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Journal intime d’un aspirant bourgeois

Le 14 août 2018, je reçus par courrier de mon ami X., dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis plusieurs années, un paquet contenant une dizaine de pages manuscrites dans une chemise portant le titre « Journal intime d’un aspirant bourgeois ». Il me demandait de bien vouloir publier sur mon blog ces textes dont il était l’auteur.

Cherchant à prendre contact avec lui pour parler de cette démarche dont il ne m’avait jusque-là rien dit, je ne parvins pas à le joindre et ce n’est que trois jours plus tard que j’appris par un ami commun que X. s’était suicidé, le 13 août.

Dans ces circonstances, et au nom de notre amitié ancienne, je ne peux me dérober à sa requête. Voici donc son « journal intime », avec la lettre qu’il m’adressa.

Paix à son âme.

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Cher ami,

Il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vus mais je lis régulièrement ton blog avec intérêt. Devant le succès qu’il connaît, je ne résiste pas au désir de te faire une petite demande, au nom de notre amitié ancienne.

Les feuillets qui accompagnent cette lettre sont des pensées éparses que j’ai couchées sur le papier et que je te saurais infiniment gré de bien vouloir publier sur ton blog. Mon nom ne me semble pas devoir être divulgué, cela ne présenterait aucun intérêt.

L’époque de ma vie où, après notre prime jeunesse d’étudiants bohèmes, dont tu te souviens, j’en suis sûr, je me préparais, avec conviction, à entrer dans la grande communauté bourgeoise se caractérisa par une extrême intolérance, dont l’expression à mots couverts recueillait l’assentiment de tous, ce qui ne pouvait que m’encourager. Je demande pardon à tes lecteurs de les induire en erreur par le titre de « journal intime » ; il ne s’agit que de l’expression de cette attitude mentale et non d’un compte rendu des faits de ma vie, au demeurant parfaitement ennuyeuse depuis cette époque.

Quand je compris que cette intolérance, dans mon cas acquise, semble-t-il, plutôt qu’innée, me conduirait toujours plus avant dans le néant de l’existence bourgeoise, il ne me restait plus qu’à soupirer sur le cadavre d’une jeunesse agitée, sans doute, irrémédiablement perdue. J’avais, je ne sais plus pourquoi, ressenti le besoin de réagir contre cette jeunesse que je convoite aujourd’hui désespérément comme le parangon de toutes les vertus idéales, de l’idéalisme en même temps que de la profusion. En croyant me grandir, je régressai, comme tout étudiant en humanités que l’on biberonne avec les grands esprits, avec la philosophie la plus raffinée, la plus avancée, et qui, se croyant néanmoins préparé par là-même aux mesquineries et bouffonneries de la vie bourgeoise, entre dans un désert sans limites avec un coffre plein de gemmes resplendissantes sur le dos au lieu d’une gourde en peau de chèvre sous le bras…

En amitié.

X.

P.S. Je commence par mon texte Gribouillez les tags, parce que, l’ayant un jour publié anonymement sur un forum en ligne, j’eus peu de temps après la bonne surprise de voir sa recommandation en quelque sorte appliquée : les tags que j’avais âprement dénoncés étaient, aux alentours des grandes gares parisiennes, barrés d’un trait horizontal, donc symboliquement oblitérés ! Cela n’a duré qu’un temps, quelques années, puis les murs le long des lignes de chemin de fer au départ de Paris ont été couverts de nouveaux tags et ceux-là ne sont plus aujourd’hui oblitérés. J’ignore si ç’avait été une démarche de la SNCF car, à ma connaissance, aucun média n’a parlé de cet intéressant phénomène. Le caractère très systématique de l’oblitération me le fait pourtant penser et je suis même enclin à imaginer que c’est la publication anonyme de mon texte, sur un forum public (inutile de chercher, il n’est plus en ligne), qui est à l’origine de cette politique d’oblitération symbolique qui m’a tant réjouie. Je serai peut-être démenti ; tu le sauras bien.

Gribouillez les tags !

Les tags sont une abomination qui défigure nos villes. Or l’État et les municipalités ne font rien. Nous devons résister : achetez des bombes de peinture et envoyez une bonne giclée sur tous les tags que vous rencontrez.

Voilà qui ne rendra pas nos ville pires que ce qu’elles sont et qui mettra un sacré coup au moral de ces fils de pute de tagueurs, qui sont tellement fiers de voir leurs tags sans que personne réagisse.

Ce n’est pas une honte, peut-être, que des tagueurs nous narguent ainsi, en dégradant nos villes ? Montrons-leur un peu qu’il y a des hommes dans ce pays, des hommes qui ne vont pas leur laisser foutre la merde encore longtemps.

[Malgré le respect que je dois à mon ami défunt, je me permets ici un commentaire personnel. Je ne suis pas convaincu que cette recommandation relève d’une intolérance bourgeoise telle que X. la décrit dans sa lettre ; au contraire, j’ai tendance à penser comme mon ami dans sa période bourgeoise-intolérante et je ne me sens pas particulièrement bourgeois ni intolérant pour autant. Je pourrais par exemple me revendiquer des vues très pertinentes de l’Autrichien Adolf Loos, qui passe pour avant-gardiste en matière de goût et écrit dans son essai Ornement et Crime (Ornament und Verbrechen, 1908) :

« L’enfant est amoral. Pour nous, le Papou l’est aussi. Le Papou abat ses ennemis et les consomme. Ce n’est pas un criminel. Mais si l’homme moderne abat quelqu’un et le consomme, c’est un criminel et un dégénéré. Le Papou tatoue sa peau, son bateau, ses rames, bref tout ce qu’il peut atteindre. Ce n’est pas un criminel. L’homme moderne qui se tatoue est, lui, un criminel ou un dégénéré. Il y a des prisons où quatre-vingts pour cent des détenus présentent des tatouages. Les tatoués qui ne se trouvent pas en prison sont des criminels latents ou des aristocrates dégénérés. Quand un tatoué meurt en liberté, c’est qu’il est mort quelques années avant d’avoir commis un meurtre. »

On peut, me semble-t-il, étendre le raisonnement du tatouage aux tags et graffiti (en excluant, de nos jours, les aristocrates dégénérés).

Pour le reste, la philosophie que traduisent ces textes de X. pourrait à bien des égards être décrite comme nietzschéenne plutôt que bourgeoise, mais c’est affaire de point de vue.]

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L’humanisme est une métaphysique qui, en tant que telle, s’oppose au libre développement de la science de l’homme.

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Le salut de la planète et de l’humanité repose sur l’usage raisonné de l’arme atomique. La question fondamentale est de savoir quelle portion de l’humanité doit être anéantie pour qu’il puisse y avoir encore une humanité.

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La fierté qu’éprouve l’individu « racé » et qui lui vient du sentiment profond de l’harmonie de son être avec un ordre naturel inspire une haine instinctive chez le produit de mixtures diverses, pour qui la vie est un chaos.

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Le jour où l’humanité comprendra qu’elle doit être pour elle-même un objet de contentement intellectuel, esthétique, émotionnel, elle aura fait un grand pas vers l’élimination des tarés.

Sans doute cette conception s’oppose-t-elle à une certaine philosophie qui voudrait que l’on consacre dans l’humanité le sujet de la volonté libre. Or le libre arbitre n’est qu’une illusion psychologique, doublée d’une contrefaçon rhétorique ou théologique. Toutes nos dispositions sont prédéterminées. Bien que notre action se présente à nos yeux sous la forme d’un choix, puisque la raison nous fait concevoir différentes alternatives, nous n’accomplissons que ce qui est conforme à nos dispositions. Lorsque nous adoptons une conduite qui nous est nuisible, il faut y voir la conduite qui nous est la moins nuisible en l’état du développement organique de nos dispositions. Ceux qui ne se départent jamais de conduites autodestructrices agissent aussi conformément à leurs dispositions, lesquelles sont trop faibles pour permettre l’adoption de conduites moins nuisibles. Lorsqu’un tempérament agressif ne trouve pas en lui les moyens d’exprimer son agressivité sur l’extérieur, elle se retourne contre lui. Si cette agressivité était, les moyens faisant défaut, tournée vers l’extérieur, la destruction de l’individu serait immédiate du fait de la réaction de l’environnement. L’être agressif et faible recherche donc l’être purement passif, comme objet d’extériorisation, mais l’être passif recherche quant à lui l’être volontaire et actif qui puisse lui imprimer une direction tout en possédant le degré d’énergie nécessaire pour contrecarrer les visées de l’être agressif qui le harcèle.

Ces quelques considérations n’ont d’autre objet que d’illustrer une conception philosophique de laquelle est absent tout libre arbitre. D’une telle conception résulte, au point de vue de la recherche d’une vie heureuse, l’axiome selon lequel l’humanité doit être un objet de plaisir à elle-même.

Nier que le bonheur soit dans le plaisir résulte du sens étroit que l’on donne au mot « plaisir », puisque, aussi bien, certaines natures éprouvent du plaisir là où d’autres n’entrevoient que de l’ennui. Or ces différences entre les natures et tempéraments des hommes n’empêchent-elles pas d’établir un critère sûr de ce qui serait un plaisir de l’humanité ? Certains esprits, confrontés à ce genre de question, se hâtent de répondre qu’il n’existe aucun critère et que toute recherche dans ce domaine est vaine et dérisoire, voire suspecte. Ce sont des esprits peu portés à la spéculation et que l’effort intellectuel rebute. C’est le commun des hommes. Mais la recherche de critères pour le jugement est l’objet de la philosophie. La philosophie esthétique recherche le critère du beau quand le sens commun prétend opiniâtrement que le goût esthétique est quelque chose de tout relatif et s’offense même souvent de la moindre allusion du contraire. La philosophie morale recherche le critère du bien, etc.

