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TW22 A First-Amendment Revolution

Twitter Anthology Aug-Sep 2019

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What France needs is a First-Amendment revolution.

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We need answers. Lots of them. (Alexandria Ocasio-Cortez, commenting headline ‘Jeffrey Epstein Dead in Suicide at Jail, Spurring Inquiries’)

Congress getting answers supposes that a significant part of its male members be not in Epstein’s files. Nor the spouses of female Congress members.

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If Epstein was murdered, the culprit is his successor.

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Le #DeepState (État profond) pour les nuls. Aux États-Unis, les élections entraînent un renouvellement des postes de la haute administration aux couleurs de la nouvelle majorité politique : c’est ce qu’on appelle le spoils system ou système des dépouilles. La bureaucratie qui échappe à ce mouvement est le Deep State.

La France est un Deep State total [exception faite de la poignée d’« emplois supérieurs à la discrétion du gouvernement »].

Par conséquent, n’essayez pas d’importer le concept de Deep State pour parler de la France. Vous vous ridiculiseriez comme ceux qui parlent de « politiquement correct » alors que le #politicallycorrect #PC est une régulation de la parole sans juge. En France, on régule la parole par amende et prison. Rien à voir.

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Quand la France choisissait un écrivain pour ses billets de banque (le 50 francs de 1993 à 2001), c’était… le Pilote de guerre Saint-Exupéry. Ça plus le défilé militaire du 14 juillet : c’est moi ou il y a un fil rouge ?

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#JeNeSuisPasLePrésidentDesRiches

La preuve, c’est que, quand je suis allé manger dans une pizzeria (menu à 27€), mes amis des médias ont trouvé ça tellement original et amusant !

La preuve, c’est que le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent.

Seulement ça devient les dix petits nègres.

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En droit français, une injure par un média est une satire, une satire par un twittos est une injure.

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La différence entre les États-Unis et l’ex-URSS, c’est que les États-Unis ont connu le communisme sur leur sol : les communautés New Harmony (Owen), Icarie (Cabet), Brook Farm (phalanstère), etc.

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Hong Kong #antiELAB protesters adopt the name #UmbrellaMovement (same as 2014). It reminds me of ‘la révolte des ombrelles,’ the Umbrella Revolt of July 1942 in Cambodia, which started the independence movement from French rule in the country.

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Toute personne (éditeur…) qui réédite un classique comportant des propos condamnables aux termes de la loi actuelle devrait être poursuivie (avec prescription courant à partir de la réédition). Ce qui démontre l’insanité de notre droit.

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Quoi de plus stupide que ce nom de « droit de la presse » pour des textes qui vont jusqu’à condamner des propos tenus en privé ?

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Quand Diogène le Cynique dit à l’empereur Alexandre : « Ôte-toi de mon soleil », le plus étonnant est que nul procureur ne se soit saisi pour outrage au chef de l’État. Autres temps, autres mœurs.

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La Belgique a un parti politique ISLAM (Intégrité Solidarité Liberté Authenticité Moralité) qui défend les intérêts des Musulmans belges. Or la Belgique compte 6 % de Musulmans contre 7,5 % pour la France (ce qui est le plus haut pourcentage en Europe de l’Ouest [après Chypre, 22,7 %]). Mais en France aucun parti de ce type n’existe. Pourquoi ?

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Comme aux États-Unis, il existe au Danemark, pays membre de l’Union européenne, un parti nazi légal et ce parti se réclame du NSDAP allemand. En quoi cette démocratie se porte-t-elle moins bien que la démocratie française où je ne suis même pas sûr de ne pas être poursuivi pour apologie du nazisme à cause de ce tweet ?

Comparons le Danemark et la France à l’aide des indices internationaux pertinents (2018) :

Democracy Index DK 5e FR 29e
Human Freedom Index DK 6 FR 32
Press Freedom Index DK 5 FR 32

Le pays où le parti nazi (Danmarks Nationalsocialistiske Bevægelse) est légal est de loin le plus démocratique et libre.

[Un mot sur ces indices qui tendent à revenir régulièrement sur ce blog et dont certains lecteurs pourraient contester la validité. Ils ont le mérite d’exister. Et comme les chiffres ici indiqués pour les deux pays le montrent, leurs classements tendent à converger, alors que ces indices sont calculés par des organisations différentes : le Democracy Index émane d’intérêts privés par le biais de la société The Economist Intelligence Unit, les deux autres de la société civile, à savoir le Human Freedom Index conjointement du Cato Institute, du Fraser Institute et du Liberales Institut à la Friedrich-Naumann-Stiftung für die Freiheit, et le Press Freedom Index de l’ONG Reporters sans frontières.]

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#HomardGate Un rempart de homards contre l’extrême-droite.

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Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) met en garde LCI pour les propos islamophobes de Zemmour. (France-Soir)

Le procureur s’est-il saisi ou bien n’attaque-t-il que les pauvres et les sans-nom ?

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Le CSA rappelle LCI à l’ordre, suite aux propos de Zemmour en février dernier. Très bien. Et après ? Les journalistes continueront-ils de se taire lorsque des propos islamophobes sont proférés sur leur plateau ? (CCIF [Collectif contre l’islamophobie en France])

Si le procureur ne se saisit pas, vous pouvez, en tant qu’association, porter plainte, pour –selon la nature des propos– injure envers un groupe de personnes en raison de leur religion ou incitation à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur religion. Vous aurez pour vous le témoignage du CSA.

La prescription pour ce type de délit étant d’un an, vous avez jusqu’à février 2020 pour déposer une plainte. N’hésitez pas car d’autres n’hésitent pas.

J’ai commencé par dire « Si le procureur ne se saisit pas » mais l’un n’empêche pas l’autre. N’attendez pas de savoir si le procureur se saisit d’office, comme il peut le faire sur ce genre de délit, mais attaquez en justice.

Au cas où vos statuts en tant qu’association ne vous permettraient pas de porter plainte dans une telle affaire, il faut alors faire un signalement au procureur et lui demander de se saisir d’office.

Quand une plainte sera déposée ou le procureur se sera saisi, l’intéressé sera convoqué pour une audition à la police, puis recevra une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel ; il peut encourir une peine d’un an d’emprisonnement et 45.000€ d’amende.

Passer par le CSA n’était pas nécessaire mais son avis ne peut que rendre une plainte recevable (si vos statuts le permettent) ou contraindre le procureur à se saisir d’office à partir du signalement qui lui sera fait.

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Les révolutionnaires du Tchad, documentaire de Raymond Depardon en trois parties, 1970-75-76, sur le Frolinat (Front de libération nationale du Tchad) d’Hissène Habré.

Un contingent français a été envoyé combattre le Frolinat de 1968 à 1971 à l’insu de l’opinion française. L’opération est un échec. Depardon dit que 200 soldats français y laissèrent la vie, « dans l’anonymat ».

L’otage française du Frolinat Françoise Claustre est interviewée par Depardon. Extraits : « Le gouvernement français ment. » « Jamais je n’aurais pensé que le gouvernement français soit si lâche. » Un tel reportage est-il pensable aujourd’hui ? Médias ou merdias ?

Stéphane Hessel d’#IndignezVous, qui était alors diplomate, est cité par Françoise Claustre dans l’interview : « M. Stéphane Hessel est venu mais ça n’a rien donné. Une fois que le Tchad a fermé la porte aux Français, les Français s’écrasent. Lâchement. » Il y avait de quoi s’indigner, là, non ?

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Ceux qui disent que le Coran est violent n’ont pas lu la Bible.

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Le président de la France a dit (en off mais c’est sorti) que, face à Poutine, « on est des pitres ». Nous sommes prévenus : il ne veut pas être un pitre mais un Poutine.

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It isn’t enough that First Amendment law be protected in the United States. America’s alliance and support must be made conditional on First Amendment constitutional reforms, for instance in E.U. countries, where there’s hardly any constitutional review worth the name in many cases.

In one country, constitutional control is the task of a council (Conseil constitutionnel) where former legislators sit, so these guys may be asked to control the constitutionality of bills they passed and that actually bear their names! (To hell with ‘Nemo judex in causa sua’ [could be their motto].)

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La corrida de la mort

Deux ministres à une corrida et c’est un scandale. Ça suffit ! Qu’on le veuille ou non, la corrida fait partie de notre patrimoine… et à ce que je sache, ce n’est pas illégal. (Éric Brunet, journaliste)

Si c’était illégal, il n’y aurait pas seulement un scandale mais aussi un procès.

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La nouvelle de Jack London La Folie de John Harned est le plus brillant et le plus beau plaidoyer contre la tauromachie. Ceux qui la lisent et continuent de ne pas avoir honte sont très… « forts ».

Extraits :

Ce doit être, alors, un goût cultivé artificiellement, répondit John Harned. À Chicago [aux abattoirs], nous tuons tous les jours des taureaux par milliers, mais personne ne voudrait payer pour assister à ce spectacle [à une corrida].

Ne savons-nous pas tous que, vingt-quatre heures durant, on prive d’eau la pauvre bête et qu’immédiatement avant la course on lui en donne à satiété ?
— De sorte qu’il entre dans l’arène alourdi par l’eau ? fit brusquement John Harned ; et je vis qu’il avait l’œil très gris, très froid et perçant.
— C’est une précaution indispensable pour le sport, répondit Luis Cervallos.

Vous aimez les taureaux, à ce que je vois ? dit Maria Valenzuela avec un sourire forcé.
— Je les préfère en tout cas à ces hommes-là, riposta John Harned. Un toréador n’est pas brave. Voyez ! Le taureau tire déjà la langue, il est fatigué avant d’avoir commencé !

C’est très simple, déclara Luis Cervallos. Le taureau ferme les yeux en chargeant. Donc…
— Donc, interrompit John Harned, l’homme n’a qu’un pas à faire pour s’écarter de son chemin, et le taureau passe à côté… (…) Mais les vaches, elles, ne ferment pas les yeux. Je possède chez moi une vache de Jersey, une bonne laitière, qui aurait vite raison de toute cette bande-là.
— Mais les toréadors ne se battent pas avec des vaches.
— Non, fit John Harned, ils en ont peur.

Pauvre bête ! (…) D’abord, on le gonfle d’eau ; puis les toréadors l’épuisent en se relayant. Pendant que les uns le fatiguent, les autres se reposent. Mais on n’accorde aucun répit au taureau. Quand il est à bout de forces, le matador vient lui plonger son épée dans le corps.

