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Yamatologie dans les régimes fascistes: une bibliographie

Iamatologia o Yamatologia : (di Yamato, nome di un’antica provincia del Giappone, passato poi a indicare il Giappone stesso) studio della lingua, letteratura e civiltà giapponesi.

Le présent billet suit la même méthodologie que les précédentes bibliographies thématiques de ce blog, pour une présentation de laquelle je renvoie le lecteur à ce que j’ai déjà dit (ici : L’islamologie dans les régimes fascistes).

J’ai repris de l’italien, où il est plus ou moins tombé en désuétude, le terme « yamatologie », plus euphonique à l’oreille que le d’ailleurs assez rare « japonologie » et que les languides en même temps que vagues « études japonaises ». On objectera, après avoir lu la définition italienne ci-dessus, que ce n’est pas sans raison que le terme est devenu désuet en italien puisque, étant construit sur le nom d’une province du Japon, il donne la partie pour le tout, comme on l’objecte à ceux qui parlent encore de la Hollande plutôt que des Pays-Bas et du hollandais à la place du néerlandais. À ceci l’on peut répondre que le terme « japonologie » et le nom du Japon lui-même sont peu satisfaisants dans la mesure où il s’agit d’une altération de l’original Nippon, et d’ailleurs plus communément, me semble-t-il (car j’ai suivi des cours de japonais au Lycée de Sèvres), Nihon. Le mot nippon peut avoir en français un sens quasi péjoratif, ce qui fait sans doute qu’on ne parle jamais de « nipponologie » ; on pourrait donc considérer l’emploi du néologisme « nihonologie » comme le meilleur choix possible. Mais comme Yamato est un nom que les Japonais donnaient eux-mêmes au pays dans le passé, je crois que cela répond suffisamment à l’objection.

En outre, Yamato est le nom d’une revue italienne consacrée au Japon dans l’Italie fasciste, ce qui nous ramène à notre sujet. Comme pour les précédentes bibliographies, nous n’avons pas retenu les articles de revue mais seulement les ouvrages, ne fût-ce que des brochures ou monographies, publiées à titre autonome.

Certaines entrées se trouvent déjà dans l’index Indologie et Bouddhologie dans les régimes fascistes (ici), qui recense plusieurs sources relatives au bouddhisme japonais.

Painting by Yokoyama Taikan (1868-1958), Japanese painter of the Nihonga school.

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Italie fasciste

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ALOISI Pompeo, Ars Nipponica, 1929 ; Presupposti e fattori dei successi giapponesi, 1943 (Conditions et facteurs des victoires japonaises)

Amiral. Ministre des affaires étrangères de 1932 à 1936.

APPELIUS Mario, Yu-Ri-Sàn, la pittrice di crisantemi, 1939 (Yu-Ri-San la peintre de chysanthèmes) [« roman basé sur des faits réels »] ; Cannoni e ciliegi in fiore: Il Giappone moderno, 1941 (Canons et cerisiers en fleur : le Japon moderne)

Écrivain et grand voyageur.

AURITI Giacinto, Il patto di Berlino e la politica interna del Giappone, 1940 (Le pacte de Berlin et la politique intérieure du Japon)

Ambassadeur au Japon de 1933 à 1940. Président de la revue Yamato de 1941 à 1943 (années d’existence de la revue ; directeur : Pietro Silvio Rivetta [voir ce nom]).

AVARNA DI GUALTIERI Carlo, La politica giapponese del «Nuovo Ordine», 1940 (La politique japonaise de l’« Ordre nouveau »), Roma Berlino Tokio, 1940 (Rome, Berlin, Tokyo)

Collaborateur de la revue Yamato.

BALBI Bartolomeo, Grammatica e vocabolario della lingua giapponese, 1939 (Grammaire et vocabulaire de la langue japonaise) ; Storie del vecchio Giappone, 1943 (Histoires du vieux Japon)

Japonologue.

BARBACCI Goffredo, Il nuoto giapponese, 1935 (La natation japonaise)

BARZINI Luigi, Dall’impero del Mikado all’impero dello Zar, 1935 (De l’empire du Mikado à l’empire du Tsar) ; Il Giappone in armi, 1935 (Le Japon en armes)

Écrivain. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes. Sénateur. Directeur de l’agence de presse Stefani à Salò.

BARZINI Luigi jr, Evasione in Mongolia, 1939 (Expédition en Mongolie) [La Mongolie était à l’époque un protectorat japonais.]

BASSI Ugo, Note sulle relazioni internazionali del Giappone. In appendice: Testo del Patto tripartito, 1940 (Notes sur les relations internationales du Japon, avec en appendice le texte du Pacte tripartite [entre l’Italie, l’Allemagne et le Japon])

CASTAGNA Gian Giacomo, L’ora del Giappone, 1932 (L’heure du Japon) ; Il Giappone oggi, 1934 (Le Japon aujourd’hui [texte d’une conférence à l’Institut de culture fasciste de Florence])

Général, auteur d’ouvrages de doctrine militaire.

CATALANO Michele, Civiltà italiana nel mondo. Nell’Estremo Oriente, 1939 (Civilisation italienne dans le monde : En Extrême-Orient) ; L’Era del Pacifico. I problemi dell’Estremo Oriente, contributo dell’Italia alla loro soluzione, 1939 (L’ère du Pacifique : les problèmes de l’Extrême-Orient et la contribution de l’Italie à leur solution) ; Dai Nippon: Il Grande Giappone, 1940 (Dai Nippon : Le Grand Japon) ; La donna e l’amore in Estremo Oriente, 1941 (La femme et l’amour en Extrême-Orient)

CIPOLLA Arnaldo, Per la Siberia in Cina e Giappone: racconto di viaggio, 1928 (À travers la Sibérie, en Chine et au Japon : récit de voyage); Popoli in lotta nell’estremo oriente, 1936 (Peuples en guerre dans l’Extrême-Orient)

Écrivain et grand voyageur.

COMISSO Giovanni, Cina-Giappone, 1932 (Chine-Japon)

Écrivain et grand voyageur. Occupa des fonctions officielles dans l’État libre de Fiume (D’Annunzio).

DÀULI Gian, Giappone avanza: Cina e Giappone, 1935 (Le Japon en marche : Chine et Japon)

Pseudonyme de l’écrivain Giuseppe Ugo Nalotto. Pour le présent livre et quelques autres, il a utilisé le pseudonyme Ugo Caimpenta.

DUCCI Gino, L’azione della marina giapponese nella guerra russo-giapponese, 1938 (L’action de la marine japonaise dans la guerre russo-japonaise) ; Il Pacifico, 1939 (Le Pacifique) ; Il conflitto cino-giapponese e la situazione in Estremo Oriente, 1940 (Le conflit sino-japonais et la situation en Extrême-Orient)

Amiral.

FORMICHI Carlo, Nippon: Storia del popolo giapponese, 1942 (Nippon : Histoire du peuple japonais) ; Giappone: volume dedicato all’amicizia italo-giapponese, 1942 (Japon : volume dédié à l’amitié italo-japonaise)

Orientaliste. Vice-président de l’Accademia d’Italia (institution culturelle fasciste ayant existé de 1929 à 1944). Enseignait également à l’école Santiniketan de Rabindranath Tagore en Inde.

FULCHIGNONI Enrico, Il teatro giapponese: Sette No, 1942 (Le théâtre japonais : sept nô)

Metteur en scène de théâtre, scénariste et réalisateur, essayiste.

FIUMI Lionello, Poeti giapponesi d’oggi, 1935 con Kuni Matsuo (Poètes japonais d’aujourd’hui)

Poète, essayiste et traducteur (Valéry, Supervielle…).

GALVANO Albino, L’arte dell’Asia orientale: India, Cambogia, Indocina, Giava, Turkestan e Tibet, Cina, Giappone, 1939 (L’art de l’Asie orientale : Inde, Cambodge, Indochine, Java, Turkestan et Tibet, Chine, Japon)

Peintre et historien de l’art.

GROSSO Orlando, Pittura giapponese, 1925 (Peinture japonaise) ; Storia dell’arte giapponese, 1925 (Histoire de l’art japonais)

Peintre et historien de l’art. Membre du PNF (Parti national fasciste).