Quel est donc le critère du plaisir, non pas selon l’individu mais selon l’humanité, prise dans sa généralité, dans son concept ?

Le plaisir de l’esprit réside dans la connaissance. Le plaisir de l’humanité réside également dans la connaissance, l’esprit étant le supérieur dans l’humanité. Dire que l’humanité doit être un objet de plaisir pour elle-même signifie qu’elle doit être un objet de connaissance pour elle-même.

La connaissance par le vécu individuel est ce qu’on appelle l’expérience. Cette expérience individuelle est un témoignage apporté à l’humanité en tant que collectivité, par lequel celle-ci tente de s’appréhender, de se connaître. La qualité de ce témoignage importe beaucoup dans le processus : l’humanité apprend à se connaître par le biais de l’expérience des esprits supérieurs, seule suffisamment éclairante et significative.

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Celui qui ne parvient pas à atteindre l’objet de son désir peut, dans certains cas d’ascétisme héroïque, vouloir l’anéantissement de son désir, mais le plus souvent il souhaite l’anéantissement de l’objet.

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L’amour de la beauté physique est-il, ainsi que le prétend Sénèque le philosophe, l’origine de tous les maux ? La beauté physique n’est jamais l’apanage d’une personne en particulier, et dans certaines populations elle est même plutôt la règle que l’exception. De sorte que l’attachement à une seule personne ne paraît pas possible dans le cas d’une personne suffisamment dominée par l’amour de la beauté physique pour vouloir jouir de cette beauté avec différents objets dans lesquels elle se présente. Ainsi, cette passion paraît contraire au serment de fidélité. Mais je ne connais aucune qualité qui ne soit partagée, de sorte que l’attrait pour n’importe quelle qualité paraît contraire à l’existence même de l’amour conjugal. Ainsi, on pourrait tout aussi bien dire que l’amour de la beauté morale est contraire à la fidélité.

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La seule valeur concevable pour une nature supérieure est son bon plaisir, car c’est la seule qui ne le mette en aucun cas sous la dépendance d’une nature inférieure. Ne sera-t-elle pas, cependant, dépendante de quelque pourvoyeur de plaisirs ? La volupté d’une nature supérieure ne peut naître dans la dépendance, par conséquent c’est un plaisir obtenu de haute main, avec le souci constant de la liberté, et qui ne doit rien aux coquins vendant leurs louches services à la mollesse. Enfin, la reconnaissance mutuelle du bon plaisir crée la société des pairs.

Comment, demandera-t-on, le droit est-il possible si une part quelconque de la société ne se reconnaît pour loi que son bon plaisir ? Considérons le droit sous les deux espèces du droit contractuel (civil) et du droit régalien (pénal). La reconnaissance mutuelle qui se trouve au fondement de la société des pairs implique la relation juridique du contrat, par laquelle chaque partie n’est liée que par sa propre volonté. Dans une société des pairs idéale, les contrats ne sauraient même être violés, en vertu du fait qu’une nature supérieure ne va pas à l’encontre des décrets de sa volonté. En revanche, tout ce qui dans le droit est prohibitif et répressif, droit de l’État sur les sujets, tient à ce que la relation contractuelle ne vaut rien avec des natures dont la volonté est inconstante, la détermination à s’y tenir insuffisante ou le jugement faussé. Ce droit est, pour le titulaire de l’autorité, le droit de punir, c’est un droit de vie et de mort. Dans la société romaine, la relation du père de famille à ses enfants était de cette sorte, et une telle relation doit apparaître partout où le supposé axiome de la morale posé par Voltaire, et qui aurait été la manière dont un docteur juif aurait résumé la religion hébraïque, à savoir « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît », ne se trouve être d’aucune valeur. Or cet axiome n’est d’aucune valeur dès lors que des différences de sensibilité existent. Une brute grossière peut causer un grave préjudice à une personne plus sensible et raffinée par des actes qui, si elle en était elle-même destinataire, ne la sortiraient nullement de son indifférence. C’est-à-dire que cette brute pourrait être, à la limite, responsable de la mort d’autrui sans avoir dérogé en rien à l’axiome. Or, comme la sensibilité et le raffinement valent mieux que leur absence, ils doivent être protégés des brutes, dans la société des pairs et par le droit répressif.

L’axiome de la morale est sans valeur en raison des différences de sensibilité. Les brutes insensibles nuisent à leur entourage sans en avoir conscience. Ce sont ceux qui « ne savent pas ce qu’ils font ». Les hommes raffinés doivent les éviter s’ils ne les dominent complètement, s’ils n’occupent à l’égard de ces brutes la place de maître incontestable. Il ne sert à rien de chercher à raisonner des brutes, à vouloir agir sur leurs facultés de représentation car pour concevoir ce qu’est la sensibilité il faudrait qu’elles ne soient pas des brutes insensibles.

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Jeux de la plage
Les enfants et les adolescents
Les adolescents découvrent l’amour
Les enfants savent déjà tout de l’amour
Enfants et adolescents ont les yeux ouverts sur la beauté
Et l’amour de la beauté emplit leurs cœurs

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Tout comme notre tempérament, nos jugements sont entièrement déterminés par la complexion de notre organisme. Les natures qui nous sont semblables s’attirent notre estime et notre amitié tandis que celles qui diffèrent de nous par la présence ou l’absence de certaines qualités suscitent notre inimitié, voire notre dégoût, et nous paraissent dangereuses. Et elles doivent d’ailleurs l’être à bien des égards puisque leurs besoins requièrent un environnement différent de celui qui tend à garantir la satisfaction de nos propres besoins. Les natures différentes ont besoin de milieux différents, et c’est pourquoi les milieux cosmopolites, en ce qu’ils réunissent dans un même milieu des natures différentes, sont malsains.

Une influence extérieure commune à plusieurs organismes produit un effet directement homogénéisant si et seulement si ces organismes sont semblables sous le rapport de la partie affectée. Plus ces organismes sont dissemblables sous ce rapport, plus le résultat de l’influence est divergent d’un organisme à l’autre, auquel cas l’homogénéisation par le milieu ne se produit qu’indirectement, par la sélection d’un type au détriment des autres.

Soumettons deux populations, l’une noire, l’autre blanche, à une même exposition solaire. L’effet sur les individus noirs est le même à peu près pour tous, et c’est de fait une absence d’effet notable. L’effet sur la population blanche, ce sont des cancers de la peau chez ceux qui ne bronzent pas.

Si la race est une adaptation au milieu, les différentes races ont-elles vocation à vivre dans un milieu commun, ou un tel milieu commun ne conviendra-t-il pas plutôt à une race en particulier, si elle a vécu dans ce milieu avant les autres et s’y est adaptée, ou bien un tel milieu pourra-t-il convenir ne serait-ce même qu’à une seule race, s’il se trouve que ce milieu commun n’est le milieu propre d’aucune ?

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L’habitude des exercices intellectuels renforce la performance du cerveau. Il faut donc s’attendre à ce que la généralisation de l’éducation aille de pair avec une amélioration du cerveau humain. Or la mesure de cette amélioration dépend des exigences moyennes du système éducatif, lesquelles tendent à s’abaisser avec l’augmentation du nombre de bénéficiaires. De sorte qu’il est en réalité bien plus concevable que la généralisation de l’éducation s’avère préjudiciable au développement de la science. (Certains savants disent observer des rendements décroissants en termes de progrès scientifiques).

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Dans l’espèce humaine, le mâle est ardent et la femelle sensible. La sensibilité du mâle est une forme d’ardeur, l’ardeur ou la violence de la femelle un effet de sa sensibilité. Le mâle est généralement peu regardant et cherche à satisfaire son désir à bon compte. C’est plus rare chez la femelle. La coquetterie et les artifices de la femelle n’ont pas tant pour objet d’attirer le mâle que de le garder, car ce n’est pas d’attirer le mâle qui cause quelque difficulté. On a donc affaire à une espèce où la femelle est, eu égard aux pratiques de la cour amoureuse, le sexe passif et où les mâles rivalisent activement entre eux pour conquérir les femelles. Chez les espèces de ce type, Darwin nous informe qu’en raison des attributs sexuels secondaires qu’ils développent et qui déterminent le succès de la compétition amoureuse, les mâles varient davantage que les femelles. Le sexe féminin est plus uniforme et aussi moins dynamique, plus « conservateur » en ce qui se rapporte à l’évolution de l’espèce. – Ceci afin de souligner que lorsqu’une sous-espèce de l’espèce humaine a pour habitude de se mélanger à d’autres sous-espèces, aux qualités inférieures, ce sont les mâles qui déchoient les premiers.

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Les préjugés d’une nature puissante valent mieux que les raisonnements d’un débris humain. Toute vision du monde s’enracine dans un tempérament forgé par l’organisme, siège de l’expérience vécue. Or l’organisme sain et vigoureux jouit d’une harmonie avec son environnement qui fait défaut au corps malingre et disgracié, forcé de se cacher pour survivre et qui se nourrit de racines et de vers faute de pouvoir chasser avec profit. L’un n’a guère besoin de raisonner pour vivre ; l’autre, si, et lorsque cette faculté s’aiguise chez le faible aux aguets, malheur aux hommes de bonne race s’ils se laissent impressionner par ces comportements étranges –hystériques– car alors ils succombent sous la domination haineuse et hallucinée de ceux que Nietzsche appelait les « prêtres ». Ne croyez pas que la sécularisation des sociétés implique le déclin des prêtres : ceux-ci n’ont pas fini de proférer leurs malédictions !

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Lorsque deux chétives créatures s’accouplent dans un spasme qui les laisse encore plus mornes et décrépites qu’elles n’étaient, quel être infortuné ne naît-il pas à la surface de cette terre ! Blême avorton confiné dans le taudis où se consument ses géniteurs et lui-même, ne le voyez-vous pas méditer dans sa solitude moisie l’exaltation de toutes les libertés comme un défi à son destin fatal ? Voilà le libertaire maniaque, l’intellectuel révolutionnaire, dans son essence. Mais nous connaissons la valeur et même la sainteté de l’ordre, nous qui avons grandi et vivons dans la liberté.

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L’un raisonne par plaisir, l’autre pour ne pas périr. L’un fait progresser la science, l’autre la superstition.

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Humanisme bureaucratique. – Il n’existe aucune preuve scientifique de différences entre les facultés mentales des races humaines, et il est interdit d’en chercher.

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Donnez à ceux qui vous haïssent de manière instinctive et innée, pour ce que vous êtes, des raisons de vous haïr pour ce que vous faites : attaquez-les et faites-leur le plus de mal possible. Ils comprendront alors que leur haine a son fondement dans un ordre naturel, qu’ils prétendent ignorer, où ils occupent les échelons les plus inférieurs.

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Composition raciale des pays européens

Les chiffres suivants sont tirés de Richard McCulloch, dont le système est dérivé des travaux de Carleton Coon, deux universitaires parmi les rares qui ont continué de faire de l’anthropologie raciale après la guerre.

D’abord, la classification. Le groupe ‘Nordish’, qui correspond à peu près à ce que Gobineau, Vacher de Lapouge et d’autres appellent l’Aryen comprend deux sous-groupes :

A/ le groupe pur, ou central : composé des types Brünn, Borreby, Nordique (Celtique et Hallstat), plus les croisements de ces types entre eux ;

B/ le groupe périphérique : Atlanto-méditerranéen (mélange de A et de Meds), Néo-Danubien (A+Ladogan), Norique (A+Dinarique), Sub-Nordique (A+Alpin).

Maintenant, la répartition, en pourcentage de la population d’origine européenne :

France : 35% Aryenne (5%A, 30%B)

Allemagne : 80% Aryenne (60%A, 20%B)

On voit donc la différence entre les deux, ce qui implique, pour un pan-Aryaniste, que l’Allemagne jouit d’une suprématie naturelle sur la France. D’autres comparaisons :

Angleterre : 100% Aryenne (72%A, 28%B)

L’Angleterre est donc plus Aryenne que l’Allemagne. Or la situation insulaire de l’Angleterre fait qu’elle n’a jamais dans l’histoire développé une mentalité de solidarité raciale aryenne. Au contraire, elle a toujours craint l’Allemagne plus que tout, comme rivale. Cette attitude est suicidaire pour la race.

Suède : 100% Aryenne (95%A, 5%B)

Islande : 100% Aryenne (97%A, 3%B)

Pays-Bas : 100% Aryenne (100%A) : le record du monde !

Italie : 5% Aryenne (1%A) ; idem pour l’Espagne.

Pologne : 70% Aryenne (5%A) : donc, la Pologne a beaucoup de B et pas plus que la France de A. Dans tous les pays d’Europe de l’Est, le type nordique est plus ou moins néo-Danubien. D’où le discours racialement péjoratif de certaines autorités du Reich (Himmler) sur les Slaves, en plus de l’antislavisme politique d’une partie de la composante germanique de l’ancien Empire austro-hongrois, reflété dans Mein Kampf (les années d’études d’Adolf Hitler à Vienne).

En résumé, le groupe nordique pur est composé de plusieurs sous-espèces (Brünn, Borreby, plus Celtique et Hallstat) et tous les mélanges entre ces sous-espèces restent du Nordique pur. Le groupe périphérique implique quant à lui un mélange avec un type caucasien non nordique et peut être considéré, au cas par cas, comme faisant partie du type nordique.

L’Alpin n’est pas Nordique, ni le Méditerranéen, bien qu’ils soient tous deux Caucasiens. Selon McCulloch et d’autres, sont aussi Caucasiens les Arabes, les Lapons, les Dravidiens.

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Pour prendre un cas concret de politique raciale, regardons le cas du Troisième Reich. Le terme « Aryen » y avait deux sens. Au sens large, il désigne tous les individus blancs d’origine européenne. Ainsi, les lois de Nuremberg qui interdisent les mariages entre Juifs et Aryens n’interdisent pas les mariages entre Nordiques et Alpins. Les lois de Nuremberg ne séparent pas Dinarique, Alpin, Méditerranéen, Nordique…

Il y a ensuite une acception plus restrictive du terme, qui a été utilisée dans la SS, où seuls les Nordish du groupe A, pour reprendre la terminologie de McCulloch, étaient acceptés. La terminologie de McCulloch, postérieure à la Seconde Guerre mondiale, ne parle pas d’Aryens pour des raisons politiques évidentes. Je considère que les Aryens correspondent à peu près à son concept « Nordish », même si les indices crâniens ne sont plus un indice discriminant dans cette classification (la dolichocéphalie n’est pas majoritaire même dans le groupe A).

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La dépénalisation du cannabis aux Pays-Bas n’a pas mis fin au trafic de rue ; à Amsterdam, on se fait accoster tous les cent mètres par des dealers basanés.

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Sida Dissidence

En Afrique, où les taux de sida sont très élevés, de même que dans les communautés homosexuelles occidentales (remarquez au passage le paradoxe : l’homosexualité est notoirement faible en Afrique ; comment se fait-il que ce virus, s’il existe, frappe en particulier les hétérosexuels noirs et les homosexuels blancs, tout en épargnant les hétérosexuels blancs ?), en Afrique, donc, selon les chercheurs dissidents (Peter Duesberg et autres), est diagnostiquée sidaïque toute personne qui tousse et a de la fièvre. Un tuberculeux, par exemple, sera diagnostiqué sidaïque, sans même pratiquer de test. Car croyez-vous qu’ils aient les moyens de tester tous ces Africains dont on dit qu’ils ont le sida ?

Le sida, « syndrome d’immunodéficience acquise », est une déficience du système immunitaire qui rend la personne extrêmement vulnérable à toute forme de maladie, à tel point qu’elle meure de deux ou trois maladies, ou plus, combinées qui lui surviennent en quelques années.

Cette immunodéficience est-elle induite par un virus (comme on le suppose) ou bien par des agents « immuno-stressants » qui détruisent le système immunitaire ? Peut-il être sans conséquences de s’exposer à une prise de drogues, substances toxiques, régulière et massive, dans une logique contre-culturelle du No Limit telle qu’elle s’est développée depuis les années 1960, particulièrement –si j’en crois Duesberg– chez les homosexuels ? Le système immunitaire a des limites et, si on le pousse trop vers ses limites, il se détériore et dysfonctionne, voire arrête de fonctionner : d’où immunodéficience acquise. Quant aux Africains, leur système immunitaire est poussé à sa limite par les conditions de vie détériorées de l’Afrique contemporaine.

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Marine Le Pen peut encore s’améliorer (novembre 2006). Je vous la fais (voix rauque) :

Bonjour, Marine Le Pen.
– Écoutez, bonjour.
– Vous allez bien ?
– Écoutez, ça va.
– Bon. On va parler politique, alors ?
– Écoutez, comme vous voulez !
– Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ?
– Écoutez, il a tout faux !
– Voyons, vous ne pouvez pas dire ça !
– Écoutez, si !
– Vous exagérez !
– Écoutez, non !

Etc.

Il faut qu’elle prenne des tisanes au citron, ou quelque chose, parce que ce n’est plus possible, cette voix rauque…

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Les revenus sociaux permettent à la vermine de croître et de grouiller tandis qu’ils n’ont jamais été suffisants pour des gens qui veulent s’en sortir et vivre décemment.

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La loi Perben II de 2001 a précisé les conditions d’intervention des agents infiltrés sur internet. Il est interdit à un flic français qui s’inscrit sur un forum, en dissimulant la véritable raison de sa présence, de tenir des propos qui pourraient à un titre ou à un autre tomber sous le coup de la législation française : « Négation de crime contre l’humanité », « Incitation à la haine raciale », « Discrimination à l’encontre de personnes en raison de leur religion, de leur sexe, de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle », « Eugénisme »+++, « Diffamation », etc.  Donc, craignez les tièdes comme la peste !

+++ Aux termes de la loi de 2004, les pratiques eugéniques sont passibles de la réclusion à perpétuité et la « propagande » eugénique, par voie de texte ou autre, l’est de trois ans d’emprisonnement. La même loi définit l’eugénisme on ne peut plus vaguement comme toute « pratique tendant à la sélection des êtres humains » (le concours d’entrée à l’ENA ?).

