Tagged: Voltaire

Journal intime d’un aspirant bourgeois

Le 14 août 2018, je reçus par courrier de mon ami X., dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis plusieurs années, un paquet contenant une dizaine de pages manuscrites dans une chemise portant le titre « Journal intime d’un aspirant bourgeois ». Il me demandait de bien vouloir publier sur mon blog ces textes dont il était l’auteur.

Cherchant à prendre contact avec lui pour parler de cette démarche dont il ne m’avait jusque-là rien dit, je ne parvins pas à le joindre et ce n’est que trois jours plus tard que j’appris par un ami commun que X. s’était suicidé, le 13 août.

Dans ces circonstances, et au nom de notre amitié ancienne, je ne peux me dérober à sa requête. Voici donc son « journal intime », avec la lettre qu’il m’adressa.

Paix à son âme.

*

Cher ami,

Il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vus mais je lis régulièrement ton blog avec intérêt. Devant le succès qu’il connaît, je ne résiste pas au désir de te faire une petite demande, au nom de notre amitié ancienne.

Les feuillets qui accompagnent cette lettre sont des pensées éparses que j’ai couchées sur le papier et que je te saurais infiniment gré de bien vouloir publier sur ton blog. Mon nom ne me semble pas devoir être divulgué, cela ne présenterait aucun intérêt.

L’époque de ma vie où, après notre prime jeunesse d’étudiants bohèmes, dont tu te souviens, j’en suis sûr, je me préparais, avec conviction, à entrer dans la grande communauté bourgeoise se caractérisa par une extrême intolérance, dont l’expression à mots couverts recueillait l’assentiment de tous, ce qui ne pouvait que m’encourager. Je demande pardon à tes lecteurs de les induire en erreur par le titre de « journal intime » ; il ne s’agit que de l’expression de cette attitude mentale et non d’un compte rendu des faits de ma vie, au demeurant parfaitement ennuyeuse depuis cette époque.

Quand je compris que cette intolérance, dans mon cas acquise, semble-t-il, plutôt qu’innée, me conduirait toujours plus avant dans le néant de l’existence bourgeoise, il ne me restait plus qu’à soupirer sur le cadavre d’une jeunesse agitée, sans doute, irrémédiablement perdue. J’avais, je ne sais plus pourquoi, ressenti le besoin de réagir contre cette jeunesse que je convoite aujourd’hui désespérément comme le parangon de toutes les vertus idéales, de l’idéalisme en même temps que de la profusion. En croyant me grandir, je régressai, comme tout étudiant en humanités que l’on biberonne avec les grands esprits, avec la philosophie la plus raffinée, la plus avancée, et qui, se croyant néanmoins préparé par là-même aux mesquineries et bouffonneries de la vie bourgeoise, entre dans un désert sans limites avec un coffre plein de gemmes resplendissantes sur le dos au lieu d’une gourde en peau de chèvre sous le bras…

En amitié.

X.

P.S. Je commence par mon texte Gribouillez les tags, parce que, l’ayant un jour publié anonymement sur un forum en ligne, j’eus peu de temps après la bonne surprise de voir sa recommandation en quelque sorte appliquée : les tags que j’avais âprement dénoncés étaient, aux alentours des grandes gares parisiennes, barrés d’un trait horizontal, donc symboliquement oblitérés ! Cela n’a duré qu’un temps, quelques années, puis les murs le long des lignes de chemin de fer au départ de Paris ont été couverts de nouveaux tags et ceux-là ne sont plus aujourd’hui oblitérés. J’ignore si ç’avait été une démarche de la SNCF car, à ma connaissance, aucun média n’a parlé de cet intéressant phénomène. Le caractère très systématique de l’oblitération me le fait pourtant penser et je suis même enclin à imaginer que c’est la publication anonyme de mon texte, sur un forum public (inutile de chercher, il n’est plus en ligne), qui est à l’origine de cette politique d’oblitération symbolique qui m’a tant réjouie. Je serai peut-être démenti ; tu le sauras bien.

Gribouillez les tags !

Les tags sont une abomination qui défigure nos villes. Or l’État et les municipalités ne font rien. Nous devons résister : achetez des bombes de peinture et envoyez une bonne giclée sur tous les tags que vous rencontrez.

Voilà qui ne rendra pas nos ville pires que ce qu’elles sont et qui mettra un sacré coup au moral de ces fils de pute de tagueurs, qui sont tellement fiers de voir leurs tags sans que personne réagisse.

Ce n’est pas une honte, peut-être, que des tagueurs nous narguent ainsi, en dégradant nos villes ? Montrons-leur un peu qu’il y a des hommes dans ce pays, des hommes qui ne vont pas leur laisser foutre la merde encore longtemps.

[Malgré le respect que je dois à mon ami défunt, je me permets ici un commentaire personnel. Je ne suis pas convaincu que cette recommandation relève d’une intolérance bourgeoise telle que X. la décrit dans sa lettre ; au contraire, j’ai tendance à penser comme mon ami dans sa période bourgeoise-intolérante et je ne me sens pas particulièrement bourgeois ni intolérant pour autant. Je pourrais par exemple me revendiquer des vues très pertinentes de l’Autrichien Adolf Loos, qui passe pour avant-gardiste en matière de goût et écrit dans son essai Ornement et Crime (Ornament und Verbrechen, 1908) :

« L’enfant est amoral. Pour nous, le Papou l’est aussi. Le Papou abat ses ennemis et les consomme. Ce n’est pas un criminel. Mais si l’homme moderne abat quelqu’un et le consomme, c’est un criminel et un dégénéré. Le Papou tatoue sa peau, son bateau, ses rames, bref tout ce qu’il peut atteindre. Ce n’est pas un criminel. L’homme moderne qui se tatoue est, lui, un criminel ou un dégénéré. Il y a des prisons où quatre-vingts pour cent des détenus présentent des tatouages. Les tatoués qui ne se trouvent pas en prison sont des criminels latents ou des aristocrates dégénérés. Quand un tatoué meurt en liberté, c’est qu’il est mort quelques années avant d’avoir commis un meurtre. »

On peut, me semble-t-il, étendre le raisonnement du tatouage aux tags et graffiti (en excluant, de nos jours, les aristocrates dégénérés).

Pour le reste, la philosophie que traduisent ces textes de X. pourrait à bien des égards être décrite comme nietzschéenne plutôt que bourgeoise, mais c’est affaire de point de vue.]

*

L’humanisme est une métaphysique qui, en tant que telle, s’oppose au libre développement de la science de l’homme.

*

Le salut de la planète et de l’humanité repose sur l’usage raisonné de l’arme atomique. La question fondamentale est de savoir quelle portion de l’humanité doit être anéantie pour qu’il puisse y avoir encore une humanité.

*

La fierté qu’éprouve l’individu « racé » et qui lui vient du sentiment profond de l’harmonie de son être avec un ordre naturel inspire une haine instinctive chez le produit de mixtures diverses, pour qui la vie est un chaos.

*

Le jour où l’humanité comprendra qu’elle doit être pour elle-même un objet de contentement intellectuel, esthétique, émotionnel, elle aura fait un grand pas vers l’élimination des tarés.

Sans doute cette conception s’oppose-t-elle à une certaine philosophie qui voudrait que l’on consacre dans l’humanité le sujet de la volonté libre. Or le libre arbitre n’est qu’une illusion psychologique, doublée d’une contrefaçon rhétorique ou théologique. Toutes nos dispositions sont prédéterminées. Bien que notre action se présente à nos yeux sous la forme d’un choix, puisque la raison nous fait concevoir différentes alternatives, nous n’accomplissons que ce qui est conforme à nos dispositions. Lorsque nous adoptons une conduite qui nous est nuisible, il faut y voir la conduite qui nous est la moins nuisible en l’état du développement organique de nos dispositions. Ceux qui ne se départent jamais de conduites autodestructrices agissent aussi conformément à leurs dispositions, lesquelles sont trop faibles pour permettre l’adoption de conduites moins nuisibles. Lorsqu’un tempérament agressif ne trouve pas en lui les moyens d’exprimer son agressivité sur l’extérieur, elle se retourne contre lui. Si cette agressivité était, les moyens faisant défaut, tournée vers l’extérieur, la destruction de l’individu serait immédiate du fait de la réaction de l’environnement. L’être agressif et faible recherche donc l’être purement passif, comme objet d’extériorisation, mais l’être passif recherche quant à lui l’être volontaire et actif qui puisse lui imprimer une direction tout en possédant le degré d’énergie nécessaire pour contrecarrer les visées de l’être agressif qui le harcèle.

Ces quelques considérations n’ont d’autre objet que d’illustrer une conception philosophique de laquelle est absent tout libre arbitre. D’une telle conception résulte, au point de vue de la recherche d’une vie heureuse, l’axiome selon lequel l’humanité doit être un objet de plaisir à elle-même.

Nier que le bonheur soit dans le plaisir résulte du sens étroit que l’on donne au mot « plaisir », puisque, aussi bien, certaines natures éprouvent du plaisir là où d’autres n’entrevoient que de l’ennui. Or ces différences entre les natures et tempéraments des hommes n’empêchent-elles pas d’établir un critère sûr de ce qui serait un plaisir de l’humanité ? Certains esprits, confrontés à ce genre de question, se hâtent de répondre qu’il n’existe aucun critère et que toute recherche dans ce domaine est vaine et dérisoire, voire suspecte. Ce sont des esprits peu portés à la spéculation et que l’effort intellectuel rebute. C’est le commun des hommes. Mais la recherche de critères pour le jugement est l’objet de la philosophie. La philosophie esthétique recherche le critère du beau quand le sens commun prétend opiniâtrement que le goût esthétique est quelque chose de tout relatif et s’offense même souvent de la moindre allusion du contraire. La philosophie morale recherche le critère du bien, etc.

Quel est donc le critère du plaisir, non pas selon l’individu mais selon l’humanité, prise dans sa généralité, dans son concept ?

Le plaisir de l’esprit réside dans la connaissance. Le plaisir de l’humanité réside également dans la connaissance, l’esprit étant le supérieur dans l’humanité. Dire que l’humanité doit être un objet de plaisir pour elle-même signifie qu’elle doit être un objet de connaissance pour elle-même.

La connaissance par le vécu individuel est ce qu’on appelle l’expérience. Cette expérience individuelle est un témoignage apporté à l’humanité en tant que collectivité, par lequel celle-ci tente de s’appréhender, de se connaître. La qualité de ce témoignage importe beaucoup dans le processus : l’humanité apprend à se connaître par le biais de l’expérience des esprits supérieurs, seule suffisamment éclairante et significative.

*

Celui qui ne parvient pas à atteindre l’objet de son désir peut, dans certains cas d’ascétisme héroïque, vouloir l’anéantissement de son désir, mais le plus souvent il souhaite l’anéantissement de l’objet.

*

L’amour de la beauté physique est-il, ainsi que le prétend Sénèque le philosophe, l’origine de tous les maux ? La beauté physique n’est jamais l’apanage d’une personne en particulier, et dans certaines populations elle est même plutôt la règle que l’exception. De sorte que l’attachement à une seule personne ne paraît pas possible dans le cas d’une personne suffisamment dominée par l’amour de la beauté physique pour vouloir jouir de cette beauté avec différents objets dans lesquels elle se présente. Ainsi, cette passion paraît contraire au serment de fidélité. Mais je ne connais aucune qualité qui ne soit partagée, de sorte que l’attrait pour n’importe quelle qualité paraît contraire à l’existence même de l’amour conjugal. Ainsi, on pourrait tout aussi bien dire que l’amour de la beauté morale est contraire à la fidélité.

*

La seule valeur concevable pour une nature supérieure est son bon plaisir, car c’est la seule qui ne le mette en aucun cas sous la dépendance d’une nature inférieure. Ne sera-t-elle pas, cependant, dépendante de quelque pourvoyeur de plaisirs ? La volupté d’une nature supérieure ne peut naître dans la dépendance, par conséquent c’est un plaisir obtenu de haute main, avec le souci constant de la liberté, et qui ne doit rien aux coquins vendant leurs louches services à la mollesse. Enfin, la reconnaissance mutuelle du bon plaisir crée la société des pairs.

Comment, demandera-t-on, le droit est-il possible si une part quelconque de la société ne se reconnaît pour loi que son bon plaisir ? Considérons le droit sous les deux espèces du droit contractuel (civil) et du droit régalien (pénal). La reconnaissance mutuelle qui se trouve au fondement de la société des pairs implique la relation juridique du contrat, par laquelle chaque partie n’est liée que par sa propre volonté. Dans une société des pairs idéale, les contrats ne sauraient même être violés, en vertu du fait qu’une nature supérieure ne va pas à l’encontre des décrets de sa volonté. En revanche, tout ce qui dans le droit est prohibitif et répressif, droit de l’État sur les sujets, tient à ce que la relation contractuelle ne vaut rien avec des natures dont la volonté est inconstante, la détermination à s’y tenir insuffisante ou le jugement faussé. Ce droit est, pour le titulaire de l’autorité, le droit de punir, c’est un droit de vie et de mort. Dans la société romaine, la relation du père de famille à ses enfants était de cette sorte, et une telle relation doit apparaître partout où le supposé axiome de la morale posé par Voltaire, et qui aurait été la manière dont un docteur juif aurait résumé la religion hébraïque, à savoir « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît », ne se trouve être d’aucune valeur. Or cet axiome n’est d’aucune valeur dès lors que des différences de sensibilité existent. Une brute grossière peut causer un grave préjudice à une personne plus sensible et raffinée par des actes qui, si elle en était elle-même destinataire, ne la sortiraient nullement de son indifférence. C’est-à-dire que cette brute pourrait être, à la limite, responsable de la mort d’autrui sans avoir dérogé en rien à l’axiome. Or, comme la sensibilité et le raffinement valent mieux que leur absence, ils doivent être protégés des brutes, dans la société des pairs et par le droit répressif.

L’axiome de la morale est sans valeur en raison des différences de sensibilité. Les brutes insensibles nuisent à leur entourage sans en avoir conscience. Ce sont ceux qui « ne savent pas ce qu’ils font ». Les hommes raffinés doivent les éviter s’ils ne les dominent complètement, s’ils n’occupent à l’égard de ces brutes la place de maître incontestable. Il ne sert à rien de chercher à raisonner des brutes, à vouloir agir sur leurs facultés de représentation car pour concevoir ce qu’est la sensibilité il faudrait qu’elles ne soient pas des brutes insensibles.

*

Jeux de la plage
Les enfants et les adolescents
Les adolescents découvrent l’amour
Les enfants savent déjà tout de l’amour
Enfants et adolescents ont les yeux ouverts sur la beauté
Et l’amour de la beauté emplit leurs cœurs

*

Tout comme notre tempérament, nos jugements sont entièrement déterminés par la complexion de notre organisme. Les natures qui nous sont semblables s’attirent notre estime et notre amitié tandis que celles qui diffèrent de nous par la présence ou l’absence de certaines qualités suscitent notre inimitié, voire notre dégoût, et nous paraissent dangereuses. Et elles doivent d’ailleurs l’être à bien des égards puisque leurs besoins requièrent un environnement différent de celui qui tend à garantir la satisfaction de nos propres besoins. Les natures différentes ont besoin de milieux différents, et c’est pourquoi les milieux cosmopolites, en ce qu’ils réunissent dans un même milieu des natures différentes, sont malsains.