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Le 10 janvier est la fête nationale du vaudou (ou vodoun) au Bénin 🇧🇯

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Hate speech laws are insanely undemocratic because they repress disparagement only as directed to some as if the others were less sensitive to it. #GodBlessAmerica (I live in E.U.)

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De Gaulle président faisait condamner à tour de bras des opposants pour offense au chef de l’État (une incrimination supprimée après condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2013) mais sinon, hein, quel grand homme.

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Il y en a, on dirait qu’ils ne connaissent que la Corée du Nord ou le Venezuela, pour comparer la France, et qu’ils n’ont jamais entendu parler de la Norvège, de la Suède, des Pays-Bas, de l’Irlande, de tous les autres voisins de la France loin devant elle au Democracy Index.

En France, le pouvoir dit au peuple : « Souriez, vous pourriez être en Corée du Nord ou au Venezuela. » En Norvège, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas, en Irlande etc. etc. (chez nos voisins), le pouvoir dit : « Souriez, vous pourriez être en France. »

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L’Antifa

Quand il dit qu’il combat le fascisme, tout le monde lui sourit et lui fait des clins d’oeil. Quand il dit qu’il combat le capitalisme, on hausse les épaules ou on le regarde de travers. Il faut le comprendre…

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« Les exhortations à combattre le fascisme au nom de la démocratie sont un leurre destiné à faire oublier au prolétariat que son véritable ennemi est et reste le système capitaliste. » Wkpd Amadeo Bordiga (1889-1970)

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Icy Green

Greenland Shirt 2019 by the National Republican Congressional Committee (NRCC) Source (“Give a gift of $25 or more and we’ll send you our new limited-edition shirt!”)

Sa proposition sur le Groenland rejetée, Trump repousse une rencontre avec la première ministre du Danemark. (LeHuffPost)

Les États-Unis ont déjà une base militaire de plus de 3.000 km2 au Groenland : « Le territoire de 3000 km2 qui assurait depuis des millénaires la subsistance de ce peuple de chasseurs était réquisitionné pour agrandir la base militaire américaine installée en 1951. » (Article de LibérationDroit au retour : les Inuits de Thulé en appellent à Strasbourg, du 26 mai 2004) Ce que les autorités danoises se gardent bien de rappeler.

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I can’t find the surface of Thule Air Base in Greenland although I’ve read Danish authorities forcibly took 3,000 square kilometers from Inuits for the U.S. base.

Please someone give us the figure for the surface of Thule Air Base in Greenland (“autonomous country of the kingdom of Denmark”). I want to be sure it isn’t the whole surface of Greenland already.

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A couple of Danish politicians have made fun of Trump’s #GreenlandPurchase idea, drawing huge attention on them in this way, but the truth is that the story of Denmark in Greenland is one of colonial abuse:

Greenland Reconciliation Commission finds colonization did ‘a lot of damage.’ (CBC News, Jan 4, 2018)

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Pia Klemp ❤️

Captain Pia

Pia Klemp, capitaine du bateau Sea Watch, refuse la médaille de la Ville de Paris. (Le Parisien)

[Extraits de la lettre de Pia Klemp motivant son refus.] « Votre police vole les couvertures de gens contraints de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations. » « Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un ‘héros’ et qui est ‘illégal’ »

Et vlan !

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Petite erreur de traduction de l’anglais au français dans la lettre de Pia Klemp. [La lettre est accessible en ligne en anglais et en français ; je pense qu’elle a été écrite par Pia en anglais, puis traduite par elle ou ses amis en français, par égard pour la mairie de Paris, capitale de la France.]

« It is time we cast all medals into spearheads of revolution! » est traduit par «  Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution ! »  Il faut lire : que les médailles soient fondues en fers de lance. L’idée exprimée par Pia est de fondre les médailles dans un fourneau ou creuset pour en forger des fers de lance (de la révolution). C’est poétique et beau.

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Disgusted to see that the hashtag #PiaKlemp, in homage to the captain of the Sea Watch 3, isn’t trending in spite of her refusing the medal vermeil offered by political wrecks.

Looks like people only aim at one thing in life: A medal.

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La #bravitude de Pia Klemp est bien mal récompensée quand, après avoir refusé la médaille en vermeil (en vermeil !) de Mme la mairesse, elle n’a pas droit à une haie d’honneur sur Twitter.

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#SOS Mairie coule à pic après passage #SeaWatch3 #PiaKlemp

(Merci de ramasser vos déchets en plastique avant de quitter la plage à la fin.)

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Politicianism

A lawmaker in New Zealand brought his baby to parliament after coming back from paternity leave. The House speaker babysat for him during a debate. (AJ+)

Can I do the same at my job and say there’s a Zealand politico did it? Indecent politicianism.

They are insulting their constituents, who have no right under the bills they pass to do the same as them here!

Their constituents must struggle with the finding of and paying huge sums for kindergartens!

HOT TIP Register your child New Zealand has lots of ECE services, but demand is high. Places can be hard to get, especially in the bigger cities and towns. So check early that the pre-school you are interested in has room for your child.” (newzealandnow.govt.nz “Page last updated: 16/05/2019”)

Good luck.

“Especially in the bigger cities and towns.” Cities are bigger than towns so the lingo means: Places are hard to get in cities and even in towns. Remains the country but there people are used to driving long distances so no one bothers tell them they will for babysitting too.

It’s cute how you think you know more about NZ than actual NZers because of a line on a website. What an ego. (Cate O.)

For one thing I translated contemporary Maori poetry from NZ and I invite NZers to read those poets and poems like Forked Tongues, Our tupuna remain, Comparatively speaking there is no struggle, Zigzag Roads, and others with similar social content. (Here and here in French translation)

What’s cuter in my eyes is that a NZer deems a website from NZ government such a distorsion of truth that a foreigner should consider it garbage.

[And in further reply to a couple of indignant comments based on the dignified ones’ own experience:]

I have no doubt a petty bourgeois experience is a thing. I don’t mean to be harsh but what amazes me is that when your government says demand is high and places can be hard to get, you and others say “No, it’s very easy and proof is… me (and my neighbors too).”

[Then this exchange on my translation skills:]

Your poetry translation fails to give the tribal affiliation of the poets. Even a NZ rock can see you read the words but you don’t really get it. Also, you translated from one colonial language to another. You don’t even know te reo! Haere atu! (papango)

Tribal affiliation would be of little relevance for unspecialized francophone readership. The poetry was written in English and I made no attempt at making believe I know te reo [Maori language].

When I write “contemporary Maori poetry” you read “poetry in Maori,” ignoring that: “As far as Māori literature can be said to exist, it is principally literature in English dealing with Māori themes” (Wkpd NZ lit.) Had I translated te reo I’d had said so. You’re a fraud.

You’re using Wikipedia to tell me about whether or not my own literature exists? You don’t even know enough about this country to know our lit, your supposed area of expertise, and you’re convinced you know the country better than the people who live here. You egg. (papango)

I quoted a source you can check. In the context “As far as Māori lit can be said to exist, it is principally in English,” “contemporary Maori poetry” means “in English”: I didn’t have to be specific as it’s the unusual that must be specified, not the previsible. You had no clue.

Besides, you admitted failing your French class [“Happily, although you should know that I base my entire view of your nation on a section of poems I translated in high school French (which I failed) and will be very very upset with anyone who lives there trying to tell me it’s in any way different to what was in those.“] and, as the original English poems aren’t on my blog, where did you read them? You simply can be no judge of my translations and antagonize me gratuitously.

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Un Français ne peut pas comprendre les États-Unis sans les étudier de manière approfondie. Quand il entend dire que telle loi a été votée là-bas, il imagine que c’est plié, comme en France, mais aux États-Unis toute personne peut faire casser la loi devant une cour de justice pour inconstitutionnalité. Une loi fédérale, par exemple, est soumise au contrôle de n’importe quelle cour fédérale (cours de district, cours d’appel fédérales), dont le système est chapeauté par la Cour suprême.

Les questions prioritaires de constitutionnalité #QPC introduites en France par révision constitutionnelle en 2008, censées aller dans le même sens, reposent sur un Conseil constitutionnel où siègent d’anciens législateurs au mépris du principe « nul ne peut être juge et partie » (Nemo judex in causa sua).

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Notre actuel Président n’invente rien. « Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. » (article 64 de la Constitution) Vous le voyez, le problème, ou pas ?

Cela fait soixante ans que cet article existe. Toujours fiers d’être Français ?

Vous ne voyez toujours par le problème ? Un indice : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » (Article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789) Et maintenant ?

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Amazonas Grand Hotel

Amazon forest fires extend plantation and mining areas as aimed by Brazilian government.

Forestal destruction is also required by Solid State Entity i.e. autonomous AI located in hardware, to which humidity needed by biological organisms, including humans, is adverse. SSE needs a dry desert.

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As deforestation of Amazonia has always been on Bolsonaro’s platform, #AmazonFires are, if he didn’t start them, providential for him and the people he serves. After the fires are over, I guess he won’t “re-forest” but plant soybean and open mines as he said he would on deforested areas.

Yet I think Bolsonaro may have started the fires, precisely because deforestation has been on his political platform. For everybody knows political platforms are the most invisible thing in the world.

“Would I have started fires criminally after saying I’d deforest within the law, signing the needed decrees? It can’t be me, it’s NGOs in order to ruin my government’s reputation.” Yet fires started criminally have no culprit unless found by investigators. That’s the difference with legal deforestation.

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Il paraît que les États-Unis sont le pays où les gens se font des procès pour un oui ou pour un non. En France, c’est l’État qui fait ça.

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Race et religion en « droit de la presse » : kif-kif bourricot

Il n’est pas raciste de s’en prendre à une religion. (Henri Pena-Ruiz, philosophe)

Ce n’est pas ce qui dit la loi, qui peut faire condamner quelqu’un à un an de prison pour injure ou provocation à la haine envers « un groupe de personnes (pas seulement « une personne ») à raison de leur religion ». Autrement dit, ce n’est pas raciste de s’en prendre à une religion car une religion n’est pas une race ; c’est quand même, aux termes de la loi, haineux.