Si l’agent ne respecte pas ces consignes, les personnes mises en cause par lui peuvent s’en prévaloir devant la justice et elles seront relaxées.

La loi doit être plus ou moins la même dans tous les pays européens : d’une part, parce que cela émane sûrement, comme 80 % de notre droit national, d’une directive européenne, d’autre part, parce que je vois mal comment on pourrait permettre à un policier de violer la loi dans l’exercice de ses fonctions. En Allemagne, la Cour fédérale a annulé une procédure de dissolution d’un parti néo-nazi parce que, justement, le parti avait été infiltré par des agents qui avaient fait n’importe quoi.

Si la police a recours à des non-fonctionnaires pour faire le travail (des indics, des taupes…), ils ne peuvent quand même pas dire à ceux-ci de violer la loi à leur place, et donc cela revient au même que les agents soient des officiers de police ou non.

La loi Perben II a été complétée, notamment en ce qui concerne les infiltrations sur internet, par loi Sarkozy de 2006 :

Pour faciliter le travail des enquêteurs, on prévoit enfin l’infiltration numérique. Les officiers ou les agents de police habilités par le procureur pourront participer à des échanges électroniques sous un nom d’emprunt. Ils pourront ainsi être en contact avec les personnes susceptibles d’être les auteurs de ces infractions et « extraire et conserver des contenus illicites dans des conditions fixées par décret ». Ces personnes habilitées pourront (sans les inciter) constater les infractions de diffusion de pédopornographie par exemple.

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Le pape Anaclet II était d’origine juive. Voici ce que saint Bernard en pensait : « C’est une injure pour le Christ qu’un homme d’origine juive soit assis sur le trône de Pierre. » « Rendons grâces à Dieu qui a englouti ce misérable dans la mort. »

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Quand vous êtes contre l’immigration, la plupart des immigrés (qui ont encore de la famille, au sens large, à faire venir chez nous) se sentent visés et deviennent agressifs. Or, prenez la moyenne d’âge chez les immigrés et celle chez les Français de souche : la jeunesse, donc la force physique, est chez les immigrés. Les Français de souche sont une population vieillissante et, demain, elle sera complètement vieille, donc sans défense. D’où, également, la hausse très forte de la criminalité, surtout chez les immigrés : pourquoi travailler quand vous pouvez détrousser une petite vieille ?

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« Vive le Québec libre ! » Énième rodomontade d’un pitre. Qu’est-ce qu’il a fait pour un Québec libre ?

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Je connais un peu les U.S., il y a une grosse différence entre eux et nous : eux, ils n’écoutent pas de rap. Je n’y ai jamais entendu de rap au McDo, ni à la salle de gym, ni nulle part. Quand je suis retourné en France, j’ai compris mon malheur : je ne peux sortir sans me faire infliger cette musique de pauvres types hargneux, plus proches de la bête que de l’humain, au McDo, à la gym, à la supérette, même à l’agence France Télécoms, en permanence branchée sur une chaîne de rap ! Ça me rend malade et me donne des pulsions homicides.

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Francis Evrard est passé aux aveux : « Eh ouais, qu’est-ce que vous voulez ? Avec le p’tit Tennis, il faut sortir les balles ! »

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Raymond Barre a cané quelques mois après ses déclarations sur le lobby juif. Les réactions ne s’étaient pas fait attendre. Je me souviens d’une lettre ouverte de je ne sais plus quel juif dans Le Monde, qui se terminait par ces mots : « Adieu, Monsieur Barre. » Cela faisait froid dans le dos, comme toute la lettre d’ailleurs. Barre est entré à l’hôpital, un grand hôpital parisien avec les meilleurs professionnels, pour un problème d’estomac (ou des reins ; en tout cas sans que cette hospitalisation ait fait l’objet de comptes rendus dans les médias sur un état de santé alarmant) et en est sorti une poignée de jours plus tard dans un corbillard.

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Suid-Afrika

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Hendrik Verwoerd, Premier ministre de l’Union d’Afrique du Sud de 1958 à 1966, n’est pas du tout, comme certains ignorants l’ont dit devant moi, le fondateur de l’apartheid. Sous la domination britannique, cela s’appelait la ségrégation. Avec les élections de 1948 et l’arrivée au pouvoir des nationalistes afrikaners, c’est devenu l’apartheid (mot afrikaans). Le fondateur de l’apartheid est donc D. F. Malan, Premier ministre élu en 1948. Son successeur, Strijdom, a poursuivi la même politique nationaliste afrikaner.

Avec Verwoerd, d’origine hollandaise, les choses se gâtent en réalité pour les Afrikaners. Verwoerd fait venir des centaines de milliers d’Anglais dans le pays, et ses successeurs continuent : 500 000 en moins d’une vingtaine d’années, dans un pays qui compte alors quelque deux millions d’Afrikaners. La culture afrikaner est laminée ; les Anglophones les traitent avec un mépris inconcevable, dans leur propre pays. Tout cela est raconté par Robert van Tonder, un des piliers du nationalisme boer, décédé il y a peu.

Même l’AWB d’Eugène Terre-Blanche n’était pas un mouvement pour maintenir l’apartheid de Verwoerd (à savoir, ségrégation raciale et domination culturelle anglophone) ; c’était un mouvement anti-parlementaire pour la création d’une République boer fondée sur la ségrégation raciale, certes, mais aussi la culture afrikaner.

L’année 1994 est donc une péripétie de plus pour les Boers et non le drame existentiel que cela représente pour les ségrégationnistes anglophones, qui ont d’ailleurs immédiatement quitté un pays qui n’a jamais été le leur.

Mais cela a complètement échappé à la plupart des observateurs en France car, en bons anglophones, ils ne connaissent que le point de vue des rosbeefs. Qu’ils aillent au diable avec leurs sources en anglais ! Ek praat Afrikaans !

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Les gens lisent en anglais parce que c’est la seule langue étrangère qu’ils comprennent, et ces braves anglophones perpétuent la domination culturelle anglo-saxonne en prenant pour argent comptant les billevesées des rosbeefs qui nous servent une histoire du monde à leur convenance et à leur gloire.

La preuve en est ce texte [?] qui prétend que l’homme d’affaires Anton Rupert était juif. C’est faux. Rupert était un nationaliste afrikaner, qui a commencé dans les mouvements étudiants nationalistes. Il était pendant la guerre l’éditeur du journal de l’Afrikaanse Nasionale Studentebond, qui publiait de la littérature pro-allemande et antisémite. Plus tard, sa fabrique de tabac était située dans les mêmes locaux que le Parti National, qui était à l’époque ouvertement antisémite (comme un texte anglais sur Malan le rappelle).

La victoire des nationalistes en 1948 a été la victoire des Afrikaners qui avaient été favorables à l’Axe pendant la guerre. Le dirigeant de l’organisation la plus germanophile, Van Rensburg, de l’Ossewa Brandwag (OB), faisait partie de la coalition, de même que le dirigeant du parti national-socialiste sud-africain Nuwe Orde (Ordre Nouveau), Oswald Pirow, devenu sénateur. C’est la genèse de l’apartheid afrikaner.

Il y a eu, ensuite, une alliance entre Israël et l’Afrique du Sud face aux nouveaux États décolonisés et satellites de l’URSS, dont la caisse de résonance et l’instrument de pression étaient l’ONU.

Sur les 500 000 rosbeefs immigrés en Afrique du Sud à partir du gouvernement de Verwoerd (l’Angleterre envoyait ses rosbeefs libéraux dans le pays alors qu’en même temps le MI6 prenait langue avec l’ANC, qui avait un bureau officiel à Londres), seuls 20 000 ont fait un effort pour apprendre la langue du pays. Ce n’est pas du mépris, ça ? Ces sales rosbeefs n’avaient qu’à rester chez eux !

M. Dupont : Les Anglais que j’ai rencontrés qui ont passé un certain temps en Afrique du Sud dans les années soixante ont une impression radicalement opposée : selon eux, ce sont les Boers qui les méprisaient. Par exemple, si vous vous présentiez à un entretien pour un travail et que vous ne parliez pas l’afrikaans, c’était “Dégagez!”

C’est complètement cynique de leur part, sachant que la majorité des entreprises, donc des recruteurs, étaient aux mains des rosbeefs.

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Robert van Tonder est un des premiers à avoir dénoncé les déviances du Parti national depuis Verwoerd. Il a montré, chiffres à l’appui, que l’afrikaans et la culture afrikaner étaient mis en danger par la politique de Verwoerd-Vorster-Botha. Il a fondé dans les années quatre-vingt le Boerestaat Party, qui n’a participé, volontairement, à aucune élection, sous sa direction.

Vive le Québec libre !

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Les Boers, avant l’arrivée des Anglais, connaissaient certes la ségrégation. Ils la pratiquaient, et même l’esclavage. Ce dernier point n’a naturellement pas joué en leur faveur auprès des Noirs, et l’Église anglicane a eu beau jeu de dénoncer les Boers esclavagistes et de conduire la campagne mondiale anti-apartheid depuis les guerres dites des Boers, guerres impérialistes, jusqu’en 1994, tout en fomentant la haine anti-Boer dans les écoles pour Noirs qu’ouvrait le gouvernement de Verwoerd.