Une influence extérieure commune à plusieurs organismes produit un effet directement homogénéisant si et seulement si ces organismes sont semblables sous le rapport de la partie affectée. Plus ces organismes sont dissemblables sous ce rapport, plus le résultat de l’influence est divergent d’un organisme à l’autre, auquel cas l’homogénéisation par le milieu ne se produit qu’indirectement, par la sélection d’un type au détriment des autres.

Soumettons deux populations, l’une noire, l’autre blanche, à une même exposition solaire. L’effet sur les individus noirs est le même à peu près pour tous, et c’est de fait une absence d’effet notable. L’effet sur la population blanche, ce sont des cancers de la peau chez ceux qui ne bronzent pas.

Si la race est une adaptation au milieu, les différentes races ont-elles vocation à vivre dans un milieu commun, ou un tel milieu commun ne conviendra-t-il pas plutôt à une race en particulier, si elle a vécu dans ce milieu avant les autres et s’y est adaptée, ou bien un tel milieu pourra-t-il convenir ne serait-ce même qu’à une seule race, s’il se trouve que ce milieu commun n’est le milieu propre d’aucune ?

*

L’habitude des exercices intellectuels renforce la performance du cerveau. Il faut donc s’attendre à ce que la généralisation de l’éducation aille de pair avec une amélioration du cerveau humain. Or la mesure de cette amélioration dépend des exigences moyennes du système éducatif, lesquelles tendent à s’abaisser avec l’augmentation du nombre de bénéficiaires. De sorte qu’il est en réalité bien plus concevable que la généralisation de l’éducation s’avère préjudiciable au développement de la science. (Certains savants disent observer des rendements décroissants en termes de progrès scientifiques).

*

Dans l’espèce humaine, le mâle est ardent et la femelle sensible. La sensibilité du mâle est une forme d’ardeur, l’ardeur ou la violence de la femelle un effet de sa sensibilité. Le mâle est généralement peu regardant et cherche à satisfaire son désir à bon compte. C’est plus rare chez la femelle. La coquetterie et les artifices de la femelle n’ont pas tant pour objet d’attirer le mâle que de le garder, car ce n’est pas d’attirer le mâle qui cause quelque difficulté. On a donc affaire à une espèce où la femelle est, eu égard aux pratiques de la cour amoureuse, le sexe passif et où les mâles rivalisent activement entre eux pour conquérir les femelles. Chez les espèces de ce type, Darwin nous informe qu’en raison des attributs sexuels secondaires qu’ils développent et qui déterminent le succès de la compétition amoureuse, les mâles varient davantage que les femelles. Le sexe féminin est plus uniforme et aussi moins dynamique, plus « conservateur » en ce qui se rapporte à l’évolution de l’espèce. – Ceci afin de souligner que lorsqu’une sous-espèce de l’espèce humaine a pour habitude de se mélanger à d’autres sous-espèces, aux qualités inférieures, ce sont les mâles qui déchoient les premiers.

*

Les préjugés d’une nature puissante valent mieux que les raisonnements d’un débris humain. Toute vision du monde s’enracine dans un tempérament forgé par l’organisme, siège de l’expérience vécue. Or l’organisme sain et vigoureux jouit d’une harmonie avec son environnement qui fait défaut au corps malingre et disgracié, forcé de se cacher pour survivre et qui se nourrit de racines et de vers faute de pouvoir chasser avec profit. L’un n’a guère besoin de raisonner pour vivre ; l’autre, si, et lorsque cette faculté s’aiguise chez le faible aux aguets, malheur aux hommes de bonne race s’ils se laissent impressionner par ces comportements étranges –hystériques– car alors ils succombent sous la domination haineuse et hallucinée de ceux que Nietzsche appelait les « prêtres ». Ne croyez pas que la sécularisation des sociétés implique le déclin des prêtres : ceux-ci n’ont pas fini de proférer leurs malédictions !

*

Lorsque deux chétives créatures s’accouplent dans un spasme qui les laisse encore plus mornes et décrépites qu’elles n’étaient, quel être infortuné ne naît-il pas à la surface de cette terre ! Blême avorton confiné dans le taudis où se consument ses géniteurs et lui-même, ne le voyez-vous pas méditer dans sa solitude moisie l’exaltation de toutes les libertés comme un défi à son destin fatal ? Voilà le libertaire maniaque, l’intellectuel révolutionnaire, dans son essence. Mais nous connaissons la valeur et même la sainteté de l’ordre, nous qui avons grandi et vivons dans la liberté.

*

L’un raisonne par plaisir, l’autre pour ne pas périr. L’un fait progresser la science, l’autre la superstition.

*

Humanisme bureaucratique. – Il n’existe aucune preuve scientifique de différences entre les facultés mentales des races humaines, et il est interdit d’en chercher.

*

Donnez à ceux qui vous haïssent de manière instinctive et innée, pour ce que vous êtes, des raisons de vous haïr pour ce que vous faites : attaquez-les et faites-leur le plus de mal possible. Ils comprendront alors que leur haine a son fondement dans un ordre naturel, qu’ils prétendent ignorer, où ils occupent les échelons les plus inférieurs.

*

Composition raciale des pays européens

Les chiffres suivants sont tirés de Richard McCulloch, dont le système est dérivé des travaux de Carleton Coon, deux universitaires parmi les rares qui ont continué de faire de l’anthropologie raciale après la guerre.

D’abord, la classification. Le groupe ‘Nordish’, qui correspond à peu près à ce que Gobineau, Vacher de Lapouge et d’autres appellent l’Aryen comprend deux sous-groupes :

A/ le groupe pur, ou central : composé des types Brünn, Borreby, Nordique (Celtique et Hallstat), plus les croisements de ces types entre eux ;

B/ le groupe périphérique : Atlanto-méditerranéen (mélange de A et de Meds), Néo-Danubien (A+Ladogan), Norique (A+Dinarique), Sub-Nordique (A+Alpin).

Maintenant, la répartition, en pourcentage de la population d’origine européenne :

France : 35% Aryenne (5%A, 30%B)

Allemagne : 80% Aryenne (60%A, 20%B)

On voit donc la différence entre les deux, ce qui implique, pour un pan-Aryaniste, que l’Allemagne jouit d’une suprématie naturelle sur la France. D’autres comparaisons :

Angleterre : 100% Aryenne (72%A, 28%B)

L’Angleterre est donc plus Aryenne que l’Allemagne. Or la situation insulaire de l’Angleterre fait qu’elle n’a jamais dans l’histoire développé une mentalité de solidarité raciale aryenne. Au contraire, elle a toujours craint l’Allemagne plus que tout, comme rivale. Cette attitude est suicidaire pour la race.

Suède : 100% Aryenne (95%A, 5%B)

Islande : 100% Aryenne (97%A, 3%B)

Pays-Bas : 100% Aryenne (100%A) : le record du monde !

Italie : 5% Aryenne (1%A) ; idem pour l’Espagne.

Pologne : 70% Aryenne (5%A) : donc, la Pologne a beaucoup de B et pas plus que la France de A. Dans tous les pays d’Europe de l’Est, le type nordique est plus ou moins néo-Danubien. D’où le discours racialement péjoratif de certaines autorités du Reich (Himmler) sur les Slaves, en plus de l’antislavisme politique d’une partie de la composante germanique de l’ancien Empire austro-hongrois, reflété dans Mein Kampf (les années d’études d’Adolf Hitler à Vienne).

En résumé, le groupe nordique pur est composé de plusieurs sous-espèces (Brünn, Borreby, plus Celtique et Hallstat) et tous les mélanges entre ces sous-espèces restent du Nordique pur. Le groupe périphérique implique quant à lui un mélange avec un type caucasien non nordique et peut être considéré, au cas par cas, comme faisant partie du type nordique.

L’Alpin n’est pas Nordique, ni le Méditerranéen, bien qu’ils soient tous deux Caucasiens. Selon McCulloch et d’autres, sont aussi Caucasiens les Arabes, les Lapons, les Dravidiens.

*

Pour prendre un cas concret de politique raciale, regardons le cas du Troisième Reich. Le terme « Aryen » y avait deux sens. Au sens large, il désigne tous les individus blancs d’origine européenne. Ainsi, les lois de Nuremberg qui interdisent les mariages entre Juifs et Aryens n’interdisent pas les mariages entre Nordiques et Alpins. Les lois de Nuremberg ne séparent pas Dinarique, Alpin, Méditerranéen, Nordique…

Il y a ensuite une acception plus restrictive du terme, qui a été utilisée dans la SS, où seuls les Nordish du groupe A, pour reprendre la terminologie de McCulloch, étaient acceptés. La terminologie de McCulloch, postérieure à la Seconde Guerre mondiale, ne parle pas d’Aryens pour des raisons politiques évidentes. Je considère que les Aryens correspondent à peu près à son concept « Nordish », même si les indices crâniens ne sont plus un indice discriminant dans cette classification (la dolichocéphalie n’est pas majoritaire même dans le groupe A).

*

La dépénalisation du cannabis aux Pays-Bas n’a pas mis fin au trafic de rue ; à Amsterdam, on se fait accoster tous les cent mètres par des dealers basanés.

*

Sida Dissidence

En Afrique, où les taux de sida sont très élevés, de même que dans les communautés homosexuelles occidentales (remarquez au passage le paradoxe : l’homosexualité est notoirement faible en Afrique ; comment se fait-il que ce virus, s’il existe, frappe en particulier les hétérosexuels noirs et les homosexuels blancs, tout en épargnant les hétérosexuels blancs ?), en Afrique, donc, selon les chercheurs dissidents (Peter Duesberg et autres), est diagnostiquée sidaïque toute personne qui tousse et a de la fièvre. Un tuberculeux, par exemple, sera diagnostiqué sidaïque, sans même pratiquer de test. Car croyez-vous qu’ils aient les moyens de tester tous ces Africains dont on dit qu’ils ont le sida ?

Le sida, « syndrome d’immunodéficience acquise », est une déficience du système immunitaire qui rend la personne extrêmement vulnérable à toute forme de maladie, à tel point qu’elle meure de deux ou trois maladies, ou plus, combinées qui lui surviennent en quelques années.

Cette immunodéficience est-elle induite par un virus (comme on le suppose) ou bien par des agents « immuno-stressants » qui détruisent le système immunitaire ? Peut-il être sans conséquences de s’exposer à une prise de drogues, substances toxiques, régulière et massive, dans une logique contre-culturelle du No Limit telle qu’elle s’est développée depuis les années 1960, particulièrement –si j’en crois Duesberg– chez les homosexuels ? Le système immunitaire a des limites et, si on le pousse trop vers ses limites, il se détériore et dysfonctionne, voire arrête de fonctionner : d’où immunodéficience acquise. Quant aux Africains, leur système immunitaire est poussé à sa limite par les conditions de vie détériorées de l’Afrique contemporaine.

*

Marine Le Pen peut encore s’améliorer (novembre 2006). Je vous la fais (voix rauque) :

Bonjour, Marine Le Pen.
– Écoutez, bonjour.
– Vous allez bien ?
– Écoutez, ça va.
– Bon. On va parler politique, alors ?
– Écoutez, comme vous voulez !
– Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ?
– Écoutez, il a tout faux !
– Voyons, vous ne pouvez pas dire ça !
– Écoutez, si !
– Vous exagérez !
– Écoutez, non !

Etc.

Il faut qu’elle prenne des tisanes au citron, ou quelque chose, parce que ce n’est plus possible, cette voix rauque…

*

Les revenus sociaux permettent à la vermine de croître et de grouiller tandis qu’ils n’ont jamais été suffisants pour des gens qui veulent s’en sortir et vivre décemment.

*

La loi Perben II de 2001 a précisé les conditions d’intervention des agents infiltrés sur internet. Il est interdit à un flic français qui s’inscrit sur un forum, en dissimulant la véritable raison de sa présence, de tenir des propos qui pourraient à un titre ou à un autre tomber sous le coup de la législation française : « Négation de crime contre l’humanité », « Incitation à la haine raciale », « Discrimination à l’encontre de personnes en raison de leur religion, de leur sexe, de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle », « Eugénisme »+++, « Diffamation », etc.  Donc, craignez les tièdes comme la peste !

+++ Aux termes de la loi de 2004, les pratiques eugéniques sont passibles de la réclusion à perpétuité et la « propagande » eugénique, par voie de texte ou autre, l’est de trois ans d’emprisonnement. La même loi définit l’eugénisme on ne peut plus vaguement comme toute « pratique tendant à la sélection des êtres humains » (le concours d’entrée à l’ENA ?).

Si l’agent ne respecte pas ces consignes, les personnes mises en cause par lui peuvent s’en prévaloir devant la justice et elles seront relaxées.

La loi doit être plus ou moins la même dans tous les pays européens : d’une part, parce que cela émane sûrement, comme 80 % de notre droit national, d’une directive européenne, d’autre part, parce que je vois mal comment on pourrait permettre à un policier de violer la loi dans l’exercice de ses fonctions. En Allemagne, la Cour fédérale a annulé une procédure de dissolution d’un parti néo-nazi parce que, justement, le parti avait été infiltré par des agents qui avaient fait n’importe quoi.

Si la police a recours à des non-fonctionnaires pour faire le travail (des indics, des taupes…), ils ne peuvent quand même pas dire à ceux-ci de violer la loi à leur place, et donc cela revient au même que les agents soient des officiers de police ou non.

La loi Perben II a été complétée, notamment en ce qui concerne les infiltrations sur internet, par loi Sarkozy de 2006 :

Pour faciliter le travail des enquêteurs, on prévoit enfin l’infiltration numérique. Les officiers ou les agents de police habilités par le procureur pourront participer à des échanges électroniques sous un nom d’emprunt. Ils pourront ainsi être en contact avec les personnes susceptibles d’être les auteurs de ces infractions et « extraire et conserver des contenus illicites dans des conditions fixées par décret ». Ces personnes habilitées pourront (sans les inciter) constater les infractions de diffusion de pédopornographie par exemple.

*

Le pape Anaclet II était d’origine juive. Voici ce que saint Bernard en pensait : « C’est une injure pour le Christ qu’un homme d’origine juive soit assis sur le trône de Pierre. » « Rendons grâces à Dieu qui a englouti ce misérable dans la mort. »

*

Quand vous êtes contre l’immigration, la plupart des immigrés (qui ont encore de la famille, au sens large, à faire venir chez nous) se sentent visés et deviennent agressifs. Or, prenez la moyenne d’âge chez les immigrés et celle chez les Français de souche : la jeunesse, donc la force physique, est chez les immigrés. Les Français de souche sont une population vieillissante et, demain, elle sera complètement vieille, donc sans défense. D’où, également, la hausse très forte de la criminalité, surtout chez les immigrés : pourquoi travailler quand vous pouvez détrousser une petite vieille ?

*

« Vive le Québec libre ! » Énième rodomontade d’un pitre. Qu’est-ce qu’il a fait pour un Québec libre ?