Il est malhonnête [de la part de tels ou tels (journalistes ?) auxquels Pena-Ruiz s’en prend dans ce tweet] de ne citer que le bout de phrase « on a le droit d’être islamophobe ». Je vous invite à regarder la vidéo de la conférence.  (Henri Pena-Ruiz)

Je ne vois pas comment on aurait le droit d’être islamophobe alors qu’il existe un délit d’injure envers un groupe de personnes à raison de leur religion et un autre d’incitation à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur religion.

Le délai de prescription pour ces délits n’est pas l’immuable délai de trois mois du droit de la presse, mais un an. Et le procureur peut décider de poursuites de son propre chef (ou celui du pouvoir exécutif dont il dépend) sans qu’il y ait de plainte, et ce alors même que des associations agréées ont de droit la qualité à agir pour porter plainte.

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Élisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe. » (France Inter, tweet du 6 janvier 2016)

Ça revient à dire qu’il ne faut pas craindre d’enfreindre la loi :

« injure envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap » (article 33 de la loi de 1881). + le même article pour incitation à la haine (article 24).

Après Badinter, Pena-Ruiz et d’autres continuent avec « on a le droit d’être islamophobe » alors que les articles 24 et 33 de la loi de 1881 incluent la religion. Comme ils ne veulent pas l’abrogation de ces articles (rien ne laisse supposer qu’ils la souhaitent, comme de mon côté je le demande), ils cherchent à en exclure les Musulmans. Les autres y ont droit mais pas les Musulmans !

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Citez-moi un propos qui serait islamophobe et licite, sans être de l’injure ou de l’incitation « envers un groupe de personnes à raison de leur religion ». Merci d’avance.

« Hijab et niqab sont misogynes » « la lecture littéraliste du coran conduit au fanatisme et à une vision rétrograde des rapports homme-femme » « une partie des faits décrits dans le coran ne sont qu’affabulations » « le coran incite à la haine envers les athées et les agnostiques » (philip KA)

Si j’étais une association agréée, je porterais plainte contre de tels propos. Un juge peut tout à fait penser qu’ils sont illicites. Misogyne et rétrograde sont des insultes. Dire que l’islam incite à la haine est une incitation à la haine.

La religion étant, par ces articles de loi, protégée au même titre que la race, l’ethnie, etc, si j’ai le droit de critiquer une religion sans que ce soit une injure ou une incitation, alors j’ai le droit de critiquer une race, une ethnie, etc, sans que cela le soit. Là aussi, des exemples ?

Ces articles posent le principe que des communautés déterminées par les catégories énumérées sont protégées par la loi. On parle d’ailleurs de minorités protégées (protégées par des peines aggravées par rapport à l’injure ou à l’incitation à la haine simples). On pourrait donc même dire que la critique envers une telle minorité est une incitation à la haine par définition de la loi. C’est pourquoi je demande des exemples de critiques envers ces minorités qui ne soient pas de l’insulte ou de l’incitation. Ceux qui, comme Pena-Ruiz, parlent de cette distinction comme d’une réalité, ont une représentation fausse de la liberté de parole dans notre droit et, partant, dans notre société.

Libre à vous de penser que le salafisme et le wahhabisme n’ont pas une vision rétrograde des rapports entre les deux sexes. Au vu des conditions de vie des femmes dans les pays où cette lecture littéraliste impose son ordre social, il n’y a pas vraiment discussion… (philip KA)

Le sujet, c’est la loi française. Même si ce que vous dites était vrai, en injure ou incitation à la haine, “truth is no defense” (formule du droit anglo-saxon qui s’applique ici). (En diffamation, c’est différent.) Vous pouvez poursuivre un ou des Musulmans qui s’expriment pour injure envers les femmes (article 33 « injure envers un groupe de personnes à raison de leur sexe ») mais dire que l’islam est misogyne, c’est (en vertu du même article 33) une « injure envers un groupe de personnes à raison de leur religion ».

[En réalité, mon interlocuteur a en partie changé son fusil d’épaule : au lieu de parler d’islam, il évoque certains courants de l’islam, le salafisme et le wahhabisme, pour que son propos porte non pas sur une religion, c’est-à-dire sur un « groupe de personnes à raison de leur religion », mais sur une ou des idéologies, le juge répressif ne connaissant pas de « groupes de personnes à raison de leur idéologie ». Le lien de ces idéologies à l’islam aurait pu être laissé dans le vague, mon interlocuteur aurait pu ne pas dire s’il considère ces idéologies comme consubstantielles à l’islam, comme devant en naître nécessairement, et ç’aurait été de bonne guerre. Il qualifie cependant ces idéologies de « lecture littéraliste » au sein de l’islam, ce qui revient à disculper l’islam lui-même des propos tenus sous l’empire de ces idéologies.]

iv

La phrase « L’islam est une religion, pas une ethnie » montre votre ignorance de la loi, puisque la loi protège la religion au même titre que l’ethnie, la race, etc.

Insulte et critique de la religion n’ont rien à voir, c’est bien pour cela que les gens comme vous sont dangereux avec leurs amalgames. (Marie-France B.)

Donc on peut critiquer une race si ce n’est pas une injure ou une incitation à la haine ? [C’est le même argument que j’ai avancé précédemment : « La religion étant, par ces articles de loi, protégée au même titre que la race, l’ethnie, etc, si j’ai le droit de critiquer une religion sans que ce soit une injure ou une incitation, alors j’ai le droit de critiquer une race, une ethnie, etc, sans que cela le soit. Là aussi, des exemples ? »]

Droit au blasphème qui est reconnu en France et que vous voulez faire passer pour de « l’islamophobie ». (Marie-France B.)

Il existe en France un contentieux des films « blasphématoires » : TGI Paris 22.9.1988, 1e civ. 29.10.1990 cf. J-M Denquin, Sur les conflits de liberté, 1981. Une jurisprudence dite « équilibrée ». Ma source (B. Beignier) dit également que le décret du 27 mars 1992 interdit « l’utilisation de moyens susceptibles de choquer les sentiments religieux » dans la publicité. Compte tenu de ces éléments, je ne vois pas d’où sort ce « droit au blasphème » que vous invoquez.

Le concept d’islamophobie n’existe pas en droit, certes. Seulement si vous croyez que cela vous permet de vous exprimer librement sur une religion, vous vous trompez.

[Mon interlocutrice alors de publier deux extraits, dont le premier est tiré d’un article de Libération, extrait sans mention de date :]

Conscients de cette distorsion entre le droit international et leur droit interne, plusieurs États, sous l’impulsion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont tenté d’obtenir au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en 2011, une résolution qui reconnaîtrait l’interdiction de la diffamation religieuse. Cette tentative a échoué. (Libération)

La France n’a nul besoin d’un délit de « diffamation religieuse » puisqu’elle a l’article 33 précité. Cet article est même plus répressif que ce que serait un tel délit, car en diffamation on peut invoquer une « exception de vérité » (exceptio veritatis) tandis que pour une incitation ce n’est pas prévu. Pour l’injure et l’incitation, il ne sert juridiquement à rien de se défendre en disant « Ce que j’ai dit est vrai ». Le juge ne se prononce pas : la loi française protège l’islam, c’est tout ce qu’il sait. Dire que l’islam, par exemple, incite à la haine, même si c’était vrai, n’exclurait pas que cette parole est une incitation. Si un Musulman incite à la haine par ses propos ou ses écrits, il peut être poursuivi et condamné, mais l’islam, à titre de religion, est protégé : dire que l’islam incite à la haine est donc une incitation à la haine envers les Musulmans.

S’il existait un délit de « diffamation religieuse », le prévenu pourrait invoquer la fameuse exception de vérité, et le juge pèserait l’argument. L’article de Libération, du moins l’extrait, fait croire que la France, en refusant ce délit, reste libérale, alors que c’est tout le contraire. La demande de l’OCI concernait des pays où la religion n’est pas une catégorie dans les hate speech laws nationales, et ne visait donc pas la France qui lui donne déjà pleinement satisfaction, et même au-delà. Même en droit de common law, le libel (diffamation) fonctionne de la manière que j’ai indiquée : “truth is defense“. Si la démarche de l’OCI avait abouti, les pays de common law auraient été invités à adopter des lois de diffamation religieuse qui resteraient toujours plus libérales que ce que nous avons chez nous actuellement.

[Les difficultés sous-jacentes à ce qui vient d’être exposé sont sans doute la raison pour laquelle la notion de group libel (diffamation d’un groupe de personnes) n’a, aux États-Unis, après une première jurisprudence de la Cour suprême qui semblait l’admettre (Beauharnais v Illinois, 1952), finalement jamais connu d’autre application. Dans le cas du religious libel proposé par l’OCI, comment un juge pourrait-il prendre sur lui de déterminer avec l’autorité de la chose jugée la vérité de ce qu’est le contenu d’une religion, en particulier d’une religion qu’il ne pratique pas ? Si le juge entrait dans une telle démarche, il faudrait alors parler non de gouvernement mais de tyrannie des juges.]

[Le second article provient de l’Institut Montaigne, think tank de hauts fonctionnaires (extrait non daté) :]

En France, il est possible d’insulter une religion, ses figures et ses symboles, il est en revanche interdit d’insulter les adeptes d’une religion. L’introduction de ces nouveaux délits a entraîné des difficultés d’interprétation qui se sont matérialisées par des décisions de justice parfois douteuses. (Institut Montaigne)

Amusante, cette expression de « difficultés d’interprétation ». Pendant que d’autres pensent, nous nous demandons ce que la loi nous autorise à penser. Qu’est-ce qu’un pays ayant de telles lois peut offrir au monde ? Rien de bon.

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As public officials we can’t really sue, and just have to live with all the vile untrue things people say about us. (Ilhan Omar)

It is wise of U.S. law to make libel lawsuits hardly winnable for public officials, as an official’s career exposes him or her to public scrutiny as a matter of democratic values. People around the world envy the Americans for their wise jurisprudence.

Please note that in some EU countries public officials don’t have the scruples you here express about suing for libel, and they sue for libel, as national laws not only make the case winnable but also skew the judicial process to the officials’ advantage.

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Je soumets au #RIC (référendum d’initiative citoyenne) la loi suivante : interdire les tribunes officielles des stades aux élus et politiciens.

Ils gagnent un énorme capital de sympathie en fonction des scores des matchs de sport. Un gain indu qui détourne l’attention de l’exécution de leur mission. #GiletsJaunes

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Le droit français du racisme anti-Blanc

Je veux bien que le #RacismeAntiBlanc n’existe pas, seulement il y a déjà eu des condamnations au pénal. La loi parle de groupes de personnes à raison de leur origine, race, ethnie, nationalité, religion, handicap, sexe, orientation sexuelle… Elle ne dit pas « à raison de leur race à l’exception de la race blanche ».

