauté avec différents objets dans lesquels elle se présente. Ainsi, cette passion paraît contraire au serment de fidélité. Mais je ne connais aucune qualité qui ne soit partagée, de sorte que l’attrait pour n’importe quelle qualité paraît contraire à l’existence même de l’amour conjugal. Ainsi, on pourrait tout aussi bien dire que l’amour de la beauté morale est contraire à la fidélité.

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La seule valeur concevable pour une nature supérieure est son bon plaisir, car c’est la seule qui ne le mette en aucun cas sous la dépendance d’une nature inférieure. Ne sera-t-elle pas, cependant, dépendante de quelque pourvoyeur de plaisirs ? La volupté d’une nature supérieure ne peut naître dans la dépendance, par conséquent c’est un plaisir obtenu de haute main, avec le souci constant de la liberté, et qui ne doit rien aux coquins vendant leurs louches services à la mollesse. Enfin, la reconnaissance mutuelle du bon plaisir crée la société des pairs.

Comment, demandera-t-on, le droit est-il possible si une part quelconque de la société ne se reconnaît pour loi que son bon plaisir ? Considérons le droit sous les deux espèces du droit contractuel (civil) et du droit régalien (pénal). La reconnaissance mutuelle qui se trouve au fondement de la société des pairs implique la relation juridique du contrat, par laquelle chaque partie n’est liée que par sa propre volonté. Dans une société des pairs idéale, les contrats ne sauraient même être violés, en vertu du fait qu’une nature supérieure ne va pas à l’encontre des décrets de sa volonté. En revanche, tout ce qui dans le droit est prohibitif et répressif, droit de l’État sur les sujets, tient à ce que la relation contractuelle ne vaut rien avec des natures dont la volonté est inconstante, la détermination à s’y tenir insuffisante ou le jugement faussé. Ce droit est, pour le titulaire de l’autorité, le droit de punir, c’est un droit de vie et de mort. Dans la société romaine, la relation du père de famille à ses enfants était de cette sorte, et une telle relation doit apparaître partout où le supposé axiome de la morale posé par Voltaire, et qui aurait été la manière dont un docteur juif aurait résumé la religion hébraïque, à savoir « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît », ne se trouve être d’aucune valeur. Or cet axiome n’est d’aucune valeur dès lors que des différences de sensibilité existent. Une brute grossière peut causer un grave préjudice à une personne plus sensible et raffinée par des actes qui, si elle en était elle-même destinataire, ne la sortiraient nullement de son indifférence. C’est-à-dire que cette brute pourrait être, à la limite, responsable de la mort d’autrui sans avoir dérogé en rien à l’axiome. Or, comme la sensibilité et le raffinement valent mieux que leur absence, ils doivent être protégés des brutes, dans la société des pairs et par le droit répressif.

L’axiome de la morale est sans valeur en raison des différences de sensibilité. Les brutes insensibles nuisent à leur entourage sans en avoir conscience. Ce sont ceux qui « ne savent pas ce qu’ils font ». Les hommes raffinés doivent les éviter s’ils ne les dominent complètement, s’ils n’occupent à l’égard de ces brutes la place de maître incontestable. Il ne sert à rien de chercher à raisonner des brutes, à vouloir agir sur leurs facultés de représentation car pour concevoir ce qu’est la sensibilité il faudrait qu’elles ne soient pas des brutes insensibles.

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Jeux de la plage
Les enfants et les adolescents
Les adolescents découvrent l’amour
Les enfants savent déjà tout de l’amour
Enfants et adolescents ont les yeux ouverts sur la beauté
Et l’amour de la beauté emplit leurs cœurs

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Tout comme notre tempérament, nos jugements sont entièrement déterminés par la complexion de notre organisme. Les natures qui nous sont semblables s’attirent notre estime et notre amitié tandis que celles qui diffèrent de nous par la présence ou l’absence de certaines qualités suscitent notre inimitié, voire notre dégoût, et nous paraissent dangereuses. Et elles doivent d’ailleurs l’être à bien des égards puisque leurs besoins requièrent un environnement différent de celui qui tend à garantir la satisfaction de nos propres besoins. Les natures différentes ont besoin de milieux différents, et c’est pourquoi les milieux cosmopolites, en ce qu’ils réunissent dans un même milieu des natures différentes, sont malsains.