L’erreur a été de ne pas avoir eu une politique suffisamment volontariste de promotion de l’afrikaans. Les révoltes de Soweto, prétendument provoquées par l’afrikaans obligatoire, ont été fomentées depuis Londres, avec l’appui de l’Église anglicane ; les affiches et tracts des révoltés noirs ont été imprimées à Londres, en Angleterre – un pays notoirement anti-colonialiste, peut-être ?

Résultat de cette absence de volontarisme : un Boer ne pouvait pas, pendant l’apartheid (et ne peut toujours pas), se faire servir dans un magasin dans sa propre langue ! Il faut qu’il parle tous les jours de sa vie la langue de l’envahisseur, dans les magasins, aux pompes à essence, au travail, à l’hôpital…

La droite afrikaner, déjà sous l’apartheid, n’était pas et n’est toujours pas « white nationalist ». Robert van Tonder qualifie d’ailleurs cette attitude WN du néologisme de blankisme, ce qui veut dire « blanchisme ». Un Boer menacé dans son identité de Boer, parlant l’afrikaans, ne peut pas se sentir solidaire d’un mouvement qui ignore ses légitimes demandes de reconnaissance culturelle. Et ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour se concilier l’envahisseur ; nos amis québécois le savent bien, ce peuple d’Anglais est indécrottable, et c’est à croire qu’il manque de capacités intellectuelles.

Un exemple qu’un Français peut comprendre : si vous avez pris l’Eurostar, vous savez qu’un Français descend… à Waterloo. Cela dit mieux que tout autre chose ce qu’est l’Anglais : une peste. Et en Afrique du Sud, cette pestilence s’est déversée sans retenue contre un peuple considéré comme colonisé, sachant pertinemment qu’aucune nation ne prendrait sa défense, parce que frappé de l’interdit mondial de l’apartheid.

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Les proportions du cervelet et des autres parties de l’encéphale montrent que la femme est d’une rationalité inférieure. Les Pères de l’Église considèrent que, contrairement à Adam, la femme n’est pas à l’image de Dieu. Mulier facta non est ad imaginem Dei (saint Augustin).

Non seulement les femmes sont rationnellement infirmes, mais en outre elles sont inaptes aux jugements moraux et esthétiques. Je ne parlerai ici que des seconds : les jugements esthétiques.

Les femmes n’ont aucune idée de ce qui est beau. Un bel homme, aux traits fins et réguliers, les laissera indifférentes tandis qu’elles seront attirées par des rastaquouères au regard torve. De plus, les belles femmes se demandent toujours si elles sont belles : il faut le leur rappeler en permanence pour qu’elles en soient convaincues.

Les femmes ne savent pas s’habiller. En désespoir de cause, depuis qu’elles sont libres elles ont décidé de s’habiller comme les hommes, pour ne pas avoir à se poser de questions. Autrement, ceux qui habillent les femmes sont des hommes. Et ceux qui demandent à leur femme quelle cravate mettre sont des sots, et avec la cravate qu’elle va leur choisir ils en auront bien l’air.

Les femmes ont des goûts tellement dépravés qu’elles ont inventé le maquillage. Elles ne peuvent pas envoyer un photo sans s’être mis au préalable un pot de peinture sur la gueule.

Les femmes sont des artistes nulles ou médiocres, encensées par les singes, qui espèrent se faire sucer.

Les femmes ont été à l’origine du déclin et de la chute de toutes les civilisations.

Les femmes ne savent même pas faire la cuisine. C’est seulement après une vie passée aux fourneaux, dès le plus jeune âge, qu’elles arrivent à quelque chose, dans la vieillesse, et encore… Seules les sociétés qui avaient des esclaves hommes dans leurs cuisines, comme les Romains, savaient ce que veut dire bien manger.

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Les brahmanes aryens ont inventé les techniques de virtuosité sexuelle les plus hallucinantes, dont la rétention de sperme qui permet le coït pendant des heures, pour que leurs femmes n’ouvrent pas leurs cuisses aux tschandalas. Ça n’a pas marché. Les Grecs et les Romains les ont véritablement esclavagisées. Ça n’a pas marché. Le Moyen Âge chrétien a créé une société ascétique où le sexe était diabolisé. Ça n’a pas marché. L’époque moderne a libéré les femmes. Ça ne marche pas, c’est encore pire.

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Black Métalloïde

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La valeur artistique du black metal est au niveau de celle du rap. Certains de ces groupes prétendent renouer avec un passé viking mais ils sont allés beaucoup plus que loin que ça : ils ont réussi à renouer avec l’âge de pierre. Quiconque a touché un instrument dans sa vie comprend ce que je veux dire. Si ces guitaristes n’avaient pas de doigts, la différence ne s’entendrait guère. Et si les chanteurs avaient de la voix, ils ne feraient pas que pousser des cris rauques comme des porcs qu’on égorge.

Comme ces « artistes » sont des puristes de l’esprit viking et survival païen blanc, ils ne sont pas familiers avec la drogue. C’est comme les groupes skinheads, RAC et autres. Avant de s’y mettre, ils prennent de la bibine ! Ils n’ont pas compris que, dans cet exercice qui consiste à faire monter l’adrénaline au maximum en deux ou trois minutes, le principe est qu’il faut que ce soit explosif et que, pour ça, rien de tel que… Alors, la bibine, ça fait bien rigoler. N’importe quel tube foireux d’Aerosmith ou de Bon Jovi passant en boucle dans les supérettes est mille fois plus explosif et adrénalisé que le poussif Viking black metal ou le crâne d’œuf embibiné dans sa cave, parce que les premiers sont camés jusqu’aux yeux 24/24, et qu’il n’y a que ça qui marche pour ce genre de musique dégénérée.

Les groupies délurées de ces Vikings affichent leurs convictions black metal dans les concerts mais je suis sûr qu’elles écoutent Guns ‘n Roses en cachette dans leur chambre pour l’adrénaline.

Si ces pédales veulent vraiment rendre service à leur race avec une guitare, et qu’il n’y a rien à faire pour les dissuader, alors deux conseils : 1/qu’ils apprennent à jouer de la guitare, et 2/qu’ils se mettent à la schnouf.

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Je vous ai pas attendus pour aller voir cette merde sur YouTurbe ! Ah la la, les pauvres mecs. C’est le côté carnaval qui fait triper ? Ces sous-hommes qui se font passer pour des gremlins ? Ces femmelettes qui n’ont pas de coffre et qui baragouinent en faisant des accords sur deux cordes (heureusement qu’il y a la saturation : quelle belle invention pour les guitaristes manchots !) Quand ce n’est pas trop gluant, c’est franchement ennuyeux. Je ne sais pas où l’on est est allé chercher que c’était ça, l’âme aryenne ! Ça fait plutôt penser à des putains d’Aztèques, des cannibales dans la forêt tropicale, des sodomiseurs de singes.

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L’humanité ne saura sans doute jamais pourquoi, pour gazer leurs victimes, les nazis utilisaient des pots d’échappement et du produit contre les poux alors qu’ils avaient inventé le Sarin (en 1938), 500 fois plus toxique que le cyanure.

XLI Florilège à charge

J’appelle l’attention des fonctionnaires – les hauts fonctionnaires mais aussi les bas fonctionnaires – de l’Éducation nationale sur ce florilège à charge afin qu’ils retirent sans attendre des programmes scolaires les auteurs cités.

Les citations sont classées dans l’ordre alphabétique du nom des auteurs, et non par thème, afin que même ceux qui ne seraient intéressés que par une seule sorte de préjugé parcourent l’ensemble du florilège et prennent ainsi conscience de l’infamie et de la stupidité d’une grande partie des écrivains et philosophes de l’Occident.

Les préjugés dont témoignent ces citations nauséabondes montrent que les « grands esprits » ne valent rien. La lecture de ces auteurs nuit au conditionnement et à l’ajustement social des jeunes. Une jeune personne passant du temps à les lire est nécessairement mal préparée à la vie dans une société plurielle et harmonieuse.

Toutes sortes de préjugés sont exprimés dans ce florilège, contre la démocratie, le métissage, les femmes, les gays et lesbiennes, les juifs, les noirs, les jaunes, les gens du voyage… Seuls ceux relatifs à l’islam ont été délibérément omis, pour des raisons de sécurité personnelle, mais je peux vous dire qu’ils sont également légion ; vous n’avez qu’à les chercher vous-mêmes.

Ce florilège vous est offert par Funky Pierrot de CASIO.

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Le petit cri rauque et aigu qui paraît être le fond de la langue arabe (Marcel Aymé, Derrière chez Martin)

Remueur de tout, Napoléon imagina vers cette époque le Grand Sanhédrin : cette assemblée ne lui adjugea pas Jérusalem ; mais, de conséquence en conséquence, elle a fait tomber les finances du monde aux échoppes des Juifs, et produit par là dans l’économie nationale une fatale subversion. (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)

À Wilna [pendant la retraite de Russie] on ne trouva que des juifs qui jetaient sous les pieds de l’ennemi les malades qu’ils avaient d’abord recueillis par avarice. (Ibid.)

