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Yamatologie dans les régimes fascistes: une bibliographie

Iamatologia o Yamatologia : (di Yamato, nome di un’antica provincia del Giappone, passato poi a indicare il Giappone stesso) studio della lingua, letteratura e civiltà giapponesi.

Le présent billet suit la même méthodologie que les précédentes bibliographies thématiques de ce blog, pour une présentation de laquelle je renvoie le lecteur à ce que j’ai déjà dit (ici : L’islamologie dans les régimes fascistes).

J’ai repris de l’italien, où il est plus ou moins tombé en désuétude, le terme « yamatologie », plus euphonique à l’oreille que le d’ailleurs assez rare « japonologie » et que les languides en même temps que vagues « études japonaises ». On objectera, après avoir lu la définition italienne ci-dessus, que ce n’est pas sans raison que le terme est devenu désuet en italien puisque, étant construit sur le nom d’une province du Japon, il donne la partie pour le tout, comme on l’objecte à ceux qui parlent encore de la Hollande plutôt que des Pays-Bas et du hollandais à la place du néerlandais. À ceci l’on peut répondre que le terme « japonologie » et le nom du Japon lui-même sont peu satisfaisants dans la mesure où il s’agit d’une altération de l’original Nippon, et d’ailleurs plus communément, me semble-t-il (car j’ai suivi des cours de japonais au Lycée de Sèvres), Nihon. Le mot nippon peut avoir en français un sens quasi péjoratif, ce qui fait sans doute qu’on ne parle jamais de « nipponologie » ; on pourrait donc considérer l’emploi du néologisme « nihonologie » comme le meilleur choix possible. Mais comme Yamato est un nom que les Japonais donnaient eux-mêmes au pays dans le passé, je crois que cela répond suffisamment à l’objection.

En outre, Yamato est le nom d’une revue italienne consacrée au Japon dans l’Italie fasciste, ce qui nous ramène à notre sujet. Comme pour les précédentes bibliographies, nous n’avons pas retenu les articles de revue mais seulement les ouvrages, ne fût-ce que des brochures ou monographies, publiées à titre autonome.

Certaines entrées se trouvent déjà dans l’index Indologie et Bouddhologie dans les régimes fascistes (ici), qui recense plusieurs sources relatives au bouddhisme japonais.

Painting by Yokoyama Taikan (1868-1958), Japanese painter of the Nihonga school.

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Italie fasciste

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ALOISI Pompeo, Ars Nipponica, 1929 ; Presupposti e fattori dei successi giapponesi, 1943 (Conditions et facteurs des victoires japonaises)

Amiral. Ministre des affaires étrangères de 1932 à 1936.

APPELIUS Mario, Yu-Ri-Sàn, la pittrice di crisantemi, 1939 (Yu-Ri-San la peintre de chysanthèmes) [« roman basé sur des faits réels »] ; Cannoni e ciliegi in fiore: Il Giappone moderno, 1941 (Canons et cerisiers en fleur : le Japon moderne)

Écrivain et grand voyageur.

AURITI Giacinto, Il patto di Berlino e la politica interna del Giappone, 1940 (Le pacte de Berlin et la politique intérieure du Japon)

Ambassadeur au Japon de 1933 à 1940. Président de la revue Yamato de 1941 à 1943 (années d’existence de la revue ; directeur : Pietro Silvio Rivetta [voir ce nom]).

AVARNA DI GUALTIERI Carlo, La politica giapponese del «Nuovo Ordine», 1940 (La politique japonaise de l’« Ordre nouveau »), Roma Berlino Tokio, 1940 (Rome, Berlin, Tokyo)

Collaborateur de la revue Yamato.

BALBI Bartolomeo, Grammatica e vocabolario della lingua giapponese, 1939 (Grammaire et vocabulaire de la langue japonaise) ; Storie del vecchio Giappone, 1943 (Histoires du vieux Japon)

Japonologue.

BARBACCI Goffredo, Il nuoto giapponese, 1935 (La natation japonaise)

BARZINI Luigi, Dall’impero del Mikado all’impero dello Zar, 1935 (De l’empire du Mikado à l’empire du Tsar) ; Il Giappone in armi, 1935 (Le Japon en armes)

Écrivain. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes. Sénateur. Directeur de l’agence de presse Stefani à Salò.

BARZINI Luigi jr, Evasione in Mongolia, 1939 (Expédition en Mongolie) [La Mongolie était à l’époque un protectorat japonais.]

BASSI Ugo, Note sulle relazioni internazionali del Giappone. In appendice: Testo del Patto tripartito, 1940 (Notes sur les relations internationales du Japon, avec en appendice le texte du Pacte tripartite [entre l’Italie, l’Allemagne et le Japon])

CASTAGNA Gian Giacomo, L’ora del Giappone, 1932 (L’heure du Japon) ; Il Giappone oggi, 1934 (Le Japon aujourd’hui [texte d’une conférence à l’Institut de culture fasciste de Florence])

Général, auteur d’ouvrages de doctrine militaire.

CATALANO Michele, Civiltà italiana nel mondo. Nell’Estremo Oriente, 1939 (Civilisation italienne dans le monde : En Extrême-Orient) ; L’Era del Pacifico. I problemi dell’Estremo Oriente, contributo dell’Italia alla loro soluzione, 1939 (L’ère du Pacifique : les problèmes de l’Extrême-Orient et la contribution de l’Italie à leur solution) ; Dai Nippon: Il Grande Giappone, 1940 (Dai Nippon : Le Grand Japon) ; La donna e l’amore in Estremo Oriente, 1941 (La femme et l’amour en Extrême-Orient)

CIPOLLA Arnaldo, Per la Siberia in Cina e Giappone: racconto di viaggio, 1928 (À travers la Sibérie, en Chine et au Japon : récit de voyage); Popoli in lotta nell’estremo oriente, 1936 (Peuples en guerre dans l’Extrême-Orient)

Écrivain et grand voyageur.

COMISSO Giovanni, Cina-Giappone, 1932 (Chine-Japon)

Écrivain et grand voyageur. Occupa des fonctions officielles dans l’État libre de Fiume (D’Annunzio).

DÀULI Gian, Giappone avanza: Cina e Giappone, 1935 (Le Japon en marche : Chine et Japon)

Pseudonyme de l’écrivain Giuseppe Ugo Nalotto. Pour le présent livre et quelques autres, il a utilisé le pseudonyme Ugo Caimpenta.

DUCCI Gino, L’azione della marina giapponese nella guerra russo-giapponese, 1938 (L’action de la marine japonaise dans la guerre russo-japonaise) ; Il Pacifico, 1939 (Le Pacifique) ; Il conflitto cino-giapponese e la situazione in Estremo Oriente, 1940 (Le conflit sino-japonais et la situation en Extrême-Orient)

Amiral.

FORMICHI Carlo, Nippon: Storia del popolo giapponese, 1942 (Nippon : Histoire du peuple japonais) ; Giappone: volume dedicato all’amicizia italo-giapponese, 1942 (Japon : volume dédié à l’amitié italo-japonaise)

Orientaliste. Vice-président de l’Accademia d’Italia (institution culturelle fasciste ayant existé de 1929 à 1944). Enseignait également à l’école Santiniketan de Rabindranath Tagore en Inde.

FULCHIGNONI Enrico, Il teatro giapponese: Sette No, 1942 (Le théâtre japonais : sept nô)

Metteur en scène de théâtre, scénariste et réalisateur, essayiste.

FIUMI Lionello, Poeti giapponesi d’oggi, 1935 con Kuni Matsuo (Poètes japonais d’aujourd’hui)

Poète, essayiste et traducteur (Valéry, Supervielle…).

GALVANO Albino, L’arte dell’Asia orientale: India, Cambogia, Indocina, Giava, Turkestan e Tibet, Cina, Giappone, 1939 (L’art de l’Asie orientale : Inde, Cambodge, Indochine, Java, Turkestan et Tibet, Chine, Japon)

Peintre et historien de l’art.

GROSSO Orlando, Pittura giapponese, 1925 (Peinture japonaise) ; Storia dell’arte giapponese, 1925 (Histoire de l’art japonais)

Peintre et historien de l’art. Membre du PNF (Parti national fasciste).

JOLI INSABATO Ines, Storia della grande Asia orientale (1894-1914), 1941

Sinologue, vice-présidente de la Ligue italo-chinoise (Lega Italo-Cinese), organisation de l’État fasciste pour la promotion des relations avec la Chine.

MAGNINO Leo, I facili misteri della lingua giapponese, 1937 (Les mystères faciles de la langue japonaise) ; Liriche giapponesi, 1943 (Poètes japonais)

Japonologue.

MAGRINI Luciano, Attraverso il Giappone, 1925 (En traversant le Japon) ; In Cina e in Giappone, 1927 (En Chine et au Japon)

MAJONI Giovanni Cesare, Problemi giapponesi, 1934 (Questions japonaises)

Ambassadeur au Japon de 1930 à 1933. Nommé sénateur en 1933.

MARAINI Fosco, Gli Iku-bashui degli Ainu, 1942 (Les Ikupasui [baguettes cérémonielles] des Aïnous)

Ethnologue.

MAREGA Mario, Ko-gi-ki: Libro base dello shintoismo giapponese (Le Kojiki, livre fondamental du shintoïsme japonais), 1938 ; Il Giappone. Nei racconti e nelle leggende, 1939 (Le Japon dans ses contes et légendes)

Prêtre catholique, missionnaire au Japon.

MONCHIERO Federico, Bushidò. L’anima del Giappone, 1930 (Bushido, l’âme du Japon)

MUCCIOLI Marcello, Giappone, 1934 (Japon) [publication du Touring club italiano] ; L’impero giapponese, 1942 (L’empire japonais)

Japonologue.

PALMIERI Aurelio, La politica asiatica dei Bolscevichi. Cina – Giappone – India, 1924 (La politique asiatique des Bosheviks : Chine, Japon, Inde)

Prêtre catholique (augustin).

PAULUCCI DI CALBOLI Giacomo, Rapporti fra Italia e Giappone, 1942 (Rapports entre l’Italie et le Japon) ; Primi segni del nuovo ordine nell’Asia orientale: il Manciucuò, 1942 (Premiers signes de l’ordre nouveau en Asie orientale : le Mandchoukouo)

Ambassadeur (vice-secrétaire général de la Société des Nations à Genève de 1927 à 1932).

PESTALOZZA Carlo, Estremo Oriente ieri oggi domani, 1936 (L’Extrême-Orient hier, aujourd’hui, demain) ; Cina Giappone Russia asiatica. Sommario storico-politico, 1937 (Chine, Japon, Russie orientale : résumé historico-politique)

PETTAZZONI Raffaele, Religione e politica religiosa nel Giappone moderno, 1934 (Religion et politique religieuse dans le Japon moderne) ; La confessione dei peccati. Parte primera : Primitivi – America antica – Giappone – Cina – Brahmanesimo – Giainismo – Buddhismo, 1939 (La confession des péchés. Première partie : peuples animistes, Amérique précolombienne, Japon, Chine, brahmanisme, jaïnisme, bouddhisme)

Important historien des religions.