*

Je connais un peu les U.S., il y a une grosse différence entre eux et nous : eux, ils n’écoutent pas de rap. Je n’y ai jamais entendu de rap au McDo, ni à la salle de gym, ni nulle part. Quand je suis retourné en France, j’ai compris mon malheur : je ne peux sortir sans me faire infliger cette musique de pauvres types hargneux, plus proches de la bête que de l’humain, au McDo, à la gym, à la supérette, même à l’agence France Télécoms, en permanence branchée sur une chaîne de rap ! Ça me rend malade et me donne des pulsions homicides.

*

Francis Evrard est passé aux aveux : « Eh ouais, qu’est-ce que vous voulez ? Avec le p’tit Tennis, il faut sortir les balles ! »

*

Raymond Barre a cané quelques mois après ses déclarations sur le lobby juif. Les réactions ne s’étaient pas fait attendre. Je me souviens d’une lettre ouverte de je ne sais plus quel juif dans Le Monde, qui se terminait par ces mots : « Adieu, Monsieur Barre. » Cela faisait froid dans le dos, comme toute la lettre d’ailleurs. Barre est entré à l’hôpital, un grand hôpital parisien avec les meilleurs professionnels, pour un problème d’estomac (ou des reins ; en tout cas sans que cette hospitalisation ait fait l’objet de comptes rendus dans les médias sur un état de santé alarmant) et en est sorti une poignée de jours plus tard dans un corbillard.

*

Suid-Afrika

i

Hendrik Verwoerd, Premier ministre de l’Union d’Afrique du Sud de 1958 à 1966, n’est pas du tout, comme certains ignorants l’ont dit devant moi, le fondateur de l’apartheid. Sous la domination britannique, cela s’appelait la ségrégation. Avec les élections de 1948 et l’arrivée au pouvoir des nationalistes afrikaners, c’est devenu l’apartheid (mot afrikaans). Le fondateur de l’apartheid est donc D. F. Malan, Premier ministre élu en 1948. Son successeur, Strijdom, a poursuivi la même politique nationaliste afrikaner.

Avec Verwoerd, d’origine hollandaise, les choses se gâtent en réalité pour les Afrikaners. Verwoerd fait venir des centaines de milliers d’Anglais dans le pays, et ses successeurs continuent : 500 000 en moins d’une vingtaine d’années, dans un pays qui compte alors quelque deux millions d’Afrikaners. La culture afrikaner est laminée ; les Anglophones les traitent avec un mépris inconcevable, dans leur propre pays. Tout cela est raconté par Robert van Tonder, un des piliers du nationalisme boer, décédé il y a peu.

Même l’AWB d’Eugène Terre-Blanche n’était pas un mouvement pour maintenir l’apartheid de Verwoerd (à savoir, ségrégation raciale et domination culturelle anglophone) ; c’était un mouvement anti-parlementaire pour la création d’une République boer fondée sur la ségrégation raciale, certes, mais aussi la culture afrikaner.

L’année 1994 est donc une péripétie de plus pour les Boers et non le drame existentiel que cela représente pour les ségrégationnistes anglophones, qui ont d’ailleurs immédiatement quitté un pays qui n’a jamais été le leur.

Mais cela a complètement échappé à la plupart des observateurs en France car, en bons anglophones, ils ne connaissent que le point de vue des rosbeefs. Qu’ils aillent au diable avec leurs sources en anglais ! Ek praat Afrikaans !

ii

Les gens lisent en anglais parce que c’est la seule langue étrangère qu’ils comprennent, et ces braves anglophones perpétuent la domination culturelle anglo-saxonne en prenant pour argent comptant les billevesées des rosbeefs qui nous servent une histoire du monde à leur convenance et à leur gloire.

La preuve en est ce texte [?] qui prétend que l’homme d’affaires Anton Rupert était juif. C’est faux. Rupert était un nationaliste afrikaner, qui a commencé dans les mouvements étudiants nationalistes. Il était pendant la guerre l’éditeur du journal de l’Afrikaanse Nasionale Studentebond, qui publiait de la littérature pro-allemande et antisémite. Plus tard, sa fabrique de tabac était située dans les mêmes locaux que le Parti National, qui était à l’époque ouvertement antisémite (comme un texte anglais sur Malan le rappelle).

La victoire des nationalistes en 1948 a été la victoire des Afrikaners qui avaient été favorables à l’Axe pendant la guerre. Le dirigeant de l’organisation la plus germanophile, Van Rensburg, de l’Ossewa Brandwag (OB), faisait partie de la coalition, de même que le dirigeant du parti national-socialiste sud-africain Nuwe Orde (Ordre Nouveau), Oswald Pirow, devenu sénateur. C’est la genèse de l’apartheid afrikaner.

Il y a eu, ensuite, une alliance entre Israël et l’Afrique du Sud face aux nouveaux États décolonisés et satellites de l’URSS, dont la caisse de résonance et l’instrument de pression étaient l’ONU.

Sur les 500 000 rosbeefs immigrés en Afrique du Sud à partir du gouvernement de Verwoerd (l’Angleterre envoyait ses rosbeefs libéraux dans le pays alors qu’en même temps le MI6 prenait langue avec l’ANC, qui avait un bureau officiel à Londres), seuls 20 000 ont fait un effort pour apprendre la langue du pays. Ce n’est pas du mépris, ça ? Ces sales rosbeefs n’avaient qu’à rester chez eux !

M. Dupont : Les Anglais que j’ai rencontrés qui ont passé un certain temps en Afrique du Sud dans les années soixante ont une impression radicalement opposée : selon eux, ce sont les Boers qui les méprisaient. Par exemple, si vous vous présentiez à un entretien pour un travail et que vous ne parliez pas l’afrikaans, c’était “Dégagez!”

C’est complètement cynique de leur part, sachant que la majorité des entreprises, donc des recruteurs, étaient aux mains des rosbeefs.

iii

Robert van Tonder est un des premiers à avoir dénoncé les déviances du Parti national depuis Verwoerd. Il a montré, chiffres à l’appui, que l’afrikaans et la culture afrikaner étaient mis en danger par la politique de Verwoerd-Vorster-Botha. Il a fondé dans les années quatre-vingt le Boerestaat Party, qui n’a participé, volontairement, à aucune élection, sous sa direction.

Vive le Québec libre !

iv

Les Boers, avant l’arrivée des Anglais, connaissaient certes la ségrégation. Ils la pratiquaient, et même l’esclavage. Ce dernier point n’a naturellement pas joué en leur faveur auprès des Noirs, et l’Église anglicane a eu beau jeu de dénoncer les Boers esclavagistes et de conduire la campagne mondiale anti-apartheid depuis les guerres dites des Boers, guerres impérialistes, jusqu’en 1994, tout en fomentant la haine anti-Boer dans les écoles pour Noirs qu’ouvrait le gouvernement de Verwoerd.

L’erreur a été de ne pas avoir eu une politique suffisamment volontariste de promotion de l’afrikaans. Les révoltes de Soweto, prétendument provoquées par l’afrikaans obligatoire, ont été fomentées depuis Londres, avec l’appui de l’Église anglicane ; les affiches et tracts des révoltés noirs ont été imprimées à Londres, en Angleterre – un pays notoirement anti-colonialiste, peut-être ?

Résultat de cette absence de volontarisme : un Boer ne pouvait pas, pendant l’apartheid (et ne peut toujours pas), se faire servir dans un magasin dans sa propre langue ! Il faut qu’il parle tous les jours de sa vie la langue de l’envahisseur, dans les magasins, aux pompes à essence, au travail, à l’hôpital…

La droite afrikaner, déjà sous l’apartheid, n’était pas et n’est toujours pas « white nationalist ». Robert van Tonder qualifie d’ailleurs cette attitude WN du néologisme de blankisme, ce qui veut dire « blanchisme ». Un Boer menacé dans son identité de Boer, parlant l’afrikaans, ne peut pas se sentir solidaire d’un mouvement qui ignore ses légitimes demandes de reconnaissance culturelle. Et ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour se concilier l’envahisseur ; nos amis québécois le savent bien, ce peuple d’Anglais est indécrottable, et c’est à croire qu’il manque de capacités intellectuelles.

Un exemple qu’un Français peut comprendre : si vous avez pris l’Eurostar, vous savez qu’un Français descend… à Waterloo. Cela dit mieux que tout autre chose ce qu’est l’Anglais : une peste. Et en Afrique du Sud, cette pestilence s’est déversée sans retenue contre un peuple considéré comme colonisé, sachant pertinemment qu’aucune nation ne prendrait sa défense, parce que frappé de l’interdit mondial de l’apartheid.

*

Les proportions du cervelet et des autres parties de l’encéphale montrent que la femme est d’une rationalité inférieure. Les Pères de l’Église considèrent que, contrairement à Adam, la femme n’est pas à l’image de Dieu. Mulier facta non est ad imaginem Dei (saint Augustin).

Non seulement les femmes sont rationnellement infirmes, mais en outre elles sont inaptes aux jugements moraux et esthétiques. Je ne parlerai ici que des seconds : les jugements esthétiques.

Les femmes n’ont aucune idée de ce qui est beau. Un bel homme, aux traits fins et réguliers, les laissera indifférentes tandis qu’elles seront attirées par des rastaquouères au regard torve. De plus, les belles femmes se demandent toujours si elles sont belles : il faut le leur rappeler en permanence pour qu’elles en soient convaincues.

Les femmes ne savent pas s’habiller. En désespoir de cause, depuis qu’elles sont libres elles ont décidé de s’habiller comme les hommes, pour ne pas avoir à se poser de questions. Autrement, ceux qui habillent les femmes sont des hommes. Et ceux qui demandent à leur femme quelle cravate mettre sont des sots, et avec la cravate qu’elle va leur choisir ils en auront bien l’air.

Les femmes ont des goûts tellement dépravés qu’elles ont inventé le maquillage. Elles ne peuvent pas envoyer un photo sans s’être mis au préalable un pot de peinture sur la gueule.

Les femmes sont des artistes nulles ou médiocres, encensées par les singes, qui espèrent se faire sucer.

Les femmes ont été à l’origine du déclin et de la chute de toutes les civilisations.

Les femmes ne savent même pas faire la cuisine. C’est seulement après une vie passée aux fourneaux, dès le plus jeune âge, qu’elles arrivent à quelque chose, dans la vieillesse, et encore… Seules les sociétés qui avaient des esclaves hommes dans leurs cuisines, comme les Romains, savaient ce que veut dire bien manger.

*

Les brahmanes aryens ont inventé les techniques de virtuosité sexuelle les plus hallucinantes, dont la rétention de sperme qui permet le coït pendant des heures, pour que leurs femmes n’ouvrent pas leurs cuisses aux tschandalas. Ça n’a pas marché. Les Grecs et les Romains les ont véritablement esclavagisées. Ça n’a pas marché. Le Moyen Âge chrétien a créé une société ascétique où le sexe était diabolisé. Ça n’a pas marché. L’époque moderne a libéré les femmes. Ça ne marche pas, c’est encore pire.

*

Black Métalloïde

i

La valeur artistique du black metal est au niveau de celle du rap. Certains de ces groupes prétendent renouer avec un passé viking mais ils sont allés beaucoup plus que loin que ça : ils ont réussi à renouer avec l’âge de pierre. Quiconque a touché un instrument dans sa vie comprend ce que je veux dire. Si ces guitaristes n’avaient pas de doigts, la différence ne s’entendrait guère. Et si les chanteurs avaient de la voix, ils ne feraient pas que pousser des cris rauques comme des porcs qu’on égorge.

Comme ces « artistes » sont des puristes de l’esprit viking et survival païen blanc, ils ne sont pas familiers avec la drogue. C’est comme les groupes skinheads, RAC et autres. Avant de s’y mettre, ils prennent de la bibine ! Ils n’ont pas compris que, dans cet exercice qui consiste à faire monter l’adrénaline au maximum en deux ou trois minutes, le principe est qu’il faut que ce soit explosif et que, pour ça, rien de tel que… Alors, la bibine, ça fait bien rigoler. N’importe quel tube foireux d’Aerosmith ou de Bon Jovi passant en boucle dans les supérettes est mille fois plus explosif et adrénalisé que le poussif Viking black metal ou le crâne d’œuf embibiné dans sa cave, parce que les premiers sont camés jusqu’aux yeux 24/24, et qu’il n’y a que ça qui marche pour ce genre de musique dégénérée.

Les groupies délurées de ces Vikings affichent leurs convictions black metal dans les concerts mais je suis sûr qu’elles écoutent Guns ‘n Roses en cachette dans leur chambre pour l’adrénaline.

Si ces pédales veulent vraiment rendre service à leur race avec une guitare, et qu’il n’y a rien à faire pour les dissuader, alors deux conseils : 1/qu’ils apprennent à jouer de la guitare, et 2/qu’ils se mettent à la schnouf.

ii

Je vous ai pas attendus pour aller voir cette merde sur YouTurbe ! Ah la la, les pauvres mecs. C’est le côté carnaval qui fait triper ? Ces sous-hommes qui se font passer pour des gremlins ? Ces femmelettes qui n’ont pas de coffre et qui baragouinent en faisant des accords sur deux cordes (heureusement qu’il y a la saturation : quelle belle invention pour les guitaristes manchots !) Quand ce n’est pas trop gluant, c’est franchement ennuyeux. Je ne sais pas où l’on est est allé chercher que c’était ça, l’âme aryenne ! Ça fait plutôt penser à des putains d’Aztèques, des cannibales dans la forêt tropicale, des sodomiseurs de singes.

*

L’humanité ne saura sans doute jamais pourquoi, pour gazer leurs victimes, les nazis utilisaient des pots d’échappement et du produit contre les poux alors qu’ils avaient inventé le Sarin (en 1938), 500 fois plus toxique que le cyanure.

XLI Florilège à charge

J’appelle l’attention des fonctionnaires – les hauts fonctionnaires mais aussi les bas fonctionnaires – de l’Éducation nationale sur ce florilège à charge afin qu’ils retirent sans attendre des programmes scolaires les auteurs cités.

Les citations sont classées dans l’ordre alphabétique du nom des auteurs, et non par thème, afin que même ceux qui ne seraient intéressés que par une seule sorte de préjugé parcourent l’ensemble du florilège et prennent ainsi conscience de l’infamie et de la stupidité d’une grande partie des écrivains et philosophes de l’Occident.

Les préjugés dont témoignent ces citations nauséabondes montrent que les « grands esprits » ne valent rien. La lecture de ces auteurs nuit au conditionnement et à l’ajustement social des jeunes. Une jeune personne passant du temps à les lire est nécessairement mal préparée à la vie dans une société plurielle et harmonieuse.

Toutes sortes de préjugés sont exprimés dans ce florilège, contre la démocratie, le métissage, les femmes, les gays et lesbiennes, les juifs, les noirs, les jaunes, les gens du voyage… Seuls ceux relatifs à l’islam ont été délibérément omis, pour des raisons de sécurité personnelle, mais je peux vous dire qu’ils sont également légion ; vous n’avez qu’à les chercher vous-mêmes.

Ce florilège vous est offert par Funky Pierrot.

funkypierrot-2

*

Si nous tapions sur les cloches comme sur des gongs, nous n’aurions pas de ces saisissements et de ces surprises ; mais un délire des passions seulement, et quelque convulsion nègre. (Alain, L’esprit des cloches, Propos du 13 septembre 1913)

It would still have been better for a man, through the last eighteen hundred years, to have been a Christian, and a member of one of the great Christian communions, than to have been a Jew or a Socinian; because the being in contact with the main stream of human life is of more moment for a man’s total spiritual growth, and for his bringing to perfection the gifts committed to him, which is his business on earth, than any speculative opinion which he may hold or think he holds. (Matthew Arnold, Culture and Anarchy)

Les banquiers juifs se croyaient à Carthage, car le chef de l’État avait placé en eux sa confiance et, dans leurs coffres sans fond, les deniers de la nation, à zéro et rien pour cent, négoce qui leur permettait de s’enrichir et de moderniser la monnaie d’or et d’argent en substituant au métal des petites peaux de circoncision. (Miguel Ángel Asturias, Monsieur le Président)

Le petit cri rauque et aigu qui paraît être le fond de la langue arabe (Marcel Aymé, Derrière chez Martin)

Elle [la réaction prussienne] signifie le règne triomphant des Yids [note du traducteur : « Ici, comme en d’autres passages du texte, Bakounine utilise le terme péjoratif russe pour désigner les Juifs, zhid »], d’une bancocratie sous l’égide puissant d’un régime policier, bureaucratique et fiscaliste reposant principalement sur la force militaire et en conséquence despotique par essence tout en se drapant dans les formes parlementaires du pseudo-constitutionnalisme. (Bakounine, Étatisme et Anarchie)

À dater du moment qu’il avait soigné et soulagé ces deux horribles rebuts du monde [« les deux noirs »], Sombreval avait pris, à leurs yeux, les proportions d’un être surnaturel. Il était pour eux plus puissant et plus redoutable qu’aucun de ces jongleurs qui règnent si despotiquement sur l’imagination fanatisée de leur race… Et comme ils croyaient que la vie lui obéissait, ces esclaves jusqu’à l’intelligence, qui n’avaient dans leur crâne étroit que des notions d’esclaves, s’imaginaient aussi que, le maître parti, la vie devait profiter de son absence pour se révolter. (Barbey d’Aurevilly, Un prêtre marié)

Pero el hombre delfín no viene, y sόlo se acerca a ti con sus feos ofrecimientos este estúpido burgués viejo y lascivo como un mono, ese venerable señor, montaña de carne podrida, coronada con la nieve de las canas, o ese seboso y repugnante judío que quiere comprarte con una migaja del botín que ha conseguido hundiendo las uñas en los bolsillos de los desdichados. (Pío Baroja, La ciudad de la niebla)

…jόvenes judíos que comenzaban la carrera del millόn, de aspecto y gesticulaciones de mono (ibid.)

La femme n’est pas un être indépendant et libre comme nous, elle est asservie à des lois de nature qu’aucune civilisation n’a encore abolies et n’abolira jamais. Elle est une succession de fonctions, et absolument contradictoires. (Henry Bataille, Maman Colibri)

Il n’y a que les israélites pour devenir des amis intimes en cinq minutes. (Henry Bataille, L’Enchantement)

Vos réticences sont exaspérantes, et vous êtes d’une discrétion bien peu israélite ! (Ibid.)

Une nuit que j’étais près d’une affreuse Juive, / Comme au long d’un cadavre un cadavre étendu, / Je me pris à songer près de ce corps vendu / À la triste beauté dont mon désir se prive. (Baudelaire, poème XXXII des Fleurs du Mal)

…la plainte d’un peuple [le peuple russe], une plainte qui ne ressemble à celle d’aucun autre peuple – non – pas même à celle du peuple juif, macéré dans son orgueil comme un mort dans les aromates. (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne)

Do you think I am a Jew-usurer (Charlotte Brontë, Jane Eyre)

C’est en fait cette considération qui a dicté ou qui devait dicter notre politique défaitiste à l’intérieur des pays en guerre contre l’Axe. (Cornelius Castoriadis, La société bureaucratique)

Remueur de tout, Napoléon imagina vers cette époque le Grand Sanhédrin : cette assemblée ne lui adjugea pas Jérusalem ; mais, de conséquence en conséquence, elle a fait tomber les finances du monde aux échoppes des Juifs, et produit par là dans l’économie nationale une fatale subversion. (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)

À Wilna [pendant la retraite de Russie] on ne trouva que des juifs qui jetaient sous les pieds de l’ennemi les malades qu’ils avaient d’abord recueillis par avarice. (Ibid.)

Les potions orientales ont embaumé l’homme pendant deux mille ans. Le catholicisme – judaïsme latin – a saupoudré de suie indélébile l’exubérance de la Méditerranée. (Cioran, Bréviaire des vaincus)

Sans la fausseté absolue du sexe faible, je ne me serais pas humilié à chercher le ciel. (Ibid.)

Impuissante comme la mer à prévoir ses agitations, cette nation [la Chine], qui ne se sauve de la destruction que par sa plasticité, montre partout, – comme la nature, – un caractère antique et provisoire, délabré, hasardeux, lacunaire. … L’homme n’a point fait du sol une conquête suivie, un aménagement définitif et raisonné ; la multitude broute par l’herbe. (Paul Claudel, Connaissance de l’Est)

Juive, tiens-toi, et ne me lèche pas les mains passionnément comme ces affreux petits chiens fiévreux et affectueux. … – Tu m’insultes, c’est bon ! (Paul Claudel, Le Pain dur)

…une tête vigoureusement modelée en méplats d’ombre et lumineux reliefs, une tête puissante et difforme, au visage camard et tourmenté, pathétique et brutal : le masque tragique, mystérieux et répulsif de l’âme nègre … l’ineffable insolence de ses longs yeux exorbités comme des yeux de crustacé (Joseph Conrad, Le Nègre du « Narcisse »)

N’allez pas la voir aujourd’hui, cette ancienne couveuse dans laquelle sont écloses tant de célébrités politiques et littéraires. Vous ne trouveriez plus qu’un café du boulevard tout comme un autre, avec des groupes de vilains petits juifs qui discutent sur la cote des prochaines courses, et, çà et là, une pauvre cocotte en ruines, une femme de restaurant de nuit, fardée comme Jézabel et mourant de chagrin devant son bock. (François Coppée, Toute une jeunesse)

Les critiques du très vieil art moderne – venus des Europes plus ou moins centrales, donc de nulle part (Salvador Dali, Les Cocus du vieil art moderne)

Comme le dit le poète grec Xénarque, « heureuse la vie des cigales, car elles ont des épouses muettes. » (Darwin, La descendance de l’homme et la sélection sexuelle)

Quelques observateurs compétents attribuent la fréquence ordinaire de l’infanticide au désir qu’ont les femmes de conserver leur beauté. (Ibid.)

De peur de donner l’éveil sur ses projets, il tourna carrément à droite, enfila jusqu’au bout les arcades Bab-Azoun, où du fond de leurs noires boutiques des nuées de juifs algériens le regardaient passer, embusqués dans un coin comme des araignées. (Alphonse Daudet, Tartarin de Tarascon)

Dans un coin, sous une tente rapetassée de mille couleurs, un greffier maure, avec un grand livre et des lunettes. Ici, un groupe, des cris de rage : c’est un jeu de roulette, installé sur une mesure à blé, et des Kabyles qui s’éventrent autour… Là-bas, des trépignements, une joie, des rires : c’est un marchand juif avec sa mule, qu’on regarde se noyer dans le Chéliff… (Ibid.)

[Au casino] Plus loin, ce sont des tribus de juifs algériens, jouant en famille. Les hommes ont le costume oriental hideusement agrémenté de bas bleus et de casquettes de velours. Les femmes, bouffies et blafardes, se tiennent toutes raides dans leurs étroits plastrons d’or… Groupée autour des tables, tout la tribu piaille, se concerte, compte sur ses doigts et joue peu. De temps en temps seulement, après de longs conciliabules, un vieux patriarche à barbe de Père éternel se détache, et va risquer le douro familial… C’est alors, tant que la partie dure, un scintillement d’yeux hébraïques tournés vers la table, terribles yeux d’aimant noir qui font frétiller les pièces d’or sur le tapis et finissent par les attirer tout doucement comme par un fil. (Ibid.)

Les huit petites Péruviennes avec leur teint de safran, leurs traits en désordre, les rubans vifs de leurs toilettes tranchant sur les tons de lézard des modes anglaises, pauvres petits pays-chauds qu’on se figurait si bien grimaçant, gambadant à la cime des cocotiers et qui, plus encore que les autres victimes, faisaient peine à regarder dans cet état de mutisme et de congélation. (Alphonse Daudet, Tartarin sur les Alpes)

Velu, hirsute, criard, avec sa devise de « Fen dé brut !… faisons du bruit !… » le lieutenant de la milice était tellement du Midi qu’il en était nègre, et nègre pas seulement par la noirceur de la peau et les cheveux crépus, mais aussi par sa lâcheté, son désir de plaire, dansant toujours la bamboula du succès devant le plus fort. (Alphonse Daudet, Port-Tarascon)

Il y avait chez ces juives de Bordeaux une crasseuse rapacité, un amour de l’expédient, qui les faisait rester à la maison des journées entières couvertes de guenilles, en camisoles sur des jupes à volants, aux pieds des vieux souliers de bal, et c’est ainsi que Numa les trouvait le plus souvent, en train de jouer aux cartes et de s’injurier comme dans une voiture de saltimbanques. (Alphonse Daudet, Numa Roumestan)

Ces goûts abominables [l’homosexualité], d’où viennent-ils ? Partout d’une pauvreté d’organisation dans les jeunes gens, et de la corruption de la tête dans les vieillards. De l’attrait de la beauté dans Athènes, de la disette des femmes dans Rome, de la crainte de la vérole à Paris. (Diderot, Le Rêve de d’Alembert)

Il entra. C’était un homme de taille moyenne, aux cheveux, à la barbe et aux yeux noirs, avec quelque chose de youpin (Sheeny) s’agissant du nez. (Arthur Conan Doyle, Les Mémoires de Sherlock Holmes)

[Dans la bouche de Sherlock Holmes, pour dire que la personne est endettée] Il est entre les mains des Juifs. (Arthur Conan Doyle, Les Archives de Sherlock Holmes)

Malone vit ses entrées à Fleet Street bloquées par la rumeur de son indépendance. Sa place au sein de la rédaction fut prise par un jeune juif alcoolique qui se fit immédiatement accepter par une série d’articles hautement caustiques sur les phénomènes psychiques, émaillés d’assurances qu’il abordait le sujet dans un esprit parfaitement ouvert et impartial. (Arthur Conan Doyle, Au pays des brumes)

‘Round-headed,’ he muttered. ‘Brachycephalic, grey-eyed, black-haired, with suggestion of the negroid. Celtic, I presume?’ (Professor Challenger, in Arthur Conan Doyle, The Lost World)

Svengali’s other friend and pupil was (or rather had been) the mysterious Honorine, of whose conquest he was much given to boast, hinting that she was une jeune femme du monde. This was not the case. Mademoiselle Honorine Cahen (better known in the Quartier Latin as Mimi la Salope) was a dirty, drabby little dolly-mop of a Jewess, a model for the figure – a very humble person indeed, socially. (George Du Maurier, Trilby)

The savage tribes on our Western frontier ought to be regarded as our natural enemies, their [Britain and Spain’s] natural allies, because they have most to fear from us, and most to hope from them. (Federalist Papers)

Une fois, elle lui amena un individu replet, ayant de petits yeux à la chinoise, un nez en bec de vautour. C’était M. Goutman, négociant en articles de piété … Barberou exposa les faits : pour une créance de mille francs doublée par suite de manœuvres usuraires, il avait livré à Goutman trois mille francs de vins ; ce qui payerait sa dette avec mille francs de bénéfice, mais au contraire, il en devait trois mille. Ses patrons le renverraient, on le poursuivrait ! – « Crapaud ! brigand ! sale juif ! – Et ça dîne dans les presbytères ! D’ailleurs, tout ce qui touche à la calotte !… » Il déblatéra contre les prêtres (Flaubert, Bouvard et Pécuchet)

Un juif, à barbe rouge, et la peau maculée de lèpre, s’avance tout près de lui ; – et ricanant horriblement : Son âme [à Jésus] était l’âme d’Esaü ! Il souffrait de la maladie bellérophontienne ; et sa mère, la parfumeuse, s’est livrée à Pantherus, un soldat romain, sur des gerbes de maïs, un soir de moisson. (Flaubert, La Tentation de saint Antoine)

Barons juifs entasseurs d’écus, / épiciers chauves et cocus / et généraux de Bolivie / ostentent d’un air convaincu / leur bedaine et leur trou du cul / aux doucheurs dont l’âme est ravie. (Georges Fourest, Épître falote et balnéaire à Joseph Savary, dilettante bourguignon dans La Négresse blonde)

D’abord un monsieur Alexandre / qu’on patronyme Nathanson / sur un mode rêveur et tendre / entonna la chanson / des monacos : « – J’ai la galette / et Verlaine avait le talent, / modulait-il, ça se complète : / disons-mieux : c’est équivalent ! » (Georges Fourest, Le banquet Paul Verlaine dans Le Géranium ovipare)

Quand elles arrivent dans nos villes [les femmes étrangères], avec leurs superbes bagages, les belles à peu près nues sous leur soie ou leur fourrure, les laides portant arrogamment leur laideur comme une beauté parce que c’est une laideur étrangère, c’en est fini, dans l’armée et dans l’art, de la paix des ménages. Car le goût de l’étranger agit plus puissant sur un homme que le goût du foyer. (Jean Giraudoux, Amphitryon 38)

Des races qui ne peuvent rien pour sa race, elle [la France] a su fort bien se débarrasser dès leur première insistance. Poitiers l’a débarrassée des Arabes et des Noirs ; Châlons, des Asiatiques. (Jean Giraudoux, Pleins pouvoirs)

En ce qui concerne les migrations provoquées par lui-même, notre État n’a pas eu plus de prévoyance. Il n’a jamais été guidé que par des considérations matérielles. D’abord, alors qu’il pouvait choisir parmi les races les plus voisines de la nôtre, il a favorisé l’irruption et l’installation en France de races primitives ou imperméables, dont les civilisations, par leur médiocrité ou leur caractère exclusif, ne peuvent donner que des amalgames lamentables et rabaisser le standard de vie et la valeur technique de la classe ouvrière française. L’Arabe pullule à Grenelle et à Pantin. (Ibid.)