Impuissante comme la mer à prévoir ses agitations, cette nation [la Chine], qui ne se sauve de la destruction que par sa plasticité, montre partout, – comme la nature, – un caractère antique et provisoire, délabré, hasardeux, lacunaire. … L’homme n’a point fait du sol une conquête suivie, un aménagement définitif et raisonné ; la multitude broute par l’herbe. (Paul Claudel, Connaissance de l’Est)

De peur de donner l’éveil sur ses projets, il tourna carrément à droite, enfila jusqu’au bout les arcades Bab-Azoun, où du fond de leurs noires boutiques des nuées de juifs algériens le regardaient passer, embusqués dans un coin comme des araignées. (Alphonse Daudet, Tartarin de Tarascon)

Dans un coin, sous une tente rapetassée de mille couleurs, un greffier maure, avec un grand livre et des lunettes. Ici, un groupe, des cris de rage : c’est un jeu de roulette, installé sur une mesure à blé, et des Kabyles qui s’éventrent autour… Là-bas, des trépignements, une joie, des rires : c’est un marchand juif avec sa mule, qu’on regarde se noyer dans le Chéliff… (Ibid.)

[Au casino] Plus loin, ce sont des tribus de juifs algériens, jouant en famille. Les hommes ont le costume oriental hideusement agrémenté de bas bleus et de casquettes de velours. Les femmes, bouffies et blafardes, se tiennent toutes raides dans leurs étroits plastrons d’or… Groupée autour des tables, tout la tribu piaille, se concerte, compte sur ses doigts et joue peu. De temps en temps seulement, après de longs conciliabules, un vieux patriarche à barbe de Père éternel se détache, et va risquer le douro familial… C’est alors, tant que la partie dure, un scintillement d’yeux hébraïques tournés vers la table, terribles yeux d’aimant noir qui font frétiller les pièces d’or sur le tapis et finissent par les attirer tout doucement comme par un fil. (Ibid.)

Les huit petites Péruviennes avec leur teint de safran, leurs traits en désordre, les rubans vifs de leurs toilettes tranchant sur les tons de lézard des modes anglaises, pauvres petits pays-chauds qu’on se figurait si bien grimaçant, gambadant à la cime des cocotiers et qui, plus encore que les autres victimes, faisaient peine à regarder dans cet état de mutisme et de congélation. (Alphonse Daudet, Tartarin sur les Alpes)

Velu, hirsute, criard, avec sa devise de « Fen dé brut !… faisons du bruit !… » le lieutenant de la milice était tellement du Midi qu’il en était nègre, et nègre pas seulement par la noirceur de la peau et les cheveux crépus, mais aussi par sa lâcheté, son désir de plaire, dansant toujours la bamboula du succès devant le plus fort. (Alphonse Daudet, Port-Tarascon)

Il y avait chez ces juives de Bordeaux une crasseuse rapacité, un amour de l’expédient, qui les faisait rester à la maison des journées entières couvertes de guenilles, en camisoles sur des jupes à volants, aux pieds des vieux souliers de bal, et c’est ainsi que Numa les trouvait le plus souvent, en train de jouer aux cartes et de s’injurier comme dans une voiture de saltimbanques. (Alphonse Daudet, Numa Roumestan)

Ces goûts abominables [l’homosexualité], d’où viennent-ils ? Partout d’une pauvreté d’organisation dans les jeunes gens, et de la corruption de la tête dans les vieillards. De l’attrait de la beauté dans Athènes, de la disette des femmes dans Rome, de la crainte de la vérole à Paris. (Diderot, Le Rêve de d’Alembert)

Il entra. C’était un homme de taille moyenne, aux cheveux, à la barbe et aux yeux noirs, avec quelque chose de youpin (Sheeny) s’agissant du nez. (Arthur Conan Doyle, Les Mémoires de Sherlock Holmes)

[Dans la bouche de Sherlock Holmes, pour dire que la personne est endettée] Il est entre les mains des Juifs. (Arthur Conan Doyle, Les Archives de Sherlock Holmes)

Malone vit ses entrées à Fleet Street bloquées par la rumeur de son indépendance. Sa place au sein de la rédaction fut prise par un jeune juif alcoolique qui se fit immédiatement accepter par une série d’articles hautement caustiques sur les phénomènes psychiques, émaillés d’assurances qu’il abordait le sujet dans un esprit parfaitement ouvert et impartial. (Arthur Conan Doyle, Au pays des brumes)

Quand elles arrivent dans nos villes [les femmes étrangères], avec leurs superbes bagages, les belles à peu près nues sous leur soie ou leur fourrure, les laides portant arrogamment leur laideur comme une beauté parce que c’est une laideur étrangère, c’en est fini, dans l’armée et dans l’art, de la paix des ménages. Car le goût de l’étranger agit plus puissant sur un homme que le goût du foyer. (Jean Giraudoux, Amphitryon 38)

Les Orientaux n’avaient pas leurs pareils pour imaginer des erreurs colossales, des produits du délire de cerveaux malades. (Knut Hamsun, Mystères)

Pour la femme, elle est telle que tous les sages le savaient déjà : pourvue de facultés infiniment médiocres, mais riche d’irresponsabilités, de vanité, de frivolité. Elle a beaucoup de l’enfant, sans rien de son innocence. (Knut Hamsun, Un vagabond joue en sourdine)

Il était ce qu’il avait l’air d’être, un sang-mêlé, sans empreinte forte, ce n’était pas un pur-sang, seulement un mélange, inauthentique, un peu de tout, habile en matières scolaires, mais hors d’état de faire de grandes choses. (Knut Hamsun, Mais la vie continue)

Nous trouvons dans la religion hindoue l’abandon à la sensualité la plus profonde, la plus grossière, même comme culte, et d’autre part la fuite dans l’abstraction la plus haute et la plus vide, par suite, dans la négation pure, le néant – le sublime qui consiste à renoncer à tout le concret. (Hegel, Leçons sur la philosophie de l’histoire : La Philosophie orientale)

La philosophie hindoue est une philosophie dont le fond est essentiellement puéril. Ses abstractions les plus sublimes s’achèvent immédiatement en images des plus matérielles, en comparaisons tirées de la vie ordinaire qui les confirment seules. (Ibid.)

La langue chinoise est si peu précise qu’elle n’a ni préposition, ni désignation des cas, des mots sont mis plutôt les uns à côté des autres. Les déterminations demeurent ainsi dans l’indétermination. (Ibid.)

Les corps privés réguliers, mais illicites, sont ceux dont les membres s’unissent en une seule personne qui les représente, sans aucune autorisation publique du tout. Ce sont les regroupements de mendiants, de voleurs et de gitans formés pour mieux organiser mendicité et vol. (Hobbes, Léviathan)

Les juifs triomphent, groupe avare / Et sans foi (Victor Hugo, Les Châtiments)

Tous sont contents, soudards, francs viveurs, gens dévote … / Grecs, juifs, quiconque a mis sa conscience en vente ; / Quiconque vole et ment cum privilegio (Ibid.)

Et si quelque bandit, corse, juif ou païen, / Vient nous aider avec le parjure à la bouche, / Le sabre aux dents, la torche au poing, sanglant, farouche, / Volant et massacrant, nous lui dirons : C’est bien ! (Ibid.)

Boursier qui tonds le peuple, usurier qui le triches, / Gais soupeurs de Chevet, ventrus, coquins et riches, / Amis de Fould le juif et de Maupas le grec, / Laissez le pauvre en pleurs sous la porte cochère ; / Engraissez-vous, vivez, et faites bonne chère… – / Mangez, moi je préfère, / Probité, ton pain sec. (Ibid.)

Au poëte qu’emporte l’âme, / Qui combat dans leur culte infâme / Les payens comme les hébreux, / Et qui, la tête la première, / Plonge, éperdu, dans la lumière, / À travers leur dieu ténébreux ! (Victor Hugo, L’Art d’être grand-père)

Ces vices contre nature (crimina carnis contra naturam) [l’homosexualité et la bestialité] que l’on qualifie aussi d’innommables, en tant que lésion faite à l’humanité en notre propre personne, aucune restriction ni aucune exception ne saurait les soustraire à une totale réprobation. (Kant, Métaphysique des mœurs)

Comment va-t-on s’y prendre pour punir des crimes qui ne permettent aucune riposte, soit parce que les peines seraient en soi impossibles soit parce qu’elles constitueraient elles-mêmes un crime punissable envers l’humanité en général, comme par exemple dans le cas de viol, dans celui de pédérastie ou de bestialité ? Les deux premiers devraient être punis de castration (ce qu’a subi un eunuque blanc ou noir au sérail), le dernier, d’expulsion à perpétuité de la société civile, car le criminel s’est lui-même rendu indigne de la société humaine. (Ibid.)

Les nègres d’Afrique n’ont par nature aucun sentiment qui s’élève au-dessus du puéril. M. Hume défie qui que ce soit de citer un seul exemple d’un nègre ayant montré du talent et affirme que parmi les centaines de milliers de Noirs que l’on transporte de leur pays dans d’autres, bien qu’un très grand nombre d’entre eux soient mis en liberté, il ne s’en est jamais trouvé un seul qui, soit en art, soit dans les sciences, ou en quelque autre louable qualité, ait joué un grand rôle, alors que parmi les Blancs il en est constamment qui, partis des derniers rangs du peuple, s’élèvent soudain et, grâce à des dons supérieurs, acquièrent de la considération dans le monde. … La religion fétichiste, largement répandue parmi eux, est peut-être une sorte d’idolâtrie qui s’enfonce aussi loin dans la puérilité qu’il semble possible à la nature humaine. … Les Noirs sont très vaniteux, mais à la manière nègre, et si bavards qu’il faut les disperser à coups de bâtons. (Kant, Observations sur le sentiment du beau et du sublime)

Ils ont quelque chose de sauvage en eux, qui fait qu’ils ne peuvent pas habiter longtemps sous le toit d’une maison, et qui les pousse à errer sur les routes. … Et si, par extraordinaire, un romanichel s’est civilisé assez pour travailler, tu ne le verras jamais rien exécuter de neuf : il ne fera que rapiécer et rafistoler des vieilleries. (Selma Lagerlöf, Le Monde des trolls)

Nous traversâmes cette Babel [Singapour] au soleil levant. Et puis ce fut une émotion, de retrouver là, à deux pas de l’immonde grouillement chinois, le calme d’une église française. (Pierre Loti, Pêcheur d’Islande)

Cette macaque de confiance [la négresse Kadidja] (Pierre Loti, Aziyadé)

…avec une intonation aiguë de négresse ou de macaque (Ibid.)

De ce fouillis de putréfaction matérielle et spirituelle, les blasphèmes d’une centaine de dialectes assaillent le ciel. … Des faces basanées, marquées par le péché, disparaissent des fenêtres quand des visiteurs s’aventurent jusque-là. La police désespère d’y ramener l’ordre, et essaye plutôt d’élever des barrières pour protéger le monde extérieur de la contagion. (Howard P. Lovecraft, Horreur à Red Hook)

Aux États-Unis, le nom d’« Empire invisible » évoque un groupe de nobles gentlemen sudistes, souvent calomniés, qui protégèrent leurs foyers des menées diaboliques des nègres et des aventuriers venus du Nord pendant les années d’anarchie qui suivirent la guerre de Sécession : le redoutable Ku-Klux-Klan. (Howard P. Lovecraft, Au rédacteur en chef de The All-Story Weekly, collection Bouquins, volume I)

Ne me dis plus [s’adresse à un Grec] ton frère, sinon je vais, moi [Celte], t’appeler ma sœur. (Martial, Épigrammes)

Malgré leur misère et l’espèce d’aversion qu’ils inspirent, les Bohémiens jouissent cependant d’une certaine considération parmi les gens peu éclairés, et ils en sont très vains. Ils se sentent une race supérieure pour l’intelligence et méprisent cordialement le peuple qui leur donne l’hospitalité. (Mérimée, Carmen)

Rosine est de cette branche [des Juifs] dont le type roux dominant est plus répugnant encore que tous les autres. Où les hommes ont la poitrine étroite et de longs cous de poulet avec des pommes d’Adam proéminentes. Tout chez eux semble couvert de taches de rousseur. Et ces hommes doivent souffrir pendant toute leur existence la torture lancinante de leurs désirs lubriques, contre lesquels ils mènent secrètement une guerre ininterrompue et vaine. (Gustav Meyrink, Le Golem)

C’est comme un nouvel État dans l’État : et celui qui est à la cour, à Paris, dans les provinces, qui voit agir des ministres, des magistrats, des prélats, s’il ne connaît les femmes qui les gouvernent, est comme un homme qui voit bien une machine qui joue, mais qui n’en connaît point les ressorts. (Montesquieu, Lettres persanes)

À l’Est, le style byzantin se mélangea avec les traditions des populations locales, en particulier avec la Perse de la période sassanide, et produisit d’Ispahan à Grenade toutes les œuvres que l’on nomme de manière erronée l’art arabe (car les Arabes n’ont jamais eu d’art). (William Morris, Essais)

L’homme qui ne se laisse pas élever, l’homme du mélange incohérent, le tchândâla (Nietzsche, Le Crépuscule des idoles)

La Révolution française, cette farce sinistre et inutile (Nietzsche, Par-delà le bien et le mal)

Les Anglo-Saxons parmi les spectateurs se détournèrent avec dégoût [du massacre des lapins enfermés dans l’enclos géant] mais le sang chaud, dégénéré des Portugais, Mexicains et demi-Espagnols bouillait d’excitation à ce massacre en masse. (Frank Norris, La Pieuvre)

Perfides ou sournoises. Il flairait la paille dans les poutrelles des lamentations et découvrait la vache en puissance dans la poupée la plus meutrie. (Raymond Queneau, Zazie dans le métro)

Va te faire voir par les crouilles. (Ibid.) + le fakir Crouïa Bey (Pierrot mon ami)

Renfermés, comme tous les peuples sémitiques, dans le cercle étroit du lyrisme et du prophétisme, les habitants de la péninsule arabique n’ont jamais eu la moindre idée de ce qui peut s’appeler science ou rationalisme. (Ernest Renan, Averroès et l’Averroïsme)

Jamais dans une monarchie l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; mais dans une république elle peut aisément le mettre au-dessus des lois. (Rousseau, Lettre à d’Alembert)

[Rousseau décrit sa conversion forcée au catholicisme, dans son jeune âge] Rien du faste catholique ne fut omis pour rendre la solennité plus édifiante pour le public, et plus humiliante pour moi. Il n’y eut que l’habit blanc, qui m’eût été fort utile, et qu’on ne me donna pas, comme au Maure, attendu que je n’avais pas l’honneur d’être Juif. (Rousseau, Les Confessions)

Le pays n’est pas indifférent à la culture des hommes ; ils ne sont tout ce qu’ils peuvent être que dans les climats tempérés. Dans les climats extrêmes le désavantage est visible. … Il paraît encore que l’organisation du cerveau est moins parfaite aux deux extrêmes. Les Nègres ni les Lapons n’ont pas le sens des Européens. Si je veux donc que mon élève puisse être habitant de la terre, je le prendrai dans une zone tempérée ; en France, par exemple, plutôt qu’ailleurs. (Rousseau, Émile ou de l’éducation)

Quand les femmes seront ce qu’elles doivent être, elles se borneront aux choses de leur compétence, et jugeront toujours bien ; mais depuis qu’elles se sont établies les arbitres de la littérature, depuis qu’elles se sont mises à juger les livres et à en faire à toute force, elles ne connaissent plus rien. Les auteurs qui consultent les savantes sur leurs ouvrages sont toujours sûrs d’être mal conseillés : les galants qui les consultent sur leur parure sont toujours ridiculement mis. (Ibid.)

Une femme bel esprit est le fléau de son mari, de ses enfants, de ses amis, de ses valets, de tout le monde. De la sublime élévation de son beau génie, elle dédaigne tous ses devoirs de femme, et commence toujours par se faire homme à la manière de mademoiselle de Lenclos. Au-dehors, elle est toujours ridicule et très justement critiquée, parce qu’on ne peut manquer de l’être aussitôt qu’on sort de son état et qu’on n’est point fait pour celui qu’on veut prendre. Toutes ces femmes à grands talents n’en imposent jamais qu’aux sots. (Ibid.)

Le système républicain est pour l’homme autant contre nature qu’il est défavorable à la vie intellectuelle supérieure, aux arts et aux sciences. (Schopenhauer, Éthique et Politique)

Je dois parfois m’effrayer lorsque, revenant de mes études orientalistes, je prends les écrits des esprits les plus remarquables des XVIe et XVIIe siècles, et que je vois à quel point ils sont paralysés par la pensée fondamentale des juifs et entravés de tous côtés. (Schopenhauer, Sur la religion)

…en Europe, ce continent si imprégné de fœtor judaicus [puanteur juive] que l’évidente et simple vérité : « L’animal est essentiellement la même chose que l’homme » est un paradoxe choquant. (Ibid.)

Nous trouvâmes Hildesheim à son bureau, un juif assez conforme au type du théâtre Adelphi, avec un nez comme un mouton, et un fez. (Bram Stocker, Dracula)

J’ai vu l’Orient, cet immense cadavre (Strindberg, L’Écrivain)

La femme devrait être contrainte d’aller chercher du travail au lieu de faire, comme maintenant, des pétition accompagnées de gémissements et de menaces, et en même temps il devrait lui être imposé de participer, avec ce qu’elle gagnerait, à son entretien et à celui des enfants. Ainsi le père de famille s’émanciperait-il de son esclavage. (Ibid.)