Dire, comme l’humoriste australien (d’origine bangladaise) Aamer Rahman, que les Blancs ont une dette envers les races de couleur en raison de l’esclavage et de la colonisation, c’est, en droit français, même si c’est vrai, une incitation à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur race. En injure et incitation, “truth is no defense“: le tribunal n’examine pas le reproche sous-jacent à l’injure/incitation, il se borne à constater qu’il y a injure/incitation, et la condamne. Accuser un groupe racial (les Blancs) de crimes (coloniaux) est une incitation à la haine. 🤷‍♂️

J’ai cité l’adage anglo-saxon parce qu’il est court mais en français ça donne ça : l’exceptio veritatis (exception de vérité) peut être invoquée en diffamation mais pas en injure, où la défense peut invoquer une excuse de provocation. Sauf qu’un « groupe de personnes » (abstrait) ne peut provoquer…

En droit français est une minorité protégée tout groupe de personnes « à raison de leur race », ce qui inclut la race blanche (articles 24 et 33 de la loi sur la presse) ; de même tout groupe de personnes « à raison de leur sexe » (mêmes articles), ce qui permettra demain d’exterminer judiciairement le féminisme.

L’expression « à raison de leur sexe » permet de comprendre que parler de minorité protégée n’a rien à voir avec la définition ordinaire de minorité. C’est une définition sui generis. La race blanche majoritaire est une minorité protégée. [Les sexes oscillent autour d’un ratio 50:50, donc des propos ou écrits sur un groupe de personnes à raison de leur sexe visent soit une moitié de la population, soit l’autre moitié ; il ne s’agit pas de minorités numériques.]

Si le droit français était féministe, il dirait que la loi protège de l’injure/incitation à la haine « les femmes », plutôt que « toute personne ou groupe de personnes à raison de leur sexe », ce qui inclut les hommes et les protège d’éventuelles incitations féministes à la haine.

De même, si, pour le droit français, il n’existait pas de racisme anti-Blanc, la loi ne parlerait pas de « personne ou groupe de personnes à raison de leur race », ce qui protège les Blancs au même titre que d’autres de l’injure et de l’incitation à la haine, par des peines aggravées.

Le droit français des « contenus haineux » peut (peut-être en réalité doit) servir à réprimer l’expression des minorités, et il se pourrait que ce soit déjà le cas. Les statistiques raciales officielles n’existant pas en France, on ne sait pas quels groupes raciaux ces lois punissent. Si, par exemple, 30 % des personnes condamnées à ce titre étaient maghrébines ou d’origine maghrébine (8-9 % de la population française), la loi française visant à protéger les minorités réprimerait proportionnellement plus une minorité que la majorité. L’État n’a pas de statistiques.

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Commet une faute l’employeur qui ne réagit pas lorsque son salarié se fait traiter de « Nain de Fort Boyard » par un client. Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 11 octobre 2018. (Curiosités juridiques)

Puisque l’on ne peut pas se faire justice soi-même, pourquoi prétendre que l’employeur devrait faire justice à son salarié ?

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En France, la parole est libre de tout contenu.

L’Amerikanistik dans les régimes fascistes : une bibliographie

Une bibliographie sur les mêmes bases méthodologiques que précédemment (voir la présentation ici), plutôt large du fait qu’elle couvre à la fois l’Amerikanistik (les études américaines) relative à l’Amérique latine et l’Altamerikanistik, c’est-à-dire l’étude des civilisations et cultures précolombiennes. J’y inclus l’étude des Indiens d’Amérique du Nord et du Groenland, et j’en écarte les traités consacrés aux seules sciences naturelles (à l’exception de la science naturelle de l’homme, à savoir l’anthropologie, y compris raciale).

Une observation sur la troisième partie « Sympathisants fascistes et collaborateurs » : elle n’inclut pas les personnalités d’Espagne, du Portugal et d’Amérique latine, car cela nécessiterait une bibliographie à part entière.

Motif en forme de svastika d’un mola (tissu) des Indiens Kuna de l’archipel de San Blas au Panama. A droite, drapeau en usage dans l’archipel de San Blas depuis l’autonomie de 1925 jusqu’à nos jours. Le svastika est un symbole utilisé par de nombreuses ethnies amérindiennes.

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Troisième Reich allemand

BACKEBERG Curt, Zur Geschichte der Kakteen im Verlauf der Entwicklung des amerikanischen Kontinentbildes, 1942 (De l’histoire des cactus au cours de la formation continentale de l’Amérique) ; Stachlige Wildnis. 80 000 km durch die Urwelt Amerikas, 1942 (Déserts d’épines : 80 000 kilomètres à travers les mondes premiers d’Amérique)

Botaniste, une autorité mondiale en matière de cactus. L’ouvrage de 1942 est inclus dans la présente bibliographie, malgré mon choix de tenir à l’écart les traités de pures sciences naturelles, car je suppose que cet ouvrage traite aussi de géographie humaine.

BECKDORF Max, Das Flußmeer. Forscherarbeit im Regenwald, 1939 (Le fleuve-mer : travaux de recherche dans la forêt tropicale)

BÖTTGER Rudolf, Mittelchile als Wirtschaftsraum, 1939 Diss. (Le Chili central en tant qu’espace économique)

BRÜCKNER Pola, Eine Frau ging in der Urwald. Shicksal eines Amazonas-Expedition, 1939 (Une femme dans la forêt vierge : destin d’une expédition en Amazonie)

Épouse du « Kulturfilmpionier » August Brückner, mort en 1929 pendant l’expédition décrite dans le livre précité, tiré du film documentaire qu’elle avait réalisé, Urwaldsymphonie (1931) (Symphonie de la jungle), sous le nom de Pola Bauer-Adamara.

CLAASSEN Oswald, Die Ahnen des Mondes. Eine indianische Edda, 1933 (Les ancêtres de la lune : une Edda amérindienne) [sur les Mayas et l’Atlantide]

CORTI Egon Caesar, Die Tragödie eines Kaisers, 1933 (La tragédie d’un empereur [Maximilien Ier du Mexique])

Écrivain autrichien. (Le livre précité, une biographie de Maximilien de Habsbourg, a été publié à Leipzig.) Nsdap.

CREDNER Wilhelm, Probleme der Landnutzung auf den Großen Antillen, 1940 (Problèmes d’exploitation des sols dans les grandes Antilles)

Géographe (géographie économique).

DIETRICH Wolfram, Simon Bolivar und die latein-amerikanischen Unabhängigkeitskriege, 1934 (Simon Bolivar et les guerres d’indépendance latino-américaines)

DITTRICH Arnost, Die Korrelation der Maya-Chronologie, 1936 (La corrélation de la chronologie maya) ; Der Planet Venus und seine Behandlung im Dresdner Maya-Kodex, 1937 (La planète Vénus et son traitement dans le codex maya de Dresde) ; Die Finsternistafel des Dresdner Maya-Kodex, 1939 (La table des éclipses du code maya de Dresde)

Astronome tchèque. Les textes précités ont été écrits en allemand et publiés à Berlin.

ENDREß Siegfried, Blumenau: Werden und Wesen einer deutschbrasilianischen Landschaft, 1938 (Blumenau [dans l’État de Santa Catarina] : être et devenir d’une contrée germano-brésilienne)

FAUPEL Wilhelm, Ibero-America y Alemania, Berlin 1933 (L’Amérique ibérique et l’Allemagne)

Général, instructeur militaire en Argentine et au Pérou. Directeur de l’Institut ibéro-américain (Iberoamerikanisches Institut) à Berlin.

FEDERMANN Arnold, Deutsche Konquistadoren in Südamerika, 1938 (Conquistadores allemands en Amérique du Sud)

FRANK Josef Maria, Reise durch Quetzalcoatl’s Land. Über Cuba nach Mexiko, 1937 (Voyage au pays de Quetzalcoatl : De Cuba au Mexique) ; Mexiko ist anders. Eine Reise ins Land der Azteken, 1938 (Le Mexique est autre : un voyage au pays des Aztèques)

FRIEDERICI Georg, Der Charakter der Entdeckung und Eroberung Amerikas durch die Europäer, 3 vol., 1925-36 (Les caractéristiques de la découverte et de la conquête de l’Amérique par les Européens)

Ethnologue et historien.

FROHBERG Wolfgang Otto, Brasilianisch-Portugiesisch, 1938 (La langue portugaise du Brésil) ; Spanisch in Verbindung mit Amerikanisch-Spanisch, 1940 (L’espagnol en relation avec l’espagnol américain) ; Der gewandte Latein-Amerikaner, 1940 (L’américain-latin appliqué)

FUCHS Hans, Eine Insel im La Plata, 1941 (Une île sur le rio de La Plata)

Récit, par un des protagonistes, des aventures de l’équipage du Graf Spee en Argentine et Uruguay. Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

GERDTS-RUPP Elisabeth, Magische Vorstellungen und Bräuche der Araukaner im Spiegel spanischer Quellen seit der Conquista, 1937 (Représentations et coutumes des Araucans dans les sources espagnoles depuis la Conquista)

Anthropologue.