Des gens crochus sortis de Sion (Émile Goudeau, Fleurs du bitume)

‘Ah, the fierce-hearted wolves,’ she [She] said, ‘the followers of Sense and many gods–greedy of gain and faction-torn. I can see their dark faces yet. So they crucified their Messiah? Well can I believe it. That he was a Son of the Living Spirit would be naught to them, if indeed He was so, and of that we will talk afterwards. They would care naught for any God if he came not with pomp and power. They, a chosen people, a vessel of Him they call Jehovah, ay, and a vessel of Baal, and a vessel of Astoreth, and a vessel of the gods of the Egyptians–a high-stomached people, greedy of aught that brought them wealth and power.  So they crucified their Messiah because He came in lowly guise (Ridder Haggard, She)

Les Orientaux n’avaient pas leurs pareils pour imaginer des erreurs colossales, des produits du délire de cerveaux malades. (Knut Hamsun, Mystères)

Pour la femme, elle est telle que tous les sages le savaient déjà : pourvue de facultés infiniment médiocres, mais riche d’irresponsabilités, de vanité, de frivolité. Elle a beaucoup de l’enfant, sans rien de son innocence. (Knut Hamsun, Un vagabond joue en sourdine)

Il était ce qu’il avait l’air d’être, un sang-mêlé, sans empreinte forte, ce n’était pas un pur-sang, seulement un mélange, inauthentique, un peu de tout, habile en matières scolaires, mais hors d’état de faire de grandes choses. (Knut Hamsun, Mais la vie continue)

Nous trouvons dans la religion hindoue l’abandon à la sensualité la plus profonde, la plus grossière, même comme culte, et d’autre part la fuite dans l’abstraction la plus haute et la plus vide, par suite, dans la négation pure, le néant – le sublime qui consiste à renoncer à tout le concret. (Hegel, Leçons sur la philosophie de l’histoire : La Philosophie orientale)

La philosophie hindoue est une philosophie dont le fond est essentiellement puéril. Ses abstractions les plus sublimes s’achèvent immédiatement en images des plus matérielles, en comparaisons tirées de la vie ordinaire qui les confirment seules. (Ibid.)

La langue chinoise est si peu précise qu’elle n’a ni préposition, ni désignation des cas, des mots sont mis plutôt les uns à côté des autres. Les déterminations demeurent ainsi dans l’indétermination. (Ibid.)

Et en particulier, ce qui est mis sur le marché aujourd’hui comme philosophie du national-socialisme, et qui n’a rien à voir avec la vérité interne et la grandeur de ce mouvement (c’est-à-dire avec la rencontre, la correspondance, entre la technique déterminée planétairement et l’homme moderne) fait sa pêche dans les eaux troubles de ces « valeurs » et de ces « totalités ». (Heidegger, Introduction à la métaphysique)

Frauenzimmer sind unser Publikum, unsre Aspasien des Geschmacks und der Philosophie. Wir wissen kartesianische Wirbel und newtonische Attraktionen in ein Schnürleib einzukleiden: schreiben Geschichte, Predigten und was nicht mehr? für und als Weiber. (Herder, Auch eine Philosophie der Geschichte zur Bildung der Menschheit)

Les corps privés réguliers, mais illicites, sont ceux dont les membres s’unissent en une seule personne qui les représente, sans aucune autorisation publique du tout. Ce sont les regroupements de mendiants, de voleurs et de gitans formés pour mieux organiser mendicité et vol. (Hobbes, Léviathan)

Credat Judaeus Apella, non ego. (Horace, Sermones seu Saturae)

Les juifs triomphent, groupe avare / Et sans foi (Victor Hugo, Les Châtiments)

Tous sont contents, soudards, francs viveurs, gens dévote … / Grecs, juifs, quiconque a mis sa conscience en vente ; / Quiconque vole et ment cum privilegio (Ibid.)

Et si quelque bandit, corse, juif ou païen, / Vient nous aider avec le parjure à la bouche, / Le sabre aux dents, la torche au poing, sanglant, farouche, / Volant et massacrant, nous lui dirons : C’est bien ! (Ibid.)

Boursier qui tonds le peuple, usurier qui le triches, / Gais soupeurs de Chevet, ventrus, coquins et riches, / Amis de Fould le juif et de Maupas le grec, / Laissez le pauvre en pleurs sous la porte cochère ; / Engraissez-vous, vivez, et faites bonne chère… – / Mangez, moi je préfère, / Probité, ton pain sec. (Ibid.)

Au poëte qu’emporte l’âme, / Qui combat dans leur culte infâme / Les payens comme les hébreux, / Et qui, la tête la première, / Plonge, éperdu, dans la lumière, / À travers leur dieu ténébreux ! (Victor Hugo, L’Art d’être grand-père)

Comme la nature a donné à l’homme la supériorité sur la femme, en le douant d’une plus grande force à la fois d’esprit et de corps, c’est son rôle d’alléger cette supériorité, autant que possible, par la générosité de sa conduite, et par une déférence et une complaisance étudiées pour toutes ses inclinations et opinions. Des nations barbares déploient cette supériorité en réduisant leurs femmes à l’esclavage le plus abject : en les confinant, en les battant, en les vendant, en les tuant. Mais le sexe mâle, dans les peuples policés, manifeste son autorité d’une manière plus généreuse, quoique non moins évidente, par la civilité, par le respect, par la complaisance et, en un mot, par la galanterie. (Hume, Essais esthétiques)

Rien n’est plus clairement écrit dans le livre des destinées que l’affranchissement des Noirs, et il est tout aussi certain que les deux races également libres ne pourront vivre sous le même gouvernement. La nature, l’habitude et l’opinion ont établi entre elles des barrières insurmontables. (Jefferson, Mémoires, cités par Tocqueville dans De la démocratie en Amérique)

Ces vices contre nature (crimina carnis contra naturam) [l’homosexualité et la bestialité] que l’on qualifie aussi d’innommables, en tant que lésion faite à l’humanité en notre propre personne, aucune restriction ni aucune exception ne saurait les soustraire à une totale réprobation. (Kant, Métaphysique des mœurs)

Comment va-t-on s’y prendre pour punir des crimes qui ne permettent aucune riposte, soit parce que les peines seraient en soi impossibles soit parce qu’elles constitueraient elles-mêmes un crime punissable envers l’humanité en général, comme par exemple dans le cas de viol, dans celui de pédérastie ou de bestialité ? Les deux premiers devraient être punis de castration (ce qu’a subi un eunuque blanc ou noir au sérail), le dernier, d’expulsion à perpétuité de la société civile, car le criminel s’est lui-même rendu indigne de la société humaine. (Ibid.)

Les nègres d’Afrique n’ont par nature aucun sentiment qui s’élève au-dessus du puéril. M. Hume défie qui que ce soit de citer un seul exemple d’un nègre ayant montré du talent et affirme que parmi les centaines de milliers de Noirs que l’on transporte de leur pays dans d’autres, bien qu’un très grand nombre d’entre eux soient mis en liberté, il ne s’en est jamais trouvé un seul qui, soit en art, soit dans les sciences, ou en quelque autre louable qualité, ait joué un grand rôle, alors que parmi les Blancs il en est constamment qui, partis des derniers rangs du peuple, s’élèvent soudain et, grâce à des dons supérieurs, acquièrent de la considération dans le monde. … La religion fétichiste, largement répandue parmi eux, est peut-être une sorte d’idolâtrie qui s’enfonce aussi loin dans la puérilité qu’il semble possible à la nature humaine. … Les Noirs sont très vaniteux, mais à la manière nègre, et si bavards qu’il faut les disperser à coups de bâtons. (Kant, Observations sur le sentiment du beau et du sublime)

Des prophètes juifs avaient beau jeu pour prédire que, tôt ou tard, non seulement la décadence, mais même une ruine complète, menaçaient leur État car ils étaient eux-mêmes les auteurs de ce destin. – Comme conducteurs du peuple, ils avaient alourdi leur constitution de tant de charges ecclésiastiques et de charges civiles issues des premières, que leur État devint tout à fait incapable de garder une existence cohérente pour son compte, surtout au milieu des peuples voisins ; et, des jérémiades de leurs prêtres, il ne devait sortir naturellement que du vent parce que ceux-ci, dans leur entêtement, restaient sur leur idée d’une constitution insoutenable qu’ils avaient établie eux-mêmes. (Kant, Opuscules historiques)

Wenn daher der große moralische Volkslehrer sagte: ,,Meine Gebote sind nicht schwer’’, so wollte er dadurch nicht sagen, sie bedürfen nur geringen Aufwand von Kräften, um sie zu erfüllen; denn in der Tat sind sie als solche, welche reine Herzensgesinnungen fordern, das Schwerste unter allem, was geboten werden mag; aber sie sind für einen Vernünftigen doch unendlich leichter als Gebote einer geschäftigen Nichtstuerei (gratis anhelare, multa agendo nihil agere), dergleichen die waren, welche das Judentum begründete; denn das Mechanisch-Leichte fühlt der vernünftige Mann zentnerschwer, wenn er sieht, daß die darauf verwandte Mühe doch zu nichts nützt. (Kant, Anthropologie in pragmatischer Hinsicht)

Die unter uns lebenden Palästiner sind durch ihren Wuchergeist seit ihrem Exil, auch was die größte Menge betrifft, in den nicht ungegründeten Ruf des Betruges gekommen. Es scheint nun zwar befremdlich, sich eine Nation von Betrügern zu denken; aber ebenso befremdlich ist es doch auch, eine Nation von lauter Kaufleuten zu denken, deren bei weitem größter Teil, durch einen alten, von dem Staat, darin sie leben, anerkannten Aberglauben verbunden, keine bürgerliche Ehre sucht, sondern dieser ihren Verlust durch die Vorteile der Überlistung des Volks, unter dem sie Schutz finden, und selbst ihrer untereinander ersetzen wollen. Nun kann dieses bei einer ganzen Nation von lauter Kaufleuten als nicht-produzierenden Gliedern der Gesellschaft (z.B. der Juden in Polen) auch nicht anders sein (ibid.)

Only that–is it not true, thou shopkeeper’s soul clad in velvet?–only that the case of Judas is almost laughable, so that on internal grounds one is nearly tempted to doubt if it is historically true, that a Jew–and that is what Judas was after all–that a Jew had so little understanding of money that for thirty pieces of silver he was ready (if one would put it so) to dispose of such a prodigious money value as Jesus Christ represented, the greatest source of revenue ever encountered in the world, on which a million quadrillions have been realized, to dispose of it for thirty pieces of silver! (Kierkegaard, Articles in The Fatherland)

For it may be, as Don Juan says to Zerline, that only in the soft arms of a blameless wife does true felicity reside, and possibly it is true, as both poets and prose writers have affirmed, that in these soft arms one forgets the world’s alarms; but the question is whether there is not also something else one can only too easily forget in these soft arms–namely, what Christianity is. And the older I grow the clearer it becomes to me that the twaddle into which Christianity has sunk, especially in Protestantism, and more especially in Denmark, is due in part to the fact that these soft arms have come to interfere a little too much, so that for the sake of Christianity one might require the respective proprietors of these soft arms to retire a little more into the background. (Kierkegaard, The Instant, No. 4)

‘’Beware of them that like to walk in long robes.’’ (Mark 12:38 ; Luke 20:46) … And long robes–in fact that is feminine attire. Thereby thought is led on to something which is also characteristic of official Christianity, the unmanliness of using cunning, untruth and lies as its power. (Kierkegaard, The Instant, No. 5)

À juger de cette femme par sa beauté, sa jeunesse, sa fierté et ses dédains, il n’y a personne qui doute que ce ne soit un héros qui doive un jour la charmer : son choix est fait, c’est un petit monstre qui manque d’esprit. (La Bruyère, Les Caractères)

Ils ont quelque chose de sauvage en eux, qui fait qu’ils ne peuvent pas habiter longtemps sous le toit d’une maison, et qui les pousse à errer sur les routes. … Et si, par extraordinaire, un romanichel s’est civilisé assez pour travailler, tu ne le verras jamais rien exécuter de neuf : il ne fera que rapiécer et rafistoler des vieilleries. (Selma Lagerlöf, Le Monde des trolls)

Ah ! si rendant ce sceptre à ses mains légitimes, / Plaçant sur ton pavois de royales victimes, / Tes mains des saints bandeaux avaient lavé l’affront ! / Soldat vengeur des rois, plus grand que ces rois même, / De quel divin parfum, de quel pur diadème / L’histoire aurait sacré ton front ! (Lamartine, Bonaparte, dans Nouvelles Méditations poétiques) [La Révolution française un « affront »]

Serions-nous donc pareils au peuple déicide, / Qui, dans l’aveuglement de son orgueil stupide, / Du sang de son Sauveur teignit Jérusalem ? / Prit l’empire du ciel pour l’empire du monde, / Et dit en blasphémant : Que ton sang nous inonde, / Ô roi de Bethléem ! (Lamartine, Aux Chrétiens dans les temps d’épreuve, dans Harmonies poétiques et religieuses)

L’esprit de la plupart des femmes sert plus à fortifier leur folie que leur raison. (La Rochefoucauld, Maximes et Pensées)

LSD is a specific cure for homosexuality. (Timothy Leary, The Politics of Ecstasy)

The rabbi! Psychoanalytic rabbinical rabbit! (Timothy Leary, High Priest)

L’esclave et l’homme noir à la face abêtie (Leconte de Lisle Les Paraboles de Dom Guy dans Poèmes barbares)

Quiconque met en avant le slogan d’une culture nationale juive est l’ennemi du prolétariat, le défenseur du vieil élément de caste du judaïsme, l’instrument des rabbins et de la bourgeoisie. (Lénine, 1913)

Not that I stand for socialism. I don’t. All our folks was a long time in America, an’ I for one won’t stand for a lot of fat Germans an’ greasy Russian Jews tellin’ me how to run my country when they can’t speak English yet. (Billy Roberts in The Valley of the Moon by Jack London)

What does a Chink do? Work his damned head off. That’s all he’s good for. To hell with work, if that’s the whole of the game. (Ibid.)

Scabs! Not only do the Chinese attract Western companies for their longer working days, they don’t even respect Western work legislation: “No eight hour for them. It’s eighteen hours. The last coolie is a partner with a microscopic share. That’s the way Wing Fo Wong gets around the eight hour law.” (Jack London, The Little Lady of the Big House)

They found the small hall packed by the Oakland socialists … The speaker, a clever Jew … The man’s stooped and narrow shoulders and weazened chest proclaimed him the true child of the crowded ghetto, and strong on Martin was the age-long struggle of the feeble, wretched slaves against the lordly handful of men who ruled over them and would rule over them to the end of time. To Martin the withered wisp of a creature was a symbol. He was the figure that stood forth representative of the whole miserable mass of weaklings and inefficients who perished according to biological law on the ragged confines of life. They were the unfit. In spite of their cunning philosophy and of their antlike proclivities for cooperation, Nature rejected them for the exceptional man. (Jack London, Martin Eden)

Bassett laughed aloud, almost with madness, at the thought of this wonderful messenger, winged with intelligence across space, to fall into a bushman stronghold and be worshipped by ape-like, man-eating and head-hunting savages. It was as if God’s Word had fallen into the muck mire of the abyss underlying the bottom of hell; as if Jehovah’s Commandments had been presented on carved stone to the monkeys of the monkey cage at the Zoo; as if the Sermon on the Mount had been preached in a roaring bedlam of lunatics. (Jack London, The Red One)

Perhaps the blame may be shouldered upon Shylock, Fagin, and their ilk; but I had conceived an entirely different type of individual. This man–why, he was clean to look at … By his brow he is a thinker, but his intellect has been prostituted to a mercenary exaction of toll from misery. His nerve centres of judgment and will have not been employed in solving the problems of life, but in maintaining his own solvency by the insolvency of others. He trades upon sorrow and draws a livelihood from misfortune. He transmutes tears into treasure, and from nakedness and hunger garbs himself in clean linen and develops the round of his belly. He is a bloodsucker and a vampire. He lays unholy hands on heaven and hell at cent. per cent., and his very existence is a sacrilege and a blasphemy. (Jack London, Revolution and Other Essays)

The Korean is the perfect type of inefficiency–of utter worthlessness. (Ibid.)