Une influence extérieure commune à plusieurs organismes produit un effet directement homogénéisant si et seulement si ces organismes sont semblables sous le rapport de la partie affectée. Plus ces organismes sont dissemblables sous ce rapport, plus le résultat de l’influence est divergent d’un organisme à l’autre, auquel cas l’homogénéisation par le milieu ne se produit qu’indirectement, par la sélection d’un type au détriment des autres.

Soumettons deux populations, l’une noire, l’autre blanche, à une même exposition solaire. L’effet sur les individus noirs est le même à peu près pour tous, et c’est de fait une absence d’effet notable. L’effet sur la population blanche, ce sont des cancers de la peau chez ceux qui ne bronzent pas.

Si la race est une adaptation au milieu, les différentes races ont-elles vocation à vivre dans un milieu commun, ou un tel milieu commun ne conviendra-t-il pas plutôt à une race en particulier, si elle a vécu dans ce milieu avant les autres et s’y est adaptée, ou bien un tel milieu pourra-t-il convenir ne serait-ce même qu’à une seule race, s’il se trouve que ce milieu commun n’est le milieu propre d’aucune ?

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L’habitude des exercices intellectuels renforce la performance du cerveau. Il faut donc s’attendre à ce que la généralisation de l’éducation aille de pair avec une amélioration du cerveau humain. Or la mesure de cette amélioration dépend des exigences moyennes du système éducatif, lesquelles tendent à s’abaisser avec l’augmentation du nombre de bénéficiaires. De sorte qu’il est en réalité bien plus concevable que la généralisation de l’éducation s’avère préjudiciable au développement de la science. (Certains savants disent observer des rendements décroissants en termes de progrès scientifiques).

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Dans l’espèce humaine, le mâle est ardent et la femelle sensible. La sensibilité du mâle est une forme d’ardeur, l’ardeur ou la violence de la femelle un effet de sa sensibilité. Le mâle est généralement peu regardant et cherche à satisfaire son désir à bon compte. C’est plus rare chez la femelle. La coquetterie et les artifices de la femelle n’ont pas tant pour objet d’attirer le mâle que de le garder, car ce n’est pas d’attirer le mâle qui cause quelque difficulté. On a donc affaire à une espèce où la femelle est, eu égard aux pratiques de la cour amoureuse, le sexe passif et où les mâles rivalisent activement entre eux pour conquérir les femelles. Chez les espèces de ce type, Darwin nous informe qu’en raison des attributs sexuels secondaires qu’ils développent et qui déterminent le succès de la compétition amoureuse, les mâles varient davantage que les femelles. Le sexe féminin est plus uniforme et aussi moins dynamique, plus « conservateur » en ce qui se rapporte à l’évolution de l’espèce. – Ceci afin de souligner que lorsqu’une sous-espèce de l’espèce humaine a pour habitude de se mélanger à d’autres sous-espèces, aux qualités inférieures, ce sont les mâles qui déchoient les premiers.

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Les préjugés d’une nature puissante valent mieux que les raisonnements d’un débris humain. Toute vision du monde s’enracine dans un tempérament forgé par l’organisme, siège de l’expérience vécue. Or l’organisme sain et vigoureux jouit d’une harmonie avec son environnement qui fait défaut au corps malingre et disgracié, forcé de se cacher pour survivre et qui se nourrit de racines et de vers faute de pouvoir chasser avec profit. L’un n’a guère besoin de raisonner pour vivre ; l’autre, si, et lorsque cette faculté s’aiguise chez le faible aux aguets, malheur aux hommes de bonne race s’ils se laissent impressionner par ces comportements étranges –hystériques– car alors ils succombent sous la domination haineuse et hallucinée de ceux que Nietzsche appelait les « prêtres ». Ne croyez pas que la sécularisation des sociétés implique le déclin des prêtres : ceux-ci n’ont pas fini de proférer leurs malédictions !

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Lorsque deux chétives créatures s’accouplent dans un spasme qui les laisse encore plus mornes et décrépites qu’elles n’étaient, quel être infortuné ne naît-il pas à la surface de cette terre ! Blême avorton confiné dans le taudis où se consument ses géniteurs et lui-même, ne le voyez-vous pas méditer dans sa solitude moisie l’exaltation de toutes les libertés comme un défi à son destin fatal ? Voilà le libertaire maniaque, l’intellectuel révolutionnaire, dans son essence. Mais nous connaissons la valeur et même la sainteté de l’ordre, nous qui avons grandi et vivons dans la liberté.

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L’un raisonne par plaisir, l’autre pour ne pas périr. L’un fait progresser la science, l’autre la superstition.

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Humanisme bureaucratique. – Il n’existe aucune preuve scientifique de différences entre les facultés mentales des races humaines, et il est interdit d’en chercher.

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Donnez à ceux qui vous haïssent de manière instinctive et innée, pour ce que vous êtes, des raisons de vous haïr pour ce que vous faites : attaquez-les et faites-leur le plus de mal possible. Ils comprendront alors que leur haine a son fondement dans un ordre naturel, qu’ils prétendent ignorer, où ils occupent les échelons les plus inférieurs.

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Composition raciale des pays européens

Les chiffres suivants sont tirés de Richard McCulloch, dont le système est dérivé des travaux de Carleton Coon, deux universitaires parmi les rares qui ont continué de faire de l’anthropologie raciale après la guerre.

D’abord, la classification. Le groupe ‘Nordish’, qui correspond à peu près à ce que Gobineau, Vacher de Lapouge et d’autres appellent l’Aryen comprend deux sous-groupes :

A/ le groupe pur, ou central : composé des types Brünn, Borreby, Nordique (Celtique et Hallstat), plus les croisements de ces types entre eux ;

B/ le groupe périphérique : Atlanto-méditerranéen (mélange de A et de Meds), Néo-Danubien (A+Ladogan), Norique (A+Dinarique), Sub-Nordique (A+Alpin).

Maintenant, la répartition, en pourcentage de la population d’origine européenne :

France : 35% Aryenne (5%A, 30%B)

Allemagne : 80% Aryenne (60%A, 20%B)

On voit donc la différence entre les deux, ce qui implique, pour un pan-Aryaniste, que l’Allemagne jouit d’une suprématie naturelle sur la France. D’autres comparaisons :

Angleterre : 100% Aryenne (72%A, 28%B)

L’Angleterre est donc plus Aryenne que l’Allemagne. Or la situation insulaire de l’Angleterre fait qu’elle n’a jamais dans l’histoire développé une mentalité de solidarité raciale aryenne. Au contraire, elle a toujours craint l’Allemagne plus que tout, comme rivale. Cette attitude est suicidaire pour la race.

Suède : 100% Aryenne (95%A, 5%B)

Islande : 100% Aryenne (97%A, 3%B)

Pays-Bas : 100% Aryenne (100%A) : le record du monde !

Italie : 5% Aryenne (1%A) ; idem pour l’Espagne.

Pologne : 70% Aryenne (5%A) : donc, la Pologne a beaucoup de B et pas plus que la France de A. Dans tous les pays d’Europe de l’Est, le type nordique est plus ou moins néo-Danubien. D’où le discours racialement péjoratif de certaines autorités du Reich (Himmler) sur les Slaves, en plus de l’antislavisme politique d’une partie de la composante germanique de l’ancien Empire austro-hongrois, reflété dans Mein Kampf (les années d’études d’Adolf Hitler à Vienne).

En résumé, le groupe nordique pur est composé de plusieurs sous-espèces (Brünn, Borreby, plus Celtique et Hallstat) et tous les mélanges entre ces sous-espèces restent du Nordique pur. Le groupe périphérique implique quant à lui un mélange avec un type caucasien non nordique et peut être considéré, au cas par cas, comme faisant partie du type nordique.

L’Alpin n’est pas Nordique, ni le Méditerranéen, bien qu’ils soient tous deux Caucasiens. Selon McCulloch et d’autres, sont aussi Caucasiens les Arabes, les Lapons, les Dravidiens.

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Pour prendre un cas concret de politique raciale, regardons le cas du Troisième Reich. Le terme « Aryen » y avait deux sens. Au sens large, il désigne tous les individus blancs d’origine européenne. Ainsi, les lois de Nuremberg qui interdisent les mariages entre Juifs et Aryens n’interdisent pas les mariages entre Nordiques et Alpins. Les lois de Nuremberg ne séparent pas Dinarique, Alpin, Méditerranéen, Nordique…

Il y a ensuite une acception plus restrictive du terme, qui a été utilisée dans la SS, où seuls les Nordish du groupe A, pour reprendre la terminologie de McCulloch, étaient acceptés. La terminologie de McCulloch, postérieure à la Seconde Guerre mondiale, ne parle pas d’Aryens pour des raisons politiques évidentes. Je considère que les Aryens correspondent à peu près à son concept « Nordish », même si les indices crâniens ne sont plus un indice discriminant dans cette classification (la dolichocéphalie n’est pas majoritaire même dans le groupe A).

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La dépénalisation du cannabis aux Pays-Bas n’a pas mis fin au trafic de rue ; à Amsterdam, on se fait accoster tous les cent mètres par des dealers basanés.

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Sida Dissidence

En Afrique, où les taux de sida sont très élevés, de même que dans les communautés homosexuelles occidentales (remarquez au passage le paradoxe : l’homosexualité est notoirement faible en Afrique ; comment se fait-il que ce virus, s’il existe, frappe en particulier les hétérosexuels noirs et les homosexuels blancs, tout en épargnant les hétérosexuels blancs ?), en Afrique, donc, selon les chercheurs dissidents (Peter Duesberg et autres), est diagnostiquée sidaïque toute personne qui tousse et a de la fièvre. Un tuberculeux, par exemple, sera diagnostiqué sidaïque, sans même pratiquer de test. Car croyez-vous qu’ils aient les moyens de tester tous ces Africains dont on dit qu’ils ont le sida ?

Le sida, « syndrome d’immunodéficience acquise », est une déficience du système immunitaire qui rend la personne extrêmement vulnérable à toute forme de maladie, à tel point qu’elle meure de deux ou trois maladies, ou plus, combinées qui lui surviennent en quelques années.

Cette immunodéficience est-elle induite par un virus (comme on le suppose) ou bien par des agents « immuno-stressants » qui détruisent le système immunitaire ? Peut-il être sans conséquences de s’exposer à une prise de drogues, substances toxiques, régulière et massive, dans une logique contre-culturelle du No Limit telle qu’elle s’est développée depuis les années 1960, particulièrement –si j’en crois Duesberg– chez les homosexuels ? Le système immunitaire a des limites et, si on le pousse trop vers ses limites, il se détériore et dysfonctionne, voire arrête de fonctionner : d’où immunodéficience acquise. Quant aux Africains, leur système immunitaire est poussé à sa limite par les conditions de vie détériorées de l’Afrique contemporaine.

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Marine Le Pen peut encore s’améliorer (novembre 2006). Je vous la fais (voix rauque) :

Bonjour, Marine Le Pen.
– Écoutez, bonjour.
– Vous allez bien ?
– Écoutez, ça va.
– Bon. On va parler politique, alors ?
– Écoutez, comme vous voulez !
– Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ?
– Écoutez, il a tout faux !
– Voyons, vous ne pouvez pas dire ça !
– Écoutez, si !
– Vous exagérez !
– Écoutez, non !

Etc.

Il faut qu’elle prenne des tisanes au citron, ou quelque chose, parce que ce n’est plus possible, cette voix rauque…

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Les revenus sociaux permettent à la vermine de croître et de grouiller tandis qu’ils n’ont jamais été suffisants pour des gens qui veulent s’en sortir et vivre décemment.

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La loi Perben II de 2001 a précisé les conditions d’intervention des agents infiltrés sur internet. Il est interdit à un flic français qui s’inscrit sur un forum, en dissimulant la véritable raison de sa présence, de tenir des propos qui pourraient à un titre ou à un autre tomber sous le coup de la législation française : « Négation de crime contre l’humanité », « Incitation à la haine raciale », « Discrimination à l’encontre de personnes en raison de leur religion, de leur sexe, de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle », « Eugénisme »+++, « Diffamation », etc.  Donc, craignez les tièdes comme la peste !

