Tagged: Diogène le Cynique

TW22 A First-Amendment Revolution

Twitter Anthology Aug-Sep 2019

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What France needs is a First-Amendment revolution.

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We need answers. Lots of them. (Alexandria Ocasio-Cortez, commenting headline ‘Jeffrey Epstein Dead in Suicide at Jail, Spurring Inquiries’)

Congress getting answers supposes that a significant part of its male members be not in Epstein’s files. Nor the spouses of female Congress members.

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If Epstein was murdered, the culprit is his successor.

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Le #DeepState (État profond) pour les nuls. Aux États-Unis, les élections entraînent un renouvellement des postes de la haute administration aux couleurs de la nouvelle majorité politique : c’est ce qu’on appelle le spoils system ou système des dépouilles. La bureaucratie qui échappe à ce mouvement est le Deep State.

La France est un Deep State total [exception faite de la poignée d’« emplois supérieurs à la discrétion du gouvernement »].

Par conséquent, n’essayez pas d’importer le concept de Deep State pour parler de la France. Vous vous ridiculiseriez comme ceux qui parlent de « politiquement correct » alors que le #politicallycorrect #PC est une régulation de la parole sans juge. En France, on régule la parole par amende et prison. Rien à voir.

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Quand la France choisissait un écrivain pour ses billets de banque (le 50 francs de 1993 à 2001), c’était… le Pilote de guerre Saint-Exupéry. Ça plus le défilé militaire du 14 juillet : c’est moi ou il y a un fil rouge ?

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#JeNeSuisPasLePrésidentDesRiches

La preuve, c’est que, quand je suis allé manger dans une pizzeria (menu à 27€), mes amis des médias ont trouvé ça tellement original et amusant !

La preuve, c’est que le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent.

Seulement ça devient les dix petits nègres.

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En droit français, une injure par un média est une satire, une satire par un twittos est une injure.

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La différence entre les États-Unis et l’ex-URSS, c’est que les États-Unis ont connu le communisme sur leur sol : les communautés New Harmony (Owen), Icarie (Cabet), Brook Farm (phalanstère), etc.

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Hong Kong #antiELAB protesters adopt the name #UmbrellaMovement (same as 2014). It reminds me of ‘la révolte des ombrelles,’ the Umbrella Revolt of July 1942 in Cambodia, which started the independence movement from French rule in the country.

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Toute personne (éditeur…) qui réédite un classique comportant des propos condamnables aux termes de la loi actuelle devrait être poursuivie (avec prescription courant à partir de la réédition). Ce qui démontre l’insanité de notre droit.

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Quoi de plus stupide que ce nom de « droit de la presse » pour des textes qui vont jusqu’à condamner des propos tenus en privé ?

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Quand Diogène le Cynique dit à l’empereur Alexandre : « Ôte-toi de mon soleil », le plus étonnant est que nul procureur ne se soit saisi pour outrage au chef de l’État. Autres temps, autres mœurs.

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La Belgique a un parti politique ISLAM (Intégrité Solidarité Liberté Authenticité Moralité) qui défend les intérêts des Musulmans belges. Or la Belgique compte 6 % de Musulmans contre 7,5 % pour la France (ce qui est le plus haut pourcentage en Europe de l’Ouest [après Chypre, 22,7 %]). Mais en France aucun parti de ce type n’existe. Pourquoi ?

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Comme aux États-Unis, il existe au Danemark, pays membre de l’Union européenne, un parti nazi légal et ce parti se réclame du NSDAP allemand. En quoi cette démocratie se porte-t-elle moins bien que la démocratie française où je ne suis même pas sûr de ne pas être poursuivi pour apologie du nazisme à cause de ce tweet ?

Comparons le Danemark et la France à l’aide des indices internationaux pertinents (2018) :

Democracy Index DK 5e FR 29e
Human Freedom Index DK 6 FR 32
Press Freedom Index DK 5 FR 32

Le pays où le parti nazi (Danmarks Nationalsocialistiske Bevægelse) est légal est de loin le plus démocratique et libre.

[Un mot sur ces indices qui tendent à revenir régulièrement sur ce blog et dont certains lecteurs pourraient contester la validité. Ils ont le mérite d’exister. Et comme les chiffres ici indiqués pour les deux pays le montrent, leurs classements tendent à converger, alors que ces indices sont calculés par des organisations différentes : le Democracy Index émane d’intérêts privés par le biais de la société The Economist Intelligence Unit, les deux autres de la société civile, à savoir le Human Freedom Index conjointement du Cato Institute, du Fraser Institute et du Liberales Institut à la Friedrich-Naumann-Stiftung für die Freiheit, et le Press Freedom Index de l’ONG Reporters sans frontières.]

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#HomardGate Un rempart de homards contre l’extrême-droite.

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Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) met en garde LCI pour les propos islamophobes de Zemmour. (France-Soir)

Le procureur s’est-il saisi ou bien n’attaque-t-il que les pauvres et les sans-nom ?

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Le CSA rappelle LCI à l’ordre, suite aux propos de Zemmour en février dernier. Très bien. Et après ? Les journalistes continueront-ils de se taire lorsque des propos islamophobes sont proférés sur leur plateau ? (CCIF [Collectif contre l’islamophobie en France])

Si le procureur ne se saisit pas, vous pouvez, en tant qu’association, porter plainte, pour –selon la nature des propos– injure envers un groupe de personnes en raison de leur religion ou incitation à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur religion. Vous aurez pour vous le témoignage du CSA.

La prescription pour ce type de délit étant d’un an, vous avez jusqu’à février 2020 pour déposer une plainte. N’hésitez pas car d’autres n’hésitent pas.

J’ai commencé par dire « Si le procureur ne se saisit pas » mais l’un n’empêche pas l’autre. N’attendez pas de savoir si le procureur se saisit d’office, comme il peut le faire sur ce genre de délit, mais attaquez en justice.

Au cas où vos statuts en tant qu’association ne vous permettraient pas de porter plainte dans une telle affaire, il faut alors faire un signalement au procureur et lui demander de se saisir d’office.

Quand une plainte sera déposée ou le procureur se sera saisi, l’intéressé sera convoqué pour une audition à la police, puis recevra une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel ; il peut encourir une peine d’un an d’emprisonnement et 45.000€ d’amende.

Passer par le CSA n’était pas nécessaire mais son avis ne peut que rendre une plainte recevable (si vos statuts le permettent) ou contraindre le procureur à se saisir d’office à partir du signalement qui lui sera fait.

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Les révolutionnaires du Tchad, documentaire de Raymond Depardon en trois parties, 1970-75-76, sur le Frolinat (Front de libération nationale du Tchad) d’Hissène Habré.

Un contingent français a été envoyé combattre le Frolinat de 1968 à 1971 à l’insu de l’opinion française. L’opération est un échec. Depardon dit que 200 soldats français y laissèrent la vie, « dans l’anonymat ».

L’otage française du Frolinat Françoise Claustre est interviewée par Depardon. Extraits : « Le gouvernement français ment. » « Jamais je n’aurais pensé que le gouvernement français soit si lâche. » Un tel reportage est-il pensable aujourd’hui ? Médias ou merdias ?

Stéphane Hessel d’#IndignezVous, qui était alors diplomate, est cité par Françoise Claustre dans l’interview : « M. Stéphane Hessel est venu mais ça n’a rien donné. Une fois que le Tchad a fermé la porte aux Français, les Français s’écrasent. Lâchement. » Il y avait de quoi s’indigner, là, non ?

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Ceux qui disent que le Coran est violent n’ont pas lu la Bible.

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Le président de la France a dit (en off mais c’est sorti) que, face à Poutine, « on est des pitres ». Nous sommes prévenus : il ne veut pas être un pitre mais un Poutine.

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It isn’t enough that First Amendment law be protected in the United States. America’s alliance and support must be made conditional on First Amendment constitutional reforms, for instance in E.U. countries, where there’s hardly any constitutional review worth the name in many cases.