Nous traversâmes cette Babel [Singapour] au soleil levant. Et puis ce fut une émotion, de retrouver là, à deux pas de l’immonde grouillement chinois, le calme d’une église française. (Pierre Loti, Pêcheur d’Islande)

Cette macaque de confiance [la négresse Kadidja] (Pierre Loti, Aziyadé)

…avec une intonation aiguë de négresse ou de macaque (Ibid.)

De ce fouillis de putréfaction matérielle et spirituelle, les blasphèmes d’une centaine de dialectes assaillent le ciel. … Des faces basanées, marquées par le péché, disparaissent des fenêtres quand des visiteurs s’aventurent jusque-là. La police désespère d’y ramener l’ordre, et essaye plutôt d’élever des barrières pour protéger le monde extérieur de la contagion. (Howard P. Lovecraft, Horreur à Red Hook)

Aux États-Unis, le nom d’« Empire invisible » évoque un groupe de nobles gentlemen sudistes, souvent calomniés, qui protégèrent leurs foyers des menées diaboliques des nègres et des aventuriers venus du Nord pendant les années d’anarchie qui suivirent la guerre de Sécession : le redoutable Ku-Klux-Klan. (Howard P. Lovecraft, Au rédacteur en chef de The All-Story Weekly, collection Bouquins, volume I)

Esta materialidad pervirtiό su fervor primitivo [el fervor primitivo del Santo Tribunal], limitando sus persecuciones al hereje rico. Su desdén por los gitanos, introductores de brujerías tan peligrosas como los naipes, que fueron primitivamente libros de suertes, es una prueba. (Leopoldo Lugones, El imperio jesuítico)

Uno y otro conquistador imperaron sobre el indio, al considerarse sus inmutables superiores por la civilizaciόn y por la raza; y éste, con rigor o con dulzura, fue declarado, desde luego, incapaz. Aquí  reside la falta de lόgica de la conquista espiritual, pues esa incapacidad acarreaba incontestablemente el exterminio. La conquista laica habríalo realizado, poblando al país con elementos superiores y con mestizos, que eran libres por la ley, a beneficio de las actuales generaciones. (Ibid.)

Hoy por hoy, la humanidad no existe ante la justicia sino como una entidad abstracta cuya efectividad en el hecho se prepara, entre otras cosas, con el predominio de la razas superiores a las cuales pertenece semejante ideal; habiendo concurrido entonces a realizarlo, las mismas transgresiones aparentes que por su resultado se justifican ante la historia. No es posible aplicar a priori los principios de la justicia, ni hay mal absoluto en ninguna acciόn. Si el exterminio de los indios resulta provechoso a la raza blanca, ya es bueno para ésta; y si la humanidad se beneficia con su triunfo, el acto tiene también de su parte a la justicia cuya base está en predomino del interés colectivo sobre el parcial. (Ibid.)

La nature est femme ; il est indispensable, pour la dominer, de la battre, de la bousculer. Elle cède plus volontiers aux hommes de cette trempe qu’aux froids calculateurs ; c’est aussi pourquoi, en tant que femme, elle préfère les jeunes gens, qui la traitent avec moins de respect, avec plus de feu et plus d’audace. (Machiavel, Le Prince)

La femme est une merveilleuse créature, un sylphe, une forme vaporeuse, le rêve d’une existence. Que fait-elle ? Elle passe, se donne à un hercule de foire ou à un garçon boucher. Elle tombe dans ses bras, appuie sa tête sur son épaule et regarde malicieusement autour d’elle comme si elle voulait dire « oui, cassez-vous la tête devant ce phénomène », et nous nous la cassons. (Thomas Mann, Tristan)

Ne me dis plus [s’adresse à un Grec] ton frère, sinon je vais, moi [Celte], t’appeler ma sœur. (Martial, Épigrammes) [On trouve la même pensée dans le Spicilège de Montesquieu, pensée dont l’auteur serait « Aristarque » : « Qu’il n’arrive point, dit Aristarque, à ce beau visage, à ce doucereux, de m’appeler frère, car je l’appellerais sœur. (203) »]

Contre Célie, qui se donne à tous sauf aux Romains (Ibid.)

Malgré leur misère et l’espèce d’aversion qu’ils inspirent, les Bohémiens jouissent cependant d’une certaine considération parmi les gens peu éclairés, et ils en sont très vains. Ils se sentent une race supérieure pour l’intelligence et méprisent cordialement le peuple qui leur donne l’hospitalité. (Mérimée, Carmen)

« Nous ne sommes pas faits pour planter des choux, dit-elle [Carmen] ; notre destin à nous, c’est de vivre aux dépens des payllos [les non-gitans]. » (Ibid.)

Rosine est de cette branche [des Juifs] dont le type roux dominant est plus répugnant encore que tous les autres. Où les hommes ont la poitrine étroite et de longs cous de poulet avec des pommes d’Adam proéminentes. Tout chez eux semble couvert de taches de rousseur. Et ces hommes doivent souffrir pendant toute leur existence la torture lancinante de leurs désirs lubriques, contre lesquels ils mènent secrètement une guerre ininterrompue et vaine. (Gustav Meyrink, Le Golem)

Le visage brun à cheveux blancs, au nez aplati les accueillit d’un sourire amical caractéristique du pays thaï. Sourire de pure forme, rien d’autre. (Yukio Mishima, Le Temple de l’aube)

C’est comme un nouvel État dans l’État : et celui qui est à la cour, à Paris, dans les provinces, qui voit agir des ministres, des magistrats, des prélats, s’il ne connaît les femmes qui les gouvernent, est comme un homme qui voit bien une machine qui joue, mais qui n’en connaît point les ressorts. (Montesquieu, Lettres persanes)

Il règne en Asie un esprit de servitude qui ne l’a jamais quittée ; et, dans toutes les Histoires de ce pays, il n’est pas possible de trouver un seul trait qui marque une âme libre. (Montesquieu, Réflexions sur la monarchie universelle en Europe ; passage repris dans L’esprit des lois, Livre XVII, c. VI : « Il règne en Asie un esprit de servitude qui ne l’a jamais quittée ; et, dans toutes les histoires de ce pays, il n’est pas possible de trouver un seul trait qui marque une âme libre : on y trouve que l’héroïsme de la servitude. »)

Du temps de Plutarque, les parcs où l’on combattait à nu, et les jeux de la lutte, rendaient les jeunes gens lâches, les portaient à un amour infâme, et n’en faisaient que des baladins (Montesquieu, De l’esprit des lois)

Comme les femmes, par leur état, sont assez portées au mariage, les gains que la loi leur donne sur les biens de leur mari [par la communauté des biens] sont inutiles. Mais ils seraient très pernicieux dans une république, parce que leurs richesses particulières produisent le luxe. (Ibid. ; ce qui se comprend à l’aune des passages qui précèdent dans le livre, et notamment : « Les femmes ont peu de retenue dans les monarchies, parce que, la distinction des rangs les appelant à la cour, elles y vont prendre cet esprit de liberté qui est peu près le seul qu’on y tolère. Chacun se sert de leurs agréments et de leurs passions pour avancer sa fortune ; et comme leur faiblesse ne leur permet pas l’orgueil, mais la vanité, le luxe y règne toujours avec elles. »)

Les femmes ont naturellement à remplir tant de devoirs qui leur sont propres, qu’on ne peut assez les séparer de tout ce qui pourrait leur donner d’autres idées, de tout ce qu’on traite d’amusements et de tout ce qu’on appelle des affaires. (Ibid.)

Au Japon, où les lois renversent toutes les idées de la raison humaine + Le peuple japonais a un caractère si atroce, que ses législateurs et ses magistrats n’ont pu avoir aucune confiance en lui : ils ne lui ont mis devant les yeux que des juges, des menaces et des châtiments ; ils l’ont soumis, pour chaque démarche, à l’inquisition et à la police. (Ibid.)

Il semble que les eunuques, en Orient, soient un mal nécessaire. (Ibid.)

Ce qu’il y a de singulier, c’est que les Chinois, dont la vie est entièrement dirigée par les rites, sont néanmoins le peuple le plus fourbe de la terre. Cela paraît surtout dans le commerce, qui n’a jamais pu leur inspirer la bonne foi qui lui est naturelle. Celui qui achète doit porter sa propre balance ; chaque marchand en ayant trois, une forte pour acheter, une légère pour vendre, et une juste pour ceux qui sont sur leurs gardes. (Ibid.)

La plupart des peuples des côtes de l’Afrique sont sauvages ou barbares. Je crois que cela vient beaucoup de ce que des pays presque inhabitables séparent de petits pays qui peuvent être habités. Ils sont sans industrie ; ils n’ont point d’arts ; ils ont en abondance des métaux précieux qu’ils tiennent immédiatement des mains de la nature. Tous les peuples policés sont donc en état de négocier avec eux avec avantage ; ils peuvent leur faire estimer beaucoup des choses de nulle valeur, et en recevoir un très grand prix. (Ibid.)

Le commerce passa à une nation pour lors couverte d’infamie, et bientôt il ne fut plus distingué des usures les plus affreuses, des monopoles, de la levée des subsides et de tous les moyens malhonnêtes d’acquérir de l’argent. Les Juifs, enrichis par leurs exactions, étaient pillés par les princes avec la même tyrannie : chose qui consolait les peuples, et ne les soulageait pas. (Ibid.)

Le nègre et la femme sont deux créatures de passion et d’instinct … Ce n’est pas le jour que les nègres vainquent, c’est la nuit, à la faveur de l’ombre, par les armes de la musique, par les « batteries », par la chair… (Paul Morand, Magie noire)

Le saxophone était tenu par un grand beau garçon [noir], avec cet air méprisant qu’ils n’ont pas chez nous et qu’ils prennent tout de suite en France. – Dès qu’ils ont eu des femmes blanches. (Ibid.)

Il avait pour les femmes cet énorme et indifférent appétit du mâle noir, à qui la quantité seule importe. (Ibid.)

À l’Est, le style byzantin se mélangea avec les traditions des populations locales, en particulier avec la Perse de la période sassanide, et produisit d’Ispahan à Grenade toutes les œuvres que l’on nomme de manière erronée l’art arabe (car les Arabes n’ont jamais eu d’art). (William Morris, Essais)

Les femmes, j’en conviens, sont assez ignorantes. / On ne dit pas tout haut ce qui les rend contentes ; / Et comme, en général, un peu de fausseté / Est leur plus grand plaisir après la vanité, / On en peut, par hasard, trouver qui sont méchantes. / Mais qu’y voulez-vous faire ? elles ont la beauté. (Alfred de Musset, Poésies nouvelles)

Tous les premiers du mois, un juif aux mains crochues / Amenait chez Hassan deux jeunes filles nues (Alfred de Musset, Namouna)

Quatre filles de prince ont demandé sa main. / Sachez que s’il voulait la reine pour maîtresse, / Et trois palais de plus, il les aurait demain ; / Qu’un juif deviendrait chauve à compter sa richesse (Ibid.)

Il arriva qu’alors six jeunes Africaines / Entraient dans le bazar, les bras chargés de chaînes. / Sur les tapis de soie un vieux juif étalait / Ces beaux poissons dorés, pris d’un coup de filet. / La foule trépignait, les cages étaient pleines, / Et la chair marchandée au soleil se tordait. (Ibid.)

L’homme qui ne se laisse pas élever, l’homme du mélange incohérent, le tchândâla (Nietzsche, Le Crépuscule des idoles)

Le christianisme, né de racines judaïques, intelligible seulement comme une plante de ce sol, représente le mouvement d’opposition contre toute morale d’élevage, de la race et du privilège : – il est la religion anti-aryenne par excellence. (Ibid.)

Comment ? vous avez choisi la vertu et l’élévation du cœur et en même temps vous jetez un regard jaloux sur les avantages des gens sans scrupules ? – Mais avec la vertu on renonce aux « avantages »… (à l’intention d’un antisémite). (Ibid.)

La Révolution française, cette farce sinistre et inutile (Nietzsche, Par-delà le bien et le mal)

Déclin ! Déclin ! Jamais le monde n’est tombé si bas ! / Rome s’est abaissée à la fille, à la maison publique, / Le César de Rome s’est abaissé à la bête, / Dieu lui-même s’est fait juif ! (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)

Jonathas le batteur d’or, – c’était le vieux juif que j’avais vu deux jours auparavant au pied de la pancarte hébraïque du capitaine, – me parut cette fois plus décharné, plus diaphane et plus misérable encore que l’avant-veille. Son échine cassée qui se pliait en cerceau, soutenait avec peine à la hauteur de sa poitrine une tête branlante, qui ne se soulevait sur l’espèce de rameau fatigué auquel elle pendait comme un fruit trop mûr qu’au tintement ou au nom de quelque métal précieux. (Charles Nodier, La Fée aux Miettes)

Les Anglo-Saxons parmi les spectateurs se détournèrent avec dégoût [du massacre des lapins enfermés dans l’enclos géant] mais le sang chaud, dégénéré des Portugais, Mexicains et demi-Espagnols bouillait d’excitation à ce massacre en masse. (Frank Norris, La Pieuvre)

Toutes ces lois [sociales], rendues inapplicables par le judaïsme des interprétations, par la fertilité d’esprit des employeurs (prompts à substituer aux moyens d’exploitation interdits des moyens plus oppressifs encore), éclairèrent les hommes qui composaient les diverses fractions du Parti sur la valeur de l’action parlementaire. (Fernand Pelloutier, Histoire des Bourses du travail)

On vole : 8° par filouterie ; 9° par escroquerie ; 10° par abus de confiance ; 11° par jeux et loteries. Cette seconde espèce [de vol] était encouragée par les lois de Lycurgue, afin d’aiguiser la finesse d’esprit et d’invention dans les jeunes gens ; c’est celle des Ulysse, des Solon, des Sinon, des juifs anciens et modernes, depuis Jacob jusqu’à Deutz [note de l’éditeur : Simon Deutz, responsable indirect de l’arrestation de la duchesse de Berry] ; des Bohémiens, des Arabes, et de tous les sauvages. (Proudhon, Qu’est-ce que la propriété ?)

Entre la femme et l’homme, il peut exister amour, passion, lien d’habitude et tout ce qu’on voudra, il n’y a pas véritablement société. L’homme et la femme ne vont pas de compagnie. La différence des sexes élève entre eux une séparation de même nature que celle que la différence des races met entre les animaux. Aussi, bien loin d’applaudir à ce qu’on appelle aujourd’hui émancipation de la femme, inclinerais-je plutôt, s’il fallait en venir à cette extrémité, à mettre la femme en réclusion. (Ibid.)