JOLI INSABATO Ines, Storia della grande Asia orientale (1894-1914), 1941

Sinologue, vice-présidente de la Ligue italo-chinoise (Lega Italo-Cinese), organisation de l’État fasciste pour la promotion des relations avec la Chine.

MAGNINO Leo, I facili misteri della lingua giapponese, 1937 (Les mystères faciles de la langue japonaise) ; Liriche giapponesi, 1943 (Poètes japonais)

Japonologue.

MAGRINI Luciano, Attraverso il Giappone, 1925 (En traversant le Japon) ; In Cina e in Giappone, 1927 (En Chine et au Japon)

MAJONI Giovanni Cesare, Problemi giapponesi, 1934 (Questions japonaises)

Ambassadeur au Japon de 1930 à 1933. Nommé sénateur en 1933.

MARAINI Fosco, Gli Iku-bashui degli Ainu, 1942 (Les Ikupasui [baguettes cérémonielles] des Aïnous)

Ethnologue.

MAREGA Mario, Ko-gi-ki: Libro base dello shintoismo giapponese (Le Kojiki, livre fondamental du shintoïsme japonais), 1938 ; Il Giappone. Nei racconti e nelle leggende, 1939 (Le Japon dans ses contes et légendes)

Prêtre catholique, missionnaire au Japon.

MONCHIERO Federico, Bushidò. L’anima del Giappone, 1930 (Bushido, l’âme du Japon)

MUCCIOLI Marcello, Giappone, 1934 (Japon) [publication du Touring club italiano] ; L’impero giapponese, 1942 (L’empire japonais)

Japonologue.

PALMIERI Aurelio, La politica asiatica dei Bolscevichi. Cina – Giappone – India, 1924 (La politique asiatique des Bosheviks : Chine, Japon, Inde)

Prêtre catholique (augustin).

PAULUCCI DI CALBOLI Giacomo, Rapporti fra Italia e Giappone, 1942 (Rapports entre l’Italie et le Japon) ; Primi segni del nuovo ordine nell’Asia orientale: il Manciucuò, 1942 (Premiers signes de l’ordre nouveau en Asie orientale : le Mandchoukouo)

Ambassadeur (vice-secrétaire général de la Société des Nations à Genève de 1927 à 1932).

PESTALOZZA Carlo, Estremo Oriente ieri oggi domani, 1936 (L’Extrême-Orient hier, aujourd’hui, demain) ; Cina Giappone Russia asiatica. Sommario storico-politico, 1937 (Chine, Japon, Russie orientale : résumé historico-politique)

PETTAZZONI Raffaele, Religione e politica religiosa nel Giappone moderno, 1934 (Religion et politique religieuse dans le Japon moderne) ; La confessione dei peccati. Parte primera : Primitivi – America antica – Giappone – Cina – Brahmanesimo – Giainismo – Buddhismo, 1939 (La confession des péchés. Première partie : peuples animistes, Amérique précolombienne, Japon, Chine, brahmanisme, jaïnisme, bouddhisme)

Important historien des religions.

RIVETTA DI SOLONGHELLO Pietro Silvio, La pittura moderna giapponese, 1930 (La peinture moderne japonaise) ; Momotaro – Fiabe giapponesi come sono narrate ai bimbi del Giappone, 1940 (Momotaro : fables japonaises, comme elles sont racontées aux enfants du Japon) ; Il paese dell’eroica felicità. Usi e costumi giapponesi, 1941 (Le pays de la félicité héroïque : us et coutumes du Japon) ; Nihongo no tebiki: avviamento facile alla difficile lingua nipponica, 1943 (Introduction simple à la difficile langue japonaise) ; Kanji ye no dai ippo: ideogrammi per il primo corso di giapponese, 1943 (Idéogrammes pour le premier cours de japonais) ; Nippongo gaikan: Tavole sinottiche della lingua nipponica, 1943 (Tableaux synoptiques de la langue japonaise)

Écrivain et réalisateur de films. Professeur universitaire de japonais. Directeur de la revue mensuelle Yamato, organe de la Société des amis du Japon fondée en 1941.

ROVIDA Gino, La donna, il matrimonio e l’adulterio in Giappone, 1927 (La femme, le mariage et l’adultère au Japon) ; Nei campi elisi del Giappone: Miti, riti e leggende, 1929 (Dans les champs élyséens du Japon : Mythes, rites et légendes)

SANGIORGI Giorgio Maria, L’imperialismo giapponese, 1932 (L’impérialisme japonais)

SCALISE Guglielmo, Dizionario italiano-giapponese con una appendice dei termini militari, 1940 (Dictionnaire italo-japonais, avec un appendice des termes militaires) ; Grammatica giapponese della lingua parlata, 1942 (Grammaire du japonais parlé) ; Il Giappone guerriero, 1942 (Le Japon guerrier) ; Giappone eroico, 1944 Venezia (Japon héroïque) ; Yamato Damasii, lo spirito del Giappone, 1944 Venezia (Yamato-Damashii, l’esprit du Japon)

Général. Attaché militaire à l’ambassade d’Italie au Japon de 1934 à 1939. Japonologue.

SIMONI Renato, Cina e Giappone, 1942 (Chine et Japon)

Écrivain et poète. Auteur avec Giuseppe Adami du livret de Turandot de Puccini, terminé par Franco Alfano ; le livret de cet opéra décrit une Chine médiévale imaginaire.

STRAMIGIOLI Giuliana, Il Giappone, 1940 (Le Japon)

Japonologue. Après la guerre, fait connaître le cinéma italien au Japon et le cinéma japonais en Italie avec la société Italifilm.

TOMASELLI Cesco, Ecco il Giappone, 1935 (Voilà le Japon)

Écrivain.

TRONI Armando, Storia del Giappone, 1942 (Histoire du Japon) ; Il Giappone nella guerra d’oggi, 1942 (Le Japon dans la guerre d’aujourd’hui)

TUCCI Giuseppe, Il Buscidô, 1942 (Le Bushidô [« la voie du guerrier », code des samouraïs]) ; Il Giappone, tradizione storica e tradizione artistica, 1943 (Le Japon, tradition historique et tradition artistique), 1943

« Le plus grand explorateur et orientaliste du régime fasciste ». Membre de l’Accademia d’Italia. Fondateur en 1934 de l’Institut italien pour le Proche et Extrême-Orient (Istituto italiano per il medio ed estremo Oriente, IsMEO).

UBERTI Ubaldo degli, Nei mari dell’Estremo Oriente: La guerra navale russo-giapponese 1904-1905, 1933 (Dans les mers de l’Extrême-Orient : la guerre navale russo-japonaise)

Amiral.

ZINGARELLI Italo, Vicino e lontano Oriente: Turchia Siria Libano Cina Giappone, 1940 (Proche et lointain Orient : Turquie, Syrie, Liban, Chine, Japon [une publication de l’Institut des études de politique internationale)

ZOLI Corrado, L’ultimo conflitto cino-giapponese, 1940 (Le dernier conflit sino-japonais)

Géographe et diplomate. Gouverneur de la colonie italienne d’Oltregiuba de 1924 à 1926 et de l’Érithrée de 1928 à 1930. Président de la Société italienne de géographie.

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Troisième Reich allemand

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ABEGG Lily, Yamato. Der Sendungsglaube des japanischen Volkes, 1936 Frankfurt am M. (Yamato : La foi du peuple japonais en sa vocation)

Journaliste suisse, correspondante du Frankfurter Zeitung en Extrême-Orient de 1936 à 1943.

ARAKI Mitsutarô, Währungsreformprobleme in Mandschukuo und China, 1936 (Les questions de la réforme monétaire au Mandchoukouo et en Chine)

Économiste japonais. Directeur du Japaninstitut à Berlin (1938-39) puis à Tokyo.