GERLING Walter, Die wirtschaftsgeographische Entwicklung der Insel Kuba, unter besonderer Berücksichtigung der Zuckerwirtschaft und des Problems Kapitalismus und Landschaft, 1935 Diss. (Le développement économique de l’île de Cuba, en particulier sous l’angle de l’économie du sucre et du problème du capitalisme et de la terre) ; Wirtschaftsentwicklung und Landschaftswandel auf den westindischen Inseln Jamaika, Haiti und Puerto Rico, 1938 (Développement économique et évolution agraire dans les îles de Jamaïque, Haïti et Porto Rico aux Antilles)

GICKLHORN Josef, Vom ärztlichen Wirken des sudetendeutschen Naturforschers Thaddäus Haenke (1761-1817) in Südamerika. Notizen zur Geschichte der Blattern-Schutzimpfung und der Tollwut-Bekämpfung, 1939 (De l’activité médicale du chercheur allemand des Sudètes T. Haenke en Amérique du Sud : notices sur l’histoire de la vaccination contre la variole et l’éradication de la rage) ; Zur geschichtlichen und kulturpolitischen Wertung des Wirkens von Thaddäus Haenke in und für Südamerika, 1941 (Sur l’évaluation historique et culturelle-politique de l’action de T. Haenke en Amérique du Sud et pour l’Amérique du Sud) ; Thaddäus Haenkes Rolle in der Geschichte des Chile-Salpeters und der Chile-Salpeterindustrie. Ein Beitrag zur Haenke-Forschung, 1940 (Le rôle de T. Haenke dans l’histoire du salpêtre et des salpêtrières industrielles du Chili) ; Haenkes Denkschrift über die freie Schiffahrt am Madera und Amazonas als erster Plan zur wirtschaftlichen Erschliessung der Montañas der Anden, 1941 (Le mémoire de Haenke relatif à la croisière sur le rio Madera et l’Amazone : premier programme de développement économique des montagnes andines) ; Im Kampf um den Amazonenstrom. Das Forscherschicksal des P. Samuel Fritz, 1943 (Combat pour le fleuve Amazone : le destin du Père Samuel Fritz en tant que scientifique) avec Renée Gicklhorn ; Deutsche Arbeit bei der bergmännischen Erschliessung der Vicekönigreiche Peru und La Plata vor Alexander von Humboldt, 1943 (L’activité allemande dans l’exploitation minière des vice-royautés du Pérou et de La Plata avant A. von Humboldt)

GIEMSA Gustav, Eine Studienreise nach Espirito Santo. Volksbiologische Untersuchung einer deutschstämmigen Bevölkerung in Mittelbrasilien als Beitrag zum Akklimatisationsproblem, 1939 (Une expédition scientifique à Espirito Santo : étude ethno-biologique d’une population d’ascendance allemande dans le Brésil central, en tant que contribution au problème de l’acclimatation) avec Ernst Nauck

Chimiste. Signataire de la profession de foi des professeurs à Adolf Hitler, en novembre 1933.

GRIX Arthur Ernst, Erlebnis Mexiko. Jagd auf Bild und Romantik, 1940 (Expérience Mexique : chasse aux images et au romantisme)

GROTE Hugo, Im Kamp und Urwald Südbrasiliens. Ein Skizzenbuch zur Siedlungs- und Deutschtumskunde, 1936 (Campements et forêt vierges du Brésil méridional : esquisse sur les questions de colonisation et germanité)

GUSINDE Martin, Die Feuerland-Indianer, 3 vol., 1931, 1937 et 1939 (Les Indiens de la Terre de Feu) ; Der Peyote-Kult, 1939 (Le culte du peyote)

Prêtre catholique et ethnologue.

HAECKEL Josef, Das Männerhaus im nördlichen Kalifornien, 1940 (La maison commune en Californie du nord)

HAGEN Hermann, Nord- und Mittelamerika – Die Arktis in Natur, Kultur und Wirtschaft, 1933 (Amérique du nord et Amérique centrale – Nature, culture et économie de l’Arctique) avec Bruno Dietrich, Franz Termer et Ernst Sorge

Géographe. Directeur de l’Institut ibéro-américain à Berlin après la Seconde Guerre mondiale.

HAHN-HISSINK Karin, Die Maske als Fassadenschmuck altyukatekischer Steinbauwerke, 1933 (Les masques en tant qu’ornements des façades des monuments en pierre de l’ancien Yucatan) ; Masken als Fassadenschmuck. Untersucht an alten Bauten der Halbinsel Yukatan, 1934 (Masques en tant qu’ornements de façade : étude des anciens monuments de la presqu’île du Yucatan) ; Die allgemeine Amerikaabteilung des Völkermuseums, Francfort a.M. 1939 (Le département d’études américaines du Musée d’ethnologie de Francfort)

Ethnologue.

HANSTEIN Otfried v., Kaiser Maximilian von Mexiko. Des Habsburgers Glück und Ende, 1935 (L’empereur Maximilien du Mexique : Ascension et déclin d’un Habsbourg)

Écrivain. Nommé membre d’honneur de l’académie des sciences de Coïmbra, au Portugal, en 1927 et correspondant de l’Université de Bahia, au Brésil, en 1933.

HEICHEN Walter, Cortez, der Eroberer, 1941 (Cortez le conquérant)

HELFRITZ Hans, Mexiko früher und heute, 1939 (Le Mexique hier et aujourd’hui) ; Im Quellgebiet des Amazonas, 1942 (Aux sources de l’Amazone)

Explorateur, musicologue et compositeur.

HELL Heinz, Starker als die Wildnis. Deutsche Siedler in Südamerika, 1938 (Plus forts que les espaces sauvages : les colons allemands en Amérique du Sud)

HOFFMANN-HARNISCH Wolfgang, Brasilien. Bildnis eines tropischen Großreiches, 1938 (Brésil : images d’un empire tropical) ; Wunderland Brasilien. Eine Fahrt mit Auto, Bahn und Flugzeug, 1938 (Merveilleux Brésil : un voyage en auto et en avion)

HOPP Werner, Zum Vater der Ströme. 30 Jahre am Amazonas und den Kordillerenstaaten, 1944 (Jusqu’au père des fleuves : trente ans en Amazonie et dans les États de la Cordillière)

HUNSCHE Karl-Heinrich, Der brasilianische Integralismus: Geschichte und Wesen der faschistischen Bewegung Brasiliens, 1938 (L’intégralisme brésilien : histoire et caractéristiques du mouvement fasciste du Brésil)

JACOB Ernst Gerhard, Das portugiesiche Kolonialreich, 1940 (L’empire colonial portugais)

JUNGE Max, Durch Urwald und Pampa. Fahrten und Abenteuer in Patagonien, 1937 (À travers forêts vierges et pampas : voyages et aventures en Patagonie) ; Papagaien und Eisberge. Meine Erlebnisse in den patagonischen Kordilleren, 1938 (Perroquets et icebergs : choses vécues dans les cordillières de Patagonie)

KAHLE Maria, Deutsche Heimat in Brasilien, 1937 (Foyer allemand au Brésil) ; Umweg über Brasilien, 1941 (Un détour par le Brésil) ; Die Schule im Urwald, 1942 (L’école dans la jungle)

Femme de lettres. Nsdap.

KEIPER Wilhelm, Das Deutschtum in Argentinien während des Weltkrieges 1914-1918, 1942 (Les Allemands d’Argentine pendant la Première Guerre mondiale)

KIENZL Florian, Bolivar. Ruhm und Freiheit Südamerikas, 1935 (Bolivar : gloire et liberté de l’Amérique du Sud) ; San Martin. Argentiniens großer Befreier und Staatengründer in Südamerika, 1937 (San Martin : le grand libérateur et homme d’État de l’Argentine) ; Kaiser von Brasilien. Herrschaft und Sturz Pedros I. und Pedros II, 1942 (Empereurs du Brésil : règne et chute de Pierre Ier et Pierre II)

KIß Edmund, Das Sonnentor von Tihuanaku und Hörbigers Welteislehre, 1937 (La porte du soleil de Tiwanaku et la glaciologie cosmique d’Hörbiger)

Écrivain, membre de l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe chargé, dans le cadre de cette dernière, de plusieurs expéditions archéologiques. [Pour plus d’informations, voir Sci Fi in the Third Reich ici]

KONETZKE Richard, Der spanische Weltreich. Grundlagen und Entstehung, 1943 (L’empire mondial de l’Espagne : fondements et naissance)

KÖNIGK Georg, Die Politik Brasiliens während des Weltkrieges und die Stellung des brasilianischen Deutschtums, 1935 (La politique du Brésil pendant la Première Guerre mondiale et la position des Allemands du Brésil)

KRICKEBERG Walter, Versunkene Kulturen, lebendige Völker. Inka, Maya und Azteken. Ein Farbbildwerk, 1943 (Cultures perdues, peuples vivants : Incas, Mayas et Aztèques) avec les photographies en couleur de Kurt Peter Karfeld

Américaniste. Directeur du Musée ethnologique de Berlin de 1939 à 1954.

KRIEG Hans, Yaguareté. Tierbilder aus Südamerika, 1933 (Images animalières d’Amérique du Sud) ; Chaco-Indianer. Ein Bilderatlas. Wissenschaftliche Ergebnisse der Deutschen Gran Chaco-Expedition, 1934 (Indiens du Chaco, un atlas en images. Résultats scientifiques de l’expédition allemande au Grand Chaco) ; Menschen, die ich in der Wildnis traf – Südamerika, 1935 (Les hommes que j’ai rencontrés dans les déserts d’Amérique du Sud)

KÜBLER Fritz, Deutsche in Bolivien, 1936 (Allemands en Bolivie)

KÜHN Franz, Bilder vom argentinischen Wirtschaftsleben in seinen regionalen Eigenarten, 1940 (Images de la vie économique argentine dans ses caractéristiques régionales) ; Das neue Argentinien. Eine wirtschaftsgeographische Analyse mit Betriebs- und Verbrauchskunde, 1941 (La nouvelle Argentine : une analyse géo-économique du point de vue de la science managériale et de la science du consommateur) ; Die La Plata-Staaten. Argentinien. Paraguay. Uruguay, 1943 (Les États de La Plata : Argentine, Paraguay, Uruguay)

KÜSEL Ernst-Günther, Die Kaffeehandelsorganisation in Zentralamerika und Kolumbien, 1939 (L’organisation du commerce du café en Amérique centrale et Colombie)

LANGENN Vendla v., Weiße Frau am Lagerfeuer. Erlebnisse und Geschichten aus Nordamerika, 1938 (Une femme blanche autour du feu de camp : expériences et histoires d’Amérique du Nord)

Femme de lettres. A vécu plusieurs années parmi les Indiens Hopi d’Arizona.

LEHMANN Walter, Aus den Pyramidenstädten in Alt-Mexiko, 1933 (Depuis les cités aux pyramides de l’ancien Mexique) ; Die Geschichte der Königreich von Colhuacan und Mexiko, 1938 (Histoire des royaumes de Culhuacan et Mexico)

Américaniste.