In one country, constitutional control is the task of a council (Conseil constitutionnel) where former legislators sit, so these guys may be asked to control the constitutionality of bills they passed and that actually bear their names! (To hell with ‘Nemo judex in causa sua’ [could be their motto].)

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La corrida de la mort

Deux ministres à une corrida et c’est un scandale. Ça suffit ! Qu’on le veuille ou non, la corrida fait partie de notre patrimoine… et à ce que je sache, ce n’est pas illégal. (Éric Brunet, journaliste)

Si c’était illégal, il n’y aurait pas seulement un scandale mais aussi un procès.

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La nouvelle de Jack London La Folie de John Harned est le plus brillant et le plus beau plaidoyer contre la tauromachie. Ceux qui la lisent et continuent de ne pas avoir honte sont très… « forts ».

Extraits :

Ce doit être, alors, un goût cultivé artificiellement, répondit John Harned. À Chicago [aux abattoirs], nous tuons tous les jours des taureaux par milliers, mais personne ne voudrait payer pour assister à ce spectacle [à une corrida].

Ne savons-nous pas tous que, vingt-quatre heures durant, on prive d’eau la pauvre bête et qu’immédiatement avant la course on lui en donne à satiété ?
— De sorte qu’il entre dans l’arène alourdi par l’eau ? fit brusquement John Harned ; et je vis qu’il avait l’œil très gris, très froid et perçant.
— C’est une précaution indispensable pour le sport, répondit Luis Cervallos.

Vous aimez les taureaux, à ce que je vois ? dit Maria Valenzuela avec un sourire forcé.
— Je les préfère en tout cas à ces hommes-là, riposta John Harned. Un toréador n’est pas brave. Voyez ! Le taureau tire déjà la langue, il est fatigué avant d’avoir commencé !

C’est très simple, déclara Luis Cervallos. Le taureau ferme les yeux en chargeant. Donc…
— Donc, interrompit John Harned, l’homme n’a qu’un pas à faire pour s’écarter de son chemin, et le taureau passe à côté… (…) Mais les vaches, elles, ne ferment pas les yeux. Je possède chez moi une vache de Jersey, une bonne laitière, qui aurait vite raison de toute cette bande-là.
— Mais les toréadors ne se battent pas avec des vaches.
— Non, fit John Harned, ils en ont peur.

Pauvre bête ! (…) D’abord, on le gonfle d’eau ; puis les toréadors l’épuisent en se relayant. Pendant que les uns le fatiguent, les autres se reposent. Mais on n’accorde aucun répit au taureau. Quand il est à bout de forces, le matador vient lui plonger son épée dans le corps.

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Le 10 janvier est la fête nationale du vaudou (ou vodoun) au Bénin 🇧🇯

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Hate speech laws are insanely undemocratic because they repress disparagement only as directed to some as if the others were less sensitive to it. #GodBlessAmerica (I live in E.U.)

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De Gaulle président faisait condamner à tour de bras des opposants pour offense au chef de l’État (une incrimination supprimée après condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2013) mais sinon, hein, quel grand homme.

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Il y en a, on dirait qu’ils ne connaissent que la Corée du Nord ou le Venezuela, pour comparer la France, et qu’ils n’ont jamais entendu parler de la Norvège, de la Suède, des Pays-Bas, de l’Irlande, de tous les autres voisins de la France loin devant elle au Democracy Index.

En France, le pouvoir dit au peuple : « Souriez, vous pourriez être en Corée du Nord ou au Venezuela. » En Norvège, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas, en Irlande etc. etc. (chez nos voisins), le pouvoir dit : « Souriez, vous pourriez être en France. »

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L’Antifa

Quand il dit qu’il combat le fascisme, tout le monde lui sourit et lui fait des clins d’oeil. Quand il dit qu’il combat le capitalisme, on hausse les épaules ou on le regarde de travers. Il faut le comprendre…

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« Les exhortations à combattre le fascisme au nom de la démocratie sont un leurre destiné à faire oublier au prolétariat que son véritable ennemi est et reste le système capitaliste. » Wkpd Amadeo Bordiga (1889-1970)

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Icy Green

Greenland Shirt 2019 by the National Republican Congressional Committee (NRCC) Source (“Give a gift of $25 or more and we’ll send you our new limited-edition shirt!”)

Sa proposition sur le Groenland rejetée, Trump repousse une rencontre avec la première ministre du Danemark. (LeHuffPost)

Les États-Unis ont déjà une base militaire de plus de 3.000 km2 au Groenland : « Le territoire de 3000 km2 qui assurait depuis des millénaires la subsistance de ce peuple de chasseurs était réquisitionné pour agrandir la base militaire américaine installée en 1951. » (Article de LibérationDroit au retour : les Inuits de Thulé en appellent à Strasbourg, du 26 mai 2004) Ce que les autorités danoises se gardent bien de rappeler.

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I can’t find the surface of Thule Air Base in Greenland although I’ve read Danish authorities forcibly took 3,000 square kilometers from Inuits for the U.S. base.

Please someone give us the figure for the surface of Thule Air Base in Greenland (“autonomous country of the kingdom of Denmark”). I want to be sure it isn’t the whole surface of Greenland already.

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A couple of Danish politicians have made fun of Trump’s #GreenlandPurchase idea, drawing huge attention on them in this way, but the truth is that the story of Denmark in Greenland is one of colonial abuse:

Greenland Reconciliation Commission finds colonization did ‘a lot of damage.’ (CBC News, Jan 4, 2018)

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Pia Klemp ❤️

Captain Pia

Pia Klemp, capitaine du bateau Sea Watch, refuse la médaille de la Ville de Paris. (Le Parisien)

[Extraits de la lettre de Pia Klemp motivant son refus.] « Votre police vole les couvertures de gens contraints de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations. » « Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un ‘héros’ et qui est ‘illégal’ »

Et vlan !

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Petite erreur de traduction de l’anglais au français dans la lettre de Pia Klemp. [La lettre est accessible en ligne en anglais et en français ; je pense qu’elle a été écrite par Pia en anglais, puis traduite par elle ou ses amis en français, par égard pour la mairie de Paris, capitale de la France.]

« It is time we cast all medals into spearheads of revolution! » est traduit par «  Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution ! »  Il faut lire : que les médailles soient fondues en fers de lance. L’idée exprimée par Pia est de fondre les médailles dans un fourneau ou creuset pour en forger des fers de lance (de la révolution). C’est poétique et beau.

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Disgusted to see that the hashtag #PiaKlemp, in homage to the captain of the Sea Watch 3, isn’t trending in spite of her refusing the medal vermeil offered by political wrecks.

Looks like people only aim at one thing in life: A medal.

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La #bravitude de Pia Klemp est bien mal récompensée quand, après avoir refusé la médaille en vermeil (en vermeil !) de Mme la mairesse, elle n’a pas droit à une haie d’honneur sur Twitter.

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#SOS Mairie coule à pic après passage #SeaWatch3 #PiaKlemp

(Merci de ramasser vos déchets en plastique avant de quitter la plage à la fin.)

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Politicianism

A lawmaker in New Zealand brought his baby to parliament after coming back from paternity leave. The House speaker babysat for him during a debate. (AJ+)

Can I do the same at my job and say there’s a Zealand politico did it? Indecent politicianism.

They are insulting their constituents, who have no right under the bills they pass to do the same as them here!

Their constituents must struggle with the finding of and paying huge sums for kindergartens!

HOT TIP Register your child New Zealand has lots of ECE services, but demand is high. Places can be hard to get, especially in the bigger cities and towns. So check early that the pre-school you are interested in has room for your child.” (newzealandnow.govt.nz “Page last updated: 16/05/2019”)

Good luck.