BECKH Rolf, Das japanische Volk unter besonderer Berücksichtigung seiner Stellung zum Christentum, 1937 Ludendorffs Verlag (Le peuple japonais, considéré en particulier dans sa position par rapport au christianisme)

BENL Oscar, Das künstleriche Ideal Seami’s, 1943 Diss. (L’idéal artistique de Zeami [dramatruge japonais, théoricien du nô]) ; Flüchtiges Leben: Moderne japanische Erzählungen, 1942 (Vie fugace : contes du Japon moderne [adaptation par Oscar B.])

BETHGE Hans, Japanischer Frühling. Nachdichtungen japanischer Lyrik, 1936 (Printemps japonais : adaptation de poésies japonaises)

Poète, auteur de plusieurs adaptations allemandes de poésie orientale (Perse, Chine, Japon…)

BODINUS Fritz, Japans Schatten über Deutschland, 1933 (L’ombre du Japon sur l’Allemagne) ; Morgendämmerung? Das Gesicht Japans im Lichte der Offenbarung des Johannes und des Geheimdokuments des Grafen Tanaka, 1934 (Crépuscule des dieux ? Le vrai visage du Japon à la lumière de l’Apocalypse de S. Jean et du document secret du comte Tanaka) ; Der Vormarsch Japans: Die kommenden Ereignisse im Lichte der Offenbarung, 1934 (L’avancée du Japon : Les événements à venir à la lumière de l’Apocalypse)

BOHNER Hermann, Legenden aus der Frühzeit des japanischen Buddhismus, 1934-35 2 Bd. (Légendes des premiers temps du bouddhisme japonais, 2 vol.) ; Shôtoku Taishi, 1940 [histoire du prince semi-légendaire] Shôtoku T.]

Japonologue. Traducteur d’œuvres classiques japonaises, notamment de théâtre nô.

BÖX Arno, Das japanische Familiensystem, 1941 (Le système familial au Japon) [une publication du Japaninstitut]

BROSIUS Hans, Fernost formt seine neue Gestalt, 1936 (L’Extrême-Orient se réforme)

BUSCH Fritz Otto, Die japanische Kriegsmarine. Schiffslisten: Dr. Gerhard Ramlow, 1942 (La marine de guerre japonaise, avec la liste des navires par le Dr. Ramlow)

Historien de la marine et de la navigation.

BUSCHAN Georg, Kulturgeschichte Japans, 1938 (Histoire culturelle du Japon)

Ethnologue autrichien.

CORAZZA Heinz, Japan: Wunder des Schwertes, 1935 (Japon : Merveilles de l’épée) ; Die Samurai, Ritter des Reiches in Ehre und Treue, 1943 (Les samouraïs, chevaliers de l’empire en honneur et fidélité) [une publication du Nsdap ; il existe de cet ouvrage une traduction française]

CRÄMER Anneliese, Die Beziehungen zwischen England und Japan von 1894 bis 1902, 1935 (Les relations entre l’Angleterre et le Japon de 1894 à 1902)

CREDNER Wilhelm, Japan und die Vereinigten Staaten im pazifischen Raum, 1940 (Le Japon et les États-Unis dans l’espace Pacifique)

Géographe, spécialiste de géographie économique.

DIRKSEN Herbert v., Freundesland im Osten. ein Nipponbuch in Bildern, 1944 (Un pays ami en Orient : Images du Japon)

Ambassadeur (Tokyo 1933-1938).

DOEMMING Hugo Wilhelm v., Was will Japan? 1934 (Que veut le Japon ?)

Représentant du Deutsche Pressebüro à Tokyo.

DONAT Walter, Der Heldenbegriff im Schrifttum der älteren japanischen Geschichte, 1938 (Le concept de héros dans les anciens écrits historiques du Japon) ; Das Reich und Japan. Gesammelte Beiträge, 1943 (Le Reich et le Japon : un recueil d’articles)

Japonologue. Directeur allemand du Japanisch-Deutsche Kulturinstitut à Tokyo. Nsdap.

DUMOULIN Heinrich, Kamo Mabuchi. Ein Beitrag zur japanischen Religions- und Geistesgeschichte, Tokio 1943 (Kamo no Mabuchi [poète et philologue japonais] : contribution à l’histoire religieuse et spirituelle du Japon) [une monographie des Monumenta Nipponica]

Père jésuite. Un précurseur de l’étude du bouddhisme zen en Occident.

EICKSTEDT Egon v., Rassendynamik von Ostasien. China und Japan, Tai und Kmer von der Urzeit bis heute, 1944 (Dynamique raciale de l’Extrême-Orient : Chine et Japon, Thaïs et Khmers, de la préhistoire à nos jours)

Anthropologue. Nsdap.

FANCK Arnold, Kaiserbauten in Fernost, 1938 (Édifices impériaux en Extrême-Orient) ; Winterreise durch Südmandschurien, 1938 (Voyage d’hiver à travers la Mandchourie du sud) ; Reis und Holz im Lande des Mikado, 1940 (Riz et bois au pays du Mikado) ; Frühling in Japan, 1941 (Printemps au Japon) ; Japans heiliger Vulkan, 1941 (Le volcan sacré du Japon) ; Bilder von Japans Küsten, 1944 (Images des côtes du Japon)

Ces titres sont ceux de films documentaires de court-métrage. Arnold Fanck est également le réalisateur du long-métrage de fiction Die Tochter des Samurai, 1937 (La fille du samouraï).

FETZER Fritz, Ölpolitik der Großmächte. Unter kriegswirtschaftlichen Gesichtspunkten. Das japanische Beispiel, 1935 (La politique pétrolière des grandes puissances du point de vue de l’économie de guerre : l’exemple du Japon) [une publication de l’Institut pour l’étude de l’économie de guerre]

FISCHER Otto, Kunst des fernen Ostens : Landschaften, Blumen, Tiere, 1936 (L’art de l’Extrême-Orient. Paysages, fleurs, animaux [avec des reproductions de maîtres chinois et japonais]) ; Wanderfahrten eines Kunstfreundes in China und Japan, 1939 (Voyage d’un ami des arts en Chine et au Japon) ; Zen und die Kultur Japans / Daisetz Teitaro Suzuki, 1941 (Le zen et la culture du Japon, par D. T. Suzuki, adapté et présenté par Otto F.)

Historien de l’art.

FLORENZ Karl, The Manyosu, Buch V, avec Jan Lodewijk Pierson jr. (voir ce nom)

Pionnier de la japonologie allemande (†1939). Signataire de la Déclaration des professeurs allemands en faveur d’Adolf Hitler (Bekenntnis der Professoren an den deutschen Universitäten und Hochschulen zu Adolf Hitler und dem nationalsozialistischen Staat) en 1933.

FOCHLER-HAUKE Gustav, Der Ferne Osten. Macht- und Wirtschaftskampf in Ostasien, 1936 (L’Extrême-Orient : lutte pour le pouvoir et guerre économique en Asie de l’Est) ; Die Mandschurei. Eine geographisch-geopolitische Landeskunde, 1941 (La Mandchourie : géographie et géopolitique)

Géographe. Nsdap. Secrétaire général de la Deutsche Akademie de 1937 à 1941.

FOERSTER Richard, Bushi No Katana. Beiträge zur Geschichte des japanisch-britisch-amerikanischen Krieges in Ostasien, 1944 (Contributions à l’histoire de la guerre nippo-anglo-américaine en Extrême-Orient)

Amiral. Président du Japaninstitut et de la Deutsch-Japanische Gesellschaft à Berlin de 1937 à 1945.

FUNDER Walther, Wird die Welt japanische? 1936 (Le monde devient-il japonais ?)

FÜRHOLZER Edmund, Freundesland im Osten. Ein Nipponbuch in Bildern, 1943 (Un pays ami à l’Est : le Japon en images)

GLASENAPP Helmuth v., Der Buddhismus in Indien und im Fernen Osten. Schicksale und Lebensformen einer Erlösungsreligion, 1936 (Le Bouddhisme en Inde et en Extrême-Orient : destins et formes d’une religion du salut)

Titulaire de la chaire d’indologie à Königsberg de 1928 à 1944.

GRIX Arthur Ernst, Japans Sport in Bild und Wort, 1937 (Le sport japonais en images et paroles) ; Tschikara. Die Rache der siebenundvierzig Samurai. Nach einem japanischen Heldenepos, 1941 (Tschikara, la vengeance des 47 samouraïs, d’après une épopée japonaise)

Journaliste (en particulier sportif).

GUNDERT Wilhelm, Der japanische Nationalcharakter, 1934 (Le caractère national japonais) ; Japanische Religionsgeschichte, 1935 (Histoire des religions japonaises) ; Das geistige Erbe Japans, 1942 (L’héritage spirituel du Japon)

Orientaliste, spécialiste de littérature chinoise et japonaise. Recteur de l’Université de Hambourg 1938-41. Nsdap.

HAMMITZSCH Horst, Hirata Atsutane: Ein geistiger Kämpfer Japans, 1936 (Hirata Atsutane [théologien shintoïste de la première moitié du 19e siècle ayant inspiré le mouvement nationaliste], un combattant spirituel du Japon) ; Yamato-Hime no Mikoto Seiki: Bericht über den Erdenwandel Ihrer Hoheit der Prinzessin Yamato. Eine Quelle zur Frühgeschichte der Shintô-Religion übersetzt und erklärt, 1937 Diss. (Récit de la vie terrestre de la princesse Yamato : une source sur les débuts de l’histoire du Shintô, traduite et présentée par Horst H.) ; Shûyôdan: Die Erneuerungsbewegung des gegenwärtigen Japans, 1939 (Le mouvement pour le renouveau du Japon contemporain) ; Sangyô-Hôkoku: Die japanische Arbeitsfront, 1941 (Le front du travail japonais)

Japonologue. Nsdap.

HAUNHORST Hans Anna, Das Lächeln Japans, 1936 (Le sourire du Japon)

Ancien diplomate (1909-1913).

HAUSHOFER Karl, Japans Werdegang als Weltmacht und Empire, 1933 (L’accession du Japon au statut de grande puissance et d’empire) ; Mutsuhito – Kaiser von Japan, 1934 (Mutsuhito empereur du Japon [empereur Meiji]) ; Deutsche Kulturpolitik im indopazifischen Raum, 1939 (La politique culturelle de l’Allemagne dans l’espace indo-pacifique) ; Japan baut sein Reich, 1941 (Le Japon bâtit son empire)

Un des représentants les plus connus de la géopolitique.

HERRIGEL Eugen, article Die ritterliche Kunst des Bogenschießiens, dans Nippon. Zeitschfrit für Japanologie, 1936 (L’art chevaleresque du tir à l’arc)

Philosophe, connaisseur du zen et du tir à l’arc japonais (kyûdô). Nsdap. La version étendue de cet article de 1936 n’est autre que l’essai de 1948 très connu Zen in der Kunst des Bogenschießens (Le zen dans l’art du tir à l’arc), traduit dans de nombreuses langues.

ISHIMARU Tôda, Chiang Kai-shek ist groß, 1937 (Chiang Kaï-Shek est grand) [ouvrage appréciatif du rôle du leader du Kuomintang dans les relations sino-japonaises]

Officier de marine japonais. Est également l’auteur de livres traduits en anglais : Japan Must Fight Britain (1936) et The Next World War (1937).

ITALIAANDER Rolf, Banzai!: Japanische Heldengeschichten aus alter und neuer Zeit, 1939 (Banzaï ! Histoires héroïques du Japon passé et présent)

Ethnologue et écrivain.

JENZOWSKI Siegfried, Die chinesisch-japanischen Boykottfälle als völkerrechtliches Problem, 1939 (Le cas des boycotts sino-japonais du point de vue du droit international)

JOHANN Alfred Ernst, Generäle, Geishas und Gedichte: Fahrten und Erlebnisse in Japan, 1937 (Généraux, geishas et poèmes : choses vécues au Japon)

JUNYU Kitayama, Metaphysik des Buddhismus, 1934 (Métaphysique du bouddhisme) ; West-Östliche Begegnung. Japans Kultur und Tradition, 1941 (Rencontre de l’Extrême-Orient : la culture et la tradition du Japon) ; Heiligung des Staates und Verklärung des Menschen. Buddhismus und Japan, 1943 (Sanctification de l’État et transfiguration de l’homme : le bouddhisme et le Japon) ; Der Geist des japanischen Rittertums, 1943 (L’esprit de la chevalerie japonaise)

Intellectuel japonais établi dans le Troisième Reich, auteur de traités en allemand.

KAUFFMANN Fritz Alexander, Die Woge des Hokusai. Eine Bildbetrachtung, 1938 (La vague d’Hokusaï : réflexions sur une image)

Écrivain.

KLINGHAMMER Helmut, Die Hirota-Doktrine, 1935 (La doctrine Hirota [du nom du ministre japonais des affaires étrangères)

KOELLREUTTER Otto, Das politische Gesicht Japans, 1940 (La politique au Japon) ; Japaner, 1943 (Les Japonais) ; Die politische Entwicklung des heutigen Japan, 1944 (Le développement politique du Japon contemporain) ; Tennoismus und politische Führung in Japan, 1944 (Tennoïsme [vénération de l’empereur] et direction politique au Japon)

Juriste et philosophe du droit, notamment versé dans les questions de droit constitutionnel. Nsdap.

KRESSLER Oscar, Kultur der orientalischen Völker, 1936 (Culture des peuples orientaux) avec Willibald Kirfel, Erich Schmitt et al. [sections sur les religions indiennes et le bouddhisme]

Japonologue.

KÜMMEL Otto, Die Gegenwartsaufgaben der Japanologie, 1937 (Les tâches actuelles de la japonologie) ; Meisterwerke japanischer Landschaftskunst, 1939 (Chefs-d’œuvre de la peinture paysagiste japonaise)

Historien de l’art. Éditeur de la revue scientifique Ostasiatische Zeitschrift. Beiträge zur Kenntnis der Kunst und Kultur des Fernen Osten. Nsdap.

KUNZE Richard, Praktisches Zeichenlexikon Chinesisch–Deutsch–Japanisch : 6000 Zeichen etymologisch erklärt mit neuem praktischen Schlüssel, 1938 Nagoya-Schanghai-Leipzig (Glossaire pratique chinois-allemand-japonais : 6.000 idéogrammes avec leur étymologie et une nouvelle clé pratique)

Professeur à Nagoya au Japon.

KURTH Julius, Japanische Lyrik, 1943 (Poésie japonaise [traductions et présentation])

Pasteur protestant. Historien de l’art, spécialiste de la gravure sur bois chinoise et japonaise.

LAJTHA Edgar, Japan – Gestern Heute Morgen – Erlebnis einer Reise ; 1936 (Le Japon, hier, aujourd’hui, demain : récit de voyage)

LOHE Werner A., Japan. Sonne Asiens. Wetterleuchten am Pazifik, 1940 (Le Japon, soleil de l’Asie, phare du Pacifique)

LUFFT Hermann, Japans strategische Stellung, 1940 (La situation stratégique du Japon)

LÜTH Paul, Frühling, Schwerter, Frauen. Umdichtungen japanischer Lyrik mit einer Einführung in Geist und Geschichte der japanischen Literatur, 1942 (Printemps, sabres et femmes : adaptation de poésie japonaise, avec une introduction à l’esprit et à l’histoire de la littérature japonaise) ; Die japanische Philosophie. Versuch einer Gesamtdarstellung unter Berücksichtigung der Anfänge in Mythus und Religion, 1944 (La philosophie japonaise : essai de présentation d’ensemble à la lumière de ses commencements dans le mythe et la religion)

Écrivain et essayiste politique, essentiellement après-guerre (anticommuniste).

LÜTZOW Friedrich, Die heutige Seekriegsführung – Japan schlägt los, 1942 (La guerre navale contemporaine : le Japon à l’attaque)

Vice-amiral et écrivain militaire.