LUDENDORFF Hans, Über die Seiten 51 und 52 des Dresdener Kodex und über einige astronomische Inschriften der Maya, 1933 (Des pages 51 et 52 du codex de Dresde et de quelques inscriptions astronomiques des Mayas) ; Die astronomischen Inschriften am Yaxchilan, 1933 (Les inscriptions astronomiques de Yaxchilan) ; Weitere astronomische Inschriften der Maya, 1934 (D’autres inscriptions astronomiques des Mayas) ; Die astronomische Inschrift aus dem Tempel des Kreuzes in Palenque, 1935 (L’inscription astronomique du temple de la croix à Palenque) ; Zur astronomischen Deutung der Maya-Inschriften, 1936 (De l’interprétation astronomique des inscriptions mayas) ; Zur Deutung des Dresdener Maya-Codex, 1937 (De l’interprétation du code maya de Dresde) ; Astronomische Inschriften in Palenque, 1938 (Inscriptions astronomiques de Palenque) ; Astronomische Inschriften in Piedras Negras und Naranjo, 1940 (Inscriptions astronomiques de Piedras Negras et Naranjo) ; Die astronomischen Inschriften in Quiriguá, 1943 (Les inscriptions astronomiques de Quiriga)

Astronome. Frère du général Erich Ludendorff.

MAESER Rudolf, Zwischen See und Vulkan. Leben und Arbeit chiledeutscher Bauern, 1939 (Entre mer et volcan : vie et travaux des paysans allemands du Chili)

MAUNZ Theodor, Das Reich der spanischen Großmachtzeit, 1944 (L’empire du temps de la grandeur espagnole)

Juriste, historien et philosophe du droit. Nsdap, SA.

MERKATZ Hans-Joachim v., Mexiko. Britisch-Westindien. Kolumbien. Venezuela. Ekuador. Peru. Bolivien. Chile, articles relatifs à ces pays dans le Jahrbuch der Weltpolitik 1944 édité par Franz Six

MÜLLER Alfred, Die venezolanischen Llanos. Eine landschaftskundliche Studie. Gleichzeitig ein Beitrag zur Landeskunde von Venezuela, 1934 Diss. (Les Llanos du Venezuela : une étude géographique et en même temps une contribution à l’étude de la civilisation du Venezuela)

NEUMANN Sigfrid, Quer durch. Vom Hochland Boliviens zum Amazonas. Als Alpinist durch den Kontinent von Südamerika, 1934 (Traversée : des hauts plateaux de Bolivie jusqu’à l’Amazone, un alpiniste en Amérique du Sud)

NEUNTEUFEL Adolf, Yasi-Yateré. Acht Jahre Tierfang und Jagd im Urwald von Paraguay, 1941 (Huit ans de chasse dans les forêts du Paraguay)

NIEDERMAYER Franz, Ibero-Amerika. Räumliche Grundlagen und geschichtlicher Werdegang, Gegenwartslage und Zukunftsfragen, 1941 (L’Amérique ibérique : géographie, passé, présent et avenir)

PAUL Otto Ernst, Südamerika. Rohstoffkammer und Absatzkontinent, 1937 (L’Amérique du Sud : réserve de matières premières et débouché commercial)

PAWLIKOWSKI-CHOLEWA Alfred v., Heeresgeschichte des Völker Afrikas und Amerikas, 1943 [Das Reich der Inka, Die Chibcha, Brasilien, Indianer Nordamerikas] (Histoire des armées des peuples d’Afrique et d’Amérique)

PENCK Walther, Puna de Atacama. Bergfahrten und Jagden in der Cordillere von Südamerika, 1933 (La puna d’Atacama : exploration et chasse dans les cordillières d’Amérique du Sud) posthume

Géologue.

PFEIFER Gottfried, Die Vereinigten Staaten und Mexiko. Ein historischer Überblick, 1943 (Les États-Unis et le Mexique : un aperçu historique)

Géographe.

PFERDEKAMP Walter, Deutsche im frühen Mexiko, 1938 (Les Allemands dans le passé du Mexique) ; Mexiko, 1940 ; Die Seeleute am Yaquifluß, 1942 (Peuples de navigateurs sur le Rio Yaqui)

Secrétaire général de la société germano-mexicaine. Nsdap.

QUELLE Otto, Wilhelm von Humboldt und seine Beziehungen zur spanischen Kulturwelt, 1935 (W. von Humboldt et ses liens avec le monde culturel hispanique) ; Geschichte Amerikas außer Kanada Bd. 2. Geschichte von Iberoamerika, 1942 (Histoire des Amériques, sans le Canada. Histoire de l’Amérique ibérique) ; Uruguay. Argentinien, articles relatifs à ces pays dans le Jahrbuch der Weltpolitik 1944 édité par Franz Six

RANGNOW Rudolf, Tropenpracht und Urwaldnacht. Auf Tierfang am Amazonas, 1938 (Splendeur tropicale et nuits de forêt vierge : à la recherche d’animaux en Amazonie)

RECKEN Wilhelm, Silberstädte im Tropenwald. Aus der Kulturwelt der Maya, 1933 (Cités d’argent dans la forêt tropicale : le monde culturel des Mayas)

REISER Hans, Indios, 1941

Écrivain.

RITTER Hugo, Kampf um Öl in Mexiko, 1942 (Combat pour le pétrole au Mexique) [Les jeux d’influence au Mexique entre les blocs internationaux pour le pétrole]

RITTLINGER Herbert, Ich kam die reißenden Flüsse herab… Ganz allein zum Amazonas, 1938 (J’ai descendu les rapides… Seul jusqu’à l’Amazone)

Un pionnier du canoë-camping. Écrivain et photographe.

RÖSCH Adrian, Allerlei aus der Alta Verapaz. Bilder aus dem deutschen Leben in Guatemala 1868-1930, 1934 (Diverses choses sur l’Alta Verapaz : images de la vie allemande au Guatemala de 1868 à 1930)

ROSS Colin, Der Balkan Amerikas. Mit Kind und Kegel durch Mexiko zum Panamakanal, Leipzig 1937 (Les Balkans d’Amérique : avec toute la smala à travers le Mexique jusqu’au canal de Panama) ; Die „Westliche Hemisphäre“ als Programm und Phantom des amerikanischen Imperialismus, 1941 (L’« hémisphère occidental » comme programme et fantôme de l’impérialisme américain)

Écrivain autrichien. Nsdap.

SAMHABER Ernst, Südamerika. Gesicht, Geist, Geschichte, 1939 (Amérique du Sud : physionomie, culture, histoire) ; Spanisch-Südamerika, 1941 (L’Amérique du Sud hispanique)

SAPPER Karl, Geographie und Geschichte der indianischen Landwirtschaft, 1936 (Géographie et histoire de l’agriculture amérindienne) ; Die Verapaz im 16. und 17. Jahrhundert. Ein Beitrag zur historischen Geographie und Ethnographie des nordöstlichen Guatemala, 1936 (La Verapaz aux 16e et 17e siècles : contribution à la géographie et à l’ethnographie historiques du nord-ouest du Guatemala) ; Mittelamerika, 1937 (Amérique centrale)

Ethnologue et linguiste.

SCHECKER Friede, Glückliche Savannen. Kolumbianische Reisen, 1942 (Savannes heureuses : voyages colombiens)

SCHILLING Elisabeth, Die „schwimmenden Gärten“ von Xochimilco. Eine einzigartige Form indianischer Landgewinnung und Bodenbebauung im Becken von Mexiko, 1938 (Les jardins flottants de Xochimilco : une forme spécifique amérindienne d’extension et du travail des sols dans le bassin de Mexico)

SCHMIDT Wilhelm, Ethnologia sul-americana : circulos culturaes e estratos culturaes na America do Sul, São Paulo & Leipzig, 1942 (Ethnologie sud-américaine : cercles culturels et strates culturelles en Amérique du Sud)

Père catholique et ethnologue réputé. Fondateur de l’Institut de recherche Anthropos à Mödling en Autriche.

SCHMIEDER Oskar, Länderkunde Mittelamerikas, Westindien, Mexico und Zentralamerika, 1934 (Civilisations d’Amérique centrale, des Antilles et du Mexique) ; Deutsche Ackerbausiedlungen im südamerikanischen Grasland, Pampa und Gran Chaco, 1938 (Colonisation agraire allemande dans les herbages, pampas et le Grand Chaco d’Amérique du Sud)

Géographe.

SCHNEIDER Alfred, Die Nationalindustrien Südamerikas. Entwicklung, Stand und importwirtschaftliche Bedeutung, 1935 (Les industries nationales d’Amérique du Sud : développement, situation et importance pour l’importation)

SCHÖNEMANN Friedrich, Die aggressive Wirtschaftspolitik der Vereinigten Staaten in Südamerika und die Stellung Deutschlands, 1939 (La politique économique agressive des États-Unis en Amérique du Sud et la position de l’Allemagne)

Américaniste (surtout Amérique du Nord). Nsdap.

SCHULZ-KAMPFHENKEL Otto, Rätsel der Urwaldhölle. Vorstoß in unerforschte Urwälder des Amazonenstromes, 1938 (Énigmes de l’enfer vert : expédition dans les forêts inexplorées le long du fleuve Amazone)

Géographe. Dirigea l’expédition allemande en Amazonie pour le KWI (Kaiser-Wilhelm-Institut) für Biologie, 1935-37, dont le livre précité offre le récit. Un film documentaire a également été tiré de l’expédition : Rätsel der Urwaldhölle, 1938. SS.

SCHULTZE-JENA Leonhard, Indiana I. Leben, Glaube und Sprache der Quiché von Guatemala, 1933 (Vie, croyances et language des Quiché du Guatemala) ; Indiana II. Mythen in der Muttersprache der Pipil von Izalco in El Salvador, 1935 (Mythes dans la langue originelle des Pipil d’Izalco au Salvador) ; Indiana III. Bei den Azteken, Mixteken und Tlapaneken der Sierra Madre del Sur von Mexiko, 1938 (Parmi les Aztèques, Mixtèques et Tlapanèques de la Sierra Madre du sud du Mexique) ; Popol Vuh. Das Heilige Buch der Quiché-Indianer von Guatemala, 1944 (Popol Vuh, le livre sacré des Indiens Quiché du Guatemala)

Zoologue et anthroplogue.

SCHWARZENBERG Adolf « Addo », Unser Deutschtum in Südamerika, 1935 (Germanité en Amérique du Sud)

Führer du Deutsche Jugendbund Chile (DJC). Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

SCHWAUß Maria, Tropenspiegel. Tagebuch einer deutschen Frau in Guatemala, 1940 (Miroir des tropiques : journal d’une femme allemande au Guatemala) ; Im Banne der Vulkane. Frauenschicksale aus den amerikanischen Tropen, 1942 (Sous l’influence des volcans : destins de femmes dans les tropiques d’Amérique)

Femme de lettres. Nsdap. Surtout connue pour son Lateinamerikanisches Sprachgut (Vocabulaire latino-américain) en deux volumes publié après-guerre.