Poussée à l’extinction d’une race, puisqu’elle se sent un être dégénéré, en décomposition, elle se dissimule derrière des phrases sur l’existence vouée à un but supérieur, à l’humanité. (Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou)

L’amour est un acte d’autofécondation du mâle, parce que c’est l’homme qui aime et qu’il est illusoire de croire qu’il est aimé de sa femme, son double, sa propre création. (Strindberg, Légendes)

Victime d’une croyance erronée (qui a saisi même des cerveaux plus forts) selon laquelle la femme, cette forme rabougrie de l’être humain, stade intermédiaire vers l’homme, le maître de la création, le créateur de la culture, serait égale à l’homme ou pourrait l’être, et se développerait en un effort déraisonnable qui la fait tomber. Déraisonnable parce qu’une forme rabougrie, régie par les lois de la reproduction, finit toujours par naître rabougrie et ne peut jamais atteindre celui qui a de l’avance, selon la formule : A (l’homme) et B (la femme) émanent du même point C ; A (l’homme) avec une vitesse de disons 100 et B (la femme) avec une vitesse de 60. Quand, demande-t-on, B rattrapera-t-il A ? – Réponse : Jamais ! ni à l’aide d’un enseignement égal, d’un droit de vote égal, de désarmement et de tempérance, aussi peu que deux lignes parallèles peuvent jamais se recouper l’une l’autre. (Strindberg, préface à Mademoiselle Julie)

En réalité, la femme n’était qu’une forme intermédiaire entre l’homme et l’enfant – ce qui ressortait de la gestation, pendant une des phases de laquelle le mâle était femelle tandis que, jamais, le contraire n’eut lieu. (Strindberg, Au bord de la vaste mer)

Comme le reste de son sexe stupide, elle était gouvernée par l’engouement et non par la raison. (William Thackeray, Barry  Lyndon)

Les Juifs, dans la suite des temps, se vantèrent d’être descendus d’Abraham, comme les Francs descendent d’Hector, et les Bretons de Tubal. Il est constant que la nation juive était une horde très moderne ; qu’elle ne s’établit vers la Phénicie que très tard ; qu’elle était entourée de peuples anciens ; qu’elle adopta leur langue ; qu’elle prit d’eux jusqu’au nom d’Israël, lequel est chaldéen, suivant le témoignage même du juif Flavius Josèphe. On sait qu’elle prit jusqu’aux noms des anges chez les Babyloniens ; qu’enfin elle n’appela Dieu du nom d’Éloï, ou Éloa, d’Adonaï, de Jehova ou Hias, que d’après les Phéniciens. (Voltaire, Dictionnaire philosophique)

Il n’y a point d’homme un peu instruit qui ne sache que le texte [de la Genèse] porte : « Au commencement, les dieux firent le ciel et la terre. » Cette leçon est d’ailleurs conforme à l’ancienne idée des Phéniciens, qui avaient imaginé que Dieu employa des dieux inférieurs pour débrouiller le chaos. (Ibid.)

Le jardin d’Éden est visiblement pris des jardins d’Éden à Saana, dans l’Arabie heureuse, fameuse dans toute l’antiquité. Les Hébreux, peuple très récent, étaient une horde arabe. Ils se faisaient honneur de ce qu’il y avait de plus beau dans le meilleur canton de l’Arabie. (Ibid.)

Tu [Job] n’étais point juif : on sait que le livre qui porte ton nom est plus ancien que le Pentateuque. Si les Hébreux, qui l’ont traduit de l’arabe, se sont servis du mot Jéhovah pour signifier Dieu, ils empruntèrent ce mot des Phéniciens et des Égyptiens. (Ibid.)

Au crédit du despote, on peut remarquer qu’en tant qu’individu il est susceptible d’avoir de la culture, tandis que le foule, étant un monstre, n’en a aucune. (Oscar Wilde, L’Âme de l’homme sous le socialisme)

Il y a trois sortes de despote : celui qui tyrannise les corps, celui qui tyrannise les âmes, et celui qui tyrannise à la fois les corps et les âmes. Le premier s’appelle le Prince, le deuxième s’appelle le Pape, le troisième s’appelle le Peuple. (Ibid.)

Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d’oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres, ainsi que sur une proie, s’acharnant au milieu de cris gutturaux, et comme près de se dévorer entre eux. (Zola, L’Argent)

En  remarquant que les morts, derrière ce vilain monde, n’avaient plus de souliers, les pieds nus et blêmes, il finit par comprendre que c’étaient là des rôdeurs qui suivaient les armées allemandes, des détrousseurs de cadavres, toute une basse juiverie de proie, venue à la suite de l’invasion. (Zola, La Débâcle)

Le Ghetto, récemment rasé, avait, depuis des siècles, imprégné le sol d’une telle pourriture humaine, que l’emplacement, demeuré nu, plein de bosses et de fondrières, exhalait toujours une infâme pestilence. On faisait bien de le laisser longtemps se sécher ainsi et se purifier au soleil. (Zola, Rome)

L’extrême-Orient immobile, la Chine et le Japon mystérieux, tout le pullulement menaçant de la race jaune (Ibid.)

Sans doute, avec l’espoir entêté du triomphe de sa race [juive], se consolant de l’échec de son premier calcul, se disait-il qu’une femme comme Eve était un bon dissolvant dans une famille chrétienne, dont l’action aiderait à faire tomber aux mains juives tout l’argent et toute la puissance. (Zola, Paris)

C’est le vieux rêve sémite de l’Évangile que balaie la claire raison latine, appuyée sur la science moderne. (Ibid.)

*

J’arrête là, car l’indignation qui me submerge est trop forte et m’étouffe, mais sachez que le sujet est loin d’être épuisé et que j’y reviendrai !

En attendant, vous pouvez voir ce que disent aussi

Jean-Paul Sartre sur les gays, ici et, tant qu’on y est, Simone de Beauvoir,

George Bernard Shaw sur les femmes, ici (anglais)

Friedrich Engels sur l’immigration, ici (anglais)

et prendre connaissance de cette longue citation d’Henry Miller (même les pornographes ne sont pas tous recommandables !) :

De même que la perspective est absente des œuvres des primitifs italiens, de même dans ce vieux petit quartier d’où l’on déracina mon enfance, on trouvait ces plans parallèles verticaux qui servaient de tréteaux à tous les événements et par lesquels, de strate en strate, tout se communiquait, comme par osmose. Les frontières étaient vivement tranchées, clairement définies, mais elles n’étaient pas infranchissables. En ce temps-là, j’étais un petit garçon et je vivais tout près de la limite qui séparait le côté nord du côté sud de la ville. Mon quartier tirait tout juste un peu vers le côté nord, à quelques pas d’une large avenue qui s’appelait North Second Street et qui était pour moi la vraie ligne frontière entre nord et sud. En réalité, la limite était Grand Street, qui menait au Ferry de Broadway, mais cette rue n’avait pour moi aucun sens, sauf qu’elle commençait déjà à être envahie par les Juifs. Non, la rue du mystère, la frontière entre deux mondes, c’était North Second Street. Je vivais donc entre deux frontières, l’une réelle, l’autre imaginaire – c’est ainsi que j’ai vécu toute ma vie. Il y avait aussi une petite rue, pas plus longue qu’un pâté de maisons, qui s’étendait entre Grand Street et North Second Street et qu’on appelait Fillmore Place. Cette petite rue s’ouvrait un peu obliquement, face à la maison que possédait mon grand-père et où nous vivions. C’était la rue la plus enchanteresse que j’aie jamais vue de ma vie. Rue idéale – pour petits garçons, pour amoureux, maniaques, ivrognes, escrocs, débauchés, bandits, astronomes, musiciens, poètes, tailleurs, cordonniers, politiciens. En fait, on ne pouvait trouver mieux dans le genre : elle contenait tous les spécimens de la race humaine, chacun formant un monde à soi seul et tous vivant harmonieusement et inharmonieusement, mais ensemble, formant une corporation solide, une spore humaine, un tissu serré qui ne pouvait se désintégrer que si la rue même venait à se disloquer.

Du moins c’est ce qu’il semblait. Jusqu’à ce que l’on eût ouvert au public le pont de Williamsburg ; alors arrivèrent les Juifs de Delancey Street, New York. Cette invasion entraîna la désintégration de notre petit monde, de la petite rue de Fillmore Place qui, comme le disait bien son nom, était la rue de la valeur, de la dignité, de la lumière, des surprises. Vinrent les Juifs, disais-je, et comme des mites il se mirent à dévorer l’étoffe de notre vie jusqu’à ce que plus rien ne restât, que cette présence miteuse qu’ils traînent avec eux partout où ils vont. Bientôt la rue se mit à puer, la vraie population émigra, les maisons commencèrent à se carier, les perrons eux-mêmes s’en allèrent en morceaux, comme les peintures. La rue prit l’air d’une bouche malpropre à laquelle manquent toutes ses dents de devant, décorée çà et là d’horribles racines charbonneuses et béantes, lèvres putrescentes, voûtes palatales en ruine. Les détritus s’amoncelèrent à hauteur de literies bouffies, de vermine, de cafards, de sang caillé. Le signe Kasher fit son apparition sur les vitrines et ce ne furent partout que volailles, cornichons flasques et aigres, énormes miches de pain. Ce fut un déluge de voitures d’enfants, dans les passages, sur les perrons, dans les petites cours, devant les boutiques. Et dans ce bouleversement, la langue anglaise fut elle aussi engloutie ; on n’entendit plus que le yiddish, plus que cette langue crachotante, suffocante, sifflante où Dieu et légumes avariés ont même son et même sens.

Nous fûmes des premiers à fuir devant l’invasion. Deux ou trois fois l’an je revenais dans ce vieux quartier, pour un baptême, la Noël, le Thanksgiving. À chaque visite, je trouvais que quelque chose que j’avais aimé et chéri, avait disparu. Un vrai cauchemar. De mal en pis. La maison où s’entêtaient à vivre les parents que je venais voir, ressemblait à une vieille forteresse en ruine ; il s’étaient réfugiés dans une aile de la forteresse, maintenant tant bien que mal une vie déserte, insulaire, et commençant eux-mêmes à prendre cet air de moutons traqués et humiliés. Ils allaient jusqu’à faire des distinctions entre leurs voisins juifs, trouvant certains d’entre eux très humains, très braves, propres, bons, sympathiques, charitables, etc., etc. Cela me fendait le coeur. J’aurais volontiers pris une mittrailleuse et fauché tout le quartier, indifféremment, Juifs et Gentils.

Henry Miller, Tropique du Capricorne

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