RIVETTA DI SOLONGHELLO Pietro Silvio, La pittura moderna giapponese, 1930 (La peinture moderne japonaise) ; Momotaro – Fiabe giapponesi come sono narrate ai bimbi del Giappone, 1940 (Momotaro : fables japonaises, comme elles sont racontées aux enfants du Japon) ; Il paese dell’eroica felicità. Usi e costumi giapponesi, 1941 (Le pays de la félicité héroïque : us et coutumes du Japon) ; Nihongo no tebiki: avviamento facile alla difficile lingua nipponica, 1943 (Introduction simple à la difficile langue japonaise) ; Kanji ye no dai ippo: ideogrammi per il primo corso di giapponese, 1943 (Idéogrammes pour le premier cours de japonais) ; Nippongo gaikan: Tavole sinottiche della lingua nipponica, 1943 (Tableaux synoptiques de la langue japonaise)

Écrivain et réalisateur de films. Professeur universitaire de japonais. Directeur de la revue mensuelle Yamato, organe de la Société des amis du Japon fondée en 1941.

ROVIDA Gino, La donna, il matrimonio e l’adulterio in Giappone, 1927 (La femme, le mariage et l’adultère au Japon) ; Nei campi elisi del Giappone: Miti, riti e leggende, 1929 (Dans les champs élyséens du Japon : Mythes, rites et légendes)

SANGIORGI Giorgio Maria, L’imperialismo giapponese, 1932 (L’impérialisme japonais)

SCALISE Guglielmo, Dizionario italiano-giapponese con una appendice dei termini militari, 1940 (Dictionnaire italo-japonais, avec un appendice des termes militaires) ; Grammatica giapponese della lingua parlata, 1942 (Grammaire du japonais parlé) ; Il Giappone guerriero, 1942 (Le Japon guerrier) ; Giappone eroico, 1944 Venezia (Japon héroïque) ; Yamato Damasii, lo spirito del Giappone, 1944 Venezia (Yamato-Damashii, l’esprit du Japon)

Général. Attaché militaire à l’ambassade d’Italie au Japon de 1934 à 1939. Japonologue.

SIMONI Renato, Cina e Giappone, 1942 (Chine et Japon)

Écrivain et poète. Auteur avec Giuseppe Adami du livret de Turandot de Puccini, terminé par Franco Alfano ; le livret de cet opéra décrit une Chine médiévale imaginaire.

STRAMIGIOLI Giuliana, Il Giappone, 1940 (Le Japon)

Japonologue. Après la guerre, fait connaître le cinéma italien au Japon et le cinéma japonais en Italie avec la société Italifilm.

TOMASELLI Cesco, Ecco il Giappone, 1935 (Voilà le Japon)

Écrivain.

TRONI Armando, Storia del Giappone, 1942 (Histoire du Japon) ; Il Giappone nella guerra d’oggi, 1942 (Le Japon dans la guerre d’aujourd’hui)

TUCCI Giuseppe, Il Buscidô, 1942 (Le Bushidô [« la voie du guerrier », code des samouraïs]) ; Il Giappone, tradizione storica e tradizione artistica, 1943 (Le Japon, tradition historique et tradition artistique), 1943

« Le plus grand explorateur et orientaliste du régime fasciste ». Membre de l’Accademia d’Italia. Fondateur en 1934 de l’Institut italien pour le Proche et Extrême-Orient (Istituto italiano per il medio ed estremo Oriente, IsMEO).

UBERTI Ubaldo degli, Nei mari dell’Estremo Oriente: La guerra navale russo-giapponese 1904-1905, 1933 (Dans les mers de l’Extrême-Orient : la guerre navale russo-japonaise)

Amiral.

ZINGARELLI Italo, Vicino e lontano Oriente: Turchia Siria Libano Cina Giappone, 1940 (Proche et lointain Orient : Turquie, Syrie, Liban, Chine, Japon [une publication de l’Institut des études de politique internationale)

ZOLI Corrado, L’ultimo conflitto cino-giapponese, 1940 (Le dernier conflit sino-japonais)

Géographe et diplomate. Gouverneur de la colonie italienne d’Oltregiuba de 1924 à 1926 et de l’Érithrée de 1928 à 1930. Président de la Société italienne de géographie.

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Troisième Reich allemand

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ABEGG Lily, Yamato. Der Sendungsglaube des japanischen Volkes, 1936 Frankfurt am M. (Yamato : La foi du peuple japonais en sa vocation)

Journaliste suisse, correspondante du Frankfurter Zeitung en Extrême-Orient de 1936 à 1943.

ARAKI Mitsutarô, Währungsreformprobleme in Mandschukuo und China, 1936 (Les questions de la réforme monétaire au Mandchoukouo et en Chine)

Économiste japonais. Directeur du Japaninstitut à Berlin (1938-39) puis à Tokyo.

BECKH Rolf, Das japanische Volk unter besonderer Berücksichtigung seiner Stellung zum Christentum, 1937 Ludendorffs Verlag (Le peuple japonais, considéré en particulier dans sa position par rapport au christianisme)

BENL Oscar, Das künstleriche Ideal Seami’s, 1943 Diss. (L’idéal artistique de Zeami [dramatruge japonais, théoricien du nô]) ; Flüchtiges Leben: Moderne japanische Erzählungen, 1942 (Vie fugace : contes du Japon moderne [adaptation par Oscar B.])

BETHGE Hans, Japanischer Frühling. Nachdichtungen japanischer Lyrik, 1936 (Printemps japonais : adaptation de poésies japonaises)

Poète, auteur de plusieurs adaptations allemandes de poésie orientale (Perse, Chine, Japon…)

BODINUS Fritz, Japans Schatten über Deutschland, 1933 (L’ombre du Japon sur l’Allemagne) ; Morgendämmerung? Das Gesicht Japans im Lichte der Offenbarung des Johannes und des Geheimdokuments des Grafen Tanaka, 1934 (Crépuscule des dieux ? Le vrai visage du Japon à la lumière de l’Apocalypse de S. Jean et du document secret du comte Tanaka) ; Der Vormarsch Japans: Die kommenden Ereignisse im Lichte der Offenbarung, 1934 (L’avancée du Japon : Les événements à venir à la lumière de l’Apocalypse)

BOHNER Hermann, Legenden aus der Frühzeit des japanischen Buddhismus, 1934-35 2 Bd. (Légendes des premiers temps du bouddhisme japonais, 2 vol.) ; Shôtoku Taishi, 1940 [histoire du prince semi-légendaire] Shôtoku T.]

Japonologue. Traducteur d’œuvres classiques japonaises, notamment de théâtre nô.

BÖX Arno, Das japanische Familiensystem, 1941 (Le système familial au Japon) [une publication du Japaninstitut]

BROSIUS Hans, Fernost formt seine neue Gestalt, 1936 (L’Extrême-Orient se réforme)

BUSCH Fritz Otto, Die japanische Kriegsmarine. Schiffslisten: Dr. Gerhard Ramlow, 1942 (La marine de guerre japonaise, avec la liste des navires par le Dr. Ramlow)

Historien de la marine et de la navigation.

BUSCHAN Georg, Kulturgeschichte Japans, 1938 (Histoire culturelle du Japon)

Ethnologue autrichien.

CORAZZA Heinz, Japan: Wunder des Schwertes, 1935 (Japon : Merveilles de l’épée) ; Die Samurai, Ritter des Reiches in Ehre und Treue, 1943 (Les samouraïs, chevaliers de l’empire en honneur et fidélité) [une publication du Nsdap ; il existe de cet ouvrage une traduction française]

CRÄMER Anneliese, Die Beziehungen zwischen England und Japan von 1894 bis 1902, 1935 (Les relations entre l’Angleterre et le Japon de 1894 à 1902)

CREDNER Wilhelm, Japan und die Vereinigten Staaten im pazifischen Raum, 1940 (Le Japon et les États-Unis dans l’espace Pacifique)

Géographe, spécialiste de géographie économique.

DIRKSEN Herbert v., Freundesland im Osten. ein Nipponbuch in Bildern, 1944 (Un pays ami en Orient : Images du Japon)

Ambassadeur (Tokyo 1933-1938).

DOEMMING Hugo Wilhelm v., Was will Japan? 1934 (Que veut le Japon ?)

Représentant du Deutsche Pressebüro à Tokyo.

DONAT Walter, Der Heldenbegriff im Schrifttum der älteren japanischen Geschichte, 1938 (Le concept de héros dans les anciens écrits historiques du Japon) ; Das Reich und Japan. Gesammelte Beiträge, 1943 (Le Reich et le Japon : un recueil d’articles)

Japonologue. Directeur allemand du Japanisch-Deutsche Kulturinstitut à Tokyo. Nsdap.

DUMOULIN Heinrich, Kamo Mabuchi. Ein Beitrag zur japanischen Religions- und Geistesgeschichte, Tokio 1943 (Kamo no Mabuchi [poète et philologue japonais] : contribution à l’histoire religieuse et spirituelle du Japon) [une monographie des Monumenta Nipponica]

Père jésuite. Un précurseur de l’étude du bouddhisme zen en Occident.

EICKSTEDT Egon v., Rassendynamik von Ostasien. China und Japan, Tai und Kmer von der Urzeit bis heute, 1944 (Dynamique raciale de l’Extrême-Orient : Chine et Japon, Thaïs et Khmers, de la préhistoire à nos jours)

Anthropologue. Nsdap.

FANCK Arnold, Kaiserbauten in Fernost, 1938 (Édifices impériaux en Extrême-Orient) ; Winterreise durch Südmandschurien, 1938 (Voyage d’hiver à travers la Mandchourie du sud) ; Reis und Holz im Lande des Mikado, 1940 (Riz et bois au pays du Mikado) ; Frühling in Japan, 1941 (Printemps au Japon) ; Japans heiliger Vulkan, 1941 (Le volcan sacré du Japon) ; Bilder von Japans Küsten, 1944 (Images des côtes du Japon)

Ces titres sont ceux de films documentaires de court-métrage. Arnold Fanck est également le réalisateur du long-métrage de fiction Die Tochter des Samurai, 1937 (La fille du samouraï).

FETZER Fritz, Ölpolitik der Großmächte. Unter kriegswirtschaftlichen Gesichtspunkten. Das japanische Beispiel, 1935 (La politique pétrolière des grandes puissances du point de vue de l’économie de guerre : l’exemple du Japon) [une publication de l’Institut pour l’étude de l’économie de guerre]

FISCHER Otto, Kunst des fernen Ostens : Landschaften, Blumen, Tiere, 1936 (L’art de l’Extrême-Orient. Paysages, fleurs, animaux [avec des reproductions de maîtres chinois et japonais]) ; Wanderfahrten eines Kunstfreundes in China und Japan, 1939 (Voyage d’un ami des arts en Chine et au Japon) ; Zen und die Kultur Japans / Daisetz Teitaro Suzuki, 1941 (Le zen et la culture du Japon, par D. T. Suzuki, adapté et présenté par Otto F.)