SENGLER Rolf, Das Auslanddeutschtum in Ibero-Amerika und der Weimarer Staat. Dargestellt vornehmlich an Hand seiner Presse, 1934 (Les Allemands de l’étranger en Amérique ibérique et l’État de Weimar, une présentation à partir de leurs organes de presse)

SNETHLAGE Emil Heinrich, Atikoy. Meine Erlebnisse bei den Indianern des Guaporé, 1937 (Ce que j’ai vécu parmi les Indiens du Guaporé) ; Musikinstrumente der Indianer des Guaporégebietes, 1939 (Instruments de musique des Indiens du Guaporé)

STEINERT Walther, Die Wirkung des Landschaftszwanges auf die materielle Kultur der Eskimo, 1935 Diss. (Les effets de la contrainte environnementale sur la culture matérielle des Eskimos)

STÖLTING Inge, Eine Frau fliegt mit. Von einem 44 000 km Flug über Urwald, Wüste, Kordillere, 1939 (Une femme à bord de l’avion : un vol de 44 000 kilomètres au dessus des forêts, déserts et cordillières)

SÜDEKUM Hubert, Deutsche suchen das Goldland. Die Geschichte der Welserzüge in Venezuela, 1938 (Allemands chercheurs d’or : histoire de l’expédition des Welser au Venezuela)

TERMER Franz, Die Bedeutung deutscher Kultur und deutscher Arbeit in Brasilien, 1933 (La signification de la culture allemande et du travail allemand au Brésil) ; Deutsche und nordamerikanische Auslandsforschung in den ibero-amerikanischen Ländern, 1936 (Les études allemandes et nord-américaines dans les pays ibéro-américains) ; Zur Geographie der Republik Guatemala, 1936 (De la géographie de la République du Guatemala) ; Die Kunst der Maya-Völker in Mittelamerika, 1937 (L’art des peuples mayas en Amérique centrale) ; Durch Urwälder und Sümpfe Mittelamerikas. Der fünfte Bericht des Hernán Cortés an Kaiser Karl V, 1941 (À travers les forêts et marécages d’Amérique centrale : le 5e récit d’Hernan Cortez à l’empereur Charles Quint, traduit de l’espagnol et commenté par F.T.)

Géographe et américaniste. Directeur du Musée ethnographique de Hambourg de 1935 à 1962.

TRIMBORN Hermann, Der Ehebruch in den Hochkulturen Amerikas, 1935 (Le divorce dans les civilisations précolombiennes d’Amérique) ; Quellen zur Kulturgeschichte des präkolumbischen Amerika, 1936 (Sources pour l’histoire culturelle de l’Amérique précolombienne) ; Beiträge zur Kenntnis der Besitzergreifung Amerikas und zur Entwicklung der altamerikanischen Landwirtschaft durch die Indianer, 1938 (Contributions à l’histoire du peuplement d’Amérique et du développement de l’économie agraire des Amérindiens) ; Dämonen und Zauber im Inkareich (Démons et magie dans le royaume inca, texte de Francisco de Avila, traduit du quechua et présenté par H.T.), 1939 ; Das spanische Kolonialreich, 1941 (L’empire colonial espagnol)

Américaniste.

UBBELOEDE-DOERING Heinrich, Altperuanische Kunst, 1936 (L’art précolombien du Pérou) ; Auf den Königsstraßen der Inka. Reisen und Forschungen in Peru, 1941 (Sur les routes royales des Incas : voyages et recherches au Pérou)

UHLE Max, Las antiguas civilizaciones del Perú frente a la arqueología e historia del continente americano, 1935 (Les anciennes civilisations du Pérou devant l’archéologie et l’histoire du continent américain)

Passe pour « le père de l’archéologie en Amérique du Sud ». Après son retour d’Amérique en 1933, occupa une chaire à l’Institut ibéro-américain de Berlin.

VEGESACK Siegfried von, Unter fremden Sternen. Eine Reise nach Südamerika, 1938 (Sous des étoiles étrangères : un voyage en Amérique latine)

Écrivain.

VOSSLER Karl, Die « zehnte Muse von Mexiko ». Juana Inés de la Cruz, ihr Leben, ihre Dichtung, ihre Psyche, 1934 (La « dixième muse du Mexique » : Sœur Juana Inès de la Cruz, sa vie, sa poésie, sa psyché) ; Inés de la Cruz. Die Welt im Traum, 1941 (traduction et commentaire de « Premier Rêve » d’Inès de la Cruz)

Philologue romaniste.

WEGNER Richard Nikolaus, Indianer-Rassen und vergangene Kulturen. Betrachtungen zur Volksentwicklung auf einer Forschungsreise durch Süd- und Mittelamerika, 1934 (Races amérindiennes et cultures disparues : considérations sur le développement des peuples, à l’occasion d’un voyage de recherche en Amérique du Sud et Amérique centrale) ; Die Chincha-Bulldogge. Eine ausgestorbene Hunderasse aus dem alten Peru, 1937 (Le bouledogue de Chincha : une race de chien éteinte de l’ancien Pérou) avec Max Hilzheimer

WILHELMY Herbert, Die deutschen Siedlungen in Mittelparaguay, 1941 (Les colonies allemandes du Paraguay central)

ZEDTWITZ Franz, Der Untergang des Sonnenreiches. Des Schicksal des alten Peru, 1939 (La chute de l’empire du soleil : destin de l’antique Pérou)

Écrivain.

*

Italie fasciste

ALMAGIÁ Roberto, I primi esploratori dell’America, 1937 (Les premiers explorateurs de l’Amérique) ; L’Impero Britannico in America. I. L’America Settentrionale. II. L’America Centrale e Meridionale, 1938 (L’empire britannique en Amérique. 1. Amérique du Nord 2. Amérique centrale et méridionale)

Géographe et historien. Juif, privé de chaire universitaire à la suite des lois raciales de 1938, il fut employé par le pape Pie XII à la Bibliothèque apostolique vaticane.

APPELIUS Mario, Le isole del raggio verde. Cuba, Giamaica, Haiti, Piccole Antille, 1929 (Les îles du rayon vert : Cuba, Jamaïque, Haïti, petites Antilles) ; L’aquila di Chapultepec, 1929 (L’Aigle de Chapultepec) ; Cile e Patagonia, 1930 (Chili et Patagonie) ; Le terre che tremano. Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costarica, Panama, 1933 (Les terres qui tremblent)

Écrivain. Fondateur et rédacteur en chef du journal Mattino d’Italia à Buenos Aires, 1930-33. Soutien public du Manifeste de la race (Manifesto della razza).

ARALDI Vinicio, Il Brasile sotto la presidenza di Getulio Vargas, 1939 (Le Brésil sous la présidence de Getulio Vargas)

BARTOLOTTI Domenico, Il Brasile meridionale, 1930 (Le Brésil méridional)

BAZZOCCHI Giuseppe, Vieccho Perù, 1933 (Ancien Pérou)

BERTACCHI Cosimo, America in generale ed America andina, 1932 (L’Amérique en général et l’Amérique andine)

BONTEMPELLI Massimo, Noi, gli Aria. Interpretazioni sudamericane, 1934 (Nous, les Arias : interprétations sud-américaines) ; Pezzi di mondo, 1935 (Fragments du monde)

Écrivain. Membre de l’Accademia d’Italia (institution fasciste).

CALLEGARI Guido Valeriano, Introduzione allo studio delle antichità americane, 1930 (Introduction à l’étude des antiquités américaines)

CANTALUPO Roberto, Brasile euro-americano, 1941 (Brésil euro-américain)

CERETI Carlo, Panamericanismo e diritto internazionale, 1939 (Panaméricanisme et droit international)

CIARLANTINI Franco, Viaggio in Argentina, 1929 (Voyage en Argentine)

Journaliste. Membre du Grand Conseil du fascisme.

CIPOLLA Arnaldo, Montezuma contro Cristo. Viaggio al Messico, 1927 (Moctezuma contre le Christ : voyage au Mexique) ; Nel Sud America. Dal Panama alle Ande degli Incas. Impressioni di viaggio in Venezuela, Colombia, Panama, Equatore, Perù, 1929 (En Amérique du Sud : du Panama aux Andes des Incas) ; Lungo il Cile luminoso, 1929 (Le long du Chili lumineux)

Explorateur et écrivain.

CORSELLI Rodolfo, La Guerra Americana della Triplice Alleanza contro il Paraguay, 1938 (La guerre américaine de la triple alliance contre le Paraguay)

D’ARPI Mario, Messico, 1924

DE AGOSTINI Alberto Maria, I miei viaggi nella Terra del Fuoco, 1928 (Mes voyages en Terre de Feu)

Père salésien.

DE ZUANI Ettore, Cieli del Sud. Periplo aereo del Sud America, 1939 (Cieux du Sud : périple aérien en Amérique méridionale)

DORIA Gino, Storia dell’America latina (Argentina e Brasile), 1937 (Histoire de l’Amérique latine : Argentine et Brésil)

FABIETTI Ettore, Cristoforo Colombo nella storia delle esplorazioni geografiche, 1933 (Christophe Colomb dans l’histoire des explorations géographiques)

Homme de lettres (polygraphe) et bibliothécaire, promoteur des bibliothèques populaires en Italie.

FEDERZONI Luigi, Parole fasciste al Sud-America, 1938 (Paroles fascistes à l’Amérique du Sud)

Écrivain. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes en 1925. Président du Sénat de 1929 à 1939.

FRACCAROLI Arnaldo, Buenos Aires, 1931 ; Pampa d’Argentina, 1931 ; Splendori e ombre del Paraguai, 1932 (Splendeurs et ombres du Paraguay)

Écrivain.

GAZZONI Arturo, Visioni del Perù, 1927 (Visions du Pérou)

GENNA Giuseppe E., Il Messico – I Seri e la loro costituzione scheletrica, 1943 (Mexique : les Séris et leur constitution squelettique) [Au sujet des Séris, voir, dans mes Americanismos 2, les éléments d’information rapportés à leur sujet par F. Santamaria en 1942, ici]

Anthropologue et démographe. Participa à l’expédition italo-mexicaine de 1933 pour l’étude des Indiens du Mexique, dirigée par Corrado Gini.

GINI Corrado, Premiers résultats d’une expédition italo-mexicaine parmi les populations indigènes et métisses du Mexique, Rome 1934

Ethnologue et démographe. Président de l’Institut des statistiques de 1926 à 1932. Le célèbre « coefficient de Gini » porte son nom.

GUARRERA Giuseppe, Il Brasile immensa realtà economica, 1929 (Le Brésil, immense réalité économique)

LUALDI Adriano, Viaggio musicale nel Sud-America, 1934 (Voyage musical en Amérique du Sud)

Compositeur et chef d’orchestre, « le plus ardent représentant de la poétique musicale du régime fasciste » (Wkpd.it). Également auteur, entre autres, d’un Viaggio musicale nell’URSS (Voyage musical en URSS), paru en 1933.

MALESANI Emilio, L’America meridionale in generale. Gli stati andini. Le Guiane. Il Paraguay. L’Argentina. L’Uruguay. Il Brasile, 1938 [volume de la Géographie universelle]

MANFRONI Camillo, Cristoforo Colombo. Cenni biografici. Il grande genovese e la modernissima critica, 1925 (Christophe Colomb, aperçus biographiques : le grand Génois et la critique contemporaine)

Historien, aux tendances nationalistes marquées. Sénateur 1929-35.

MANUELLI Ernesto, Panamericanismo economico, 1940 (Panaméricanisme économique)

MISEROCCHI Manlio, L’America Latina attraverso il mio oblò, 1925 (L’Amérique latine à travers mon hublot)

MOZZATI Mercurio, Francisco Pizarro e la conquista del Perù, 1928 (Pizarro et la conquête du Pérou) ; Fernando Cortés e la conquista del Messico, 1932 (Cortez et la conquête du Mexique)

NESBITT Ludovico, Orenoco, 1939 (Orénoque) posthume

Explorateur. Dans ce livre posthume, décrit ses activités de chercheur de gisements de pétrole au Venezuela.

NINNI Alessandro, Cile. Condizioni naturali ed economiche cenni storici e culturali, 1924 (Chili : conditions naturelles et économiques, aperçus historiques et culturels)

OBERTI Eugenio, Amerigo Vespucci alla scoperta del continente sud-americano, 1932 (Amerigo Vespucci à la découverte du continent sud-américain)

POR Odon, Il divenire panamericano, 1941 (Le devenir panaméricain)

PUCCINI Mario, In Argentina, 1938 (En Argentine) ; L’Argentina e gli argentini, 1939 (L’Argentine et les Argentins) ; Nel Brasile, 1940 (Au Brésil)

Écrivain et hispaniste.

QUARTARA Giorgio, Un viaggio nel Sud-America, 1939 (Un voyage en Amérique du Sud)

REVÈLLI BEAUMONT Paolo, Terre d’America e archivi d’Italia, 1926 (Terres d’Amérique et archives d’Italie) ; Cristoforo Colombo e la scuola cartografica genovese, 1937 (Christophie Colomb et l’école génoise de cartographie) ; America e Italia nel Rinascimento, 1940 (L’Amérique et l’Italie pendant la Renaissance) ; Colombo, 1941 (Colomb)

Géographe et historien.

ROCCA Enrico, Avventura sudamericana, 1926 (Aventure sud-américaine)

ROLLA Matilde, Disegno storico della letteratura argentina, 1932 (Esquisse historique de la littérature d’Argentine)

ROSA Enrico, Il martirio della Chiesa nel Messico, 1927 (Le martyre de l’Église au Mexique)

ROSSI DI MONTELERA Napoleone, Dalla Terra del Fuoco alla terra degli Incas, 1930 (De la Terre de Feu à la terre des Incas)

SAVI-LOPEZ Maria, Nei regni del sole. Antiche civiltà americane, 1926 (Aux royaumes du soleil : anciennes civilisations américaines) ; Città morte. Dal Messico all’Honduras, 1931 (Mortes cités : du Mexique au Honduras)

Femme de lettres.

SERGI Giuseppe, Gli Indigeni americani. Ricerche anthropologiche, 1928 (Les indigènes d’Amérique : recherches anthropologiques) ; La piú antica umanitá vivente. Ovvero la mirabile ricostruzione di un arcaico tronco umano i cui rami si distesero dall’Africa in Europa, Oceania, America, 1930 (La plus ancienne humanité vivante, ou la miraculeuse reconstruction d’un tronc archaïque de l’humanité s’étant répandu de l’Afrique en Europe, Océanie et Amérique)

Le nom le plus connu de l’anthropologie italienne.

TESTORE Celestino, I martiri gesuiti del Sud-America. BB. Rocco Gonzalez de Santa Cruz, Alfonso Rodriguez, Giovanni del Castillo della Compagnia di Gesù, 1934 (Les martyrs jésuites d’Amérique du Sud)

Père jésuite, auteur prolifique, y compris de romans.

VILLA Oreste, Nelle terre degli Incas, 1931 (Dans la terre des Incas) ; L’America Latina problema fascista, 1933 (L’Amérique latine, problème fasciste)

VILLARI Luigi, Le aggressioni degli Stati Uniti nell’America Latina, 1941 (Les agressions des États-Unis en Amérique latine)

VOLPE Gioacchino, A quattrocentoquarantasette anni dal viaggio di Colombo, 1939 (447 ans après le voyage de Colomb)

Géographe et historien. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes en 1925.

ZILIANI Luigi, Messico martire: storia della persecuzione, tiranni e complici, eroi e martiri di Cristo Re, 1930 (Le Mexique martyr : histoire de la persécution, des tyrans et complices, des héros et martyrs de Christ Roi) [sur la guerre des Cristeros]

Prêtre catholique.

*

Sympathisants fascistes et collaborateurs

AUER Väinö, The Finnish Expedition to Tierra del Fuego in 1928-1929, 1934 (L’expédition finlandaise en Terre de Feu de 1928-29)

Géologue finlandais. Un signataire du programme de l’organisation fasciste finlandaise Suomen Valtakunnan Liitto (SVL).

BELLAMY H.S. (Hans Schindler), Built before the flood: The problem of the Tiahuanaco ruins, 1943 (Construit avant le déluge : le problème des ruines de Tiwanaku)

Président de la British Hörbiger Society, devait participer à une expédition sur le site précolombien de Tiwanaku avec des fonds allemands mais le projet fut annulé à cause de la guerre.

CURRAN Edward Lodge, Rebel Mexico, 1935 (Mexique rebelle) [sur la guerre des Cristeros]

Prêtre catholique nord-américain, surnommé le « Father Coughlin of the East ». Fondateur du Committee for the Preservation of Americanism et membre exécutif de l’American Union for Nationalist Spain (pro-Franco).

ELGSTRÖM Ossian, Sagan om Kagsagsuk: eskimåernas folkhjälte, 1922 (La saga de Kagsagsuk, héros des Eskimos)

Ethnologue suédois (Lapponie, Groënland), écrivain (entre autres Chikagobohéme, 1924) et peintre. Membre du parti fasciste Svensk Opposition et du Riksföreningen Sverige-Tyskland, association d’amitié germano-suédoise à l’époque du Troisième Reich.

GLADTVET Alf Ottar, Blandt Syd-Amerikas urskogsindianere, 1922 (Parmi les Indiens des forêts vierges d’Amérique du Sud) [film documentaire]

Réalisateur norvégien. Sous le régime collaborationniste de Vidkun Quisling, il travailla essentiellement à la propagande pro-nazie du régime.

IMERSLUND Per, Das Land Noruega. Erlebnisse in Mexiko, 1936 (Le pays Noruega : choses vécues au Mexique)

Écrivain norvégien. Membre de la SS norvégienne, après avoir combattu dans la guerre civile espagnole du côté nationaliste. Collaborateur de la revue Ragnarok. Il fut impliqué dans une tentative d’assassinat du dirigeant collaborationniste Quisling, jugé par certains de ses opposants à droite comme trop compromis avec la bourgeoisie luthérienne traditionnelle.

KELLY John Eoghan, Pedro de Alvarado, Conquistador, 1932

Lobbyiste pour l’Espagne de Franco à Washington, DC. Emprisonné pendant la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l’ennemi.

ROSEN Eric v., Ethnographical research work during the Swedish Chaco-Cordillera-expedition 1901-02, 1924 (Travaux de recherche ethnographique durant l’expédition suédoise au Chaco et dans la Cordillière des Andes en 1901-02). Pour des écrits un peu antérieurs à la période considérée dans cette bibliographie : The Chorotes Indians in the Bolivian Chaco, 1904 (Les Indiens Chorote du Chaco bolivien) ; Archaeological Researches on the Frontier of Argentina and Bolivia in 1901-02, 1904 (Recherches archéologiques à la frontière de l’Argentine et de la Bolivie en 1901-02) ; Bland indianer: forskningar och äventyr i Gran Chaco, 1921 (Parmi les Indiens : recherches et aventures dans le Grand Chaco) [en suédois]

Explorateur et ethnographe suédois. Beau-frère d’Hermann Goering par sa première femme, Carin von Kantzow. Il donna à l’armée blanche finlandaise le premier avion de cette dernière, ce qui fait qu’encore aujourd’hui l’aviation militaire de Finlande a pour emblème le blason de la famille von Rosen, à savoir un svastika. Un des fondateurs du Nationalsocialistiska Blocket en 1933.

SIEGFRIED André, En Amérique du Sud, 1932 ; Amérique latine, 1934 ; États-Unis, Canada, Mexique, 1936 ; Impressions du Brésil, 1937 ; L’Amérique ibérique, 1937 avec Jacques de Lauwe ; Qu’est-ce que l’Amérique ? 1938

Pionnier de la sociologie électorale et politique. Membre du Conseil national de Vichy et néanmoins élu à l’Académie française en 1945. Un beau parcours.

VAN GYBLAND OOSTERHOFF Horace Hugo Alexander, Indrukken van Suriname, 1929 (Impressions du Suriname)

Secrétaire de la faculté d’indologie à Utrecht. Un des piliers du Verbond voor Nationaal Herstel (Ligue pour la restauration nationale), fascistoïde (antiparlementaire).

VAN OFFEL Horace, La Passion mexicaine, 1932 [sur l’empereur Maximilien]

Écrivain belge francophone, surnommé « le Dumas belge » pour ses romans de cape et d’épée. Collaborateur au journal Le Soir pro-nazi.