Perfides ou sournoises. Il flairait la paille dans les poutrelles des lamentations et découvrait la vache en puissance dans la poupée la plus meurtrie. (Raymond Queneau, Zazie dans le métro)

Va te faire voir par les crouilles. (Ibid.) + le fakir Crouïa Bey (Pierrot mon ami)

Estudié la jacarandina y en pocos días era rabí de los otros rufianes. (Francisco de Quevedo, Historia de la vida del Buscόn) + Le livre de Quevedo intitulé Execraciόn contra los judíos

Renfermés, comme tous les peuples sémitiques, dans le cercle étroit du lyrisme et du prophétisme, les habitants de la péninsule arabique n’ont jamais eu la moindre idée de ce qui peut s’appeler science ou rationalisme. (Ernest Renan, Averroès et l’Averroïsme)

Jamais dans une monarchie l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; mais dans une république elle peut aisément le mettre au-dessus des lois. (Rousseau, Lettre à d’Alembert)

Les femmes, en général, n’aiment aucun art, ne se connaissent à aucun, et n’ont aucun génie. (Ibid.)

[Rousseau décrit sa conversion forcée au catholicisme, dans son jeune âge] Rien du faste catholique ne fut omis pour rendre la solennité plus édifiante pour le public, et plus humiliante pour moi. Il n’y eut que l’habit blanc, qui m’eût été fort utile, et qu’on ne me donna pas, comme au Maure, attendu que je n’avais pas l’honneur d’être Juif. (Rousseau, Les Confessions)

Le pays n’est pas indifférent à la culture des hommes ; ils ne sont tout ce qu’ils peuvent être que dans les climats tempérés. Dans les climats extrêmes le désavantage est visible. … Il paraît encore que l’organisation du cerveau est moins parfaite aux deux extrêmes. Les Nègres ni les Lapons n’ont pas le sens des Européens. Si je veux donc que mon élève puisse être habitant de la terre, je le prendrai dans une zone tempérée ; en France, par exemple, plutôt qu’ailleurs. (Rousseau, Émile ou de l’éducation)

Depuis que les mères, méprisant leur premier devoir, n’ont plus voulu nourrir leurs enfants, il a fallu les confier à des femmes mercenaires qui, se trouvant ainsi mères d’enfants étrangers pour qui la nature ne leur disait rien, n’ont cherché qu’à s’épargner de la peine. … Ces douces mères qui, débarrassées de leurs enfants, se livrent gaiement aux amusements de la ville, savent-elles cependant quel traitement l’enfant dans son maillot reçoit au village ? … J’ai vu quelquefois le petit manège des jeunes femmes qui feignent de vouloir nourrir leurs enfants. On sait se faire presser de renoncer à cette fantaisie : on fait adroitement intervenir les époux, les médecins, surtout les mères. Un mari qui oserait consentir que sa femme nourrît son enfant serait un homme perdu ; l’on en ferait un assassin qui veut se défaire d’elle. (Ibid.)

Quand les femmes seront ce qu’elles doivent être, elles se borneront aux choses de leur compétence, et jugeront toujours bien ; mais depuis qu’elles se sont établies les arbitres de la littérature, depuis qu’elles se sont mises à juger les livres et à en faire à toute force, elles ne connaissent plus rien. Les auteurs qui consultent les savantes sur leurs ouvrages sont toujours sûrs d’être mal conseillés : les galants qui les consultent sur leur parure sont toujours ridiculement mis. (Ibid.)

Une femme bel esprit est le fléau de son mari, de ses enfants, de ses amis, de ses valets, de tout le monde. De la sublime élévation de son beau génie, elle dédaigne tous ses devoirs de femme, et commence toujours par se faire homme à la manière de mademoiselle de Lenclos. Au-dehors, elle est toujours ridicule et très justement critiquée, parce qu’on ne peut manquer de l’être aussitôt qu’on sort de son état et qu’on n’est point fait pour celui qu’on veut prendre. Toutes ces femmes à grands talents n’en imposent jamais qu’aux sots. (Ibid.)

Le mari doit avoir inspection sur la conduite de sa femme : parce qu’il lui importe de s’assurer que les enfants, qu’il est forcé de reconnaître et de nourrir, n’appartiennent pas à d’autres qu’à lui. La femme qui n’a rien de semblable à craindre, n’a pas le même droit sur le mari. (Rousseau, Discours sur l’économie politique)

Je me suis étonné cent fois de ce qu’on avait voulu exclure les femmes du maniement des affaires ; car j’en trouvais de plus éclairées, et de plus capables que les hommes. J’ai connu à la fin que cette exclusion ne venait point, ni de la malignité de l’envie, ni d’un sentiment particulier d’aucun intérêt ; ce n’était point aussi par une méchante opinion que l’on eût de leur esprit. C’était (cela soit dit sans les offenser), c’était par le peu de sûreté que l’on trouvait en leur cœur, faible, incertain, trop assujetti à la fragilité de leur nature. Telle qui gouvernerait sagement un royaume aujourd’hui se fera demain un maître, à qui on ne donnerait pas douze poules à gouverner, pour me servir des termes de Monsieur le Cardinal Mazarin. (Saint-Évremond, Œuvres T. 1)

Les Juifs … ne peuvent s’enorgueillir, ni d’une œuvre collective spécifiquement juive, ni d’une civilisation proprement israélite, ni d’un mysticisme commun … Ils n’ont pas la même patrie, ils n’ont aucune histoire. (Sartre, Réflexions sur la question juive)

Le système républicain est pour l’homme autant contre nature qu’il est défavorable à la vie intellectuelle supérieure, aux arts et aux sciences. (Schopenhauer, Éthique et Politique)

Je dois parfois m’effrayer lorsque, revenant de mes études orientalistes, je prends les écrits des esprits les plus remarquables des XVIe et XVIIe siècles, et que je vois à quel point ils sont paralysés par la pensée fondamentale des juifs et entravés de tous côtés. (Schopenhauer, Sur la religion)

…en Europe, ce continent si imprégné de fœtor Judaicus [puanteur juive] que l’évidente et simple vérité : « L’animal est essentiellement la même chose que l’homme » est un paradoxe choquant. (Ibid.)

On voit ainsi que toutes les époques et tous les pays ont parfaitement reconnu la source de la moralité ; exception faite de l’Europe, et la faute en incombe au seul fœtor Judaicus qui pénètre ici toutes choses : il leur faut alors absolument l’imposition d’un devoir, une loi morale, un impératif, bref, un ordre et un commandement auxquels obéir. (Ibid.)

Auch ersehn wir aus den beiden angeführten römischen Klassikern [Tacitus u. Justinus], wie sehr zu allen Zeiten und bei allen Völkern die Juden verabscheut und verachtet gewesen sind: zum Teil mag dies daher stammen, daß sie das einzige Volk auf Erden waren, welches dem Menschen kein Dasein über dieses Leben hinaus zuschrieb, daher als Vieh betrachtet wurde, Auswurf der Menschheit – aber große Meister im Lügen. (Schopenhauer, Parerga und Paralipomena, Kapitel 15: Über Religion)

Demgemäß wird man im ganzen finden, daß jeder in dem Maße gesellig ist, wie er geistig arm und überhaupt gemein ist. Denn man hat in der Welt nicht viel mehr als die Wahl zwischen Einsamkeit und Gemeinheit. Die geselligsten aller Menschen sollen die Neger sein, wie sie eben auch intellektuell entschieden zurückstehn. Nach Berichten aus Nordamerika in französischen Zeitungen (Le Commerce, octobre 2019, 1837) sperren die Schwarzen, Freie und Sklaven durcheinander, in großer Anzahl sich in den engsten Raum zusammen, weil sie ihr schwarzes Stumpfnasengesicht nicht oft genug wiederholt erblicken können. (Schopenhauer, Aphorismen zur Lebensweisheit)

Welche gemischte Gesellschaft trifft doch in jenem Tempel des allgemeinen Ruhms zusammen: Feldherren, Minister, Quacksalber, Gaukler, Tänzer, Sänger, Millionäre und Juden! (Ibid.)

Kant hat nämlich die erschreckliche Wahrheit aufgedeckt, daß Philosophie etwas ganz anders sein muß als Judenmythologie. (Schopenhauer, Über den Willen in der Natur)

Daß die Neger vorzugsweise und im großen in Sklaverei geraten sind, ist offenbar eine Folge davon, daß sie gegen die andern Menschenrassen an Intelligenz zurückstehen – welches jedoch keine Berechtigung gibt. (Ibid.)

Die Weiber sind und bleiben im ganzen genommen die gründlichsten und unheilbarsten Philister: deshalb sind sie bei der höchst absurden Einrichtung, daß sie Stand und Titel des Mannes teilen, die beständigen Ansporner seines unedlen Ehrgeizes (Schopenhauer, Parerga und Paralipomena, Kap. 27: Über die Weiber)

Ernest Belford Bax, an English Socialist and philosophic essayist, whose handling of modern feminism would provoke romantic protests from Schopenhauer himself, or even Strindberg … As a matter of fact I hardly noticed Schopenhauer’s disparagements of women when they came under my notice later on, so thoroughly had Bax familiarized me with the homoist attitude, and forced me to recognize the extent to which public opinion, and consequently legislation and jurisprudence, is corrupted by feminist sentiment. (George Bernard Shaw, Preface to Major Barbara)

Off we go … then accross the Channel and away like mad to Marseilles (sic), Gibraltar, Genoa, any port from which we can sail to a Mahometan country where men are protected from women. (Bernard Shaw, Man and Superman)

Nous trouvâmes Hildesheim à son bureau, un juif assez conforme au type du théâtre Adelphi, avec un nez comme un mouton, et un fez. (Bram Stocker, Dracula)

Why, what’s the matter? said he. Can’t you take my word? One would think you had taken lessons of the Jews, coming at a fellow so! (St. Clare in Harriet Beecher Stowe, Uncle Tom’s Cabin)

J’ai vu l’Orient, cet immense cadavre (Strindberg, L’Écrivain)

La femme devrait être contrainte d’aller chercher du travail au lieu de faire, comme maintenant, des pétition accompagnées de gémissements et de menaces, et en même temps il devrait lui être imposé de participer, avec ce qu’elle gagnerait, à son entretien et à celui des enfants. Ainsi le père de famille s’émanciperait-il de son esclavage. (Ibid.)

Poussée à l’extinction d’une race, puisqu’elle se sent un être dégénéré, en décomposition, elle se dissimule derrière des phrases sur l’existence vouée à un but supérieur, à l’humanité. (Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou)

L’amour est un acte d’autofécondation du mâle, parce que c’est l’homme qui aime et qu’il est illusoire de croire qu’il est aimé de sa femme, son double, sa propre création. (Strindberg, Légendes)

Victime d’une croyance erronée (qui a saisi même des cerveaux plus forts) selon laquelle la femme, cette forme rabougrie de l’être humain, stade intermédiaire vers l’homme, le maître de la création, le créateur de la culture, serait égale à l’homme ou pourrait l’être, et se développerait en un effort déraisonnable qui la fait tomber. Déraisonnable parce qu’une forme rabougrie, régie par les lois de la reproduction, finit toujours par naître rabougrie et ne peut jamais atteindre celui qui a de l’avance, selon la formule : A (l’homme) et B (la femme) émanent du même point C ; A (l’homme) avec une vitesse de disons 100 et B (la femme) avec une vitesse de 60. Quand, demande-t-on, B rattrapera-t-il A ? – Réponse : Jamais ! ni à l’aide d’un enseignement égal, d’un droit de vote égal, de désarmement et de tempérance, aussi peu que deux lignes parallèles peuvent jamais se recouper l’une l’autre. (Strindberg, préface à Mademoiselle Julie)

En réalité, la femme n’était qu’une forme intermédiaire entre l’homme et l’enfant – ce qui ressortait de la gestation, pendant une des phases de laquelle le mâle était femelle tandis que, jamais, le contraire n’eut lieu. (Strindberg, Au bord de la vaste mer)

Tous des femmes [les homosexuels], lâches et perfides ! (Strindberg, Vivisections)

De même que les théologiens disent que certaines gens prennent plus de peine pour être damné qu’il ne leur en coûterait pour être sauvé, ainsi votre sexe emploie plus de réflexion, de mémoire et d’application pour être extravagant qu’il ne lui en faudrait pour être sensé et utile. Quand je songe à cela, je ne puis croire que vous soyez des créatures humaines, et autre chose qu’une espèce d’un degré à peine au-dessus du singe, qui a plus de ruses divertissantes qu’aucune de vous, est un animal moins malfaisant et moins coûteux, pourrait avec le temps être un critique passable en fait de velours et de brocart, qui, pour ce que j’en sais, lui iraient tout aussi bien. (Jonathan Swift, Lettre à une très jeune personne sur son mariage)

La femme connaît assez bien l’homme en ce en quoi il est faible, mais elle est entièrement incapable de s’en faire une idée en ce en quoi il est fort. (Rabindranath Tagore, La Maison et le Monde)

Comme le reste de son sexe stupide, elle était gouvernée par l’engouement et non par la raison. (William Thackeray, Barry Lyndon)

As I cannot describe the mysteries of freemasonry, although I have a shrewd idea that it is humbug (Thackeray, Vanity Fair)

L’idiome des Américains semblait le produit de combinaisons nouvelles ; il annonçait de la part de ses inventeurs un effort d’intelligence dont les Indiens de nos jours paraissent peu capables. (Tocqueville, De la démocratie en Amérique I)

Quoique le vaste pays qu’on vient de décrire fût habité par de nombreuses tribus d’indigènes, on peut dire avec justice qu’à l’époque de la découverte il ne formait encore qu’un désert. Les Indiens l’occupaient, mais ne le possédaient pas. C’est par l’agriculture que l’homme s’approprie le sol, et les premiers habitants de l’Amérique vivaient du produit de la chasse. Leurs implacables préjugés, leurs passions indomptées, leurs vices, et plus encore peut-être leurs sauvages vertus, les livraient à une destruction inévitable. (Ibid.)

Le Nègre voudrait se confondre avec l’Européen, et il ne le peut. L’Indien pourrait jusqu’à un certain point y réussir, mais il dédaigne de le tenter. La servilité de l’un le livre à l’esclavage, et l’orgueil de l’autre à la mort. (Ibid.)

Je dois dire que les idées exposées dans ce livre [Salazar : Le Portugal et son chef par A. Ferro] par M. Salazar ou qui lui sont attribuées me semblent parfaitement sages. Elles témoignent d’une réflexion profonde, élaborée par un esprit qui ressent la grandeur du devoir qu’il s’est assigné. C’est ce sentiment de grandeur qui distingue l’homme qui poursuit une politique noble de celui qui, dans un grand rôle, s’abaisse à penser principalement à soi. (Paul Valéry, L’idée de dictature)

L’accroissement de la crédulité dans le monde, qui est dû à la fatigue de l’idée nette, à l’accession de populations exotiques à la vie civilisée, menace ce qui distinguait l’esprit de Paris. (Paul Valéry, Fonction de Paris)

Tout le monde sait que le Costa Rica est un pays civilisé et civiliste, démocratique et cultivé, peuplé par une race pure d’origine galicienne, sans presque aucuns Indiens et seulement quelques Noirs sur la côte, qui ne créent pas de problèmes. Le Costa Rica échappe ainsi aux maux du métissage et du prétorianisme et ne connaît ni dictateurs ni caudillos. (José Vasconcelos, El Proconsulado)

Con los republicanos españoles renové en esos días viejos contactos. Andaban en París, a la desbandada, fingiéndose los perseguidos, pero bien garantizados en realidad, a causa de sus contactos masόnicos franceses. (Ibid.)