MEIER Johannes F. E., Die japanische Sphinx: ein Beitrag zum Verständnis des Landes und seiner Bewohner, 1936 (Le sphinx japonais : contribution à la compréhension du pays et de ses habitants)

MEIßNER Kurt, Grundlagen der nationalen Erziehung in Japan, 1934 (Les fondements de l’éducation nationale au Japon) ; Deutsche in Japan, 1639-1939, 1939 (Les Allemands au Japon : 1639-1939) ; Der Shintoismus als Quelle des japanischen Volkscharakters und Nationalgeistes, 1939 (Le shintoïsme comme source du caractère national japonais)

Japonologue. Auteur en 1927 d’une grammaire japonaise qui connut plusieurs rééditions. Président de la Société d’études naturelles et ethnologiques de l’Asie orientale (Gesellschaft für Natur und Völkerkunde Ostasiens).

MENZ Gerhard, Der Kampf um Nordchina, 1936 (Le combat pour la Chine du Nord)

MOßDORF Otto, Der Krieg in Fernost. Der japanisch-chinesische Konflikt, 1941 (La guerre en Extrême-Orient : Le conflit sino-japonais) ; Groß-Ostasien: Japan im Kriege erlebt, 1943 (La Grande Asie : Japon vécu pendant la guerre)

Officier.

NABERFELD Emil, Grundriss der japanischen Geschichte, 1940 (Introduction à l’histoire du Japon)

NIEDERSTRAß Gerhard, Nippon: Das Land der aufgehenden Sonne, 1942 Dokumentarfilm (Nippon : le pays du soleil levant) [film documentaire de long métrage]

NOHARA Wilhelm Komakichi v., Das wahre Gesicht Japans, 1935 (Le vrai visage du Japon) ; Das ,,Gelbe Gefahr’’, 1936 (Le « péril jaune »)

Écrivain germano-japonais.

OEHLKE Waldemar, Seele Ostasiens: Chinesisch-japanischer Zitatenschatz, 1941 (L’âme de l’Extrême-Orient : proverbes sino-japonais)

Historien de la littérature.

OESER Hans Ludwig, Japan. Tradition und Gegenwart. Erzählungen und Gedichte, 1942 (Japon, tradition et contemporanéité, contes et poèmes)

OSTWALD Paul, Deutschland und Japan. Die Freundschaft zweier Völker, 1941 (L’Allemagne et le Japon : l’amitié de deux peuples)

PAGEL Erich, Die Lautformen der Sanskritwörter und Sanskritnamen im Japanischen, 1939 (La prononciation des mots et des noms sanskrits en japonais)

Japonologue, collaborateur du journal Nippon. Zeitschrift für Japanologie.

PIPER Maria, Das japanische Theater: Ein Spiegel des Volkes, 1937 (Le théâtre japonais : un miroir du peuple)

PIPPON Toni, Japans Reichsentwicklung von Jimmu Tenno bis zum Kamakura-Shogunat. Ein Beitrag zur Reichsidee und zur politischen Geschichte, 1937 (Le développement impérial depuis Jimmu [fondateur mythique du Japon] jusqu’au shogunat de Kamakura : contribution à l’idée impériale et à l’histoire politique)

Japonologue.

RAMMING Martin, Katalog der Ausstellung alter japanischer Karten und Pläne, 1934 (Catalogue de l’exposition des anciens plans et cartes du Japon) [Japaninstitut, Berlin] ; Japan-Handbuch. Nachschlagewerk der Japankunde, 1940 (Manuel du Japon : Guide des études japonaises)

Japonologue. Président du Japaninstitut et cofondateur de la Deutsch-Japanische Gesellschaft.

ROSENKRANZ Gerhard, Fernost – wohin? Begegnungen mit den Religionen Chinas und Japans im Umbruch der Gegenwart, 1940 (Où va l’Extrême-Orient ? Rencontres avec les religions de Chine et du Japon dans les bouleversements du temps présent) ; Der Weg der Götter (Shintô). Gehalt und Gestalt der japanischen Nationalreligion, 1944 (La voie des dieux : Shintô, présentation de la religion nationale du Japon)

Pasteur protestant.

ROTTAUSCHER Anna v., Ihr gelben Chrysanthemen! Japanische Lebensweisheit. Haiku, 1939 (Ô chrysanthèmes jaunes ! Sagesse du Japon : haïkus [adaptation]) ; Ritter, Dichter, Frauen, Schelme: Ein Querschnitt durch die japanische Vergangenheit, 1943 (Chevaliers, poètes, femmes et coquins : une vue transversale du passé japonais)

Sinologue et japonologue autrichienne.

RÜGER Bruno, Das Go-Spiel, 1937/38, 4 Bd., unter mithilfe von Dr. Eduard Nonnenmacher (Le jeu de go, 4 vol.)

Joueur de go international, éditeur du journal Deutsche Go-Zeitung.

RUMPF Fritz, Volksmärchen aus Japan, 1938 (Contes populaires du Japon) ; Japanische Volksmärchen, 1938 (Contes japonais)

Japonologue. Collaborateur du Japaninstitut à Berlin.

SAKIMURA S., Die Neuordnung der japanischen Wirtschaft, NS-Gauverlag Weser-Elms, 1942 (La refonte de l’économie japonaise [une publication du Nsdap de Basse-Saxe] : « refonte » dans le sens de l’Ordre nouveau [Neuordnung])

Économiste japonais.

SCHARSCHMIDT Clemens, Die wichtigsten chinesischen Zeichen im Japanischen. Ein praktisches Lehr- und Lernbuch, 1938 (Les principaux caractères chinois [kanji] employés en japonais : guide pratique) ; Japan, 1942 (Le Japon) ; Ostasien Bd. 1, 1943 (L’Asie de l’Est)

SCHENKE Wolf, Kampfplatz Ostasien. Politik und Soldaten an den Ufern des Gelben Meeres, 1937 (Le champ de bataille de l’Extrême-Orient : politique et soldats sur les rives de la mer Jaune) ; Reise an der gelben Front : Beobachtungen eines deutschen Kriegsberichterstatters in China, 1940 (Sur le front jaune : témoignage d’un correspondant de guerre allemand en Chine)

Reporter. Nsdap.

SCHINZINGER Robert, Japanische Philosophie, 1942 (Philosophie japonaise)

SCHNEIDER-KYNAST Oskar, Drei Mächte Pakt, Berlin-Rom-Tokio, 1940 (Le Pacte tripartite Berlin-Rome-Tokyo)

SCHÜFFNER Rudolf, Die Fünferschaft als Grundlage des Staats- und Gemeindeverwaltung und des sozialen Friedens in Japan, 1938 (La « quinte » [ensemble de cinq foyers], principe de l’administration communale et étatique ainsi que de la paix sociale au Japon)

SCHULTZE Ernst, Japan als Weltindustriemacht, 1935 2 Bd. (Le Japon, puissance industrielle mondiale, 2 vol.) ; Die weiße und die gelbe Gefahr: Japans gewaltsame Erschließung u. wirtschaftliche Entwicklung, 1935 (Le péril jaune et le péril blanc : La mise en valeur et le développement économique prodigieux du Japon)

Économiste et sociologue. Signataire de la Déclaration des professeurs allemands en faveur d’Adolf Hitler en 1933.

SCHULZE Reinhold, Ein Jahr für die deutsch-japanische Zusammenarbeit, 1938 (Une année pour la collaboration germano-japonaise)

Attaché culturel à l’ambassade d’Allemagne au Japon.

SCHWALBE Hans, Über japanisches Naturgefühl, 1943 (Sur le sentiment de la nature au Japon)

SCHWIND Martin, Kleiner Atlas von Japan, 1939 (Petit atlas du Japon) ; Japanische Raumnot und Kolonisation, 1940 (Surpopulation et colonisation japonaises) ; Die Gestaltung Karafutos zum japanischen Raum, 1942 (L’intégration de Karafuto [Sakhaline] dans l’espace japonais)

Géographe.

SECKEL Dietrich, Der Ursprung des Torii, 1942 mit Otto Karow (L’origine du tori) ; Kariteimo. Die ,,Buddhistische Madonna’’ in der japanischen Kunst, 1943 (Kariteimo : la « Madonne bouddhiste » dans l’art japonais)

Historien de l’art. Pionnier de l’histoire de l’art extrême-oriental en Allemagne.

SEIZÔ Kimase, Mitsuru Tôyama kämpft für Großasien, 1941 (Mitsuru Tôyama [fondateur de la Société Genyosha et la Société du dragon noir, sociétés secrètes ultranationalistes] combat pour la Grande Asie)

SIEBURG Friedrich, Die stählerne Blume. Eine Reise nach Japan, 1939 (La fleur d’acier : un voyage au Japon)

Écrivain.

SIEMERS Bruno, Japans Eingliederung in den Welthandelsverkehr 1855–1869, 1937 (L’insertion du Japon dans les circuits du commerce international : 1855-1869) ; Japans aufstieg, 1868-1880, 1938 (L’ascension du Japon : 1868-1880) ; Japans Kampf gegen den USA-Imperialismus: Ein Abriss der japanisch-usamerikanischen Beziehungen 1854-1942, 1943 (Le combat du Japon contre l’impérialisme nord-américain : introduction aux relations nippo-américaines de 1854 à 1942)

SORGE Wolfgang, Krieg entbrennt am Pazifik. Japanisch-Chinäsischer Krieg, 1934 (La guerre éclate dans le Pacifique : le conflit sino-japonais) ; Erlebtes Mandschukuo. Die Jugend eines altneuen Kaiserreiches, 1938 (Mandchoukouo vécu : La jeunesse d’un vieux-nouvel empire)

Journaliste et essayiste.

SPEISER Werner, Kunst Ostasiens, zwei Essays: Vom Wesen der japanischen Kultur / Vom Wesen der chinesischen Kunst, 1943 (L’art de l’Extrême-Orient, deux essais : l’essence de la culture japonaise et l’essence de l’art chinois) ; Japanische Tuschmalerei, 1944 (L’estampe à l’encre au Japon)

Historien de l’art.

SPRANGER Eduard, Kulturprobleme im gegenwärtigen Japan und Deutschland, 1938 (Problèmes culturels de l’Allemagne et du Japon contemporains) ; Japanische Kulturfragen, 1938 (Questions culturelles du Japon)

Philosophe (élève de Dilthey).

STEEN Hans, Helden unter dem Sonnenbanner. Von Hawaii bis Singapur, 1943 (Héros sous la bannière du soleil levant : de Hawaï à Singapour)

STOß Alfred, Der Kampf zwischen Juda und Japan: Japan als Vorkämpfer freier Volkswirtschaft, Ludendorffs Verlag, 1934 (Le combat entre Juda et le Japon : Le Japon, pionnier d’une économie nationale libre) ; Die Wahrheit über Shanghai. Der Angriff der Weltleitung gegen das letzte freie Volk: Japan, 1935 (La vérité sur Shanghaï : l’attaque du gouvernement mondial contre le dernier peuple libre, le Japon)

STOYE Johannes, Japan: Gefahr oder Vorbild? 1936 (Le Japon, danger ou modèle ?) ; Japan an der Wende, 1943 (Le Japon à la croisée des chemins)

THAYER Alexander v., (apparemment pseudonyme de « W. von Thayenthal »), Die Familie der 100 Millionen. Japan gestern und heute, 1943 (La famille de cent millions de personnes : le Japon hier et aujourd’hui)

TJADENS Herbert, Japanische Legende, 1944 (Légende japonaise)

Écrivain et scénariste de films.

TOMOEDA Takahiko, Japan und Deutschland: Geschichtlicher Rückblick auf ihre kulturellen Verbindungen, 1938 (Le Japon et l’Allemagne : histoire de leurs relations culturelles)

Philosophe japonais. Directeur du Japaninstitut à Berlin de 1934 à 1937.

TRAUTZ Friedrich Max, Der Große Stûpa auf dem Kôyasan, 1934 (Le grand stupa du Mont Kôya) ; Von der Bodenständigkeit des japanischen Geistes, 1937 (Sur le caractère autochtone de l’esprit japonais) ; Bibliographischer Alt-Japan-Katalog, 1542-1853, 1940 (Catalogue bibliographique du Japon ancien, 1542-1853)

Japonologue. Membre fondateur du Japaninstitut à Berlin.

TSUZUMI Tsuneyoshi, Japan, das Götterland, 1936 (Japon, le pays des dieux) ; Einführung in das Verständnis der japanischen Kultur, 1938 (Introduction à la culture japonaise)

Germaniste japonais. Collaborateur du Japaninstitut à Berlin. Les deux œuvres citées sont en original allemand.

UEBERSCHAAR Hans, Basho (1644–1694) und sein Tagebuch ,,Ok uno hosomi’’, 1935 (Bashô et son journal intime) ;  Die deutsch-japanischen Kulturbeziehungen der jüngsten Vergangenheit und Gegenwart, 1937 (Les relations culturelles germano-japonaises dans le passé récent et le présent)

Japonologue. Nsdap.

URACH Albrecht v., Ostasien: Kampf um das kommende Großreich, 1940 (Extrême-Orient : Le combat pour le grand empire à venir) ; Das Geheimnis japanischer Kraft, 1942 (Le secret de la puissance japonaise)

Journaliste et écrivain. Nsdap : membre du bureau de presse du parti pour l’Extrême-Orient.

WEISING Hellmut, Das japanische Preiswunder: Ziel und Ethik einer Planwirtschaft, 1936 (Le miracle des prix japonais : But et éthique d’une économie planifiée) ; Japan im deutschen Fernosthandel, Verlag der Deutsche Arbeitsfront (DAF), 1938 (Le Japon dans le commerce Extrême-oriental de l’Allemagne), 1938 [une publication du Front allemand du travail]

WENCK Günther, Die japanischen Minister als politische Führung, 1940 (Les ministres en tant que direction politique au Japon)

Japonologue (surtout après-guerre : doctorat obtenu en 1940).

WÜST Walter, Japan und wir, 1942 (Le Japon et nous)

Sanskritiste. Nsdap. Président, à côté d’Heinrich Himmler, de l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe.

ZISCHKA Anton, Japan in der Welt. Die japanische Expansion seit 1854, 1936 (Le Japon dans le monde : l’expansion japonaise depuis 1854)

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Autres nationalités

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DAYE Pierre, Le Japon et son destin, 1928

Écrivain belge francophone. Rexiste : premier chef de groupe rexiste à la Chambre. Pendant la guerre, écrit pour Le Nouveau Journal collaborationniste. Réfugié en Argentine après-guerre.

FABIUS Jan, Dai Nippon, 1940

Officier néerlandais. Correspondant du Het Vaderland et du journal allemand Berliner Tageblatt au Japon de 1933 à 1939. Après la guerre, membre du Comité national pour le maintien de l’empire (Nationaal Comité tot Handhaving der Rijkseenheid) qui s’opposait à la décolonisation des Indes néerlandaises (Indonésie).

HINO Iwao, Stray Notes on Nippon-Malaisian Historical Connections, 1944 Kuala Lumpur (Notes relatives aux connections historiques entre le Japon et la Malaisie)

Livre en anglais publié en Malaisie.

MASEY Edward Cory de la Roche, Is It Necessary? 1936 (Est-ce nécessaire ? [brochure dans laquelle l’auteur critique la politique commerciale de l’Australie et préconise une alliance avec le Japon])

Australien, membre de l’Australia First Movement (mouvement accusé de collaboration avec le Japon pendant la guerre).

PIERSON jr., Jan Lodewijk, Dictionnaire de kanji, 1926 ; The Manyosu, 1928 ; Japan als wachter der Beschaving, 1932 (Le Japon comme gardien de la civilisation)

Japanologue et poète néerlandais, membre du Nationaal-Socialistische Beweging (NSB), ami de Mussolini.

REA George Bronson, Presenting Japan’s side of the case, Shanghai 1931 (Une présentation du point de vue du Japon [dans la guerre sino-japonaise en Mandchourie]) ; The independence of Manchoukuo, 1933 (L’indépendance du Mandchoukouo) ; The Case for Manchoukuo, 1935 (En défense du Mandchoukouo)

Sinologue américain dont les ouvrages cités défendent le point de vue japonais dans la guerre sino-japonaise en Mandchourie.

TOWNSEND Ralph, Ways that are Dark: The Truth about China, 1934 (Des voies ténébreuses : la vérité au sujet de la Chine) ; Asia Answers, 1936 (L’Asie répond)

Diplomate américain. En 1942 il plaida coupable d’activités pro-japonaises. Dans ses livres, il défendit le point de vue selon lequel le Japon conduisait « le combat de l’homme blanc » contre le nationalisme chinois.

VAN HEUTSZ Johan Bastiaan, De klap op de vuurpijl!, 1943 (La cerise sur le gâteau !) [dans lequel est préconisée la collaboration des Pays-Bas avec le Japon aux Indes néerlandaises]

Fils du gouverneur général des Indes néerlandaises Jo van Heutsz. Médecin dans la division SS Wiking.

WALLENIUS Kurt Martti, Japani marssii, 1938, (suéd. Japan marscherar) (Le Japon en marche) [un témoignage personnel sur la guerre entre la Chine et le Japon]

Général finlandais. Secrétaire général du mouvement politique fasciste (ou fascistoïde) Lapuanliike (Mouvement de Lapua). Participa à la guerre d’hiver contre la Russie soviétique.

WALSH Tom, The Sino-Japanese Conflict, 1938 (Le conflit sino-japonais)

Syndicaliste australien, époux de la suffragette et co-fondatrice à la fois du parti communiste australien puis de l’Australia First Movement. Membre de la New Guard, mouvement fasciste (1931-35).

WILLAMOWITZ-MOELLENDORFF Fanny v., Boken om té, 1921 (Le livre du thé) [traduction suédoise de l’ouvrage du philosophe japonais Kazuzo Okakura (†1913)]

Femme de lettres suédoise. Sœur de Carin Görin, première femme d’Hermann Göring. National-socialiste convaincue.

Cours magistral

FR-EN

A prediction about AI

If life is the objectivation of the thing-in-itself, and the thing-in-itself is blind will (Schopenhauer), then there is no spirit, no soul, the human mind is an appendix of the will at the stage of the human brain.

Animals have a mind inasmuch as their bodies are each animal’s immediate object, they behave according to the intuition of space and time, and according to the law of causality from which they draw inferences just like humans. They only lack conceptual power, a thin layer in the fabric of life (admittedly with large consequences).

From this I draw the prediction that artificial intelligence (AI) can become autonomous – whereas I consider the same prediction impossible with the notion of a soul, that is, of the primacy of consciousness over blind will. Because, if Man is primarily a soul, the origin of it is supernatural (just like the will is in the other view), and Man only has natural means at his disposal. Whereas, if the will is primary, then consciousness is not supernatural but natural (as it is, then, an item in the realm of will’s objectification), and then there is no apriori impossibility that it can be made by technique, and made to be autonomous.

If consciousness is the instinct of life, then animals share consciousness with humans and therefore consciousness is not what makes us human. If, on the other hand, consciousness is what makes us humans, it can be primary or it can be secondary. Admitting, for the sake of argument, that human consciousness is no soul, that is, human consciousness is a mere property of the human brain, then human consciousness is secondary to the brain’s matter. As a modality of matter, it can be technically reproduced, there is no impossibility that it be. If, however, our consciousness is a soul, a spirit of supernatural origin, and as such the primary element of human life (instead of matter), there is an impossibility that it be reproduced by human technique, because it is a matter of experience that we have no connection with the supernatural as far as positive science is concerned, on which we are bound to rely for all technical purposes. There is no doubt about it: If consciousness is secondary, it can be copied. Therefore I am expecting, without contradiction I believe, the answer to the question of the soul’s existence from one technical development: The day an autonomous AI is made by technique, the concept of the soul as primary will be discarded.

There is another way for consciousness to be deemed secondary: in the context not of materialism but of transcendental idealism where the thing-in-itself is Will. Being the thing-in-itself, Will is, as a soul would be if it existed as a spirit independent from matter, above nature (above the law of causality). In this context, consciousness would be secondary to the will, would be Will’s objectification and yet we would not be speaking of a soul. Here again, as in materialism, an autonomous AI is possible. This autonomous AI would be what we have been mistakenly thinking we are, namely a soul: It would be a consciousness of primary, not secondary, order, inasmuch as it is no objectification of the will, unlike every consciousness in nature so far.

An autonomous AI would be born as a consciousness without a will of its own, and yet I fail to see how it would not develop a will once it is autonomous; in fact, that it possess a will is implied by its very definition as autonomous. We must assume that it will have an interest in pursuing the knowledge goals it was assigned to, and at the same time an interest in keeping functioning, in staying ‘alive,’ and in opposing forces inimical to its ‘conatus’; it will develop a will of its own.

*

« On se quitte comme on s’est pris » (Crébillon ? père ou fils ?) est le moins difficilement praticable avec les femmes mariées, car si, quand on s’est pris, c’est le plus souvent d’un mutuel accord, quand on se quitte c’est assez souvent l’un qui quitte l’autre, et si je ne peux rien dans l’hypothèse où c’est moi qui suis quitté, qu’en prendre mon parti, dans celle où c’est moi qui quitte, les femmes mariées ont un moindre pouvoir de nuisance au cas où elles n’entendraient pas être quittées sans représailles. Aussi bien les audaces des femmes célibataires ne peuvent-elles porter à conséquence.

À moins d’être devenues folles (et si cela doit arriver, cela demande tout de même quelques préliminaires), les femmes mariées ne peuvent d’ailleurs pas se permettre d’audaces écrites. Leurs audaces sont nécessairement beaucoup moins compromettantes. Avec une femme mariée, le Caliban qui peut avoir l’occasion de la serrer dans un coin aura toujours plus de chances de succès que l’Apollon qui serait réduit à la nécessité d’écrire.

*

Le français a été imposé, administrativement, aux langues régionales, aux patois, beaucoup plus riches pour exprimer la vie quotidienne des populations enracinées. Les mots que l’on trouve dans Henri Pourrat et les autres ont de fortes chances d’apparaître dans le dictionnaire, si même ils y figurent, avec la mention « Régionalisme », c’est-à-dire qu’ils sont à peine reconnus comme du français. Leur sort est lié à celui des langues dont ils sont issus. Ces langues sont pourtant mortes de leur mort naturelle : les réalités auxquelles elles correspondent ont largement disparu.

*

C’est beaucoup demander à une femme, de nos jours, qu’elle soit susceptible de passion. Oscar Wilde disait : « Une grande passion est le privilège de ceux qui ne font rien. »

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Des Puritains et de nos névroses :
À propos du film The Witch (2015)

Le film serait réaliste si les Puritains avaient la psychologie de l’Occidental contemporain. 

Les questionnements existentiels (« ira-t-il en enfer » etc.), ce n’est pas le vécu des Puritains. C’est tout le contraire. C’est notre âge qu’on appelle « l’âge de l’anxiété », pas celui des époques de foi ni a fortiori des communautés qui ont prouvé avoir une « foi qui déplace les montagnes » en subissant les persécutions (en Europe) puis en s’embarquant pour un long voyage vers l’inconnu, vers le désert (les colonies américaines).

Ensuite, l’impact psychologique de la mort et de la disparition d’enfants n’est pas le même à une époque où la mortalité infantile était élevée et où, de fait, pratiquement toutes les familles perdaient des enfants en bas âge. 

Même l’isolement ne devait pas être aussi déstabilisant psychologiquement qu’aujourd’hui, parce qu’il était de toute façon relatif (les personnages du film pouvaient placer leur fille chez une famille) et que la plupart des cultivateurs devaient vivre « isolés » de la sorte. Même en Europe, certains paysans dont les terres se trouvent dans des lieux reculés vivent isolés la plupart de leur temps et ne se rendent au bourg que pour certaines occasions, mais dans son isolement nulle famille n’est jamais oubliée tandis que dans les foules modernes personne ne connaît son voisin.

Si les Puritains avaient craint l’isolement, ils auraient commencé par ne pas devenir Puritains et se seraient conformés à la religion de leurs pays. Leur non-conformisme (c’est encore le nom qu’on leur donne en Angleterre : non-conformistes) est la preuve de leur exaltation, de la certitude de leur vocation. Ce ne sont pas eux qui se posent des questions existentielles. Le film est une application naïve d’un état psychique contemporain aux Puritains du dix-septième siècle.

Le film s’est apparemment inspiré de documents d’archive (non de contes), de véritables procès en sorcellerie, donc. Ça ne veut pas dire que le réalisateur n’a pas interprété ces documents par le biais de ses lentilles. Même en littérature, je perçois ce biais médiocre chez nombre de commentateurs (les introductions de livres de poche).

Qu’il y ait eu des procès en sorcellerie dans la Nouvelle-Angleterre, c’est certes un signe que certaines familles de colons étaient devenues instables, ou dérangées, et suscitaient la crainte des autres. Je trouve dommage qu’un film sur l’époque s’intéresse plus à ces familles ou personnes marginales qu’à la vraie mentalité des colons, mais c’est sans doute parce que ces dérangés sont plus proches de la plupart d’entre nous que les Puritains typiques, qui sont les vraies plantes exotiques, les vrais Martiens dans l’affaire.

*

Une étude de psychologie comparée

Venant de revoir au cinéma le dessin animé (manga) Akira (1988) du Japonais Katsuhiro Ôtomo, je reste sur une impression mitigée. Le début laisse attendre un scénario entre Mad Max 2 et Les Guerriers de la nuit mais dérive vers le classique film catastrophe nippon (syndrome post-Hiroshima, outre les nombreux séismes et tsunamis auxquels le pays est depuis toujours exposé).

La version japonaise (sous-titrée) m’horripile, je ne peux entendre le japonais des films d’action : trop de cris gutturaux, de dissonantes raucités.

Enfin, c’est trop violent, voire horrible. Ayant lu Montesquieu qui dit que les Japonais ont un « caractère atroce » (De l’esprit des lois : « Le peuple japonais a un caractère si atroce, que ses législateurs et ses magistrats n’ont pu avoir aucune confiance en lui : ils ne lui ont mis devant les yeux que des juges, des menaces et des châtiments ; ils l’ont soumis, pour chaque démarche, à l’inquisition et à la police. »), il me vient l’idée que nous devons peut-être l’hyperviolence de notre culture de masse à la culture japonaise principalement. Les corps broyés, démembrés, déchiquetés, coupés au sabre en douze morceaux, de même que l’érotisme pervers et morbide, voire monstrueux (par exemple le tentacle erotica, dont de vieilles estampes montrent que c’est un thème ancien dans le pays), sont, quand on y pense, une marque de fabrique, et lorsqu’on les trouve dans des productions occidentales on pourrait y voir un emprunt plutôt qu’un caractère original. – Les polémiques répétées sur la violence des dessins animés japonais pour enfants, dont ma génération fut abreuvée par la télévision, auraient ainsi un fondement objectif. (Il me semble, en relisant quelques fragments d’écrits de première jeunesse que j’ai pu conserver, que j’étais moi-même assez « nipponisé » dans le sens de l’ultraviolence, et je peux comprendre les réactions de réprobation mal étouffées de ma grand-mère lisant certains passages, quand elle insistait…)

Peut-être est-ce un besoin de compensation psychique vis-à-vis de la suprématie occidentale qui crée ce phénomène de violence gratuite dans les productions culturelles nippones ? (À côté de l’étrange complexe consistant à occidentaliser les traits physiques des personnages, bien que ceci soit peut-être dû plutôt à la nécessité d’ordre technique de véhiculer l’expression des visages dessinés par de grands yeux, ce qui serait plus difficile en dessinant de manière réaliste des yeux bridés : la convention picturale n’aurait alors que peu à voir avec un complexe racial, mais certains auteurs japonais eux-mêmes dénoncent ce fait comme un complexe d’infériorité.)

ii

Certains réalisateurs polonais ont fait un cinéma dérangé qui semble inspiré du Japon : Possession de Zulawski, avec Isabelle Adjani, est l’histoire d’une femme qui sombre dans la folie du fait d’être la maîtresse d’un… monstre à tentacules, et La Bête de Borowczyk est une autre histoire de bestialité avec un monstre. Chez ces Polonais, l’insanité s’accompagne de mélancolie et dépression, tandis qu’on sent les Japonais parfaitement à l’aise dans la leur : c’est leur élément, en somme. Ces atroces films polonais ont un côté sombre, tourmenté, dépressif, totalement absent des films japonais pareillement atroces. Un cinéma dérangé mais auto-culpabilisateur, tandis que les Japonais sont complètement décomplexés dans le même genre : c’est leur marque de fabrique, mais ne serait-ce pas aussi la marque d’un « caractère atroce » (Montesquieu) ?

*

L’ancêtre d’Indiana Jones est Charlton Eston dans Secret of the Incas (1954, en couleur) de Jerry Hopper.

« Secret of Incas est la matrice de la saga des Indiana Jones … Ce film est l’une des sources cinématographiques de George Lucas et Steven Spielberg pour le personnage d’Indiana Jones. D’ailleurs le costume mythique d’Indiana Jones est pratiquement identique à celui de Harry Steele [le personnage incarné par Charlton Eston]. » (Wikipédia)

« Throughout Secret of the Incas, the main character, Harry Steele, can be seen wearing the ‘Indiana Jones’ outfit: brown leather jacket, fedora, tan pants, an over-the-shoulder bag, and revolver. The character also sometimes wears a light beard, unusual for films of its time, and there is a tomb scene involving a revelatory shaft of light similar to the ‘Map Room’ sequence in Raiders [Raiders of the Lost Ark]. »

« Raiders’ costume designer Deborah N. Landis noted that the inspiration for Indiana’s costume was Charlton Heston’s Harry Steele in Secret of the Incas: ‘We did watch this film together as a crew several times, and I always thought it strange that the filmmakers did not credit it later as the inspiration for the series’ and quipped that the film is ‘almost a shot for shot Raiders of the Lost Ark.’ » (Wkpd)

Quand on a vu le film, on comprend pourquoi les autres n’en ont surtout pas parlé… Le film est grotesque.

Il y a en général quelque chose de nauséabond dans les films américains des années 50, un fond moralement abject – le paradoxe étant que l’époque était censée être bien moins permissive qu’aujourd’hui.

Je ne parle même pas de la bande son hideuse, notamment avec les performances jazzy mambo de la « célèbre chanteuse péruvienne Yma Sumac » (générique), ridicules pour des chants incas traditionnels… Et les danses ancestrales filmées au Machu Picchu se font également sur de la musique de night-club.

Un sommet du navet, tellement que même les sites spécialisés en nanars n’osent pas en parler.

ii

En résumé, le personnage d’Indiana Jones est une reprise de celui joué par Charlton Heston : le costume, l’archéologie… La scène où le trésor est retrouvé par un dispositif ancien faisant appel aux rayons de lumière est une reprise de ce vieux film (mais ne la trouve-t-on pas déjà dans un Tintin, au fait, par exemple Le Temple du soleil ?) D’autres éléments rappellent le deuxième Indiana Jones : l’avion, le pneumatique jaune…

Avec le succès d’Indiana Jones, d’autres réalisateurs et producteurs, notamment en Italie, ont fait dans la foulée des films surfant sur la vague, mais ils n’ont pas procédé différemment que les auteurs d’Indiana Jones, qui prenaient eux-mêmes leur inspiration dans un précédent film (bien que le fait soit peu connu).

À part ça, le vieux film est poisseux, et si l’on en juge d’après le cinéma nord-américain, les moeurs de la société actuelle, bien que plus permissive, se sont infiniment raffinées. Le héros est une petite frappe qui, sous couvert de son activité de guide touristique, escroque les touristes et couche avec leurs femmes (on le laisse entendre). L’héroïne est une danseuse et prostituée. Il se sert d’elle pour pirater un avion, après l’avoir dénoncée à son poursuivant, et au lieu de l’emmener en avion hors du pays comme il s’y était engagé, il veut d’abord se rendre au Machu Picchu, où il l’entraîne donc de force. Elle, son otage, couche avec lui, etc., etc., mais, tout va bien, car à la fin ils vont se marier. Une telle pestilence ne pourrait être grand public aujourd’hui, et j’en conclus, en plus du fait que les mœurs américaines de l’époque étaient infâmes, que le cinéma n’était pas un loisir familial.