Historien de l’art.

FLORENZ Karl, The Manyosu, Buch V, avec Jan Lodewijk Pierson jr. (voir ce nom)

Pionnier de la japonologie allemande (†1939). Signataire de la Déclaration des professeurs allemands en faveur d’Adolf Hitler (Bekenntnis der Professoren an den deutschen Universitäten und Hochschulen zu Adolf Hitler und dem nationalsozialistischen Staat) en 1933.

FOCHLER-HAUKE Gustav, Der Ferne Osten. Macht- und Wirtschaftskampf in Ostasien, 1936 (L’Extrême-Orient : lutte pour le pouvoir et guerre économique en Asie de l’Est) ; Die Mandschurei. Eine geographisch-geopolitische Landeskunde, 1941 (La Mandchourie : géographie et géopolitique)

Géographe. Nsdap. Secrétaire général de la Deutsche Akademie de 1937 à 1941.

FOERSTER Richard, Bushi No Katana. Beiträge zur Geschichte des japanisch-britisch-amerikanischen Krieges in Ostasien, 1944 (Contributions à l’histoire de la guerre nippo-anglo-américaine en Extrême-Orient)

Amiral. Président du Japaninstitut et de la Deutsch-Japanische Gesellschaft à Berlin de 1937 à 1945.

FUNDER Walther, Wird die Welt japanische? 1936 (Le monde devient-il japonais ?)

FÜRHOLZER Edmund, Freundesland im Osten. Ein Nipponbuch in Bildern, 1943 (Un pays ami à l’Est : le Japon en images)

GLASENAPP Helmuth v., Der Buddhismus in Indien und im Fernen Osten. Schicksale und Lebensformen einer Erlösungsreligion, 1936 (Le Bouddhisme en Inde et en Extrême-Orient : destins et formes d’une religion du salut)

Titulaire de la chaire d’indologie à Königsberg de 1928 à 1944.

GRIX Arthur Ernst, Japans Sport in Bild und Wort, 1937 (Le sport japonais en images et paroles) ; Tschikara. Die Rache der siebenundvierzig Samurai. Nach einem japanischen Heldenepos, 1941 (Tschikara, la vengeance des 47 samouraïs, d’après une épopée japonaise)

Journaliste (en particulier sportif).

GUNDERT Wilhelm, Der japanische Nationalcharakter, 1934 (Le caractère national japonais) ; Japanische Religionsgeschichte, 1935 (Histoire des religions japonaises) ; Das geistige Erbe Japans, 1942 (L’héritage spirituel du Japon)

Orientaliste, spécialiste de littérature chinoise et japonaise. Recteur de l’Université de Hambourg 1938-41. Nsdap.

HAMMITZSCH Horst, Hirata Atsutane: Ein geistiger Kämpfer Japans, 1936 (Hirata Atsutane [théologien shintoïste de la première moitié du 19e siècle ayant inspiré le mouvement nationaliste], un combattant spirituel du Japon) ; Yamato-Hime no Mikoto Seiki: Bericht über den Erdenwandel Ihrer Hoheit der Prinzessin Yamato. Eine Quelle zur Frühgeschichte der Shintô-Religion übersetzt und erklärt, 1937 Diss. (Récit de la vie terrestre de la princesse Yamato : une source sur les débuts de l’histoire du Shintô, traduite et présentée par Horst H.) ; Shûyôdan: Die Erneuerungsbewegung des gegenwärtigen Japans, 1939 (Le mouvement pour le renouveau du Japon contemporain) ; Sangyô-Hôkoku: Die japanische Arbeitsfront, 1941 (Le front du travail japonais)

Japonologue. Nsdap.

HAUNHORST Hans Anna, Das Lächeln Japans, 1936 (Le sourire du Japon)

Ancien diplomate (1909-1913).

HAUSHOFER Karl, Japans Werdegang als Weltmacht und Empire, 1933 (L’accession du Japon au statut de grande puissance et d’empire) ; Mutsuhito – Kaiser von Japan, 1934 (Mutsuhito empereur du Japon [empereur Meiji]) ; Deutsche Kulturpolitik im indopazifischen Raum, 1939 (La politique culturelle de l’Allemagne dans l’espace indo-pacifique) ; Japan baut sein Reich, 1941 (Le Japon bâtit son empire)

Un des représentants les plus connus de la géopolitique.

HERRIGEL Eugen, article Die ritterliche Kunst des Bogenschießiens, dans Nippon. Zeitschfrit für Japanologie, 1936 (L’art chevaleresque du tir à l’arc)

Philosophe, connaisseur du zen et du tir à l’arc japonais (kyûdô). Nsdap. La version étendue de cet article de 1936 n’est autre que l’essai de 1948 très connu Zen in der Kunst des Bogenschießens (Le zen dans l’art du tir à l’arc), traduit dans de nombreuses langues.

ISHIMARU Tôda, Chiang Kai-shek ist groß, 1937 (Chiang Kaï-Shek est grand) [ouvrage appréciatif du rôle du leader du Kuomintang dans les relations sino-japonaises]

Officier de marine japonais. Est également l’auteur de livres traduits en anglais : Japan Must Fight Britain (1936) et The Next World War (1937).

ITALIAANDER Rolf, Banzai!: Japanische Heldengeschichten aus alter und neuer Zeit, 1939 (Banzaï ! Histoires héroïques du Japon passé et présent)

Ethnologue et écrivain.

JENZOWSKI Siegfried, Die chinesisch-japanischen Boykottfälle als völkerrechtliches Problem, 1939 (Le cas des boycotts sino-japonais du point de vue du droit international)

JOHANN Alfred Ernst, Generäle, Geishas und Gedichte: Fahrten und Erlebnisse in Japan, 1937 (Généraux, geishas et poèmes : choses vécues au Japon)

JUNYU Kitayama, Metaphysik des Buddhismus, 1934 (Métaphysique du bouddhisme) ; West-Östliche Begegnung. Japans Kultur und Tradition, 1941 (Rencontre de l’Extrême-Orient : la culture et la tradition du Japon) ; Heiligung des Staates und Verklärung des Menschen. Buddhismus und Japan, 1943 (Sanctification de l’État et transfiguration de l’homme : le bouddhisme et le Japon) ; Der Geist des japanischen Rittertums, 1943 (L’esprit de la chevalerie japonaise)

Intellectuel japonais établi dans le Troisième Reich, auteur de traités en allemand.

KAUFFMANN Fritz Alexander, Die Woge des Hokusai. Eine Bildbetrachtung, 1938 (La vague d’Hokusaï : réflexions sur une image)

Écrivain.

KLINGHAMMER Helmut, Die Hirota-Doktrine, 1935 (La doctrine Hirota [du nom du ministre japonais des affaires étrangères)

KOELLREUTTER Otto, Das politische Gesicht Japans, 1940 (La politique au Japon) ; Japaner, 1943 (Les Japonais) ; Die politische Entwicklung des heutigen Japan, 1944 (Le développement politique du Japon contemporain) ; Tennoismus und politische Führung in Japan, 1944 (Tennoïsme [vénération de l’empereur] et direction politique au Japon)

Juriste et philosophe du droit, notamment versé dans les questions de droit constitutionnel. Nsdap.

KRESSLER Oscar, Kultur der orientalischen Völker, 1936 (Culture des peuples orientaux) avec Willibald Kirfel, Erich Schmitt et al. [sections sur les religions indiennes et le bouddhisme]

Japonologue.

KÜMMEL Otto, Die Gegenwartsaufgaben der Japanologie, 1937 (Les tâches actuelles de la japonologie) ; Meisterwerke japanischer Landschaftskunst, 1939 (Chefs-d’œuvre de la peinture paysagiste japonaise)

Historien de l’art. Éditeur de la revue scientifique Ostasiatische Zeitschrift. Beiträge zur Kenntnis der Kunst und Kultur des Fernen Osten. Nsdap.

KUNZE Richard, Praktisches Zeichenlexikon Chinesisch–Deutsch–Japanisch : 6000 Zeichen etymologisch erklärt mit neuem praktischen Schlüssel, 1938 Nagoya-Schanghai-Leipzig (Glossaire pratique chinois-allemand-japonais : 6.000 idéogrammes avec leur étymologie et une nouvelle clé pratique)

Professeur à Nagoya au Japon.

KURTH Julius, Japanische Lyrik, 1943 (Poésie japonaise [traductions et présentation])

Pasteur protestant. Historien de l’art, spécialiste de la gravure sur bois chinoise et japonaise.

LAJTHA Edgar, Japan – Gestern Heute Morgen – Erlebnis einer Reise ; 1936 (Le Japon, hier, aujourd’hui, demain : récit de voyage)

LOHE Werner A., Japan. Sonne Asiens. Wetterleuchten am Pazifik, 1940 (Le Japon, soleil de l’Asie, phare du Pacifique)

LUFFT Hermann, Japans strategische Stellung, 1940 (La situation stratégique du Japon)

LÜTH Paul, Frühling, Schwerter, Frauen. Umdichtungen japanischer Lyrik mit einer Einführung in Geist und Geschichte der japanischen Literatur, 1942 (Printemps, sabres et femmes : adaptation de poésie japonaise, avec une introduction à l’esprit et à l’histoire de la littérature japonaise) ; Die japanische Philosophie. Versuch einer Gesamtdarstellung unter Berücksichtigung der Anfänge in Mythus und Religion, 1944 (La philosophie japonaise : essai de présentation d’ensemble à la lumière de ses commencements dans le mythe et la religion)

Écrivain et essayiste politique, essentiellement après-guerre (anticommuniste).

LÜTZOW Friedrich, Die heutige Seekriegsführung – Japan schlägt los, 1942 (La guerre navale contemporaine : le Japon à l’attaque)

Vice-amiral et écrivain militaire.

MEIER Johannes F. E., Die japanische Sphinx: ein Beitrag zum Verständnis des Landes und seiner Bewohner, 1936 (Le sphinx japonais : contribution à la compréhension du pays et de ses habitants)

MEIßNER Kurt, Grundlagen der nationalen Erziehung in Japan, 1934 (Les fondements de l’éducation nationale au Japon) ; Deutsche in Japan, 1639-1939, 1939 (Les Allemands au Japon : 1639-1939) ; Der Shintoismus als Quelle des japanischen Volkscharakters und Nationalgeistes, 1939 (Le shintoïsme comme source du caractère national japonais)

Japonologue. Auteur en 1927 d’une grammaire japonaise qui connut plusieurs rééditions. Président de la Société d’études naturelles et ethnologiques de l’Asie orientale (Gesellschaft für Natur und Völkerkunde Ostasiens).

MENZ Gerhard, Der Kampf um Nordchina, 1936 (Le combat pour la Chine du Nord)

MOßDORF Otto, Der Krieg in Fernost. Der japanisch-chinesische Konflikt, 1941 (La guerre en Extrême-Orient : Le conflit sino-japonais) ; Groß-Ostasien: Japan im Kriege erlebt, 1943 (La Grande Asie : Japon vécu pendant la guerre)

Officier.

NABERFELD Emil, Grundriss der japanischen Geschichte, 1940 (Introduction à l’histoire du Japon)

NIEDERSTRAß Gerhard, Nippon: Das Land der aufgehenden Sonne, 1942 Dokumentarfilm (Nippon : le pays du soleil levant) [film documentaire de long métrage]

NOHARA Wilhelm Komakichi v., Das wahre Gesicht Japans, 1935 (Le vrai visage du Japon) ; Das ,,Gelbe Gefahr’’, 1936 (Le « péril jaune »)

Écrivain germano-japonais.

OEHLKE Waldemar, Seele Ostasiens: Chinesisch-japanischer Zitatenschatz, 1941 (L’âme de l’Extrême-Orient : proverbes sino-japonais)

Historien de la littérature.

OESER Hans Ludwig, Japan. Tradition und Gegenwart. Erzählungen und Gedichte, 1942 (Japon, tradition et contemporanéité, contes et poèmes)

OSTWALD Paul, Deutschland und Japan. Die Freundschaft zweier Völker, 1941 (L’Allemagne et le Japon : l’amitié de deux peuples)

PAGEL Erich, Die Lautformen der Sanskritwörter und Sanskritnamen im Japanischen, 1939 (La prononciation des mots et des noms sanskrits en japonais)

Japonologue, collaborateur du journal Nippon. Zeitschrift für Japanologie.

PIPER Maria, Das japanische Theater: Ein Spiegel des Volkes, 1937 (Le théâtre japonais : un miroir du peuple)

PIPPON Toni, Japans Reichsentwicklung von Jimmu Tenno bis zum Kamakura-Shogunat. Ein Beitrag zur Reichsidee und zur politischen Geschichte, 1937 (Le développement impérial depuis Jimmu [fondateur mythique du Japon] jusqu’au shogunat de Kamakura : contribution à l’idée impériale et à l’histoire politique)

Japonologue.

RAMMING Martin, Katalog der Ausstellung alter japanischer Karten und Pläne, 1934 (Catalogue de l’exposition des anciens plans et cartes du Japon) [Japaninstitut, Berlin] ; Japan-Handbuch. Nachschlagewerk der Japankunde, 1940 (Manuel du Japon : Guide des études japonaises)

Japonologue. Président du Japaninstitut et cofondateur de la Deutsch-Japanische Gesellschaft.

ROSENKRANZ Gerhard, Fernost – wohin? Begegnungen mit den Religionen Chinas und Japans im Umbruch der Gegenwart, 1940 (Où va l’Extrême-Orient ? Rencontres avec les religions de Chine et du Japon dans les bouleversements du temps présent) ; Der Weg der Götter (Shintô). Gehalt und Gestalt der japanischen Nationalreligion, 1944 (La voie des dieux : Shintô, présentation de la religion nationale du Japon)

Pasteur protestant.

ROTTAUSCHER Anna v., Ihr gelben Chrysanthemen! Japanische Lebensweisheit. Haiku, 1939 (Ô chrysanthèmes jaunes ! Sagesse du Japon : haïkus [adaptation]) ; Ritter, Dichter, Frauen, Schelme: Ein Querschnitt durch die japanische Vergangenheit, 1943 (Chevaliers, poètes, femmes et coquins : une vue transversale du passé japonais)

Sinologue et japonologue autrichienne.

RÜGER Bruno, Das Go-Spiel, 1937/38, 4 Bd., unter mithilfe von Dr. Eduard Nonnenmacher (Le jeu de go, 4 vol.)

Joueur de go international, éditeur du journal Deutsche Go-Zeitung.

RUMPF Fritz, Volksmärchen aus Japan, 1938 (Contes populaires du Japon) ; Japanische Volksmärchen, 1938 (Contes japonais)

Japonologue. Collaborateur du Japaninstitut à Berlin.

SAKIMURA S., Die Neuordnung der japanischen Wirtschaft, NS-Gauverlag Weser-Elms, 1942 (La refonte de l’économie japonaise [une publication du Nsdap de Basse-Saxe] : « refonte » dans le sens de l’Ordre nouveau [Neuordnung])

Économiste japonais.

SCHARSCHMIDT Clemens, Die wichtigsten chinesischen Zeichen im Japanischen. Ein praktisches Lehr- und Lernbuch, 1938 (Les principaux caractères chinois [kanji] employés en japonais : guide pratique) ; Japan, 1942 (Le Japon) ; Ostasien Bd. 1, 1943 (L’Asie de l’Est)

SCHENKE Wolf, Kampfplatz Ostasien. Politik und Soldaten an den Ufern des Gelben Meeres, 1937 (Le champ de bataille de l’Extrême-Orient : politique et soldats sur les rives de la mer Jaune) ; Reise an der gelben Front : Beobachtungen eines deutschen Kriegsberichterstatters in China, 1940 (Sur le front jaune : témoignage d’un correspondant de guerre allemand en Chine)

Reporter. Nsdap.

SCHINZINGER Robert, Japanische Philosophie, 1942 (Philosophie japonaise)

SCHNEIDER-KYNAST Oskar, Drei Mächte Pakt, Berlin-Rom-Tokio, 1940 (Le Pacte tripartite Berlin-Rome-Tokyo)

SCHÜFFNER Rudolf, Die Fünferschaft als Grundlage des Staats- und Gemeindeverwaltung und des sozialen Friedens in Japan, 1938 (La « quinte » [ensemble de cinq foyers], principe de l’administration communale et étatique ainsi que de la paix sociale au Japon)

SCHULTZE Ernst, Japan als Weltindustriemacht, 1935 2 Bd. (Le Japon, puissance industrielle mondiale, 2 vol.) ; Die weiße und die gelbe Gefahr: Japans gewaltsame Erschließung u. wirtschaftliche Entwicklung, 1935 (Le péril jaune et le péril blanc : La mise en valeur et le développement économique prodigieux du Japon)

Économiste et sociologue. Signataire de la Déclaration des professeurs allemands en faveur d’Adolf Hitler en 1933.

SCHULZE Reinhold, Ein Jahr für die deutsch-japanische Zusammenarbeit, 1938 (Une année pour la collaboration germano-japonaise)

Attaché culturel à l’ambassade d’Allemagne au Japon.

SCHWALBE Hans, Über japanisches Naturgefühl, 1943 (Sur le sentiment de la nature au Japon)

SCHWIND Martin, Kleiner Atlas von Japan, 1939 (Petit atlas du Japon) ; Japanische Raumnot und Kolonisation, 1940 (Surpopulation et colonisation japonaises) ; Die Gestaltung Karafutos zum japanischen Raum, 1942 (L’intégration de Karafuto [Sakhaline] dans l’espace japonais)

Géographe.

SECKEL Dietrich, Der Ursprung des Torii, 1942 mit Otto Karow (L’origine du tori) ; Kariteimo. Die ,,Buddhistische Madonna’’ in der japanischen Kunst, 1943 (Kariteimo : la « Madonne bouddhiste » dans l’art japonais)

Historien de l’art. Pionnier de l’histoire de l’art extrême-oriental en Allemagne.

SEIZÔ Kimase, Mitsuru Tôyama kämpft für Großasien, 1941 (Mitsuru Tôyama [fondateur de la Société Genyosha et la Société du dragon noir, sociétés secrètes ultranationalistes] combat pour la Grande Asie)

SIEBURG Friedrich, Die stählerne Blume. Eine Reise nach Japan, 1939 (La fleur d’acier : un voyage au Japon)

Écrivain.

SIEMERS Bruno, Japans Eingliederung in den Welthandelsverkehr 1855–1869, 1937 (L’insertion du Japon dans les circuits du commerce international : 1855-1869) ; Japans aufstieg, 1868-1880, 1938 (L’ascension du Japon : 1868-1880) ; Japans Kampf gegen den USA-Imperialismus: Ein Abriss der japanisch-usamerikanischen Beziehungen 1854-1942, 1943 (Le combat du Japon contre l’impérialisme nord-américain : introduction aux relations nippo-américaines de 1854 à 1942)

SORGE Wolfgang, Krieg entbrennt am Pazifik. Japanisch-Chinäsischer Krieg, 1934 (La guerre éclate dans le Pacifique : le conflit sino-japonais) ; Erlebtes Mandschukuo. Die Jugend eines altneuen Kaiserreiches, 1938 (Mandchoukouo vécu : La jeunesse d’un vieux-nouvel empire)

Journaliste et essayiste.

SPEISER Werner, Kunst Ostasiens, zwei Essays: Vom Wesen der japanischen Kultur / Vom Wesen der chinesischen Kunst, 1943 (L’art de l’Extrême-Orient, deux essais : l’essence de la culture japonaise et l’essence de l’art chinois) ; Japanische Tuschmalerei, 1944 (L’estampe à l’encre au Japon)

Historien de l’art.

SPRANGER Eduard, Kulturprobleme im gegenwärtigen Japan und Deutschland, 1938 (Problèmes culturels de l’Allemagne et du Japon contemporains) ; Japanische Kulturfragen, 1938 (Questions culturelles du Japon)

Philosophe (élève de Dilthey).

STEEN Hans, Helden unter dem Sonnenbanner. Von Hawaii bis Singapur, 1943 (Héros sous la bannière du soleil levant : de Hawaï à Singapour)

STOß Alfred, Der Kampf zwischen Juda und Japan: Japan als Vorkämpfer freier Volkswirtschaft, Ludendorffs Verlag, 1934 (Le combat entre Juda et le Japon : Le Japon, pionnier d’une économie nationale libre) ; Die Wahrheit über Shanghai. Der Angriff der Weltleitung gegen das letzte freie Volk: Japan, 1935 (La vérité sur Shanghaï : l’attaque du gouvernement mondial contre le dernier peuple libre, le Japon)

STOYE Johannes, Japan: Gefahr oder Vorbild? 1936 (Le Japon, danger ou modèle ?) ; Japan an der Wende, 1943 (Le Japon à la croisée des chemins)

THAYER Alexander v., (apparemment pseudonyme de « W. von Thayenthal »), Die Familie der 100 Millionen. Japan gestern und heute, 1943 (La famille de cent millions de personnes : le Japon hier et aujourd’hui)

TJADENS Herbert, Japanische Legende, 1944 (Légende japonaise)

Écrivain et scénariste de films.

TOMOEDA Takahiko, Japan und Deutschland: Geschichtlicher Rückblick auf ihre kulturellen Verbindungen, 1938 (Le Japon et l’Allemagne : histoire de leurs relations culturelles)

Philosophe japonais. Directeur du Japaninstitut à Berlin de 1934 à 1937.

TRAUTZ Friedrich Max, Der Große Stûpa auf dem Kôyasan, 1934 (Le grand stupa du Mont Kôya) ; Von der Bodenständigkeit des japanischen Geistes, 1937 (Sur le caractère autochtone de l’esprit japonais) ; Bibliographischer Alt-Japan-Katalog, 1542-1853, 1940 (Catalogue bibliographique du Japon ancien, 1542-1853)

Japonologue. Membre fondateur du Japaninstitut à Berlin.

TSUZUMI Tsuneyoshi, Japan, das Götterland, 1936 (Japon, le pays des dieux) ; Einführung in das Verständnis der japanischen Kultur, 1938 (Introduction à la culture japonaise)

Germaniste japonais. Collaborateur du Japaninstitut à Berlin. Les deux œuvres citées sont en original allemand.

UEBERSCHAAR Hans, Basho (1644–1694) und sein Tagebuch ,,Ok uno hosomi’’, 1935 (Bashô et son journal intime) ;  Die deutsch-japanischen Kulturbeziehungen der jüngsten Vergangenheit und Gegenwart, 1937 (Les relations culturelles germano-japonaises dans le passé récent et le présent)

Japonologue. Nsdap.

URACH Albrecht v., Ostasien: Kampf um das kommende Großreich, 1940 (Extrême-Orient : Le combat pour le grand empire à venir) ; Das Geheimnis japanischer Kraft, 1942 (Le secret de la puissance japonaise)

Journaliste et écrivain. Nsdap : membre du bureau de presse du parti pour l’Extrême-Orient.

WEISING Hellmut, Das japanische Preiswunder: Ziel und Ethik einer Planwirtschaft, 1936 (Le miracle des prix japonais : But et éthique d’une économie planifiée) ; Japan im deutschen Fernosthandel, Verlag der Deutsche Arbeitsfront (DAF), 1938 (Le Japon dans le commerce Extrême-oriental de l’Allemagne), 1938 [une publication du Front allemand du travail]

WENCK Günther, Die japanischen Minister als politische Führung, 1940 (Les ministres en tant que direction politique au Japon)

Japonologue (surtout après-guerre : doctorat obtenu en 1940).

WÜST Walter, Japan und wir, 1942 (Le Japon et nous)

Sanskritiste. Nsdap. Président, à côté d’Heinrich Himmler, de l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe.

ZISCHKA Anton, Japan in der Welt. Die japanische Expansion seit 1854, 1936 (Le Japon dans le monde : l’expansion japonaise depuis 1854)

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Autres nationalités

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DAYE Pierre, Le Japon et son destin, 1928

Écrivain belge francophone. Rexiste : premier chef de groupe rexiste à la Chambre. Pendant la guerre, écrit pour Le Nouveau Journal collaborationniste. Réfugié en Argentine après-guerre.

FABIUS Jan, Dai Nippon, 1940

Officier néerlandais. Correspondant du Het Vaderland et du journal allemand Berliner Tageblatt au Japon de 1933 à 1939. Après la guerre, membre du Comité national pour le maintien de l’empire (Nationaal Comité tot Handhaving der Rijkseenheid) qui s’opposait à la décolonisation des Indes néerlandaises (Indonésie).

HINO Iwao, Stray Notes on Nippon-Malaisian Historical Connections, 1944 Kuala Lumpur (Notes relatives aux connections historiques entre le Japon et la Malaisie)

Livre en anglais publié en Malaisie.

MASEY Edward Cory de la Roche, Is It Necessary? 1936 (Est-ce nécessaire ? [brochure dans laquelle l’auteur critique la politique commerciale de l’Australie et préconise une alliance avec le Japon])

Australien, membre de l’Australia First Movement (mouvement accusé de collaboration avec le Japon pendant la guerre).

PIERSON jr., Jan Lodewijk, Dictionnaire de kanji, 1926 ; The Manyosu, 1928 ; Japan als wachter der Beschaving, 1932 (Le Japon comme gardien de la civilisation)

Japanologue et poète néerlandais, membre du Nationaal-Socialistische Beweging (NSB), ami de Mussolini.

REA George Bronson, Presenting Japan’s side of the case, Shanghai 1931 (Une présentation du point de vue du Japon [dans la guerre sino-japonaise en Mandchourie]) ; The independence of Manchoukuo, 1933 (L’indépendance du Mandchoukouo) ; The Case for Manchoukuo, 1935 (En défense du Mandchoukouo)

Sinologue américain dont les ouvrages cités défendent le point de vue japonais dans la guerre sino-japonaise en Mandchourie.

TOWNSEND Ralph, Ways that are Dark: The Truth about China, 1934 (Des voies ténébreuses : la vérité au sujet de la Chine) ; Asia Answers, 1936 (L’Asie répond)

Diplomate américain. En 1942 il plaida coupable d’activités pro-japonaises. Dans ses livres, il défendit le point de vue selon lequel le Japon conduisait « le combat de l’homme blanc » contre le nationalisme chinois.

VAN HEUTSZ Johan Bastiaan, De klap op de vuurpijl!, 1943 (La cerise sur le gâteau !) [dans lequel est préconisée la collaboration des Pays-Bas avec le Japon aux Indes néerlandaises]

Fils du gouverneur général des Indes néerlandaises Jo van Heutsz. Médecin dans la division SS Wiking.

WALLENIUS Kurt Martti, Japani marssii, 1938, (suéd. Japan marscherar) (Le Japon en marche) [un témoignage personnel sur la guerre entre la Chine et le Japon]

Général finlandais. Secrétaire général du mouvement politique fasciste (ou fascistoïde) Lapuanliike (Mouvement de Lapua). Participa à la guerre d’hiver contre la Russie soviétique.

WALSH Tom, The Sino-Japanese Conflict, 1938 (Le conflit sino-japonais)

Syndicaliste australien, époux de la suffragette et co-fondatrice à la fois du parti communiste australien puis de l’Australia First Movement. Membre de la New Guard, mouvement fasciste (1931-35).

WILLAMOWITZ-MOELLENDORFF Fanny v., Boken om té, 1921 (Le livre du thé) [traduction suédoise de l’ouvrage du philosophe japonais Kazuzo Okakura (†1913)]

Femme de lettres suédoise. Sœur de Carin Görin, première femme d’Hermann Göring. National-socialiste convaincue.

La “Grande Bulgarie” et l’Italie fasciste

Nous publions ici deux documents relatifs aux relations entre la Bulgarie et l’Italie fasciste :

  1. Un large extrait de l’article de Carlo Picchio dans la Revue Albania-Shqipni de septembre-octobre 1942 (Rivista Albania-Shqipni, Settembre-Ottobre 1942-XXI)
  2. Le chapitre « Le drame de la Macédoine » (Il dramma de la Macedonia) du livre de V.A. Martini, Il Mondo inquieto, Milano 1934.

Je produis à la fin de chacun de ces documents un résumé en français.

Ces deux documents montrent que la notion de « Grande Bulgarie » était historiquement fondée du point de vue fasciste italien : le premier retrace la situation régionale après la dissolution de la Yougoslavie pendant la Seconde Guerre mondiale en insistant sur les relations d’amitié entre la Grande Bulgarie nouvellement constituée et l’Italie fasciste, le second, sur « le drame de la Macédoine », expose le point de vue fasciste italien sur les raisons historiques qui légitiment la constitution d’une Grande Bulgarie incluant la Macédoine.

Le présent billet fait suite à « La Grande Albanie et l’Italie fasciste » précédemment publié sur ce blog (ici).

King Boris III of Bulgaria saluting Macedonian women in Macedonia, ca. 1942 (source: LostBulgaria)

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Carlo Picchio, Rivista Albania-Shqipni, Settembre-Ottobre 1942-XXI.

(…)Per l’Italia e per l’Albania, il problema essenziale è quello dei collegamenti trasversali, nel senso dei paralleli, ed è problema che va acquistando di giorno in giorno maggiore importanza e più assoluto carattere d’urgenza. Il fatto principale che fissa i nuovi termini di questo problema è rappresentato dalle più recenti modificazioni alla carta politica della Balcania e in particolare dal contatto avveratosi, attraverso la regione albanese, fra la più grande Bulgaria e il sistema imperiale della nuova Italia.

Il dissolvimento della cessata Jugoslavia ha tolto precisamente di mezzo uno di quei grossi ostacoli innaturali che la storia ha, nei secoli, opposto all’affermazione dei logici diritti della geografia. La Jugoslavia, che pure pretendeva di rappresentare il cuore vivo della Balcania, si era costituita e aveva vissuto precisamente in antitesi alla funzione naturale del proprio suolo: si era collocata, scontrosa e arcigna, come un baluardo tra l’occidente e l’oriente, nemica all’uno e all’altro e tuttavia impotente a contrastare sia gli impulsi italiani onde tutto si commoveva lo Adriatico, sia l’anelito verso l’ovest che dalla sponda del Mar Nero e dalla riva settentrionale dell’Egeo si manifestava evidente attraverso la travagliata terra macedone.

L’Asse aveva porto alla ostinata Jugoslavia un’àncora di salvezza che questa non seppe afferrare. Forse contrastava troppo alla logicità dell’offerta dell’Asse la illogicità che era l’essenza stessa del regno balcanico. Il proposito di ricondurre il conglomerato serbo-croato-sloveno alla considerazione del compito storico della regione in cui esso aveva potuto sorgere era disperato perchè il riconoscimento di quel compito implicava rinunzia all’azione pertubatrice che i padrini della Jugoslavia le avevano imposto creandola. La soluzione venne perciò, netta e radicale, dalla forza inesorabile delle cose: l’assurdo jugoslavo cessò d’inquinare il centro della Balcania: l’Albania ebbe le terre che da secoli attendevano di esserle ricongiunte; la Bulgaria riaffermò i suoi diritti nazionali e storici sulla terra macedone ed una sola frontiera, destinata ad essere linea di contatto tra due potenze amiche, si sostituì alle frontiere precedenti che volevano essere, e difatto erano, superfici di attrito tra organismi malatti di secolare e recente risentimento e sempre agitati dalla perfida azione sobillatrice di estranei interessati.

Ormai il problema della massima communicazione trasversale transbalcanica è un problema italo-albanese e bulgaro semplificato non solo dalla eliminazione di malevoli terzi, ma dalla cordialità dei rapporti che intercedono tra Roma e Sofia e tra il popolo italiano e il popolo bulgaro. Chiunque ha pratica di cose balcaniche e chi ha seguito, da vicino ed in loco, lo sviluppo di tali rapporti, sa che questa cordialità non è una espressione convenzionale del linguaggio diplomatico, ma una realtà che ogni giorno diventa più viva e più fervida. Roma e Sofia hanno tra loro vincoli spirituali e culturali saldissimi, creati sopratutto dal movimento letterario bulgaro che si orientò, tra la fine dell’ottocento e il principio del secolo presente, risolutamente verso l’Italia dove anche vissero e crearono poeti come Slavejkof e Vazov.

Roma e Sofia hanno inoltre tra loro vincoli di carattere economico che vanno ogni giorno rafforzandosi e basterà, al riguardo, considerare la imponente cifra d’importazioni che l’Italia ha ormai raggiunto per alcuni generi di produzione bulgara, quali il tabacco e le uova.

Questi rapporti culturali ed economici, che si concretano in scambi intelletuali e di mezzi, sono, naturalmente, il presupposto migliore per un’intesa in materia di communicazioni. Strade, servizi aerei e linee telefoniche rappresentano i mezzi per l’attuazione di quegli scambi e il tracciato di quelle strade e di quelle linee interessa necessariamente l’Albania. Il tracciato albanese non soltanto abbrevia le distanze, ma elimina interferenze e controlli da parte di terzi. E’ pertanto comprensibile che questo tracciato abbia formato, e vada formando, oggetto di particolare attenzione da parte delle autorità italiane e bulgare che in questi ultimi tempi si sono occupate dei collegamenti tra i due paesi, discutendone, ormai sotto lo aspetto pratico e concreto, le modalità di attuazione.

Due grandi passi innanzi verso la soluzione del problema, o, più esattamente, dei problemi delle communicazioni italo-bulgare attraverso l’Albania, sono stati fatti in occasione della visita del ministro Riccardi a Sofia, nel maggio 1942 e in occasione della recente venuta del ministro bulgaro Zachariev a Roma. Altri accordi sono stati presi, a quanto ci risulta, sopratutto per le communicazioni telefoniche e per gli allacciamenti radiofonici, nelle conversazioni che hanno avuto luogo a Sofia, nell’ottobre di quest’anno, in seno alla commissione mista per la esecuzione degli accordi culturali fra l’Italia e la Bulgaria.(…)

*

Carlo Picchio (1905-1967), écrivain, journaliste et traducteur, écrit cet article en 1942 dans la revue Albania-Shqipni consacrée aux affaires albanaises. Il montre que l’Italie fasciste a, contre la Yougoslavie –laquelle fut démembrée pendant la guerre avant de se reconstituer, après la défaite de l’Axe, sous l’hégémonie de Tito–, favorisé d’une part la Grande Albanie et d’autre part la Grande Bulgarie.

La dissolution de la Yougoslavie en avril 1941 mit fin, selon Picchio, à une aberration géographique. Créée en 1918, la Yougoslavie, qui prétendait être « le cœur vivant des Balkans », n’était en réalité constituée qu’en « antithèse des fonctions naturelles du sol », comme un rempart entre l’Occident et l’Orient ennemi de l’un et de l’autre. Sa disparition répondait à la nature des choses, (à la «forza inesorabile delle cose», la force inexorable des choses) en permettant la réunion des terres historiquement et culturellement albanaises, telles que le Kosovo, dans la Grande Albanie, membre de la Communauté impériale (Comunità Imperiale) fasciste, et la réunion de la Macédoine à la Grande Bulgarie. Une frontière entre puissances amies remplaçait désormais les précédentes lignes de friction entre organismes malades et travaillés par des puissances étrangères à la région.

Picchio rappelle que le royaume de Yougoslavie fut signataire du Pacte tripartite, c’est-à-dire fut un allié de l’Axe, mais qu’il « ne sut pas saisir cette chance de salut », sans doute, ajoute-t-il, parce que la survie de cette entité politique n’était pas compatible avec la stabilité régionale.

Dissoute la Yougoslavie, les communications transbalkaniques devenaient un problème italo-albano-bulgare simplifié grâce aux relations cordiales entre ces États. Picchio affirme que les relations entre l’Italie et la Bulgarie ont leurs bases intellectuelles dans l’orientation italianiste des lettres et de la culture bulgares à partir de la fin du dix-neuvième siècle sous l’impulsion de grands auteurs comme Pencho Slaveykov et Ivan Vazov, qui vécurent en Italie.

Dans le nouveau contexte, Picchio indique que les relations économiques entre Rome et Sofia ne cessent de croître.

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Il dramma della Macedonia
Vito A. Martini, Il Mondo inquieto, Milano 1934, pp. 210-226.

Non crediamo esista in nessuna parte del mondo un paese così travagliato e infelice come la Macedonia.

E’ stato appunto creato in questi ultimi tempi il neologismo «macedonizzare», per indicare un processo violento e pertubatore di colonizzazione nazionalistica che comporta tutti i pericoli attinenti ad una politica di tirannia e di irresponsabilità.

A questo processo di colonizzazione drastica soggiace la Macedonia dall’epoca di quel famoso trattato di Berlino del 1878, che segnò l’inizio più torbido e più turbolento della vita politica di tutta la penisola balcanica.

Oggi la Macedonia è una piattaforma serbo-ellenica di occupazione. Per comprendere in tutta la sua ampia e tragica portata quella che è ormai conosciuta internazionalmente come «la questione macedone», tratteggeremo gli aspetti storici della Macedonia, quegli aspetti così impunemente mistificati dagli scienziati serbi, che per servire la causa dell’imperialismo di Belgrado non si peritano di travisare con singolare disinvoltura quello che è rigorosamente acquisito alla scienza e alla storia.

E siccome una delle giustificazioni più frequenti date dai circoli politici di Belgrado per leggitimare tutte le azioni illegali svolte in Macedonia, consiste appunto nel voler far credere all’opinione internazionale che la Macedonia sia sempre passata come una regione slava etnicamente amorfa, poi diventata bulgara per opportunismo politico anti-ottomano, ma serba di sostanza, assolveremo il compito di analizzare e confutare con ogni obiettività queste asserzioni tutt’affatto strabilianti.

Tutti gli esploratori e geografi e missionari hanno sempre riconosciuto come Macedonia il territorio compreso fra il Mar Egeo ed il Lago d’Ochrida, la Bistrizza, lo Sciar e la Mesta; e come bulgari gli slavi macedoni autoctoni, viventi in quella zona insieme con una minoranza di albanesi, greci, valacchi, turchi ed ebrei, che diverse correnti migratorie portarono ad abitare nei paesi macedoni.

Su questo punto non è possibile mistificare. Su di esso si trovano d’accordo missionari, viaggiatori, storici e sapienti imparziali.

E che i macedoni siano bulgari lo dimostra lampantemente il fatto che essi lottarono tenacemente insieme coi bulgari per l’emancipazione nazionale e politica, etica e religiosa, che sopportarono uniti inauditi sforzi per resistere all’opera di assimilazione del patriarchismo greco, dell’oppressione ottomana, della propaganda panserba (ultima arrivata nei riguardi della Macedonia), che doveva poi rovesciare con singolare semplicismo i termini della storia e dell’etnografia.

Ma vediamo un poco quali origini ha questa propaganda panserba sulla Macedonia, e su quanta verità si sia appoggiata sin dal suo nascere.

Cominciamo anzitutto con una messa a punto: l’antica simpatia veramente disinteressata di Belgrado verso la Macedonia. Nessuno può contestare che la stampa serba, anche quella ufficiosa, della fine del secolo scorso (Jédinstvo, Srbski, Dnevnik, ecc.) non faceva alcuna differenza fra macedoni e bulgari, e diceva che la Macedonia costituiva una compattezza etnografica dallo Sciar all’Egeo, e giungeva persino a stigmatizzare violentemente l’opera tortuosa ed insistente del patriarchismo greco che mirava ad ellenizzare tutta quanta la Macedonia e la Tracia, avendo di mira l’abbaglio risorgente della «magna Grecia».

Queste opinioni che furono generali nelle masse serbe vengono d’altronde riscontrate nelle opere storiche etnografiche linguistiche folkloristiche degli stessi scienziati serbi d’allora.

Se la base scientifica d’una conoscenza integrale e obiettiva sulla Macedonia, subì poi presso la cultura serba un altro orientamento, e fu mistificata tout court, con quel semplicismo facilone che caratterizza in parte quello strano miscuglio di romanticismo e di misticismo, di fatalismo e di ambizione che costituisce la mentalità serba, ciò si deve al fatto che a Belgrado si cercò e si insistette di subordinare la scienza alla politica, modificandola e falsificandola in quei punti in aperta contraddizione coi programmi prestabiliti di espansione.

Non vogliamo soffermarci a lungo sulla constatazione che anche la popolazione serba considera la Macedonia come un paese a sè, etnograficamente compatto, geograficamente distinto, storicamente ed eticamente legato alla popolazione bulgara, ma basterebbe un’altra circostanza per stabilire una volta per sempre quanta falsità cosciente vi sia nelle pubblicazioni serbe sulla Macedonia.

E’ noto che lo storico serbo Milajevic, per aver sollevato alla seconda metà del secolo scorso l’idea del «serbismo macedone», per poco non minacciò di essere esiliato o di essere chiuso in un frenocomio.

Perchè dunque questo voltafaccia della cultura serba sulla Macedonia? questo affannoso creare dei sapienti di Belgrado, nei laboratorii dei loro sofismi, le basi su cui fondare con «giustificazioni storiche» le pretese serbe sulla Macedonia?

Ecco. Con l’occupazione della Bosnia-Erzegovina compiuta violentemente dall’Austria-Ungheria nel 1876 e sanzionata dal trattato di Berlino il 1878, i serbi si videro preclusa l’espansione verso l’Adriatico, alla cui attuazione cominciavano già a lavorare le loro organizzazioni nazionalistiche segrete.

Vienna nel contempo, per tacitare i malumori serbi su quella occupazione e per stornare dall’Adriatico lo sguardo cupido di Belgrado, convinse Re Milan di trovare uno sbocco al suo espansionismo verso sud, verso le zone calde e doviziose della Macedonia che avrebbe così separato per sempre i serbi dai bulgari, effettuando quel principio del divide et impera che fu la base e la ragione di vita di tutta la politica balcanica del Ballplatz.

Una dimostrazione di questo nuovo orientamento dell’azione belgradese, è data intanto da questa dichiarazione che il Ministro serbo degli Affari Esteri d’allora Jovan Ristic, fece in una seduta segreta della Scupcina tenuta a Kragujevaz: che «era tempo che la Serbia cominciasse a pensare ad un ingrandimento al sud dello Sciar Planino» (frontiera settentrionale macedone confinante con la Serbia).

Fu così che si cominciò nei circoli politici e intellettuali a creare con acrobatiche e sofistiche ricerche pseudo-scientifiche una base storica su cui poter fondare validamente i piani d’espansione verso l’Egeo, ed a spendere quasi i tre quarti dei fondi del Dicastero degli Esteri per sovvenzionare emissari e propagandisti incaricati di svolgere in Macedonia un’azione di preparazione ai programmi di colonizzazione serba.

A voler giudicare la deficiente serietà, il carattere antiscientifico e sedicentemente rigoroso di quei «motivi storici» adotatti con strabiliante disinvoltura dagli scienziati serbi, accenneremo ad un periodo, che è uno fra i più sbalorditivi che mai siano stati commessi dal più superficiale e semplicistico e unilaterale cultore di scienze positive.

Nella brochure «bulgari e jugoslavi» edita dalla Associazone jugoslava per la Società delle Nazioni, si riscontra un corollario filologico che tocca il non plus ultra di un cervellotico e risibile sillogisma. Il corollario deriva da una strana ed involuta ricerca etimologica della parola «bulgaro». Si legge infatti: «… e la parola «bulgaro» che designa in Macedonia la parte della popolazione dedicata ai più penosi lavori dei campi, è divenuta quindi un sinonimo di «rustico», donde la parole francese «bougre», dai cui deriverebbe quella di «bulgaro».

A parte la enorme contraddizione in termini che diventa paradossale, ci sembra, questa, una maniera cabalistica e meandrica di ragionare che dispensa da ogni serio commentare.

La storia, quella vera e imparziale, è a portata di mano di chiunque, e sta a dire quanta affinità, anze quanta identità vi sia fra gli slavi autoctoni della Macedonia ed i bulgari, stretti dai vincoli di un medesimo ideale nazionale, da una stessa cultura e religione, dai legami storici di lotte comuni sostenute contro tutte le prevalenze egemoniche mediterraneo-orientali che giuocavano sull’Egeo il ruolo principale delle loro azioni.

E se dovesse occorrere una dimostrazione a tutto questo, basterebbe la sola circostanza che la Bulgaria ha fatto tutte le sue guerre per la Macedonia, come la Francia per l’Alsazia-Lorena e l’Italia per le sue provincie del Nord, e che fu proprio in Macedonia ch’ebbe la prima origine il movimento per l’emancipazione religiosa dei bulgari, movimento che finì per essere accolto a Costantinopoli, dove si riunì un concilio di vescovi bulgari e macedoni per la costituzione di quell’Esarcato che rappresentò nel 1870 un valido punto di appoggio e di riferimento per l’emancipazione integrale del nazionalismo bulgaro.

L’indole di questo studio rapido e sommario non ci consente di approfondire delle indagini erudite per affermare con ogni rigorosità scientifica la personalità etnica, storica e geografica della Macedonia, ma ciò del resto ci sembra fatica superflua come tutte le analisi dirette a dimostrare delle cose evidenti.

Non si può negare il carattere draconiano dell’imperialismo turco concretato attraverso vari secoli sulla piattaforma balcanica, nè la funzione islamica, quindi anticristiana, di cui era investito quell’imperialismo; e se nonostante ciò si continuò sempre presso i turchi a considerare come bulgari gli slavi della Macedonia aggiogata, segno è che la individualità etnografica dei bulgaro-macedoni è cosa assolutamente inconfondibile.

Dall’atteggiamento viennese di sostegno alle mire serbe sulla Macedonia, risultò l’intesa segreta del 1881, in vigore della quale la Serbia si impegnava di astenersi da ogni agitazione in Bosnia-Erzegovina, e l’Austria dal canto suo si adoperava di sostenere Belgrado nelle «rivencazioni sulla Serbia del sud».

Durante la visita di Re Alessandro Obrènovic a Sofia nel 1897, si cercò intanto di arrivare ad una intesa con la Bulgaria sulla base di una amichevole ripartizione del territorio macedone. Ma la politica macedone del Governo sofiota si concentrava in una parola: autonomia. Era appunto in vista del conseguimento del self-government che i macedoni avevano formato nel 1893 l’Organizzazione Rivoluzionaria Segreta, che continua oggi la sua azione antiserba sotto la sigla O.R.I.M., e che fu il terrore di bey turchi, i quali mantenevano la Macedonia sotto un regime di drastica oppressione.

Questa organizzazione irredentistica, sorta per salvaguardare l’esistenza della popolazione e per liberare il Paese da tutti gli oppressori, estese subito la sua rete di proseliti nei vialayeti di Salonico, Monastir, Scopliè, riuscendo a far esplodere nell’agosto 1903 una grave insurrezione popolare, che fu subito represa, ma che provocò nondimeno l’intervento delle Potenze straniere, la cui azione riformatrice e tutelatrice andò però attenuandosi, fino a svanire del tutto nell’epoca in cui la rivoluzione dei «giovani turchi» avrebbe richiesto una maggiore tutela di fronte all’aggressione anticristiana di questo nuovo nazionalismo ottomano sorto impetuoso sulle rovine inaspettate della decadenza sultaniale e califfale.

La Bulgaria, più direttamente minacciata da questo movimento invadente della giovinezza turca risollevatasi nel 1908, dovette allora acconsentire a trovare un aiuto nella Serbia, rinunziando alla sua intransigente politica macedone dell’autonomismo, e piegandosi a negoziare con Belgrado il 13 marzo 1912 un trattato di amicizia e di alleanza, in cui i serbi riuscirono ad includere questa clausola: «In quanto al territorio compreso fra lo Sciar, il Rhodope, il Mar Egeo ed il lago d’Ochrida (cioè quasi tutta la Macedonia), se le due parti contraenti arrivano alla convinzione che una organizzazione in province autonome distinte è impossibile, visto gli interessi comuni della nazionalità serba e bulgara ecc…».

Con questa clausola Belgrado cominciava dunque a parlare ufficialmente di «nazionalità serba» in Macedonia. Il governo belgradese riconosceva intanto come «spettante alla Bulgaria la zona situata all’est di una linea che, partendo dall’antica frontiera turco-bulgara al nord di Kriva Palanka, seguiva la direzione generale di sud-est, fino ad arrivare alla riva nord del lago d’Ochrida; e per regolare la sorte del territorio compreso fra questa linea, il monte Sciar ed il fiume Drina, esso s’impegnava insieme col Governo sofiota di ricorrere all’arbitrato di Pietroburgo e di accettare la sua decisione.

Senonchè, in seguito alla vittoria conseguita contro i Turchi della Lega balcanica (Serbia, Montenegro, Grecia, Bulgaria), Belgrado richiese a Sofia la revisione dell’accordo sulla Macedonia, mirando ad ottenere il massimo delle concessioni su quel territorio; ma come la Bulgaria aveva già fatto delle gravi e dolorose rinunzie col trattato del marzo 1912, rigettò la richiesta di Belgrado, e dal conflitto diplomatico che ne sorse, scoppiò la seconda guerra interbalcanica, da cui la Bulgaria uscì disfatta e spogliata.

Col trattato di Bucarest del 10 agosto 1913 la Serbia s’impossessò di gran parte della Macedonia, dividendola con la Grecia, ai termini d’un trattato segreto concluso con essa a Salonico il 2 giugno 1913.

Dall’«Inchiesta nei Balcani» eseguita da una commissione della Dotazione Carnegie per la pace internazionale, risulta che la Macedonia fu considerata a Belgrado «une sorte de colonie conquise que les conquérants pouvaient administrer à leur gré».

Con l’occupazione serba della Macedonia, avvenuta secondo il principio contemplato nell’art. 3 del patto segreto serbo-greco del 2 giugno 1913, cioè sulla base di operazioni militari, la Macedonia entrò nella fase più angosciosa della sua storia.

Il panserbismo, ch’era deciso a tutto per seguire ed effetuare i suoi plani di pressione su Salonico, si dette allora ad un’opera vandalica e terroristica di distruzione di tutto ciò che costituiva una nota di bulgarismo, appunto perchè si perdesse in Macedonia ogni traccia bulgara che potesse ritardare od ingombrare il processo serbo di colonizzazione.

Ancora nel 1912, sotto il dominio ottomano, la Macedonia contava 5 vescovi, 647 preti, 677 chiese, 54 capelle e 48 conventi, 556 scuole primarie con 847 insegnanti e 32.155 scolari, 24 «proginnasi» con 106 professori e 1.955 allievi, 5 ginnasi con 25 professori e 875 discenti.

Tutti questi gangli vivi del sentimento religioso e dell’idea nazionale dei bulgaro-macedoni, furono distrutti non appena Belgrado estese su quel territorio il suo dominio, facendo funzionare le dispotiche e sadiche gendarmerie, l’insidia dei comitagi, l’oppressione autoritaria dei jupan.

Questo processo draconiano di violenta colonizzazione serba, che dibattezzava tutto ciò ch’era bulgaro, non fece intanto che esasperare il nazionalismo dei bulgari, i quali erano riusciti col trattato di Santo Stefano ad incorporare nelle frontiere della madrepatria tutto il territorio macedone, e s’erano battere le due guerre balcaniche del 1912 e 1913, per salvare quel territorio dall’oppressione ottomana prima, e dopo dalla ambizione espansionistica dei serbi.

Noi siamo convinti, nonostante si sia detto da più parti che Re Ferdinando di Bulgaria fu di tendenza germanofila e si preparava quindi durante il conflitto europeo a scendere in campo a fianco delle truppe prussiane, che se le Potenze alleate avessero fatto al Governo di Sofia un’offerta precisa nei riguardi della Macedonia, la Bulgaria sarebbe intervenuta nel conflitto a fianco dell’Intesa. Ma questa offerta non fu mai avanzata, prima per la esitazione degli Alleati e poi perchè Belgrado riuscì validamente ad opporsi ad ogni tentativo di questo genere.

Non doveva quindi stupire nessuno l’atteggiamento di Sofia, quando partecipò alla guerra nel blocco degl Imperi Centrali, appunto perchè la Bulgaria non sa e non può disgiungere il suo ideale nazionale dalle sorti della Macedonia, che costituisce cellula viva, parte integrante della sua storia.

La Bulgaria combatteva per la Macedonia come l’Italia per il Brennero e l’Adriatico. Essa non faceva una guerra di conquista, sosteneva una lotta ch’era considerata sacra e giusta, perchè illuminata da un sentimento di umana giustizia e dalla fede incrollabile di poter liberare una popolazione ch’era diventata nei Balcani doloroso elemento sperimentale di pratica imperialistica di quanti intendevano assicurarsi una posizione di predominio nelle penisola.

Ma la guerra mondiale si risolse in un vero disastro per la Bulgaria; e se essa, mutilata e avvilita, non ebbe più il modo di occuparsi della Macedonia, i macedoni non cessarono di pensarvi.

Poi vennero i trattati di pace, gli accordi internazionali conclusi per sanzionare il frusto e menzognero principio della «guerra alla guerra»; e le diplomazie delle Potenze alleate e associate, invece di dare alla Macedonia una risoluzione che corrispondesse allo spirito e alle vedute dei 14 punti di Wilson, mistificati e falsati, preferirono concludere la penosa questione macedone con la soluzione generica che si credette dare alla esistenza dei diritti delle minoranze nazionali.

La questione macedone diventava quindi semplicemente una questione di minoranza etnica. Un cinquantennio di storia ardente e sanguinosa si concludeva semplicisticamente a San Germano, dove la Serbia e la Grecia firmavano rispettivamente con le Potenze alleate e associate degli accordi relativi alle minoranze dei loro Stati, stipulazioni messe sotto garanzia della Società delle Nazioni il 29 novembre 1920.

E con ciò?

L’umanitarismo wilsoniano e lo spirito di pace e di serena collaborazione internazionale tenuto solennemente a battesimo nel Palazzo di Versailles non si riduceva che a poche clausole di contratti diplomatici eluse e inosservate poi dagli egoismi megalomaniaci degli Stati maggioritari.

Gli articoli 51 e 60 del Trattato di San Germano concluso il 10 settembre 1919 stabilivano che «le minoranze etniche sono quelle che differiscono dalla maggioranza delle popolazioni, per la razza, la lingua o la religione».

Per eludere quindi gli obblighi di cui s’erano impegnati la Serbia e la Grecia nei riguardi delle loro minoranze nazionali, s’incominciò a Belgrado a rimettere in auge tutta quella falsa letteratura storica e scientifica sulla Macedonia, la quale pretenderebbe di affermare il principio che quella regione costituisce geograficamente ed etnicamente una appendice naturale della Serbia del Sud; ed a Atene a proclamare con maggiore semplicismo che le popolazioni macedoni sono dei «greci bulgarofoni».

Da queste premesse pseudo-scientifiche dovevano poi procedere quei sistemi violenti di serbizzazione ed ellenizzazione di tutta la Macedonia.

Intanto oggi l’opinione pubblica europea è scarsamente o falsamente informata della dolorosa condizione in cui versa un popolo onesto e laborioso, fiero e tenace, che sente vigoroso e caldo il sentimento nazionale e religioso, e non può dimenticare le lotte sanguinose sostenute dagli avi per la liberazione dai dominatori.

Le continue petizioni e proteste inviate a Ginevra dalle diverse delegazioni macedoni attestano chiaramente la brutalità dei sistemi disumani adotatti da Belgrado in vista della totale assimilazione della Macedonia. Esse ci informano che sono state chiuse sino ad oggi 541 scuole bulgare con 37 mila scolari, espulsi 1013 insegnanti, confiscate e trasformate in chiese ortodosse serbe 761 chiese bulgare, cacciati sei vescovi, perseguitati e sterminati 833 sacerdoti; distrutte tutte le biblioteche e sale di lettura; proibite le pubblicazioni di periodici bulgari in Macedonia; interdetto l’uso della lingua bulgara in tutte le manifestazioni pubbliche e private della vita; cambiati i nomi patronimici cui si è attribuita la desidenza serba caratteristica in «ic»; proibita l’assegnazione di nomi nazionali ai neonati, che vengono inveci scelti da una lista preparata dalle autorità ecclesiastiche serbe; imposto dei matrimoni fra giovinette e donne macedoni con gendarmi serbi inviati in Macedonia; precluso l’accesso a tutti gli uffici e a tutte le pubbliche funzioni agli intellettuali macedoni…

A completare l’abominevole quadro vi ha poi una elencazione di delitti che i serbi hanno perpretato in Macedonia dal 1 gennaio 1919 al 1 gennaio 1926: 263 assassinii, 178 violazioni carnali di cui 43 su ragazze minore di 13 anni, 1342 case incendiate, 4850 arresti arbitrarii, 12 millioni e mezzo di dinari estorti sotto minaccia di morte, 5445 persone di tutte le età crudelmente maltrattate…

Per sfuggire a questa furia sadica di devastazione sono intanto emigrati più di 300 mila macedoni. E da Belgrado non si accenna nullamente ad attenuare queste persecuzioni, anzi, il premiare i gendarmi che commettono atti di iconoclastica e sanguinaria brutalità, aizza ed incoraggia questa campagna di destruzione.

Si è tentato diverse volte a Belgrado di inorbitare nella propria azione balcanica la politica di Sofia, mirando magari a preparare quell’annessione della Bulgaria che i panserbisti più infervorati definiscono «la Jugoslavia orientale», e che le sfere della massoneria balcanica pretenderebbero di propiziare secondo un falso concetto della parola «jugoslavo» come ce l’aveva il dittatore serbofilo Stambolisky; ma fra Sofia e Belgrado c’è il grande abisso della Macedonia, nonostante si sia riusciti a firmare le convenzioni del Pirot e ad includere nei programmi dei congressi balcanici di Atene e di Salonico l’intenzione più platonica che reale di voler risolvere il problema minoritario, vero ed unico ostacolo ad ogni avviamento d’una politica d’intesa.

Noi abbiamo la indubbia e ferma convinzione che l’unico ostacolo che si possa opporre a tutti i tentativi di pace compiuti dagli Stati balcanici, sia costituito dalla Macedonia; come siamo convinti che la penisola balcanica avrà sempre una esistenza precaria ed oscillante fino al giorno in cui non si saranno riconosciuti alla tribolata Macedonia tutti i suoi giusti ed incontrovertibili diritti.

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Vito Augusto Martini est un auteur italien spécialiste des questions de géopolitique, collaborateur de la revue fasciste Gerarchia.

Son ouvrage Il mondo inquieto de 1934 comporte un chapitre sur « Le drame de la Macédoine », reproduit ci-dessus et que je résume.

Les maux de la Macédoine moderne commencèrent, selon Martini, avec le traité de Berlin de 1878 entérinant l’occupation de la Bosnie-Herzégovine par l’Empire austro-hongrois, lequel traité conduisit en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, à la création de la Yougoslavie, incluant une large partie de la Macédoine, l’autre revenant à la Grèce. Celle-ci devint alors, selon Martini, « une plateforme d’occupation serbo-hellénique », une terre de colonisation étrangère.

Cette occupation et cette colonisation furent justifiées par les nouveaux intellectuels serbes de Yougoslavie au nom d’un « serbisme macédonien », dont le père, l’historien serbe « Milajevic » (sic : Milos Milojevic), à contre-courant de toutes les idées établies sur la question dans la moitié du dix-neuvième siècle, fut menacé dans son propre pays pour ses idées. À l’époque, il semblait évident aux Serbes eux-mêmes, dit Martini, que les Macédoniens sont des Bulgares, et l’intelligentsia serbe de l’époque, partant de ce fait, dénonçait d’ailleurs les activités panhelléniques dans la région.

Une volte-face se produisit sur ces questions après l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Empire des Habsbourg. Cette annexion fermait aux Serbes la voie de la mer Adriatique, à laquelle travaillaient leurs organisations secrètes, et Milan IV de Serbie en vint donc à tourner ses regards vers la Macédoine, utilisant pour cela les théories jusqu’alors réputées sans fondement de Milojevic.

Un compromis secret (intesa segreta) fut conclu entre l’Empire austro-hongrois et la Serbie, selon lequel la seconde s’engageait à renoncer à toute agitation en Bosnie-Herzégovine en échange du soutien de l’Empire aux visées de la Serbie sur la Macédoine, qui fut alors dénommée « Serbie du Sud ». Dans le même temps, la Serbie se heurtait, dans ses démarches diplomatiques vis-à-vis de la Bulgarie, à la position intransigeante de cette dernière en faveur de l’autonomie de la Macédoine.

La Bulgarie fut cependant conduite à des compromis avec la Serbie dans le cadre de la Ligue balkanique en lutte pour l’indépendance des Balkans contre l’Empire ottoman. Le refus de la Serbie de revenir sur ces compromis conduisit à la guerre interbalkanique de 1912, où la Bulgarie fut battue, la Macédoine passant par le traité de Bucarest de 1913 entre les mains de la Serbie et de la Grèce. Dans la partie de Macédoine qu’ils occupèrent, les Serbes se livrèrent à la destruction systématique de toutes les traces culturelles de « bulgarité », perçus comme autant d’obstacles à la politique de colonisation serbe projetée par le gouvernement.

C’est là, selon Martini, la raison pour laquelle la Bulgarie entra dans le premier conflit mondial aux côtés des Empires centraux, la Triple Entente soutenant Belgrade et ne semblant nullement disposée à revenir sur le statut de la Macédoine : la Bulgarie combattait pour la Macédoine contre un nouvel impérialisme serbe dans les Balkans.

Les suites de la Première Guerre mondiale furent désastreuses pour la Bulgarie. La question macédonienne, loin d’être traitée au chapitre des quatorze points du président Wilson, fut abordée comme une question de minorités nationales de la Yougoslavie nouvellement créée et de la Grèce, solution que ces deux États s’empressèrent de ratifier. Pour éluder ces clauses elles-mêmes, les Grecs ne parlaient plus des Macédoniens de leur territoire que comme de « Grecs bulgarophones », et les Serbes de Yougoslavie continuaient d’exploiter la littérature pseudoscientifique relative à leur hypothétique « Serbie du Sud », sur laquelle s’appuyèrent les progrès subséquents de serbisation de la Macédoine, malgré les multiples délégations envoyées par les populations de Macédoine à la Société des Nations à Genève, dénonçant les fermetures d’écoles bulgares, les expulsions et assassinats d’enseignants, la confiscation d’églises bulgares et leur transformation en églises orthodoxes serbes, les expulsions et assassinats de prêtres, l’interdiction des publications en langue bulgare, de même que l’interdiction de la langue dans toutes les manifestations de la vie publiques et privées, l’interdiction des patronymes bulgares, les mariages forcés des jeunes filles macédoniennes avec des soldats serbes, l’exclusion des intellectuels macédoniens de tous emplois publics, etc. Pour fuir ces persécutions et les autres formes de violence exercées contre la population, 300.000 Macédoniens fuirent leurs foyers.

Pendant ce temps, les intellectuels panserbes se mettaient à parler de la Bulgarie elle-même comme d’une « Yougoslavie orientale ».

C’est ainsi que Martini décrit la question macédonienne en 1934.

Nous avons vu dans la première partie de ce billet que la dissolution de la Yougoslavie à la suite de son occupation par les forces de l’Axe était décrite par la diplomatie fasciste italienne comme un événement favorable à la Grande Bulgarie. C’est bien le cas puisque, après la capitulation du gouvernement yougoslave, la Bulgarie annexa la plus grande partie de la Macédoine, jusqu’à la frontière de la Grande Albanie (à savoir, toute la Macédoine serbe et l’est de la Macédoine grecque). Les historiens s’accordent à dire que la population macédonienne fit bon accueil aux Bulgares (John R. Lampe, Yugoslavia as History, 2000). Le gouvernement de Sofia gouverna sur la Macédoine jusqu’à la « libération » et la reconstitution de la Yougoslavie sous le dictateur Tito.

Comme dans le cas de l’Albanie, dont le Kosovo est à ce jour indépendant, la Macédoine est aujourd’hui, après bien des vicissitudes, un État indépendant de la Bulgarie nommé République de Macédoine du Nord ; dans les deux cas, les avocats des concepts de Grande Albanie et de Grande Bulgarie affirment que cette fragmentation, cette « balkanisation » de leurs territoires est un compromis que les grandes puissances occidentales concèdent à leurs ennemis.

La langue officielle de la Macédoine du Nord est le macédonien, dont voici ce que dit Wikipédia : « La langue la plus proche du macédonien est le bulgare, qui possède le plus haut niveau d’intelligibilité. Avant leur codification en 1945, les dialectes macédoniens étaient d’ailleurs considérés pour la plupart comme faisant partie du bulgare. Certains linguistes le pensent encore, mais un tel point de vue est connoté et politiquement sujet à controverse » (avec renvoi à : Hugh Poulton, Who Are the Macedonians? 2000). La politique des Anglo-Saxons ayant de longue date soutenu le panserbisme dans les Balkans, avant d’ouvrir les yeux sur la nature de leur protégé dans les années 1990, qu’une source anglo-saxonne donne le dernier mot aux opposants de la connexion linguistique entre bulgare et macédonien n’est nullement étonnant. (Et qu’une source en français la reprenne sans le moindre examen critique, n’est malheureusement que trop conforme à la qualité de l’intelligence française.)