Apenas consumada la independencia, la masonería internacional nos impone los decretos de expulsiόn de los españoles. … Las expulsiones de españoles [de México] determinaron quiebras en el comercio y en la minería, que los ingleses aprovecharon para comprar barato. … La minería, base de nuestra riqueza, pasό a manos del capital extranjero. Unicamente los fundos pequeños quedaron en poder de los nacionales, que a la postre se convirtieron en minúsculos proveedores de las grandes metalúrgicas del Norte, de capital israelita: los Gould y los Gugenheim. (Vasconcelos, La flama. Los de arriba en la Revoluciόn. Historia y Tragedia)

No hay que olvidar que la Francia que inspiraba el pensamiento de la burguesía latinoamericana de aquellos tiempos [los tiempos del porfiriato en México], era la Francia del Gran Oriente y sus regímenes oportunistas y mercenarios; la Francia de las doscientas familias, en su mayoría semitas, que desde la Banca disponían de la riqueza nacional. La Francia subordinada a Inglaterra, país que según nos ha enseñado Hilaire Belloc era, a su vez, un Imperio mercantil, al servicio de una aristocracia en gran parte también judía. (Ibid.)

…hombre con el privilegio del baptismo y libre del poder de los conjuros, con quien han hecho pacto los príncipes de la Guinea infernal (nota del editor: «El infierno es, ‘como la Guinea, patria de negros habitantes’ … ‘Los demonios se manifiestan en cuerpos humanos negros, mugrientos, hediondos … o por lo menos en cuerpos de rostro negro, moreno») (Luis Vélez de Guevara, El diablo cojuelo)

L’habitude de vivre perpétuellement en compagnie d’hommes [les Africains], en somme inférieurs, qu’ils commandent sans contrôle, transforme trop souvent en satrapes cruels les Européens qu’un caractère ferme et une âme élevée ne défendent pas contre cet entraînement. (Jules et Michel Verne, L’Étonnante Aventure de la mission Barsac)

La Société deviendra comme ton cœur, elle aura pour dieu un lingot d’or et pour souverain pontife un usurier juif. (Alfred de Vigny, Chatterton)

Samuel Montaldo. Riche et avare, humble et faux. – Juif de cour. Pas trop sale au dehors, beaucoup en dessous. – Beau chapeau et cheveux gras. (Alfred de Vigny, Présentation des caractères de La Maréchale d’Ancre)

Mais puisqu’il est si dur et que par nul moyen / La loi ne peut d’un juif préserver un chrétien, / Je dois à ses fureurs opposer ma constance (Alfred de Vigny, Shylock, d’après Shakespeare)

Varium et mutabile semper femina. (Virgile, Énéide ; cf La donna è mobile dans Rigoletto de Verdi, livret de Francesco Maria Piave)

Les Juifs, dans la suite des temps, se vantèrent d’être descendus d’Abraham, comme les Francs descendent d’Hector, et les Bretons de Tubal. Il est constant que la nation juive était une horde très moderne ; qu’elle ne s’établit vers la Phénicie que très tard ; qu’elle était entourée de peuples anciens ; qu’elle adopta leur langue ; qu’elle prit d’eux jusqu’au nom d’Israël, lequel est chaldéen, suivant le témoignage même du juif Flavius Josèphe. On sait qu’elle prit jusqu’aux noms des anges chez les Babyloniens ; qu’enfin elle n’appela Dieu du nom d’Éloï, ou Éloa, d’Adonaï, de Jehova ou Hias, que d’après les Phéniciens. (Voltaire, Dictionnaire philosophique)

Il n’y a point d’homme un peu instruit qui ne sache que le texte [de la Genèse] porte : « Au commencement, les dieux firent le ciel et la terre. » Cette leçon est d’ailleurs conforme à l’ancienne idée des Phéniciens, qui avaient imaginé que Dieu employa des dieux inférieurs pour débrouiller le chaos. (Ibid.)

Le jardin d’Éden est visiblement pris des jardins d’Éden à Saana, dans l’Arabie heureuse, fameuse dans toute l’antiquité. Les Hébreux, peuple très récent, étaient une horde arabe. Ils se faisaient honneur de ce qu’il y avait de plus beau dans le meilleur canton de l’Arabie. (Ibid.)

Tu [Job] n’étais point juif : on sait que le livre qui porte ton nom est plus ancien que le Pentateuque. Si les Hébreux, qui l’ont traduit de l’arabe, se sont servis du mot Jéhovah pour signifier Dieu, ils empruntèrent ce mot des Phéniciens et des Égyptiens. (Ibid.)

L’orgueil de chaque juif est intéressé à croire que ce n’est point sa détestable politique, son ignorance des arts, sa grossièreté qui l’a perdu, mais que c’est la colère de Dieu qui le punit. Il pense avec satisfaction qu’il a fallu des miracles pour l’abattre, et que sa nation est toujours la bien-aimée du Dieu qui la châtie. (Voltaire, Lettres philosophiques : Vingt-cinquième lettre, Sur les Pensées de M. Pascal)

À l’égard des juifs, ils étaient haïs, non parce qu’ils ne croyaient qu’un Dieu, mais parce qu’ils haïssaient ridiculement les autres nations, parce que c’étaient des barbares qui massacraient sans pitié leurs ennemis vaincus, parce que ce vil peuple, superstitieux, ignorant, privé des arts, privé du commerce, méprisait les peuples les plus policés. (Ibid.)

Quelques-uns, – et ce furent tout d’abord à ma grande surprise les femelles, [the pioneers, I noticed with some surprise, were all females] – commencèrent à négliger les nécessités de la décence, et presque toujours délibérément. (H.G. Wells, L’Île du docteur Moreau)

He [Reform Rabbi Lewis Browne] argues that Gentile intolerance makes the Jews and keeps them together. I argue that the Jews make themselves and that Gentile intolerance is a response to the cult of the Chosen People. (H.G. Wells, The Outlook for Homo Sapiens)

Au crédit du despote, on peut remarquer qu’en tant qu’individu il est susceptible d’avoir de la culture, tandis que la foule, étant un monstre, n’en a aucune. (Oscar Wilde, L’Âme de l’homme sous le socialisme)

Il y a trois sortes de despotes : celui qui tyrannise les corps, celui qui tyrannise les âmes, et celui qui tyrannise à la fois les corps et les âmes. Le premier s’appelle le Prince, le deuxième s’appelle le Pape, le troisième s’appelle le Peuple. (Ibid.)

First Soldier: What an uproar! Who are those wild beasts howling? Second Soldier: The Jews. They are always like that. They are disputing about their religion. (Oscar Wilde, Salome)

Lord Illingworth: The history of women is the history of the worst form of tyranny the world has ever known. The tyranny of the weak over the strong. It is the only tyranny that lasts. Gerald: But haven’t women got a refining influence? Lord Illingworth: Nothing refines but the intellect. (Oscar Wilde, A Woman of No Importance)

No woman is a genius. Women are a decorative sex. They never have anything to say, but they say it charmingly. (Oscar Wilde, The Picture of Dorian Gray)

Women love us for our defects. If we have enough of them they will forgive us everything, even our intellects. (Ibid.)

Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d’oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres, ainsi que sur une proie, s’acharnant au milieu de cris gutturaux, et comme près de se dévorer entre eux. (Zola, L’Argent)

En  remarquant que les morts, derrière ce vilain monde, n’avaient plus de souliers, les pieds nus et blêmes, il finit par comprendre que c’étaient là des rôdeurs qui suivaient les armées allemandes, des détrousseurs de cadavres, toute une basse juiverie de proie, venue à la suite de l’invasion. (Zola, La Débâcle)

Le Ghetto, récemment rasé, avait, depuis des siècles, imprégné le sol d’une telle pourriture humaine, que l’emplacement, demeuré nu, plein de bosses et de fondrières, exhalait toujours une infâme pestilence. On faisait bien de le laisser longtemps se sécher ainsi et se purifier au soleil. (Zola, Rome)

Oui, il plaçait des reliques, il vivotait en faisant le courtage pour les couvents de Belgique et de France, et il avait lancé toute une affaire de reliques fausses, des juifs d’ici qui fabriquaient de petits reliquaires anciens avec des débris d’os de mouton, le tout scellé, signé par les autorités les plus authentiques. (Ibid.)

L’extrême-Orient immobile, la Chine et le Japon mystérieux, tout le pullulement menaçant de la race jaune (Ibid.)

Sans doute, avec l’espoir entêté du triomphe de sa race [juive], se consolant de l’échec de son premier calcul, se disait-il qu’une femme comme Eve était un bon dissolvant dans une famille chrétienne, dont l’action aiderait à faire tomber aux mains juives tout l’argent et toute la puissance. (Zola, Paris)

C’est le vieux rêve sémite de l’Évangile que balaie la claire raison latine, appuyée sur la science moderne. (Ibid.)

Y el ladron y el apόstata que huian / De tribunal civil ό religioso, / Las polillas sociales que nacian / Del polvo de aquel tiempo borrascoso, / Langostas de la América, caian / Sobre su campo virgen y abundoso; / Y, lejos de la ley, iban sin freno / De jérmenes de mal á henchir su seno. / Y el soldado rapaz, el fraile ignaro, / El tornadízo de judio y moro, / El juez venal, el mercader avaro, / Echando al mar vergüenza, fé y decoro, / Fueron á aquella tierra á vender caro / Fé, justicia, hasta su alma á cambio de oro (José Zorrilla, El drama del alma)

Porque el mestizo, el pinto y el mulato / Extremados en su όdio al Europeo, / Este όdio la infiltraron en su trato / Con la raza española: su deseo / Fué, con fé desleal é instinto ingrato, / Emplear desde la estafa hasta el saqueo, / Hasta quedarse del país señores / Únicos en los tiempos posteriores. (Ibid.)

*

J’arrête là, car l’indignation qui me submerge est trop forte et m’étouffe, mais sachez que le sujet est loin d’être épuisé et que j’y reviendrai !

En attendant, vous pouvez voir ce que disent aussi

Jean-Paul Sartre sur les gays, ici et, tant qu’on y est, Simone de Beauvoir,

Friedrich Engels sur l’immigration, ici (anglais)

et prendre connaissance de cette longue citation d’Henry Miller (même les pornographes ne sont pas tous recommandables !) :

De même que la perspective est absente des œuvres des primitifs italiens, de même dans ce vieux petit quartier d’où l’on déracina mon enfance, on trouvait ces plans parallèles verticaux qui servaient de tréteaux à tous les événements et par lesquels, de strate en strate, tout se communiquait, comme par osmose. Les frontières étaient vivement tranchées, clairement définies, mais elles n’étaient pas infranchissables. En ce temps-là, j’étais un petit garçon et je vivais tout près de la limite qui séparait le côté nord du côté sud de la ville. Mon quartier tirait tout juste un peu vers le côté nord, à quelques pas d’une large avenue qui s’appelait North Second Street et qui était pour moi la vraie ligne frontière entre nord et sud. En réalité, la limite était Grand Street, qui menait au Ferry de Broadway, mais cette rue n’avait pour moi aucun sens, sauf qu’elle commençait déjà à être envahie par les Juifs. Non, la rue du mystère, la frontière entre deux mondes, c’était North Second Street. Je vivais donc entre deux frontières, l’une réelle, l’autre imaginaire – c’est ainsi que j’ai vécu toute ma vie. Il y avait aussi une petite rue, pas plus longue qu’un pâté de maisons, qui s’étendait entre Grand Street et North Second Street et qu’on appelait Fillmore Place. Cette petite rue s’ouvrait un peu obliquement, face à la maison que possédait mon grand-père et où nous vivions. C’était la rue la plus enchanteresse que j’aie jamais vue de ma vie. Rue idéale – pour petits garçons, pour amoureux, maniaques, ivrognes, escrocs, débauchés, bandits, astronomes, musiciens, poètes, tailleurs, cordonniers, politiciens. En fait, on ne pouvait trouver mieux dans le genre : elle contenait tous les spécimens de la race humaine, chacun formant un monde à soi seul et tous vivant harmonieusement et inharmonieusement, mais ensemble, formant une corporation solide, une spore humaine, un tissu serré qui ne pouvait se désintégrer que si la rue même venait à se disloquer.

Du moins c’est ce qu’il semblait. Jusqu’à ce que l’on eût ouvert au public le pont de Williamsburg ; alors arrivèrent les Juifs de Delancey Street, New York. Cette invasion entraîna la désintégration de notre petit monde, de la petite rue de Fillmore Place qui, comme le disait bien son nom, était la rue de la valeur, de la dignité, de la lumière, des surprises. Vinrent les Juifs, disais-je, et comme des mites il se mirent à dévorer l’étoffe de notre vie jusqu’à ce que plus rien ne restât, que cette présence miteuse qu’ils traînent avec eux partout où ils vont. Bientôt la rue se mit à puer, la vraie population émigra, les maisons commencèrent à se carier, les perrons eux-mêmes s’en allèrent en morceaux, comme les peintures. La rue prit l’air d’une bouche malpropre à laquelle manquent toutes ses dents de devant, décorée çà et là d’horribles racines charbonneuses et béantes, lèvres putrescentes, voûtes palatales en ruine. Les détritus s’amoncelèrent à hauteur de literies bouffies, de vermine, de cafards, de sang caillé. Le signe Kasher fit son apparition sur les vitrines et ce ne furent partout que volailles, cornichons flasques et aigres, énormes miches de pain. Ce fut un déluge de voitures d’enfants, dans les passages, sur les perrons, dans les petites cours, devant les boutiques. Et dans ce bouleversement, la langue anglaise fut elle aussi engloutie ; on n’entendit plus que le yiddish, plus que cette langue crachotante, suffocante, sifflante où Dieu et légumes avariés ont même son et même sens.

Nous fûmes des premiers à fuir devant l’invasion. Deux ou trois fois l’an je revenais dans ce vieux quartier, pour un baptême, la Noël, le Thanksgiving. À chaque visite, je trouvais que quelque chose que j’avais aimé et chéri, avait disparu. Un vrai cauchemar. De mal en pis. La maison où s’entêtaient à vivre les parents que je venais voir, ressemblait à une vieille forteresse en ruine ; il s’étaient réfugiés dans une aile de la forteresse, maintenant tant bien que mal une vie déserte, insulaire, et commençant eux-mêmes à prendre cet air de moutons traqués et humiliés. Ils allaient jusqu’à faire des distinctions entre leurs voisins juifs, trouvant certains d’entre eux très humains, très braves, propres, bons, sympathiques, charitables, etc., etc. Cela me fendait le cœur. J’aurais volontiers pris une mitrailleuse et fauché tout le quartier, indifféremment, Juifs et Gentils.

Henry Miller, Tropique du Capricorne

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer