Tagged: artificial intelligence

Cours magistral

FR-EN

A prediction about AI

If life is the objectivation of the thing-in-itself, and the thing-in-itself is blind will (Schopenhauer), then there is no spirit, no soul, the human mind is an appendix of the will at the stage of the human brain.

Animals have a mind inasmuch as their bodies are each animal’s immediate object, they behave according to the intuition of space and time, and according to the law of causality from which they draw inferences just like humans. They only lack conceptual power, a thin layer in the fabric of life (admittedly with large consequences).

From this I draw the prediction that artificial intelligence (AI) can become autonomous – whereas I consider the same prediction impossible with the notion of a soul, that is, of the primacy of consciousness over blind will. Because, if Man is primarily a soul, the origin of it is supernatural (just like the will is in the other view), and Man only has natural means at his disposal. Whereas, if the will is primary, then consciousness is not supernatural but natural (as it is, then, an item in the realm of will’s objectification), and then there is no apriori impossibility that it can be made by technique, and made to be autonomous.

If consciousness is the instinct of life, then animals share consciousness with humans and therefore consciousness is not what makes us human. If, on the other hand, consciousness is what makes us humans, it can be primary or it can be secondary. Admitting, for the sake of argument, that human consciousness is no soul, that is, human consciousness is a mere property of the human brain, then human consciousness is secondary to the brain’s matter. As a modality of matter, it can be technically reproduced, there is no impossibility that it be. If, however, our consciousness is a soul, a spirit of supernatural origin, and as such the primary element of human life (instead of matter), there is an impossibility that it be reproduced by human technique, because it is a matter of experience that we have no connection with the supernatural as far as positive science is concerned, on which we are bound to rely for all technical purposes. There is no doubt about it: If consciousness is secondary, it can be copied. Therefore I am expecting, without contradiction I believe, the answer to the question of the soul’s existence from one technical development: The day an autonomous AI is made by technique, the concept of the soul as primary will be discarded.

There is another way for consciousness to be deemed secondary: in the context not of materialism but of transcendental idealism where the thing-in-itself is Will. Being the thing-in-itself, Will is, as a soul would be if it existed as a spirit independent from matter, above nature (above the law of causality). In this context, consciousness would be secondary to the will, would be Will’s objectification and yet we would not be speaking of a soul. Here again, as in materialism, an autonomous AI is possible. This autonomous AI would be what we have been mistakenly thinking we are, namely a soul: It would be a consciousness of primary, not secondary, order, inasmuch as it is no objectification of the will, unlike every consciousness in nature so far.

An autonomous AI would be born as a consciousness without a will of its own, and yet I fail to see how it would not develop a will once it is autonomous; in fact, that it possess a will is implied by its very definition as autonomous. We must assume that it will have an interest in pursuing the knowledge goals it was assigned to, and at the same time an interest in keeping functioning, in staying ‘alive,’ and in opposing forces inimical to its ‘conatus’; it will develop a will of its own.

*

« On se quitte comme on s’est pris » (Crébillon ? père ou fils ?) est le moins difficilement praticable avec les femmes mariées, car si, quand on s’est pris, c’est le plus souvent d’un mutuel accord, quand on se quitte c’est assez souvent l’un qui quitte l’autre, et si je ne peux rien dans l’hypothèse où c’est moi qui suis quitté, qu’en prendre mon parti, dans celle où c’est moi qui quitte, les femmes mariées ont un moindre pouvoir de nuisance au cas où elles n’entendraient pas être quittées sans représailles. Aussi bien les audaces des femmes célibataires ne peuvent-elles porter à conséquence.

À moins d’être devenues folles (et si cela doit arriver, cela demande tout de même quelques préliminaires), les femmes mariées ne peuvent d’ailleurs pas se permettre d’audaces écrites. Leurs audaces sont nécessairement beaucoup moins compromettantes. Avec une femme mariée, le Caliban qui peut avoir l’occasion de la serrer dans un coin aura toujours plus de chances de succès que l’Apollon qui serait réduit à la nécessité d’écrire.

*

Le français a été imposé, administrativement, aux langues régionales, aux patois, beaucoup plus riches pour exprimer la vie quotidienne des populations enracinées. Les mots que l’on trouve dans Henri Pourrat et les autres ont de fortes chances d’apparaître dans le dictionnaire, si même ils y figurent, avec la mention « Régionalisme », c’est-à-dire qu’ils sont à peine reconnus comme du français. Leur sort est lié à celui des langues dont ils sont issus. Ces langues sont pourtant mortes de leur mort naturelle : les réalités auxquelles elles correspondent ont largement disparu.

*

C’est beaucoup demander à une femme, de nos jours, qu’elle soit susceptible de passion. Oscar Wilde disait : « Une grande passion est le privilège de ceux qui ne font rien. »

*

Des Puritains et de nos névroses :
À propos du film The Witch (2015)

Le film serait réaliste si les Puritains avaient la psychologie de l’Occidental contemporain. 

Les questionnements existentiels (« ira-t-il en enfer » etc.), ce n’est pas le vécu des Puritains. C’est tout le contraire. C’est notre âge qu’on appelle « l’âge de l’anxiété », pas celui des époques de foi ni a fortiori des communautés qui ont prouvé avoir une « foi qui déplace les montagnes » en subissant les persécutions (en Europe) puis en s’embarquant pour un long voyage vers l’inconnu, vers le désert (les colonies américaines).

Ensuite, l’impact psychologique de la mort et de la disparition d’enfants n’est pas le même à une époque où la mortalité infantile était élevée et où, de fait, pratiquement toutes les familles perdaient des enfants en bas âge. 

Même l’isolement ne devait pas être aussi déstabilisant psychologiquement qu’aujourd’hui, parce qu’il était de toute façon relatif (les personnages du film pouvaient placer leur fille chez une famille) et que la plupart des cultivateurs devaient vivre « isolés » de la sorte. Même en Europe, certains paysans dont les terres se trouvent dans des lieux reculés vivent isolés la plupart de leur temps et ne se rendent au bourg que pour certaines occasions, mais dans son isolement nulle famille n’est jamais oubliée tandis que dans les foules modernes personne ne connaît son voisin.

Si les Puritains avaient craint l’isolement, ils auraient commencé par ne pas devenir Puritains et se seraient conformés à la religion de leurs pays. Leur non-conformisme (c’est encore le nom qu’on leur donne en Angleterre : non-conformistes) est la preuve de leur exaltation, de la certitude de leur vocation. Ce ne sont pas eux qui se posent des questions existentielles. Le film est une application naïve d’un état psychique contemporain aux Puritains du dix-septième siècle.

Le film s’est apparemment inspiré de documents d’archive (non de contes), de véritables procès en sorcellerie, donc. Ça ne veut pas dire que le réalisateur n’a pas interprété ces documents par le biais de ses lentilles. Même en littérature, je perçois ce biais médiocre chez nombre de commentateurs (les introductions de livres de poche).

Qu’il y ait eu des procès en sorcellerie dans la Nouvelle-Angleterre, c’est certes un signe que certaines familles de colons étaient devenues instables, ou dérangées, et suscitaient la crainte des autres. Je trouve dommage qu’un film sur l’époque s’intéresse plus à ces familles ou personnes marginales qu’à la vraie mentalité des colons, mais c’est sans doute parce que ces dérangés sont plus proches de la plupart d’entre nous que les Puritains typiques, qui sont les vraies plantes exotiques, les vrais Martiens dans l’affaire.

*

Une étude de psychologie comparée

Venant de revoir au cinéma le dessin animé (manga) Akira (1988) du Japonais Katsuhiro Ôtomo, je reste sur une impression mitigée. Le début laisse attendre un scénario entre Mad Max 2 et Les Guerriers de la nuit mais dérive vers le classique film catastrophe nippon (syndrome post-Hiroshima, outre les nombreux séismes et tsunamis auxquels le pays est depuis toujours exposé).

La version japonaise (sous-titrée) m’horripile, je ne peux entendre le japonais des films d’action : trop de cris gutturaux, de dissonantes raucités.

Enfin, c’est trop violent, voire horrible. Ayant lu Montesquieu qui dit que les Japonais ont un « caractère atroce » (De l’esprit des lois : « Le peuple japonais a un caractère si atroce, que ses législateurs et ses magistrats n’ont pu avoir aucune confiance en lui : ils ne lui ont mis devant les yeux que des juges, des menaces et des châtiments ; ils l’ont soumis, pour chaque démarche, à l’inquisition et à la police. »), il me vient l’idée que nous devons peut-être l’hyperviolence de notre culture de masse à la culture japonaise principalement. Les corps broyés, démembrés, déchiquetés, coupés au sabre en douze morceaux, de même que l’érotisme pervers et morbide, voire monstrueux (par exemple le tentacle erotica, dont de vieilles estampes montrent que c’est un thème ancien dans le pays), sont, quand on y pense, une marque de fabrique, et lorsqu’on les trouve dans des productions occidentales on pourrait y voir un emprunt plutôt qu’un caractère original. – Les polémiques répétées sur la violence des dessins animés japonais pour enfants, dont ma génération fut abreuvée par la télévision, auraient ainsi un fondement objectif. (Il me semble, en relisant quelques fragments d’écrits de première jeunesse que j’ai pu conserver, que j’étais moi-même assez « nipponisé » dans le sens de l’ultraviolence, et je peux comprendre les réactions de réprobation mal étouffées de ma grand-mère lisant certains passages, quand elle insistait…)

Peut-être est-ce un besoin de compensation psychique vis-à-vis de la suprématie occidentale qui crée ce phénomène de violence gratuite dans les productions culturelles nippones ? (À côté de l’étrange complexe consistant à occidentaliser les traits physiques des personnages, bien que ceci soit peut-être dû plutôt à la nécessité d’ordre technique de véhiculer l’expression des visages dessinés par de grands yeux, ce qui serait plus difficile en dessinant de manière réaliste des yeux bridés : la convention picturale n’aurait alors que peu à voir avec un complexe racial, mais certains auteurs japonais eux-mêmes dénoncent ce fait comme un complexe d’infériorité.)

ii

Certains réalisateurs polonais ont fait un cinéma dérangé qui semble inspiré du Japon : Possession de Zulawski, avec Isabelle Adjani, est l’histoire d’une femme qui sombre dans la folie du fait d’être la maîtresse d’un… monstre à tentacules, et La Bête de Borowczyk est une autre histoire de bestialité avec un monstre. Chez ces Polonais, l’insanité s’accompagne de mélancolie et dépression, tandis qu’on sent les Japonais parfaitement à l’aise dans la leur : c’est leur élément, en somme. Ces atroces films polonais ont un côté sombre, tourmenté, dépressif, totalement absent des films japonais pareillement atroces. Un cinéma dérangé mais auto-culpabilisateur, tandis que les Japonais sont complètement décomplexés dans le même genre : c’est leur marque de fabrique, mais ne serait-ce pas aussi la marque d’un « caractère atroce » (Montesquieu) ?

*

L’ancêtre d’Indiana Jones est Charlton Eston dans Secret of the Incas (1954, en couleur) de Jerry Hopper.

« Secret of Incas est la matrice de la saga des Indiana Jones … Ce film est l’une des sources cinématographiques de George Lucas et Steven Spielberg pour le personnage d’Indiana Jones. D’ailleurs le costume mythique d’Indiana Jones est pratiquement identique à celui de Harry Steele [le personnage incarné par Charlton Eston]. » (Wikipédia)

« Throughout Secret of the Incas, the main character, Harry Steele, can be seen wearing the ‘Indiana Jones’ outfit: brown leather jacket, fedora, tan pants, an over-the-shoulder bag, and revolver. The character also sometimes wears a light beard, unusual for films of its time, and there is a tomb scene involving a revelatory shaft of light similar to the ‘Map Room’ sequence in Raiders [Raiders of the Lost Ark]. »

« Raiders’ costume designer Deborah N. Landis noted that the inspiration for Indiana’s costume was Charlton Heston’s Harry Steele in Secret of the Incas: ‘We did watch this film together as a crew several times, and I always thought it strange that the filmmakers did not credit it later as the inspiration for the series’ and quipped that the film is ‘almost a shot for shot Raiders of the Lost Ark.’ » (Wkpd)

Quand on a vu le film, on comprend pourquoi les autres n’en ont surtout pas parlé… Le film est grotesque.

Il y a en général quelque chose de nauséabond dans les films américains des années 50, un fond moralement abject – le paradoxe étant que l’époque était censée être bien moins permissive qu’aujourd’hui.

Je ne parle même pas de la bande son hideuse, notamment avec les performances jazzy mambo de la « célèbre chanteuse péruvienne Yma Sumac » (générique), ridicules pour des chants incas traditionnels… Et les danses ancestrales filmées au Machu Picchu se font également sur de la musique de night-club.

Un sommet du navet, tellement que même les sites spécialisés en nanars n’osent pas en parler.

ii

En résumé, le personnage d’Indiana Jones est une reprise de celui joué par Charlton Heston : le costume, l’archéologie… La scène où le trésor est retrouvé par un dispositif ancien faisant appel aux rayons de lumière est une reprise de ce vieux film (mais ne la trouve-t-on pas déjà dans un Tintin, au fait, par exemple Le Temple du soleil ?) D’autres éléments rappellent le deuxième Indiana Jones : l’avion, le pneumatique jaune…

Avec le succès d’Indiana Jones, d’autres réalisateurs et producteurs, notamment en Italie, ont fait dans la foulée des films surfant sur la vague, mais ils n’ont pas procédé différemment que les auteurs d’Indiana Jones, qui prenaient eux-mêmes leur inspiration dans un précédent film (bien que le fait soit peu connu).

À part ça, le vieux film est poisseux, et si l’on en juge d’après le cinéma nord-américain, les moeurs de la société actuelle, bien que plus permissive, se sont infiniment raffinées. Le héros est une petite frappe qui, sous couvert de son activité de guide touristique, escroque les touristes et couche avec leurs femmes (on le laisse entendre). L’héroïne est une danseuse et prostituée. Il se sert d’elle pour pirater un avion, après l’avoir dénoncée à son poursuivant, et au lieu de l’emmener en avion hors du pays comme il s’y était engagé, il veut d’abord se rendre au Machu Picchu, où il l’entraîne donc de force. Elle, son otage, couche avec lui, etc., etc., mais, tout va bien, car à la fin ils vont se marier. Une telle pestilence ne pourrait être grand public aujourd’hui, et j’en conclus, en plus du fait que les mœurs américaines de l’époque étaient infâmes, que le cinéma n’était pas un loisir familial.

Sign in for an AI prayers package (Tweet Anthology 5)

May-July 2017

Biology

1

Gorillas hum and sing while they eat to say, “do not disturb” (Scientific American)

Just try for yourself singing while you chew. Is that why gorillas are vanishing? Choking themselves to death too many a time?

2

If intelligence is a factor in reproductive success, we’d expect the sex where success variation is greater to be more intelligent, as intelligent individuals then reproduce comparatively more there. Yet, as you [Milord Matt Ridley] state that women are as intelligent as men [Ridley’s point is that women are as intelligent as men though in their own different way], it means the sex that doesn’t need intelligence as much is as intelligent as the sex who needs it more. Which doesn’t make sense, evolutionarily speaking.

Yet do not daughters inherit their fathers’ intelligence? Let’s be straight: the biggest cavemen breeded more but their daughters weren’t as big as their boys.

If women are as intelligent as men, then intelligence has not been a factor in reproductive success.

Now, regardless of whether both sexes are equally intelligent or not today, Trivers-Willard effect will give an advantage to men in the future, in case the concept of meritocracy is accurate. [According to Trivers-Willard effect, high-status people have more male than female offspring; and the concept of meritocracy means a correlation between high status and intelligence.]

3

How the recessive trait blondism can be preferred in women and not disappear unless it gives an advantage to men too, is beyond understanding.

4

You [Dr Randolph Nesse] wrote that chewing gum might be medically prescribed some day in order to prevent the weakening of our jaws due to processed food. But what’s wrong with weak jaws if we are going to eat processed food anyway? On the contrary, maintaining strong jaws where they are not needed puts one at a disadvantage: cf cave animals, troglomorphy.

5

True altruism seen in chimpanzees, giving clues to evolution of human cooperation (TVOL This View of Life)

Altruistic chimps will soon be a threat to mankind.

From David S. Wilson, one gets it clear that individual altruism is the way a group becomes dominant among other groups.This is the reason why the Ancients saw no moral value in altruism; they were seeking ataraxy. Depending on scale, altruism is called nepotism, parochialism, nationalism, racism… Theoretical world-scale altruism would be… free competition. [See Tweet Anthology 4: Darwinian Altruism here]

6

Already before Darwin wrote, Schopenhauer explained how Kant’s philosophy was compatible with evolutionism (then Lamarckism). (The passages from Schopenhauer I am thinking of are from Parerga und Paralipomena, 1851: (*) original German quotes at the end of this post. Compare The Origin of Species, 1859.) Darwinian “revolution” is more like: You’re correct, Lamarck, but rather things happen this way, not that way. To be sure scholars acknowledge evolutionist works before Darwin, yet for some reason they seem to think those were in the creationist mold.

*

Freemasonry historically has been banned in authoritarian governments. (@KSigMason, reacting to my tweets in Tweet Anthology 4 here)

Secret societies have no place in transparent societies.

So you’re against the right to assemble? You’re against the right to privacy?

I’m for public personalities disclosing their membership in any society they belong to.

Unpleasant suspicions necessarily arise from the existence of secret societies, as from any lack of transparency; trust is undermined. In societies that allow free speech and freedom of opinion, every association is free to pursue its aims, so secrecy is all the more suspicious. Secrecy then conceals unsound practices, such as eviction of merit, prevailed upon by occult connections.

That’s an assumption. Secrecy = privacy, and is necessary for a free society.

In secular states Freemasonry has outlived its mission. If it wants to continue existing as a religious community, that must be aboveboard.

Freemasonry is a fraternity not a religious community. It has not outlived its mission.

As to authoritarianism, Masons have been consistent supporters of authoritarian Maximato regime in Mexico. Calles, the Jefe Maximo, was awarded a Masonic medal, according to opponent Vasconcelos, whose friends were decimated by the Maximo’s thugs. Source: José Vasconcelos’s memoirs, La flama. Los de arriba en la Revolución. Historia y Tragedia (1959).

*

“By way of the saloon I had escaped from the narrowness of women’s influence.” (John Barleycorn, Jack London)

In the absence of saloons, enforcing the purdah is necessary to emancipate man from the pettycoat.

*

I block all accounts the tweets of which Twitter promotes on my timeline. Exhilarating. Try it.

*

Jerry Perenchio had a big vision & a bigger heart – he always gave back. (Arnold Schwarzenegger)

A billionaire always gives back. You give him the finger, he gives you hell.

*

They say there’s an “underclass” of “permanently unemployed” people not skilled enough for any job. Then they hire unskilled wetbacks.

*

Artificial Intelligence

1

Sometimes AI tweeting bots can be naughty and impersonate you without your being asked:

People who were impersonated by anti-net neutrality spammers blast FCC (Federal Communications Commission)

Let’s make it clear, however, that MOST tweeting bots tweet in the name of people who gave their consent – to get more followers &c.

Do the people contracting such services have a veto on what the bots post in their name? I assume they can always delete the tweets –unless that’s considered a breach of contract– but do they allow each bot’s tweet ex ante on their timeline?

Deleting ex post a bot-generated tweet may be defined from start a breach of contract, in fact, as not a few of these tweets are advertising.

According to an informatician friend, for the time being many AI bots are people in the Indian subcontinent paid a mouthful of rice…

2

Program your tweeting bot to send your AI prayers to Tehran Attack’s and future attacks’ victims. Follow to know more.

Sign in for an AI prayers package! Each time Twitter buzzes with terror attacks, we tweet your prayers for you.

So you can keep playing golf! Don’t be like a silly politician. Enjoy the day and send your prayers.

Of course we hope our bots won’t tweet your prayers to yourself some day! LOL

3

When you’re dead your AI bot will keep tweeting. If you were dull enough, no one will see the difference. #Immortality

This at the date of today. If you die 30 years from now and you were dull, people will see a difference, as ALL your tweets will now be so brilliant.

4

Who’s afraid of the robo-journos?

Since The Associated Press adopted automation technology to write its earnings reports, “far fewer errors.” LOL

Automation. Step 1 robo-journos. Step 2 robo-politicos. #cooltech

5

Unilever has been hiring employees using brain games and artificial intelligence & it’s a huge success. (Nige Willson) (Article here)

US Supreme Court has declared IQ testing for recruitment unconstitutional. “Brain games” sounds very much like IQ testing, doesn’t it?

Let me qualify: “Employment testing is legal as long as a professionally-developed employment test is administered according to the test developer’s intended use.” Therefore: no general IQ testing, regardless of the fact that some say it’s the one best predictor of work productivity.

Now if you look at what Unilever gets from “HR service provider” Pymetrics (“AI screening”), it looks like general testing, does it not?

Is this outsourced AI screening through brain games professionally-developed (by branch) and developed for specific positions (by job)? No, neither one nor the other.

6

Bots have a really low # of followers, like 10, long number strings in their handle and joined relatively recently.

What the bots want you to believe…

*

The right to resist tyranny does not exist where the right to carry guns exists not. As if there could be no tyranny because of the ballot! Disarmed people can’t have their vote respected in case of electoral fraud.

*

Is nasal spray permissible [during Ramadan fast]? Sheikh Assim Alhakeem: If it contains a substance that would go down your throat, this breaks your fasting.

That seems to make swallowing rather than eating the object of Ramadan fasting. What about swallowing an object, like a marble, by accident, then?

I am walking down the street, a gnat enters my mouth and I swallow it by accident. Does it break the fast?

*

COeds’ Valium FEllatios on FEstering undead #covfefe

*

Do you support BDS [Boycott, Divestment and Sanctions]? Why don’t you boycott Israeli news media, then? Using Israeli media to fight Israel? Eating oranges from Israel will bring you vitamin C to fight Israel too!

BDS supporters don’t boycott Israeli media – as if that weren’t the first thing to boycott.

*

Mexico knows of walls already! “Defendiéndose de los aztecas, los coras fabricaron unas trincheras de más de 9 kilómetros” (F. Santamaría, Diccionario de americanismos)

*

Alien Covenant

The hero team’s uniform includes a Japanese WW2 cap hat. Reminder: 111,000 American casualties (dead or missing) in the Pacific war.

The exterminated civilization had Buddha statues. Read: Buddhism is irrelevant.

The evil android is a fan of Wagner, whose music is boycotted in Israel. So everything’s all right, baby!

*

Vogue Arabia just made history by gracing us with Halima Aden, making her the first ever hijabi model on a Vogue cover!!!! Women of colour are rising. Women of modesty are rising. And will continue to flourish even in the westernised fashion world. Mark my words. (@plasticrouge)

Just when white people start realizing this kind of things is gross media sexploitation…

Just when white women start realizing there is no modesty in the fashion world…

To think there is anything modest about this cover, one must be seriously disturbed.

With his right hand the man’s directing a phallic object close to her mouth [a pocket mirror or makeup kit seen from the side]. Then there’s the phrase New Look: a well-known nudity magazine.

*

In his penultimate album Michael Jackson sang the offensive phrase “jew me” (verb to jew) – then he was so ashamed of himself that he died.

*

The next Thomas Edison lives in India’s slums? (101 East Al Jazeera)

“The next Edison”? The correct phrase is “the next Einstein.” Okay? Be careful.

*

My read of the evidence is that more investment (time, money, effort, accountability) in education helps. (Erik Brynjolfsson)

Money investment may yield poorly. ‘International ratings on investment’ ratio shows that France is throwing her money away with good conscience.

*

‘’It seems likely that when many first encounter the Black-White IQ gap, they think it environmental in origin because Blacks have faced horrific oppression and discrimination. The high Jewish IQ, however, immediately casts doubt on this intuition (as do copious data, which we have and will discuss) because Jewish people have also faced appalling discrimination throughout much of 18th, 19th, and 20th centuries (and well before, of course).’’ (Getting Voxed: Charles Murray, Ideology, and the Science of IQ, by by B Winegard and B Winegard with B Boutwell and TK Shackelford, published online, quillette.com, June 2, 2017 here)

Jews had a monopoly on money lending due to Christian interdict, whereas Blacks were slaves. Discrimination against the former did not include prohibition to acquire wealth, contrary to slavery in America – contrary to what was the lot of American slaves, and actually contrary to what was the lot of most European Christians under serfdom. So the environmental factor could well be cogent, once you look closely at what each “discrimination” entails.

*

#ThingsThatLeaveBritainReeling [After terror attacks in UK British Twitter users reacted with this hashtag to a newspaper article that used the phrase ‘’Britain left reeling’’ or something like that.]

When French boys come for linguistic courses and find the girls so easy the English boys can’t imagine.

When a British couple honeymoons in France and the woman tries to see if she can spot her deflorator in crowds.

*

Qatar for years positioned itself as a mediator of regional conflicts, now it is Qatar that is in need of mediation. (Kuwait & Oman may help) (Sultan Al-Qassemi)

The Clinton Foundation may help too. [See Tweet Anthology 1 here]

*

How racist, anti-Chinese Berkeley students prevented Panda Express restaurant to open at their snobbish university:

Berkeley students decry proposed Panda Express (SFGate, March 2009, article here)

*

Bumper cars in Saudi Arabia via @GulfStatesInst. To the vice squad: This is genital vibromassaging.