+++ Aux termes de la loi de 2004, les pratiques eugéniques sont passibles de la réclusion à perpétuité et la « propagande » eugénique, par voie de texte ou autre, l’est de trois ans d’emprisonnement. La même loi définit l’eugénisme on ne peut plus vaguement comme toute « pratique tendant à la sélection des êtres humains » (le concours d’entrée à l’ENA ?).

Si l’agent ne respecte pas ces consignes, les personnes mises en cause par lui peuvent s’en prévaloir devant la justice et elles seront relaxées.

La loi doit être plus ou moins la même dans tous les pays européens : d’une part, parce que cela émane sûrement, comme 80 % de notre droit national, d’une directive européenne, d’autre part, parce que je vois mal comment on pourrait permettre à un policier de violer la loi dans l’exercice de ses fonctions. En Allemagne, la Cour fédérale a annulé une procédure de dissolution d’un parti néo-nazi parce que, justement, le parti avait été infiltré par des agents qui avaient fait n’importe quoi.

Si la police a recours à des non-fonctionnaires pour faire le travail (des indics, des taupes…), ils ne peuvent quand même pas dire à ceux-ci de violer la loi à leur place, et donc cela revient au même que les agents soient des officiers de police ou non.

La loi Perben II a été complétée, notamment en ce qui concerne les infiltrations sur internet, par loi Sarkozy de 2006 :

Pour faciliter le travail des enquêteurs, on prévoit enfin l’infiltration numérique. Les officiers ou les agents de police habilités par le procureur pourront participer à des échanges électroniques sous un nom d’emprunt. Ils pourront ainsi être en contact avec les personnes susceptibles d’être les auteurs de ces infractions et « extraire et conserver des contenus illicites dans des conditions fixées par décret ». Ces personnes habilitées pourront (sans les inciter) constater les infractions de diffusion de pédopornographie par exemple.

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Le pape Anaclet II était d’origine juive. Voici ce que saint Bernard en pensait : « C’est une injure pour le Christ qu’un homme d’origine juive soit assis sur le trône de Pierre. » « Rendons grâces à Dieu qui a englouti ce misérable dans la mort. »

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Quand vous êtes contre l’immigration, la plupart des immigrés (qui ont encore de la famille, au sens large, à faire venir chez nous) se sentent visés et deviennent agressifs. Or, prenez la moyenne d’âge chez les immigrés et celle chez les Français de souche : la jeunesse, donc la force physique, est chez les immigrés. Les Français de souche sont une population vieillissante et, demain, elle sera complètement vieille, donc sans défense. D’où, également, la hausse très forte de la criminalité, surtout chez les immigrés : pourquoi travailler quand vous pouvez détrousser une petite vieille ?

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« Vive le Québec libre ! » Énième rodomontade d’un pitre. Qu’est-ce qu’il a fait pour un Québec libre ?

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Je connais un peu les U.S., il y a une grosse différence entre eux et nous : eux, ils n’écoutent pas de rap. Je n’y ai jamais entendu de rap au McDo, ni à la salle de gym, ni nulle part. Quand je suis retourné en France, j’ai compris mon malheur : je ne peux sortir sans me faire infliger cette musique de pauvres types hargneux, plus proches de la bête que de l’humain, au McDo, à la gym, à la supérette, même à l’agence France Télécoms, en permanence branchée sur une chaîne de rap ! Ça me rend malade et me donne des pulsions homicides.

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Francis Evrard est passé aux aveux : « Eh ouais, qu’est-ce que vous voulez ? Avec le p’tit Tennis, il faut sortir les balles ! »

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Raymond Barre a cané quelques mois après ses déclarations sur le lobby juif. Les réactions ne s’étaient pas fait attendre. Je me souviens d’une lettre ouverte de je ne sais plus quel juif dans Le Monde, qui se terminait par ces mots : « Adieu, Monsieur Barre. » Cela faisait froid dans le dos, comme toute la lettre d’ailleurs. Barre est entré à l’hôpital, un grand hôpital parisien avec les meilleurs professionnels, pour un problème d’estomac (ou des reins ; en tout cas sans que cette hospitalisation ait fait l’objet de comptes rendus dans les médias sur un état de santé alarmant) et en est sorti une poignée de jours plus tard dans un corbillard.

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Suid-Afrika

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Hendrik Verwoerd, Premier ministre de l’Union d’Afrique du Sud de 1958 à 1966, n’est pas du tout, comme certains ignorants l’ont dit devant moi, le fondateur de l’apartheid. Sous la domination britannique, cela s’appelait la ségrégation. Avec les élections de 1948 et l’arrivée au pouvoir des nationalistes afrikaners, c’est devenu l’apartheid (mot afrikaans). Le fondateur de l’apartheid est donc D. F. Malan, Premier ministre élu en 1948. Son successeur, Strijdom, a poursuivi la même politique nationaliste afrikaner.

Avec Verwoerd, d’origine hollandaise, les choses se gâtent en réalité pour les Afrikaners. Verwoerd fait venir des centaines de milliers d’Anglais dans le pays, et ses successeurs continuent : 500 000 en moins d’une vingtaine d’années, dans un pays qui compte alors quelque deux millions d’Afrikaners. La culture afrikaner est laminée ; les Anglophones les traitent avec un mépris inconcevable, dans leur propre pays. Tout cela est raconté par Robert van Tonder, un des piliers du nationalisme boer, décédé il y a peu.

Même l’AWB d’Eugène Terre-Blanche n’était pas un mouvement pour maintenir l’apartheid de Verwoerd (à savoir, ségrégation raciale et domination culturelle anglophone) ; c’était un mouvement anti-parlementaire pour la création d’une République boer fondée sur la ségrégation raciale, certes, mais aussi la culture afrikaner.

L’année 1994 est donc une péripétie de plus pour les Boers et non le drame existentiel que cela représente pour les ségrégationnistes anglophones, qui ont d’ailleurs immédiatement quitté un pays qui n’a jamais été le leur.

Mais cela a complètement échappé à la plupart des observateurs en France car, en bons anglophones, ils ne connaissent que le point de vue des rosbeefs. Qu’ils aillent au diable avec leurs sources en anglais ! Ek praat Afrikaans !

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Les gens lisent en anglais parce que c’est la seule langue étrangère qu’ils comprennent, et ces braves anglophones perpétuent la domination culturelle anglo-saxonne en prenant pour argent comptant les billevesées des rosbeefs qui nous servent une histoire du monde à leur convenance et à leur gloire.

La preuve en est ce texte [?] qui prétend que l’homme d’affaires Anton Rupert était juif. C’est faux. Rupert était un nationaliste afrikaner, qui a commencé dans les mouvements étudiants nationalistes. Il était pendant la guerre l’éditeur du journal de l’Afrikaanse Nasionale Studentebond, qui publiait de la littérature pro-allemande et antisémite. Plus tard, sa fabrique de tabac était située dans les mêmes locaux que le Parti National, qui était à l’époque ouvertement antisémite (comme un texte anglais sur Malan le rappelle).

La victoire des nationalistes en 1948 a été la victoire des Afrikaners qui avaient été favorables à l’Axe pendant la guerre. Le dirigeant de l’organisation la plus germanophile, Van Rensburg, de l’Ossewa Brandwag (OB), faisait partie de la coalition, de même que le dirigeant du parti national-socialiste sud-africain Nuwe Orde (Ordre Nouveau), Oswald Pirow, devenu sénateur. C’est la genèse de l’apartheid afrikaner.

Il y a eu, ensuite, une alliance entre Israël et l’Afrique du Sud face aux nouveaux États décolonisés et satellites de l’URSS, dont la caisse de résonance et l’instrument de pression étaient l’ONU.

Sur les 500 000 rosbeefs immigrés en Afrique du Sud à partir du gouvernement de Verwoerd (l’Angleterre envoyait ses rosbeefs libéraux dans le pays alors qu’en même temps le MI6 prenait langue avec l’ANC, qui avait un bureau officiel à Londres), seuls 20 000 ont fait un effort pour apprendre la langue du pays. Ce n’est pas du mépris, ça ? Ces sales rosbeefs n’avaient qu’à rester chez eux !

M. Dupont : Les Anglais que j’ai rencontrés qui ont passé un certain temps en Afrique du Sud dans les années soixante ont une impression radicalement opposée : selon eux, ce sont les Boers qui les méprisaient. Par exemple, si vous vous présentiez à un entretien pour un travail et que vous ne parliez pas l’afrikaans, c’était “Dégagez!”

C’est complètement cynique de leur part, sachant que la majorité des entreprises, donc des recruteurs, étaient aux mains des rosbeefs.

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Robert van Tonder est un des premiers à avoir dénoncé les déviances du Parti national depuis Verwoerd. Il a montré, chiffres à l’appui, que l’afrikaans et la culture afrikaner étaient mis en danger par la politique de Verwoerd-Vorster-Botha. Il a fondé dans les années quatre-vingt le Boerestaat Party, qui n’a participé, volontairement, à aucune élection, sous sa direction.

Vive le Québec libre !

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Les Boers, avant l’arrivée des Anglais, connaissaient certes la ségrégation. Ils la pratiquaient, et même l’esclavage. Ce dernier point n’a naturellement pas joué en leur faveur auprès des Noirs, et l’Église anglicane a eu beau jeu de dénoncer les Boers esclavagistes et de conduire la campagne mondiale anti-apartheid depuis les guerres dites des Boers, guerres impérialistes, jusqu’en 1994, tout en fomentant la haine anti-Boer dans les écoles pour Noirs qu’ouvrait le gouvernement de Verwoerd.

L’erreur a été de ne pas avoir eu une politique suffisamment volontariste de promotion de l’afrikaans. Les révoltes de Soweto, prétendument provoquées par l’afrikaans obligatoire, ont été fomentées depuis Londres, avec l’appui de l’Église anglicane ; les affiches et tracts des révoltés noirs ont été imprimées à Londres, en Angleterre – un pays notoirement anti-colonialiste, peut-être ?

Résultat de cette absence de volontarisme : un Boer ne pouvait pas, pendant l’apartheid (et ne peut toujours pas), se faire servir dans un magasin dans sa propre langue ! Il faut qu’il parle tous les jours de sa vie la langue de l’envahisseur, dans les magasins, aux pompes à essence, au travail, à l’hôpital…

La droite afrikaner, déjà sous l’apartheid, n’était pas et n’est toujours pas « white nationalist ». Robert van Tonder qualifie d’ailleurs cette attitude WN du néologisme de blankisme, ce qui veut dire « blanchisme ». Un Boer menacé dans son identité de Boer, parlant l’afrikaans, ne peut pas se sentir solidaire d’un mouvement qui ignore ses légitimes demandes de reconnaissance culturelle. Et ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour se concilier l’envahisseur ; nos amis québécois le savent bien, ce peuple d’Anglais est indécrottable, et c’est à croire qu’il manque de capacités intellectuelles.

Un exemple qu’un Français peut comprendre : si vous avez pris l’Eurostar, vous savez qu’un Français descend… à Waterloo. Cela dit mieux que tout autre chose ce qu’est l’Anglais : une peste. Et en Afrique du Sud, cette pestilence s’est déversée sans retenue contre un peuple considéré comme colonisé, sachant pertinemment qu’aucune nation ne prendrait sa défense, parce que frappé de l’interdit mondial de l’apartheid.

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Les proportions du cervelet et des autres parties de l’encéphale montrent que la femme est d’une rationalité inférieure. Les Pères de l’Église considèrent que, contrairement à Adam, la femme n’est pas à l’image de Dieu. Mulier facta non est ad imaginem Dei (saint Augustin).

Non seulement les femmes sont rationnellement infirmes, mais en outre elles sont inaptes aux jugements moraux et esthétiques. Je ne parlerai ici que des seconds : les jugements esthétiques.

Les femmes n’ont aucune idée de ce qui est beau. Un bel homme, aux traits fins et réguliers, les laissera indifférentes tandis qu’elles seront attirées par des rastaquouères au regard torve. De plus, les belles femmes se demandent toujours si elles sont belles : il faut le leur rappeler en permanence pour qu’elles en soient convaincues.

Les femmes ne savent pas s’habiller. En désespoir de cause, depuis qu’elles sont libres elles ont décidé de s’habiller comme les hommes, pour ne pas avoir à se poser de questions. Autrement, ceux qui habillent les femmes sont des hommes. Et ceux qui demandent à leur femme quelle cravate mettre sont des sots, et avec la cravate qu’elle va leur choisir ils en auront bien l’air.

Les femmes ont des goûts tellement dépravés qu’elles ont inventé le maquillage. Elles ne peuvent pas envoyer un photo sans s’être mis au préalable un pot de peinture sur la gueule.

Les femmes sont des artistes nulles ou médiocres, encensées par les singes, qui espèrent se faire sucer.

Les femmes ont été à l’origine du déclin et de la chute de toutes les civilisations.

Les femmes ne savent même pas faire la cuisine. C’est seulement après une vie passée aux fourneaux, dès le plus jeune âge, qu’elles arrivent à quelque chose, dans la vieillesse, et encore… Seules les sociétés qui avaient des esclaves hommes dans leurs cuisines, comme les Romains, savaient ce que veut dire bien manger.

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Les brahmanes aryens ont inventé les techniques de virtuosité sexuelle les plus hallucinantes, dont la rétention de sperme qui permet le coït pendant des heures, pour que leurs femmes n’ouvrent pas leurs cuisses aux tschandalas. Ça n’a pas marché. Les Grecs et les Romains les ont véritablement esclavagisées. Ça n’a pas marché. Le Moyen Âge chrétien a créé une société ascétique où le sexe était diabolisé. Ça n’a pas marché. L’époque moderne a libéré les femmes. Ça ne marche pas, c’est encore pire.

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Black Métalloïde

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La valeur artistique du black metal est au niveau de celle du rap. Certains de ces groupes prétendent renouer avec un passé viking mais ils sont allés beaucoup plus que loin que ça : ils ont réussi à renouer avec l’âge de pierre. Quiconque a touché un instrument dans sa vie comprend ce que je veux dire. Si ces guitaristes n’avaient pas de doigts, la différence ne s’entendrait guère. Et si les chanteurs avaient de la voix, ils ne feraient pas que pousser des cris rauques comme des porcs qu’on égorge.

Comme ces « artistes » sont des puristes de l’esprit viking et survival païen blanc, ils ne sont pas familiers avec la drogue. C’est comme les groupes skinheads, RAC et autres. Avant de s’y mettre, ils prennent de la bibine ! Ils n’ont pas compris que, dans cet exercice qui consiste à faire monter l’adrénaline au maximum en deux ou trois minutes, le principe est qu’il faut que ce soit explosif et que, pour ça, rien de tel que… Alors, la bibine, ça fait bien rigoler. N’importe quel tube foireux d’Aerosmith ou de Bon Jovi passant en boucle dans les supérettes est mille fois plus explosif et adrénalisé que le poussif Viking black metal ou le crâne d’œuf embibiné dans sa cave, parce que les premiers sont camés jusqu’aux yeux 24/24, et qu’il n’y a que ça qui marche pour ce genre de musique dégénérée.

Les groupies délurées de ces Vikings affichent leurs convictions black metal dans les concerts mais je suis sûr qu’elles écoutent Guns ‘n Roses en cachette dans leur chambre pour l’adrénaline.

Si ces pédales veulent vraiment rendre service à leur race avec une guitare, et qu’il n’y a rien à faire pour les dissuader, alors deux conseils : 1/qu’ils apprennent à jouer de la guitare, et 2/qu’ils se mettent à la schnouf.

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Je vous ai pas attendus pour aller voir cette merde sur YouTurbe ! Ah la la, les pauvres mecs. C’est le côté carnaval qui fait triper ? Ces sous-hommes qui se font passer pour des gremlins ? Ces femmelettes qui n’ont pas de coffre et qui baragouinent en faisant des accords sur deux cordes (heureusement qu’il y a la saturation : quelle belle invention pour les guitaristes manchots !) Quand ce n’est pas trop gluant, c’est franchement ennuyeux. Je ne sais pas où l’on est est allé chercher que c’était ça, l’âme aryenne ! Ça fait plutôt penser à des putains d’Aztèques, des cannibales dans la forêt tropicale, des sodomiseurs de singes.

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L’humanité ne saura sans doute jamais pourquoi, pour gazer leurs victimes, les nazis utilisaient des pots d’échappement et du produit contre les poux alors qu’ils avaient inventé le Sarin (en 1938), 500 fois plus toxique que le cyanure.