“Especially in the bigger cities and towns.” Cities are bigger than towns so the lingo means: Places are hard to get in cities and even in towns. Remains the country but there people are used to driving long distances so no one bothers tell them they will for babysitting too.

It’s cute how you think you know more about NZ than actual NZers because of a line on a website. What an ego. (Cate O.)

For one thing I translated contemporary Maori poetry from NZ and I invite NZers to read those poets and poems like Forked Tongues, Our tupuna remain, Comparatively speaking there is no struggle, Zigzag Roads, and others with similar social content. (Here and here in French translation)

What’s cuter in my eyes is that a NZer deems a website from NZ government such a distorsion of truth that a foreigner should consider it garbage.

[And in further reply to a couple of indignant comments based on the dignified ones’ own experience:]

I have no doubt a petty bourgeois experience is a thing. I don’t mean to be harsh but what amazes me is that when your government says demand is high and places can be hard to get, you and others say “No, it’s very easy and proof is… me (and my neighbors too).”

[Then this exchange on my translation skills:]

Your poetry translation fails to give the tribal affiliation of the poets. Even a NZ rock can see you read the words but you don’t really get it. Also, you translated from one colonial language to another. You don’t even know te reo! Haere atu! (papango)

Tribal affiliation would be of little relevance for unspecialized francophone readership. The poetry was written in English and I made no attempt at making believe I know te reo [Maori language].

When I write “contemporary Maori poetry” you read “poetry in Maori,” ignoring that: “As far as Māori literature can be said to exist, it is principally literature in English dealing with Māori themes” (Wkpd NZ lit.) Had I translated te reo I’d had said so. You’re a fraud.

You’re using Wikipedia to tell me about whether or not my own literature exists? You don’t even know enough about this country to know our lit, your supposed area of expertise, and you’re convinced you know the country better than the people who live here. You egg. (papango)

I quoted a source you can check. In the context “As far as Māori lit can be said to exist, it is principally in English,” “contemporary Maori poetry” means “in English”: I didn’t have to be specific as it’s the unusual that must be specified, not the previsible. You had no clue.

Besides, you admitted failing your French class [“Happily, although you should know that I base my entire view of your nation on a section of poems I translated in high school French (which I failed) and will be very very upset with anyone who lives there trying to tell me it’s in any way different to what was in those.“] and, as the original English poems aren’t on my blog, where did you read them? You simply can be no judge of my translations and antagonize me gratuitously.

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Un Français ne peut pas comprendre les États-Unis sans les étudier de manière approfondie. Quand il entend dire que telle loi a été votée là-bas, il imagine que c’est plié, comme en France, mais aux États-Unis toute personne peut faire casser la loi devant une cour de justice pour inconstitutionnalité. Une loi fédérale, par exemple, est soumise au contrôle de n’importe quelle cour fédérale (cours de district, cours d’appel fédérales), dont le système est chapeauté par la Cour suprême.

Les questions prioritaires de constitutionnalité #QPC introduites en France par révision constitutionnelle en 2008, censées aller dans le même sens, reposent sur un Conseil constitutionnel où siègent d’anciens législateurs au mépris du principe « nul ne peut être juge et partie » (Nemo judex in causa sua).

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Notre actuel Président n’invente rien. « Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. » (article 64 de la Constitution) Vous le voyez, le problème, ou pas ?

Cela fait soixante ans que cet article existe. Toujours fiers d’être Français ?

Vous ne voyez toujours par le problème ? Un indice : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » (Article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789) Et maintenant ?

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Amazonas Grand Hotel

Amazon forest fires extend plantation and mining areas as aimed by Brazilian government.

Forestal destruction is also required by Solid State Entity i.e. autonomous AI located in hardware, to which humidity needed by biological organisms, including humans, is adverse. SSE needs a dry desert.

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As deforestation of Amazonia has always been on Bolsonaro’s platform, #AmazonFires are, if he didn’t start them, providential for him and the people he serves. After the fires are over, I guess he won’t “re-forest” but plant soybean and open mines as he said he would on deforested areas.

Yet I think Bolsonaro may have started the fires, precisely because deforestation has been on his political platform. For everybody knows political platforms are the most invisible thing in the world.

“Would I have started fires criminally after saying I’d deforest within the law, signing the needed decrees? It can’t be me, it’s NGOs in order to ruin my government’s reputation.” Yet fires started criminally have no culprit unless found by investigators. That’s the difference with legal deforestation.

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Il paraît que les États-Unis sont le pays où les gens se font des procès pour un oui ou pour un non. En France, c’est l’État qui fait ça.

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Race et religion en « droit de la presse » : kif-kif bourricot

Il n’est pas raciste de s’en prendre à une religion. (Henri Pena-Ruiz, philosophe)

Ce n’est pas ce qui dit la loi, qui peut faire condamner quelqu’un à un an de prison pour injure ou provocation à la haine envers « un groupe de personnes (pas seulement « une personne ») à raison de leur religion ». Autrement dit, ce n’est pas raciste de s’en prendre à une religion car une religion n’est pas une race ; c’est quand même, aux termes de la loi, haineux.

Il est malhonnête [de la part de tels ou tels (journalistes ?) auxquels Pena-Ruiz s’en prend dans ce tweet] de ne citer que le bout de phrase « on a le droit d’être islamophobe ». Je vous invite à regarder la vidéo de la conférence.  (Henri Pena-Ruiz)

Je ne vois pas comment on aurait le droit d’être islamophobe alors qu’il existe un délit d’injure envers un groupe de personnes à raison de leur religion et un autre d’incitation à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur religion.

Le délai de prescription pour ces délits n’est pas l’immuable délai de trois mois du droit de la presse, mais un an. Et le procureur peut décider de poursuites de son propre chef (ou celui du pouvoir exécutif dont il dépend) sans qu’il y ait de plainte, et ce alors même que des associations agréées ont de droit la qualité à agir pour porter plainte.

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Élisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe. » (France Inter, tweet du 6 janvier 2016)

Ça revient à dire qu’il ne faut pas craindre d’enfreindre la loi :

« injure envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap » (article 33 de la loi de 1881). + le même article pour incitation à la haine (article 24).

Après Badinter, Pena-Ruiz et d’autres continuent avec « on a le droit d’être islamophobe » alors que les articles 24 et 33 de la loi de 1881 incluent la religion. Comme ils ne veulent pas l’abrogation de ces articles (rien ne laisse supposer qu’ils la souhaitent, comme de mon côté je le demande), ils cherchent à en exclure les Musulmans. Les autres y ont droit mais pas les Musulmans !

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Citez-moi un propos qui serait islamophobe et licite, sans être de l’injure ou de l’incitation « envers un groupe de personnes à raison de leur religion ». Merci d’avance.

« Hijab et niqab sont misogynes » « la lecture littéraliste du coran conduit au fanatisme et à une vision rétrograde des rapports homme-femme » « une partie des faits décrits dans le coran ne sont qu’affabulations » « le coran incite à la haine envers les athées et les agnostiques » (philip KA)

Si j’étais une association agréée, je porterais plainte contre de tels propos. Un juge peut tout à fait penser qu’ils sont illicites. Misogyne et rétrograde sont des insultes. Dire que l’islam incite à la haine est une incitation à la haine.

La religion étant, par ces articles de loi, protégée au même titre que la race, l’ethnie, etc, si j’ai le droit de critiquer une religion sans que ce soit une injure ou une incitation, alors j’ai le droit de critiquer une race, une ethnie, etc, sans que cela le soit. Là aussi, des exemples ?

Ces articles posent le principe que des communautés déterminées par les catégories énumérées sont protégées par la loi. On parle d’ailleurs de minorités protégées (protégées par des peines aggravées par rapport à l’injure ou à l’incitation à la haine simples). On pourrait donc même dire que la critique envers une telle minorité est une incitation à la haine par définition de la loi. C’est pourquoi je demande des exemples de critiques envers ces minorités qui ne soient pas de l’insulte ou de l’incitation. Ceux qui, comme Pena-Ruiz, parlent de cette distinction comme d’une réalité, ont une représentation fausse de la liberté de parole dans notre droit et, partant, dans notre société.

Libre à vous de penser que le salafisme et le wahhabisme n’ont pas une vision rétrograde des rapports entre les deux sexes. Au vu des conditions de vie des femmes dans les pays où cette lecture littéraliste impose son ordre social, il n’y a pas vraiment discussion… (philip KA)

Le sujet, c’est la loi française. Même si ce que vous dites était vrai, en injure ou incitation à la haine, “truth is no defense” (formule du droit anglo-saxon qui s’applique ici). (En diffamation, c’est différent.) Vous pouvez poursuivre un ou des Musulmans qui s’expriment pour injure envers les femmes (article 33 « injure envers un groupe de personnes à raison de leur sexe ») mais dire que l’islam est misogyne, c’est (en vertu du même article 33) une « injure envers un groupe de personnes à raison de leur religion ».

[En réalité, mon interlocuteur a en partie changé son fusil d’épaule : au lieu de parler d’islam, il évoque certains courants de l’islam, le salafisme et le wahhabisme, pour que son propos porte non pas sur une religion, c’est-à-dire sur un « groupe de personnes à raison de leur religion », mais sur une ou des idéologies, le juge répressif ne connaissant pas de « groupes de personnes à raison de leur idéologie ». Le lien de ces idéologies à l’islam aurait pu être laissé dans le vague, mon interlocuteur aurait pu ne pas dire s’il considère ces idéologies comme consubstantielles à l’islam, comme devant en naître nécessairement, et ç’aurait été de bonne guerre. Il qualifie cependant ces idéologies de « lecture littéraliste » au sein de l’islam, ce qui revient à disculper l’islam lui-même des propos tenus sous l’empire de ces idéologies.]

iv

La phrase « L’islam est une religion, pas une ethnie » montre votre ignorance de la loi, puisque la loi protège la religion au même titre que l’ethnie, la race, etc.

Insulte et critique de la religion n’ont rien à voir, c’est bien pour cela que les gens comme vous sont dangereux avec leurs amalgames. (Marie-France B.)

Donc on peut critiquer une race si ce n’est pas une injure ou une incitation à la haine ? [C’est le même argument que j’ai avancé précédemment : « La religion étant, par ces articles de loi, protégée au même titre que la race, l’ethnie, etc, si j’ai le droit de critiquer une religion sans que ce soit une injure ou une incitation, alors j’ai le droit de critiquer une race, une ethnie, etc, sans que cela le soit. Là aussi, des exemples ? »]

Droit au blasphème qui est reconnu en France et que vous voulez faire passer pour de « l’islamophobie ». (Marie-France B.)

Il existe en France un contentieux des films « blasphématoires » : TGI Paris 22.9.1988, 1e civ. 29.10.1990 cf. J-M Denquin, Sur les conflits de liberté, 1981. Une jurisprudence dite « équilibrée ». Ma source (B. Beignier) dit également que le décret du 27 mars 1992 interdit « l’utilisation de moyens susceptibles de choquer les sentiments religieux » dans la publicité. Compte tenu de ces éléments, je ne vois pas d’où sort ce « droit au blasphème » que vous invoquez.

Le concept d’islamophobie n’existe pas en droit, certes. Seulement si vous croyez que cela vous permet de vous exprimer librement sur une religion, vous vous trompez.

[Mon interlocutrice alors de publier deux extraits, dont le premier est tiré d’un article de Libération, extrait sans mention de date :]

Conscients de cette distorsion entre le droit international et leur droit interne, plusieurs États, sous l’impulsion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont tenté d’obtenir au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en 2011, une résolution qui reconnaîtrait l’interdiction de la diffamation religieuse. Cette tentative a échoué. (Libération)

La France n’a nul besoin d’un délit de « diffamation religieuse » puisqu’elle a l’article 33 précité. Cet article est même plus répressif que ce que serait un tel délit, car en diffamation on peut invoquer une « exception de vérité » (exceptio veritatis) tandis que pour une incitation ce n’est pas prévu. Pour l’injure et l’incitation, il ne sert juridiquement à rien de se défendre en disant « Ce que j’ai dit est vrai ». Le juge ne se prononce pas : la loi française protège l’islam, c’est tout ce qu’il sait. Dire que l’islam, par exemple, incite à la haine, même si c’était vrai, n’exclurait pas que cette parole est une incitation. Si un Musulman incite à la haine par ses propos ou ses écrits, il peut être poursuivi et condamné, mais l’islam, à titre de religion, est protégé : dire que l’islam incite à la haine est donc une incitation à la haine envers les Musulmans.

S’il existait un délit de « diffamation religieuse », le prévenu pourrait invoquer la fameuse exception de vérité, et le juge pèserait l’argument. L’article de Libération, du moins l’extrait, fait croire que la France, en refusant ce délit, reste libérale, alors que c’est tout le contraire. La demande de l’OCI concernait des pays où la religion n’est pas une catégorie dans les hate speech laws nationales, et ne visait donc pas la France qui lui donne déjà pleinement satisfaction, et même au-delà. Même en droit de common law, le libel (diffamation) fonctionne de la manière que j’ai indiquée : “truth is defense“. Si la démarche de l’OCI avait abouti, les pays de common law auraient été invités à adopter des lois de diffamation religieuse qui resteraient toujours plus libérales que ce que nous avons chez nous actuellement.

[Les difficultés sous-jacentes à ce qui vient d’être exposé sont sans doute la raison pour laquelle la notion de group libel (diffamation d’un groupe de personnes) n’a, aux États-Unis, après une première jurisprudence de la Cour suprême qui semblait l’admettre (Beauharnais v Illinois, 1952), finalement jamais connu d’autre application. Dans le cas du religious libel proposé par l’OCI, comment un juge pourrait-il prendre sur lui de déterminer avec l’autorité de la chose jugée la vérité de ce qu’est le contenu d’une religion, en particulier d’une religion qu’il ne pratique pas ? Si le juge entrait dans une telle démarche, il faudrait alors parler non de gouvernement mais de tyrannie des juges.]

[Le second article provient de l’Institut Montaigne, think tank de hauts fonctionnaires (extrait non daté) :]

En France, il est possible d’insulter une religion, ses figures et ses symboles, il est en revanche interdit d’insulter les adeptes d’une religion. L’introduction de ces nouveaux délits a entraîné des difficultés d’interprétation qui se sont matérialisées par des décisions de justice parfois douteuses. (Institut Montaigne)

Amusante, cette expression de « difficultés d’interprétation ». Pendant que d’autres pensent, nous nous demandons ce que la loi nous autorise à penser. Qu’est-ce qu’un pays ayant de telles lois peut offrir au monde ? Rien de bon.

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As public officials we can’t really sue, and just have to live with all the vile untrue things people say about us. (Ilhan Omar)

It is wise of U.S. law to make libel lawsuits hardly winnable for public officials, as an official’s career exposes him or her to public scrutiny as a matter of democratic values. People around the world envy the Americans for their wise jurisprudence.

Please note that in some EU countries public officials don’t have the scruples you here express about suing for libel, and they sue for libel, as national laws not only make the case winnable but also skew the judicial process to the officials’ advantage.

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Je soumets au #RIC (référendum d’initiative citoyenne) la loi suivante : interdire les tribunes officielles des stades aux élus et politiciens.

Ils gagnent un énorme capital de sympathie en fonction des scores des matchs de sport. Un gain indu qui détourne l’attention de l’exécution de leur mission. #GiletsJaunes

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Le droit français du racisme anti-Blanc

Je veux bien que le #RacismeAntiBlanc n’existe pas, seulement il y a déjà eu des condamnations au pénal. La loi parle de groupes de personnes à raison de leur origine, race, ethnie, nationalité, religion, handicap, sexe, orientation sexuelle… Elle ne dit pas « à raison de leur race à l’exception de la race blanche ».

Dire, comme l’humoriste australien (d’origine bangladaise) Aamer Rahman, que les Blancs ont une dette envers les races de couleur en raison de l’esclavage et de la colonisation, c’est, en droit français, même si c’est vrai, une incitation à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur race. En injure et incitation, “truth is no defense“: le tribunal n’examine pas le reproche sous-jacent à l’injure/incitation, il se borne à constater qu’il y a injure/incitation, et la condamne. Accuser un groupe racial (les Blancs) de crimes (coloniaux) est une incitation à la haine. 🤷‍♂️

J’ai cité l’adage anglo-saxon parce qu’il est court mais en français ça donne ça : l’exceptio veritatis (exception de vérité) peut être invoquée en diffamation mais pas en injure, où la défense peut invoquer une excuse de provocation. Sauf qu’un « groupe de personnes » (abstrait) ne peut provoquer…

En droit français est une minorité protégée tout groupe de personnes « à raison de leur race », ce qui inclut la race blanche (articles 24 et 33 de la loi sur la presse) ; de même tout groupe de personnes « à raison de leur sexe » (mêmes articles), ce qui permettra demain d’exterminer judiciairement le féminisme.

L’expression « à raison de leur sexe » permet de comprendre que parler de minorité protégée n’a rien à voir avec la définition ordinaire de minorité. C’est une définition sui generis. La race blanche majoritaire est une minorité protégée. [Les sexes oscillent autour d’un ratio 50:50, donc des propos ou écrits sur un groupe de personnes à raison de leur sexe visent soit une moitié de la population, soit l’autre moitié ; il ne s’agit pas de minorités numériques.]

Si le droit français était féministe, il dirait que la loi protège de l’injure/incitation à la haine « les femmes », plutôt que « toute personne ou groupe de personnes à raison de leur sexe », ce qui inclut les hommes et les protège d’éventuelles incitations féministes à la haine.

De même, si, pour le droit français, il n’existait pas de racisme anti-Blanc, la loi ne parlerait pas de « personne ou groupe de personnes à raison de leur race », ce qui protège les Blancs au même titre que d’autres de l’injure et de l’incitation à la haine, par des peines aggravées.

Le droit français des « contenus haineux » peut (peut-être en réalité doit) servir à réprimer l’expression des minorités, et il se pourrait que ce soit déjà le cas. Les statistiques raciales officielles n’existant pas en France, on ne sait pas quels groupes raciaux ces lois punissent. Si, par exemple, 30 % des personnes condamnées à ce titre étaient maghrébines ou d’origine maghrébine (8-9 % de la population française), la loi française visant à protéger les minorités réprimerait proportionnellement plus une minorité que la majorité. L’État n’a pas de statistiques.

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Commet une faute l’employeur qui ne réagit pas lorsque son salarié se fait traiter de « Nain de Fort Boyard » par un client. Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 11 octobre 2018. (Curiosités juridiques)

Puisque l’on ne peut pas se faire justice soi-même, pourquoi prétendre que l’employeur devrait faire justice à son salarié ?

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En France, la parole est libre de tout contenu.

TW21 La malédiction du homard

Anthologie Twitter mai-août 2019. Français & a little English.

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Rayez le parquet

i

Le « ministère public », cette « spécificité française » que le monde démocratique ne nous envie pas.

[Nul procureur ne se saisit pour faire condamner Diogène le Cynique après que ce dernier eut dit à l’empereur Alexandre : « Ôte-toi de mon soleil. » C’est peut-être aussi pour ça qu’on l’appelle Alexandre le Grand.]

ii

Quel crédit accorder désormais aux déclarations des procureurs ? (Laurent Joffrin, journaliste, « sur les dernières révélations dans l’affaire Legay »)

Les procureurs, cette spécificité française héritée de l’Ancien Régime et maintenue par la volonté de Naboléon, n’ont jamais eu le moindre crédit chez les gens qui connaissent un peu le droit [sans en vivre]. Un exemple [qui sort un peu de la très classique (et néanmoins très juste, quoi qu’elle ne semble jamais entendue par les décideurs) litanie déplorant l’absence d’indépendance vis-à-vis de l’exécutif], la doctrine anglo-saxonne (et un Français a le droit de s’intéresser à la littérature juridique anglo-saxonne) décrit le procureur français comme « prosecution-minded », un obsédé des poursuites.

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Inculture démocratique de la porte-parole du gouvernement, pour qui « les journalistes sont des justiciables comme les autres ». C’est faux, le journaliste n’est pas un justiciable comme les autres lorsqu’il est dans l’exercice de ses fonctions. (Edwy Plenel)

En même temps, ce genre de raisonnement n’est pas de nature à inciter les journalistes à demander d’étendre leur « immunité » à l’ensemble de la population. Le peuple est réduit au silence (au mieux à l’anonymat).

ii

Lois, déclarations, convocations et gardes à vue se sont multipliées ces derniers mois, qui font craindre pour la liberté d’expression et de la presse en France. (Mediapart)

Vous, les médias, vous avez accepté que la parole soit muselée partout du moment que vous aviez votre « immunité prétorienne », en ce qui concerne la satire (partout ailleurs que dans les journaux satiriques qualifiée d’injure) et autres. Maintenant le pouvoir peut vous mettre à genoux facile.

*

Le Twitter Transparency Report accable la France

Twitter Transparency Report for France Jul-Dec 2018: Removal Requests 110: 8% compliance. So 92% of requests by French authorities were deemed illegitimate. => France, then, has a quick-trigger finger against freedom of speech.

Compare numbers of removal requests by states/compliance by Twitter(%) Jul-Dec 2018.

France 110/8% (as said above) 👎

Australia 14/15%
Austria 2/0%
Belgium 0/0
Canada 6/0%
Denmark 4/0%
Germany 42/12%
Italy 6/0%
Norway 0/0
Portugal 0/0
Spain 10/0%
Sweden 0/0
UK 46/2%
US 83/0%

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Le règne des sots

« Dès que le bien penser fut réglé et surveillé par la police, le bien penser devait descendre au niveau d’un policier moyen; et comme ce genre subalterne, et d’ailleurs fort utile en tous temps, n’a point coutume de peser les paroles, il ne fut point permis même d’habiller décemment les opinions de circonstance. Les hommes d’État et les gens de lettres se soumirent à cette condition que rien, dans leurs discours, n’eût l’apparence de ce qui demande attention ; car, pour un homme de main qui assure l’ordre, attention et soupçon ne font qu’un. Ce qui abaissa les uns, et releva les autres ; et c’est ce que j’entends comme le règne des sots. Si cette police des opinions était nécessaire, je ne veux pas maintenant l’examiner. Que la formation de guerre entraîne cette conséquence inhumaine parmi tant d’autres, cela ne doit point étonner. » (Alain, Propos du 27 mars 1921)

[Ce Propos du philosophe Alain décrivait la censure française en temps de guerre. Il décrit aujourd’hui la censure française en temps de guerre comme en temps de paix.]

*

[Sur France Inter] on est dans la satire et jamais dans la diffamation. » (Charline Vanhoenacker, humoriste)

Les privilèges à la française ! Le peuple, lui, par exemple sur Twitter, est toujours dans la diffamation et jamais dans la satire. Par principe.

Pour résumer, la satire c’est ce que tu entends sur France Inter et autres médias du capital. La diffamation c’est tout le reste. Donc tu fais bien de rester anonyme, c’est prudent.

*

14 juillet

i

En France, la fête nationale est célébrée par un grand défilé militaire.

ii

Aux États-Unis, il faut un Trump pour que le July 4th soit une parade militaire. Voyez sa ridicule #TrumpParade (le fait que trende le hashtag prouve le sentiment de ridicule qu’inspire cette parade aux U.S.), défilé « made in 14 Juillet » selon Le Parisien. [Car Trump en aurait eu l’idée après avoir été invité au défilé du 14 juillet l’an dernier ou l’année d’avant. Il avait alors, je me souviens, daubé les Français pour leur coutume d’organiser un défilé militaire le jour de la fête nationale.]

Quand on fait défiler l’armée aux U.S., le #July4th devient sur internet une #TrumpParade et plus #IndependenceDayParade. Et finalement les chars n’ont pas défilé tellement les Américains étaient écœurés par l’idée d’un défilé militaire pour leur fête nationale.

iii

Quand sur TF1 un reportage sur les préparatifs du 14 juillet 2019 parle de chorégraphie, les esprits non hypnotisés ne peuvent pas, au vu des images, ne pas penser à Corée du Nord.

Un défilé militaire fait forcément penser à un régime militariste.

iv

« La fierté d’être Français », ou la francité d’être fier.

*

Louis XX

Louis de Bourbon, c’est-à-dire Louis XX, est l’arrière-petit-fils de Franco : « second fils d’Alphonse de Bourbon et de son épouse Carmen Martínez-Bordiú, petite-fille du général Franco. » (Wkpd)

Portrait équestre de Carmen Martínez-Bordiú (1972), petite-fille de Franco et mère de Louis XX, par Salvador Dali. (Cliquez sur l’image pour agrandir.)

*

Baccalauréat : « Les grévistes [les enseignants en grève] n’ont pas été élus au suffrage universel », tacle la porte-parole du gouvernement. (Europe 1)

Le suffrage universel implique nécessairement des élections selon le principe « un homme égale une voix », soit, pour une élection nationale, une circonscription unique. Ce n’est pas le cas des élections législatives françaises. [Selon que vous êtes inscrit dans telle ou telle circonscription plus ou moins dense démographiquement, votre voix pèse plus ou moins.] Donc, députés ou grévistes, au regard du suffrage universel, c’est kif-kif bourricot.

*

Où est Steve ?

[Le Nantais Steve Maia Caniço était porté disparu depuis une charge de police contre un rassemblement festif en bord de Loire la nuit de la Fête de la musique, le 21 juin 2019. Son corps a été retrouvé dans le fleuve le 30 juillet, quelque quarante jours plus tard.]

i

#OùEstSteve depuis la charge des valkyries ?

ii

Où est Steve, brigadier?
– En enfer, avec Zineb Redouane.
– Merci, brigadier. Voilà votre médaille.
– Fier de servir mon pays !

iii

Quatorze personnes sont tombées dans le fleuve à cause de la charge de police. Le seul qui ne peut plus dire ce qui lui est arrivé est tombé pour une autre cause à déterminer. #SelonlIGPN

*

Jojo le député

La phrase « (à cause des médias) Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un député » m’étonne car en philosophie politique la question a toujours été : Comment faire de bonnes lois avec des Jojos députés qui ne sont pas désignés pour leurs compétences ?

*

Homard Gate

i

Mediapart accusateur public (BFMTV)

C’est censé être choquant car en France l’accusation publique est le monopole du ministère public (parquet), c’est-à-dire du pouvoir exécutif. Il n’y a pas de pouvoir judiciaire en France : c’est une branche de l’exécutif (Maurice Duverger).

ii

Question aux déontologues : À partir de combien d’amis invités un « dîner de travail informel » avec du homard devient-il un dîner entre amis ?

iii

C’était un dîner de travail puisque j’habite sur mon lieu de travail.
– Et pourquoi « informel » ?
– Mes amis n’étaient pas obligés de porter la cravate. Si on ne peut même plus avoir un dîner de travail informel avec ses amis… Y en a marre de cette scandinavisation de la franchouille !

iv

Le homard c’est bon mais les protagonistes du Homard Gate ne vont plus aimer le goût, maintenant…

Une « erreur regrettée et payée au prix le plus élevé et le plus cruel » : Il ne pourra plus voir un homard sans avoir envie de vomir.

v

Podesta, directeur de campagne d’Hillary Clinton, se photographiait chez lui faisant du risotto de homard avec le chef français Daniel Boulud et twittait, pour se moquer d’Assange, « Tu ne manges pas aussi bien à l’ambassade d’Équateur, n’est-ce pas ? » Battus par Trump. Gare au homard.

The Malediction of the Homard

-Podesta: suicided by his lobster risotto tweet;
#homardmatuer : « les chiens » ont l’odorat sensible.

vi

« Ça devient les Dix petits nègres » dit Macr🅾️n en Serbie. Quoi ça ? Quoi ça ? « Nègre. Vieilli et péjoratif : Noir, Noire.” (Dictionnaire) Souligner « péjoratif ».

Est-ce que, parmi ces dix petits nègres, il y a l’auteure de la #PPLCyberHaine ? Surtout ne vous cassez pas la tête à être exemplaires, on sait bien que le procureur ne se saisira pas contre vous.

vii

Sur douze dîners, trois (soit un sur quatre) « posent des questions au regard de leur caractère familial ou amical » (Rapport AN). Donc l’intéressé, annonce son entourage, va les rembourser. Et donc il n’y a eu « aucune irrégularité » ! Quoi de plus outrageant que cette défense ?

« Je rembourse trois dîners (c’est un sur quatre !) car il n’y a eu aucune irrégularité et je suis un homme blanchi. » Quoi de plus insultant envers le peuple souverain? Outrage au peuple !

« Aucune irrégularité, donc je rembourse. Je me présente devant vous comme un homme blanchi. » Il est tombé dans le pot à mayonnaise géant, celui qui sert pour les homards. 😂 [Mieux vaut en rire qu’en pleurer.]

viii

En réponse au Homard Gate, le gouvernement annonce une loi contre les homards haineux.

*

[L’humoriste Élodie Poux s’est fait condamnée par la justice à une amende en mai 2019 (en première instance, avant de faire appel) pour une plaisanterie à l’encontre d’un toréro. Dans un tweet, effacé entre-temps, elle disait en substance : « On apprend aujourd’hui que les blagues sont passibles d’amendes. Merci à ceux qui me soutiennent etc. » À quoi je répondis]

Les blagues, même les meilleures, ont toujours été passibles d’amendes et autres peines pour les sans-nom. Maintenant, ce sera plus égalitaire. Au lieu de vivre, humoristes professionnels, dans l’ignorance (feinte) de vos privilèges, il fallait dénoncer ces lois scélérates qu’on vous applique aujourd’hui comme aux autres.

*

Bain de foule présidentiel (Bagnières-de-Bigorre)

« Souriez, vous êtes filmés ! » De toute façon, vous n’avez pas le choix : refuser devant les caméras, parce que vous avez mieux à faire, serait un outrage au chef de l’État et vous recevriez une citation à comparaître au tribunal.

[Diogène le Cynique, lui, a pu dire à l’empereur Alexandre, sans être inquiété : « Ôte-toi de mon soleil. » Autres temps autres mœurs.]

Bain de foule dans la ville fantôme.

*

Adama Traoré

« La tentative de validation ou légitimation de cette conclusion en faisant appel à des notions scientifiques théoriques sur la sarcoïdose et la drépanocytose amène à des conclusions biaisées sur le plan intellectuel, voire de l’éthique médicale. » Les quatre médecins sollicités par Maître Bouzrou, avocat de la famille d’Adama Traoré, mettent ainsi formellement en cause « l’éthique médicale » des médecins de l’expertise médico-légale, un corps de médecins travaillant pour la police. Il est abracadabrant que, dans des affaires où la police est en cause, le corps des médecins légistes, qui travaille pour la police, ne soit pas dessaisi d’office. Car une expertise indépendante n’est pas envisageable dans des conditions de dépendance professionnelle.

*

Racisme et impunité politiciens
(même pour les non-parlementaires,
qui ne sont pas couverts par les immunités constitutionnelles)

i

Les mêmes qui votent des lois toujours plus répressives contre les « contenus haineux » ne pensent jamais à saisir la justice quand ils appellent raciste un opposant pour ses propos, comme les membres de LaREM avec Nadine Morano. Preuve que, pour eux, les politiciens sont au-dessus des lois.

Florilège de ministres et députés LaREM sur le dernier tweet marquant de Nadine Morano :

« ’Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme, ou le rejet de l’autre’ – J.Chirac Un jour Nadine Morano a peut-être été républicaine. Tel n’est définitivement plus le cas. »

« Racisme ordinaire, dérapages et amalgames ordinaires, ‘pensée’ ordinaire. Ordinaire je me demande si ce n’est pas le meilleur qualificatif pour Nadine Morano. »

« Nadine Morano ou l’art de cultiver au quotidien un racisme ordinaire décomplexé et une bêtise abyssale assumée. »

« Racisme et bêtise vont toujours de pair. Écœurante démonstration Nadine Morano. »

« Par sa bêtise et son racisme Nadine Morano montre le degré zéro d’une soit (sic) disant responsable d’un parti ! »

Bel élan chez LaREM pour dénoncer le racisme de Nadine Morano, donc. Mais pourquoi personne parmi eux ne saisit la justice ? Continuons le florilège.

« Une nouvelle fois, Nadine Morano dérape et tient des propos insupportables !  Son racisme de bistrot est un délit et n’a pas sa place dans notre société. »

Un délit : on attend donc des actes. Last but not least :

« Les propos ouvertement racistes de Nadine Morano sont indignes d’une responsable politique. Vous devez les retirer et présenter vos excuses, sous peine de poursuites. »

Comme si la justice faisait des sommations !

Est-ce que la #PPLCyberHaine #PPLAvia prévoit qu’on demande à l’internaute coupable de propos « haineux » de bien vouloir prendre la peine de les retirer sous peines de poursuites ??? 😂

Donc, pour ce dernier député, quand un politicien dit quelque chose d’illégal, c’est seulement s’il ne retire pas ses propos qu’il doit être poursuivi. Or, pour toute autre personne le procureur ne prend pas de telles mesures d’avertissement. => Caste privilégiée.

ii

Si le politiquement correct consiste à ne plus être homophobe, raciste, sexiste, antisémite, grossophobe, etc, quel est le problème si grave de ce politiquement correct ? Ne plus pouvoir être un sale c… sans se faire engueuler ? Je ne comprends pas bien… (Bruno Gaccio, en réponse à un politicien qui tweetait en défense de Nadine Morano)

Nadine Morano se fait peut-être « engueuler » mais elle ne se fait pas condamner, alors qu’elle est accusée d’enfreindre la loi. Par exemple, un député LaREM lui demande de retirer ses propos « sous peine de poursuites » mais le citoyen lambda, lui, ne reçoit pas d’avertissement.

P.S. Le politiquement correct avec juge répressif, c’est le politically correct (PC) « à la française », une absurdité. En France, il faut parler de « pénalement correct » pour être exact. Aux U.S. la parole est libre ; c’est justement pour ça qu’on peut parler de PC ! Les neuneus importent un concept U.S. sans comprendre qu’il ne peut s’appliquer en France, où la parole qui n’est pas « correcte » est condamnée pénalement. Le PC est informel et coopté ; si quelqu’un le rejette, le juge n’intervient pas pour autant. Quel rapport avec chez nous ?

*

« Ici nous n’avons qu’un seul drapeau : le drapeau français. » Un député incommodé par les drapeaux algériens brandis dans les rues françaises lors des victoires de l’équipe de foot algérienne à la Coupe d’Afrique des nations.

« Ici » il y a des binationaux : ils ont deux drapeaux puisqu’ils ont la double nationalité, et un binational franco-algérien a le droit de vivre en France.

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As a Darwinist I prefer a state that teaches Creationism at state schools but lets one free to adhere to Darwinism than a state that would make (some brand of) Darwinism a state ideology and forbid any other teaching by repressive laws. #GodBlessAmerica

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Attention : en France, ce smiley 😷 est interdit sur la voie publique, depuis la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public.

Cette loi, c’est parce que Big Brother ne supporte pas qu’on ne lui sourie pas tout le temps.

*

Il n’y a pas besoin de fascisme pour faire des esclaves des Français : une république naboléo-gaullienne y suffit.

Quoi que, avec les Gilets jaunes, le pouvoir commence à se poser des questions.

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L’adage dit « Viro esurienti necesse est furari. » (Je vous laisse googler.) C’est un adage juridique.

Connu en droit brésilien sous le concept de furto famélico (« larcin de l’affamé », qui n’est pas une infraction) : « O furto famélico não é crime. »

« O furto famélico não existe apenas para saciar a fome. Alguém que furta um remédio essencial para sua saúde, um cobertor em uma noite de frio, ou roupas mínimas para se vestir, também pode estar cometendo furto famélico. » [Cette catégorie juridique « n’existe pas seulement dans les cas où la faim doit être assouvie. Une personne qui vole un remède essentiel à sa santé, une couverture lors d’une nuit de grand froid ou des vêtements essentiels pour se vêtir, peut de même être dit commettre un ‘larcin de l’affamé’. »] (direito.folha.uol.com.br)

ii

Faire grève est une atteinte à la propriété privée ou publique : une mise sous séquestre de la propriété (l’appareil de production) contre l’avis du propriétaire. Pourtant c’est légal. C’est même un droit constitutionnel. Méditez-le bien.

[Ajout du 12.9.2019 : Ce tweet repose sur une erreur de ma part, due à l’apparence que donnent certaines grèves avec occupation du site de production, sans intervention des forces de l’ordre. La réalité est la suivante : « Si la grève, dans son principe, est légale, l’occupation d’usine ne l’est pas parce qu’elle constitue à la fois une entrave à la liberté du travail des non-grévistes et une atteinte au droit de propriété de l’employeur sur son bien. … les forces de l’ordre hésitent parfois à intervenir, ou refusent carrément toute intervention, en raison des troubles à l’ordre public que ne manquerait pas de provoquer, selon eux (sic), leur intervention. » (J.-C. Ricci, 2000, commentant l’arrêt du Conseil d’État du 3 juin 1938 Société « La Cartonnerie et imprimerie Saint-Charles »). Au temps pour moi.]

*

Autre preuve de sa singularité [à l’anarchiste Kropotkine], tant Victor Hugo qu’Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. (Quatrième de couverture de La Grande Révolution de Pierre Kropotkine aux éditions Atlande)

Ce n’est pas une preuve de sa singularité mais de ce que Hugo et Renan étaient des défenseurs conséquents de la liberté d’expression. Pas comme certains.

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Qui n’a pas vu un 👮‍♂️ jubiler en interrogeant une personne en cause pour ses propos ou écrits (délit d’opinion) n’a rien vu. Ce rôle d’inquisiteur les fait mousser, mais jamais je ne les comparerai à des inquisiteurs, qui étaient docteurs (en théologie) et écrivaient des livres.

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Mon grand-père était haut fonctionnaire de Vichy et allait danser avec ma grand-mère à la Kommandantur, comme les autres hauts fonctionnaires de sa ville.

Allez-y, lynchez-moi.

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RIC

[Je suggère d’organiser des référendums d’initiative citoyenne sur les point suivants]

1 Application du droit américain du Premier Amendement (pour une liberté d’expression sinon totale, du moins jamais connue en France à ce jour)

2 Déclaration de la France comme pays neutre permanent (comme la Suisse, la Suède, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche, Malte, etc)

3 Suppression du ministère de la justice et du parquet, pour une justice indépendante et un véritable pouvoir judiciaire

4 Suppression du Sénat (le bicaméralisme est inutile dans un État unitaire comme la France)

5 Circonscription unique aux élections législatives (pour que s’applique le principe « un homme égale une voix »)

6 Décentralisation du contrôle de constitutionnalité vers le pouvoir judiciaire indépendant (voir 3)

7 Rupture des relations diplomatiques avec Israël

8 Interdiction d’afficher des portraits présidentiels dans les bâtiments publics (mairies, commissariats…)

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Une sentinelle est en argot une 💩 (voyez lien : http://www.languefrancaise.net/Bob/3521)

➡️ Opération 💩

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Le titre de séjour d’un Marocain n’a pas renouvelé par la préfecture pour cause de « discours anti-occidental, complotiste et dirigé contre la société française » sur Facebook. Le juge valide : « La réalité de la menace à l’ordre public que constitue sa présence [au Marocain] sur le territoire français est établie. » La réalité de la menace est-elle établie par le « discours anti-occidental, complotiste et dirigé contre la société française » ? Si oui, il n’y a pas de liberté d’opinion et d’expression en France.

Un préfet, un juge n’ont aucune légitimité à qualifier des propos, même ceux d’un étranger, de « complotistes », dans un État pluraliste où existe la liberté d’opinion. Il y a une erreur de droit dans la décision du préfet : celui-ci ne peut prendre une décision sur la base d’un supposé complotisme. Il invente le droit, le tire de sa tête. Sa décision est entachée d’illégalité.

Cette argumentation pave la voie à la « loi contre le complotisme » que des ennemis de la liberté réclament en France.

Pendant ce temps, une Cour fédérale américaine annule les poursuites contre Wikileaks, fidèle au droit du Premier Amendement de la Constitution américaine. La France, elle, s’enfonce dans la répression des opinions, ses élites corrompues incapables d’assurer l’ordre.

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Face aux dégradations de permanences d’élus, je propose de retirer le délit d’apologie d’attentats à permanences du droit de la presse pour le verser au droit pénal commun.

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Manhattan Blackout July 13, 2019

In 1943 French writer Barjavel published Ravage, a novel in which the collapse of civilization is started by a blackout.

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Où est Maryam Pougetoux [syndicaliste étudiante] ? Pourquoi a-t-elle disparu des médias ? À cause de son hijab ?

Le 1er juillet a été élue présidente de la National Union of Students UK Zamzam Ibrahim, jeune femme portant le voile.

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#Bilderberg Je trouve étonnant que des élus et de hauts fonctionnaires en activité se croient permis d’assister à des réunions d’intérêts privés internationaux dont les comptes rendus doivent rester secrets. Il faut l’interdire formellement.

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Les nouvelles tueries racistes aux États-Unis s’en réclament : le « grand remplacement » n’est pas une théorie intellectuelle dont on pourrait débattre mais une idéologie meurtrière qu’il nous faut combattre. (Edwy Plenel)

La dernière tuerie en date, à Dayton, ne semble pas être raciste ni se réclamer du Grand Remplacement : «In his Twitter profile, Connor Betts, the 24-year-old suspected gunman in the Dayton mass shooting, wrote: ‘anime fan / metalhead / leftist’» (Heavy.com)

Quand les juges sont chargés de combattre les idéologies, il n’y a pas besoin d’intellectuels. Passez le concours de l’ENM.

Une journaliste israélienne dit que le nationalisme palestinien est une version de la théorie du Grand Remplacement : «Palestinian nationalism is kind of an antisemitic version of a ‘great replacement’ theory, anyway. They see Jews as foreign usurpers &c». Tellement simple. Cette journaliste peut donc maintenant dire, en citant Plenel, que le nationalisme palestinien « n’est pas une théorie intellectuelle dont on pourrait débattre mais une idéologie meurtrière qu’il nous faut combattre ». D’ailleurs, ils n’ont pas attendu Plenel pour le dire. Ni pour organiser la censure militaire des médias, ce qu’ils appellent pudiquement (ou plutôt hypocritement) un « compromis ».

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Cinéma africain

Emitaï (1971) par Ousmane Sembène 🇸🇳

« En 1942 en Casamance, dans le Sud du Sénégal, l’administration pétainiste cède le pouvoir aux hommes du général de Gaulle. L’armée décide de réquisitionner des vivres dans le petit village de Efock. Les villageois refusent de donner le riz, leur unique moyen de subsistance. Les femmes décident de le cacher. … La répression et le massacre des innocents commencent. » (Wkpd Emitaï)

Dans le film, en diola et français, on voit que le fez des tirailleurs de l’armée coloniale est antérieur dans le pays à cet uniforme, car les chefs du village portent le même. L’armée coloniale donnait ainsi à sa piétaille un attribut du pouvoir traditionnel : humiliation pour ce dernier. Les représentants du pouvoir traditionnel devaient être, dans les colonies françaises, rabaissés aux yeux des Maghrébins et des Africains.

Il est vrai qu’en disant cela je fais deux hypothèses, qui demandent à être confirmées, même si elles ont la plus haute vraisemblance selon moi. La première est que le film est conforme à la réalité sur ce point : les chefs traditionnels sénégalais (ou en tout cas de Casamance) portaient la chéchia rouge. La seconde est qu’ils ne le faisaient pas en imitation des tirailleurs de l’armée française, ce qui paraît très improbable.

Cette capture d’écran réalisée à partir du film montre les chefs traditionnels de Casamance, au Sénégal, avec fez/tarbouche/chéchia rouge.

La meilleure affiche pour ce film est espagnole. Sur l’affiche, l’écharpe ou le ruban tricolore sert à tirer un trait sur l’enfant africain, à l’oblitérer. Le sens honorifique de l’écharpe est ainsi détourné pour montrer la réalité colonialiste derrière la pompe républicaine.

Camp de Thiaroye (1988) par Ousmane Sembène 🇸🇳

Pas de censure en France ? « En 1988, malgré le prix spécial du jury reçu au Festival de Venise, Camp de Thiaroye ne sort pas en France. … Cette dénonciation du massacre de Thiaroye en 1944 ne sera diffusée en France que vers le milieu des 1990. » (Wkpd Ousmane Sembène). Il s’agit d’un massacre de tirailleurs par l’armée de la « France libre » (de Gaulle).

Tirailleurs sénégalais (et d’autres nationalités africaines) : ceux qui ne sont pas morts pour la France libre sont morts assassinés par la France libre. => Massacre de Thiaroye, 1er décembre 1944.

Sia, le rêve du python (2002) par Dani Kouyaté 🇧🇫

« Toute histoire a un fou, mais un fou n’a jamais d’histoire. » Kerfa le fou, dans Sia, le rêve du python, film en bambara.

Photo 1 : Les prêtres du python demandent un sacrifice.

Photo 2 : Le griot du roi (à gauche, incarné par Habib Dembélé) annonce la nouvelle aux parents de Sia, la victime désignée (incarnée par Fatoumata Diawara) : « L’honneur frappe à votre porte. » Le film raconte la révolte de Sia contre cet arrêt du pouvoir.

Buud Yam (1997) par Gaston Kaboré 🇧🇫

Sur l’image: Amssatou Maïga. « Puis je vacillais dans un trou profond et ténébreux… »

Rabi (1992) par Gaston Kaboré 🇧🇫

Photo 1 (à gauche) : Tusma jeune. Elle n’a point pardonné à son aimé Pusga de ne pas lui avoir demandé de s’enfuir avec lui. Vieux et solitaires, ils s’aiment encore mais ne se parlent plus. Elle lui vend son tabac quotidien par l’intermédiaire du petit garçon Rabi.

Photo 2 (en haut à droite) : Le petit Rabi a retrouvé sa tortue qui cherchait à s’échapper et à regagner son milieu naturel, et rentre chez lui avec la tortue à la tombée de la nuit.

Photo 3 : Rabi décide finalement de libérer sa tortue. Alors, en rêve, elle lui parle.

Yam Daabo (Le choix) (1986) par Idrissa Ouédraogo 🇧🇫

Affiche et image actrice Aoua Guiraud (?)