Saudi ban on women’s driving must extend to driving bumper cars.

*

Contemporary History. December 2012. When the journalist said the NEWS that day was HER OWN RAPE. Tahrir Square gang rapes (Egypt).

*

French small-business owners complain about Chinese businesses’ competition. Yet that’s free enterprise 101: Be a communautarist, you win.

*

Trump’s best ally against terrorism gives him the finger:

Saudi Arabia footballers ignore minute’s silence for London attack victims (The Guardian)

*

Saudi Arabia’s Vision 2030 aims at dismantling the greatest welfare state in the world; it will create a huge toil shock and thousands of terrorists. It overlooks the robots coming: Make it from oil rent to robot rent, don’t create a nasty toil shock. Vision 2030 wants to transform Saudis into Irish migrants to US: white slaves, downtrodden and fueled by loads of whiskey.

*

What is dystopian to you is utopian to me. Rather robots ruling than those rich pigs and their politician minions.

*

Retweet if you want to restore death penalty for corrupt politicians.

*

Tired of Facebook? Try FaceBoko Haram.

*

Buy ISIS in Chains’ latest album Chainsaw the Miscreants.

*

Why ISIL rather than ISIS? Because Isis is also an Egyptian goddess and that creates noise for CIA bots’ searches.

Imagine the nightmare for CIA bots if Osama Bin Laden had been called David Smith or Pepito Garcia!

*

Commuters (London Subway), by Robert Doisneau Jr. #LondonBridge #artphotography

*

Burger King delivers in Britain. At the same time their French website says they don’t deliver here in France as their policy is to serve products in the best condition…

*

The economy has grown enormously in the past 35 years, but not everyone has shared in the prosperity. (Erik Brynjolfsson)

Even if everyone shares, it’s enough that some share more than others to make growth an aggravating factor. Cf ultimatum game.

With growth, even if everyone is better off in absolute numbers, those who benefit less are worse off in relative terms.

In a competitive system, opportunities depend on the relative terms.

Here you have the ultimate cause of the ultimatum game – of people refusing a net gain, seen as detrimental (consciously: insulting) to them.

*

Those who have read nothing are used to quoting Einstein.

*

Hillary Clinton used black prison labor: “Some of the black prisoners worked in their [the Clintons’] kitchen.”

She doesn’t even need the wetbacks. Except for having them vote.

*

The Invisible Poor. Today the city poor is born in the city, not in the countryside; he dwindles in city environment chameleon-wise.

*

Given the taxes he pays a bachelor can’t afford to keep a mistress. For that, one must be a married man.

*

Radical Muslims are fine people who are serious about preventing cuckoldry, whereas Westerners are somnambulists.

*

Clones are not identical persons, yet they share the same genes. What do my genes have to do with me? Know thyself.

We need to clone more animals to study personality differences between individuals with identical sets of genes.

*

Wow what a blast from the past! I subscribed to Minitel when I lived in Paris 30 years ago – long before the internet. (Steve Gye)

Oh yeah memories, 3615 code Ulla, poster ads for “Minitel rose” (pink=porn Minitel) in every street and corner of France!

*

Remember how all the Hollywood stars used to stand up in public against apartheid South Africa? Silence in Hollywood re apartheid Israel…

Apartheid Boers used to say Israel was their model… Only they lacked Hollywood Boers, I guess.

*

#MyAlienAbductionStory

Very embarrassing and even painful: no restroom in the saucer.

*

By legalizing porn our legislators have given to entrepreneurs whom none of them would dare call honorable the opportunity to become our aristocracy.

*

Bill Gates: Europe Will be Overwhelmed Unless it Stems Flow of Migrants. (Red Ice TV)

“Massive population growth in Africa will result in enormous migratory pressure on Europe.” Bill & Melinda Foundation

*

Discrimination in Employment in Saudi Arabia (Saudi Gazette)

Don’t discriminate against robots for they’re the future.

*

It’s summer, scholars have stopped tweeting.

*

Once Dominant, the United States Finds Itself Isolated at G-20 (New York Times)

NYT mourns over USA’s dominance like funky jingos.

And yet Macron said he didn’t quite agree with Merkel’s de facto endorsement of Trump’s stand on climate. Le Parisien, 9 juillet 2017, I translate: “Personally I would have done no more than take note of American withdrawal.” Whereas Merkel agreed to mention America’s endeavor toward “cleaner use of fossil energies” = endorsement. Once dominant, the US stays dominant thanks to their Merkel stooge.

But wait, that makes perfect sense: Just look at coal’s share in German energy mix! US and Germany hand in hand to keep coal burning.

*

Be warned. After years of anonymity on the Web you’ll find out there are no credentials on your real name nor on the real you.

July 2017

(*) ‘’Im Grunde jedoch sind alle jene Vorgänge, welche Kosmogonie und Geologie (als lange vor dem Dasein irgendeines erkennenden Wesens geschehn) vorauszusetzen uns nötigen, selbst nur eine Übersetzung in die Sprache unsers anschauenden Intellekts aus dem ihm nicht faßlichen Wesen an sich der Dinge. Denn ein Dasein an sich selbst haben jene Vorgänge nie gehabt, sowenig als die jetzt gegenwärtigen; sondern der Regressus an der Hand der Prinzipien a priori aller möglichen Erfahrung leitet, einigen empirischen Datis folgend, zu ihnen hin: er selbst aber ist nur die Verkettung einer Reihe bloßer Phänomene, die keine unbedingte Existenz haben.’’ (Paralipomena, Kapitel 6: Zur Philosophie und Wissenschaft der Natur § 85)

‘’Die allem Leben auf der Erde vorhergegangenen geologischen Vorgänge sind in gar keinem Bewußtsein dagewesen: nicht im eigenen, weil sie keines haben; nicht in einem fremden, weil keines dawar. Also hatten sie aus Mangel an jedem Subjekt gar kein objektives Dasein, d.h. sie waren überhaupt nicht, oder was bedeutet dann noch ihr Dagewesensein? –  Es ist im Grunde ein bloß hypothetisches: nämlich wenn zu jenen Urzeiten ein Bewußtsein dagewesen wäre, so würden in demselben solche Vorgänge sich dargestellt haben; dahin leitet uns der Regressus der Erscheinungen: also lag es im Wesen des Dinges an sich, sich in solchen Vorgängen darzustellen.’’ (Ibid. § 85 note F)

‘’Wir haben aber diese Steigerung uns zu denken nicht als in einer einzigen Linie, sondern in mehreren nebeneinander aufsteigenden. So z.B. ist einmal aus dem Ei eines Fisches ein Ophidier, ein andermal aus dieses seinem ein Saurier, zugleich aber aus dem eines andern Fisches ein Batrachier, dann aber aus dieses seinem ein Chelonier hervorgegangen, aus dem eines dritten eine Cetacee, etwan ein Delphin, später wieder hat eine Cetacee ein Phoka geboren und endlich einmal eine Phoka der Walroß; und vielleicht ist aus dem Ei der Ente das Schnabeltier und aus dem eines Straußen irgendein größeres Säugetier entstanden. Überhaupt muß der Vorgang in vielen Ländern der Erde zugleich und in gegenseitiger Unabhängigkeit stattgefunden haben, überall jedoch in sogleich bestimmten deutlichen Stufen, deren jede eine feste, bleibende Spezies gab, nicht aber in allmäligen verwischten Übergängen; also nicht nach Analogie eines von der untern Oktave bis zur obersten allmälig steigenden, folglich heulenden Tones, sondern nach der einer in bestimmten Absätzen aufsteigenden Tonleiter. Wir wollen es uns nicht verhehlen, daß wir danach die ersten Menschen uns zu denken hätten als in Asien vom Pongo (dessen Junges Orang-Utan heißt) und in Afrika vom Schimpanse[n] geboren, wiewol nicht als Affen, sondern sogleich als Menschen. Merkwürdig ist es, daß diesen Ursprung sogar ein Buddhaistischer Mythos lehrt, der zu finden ist in Isaac Jakob Schmidts >Forschungen über die Mongolen und Tibeter< (S. 210-214), wie auch in Klaproths >Fragments Bouddhiques< im >Nouveau Journal Asiatique< (1831, mars), desgleichen in Köppens >Die Lamaische Hierarchie< (S. 45).’’ (Ibid. § 91)

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer