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Journal onirique 5

Période : février 2020 (sauf pour le premier rêve, qui remonte à octobre 2019).

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Une visite de mon appartement par des acheteurs potentiels a lieu. Le groupe de visiteurs se trouve dans ma chambre alors que je suis encore au lit. J’en éprouve de l’embarras, sors du lit et, tout en emportant des vêtements pour m’habiller dans une autre pièce, j’adresse des excuses en anglais au groupe de visiteurs, en leur donnant l’assurance que la « visit manager » va s’occuper de leur visite au mieux. Je suis assez fier de ma trouvaille de « visit manager » et considère en mon for intérieur que cette formule est à elle seule de nature à corriger chez les acheteurs potentiels la mauvaise impression produite par le fait d’avoir trouvé l’occupant des lieux dans son lit.

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Au cirque, avec d’autres personnes disséminées dans les gradins, je suis censé faire la « claque » du directeur du cirque au moment où les artistes sont présentés au public avant le spectacle. Le directeur, qui a lui-même un numéro dans son spectacle, a choisi cette méthode pour attirer l’attention du public sur son numéro en particulier, le clou du spectacle selon lui.

Les présentations commencent : les artistes sont réunis en demi-cercle sur la piste et chacun s’avance et fait une révérence ou une autre forme de salutation quand son nom est appelé. J’attends donc, vigilant, que l’on appelle le nom de scène du directeur. Pendant ce temps, le public applaudit poliment les artistes, comme il se doit et sans plus. Puis, à la surprise de la claque « officielle », un certain artiste avant le nôtre reçoit un tonnerre d’applaudissements. Les organisateurs de cette claque étant assis à côté de moi, je les écoute parler : ils ont organisé cette claque de leur côté, d’eux-mêmes et en tant qu’association gay, pour rendre hommage à la beauté de cet artiste, physiquement leur préféré. Je me dis que notre claque à nous, après cela, n’aura pas autant d’effet que prévu. C’est ce qui s’appelle se faire doubler sur la claque.

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Dans un pays du tiers monde, P. et moi devons passer devant l’administration militaire pour des formalités relatives aux civils étrangers. Les militaires en charge de ces formalités sont les « lionceaux du Bengale », un corps de novices, et ils ont en effet la physionomie non pas léonine mais indienne de leur nom. Le premier des deux à passer, j’obtiens mon document sans difficulté. Pendant que c’est le tour de P. et que j’attends dans une pièce à côté, j’entends le ton monter entre lui et le militaire préposé au traitement de l’acte (le même militaire que pour moi). On lui demande de rédiger et signer une déclaration sur des faits survenus à son arrivée dans le pays, des faits où il est question d’un paon qui crie. P. refuse d’écrire que le paon a « crié » car le cri du paon a un nom spécial, comme les autres cris d’animaux, et il souhaite écrire ce mot-là mais ne l’a pas en tête, ni le militaire, et on ne le laisse pas consulter son smartphone. [N.B. Selon Google, le paon braille, criaille ou paone.] C’est pourquoi le ton monte. Au bout de quelques instants, le préposé militaire revient me voir pour m’annoncer qu’ils ne peuvent laisser P. quitter les lieux en raison d’anomalies dans son dossier. Il me fait signe de le suivre et nous passons dans la partie des locaux affectée aux détentions. Je suppose que P. a demandé à ce qu’on me laisse le voir dans sa cellule pour échanger quelques mots avant que je reparte, mais quand le militaire ouvre la porte d’une cellule, celle-ci, en plus d’être pestilentielle, est vide : c’est moi qui dois l’occuper.

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J’emménage dans un appartement présentant cette particularité que l’une des pièces est commune avec l’appartement voisin. Cette pièce, un salon, n’est séparée de l’autre appartement que par un canapé, ou plutôt une double rangée de canapés adossés l’un à l’autre et qui empêchent de traverser la pièce (c’est-à-dire qu’ils occupent toute la longueur de ce qui aurait autrement été le mur de séparation) mais n’empêchent pas de se voir ni de se parler. Ainsi, les voisins qui craignent l’isolement ou la solitude, ou de rester enfermés dans leur petit cercle familial, peuvent converser dans cette pièce de part et d’autre de la délimitation. Et quand ils ne le souhaitent pas, ils font comme s’ils étaient entièrement chez eux plutôt que dans une salle commune, ou bien, s’ils ne parviennent pas au degré d’abstraction suffisant, ils évitent cette pièce, ce qui se trouve être mon choix car cet aménagement me semble plus gênant qu’autre chose.

Avec quelques amis, je sors en ville, où se déroule une fête locale. Il s’agit d’une espèce de compétition sportive ou folklorique. Chaque fois qu’une équipe remporte une manche ou une partie, des gens grimpent sur une sorte de tour en pierre de quelques mètres de hauteur pour y laisser un drapeau aux couleurs de l’équipe victorieuse. Les rues sont noires de monde, et la tour aux drapeaux fourmille elle aussi de gens qui se sont hissés sur elle et y restent (sur plusieurs degrés car c’est une tour à degrés).

Ce qui devait arriver arriva : deux personnes – deux jeunes filles – tombent de leur perchoir sur la tour, ce qui provoque un grand cri de la foule. Au bout de quelques instants de tumulte, on demande à la foule de s’éloigner du lieu des festivités et de la tour, car elle est trop compacte pour permettre aux deux jeunes filles, qui se trouvent apparemment entre la vie et la mort, d’être conduites à l’hôpital. Je suis donc le mouvement, au milieu de cette foule compacte. Le flux s’éclaircit peu à peu, les gens sur les bords de la foule trouvant d’autres voies et délestant le corps central. Au bout d’un moment, nous avançons au milieu d’une densité de personnes tout à fait normale en ville. À côté de moi marche une adolescente d’une quinzaine d’années ; c’est l’une des deux filles tombées, et elle a tout l’air de s’être bien remise de sa chute. Alors que nous sommes engagés dans un tunnel, elle me parle de ce qu’elle vient de vivre, me dit que c’est une impression étrange que de se retrouver parmi les gens comme à l’accoutumée alors qu’il y a quelques instants encore « elle était morte ».

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Organisateur d’une manifestation, je marche à l’avant du cortège avec les autres organisateurs tout en discutant avec eux. Le parcours implique de traverser à la nage le fleuve qui coupe la ville en deux, ce que nous faisons sans barguigner, tout en poursuivant notre discussion. Puis, alors que le cortège se repose sur les marches d’un monument colossal de l’autre côté du fleuve, un policier en civil chargé de contrôler la manifestation nous harangue. Il nous dit que nous sommes des bourgeois du 7e arrondissement qui ne cherchons qu’à humilier le peuple du 5e arrondissement, car cette manifestation comme les autres se passent dans ce dernier arrondissement. Sa harangue suscite une franche hilarité parmi les manifestants, qui rient et applaudissent.

Peut-être inspiré par la forte pensée de cet agent, je vais passer un entretien pour entrer dans la police. L’officier qui m’interroge (non comme un suspect mais comme un candidat à l’embauche) est d’une élégance à laquelle je ne me serais pas attendu, frisant le dandysme, notamment par ses chaussettes colorées. Il arbore celles-ci l’air de rien en croisant haut les jambes ou en posant une jambe sur le genou de l’autre, cette gestuelle me permettant de bien voir ses chaussettes dans la mesure où l’entretien se tient assis face à face et sans bureau entre nous deux.

Une question m’embarrasse : il veut savoir si je suis pieux. J’ai compris qu’il voulait détecter des signes de radicalisation fondamentaliste, présente ou future. Hésitant, je commence à répondre que les cours de philosophie que j’ai suivis au lycée m’ont mis en présence des preuves de l’existence de Dieu selon les philosophes, et que ces preuves viennent naturellement à l’esprit de ceux qui, au cours de leur maturation intellectuelle, se posent des questions métaphysiques. Puis je pense me tirer d’embarras en expliquant qu’une personne pieuse est forcément quelqu’un qui pratique une religion, une personne pratiquante, et que je ne suis donc pas pieux.

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En Suède, je sors de mon appartement dans le but de prendre un train de banlieue, passer quelques stations, descendre et reprendre un train en sens contraire pour revenir chez moi. C’est le seul objet de ma sortie et je suis d’ailleurs en pyjama et robe de chambre pour bien montrer que je ne fais que prendre l’air et me dégourdir les jambes. De surcroît, je suis de cette façon plus élégant que la plupart des gens, ce qui n’a rien à voir avec les Suédois mais plutôt avec l’habillement moderne.

Dans un couloir du train, en voyant deux jeunes femmes devant moi, au bout du couloir, je me redresse pour apparaître dans ma plus belle prestance et, ce faisant, me retrouve bloqué entre les cloisons ; c’est comme si je m’étais dilaté en même temps que redressé, à la manière d’un pigeon qui se rengorge. Je parviens à continuer d’avancer, mais difficilement, tant le passage m’est devenu étroit. Sur un des murs, je lis des instructions de la compagnie ferroviaire invitant à « contourner » les autres passagers pour passer son chemin dans un couloir de train, avec un indescriptible schéma fléché censé pourtant expliciter le texte. Je lis cette instruction, par ailleurs écrite en anglais, à voix haute et ajoute à l’attention des deux jeunes personnes immobiles à l’entrée du couloir : « C’est facile à dire ! » Car ma situation montre bien qu’il serait particulièrement difficile de contourner quelqu’un dans un couloir déjà trop étroit pour une seule personne (sachant, qui plus est, que les hommes suédois sont assez souvent plus grands et plus larges que moi).

L’une des jeunes femmes me répond : « Et puis les gens ne connaissent pas forcément l’anglais », car les instructions sont, comme je l’ai fait remarquer, en anglais. Alors, moi : « Je croyais pourtant que la grande majorité des Suédois connaissaient l’anglais grâce à leur système d’éducation particulièrement performant. » La jeune femme l’admet, tout en justifiant ses paroles par une distinction nécessaire entre les capacités écrites et orales.

Je descends du train avec d’autres passagers. Dehors, il n’y a pas de quai et les passagers traversent carrément les voies. Après avoir vu qu’il n’y avait que de la forêt du côté opposé, je les suis. J’ai à peine traversé une voie qu’un train y passe à toute allure ; j’ai donc manqué de peu de me faire écraser. Le train était sans chauffeur et présentait un aspect de monstre mécanique. Nous sommes dans un district d’exploitation forestière où ne descendent pas en principe de passagers, à part les ouvriers des exploitations ; c’est pourquoi les trains passent à toute allure sans s’annoncer. Il m’arrive la même aventure en franchissant une deuxième voie : un train la traverse à toute vitesse juste après mon passage, me frôlant, alors que je n’avais rien vu ni entendu venir. Et, comme le précédent, le train, sans chauffeur, avait l’air d’une créature monstrueuse et vivante, bien que mécanique, plus que d’une simple machine. Je n’ose plus bouger, craignant, dans l’entrelacs de voies ferrées qui m’entoure, de me faire écraser au moindre mouvement.

Un groupe d’ouvriers travaille sur un chantier juste à côté ; l’un d’eux me tend la main pour me faire franchir une voie et je me retrouve au milieu d’eux. Ils travaillent à la construction d’une nouvelle voie, là encore avec une machine-monstre. Les ouvriers posent une certaine quantité de matériaux au sol puis la machine passe dessus, et derrière elle la voie ferrée est en place sur quelque distance. Pour me libérer de ce labyrinthe, je n’ai plus qu’à traverser la zone où doit passer la machine-monstre, en évitant qu’elle y passe au même moment, sous peine de servir moi-même de matériau de construction.

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Une petite fille japonaise nous raconte une histoire dans laquelle un homme mauvais provoque la ruine d’un homme intègre en lui mentant sur l’état réel du fonds de commerce qu’il lui cède. Je demande à la petite fille quelle est, selon elle, la morale de cette histoire. Elle répond qu’il faut être sur ses gardes mais je lui dis que la morale de l’histoire est qu’il est faut être bon. Au moment où je dis cela, un homme japonais apparaît près de la fille, visible d’elle et de moi, et me sourit d’un sourire exprimant contentement et gratitude. C’est l’esprit du grand-père défunt de la petite fille, qui fut victime de l’histoire qu’elle vient de nous raconter et dont sa famille a souffert avec lui.

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Je suis sur un échafaudage en plastique à plusieurs niveaux, dont seul le niveau inférieur permet d’espérer une chute non mortelle. L’épreuve consiste, en commençant par le niveau le plus élevé, à courir sur l’échafaudage sans tomber, selon un parcours menant de niveau en niveau jusqu’à terre. À la fin de chaque niveau, il faut sauter dans le vide sur l’échafaudage immédiatement en-dessous pour commencer le parcours inférieur.

Je saute avec succès sur le parcours du dernier niveau. Alors que j’approche de la fin de l’épreuve, l’échafaudage commence à se démanteler, à perdre des éléments, mais je parviens tout de même au bout du parcours, où je m’assois pour me laisser tomber, après un bref repos, sur le sable blanc d’une plage avec au loin une skyline de gratte-ciels. La fin de l’épreuve symbolise l’année 1776, date de l’indépendance des colonies américaines, et l’échafaudage représente les temps de l’histoire humaine antérieurs à cette date.

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Avec J. et P. nous avons bouclé nos bagages, car les vacances sont terminées et nous repartons demain, et nous nous couchons, P. et moi au deuxième étage, J. à l’étage en-dessous. Le lendemain matin, à notre réveil, nous découvrons par les fenêtres, avec P., qu’une inondation monstre a noyé toute la région aux alentours sous les eaux, jusqu’au deuxième étage de la maison que nous occupons. Nous n’avons aucun moyen de savoir ce qu’il est advenu de J., et quand passe sous nos fenêtres une péniche qui faisait croisière sur les cours d’eau de la région et se trouve à présent perdue dans les immensités aquatiques provoquées par l’inondation, nous sautons à son bord, au milieu de quelques touristes désemparés. Il n’y a plus de vivres à bord. Nous parvenons à une ville, dont la périphérie, elle-même inondée, est annoncée par de vastes réseaux de ponts métalliques, à l’ombre desquels passe la péniche. Des gens sautent des ponts pour nous rejoindre. Pour éviter d’en prendre un sur la tête, P. et moi plongeons dans l’eau et suivons la péniche à la nage, à une certaine distance car la plupart de ceux qui sautent des ponts tombent dans l’eau.

Nous rejoignons la terre ferme, une partie seulement de la ville étant sous les eaux, et nous rendons à la gare. Là, nous montons dans un train à destination du Malawi voisin car je dis à P. qu’il faut faut passer la frontière afin de fuir le chaos indescriptible engendré par les inondations dans le pays. P. est sceptique, il pense que nous serons refoulés à la frontière du Malawi. À voir les foules hagardes un peu partout, je me doute à mon tour que le nombre de réfugiés doit être trop important et que le Malawi va fermer ses frontières, s’il ne l’a pas déjà fait.

Nous sortons du train et errons dans les rues épargnées par l’inondation, réfléchissant à une solution. Alors que nous passons près d’un groupe de jeunes assis sur les marches d’un porche, j’entends l’un d’eux dire aux filles du groupe : « Je vous dis que c’est la bonne solution. » Je me jette alors sur lui, menaçant de le tuer s’il ne me révèle pas immédiatement sa solution, pour que nous en profitions nous aussi. Or il cherchait seulement à vendre de la cocaïne – une échappatoire misérable. Nous repartons, accompagnés à présent par plusieurs jeunes du groupe.

Ensemble nous finissons par quitter la ville dans un autocar avec d’autres personnes, mais, dans cet arrangement, nous sommes plus ou moins otages des gens peu fréquentables, punks paramilitaires, qui contrôlent le bus, conduit par l’un d’eux, et se conduisent en maîtres à bord. Parmi les autres otages, et nos alliés, un vieux chauffeur routier malmené par la vie et un comparse à lui, qui souffre de lombalgies sévères. Un soir, alors que le chauffeur routier et moi sommes descendus de l’autocar et que celui-ci fait une manœuvre, le conducteur perd le contrôle du véhicule, qui verse et fait même un tonneau. Accourant pour porter assistance aux passagers, nous découvrons que les membres de la bande qui « tenait » le bus sont tous hors d’état de poursuivre le périple, tandis que les autres vont bien. Nous repartons, le chauffeur routier au volant et moi à ses côtés. Tout le monde est si content d’être débarrassé des autres. L’une des filles s’est mise en maillot de bain, aux couleurs des États-Unis, et me sourit dans le rétroviseur. Par ailleurs, le comparse du chauffeur nous annonce qu’il n’a plus mal au dos, résultat inespéré des secousses de l’accident. Nous rions.

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La nuit, sur les bords de Seine parisiens, un homme, en tendant les bras vers le fleuve, produit des feux d’artifice. J’ignore si c’est parce qu’il jette ainsi des poignées d’une poudre d’artificier spéciale qui agit au contact de l’air. Je m’approche du parapet pour mieux profiter du spectacle mais suis aussitôt pris de vertige.

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Pour acheter un billet de train, le guichet se trouve dans une galerie commerciale. Quand je suis au guichet, je fais un rêve éveillé dans mon rêve endormi : la guichetière est chez moi, dans ma chambre, et je passe commande du billet depuis mon lit. C’est comme se faire livrer un repas à domicile, sauf que c’est un agent de la SNCF qui vient chez vous pour que vous réserviez votre billet sans avoir à vous déplacer (ni allumer votre ordinateur). Je lui dis que je veux un aller-retour dont le départ est le 31. Puis je regarde le calendrier sur mon iPhone pour déterminer la date de retour, sachant que je veux rester quinze jours. Je détermine de cette manière que mon retour sera le 5. La commande est passée et je me réalise aussitôt que je vais devoir l’annuler car je suis loin de mon compte de quinze jours avec des billets le 31 et le 5. Mais entre-temps je trouve que la guichetière, assise au bord de mon lit avec sa tablette numérique, est désirable, et elle me fait depuis le début des minauderies. Seulement, quand je pose la main sur son épaule pour lui dire qu’elle est très gentille, elle se fige aussitôt et je fais alors un signe de croix en présentant mes plus plates excuses, pour éviter un procès.

Le rêve éveillé prend fin et je me retrouve de nouveau dans la galerie commerciale. Je distingue dans la foule une mère et sa fille. Leur âge apparent indique assez que la mère était adolescente quand elle est tombée enceinte. Les deux marchent main dans la main. La fillette ne cesse de répéter : « C’est riquiqui, c’est riquiqui, c’est riquiqui… », comme un perroquet qui aurait entendu ces mots quelque part et les répéterait sans les comprendre. Alors qu’elles viennent de s’engager sur un escalier mécanique pour monter à l’étage supérieur, la mère demande à la fillette d’arrêter, sans colère et d’ailleurs plutôt amusée. La fillette continue de plus belle, et je les perds de vue. On ne peut que conjecturer le contexte dans lequel ces mots ont été prononcés à l’origine.

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Zombé Montos. (En me réveillant, c’est tout ce qui me reste du rêve. L’expression m’évoque alors, outre la physionomie lusophone de ces mots, dont je ne tire rien, par homéophonie un titre Zombie Mondo, qui serait un film mondo sur les zombies. Le genre cinématographique appelé « mondo », d’après le film italien Mondo cane (1962), est un genre documentaire porté sur le sensationnel, souvent cru, voire violent. Un mondo sur les zombies serait par définition un documentaire où les zombies seraient donc une réalité.)

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L’Univers a besoin d’un briquet : une nouvelle théorie montre qu’il a fallu un briquet pour allumer le Big Bang.

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Je loue une chambre dans la spacieuse maison de M. et Mme X, qui ont également un autre locataire. M. X décide d’accueillir en outre une certaine personnalité louche des Balkans, qui lui loue une chambre en journée de temps à autre pour y passer quelques heures avec sa maîtresse. Cela se passe en général quand l’autre locataire et moi ne sommes pas là. Or, un jour, j’aperçois tout de même ces étrangers : l’amant et sa maîtresse sont tous les deux obèses, on dirait d’ailleurs plus sa sœur que sa maîtresse. Ils sont accompagnés par deux gardes du corps, lesquels ont l’habitude d’attendre dans le jardin. J’en parle à M. X, qui m’explique la situation et qui, même si je suppose qu’il est généreusement rémunéré pour le service rendu, se fait un sang d’encre à cause de ces « locataires ». Un soir où M. et Mme X nous ont invités à dîner, l’autre locataire sans histoire et moi, le mafieux des Balkans s’attarde avec sa maîtresse et ses gardes du corps. Nous sommes ennuyés car nous n’osons pas regagner nos chambres de peur d’un incident. Une autre fois, le mafieux réprimande M. X au sujet de l’entretien du jardin, pour y avoir trouvé un étron en sortant prendre l’air avec sa maîtresse, alors que c’est un de ses gardes du corps qui avait chié dans le jardin en l’attendant.

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Un spécialiste discute mon hypothèse « Un philosophe au nom de cimetière : Kierkegaard » (kierkegaard = churchyard = cimetière). [Cette « hypothèse » est en fait une simple remarque, que j’ai griffonnée parmi d’autres notes manuscrites.] Il conteste le sens que je donne à « gaard » ; selon lui, il s’agit d’un très ancien mot scandinave qui désignait à l’origine, sous une forme un peu différente, une chaise ou un banc, puis aurait évolué, à la fois dans sa graphie et sa sémantique, pour désigner, à une époque moins lointaine, une conversation, une discussion, parce que les gens bavardaient assis sur des chaises ou des bancs. Puis le mot aurait disparu de la langue danoise où il subsistait avec ce dernier sens, sauf dans quelques noms propres comme celui de Søren Kierkegaard. Ce nom, conclut-il, a le sens en réalité de conversation d’église. Je fais remarquer que cela décrit assez bien la philosophie même de Kierkegaard.

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J’ai rendez-vous à l’Université de N. avec un vieil ami perdu de vue depuis le temps de nos études. Croyant me rappeler de la disposition des lieux, j’entre par une porte secondaire et me retrouve dans des locaux incroyablement vétustes et délabrés, en même temps que mal éclairés. Les étudiants, les professeurs que je croise ont l’air aussi misérable que le reste, c’est très frappant et vaguement inquiétant. Ils sont silencieux et rasent les murs, et je suspecte qu’ils me regardent, avec mon manteau (alors même qu’il a quinze ans d’âge), comme quelqu’un n’ayant rien à faire là. Ne trouvant pas mon chemin et n’imaginant même pas le demander à l’une de ces créatures, je décide de ressortir et de rentrer chez moi.

Aux abords de la gare qui dessert l’université, je croise par hasard N., un autre vieil ami du temps de nos études et perdu de vue depuis lors. Nous nous saluons chaudement, puis je lui raconte ce qui vient de m’arriver. Il m’explique que je suis entré par l’arrière de l’université, dans le département des langues slaves, où les étudiants comme les professeurs sont tous étrangers, c’est-à-dire originaires des pays slaves. Il me raconte ensuite qu’il est actuellement professeur d’économie à N. Je l’en félicite et lui demande des éclaircissements sur la « théorie de Duclos ». Au sujet de Duclos, je commence par préciser qu’il s’agit de l’ancien secrétaire général du Parti communiste français, mais il me corrige, et je me reprends en même temps : c’est le nom d’une économiste française homonyme. Selon N., la théorie dite des stratagèmes de Duclos est un mélange de théorie des jeux et de théorie de la lutte des classes qui montre qu’une classe doit toujours finir par assassiner l’autre.

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Je me rends à une exposition d’art contemporain avec A. et un autre garçon qui ne la quitte pas d’une semelle et représente donc un rival gênant. Dans la première salle, des photographies sont exposées sur de grands écrans verticaux, et le public peut y ajouter des effets temporaires telles que des fractales de Mandelbrot et autres surfaces tachistes de synthèse à l’aide d’une borne tactile dans un coin de la salle. C’est ce que nous explique le guide du musée en nous faisant une démonstration. Cette installation me paraissant de peu d’intérêt, je décide de ne pas attendre la fin des explications et poursuis la visite de l’exposition seul, au risque de laisser le champ libre à l’autre garçon avec A.

Dans la salle suivante, il n’y a que trois casiers, que le visiteur peut ouvrir. Le premier contient quelques lettres sous enveloppe, le deuxième des fils qui pendouillent, le troisième quelque chose de plus insignifiant encore. C’est visiblement une salle qui requiert de longues explications du guide, mais je décide de ne pas attendre.

Dans la salle d’après, les œuvres exposées sont à base de recyclage de matériel informatique. Je remarque en particulier une figurine d’homoncule sous perfusion de câbles d’ordinateur par lesquels il est alimenté et maintenu en vie. Avant de passer à la salle suivante, je regarde en arrière dans l’enfilade des pièces pour voir si A. et l’autre ont avancé, mais je ne les vois pas.

La salle suivante est occupée par un grand bassin où l’artiste a reconstitué une contrée paradisiaque au bord de l’eau, avec des acteurs, hommes et femmes, nus. Les hommes sont assis sur la plage, les femmes s’ébattent dans l’eau si bien que leur nudité, à elles, n’est pas apparente. Il faut longer le bassin pour parvenir à la salle suivante. Je me rends compte alors que la paroi du bassin est en vitre transparente, de sorte que l’on peut regarder par là ce qui se passe sous l’eau. Mon imagination en est titillée : la nudité des actrices de l’installation doit être visible par la paroi du bassin. Après m’être approché de l’endroit où elles s’ébattent, qui se trouve d’ailleurs sur le chemin de la salle suivante, je regarde par la paroi transparente. Les actrices jouent en réalité des sirènes et, comme elles ont des queues de sirène, on ne voit pas leur nudité.

Dans la salle suivante, l’artiste a imité des travaux de fouille archéologique. Comme dans les musées d’histoire naturelle où l’on trouve exposés des squelettes et des fossiles d’animaux antédiluviens tels qu’ils sont apparus aux archéologues dans le sol, affleurant à la surface dégagée, ici le visiteur peut voir le squelette des jambes d’un archéologue géant, portant encore, délavé par le temps, son short kaki.

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Forêt des contes, par Cécile Cayla Boucharel

TW15 Big Brother is a control freak

Juillet-septembre 2018

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Moi, A.B., ministre des matchs de foot

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Interview (presque) imaginaire de la ministre B. : « Si le Plan Pauvreté passe après le foot, sachez que c’est parce que, pour les pauvres, rien ne passe avant le foot. »

Après avoir dit des inepties monstrueuses sur le calendrier du Plan Pauvreté qui « dépend des matchs » de foot, la ministre B. a littéralement pleuré, selon Le Canard enchaîné, devant le Premier ministre, et Macron a eu pitié d’elle : elle reste au Gouvernement. De la société civile à la société civile en passant par la grosse erreur de casting. Si le milieu professionnel spécialisé et les cocktails mondains entre gens qui pensent pareil préparaient à la vie politique, ça se saurait.

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Help scientists run for office. (Richard Dawkins)

Yes, like Dr B., health minister of Frognce, who ends up in tears in the office of the Prime minister after telling the media: “The schedule of the Poverty Plan will depend on the results of the Frognch football team.” Brilliant!

If a specialized career field plus social gatherings where everybody thinks the same were good training for politics, we’d have known for long.

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L’inscription du salafisme sur la liste des dérives sectaires a été recommandée par le rapport de la commission d’enquête du Sénat. (via J.-C. Brisard)

République franc-maçonne rime de plus en plus avec islamophobe. Bientôt on pourra bel et bien parler de République franc-mazobe.

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Ils sortent le drapeau algérien … des supporters français les frappent. (Islam&Info)

Un lâche attentat a été commis ! Alors que les bons citoyens de ce pays se réjouissaient de la victoire de leur noble équipe de balle-au-pied, des individus abjects ont osé brandir un drapeau étranger au milieu de la liesse nationale ! Les bons citoyens ont fait justice.

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Aisne : Un homme crie « Allah Akbar » et meurt après avoir été tasé. … Criant « Allah Akbar», l’homme est « allé au contact » des militaires, tapant des poings sur le capot de leur voiture et lançant des projectiles métalliques. (RT)

L’homme qui est mort aux mains de la police
1/ était « armé d’objets métalliques »
2/ a lancé des « projectiles métalliques ».
La police ne peut pas être plus précise ? C’est qu’il n’était pas dangereux.

La description, bien que très vague, est certes inquiétante, à cause de « métallique », mais si vous n’êtes pas fichus de dire de quels objets il s’agit, c’est que vous avez honte de la mort d’un homme qui ne présentait pas de danger. Du genre : tué pour avoir lancé une canette vide !

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Il paraît que le cumul des mandats est une exception française. Or la détestation de la classe politique n’est pas du tout une exception française. Donc ne vous faites pas trop d’illusions avec vos réformes…

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Read Trotsky’s Revolution Betrayed about Soviet Russia, apply it to a people that eats dogs & live mice and you’ll get an idea of today’s China.

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Tunisie : 54 % des scientifiques sont des femmes. (L’Important)

Elles injectent des tas de poisons dans des cochons d’Inde, des souris, des lapins, des hamsters, des chats, les sales p…

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Why do you turn against those who work less than you when they’re the example you can oppose your boss with and you ought to turn against those who work more than you with whose example your boss opposes you?

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À propos du saphisme. Dit-on amour saphique ou amour ça fiste ?

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An American company with at least one Saudi shareholder is certain to implement an underground Islamophobic anti-Shiite policy. I have my suspicions about you, Twitter.

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« La société s’appauvrit de la perte d’un travailleur ; elle s’enrichit de celle d’un oisif. La mort d’un riche est un bienfait. » Auguste Blanqui

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Il n’y a plus qu’une issue pour Benalla : le coup d’État. Benalla Président ! (Me contacter pour les détails opérationnels) #BenallaGate

L’affaire Benalla montée par les policiers opposés au projet de réforme de la sécurité de l’Élysée ? C’est la théorie de cet article, qui titre, vengeur : Des poulets « qui le paieront cher ». Colonel Sanders, à l’aide !

Post-scriptum. J’ai trouvé l’article dans le tweet d’un député, qui appelle ces policiers des Torquemada et dit : « Plus dure sera la chute. » Les poulets sont prévenus : vont-ils finir à la broche ?

Je veux dire solennellement aux policiers et gendarmes que la solution n’est pas dans une commission d’enquête parlementaire mais entre leurs mains s’ils sont assez progressistes. Ça s’est déjà vu : Pérou (Gobierno Revolucionario de la Fuerza Armada), Panama (General Omar Torrijos, Líder Máximo de la Revolución Panameña)…

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In newspaper Le Monde in date of July 22 one sees, from the testimony of the men of the PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), how Arnaud Beltrame behaved like a madman, although they dare not say it quite so openly. Arnaud Beltrame went with the PSIG inside the store by surprise (they had discussed it and he wasn’t asked to go), then he disrupted the officer’s talking with Lakdim, then he said to the PSIG “Shut up, I negociate, beat it!” The men were like “WTF!!!”

And while the “pensée-unique” scenario unfolded immediately (origin: media or politicians?), that Arnaud Beltrame was a hero to be emulated by his colleagues, people who openly said otherwise were ignored, when their stance didn’t call derogatory comments upon their heads.

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Si le parlement veut rendre le pays ingouvernable, il faudra lancer un appel aux éléments progressistes de notre armée pour liquider ces institutions bourgeoises et former un gouvernement populaire.

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Loi ELAN comme donner un nouvel élan. Loi PACTE comme recréer le pacte de confiance. Plus c’est con, plus ils sont contents d’eux. À quand une loi « libéralisme et sécurité » pour une société d’ordre dynamique et ouverte, dite loi SODO ?

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Après les sans-dents de Hollande, « Qu’ils viennent me chercher » sous-entendu les sans-couilles de Macron.

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According to Ralph Richard Banks in Is Marriage for White People? (2011), Black-American women don’t find Black men with their levels of education and must either marry lower educated Black men or abstain from marrying or, as the book advocates, marry white educated men but U.S. society has a bias agains this.

It boils down to this: When twice as many Black women as Black men turn lawyers, half of these female lawyers will have to marry Black plumbers or white lawyers, but as there are barriers to both they remain single.

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Twitter is limiting the visibility of prominent Republicans in search results. (VICE)

Well, as these same prominent Republicans are used to say: “Private business, you know.”

How do you like your own medicine now? Don’t bother answering, as Twitter won’t send a notification anyway.

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The entire framing of capitalism vs. socialism needs to change. Most people realize that our current system needs to evolve to account for the destruction of middle-class jobs and ongoing automation + devaluation of labor. The challenge is evolving to the New Capitalism. (Andrew Yang)

The production machine could have shrinked the workday to a couple of hours 100 years ago already, and you’ll find these estimates commented in decades-old Socialist literature; only, they stressed, the capitalist class wouldn’t have it, as it won’t have it today and will never have it as long as it is the capitalist class. Automation, big deal, really! Depletion of industry and service jobs will offer the capitalist class a magnificent opportunity to crowd their palaces with throngs of valets and handmaids and prostitutes and juggler dwarves…

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Vote par empreinte digitale au Mali (!)

Oui, l’électeur trempe son doigt dans une encre, puis appose son empreinte sur le bulletin de vote. (Ashley Leïla MAIGA)

Vous pouvez économiser sur les isoloirs, vu que vous laissez votre signature sur le bulletin de vote ! Qu’il y ait un isoloir ou pas, si vous votez avec une empreinte digitale, c’est comme de voter en signant son nom !

Isoloirs au Mali

À l’attention de U.S. Embassy Mali : Le tweet ci-joint montre que les Maliens votent en laissant leur empreinte digitale sur le bulletin de vote. C’est comme s’ils devaient signer leur nom. Quid du principe du vote secret pour éviter les pressions ?

À l’attention de MOE UE Mali 2018 : Le tweet joint montre que les Maliens votent en appliquant un doigt encré sur le bulletin, c’est-à-dire en laissant une empreinte digitale, ce qui revient à signer le bulletin ! Quid du principe du vote secret pour éviter les pressions ?

To UN & UN MISNUSMA: Ballots for the election work with voters stamping one finger on it, that is, leaving their fingerprints, which is the same as signing the ballot! What about the secret-ballot principle to prevent pressures?

Your absence of reply, U.S. Embassy, is proof to me that you don’t care about democracy in Mali, as you fail to deal with the issue of secret ballot. Your aims are others, I think you didn’t “give” financial help for the election but rather you bought the ballots with voters’ fingerprints, as a population-control tool.

This is not an election but a population-control experiment. Asking voters to vote by leaving their fingerprint on the ballot is a darn joke.

Faudrait quand même être fortiche pour passer au scan tous les bulletins de vote et les comparer aux empreintes lors NINA+++. Le Mali est bien loin des moyens de la NSA. + les bulletins ne bougent pas. + vote électronique encore plus suspect à mon avis. (efomba)

Précisément, les États-Unis ont fait un « don » au Mali pour l’élection, ce qui veut peut-être dire que c’est la NSA qui récupère les bulletins et revend ensuite les analyses au gouvernement malien… #bigdata

+++NINA : Numéro d’identification nationale. La carte d’identité au Mali comporte l’empreinte digitale de la personne. Par conséquent, l’empreinte de chaque électeur est enregistrée dans un fichier national et les recoupements à partir de bulletins de vote marqués d’une empreinte digitale sont donc a priori possibles techniquement.

(La question du vote électronique est pertinente. Si, dans les pays où ce vote existe, les autorités peuvent identifier l’électeur à partir de son adresse IP ou de tout autre marqueur électronique, la problématique est alors exactement la même.)

+ poser empreinte pour voter n’est pas obligatoire, en ce qui me concerne j’ai signé le bulletin, ce qui est autorisé. (efomba)

Une signature au stylo permet également d’être identifié !

Signer d’une croix permet d’être reconnu ? (efomba)

Une croix, non. Si c’est permis et n’invalide pas le bulletin, je conseille fortement aux Maliens de faire ce choix, plutôt que l’empreinte digitale. Vraiment.

Je suis tout de même un peu étonné par cette possibilité car si quelqu’un dessine sur le bulletin, je ne sais pas, une fleur ou la tête à toto, dans la case d’un candidat, le bulletin est-il valide ?

Les cas d’invalidation d’un bulletin, autre que nul, sont rares et encadrés par la loi électorale (insultant, choix imprécis par ex à cheval entre 2 candidats…). Une croix, ou danss votre exemple une fleur, ne sont pas vraiment insultants, je pense. (efomba)

Avec un taux d’alphabétisation parmi les plus bas au monde (38,7 % selon le rapport 2015 de l’Unesco), on s’attendrait à ce que les règles pour voter au Mali soient simples, mais il semblerait qu’elles soient au contraire relativement complexes…

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Extreme Cases of Elephantiasis

Left: Anonymous woman. Right: Israeli female soldiers.

(Their ridiculous boots make these Israeli female thugs, already rather elephantine without them, look as if suffering from elephantiasis.)

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“Whoever directly or otherwise puts forward the slogan of Jewish national culture is the enemy of the proletariat, the defender of the old and caste element in Jewry, the tool of the rabbis and of the bourgeoisie.” Lenin 1913

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In mondo film Faces of Death (1978) film director John A. Schwartz (a Jew) presents as documentary the shootage of people eating a live monkey’s brain in a place where belly dance is performed, thus maliciously equating Middle Eastern culture with barbarity. It wasn’t documentary at all, as was revealed later (much later), and such “culinary” traditions have never been reported in the Middle East (there are rumors that it existed in China). Later Spielberg pictured Indians eating (dead) monkey brains. Hollywood is xenophobic and malicious.

It’s not open to debate, that eating a live non-human monkey’s brain was a culinary delicacy in China. The screaming of the monkey was part of the entertainment of it. (William Snow Hume)

I thought so, yet my last internet check of it reads: “It is unclear whether monkey brains have ever been served in a restaurant or whether the practice itself is an urban legend” (Wkpd: Monkey brains) and this for dead brain! They add: “Initial confusion over a translated term for the edible mushroom hericium may have played a part in the belief, as this mushroom is called hóu tóu gū (simplified: 头菇; traditional: 猴頭菇; lit. “monkey head mushroom”) in Chinese.” Mushrooms can scream, apparently…

Anyway, as this article shows (graphic content), the habit of eating live animals is something real in China: fish, snakes, living duck embryos, mice (“three squeaks” delicacy)… As to live monkeys, “The dish was banned in China.

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Uyghurs in Cannibal China

Uyghurs must escape this hell of a country named China before it’s too late! Links:

“Dogs being boiled alive and conscious in China”

“Fully conscious pet dog has all four legs severed before being skinned”

Cat Meat Restaurants (China) from Google Images.

“Eight animals eaten alive in China”: fish, snakes, live duck embryos, mice (“three squeaks” delicacy), live monkey’s brain, you name it. (Not mentioned: live squid, I saw it on TV).

“Abuses against animals in traditional Chinese medicine markets in Southern China”

They are going to eat the Uyghurs alive! Stop it!

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Palestine-East Turkestan/Uyghurstan: Zios & Chinks 2 sides of the same coin, postcolonial colonialism relying on diasporas that bribe national legislatures into positions favorable to their colonialism.

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Cannibalisme chinois en Afrique

Le président chinois poursuit sa visite en Afrique. Après Dakar, Kigali. Au centre de ces déplacements : le renforcement des liens économiques. (Le journal Afrique, TV5 Monde)

Les Chinois veulent manger des Africains, c’est pour ça qu’ils viennent, mais ne leur vendez pas, s’il vous plaît !

Les Chinois veulent manger des Africains car ils sont convaincus que leur chair noire est succulente et possède des vertus régénératives et toniques. Prenez garde au cannibalisme chinois ! Ils veulent ouvrir des restaurants secrets !

Si le cannibalisme s’est maintenu plus longtemps en Afrique, c’est tout simplement parce que la viande est meilleure. Les Chinois l’ont compris !

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Et si on se servait du capitalisme pour combattre l’exclusion ? (A. Lavaud et I. Soulages, HEC 2015)

Ce n’est pas toi qui te sert du capitalisme mais le capitalisme qui se sert de toi (et crée l’exclusion). Lao-Tchoum

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Grosse érection aujourd’hui, à l’occasion de la Journée de la femme.

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J’ai regardé hier The Commuter/The Passenger avec Liam Neeson et j’ai calculé qu’à la place du personnage je serais mort cinquante et une fois.

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« Les grèves ont coûté beaucoup d’argent. » « Elles viennent un peu impacter la croissance », dit le porte-parole du gouvernement. (BFMTV)

Le porte-parole du gouvernement vient d’apprendre ce qu’est la grève. Quelle belle école, le gouvernement ! Continuez de faire les c… et les travailleurs ne se priveront pas de faire la grève.

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Le travail des femmes a réduit la mobilité du travail car un travailleur au chômage ne peut désormais quitter son lieu de résidence pour se rendre là où on lui fait une offre, que si sa conjointe (ou vice-versa) accepte de partir chercher un nouveau travail là-bas.

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When you look for hashtag #Fredericton on Twitter to know more about the circumstances of Fredericton shooting, you learn nothing but that people afterwards made a human chain in sign of #FrederictonStrong. Well-meaners make TV necessary for one’s information.

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Freedom Here and There (#saudicanada)

The Saudis are absolutely right to stress that Ernst Zundel was a political prisoner in Canada (and Germany). And it is out of fear of possible state repression that Westerners are reluctant to say that depriving a “Holocaust denier and Nazi sympathizer” of his freedom is an act of political repression.

To the #saudicanada discussion. Situation in Canada is that one may be deprived of his/her freedom for:
-protesting abortion;
-claiming land for indigenous populations;
-denying the existence of gas chambers for the extermination of jews in WW2.
(according to pro-Saudi account Beauty of Queen)

Friends are calling me out of concern, so stop: Violation of my academic freedom is real and is an ongoing civil matter, but it cannot result in jail whatsoever and I have never been jailed. (Denis Rancourt)

I invite Saudi and other media to get acquainted with the way the University of Western Ontario dealt with Dr Wilson Bryan Key after he published his books on subliminal advertising. A shame.

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Lonah Salpeter, Israeli athlete of Kenyan origin, after winning gold medal on 10,000m, is the first athlete in history to lose a race for failing to count the laps and stopping one lap before the end, at the 5,000m race. #Berlin #EuropeanChampionship2018

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“Snickers Bites” for French market adds the translation of bites (=bouchées) and not a single gazabo in 33 billion dollars annual sales Mars company realized that bites bouchées means “stopped-up dicks” in French… #marketing #whataretheypaidfor?

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Quand le géant de la restauration Mc Donald’s (27,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel) fait de la pub à la TV canadienne, ça donne « chocolat fondan »…

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Quand le géant Inditex (18 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, devant H&M), propriétaire des magasins Bershka, fait des soldes en France, ça donne « Premiére Dèmarque »… M***! Payez-vous des gens qui savent écrire, quoi !

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Alors celle-là je ne vais pas la rater : le supergéant Google aux 110+ milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel vous fait sa pub : « Inscrivez-vous maintenant et bénéficier de etc. » Payez-vous des gens qui savent écrire !

Publicité de Google sur le site de Le Monde : faites un effort, quand même. #orthographe (Rupert Barrow)

Ils n’ont pas assez d’argent !

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Faute d’orthographe sur les voitures de police au Mexique ! (Polícía! estatal) (Photo août 2018, source : le journal mexicain Reforma)

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Starbucks => Sturb X
for wankers only

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Anarchists drop IEDs here and there in Italy with little damage, but for a #GenoaBridgeCollapse you don’t need anarchists, you only need capitalists.

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Monsanto, which got massive product placement in film Treurgrond (2015) by Darrell Roodt has just been fined 289M dollars by a U.S. court for a terminally ill man’s cancer. A farmer. How many Boers and their workers suffer from Monsanto’s glyphosate? Just asking. As an aside, if you wish. [The film deals with farm murders in today’s South Africa, a phenomenon often described as the racially motivated targetting of White farmers by Black gangs.]

Monsanto is bad publicity for the Boers.

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“Delights of Islam… I fell in love with veiled eyes.” Timothy Leary, High Priest, 1968.

Turn on, Tune in, Drop out.

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Explain to me how come, after the previous generation’s #LSD craze, millions and millions of Westerners turning on with lysergic acid, the Western world is still as cramped as ever, even more so.

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Koevoet South-African counter-insurgency unit in South-West Africa during the Border War (Grensoorlog) – When dumb Israelis show you Arabs in their army so, they say, Israel isn’t an apartheid state… #rubbish

Koevoet

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The Federal Islamic Republic of the Comoros (1978-1989) supported the Union of South Africa allowing her to foil the international arms embargo through Comoros and to use the archipelago as a logistic base for military operations in Mozambique and Angola. #BobDenard

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Somalia: 2 Al-Shabaab fighters killed by U.S. military in an airstrike in the north of Kismayo. (ESISC)

2 Al-Shabaab fighters killed by U.S. hillbilitary.

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Ich sage: Es reicht! Wie viele Opfer soll diese Asylpolitik noch kosten? #Offenburg (Alice Weidel, AfD)

Mannn musss nichtt mit Messssern Scheisss treibben! #Offenburg

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And now, ladies and gentlement, top European country for homicide is… RUSSIA! the fondling of European Islamophobes and other rightwingers! 15,561 intentional homicides in 2016, 43 per day, 10.82/100.000 inhabitants! #Putin (Wkpd List of countries by intentional homicide rate)

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Big Brother is a control freak.

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Imran et Bushra

i

Imran Khan’s wife number three. It’s like we’ve gone back to the Middle Ages! (Seema Goswami)

French colonialist occupation propaganda in Algeria had the same discourse exactly [about the veil].

ii

“Islamic veil is oppression of women.” Position of French authorities #NiqabBan 👎 #BigBrother

Bushra Bibi: “Prior to her marriage with Imran Khan, she had been his spiritual mentor (murshid).” (Wkpd) He married his oppressed mentor!

iii

Shaivist sadhus of India celebrate Imran Khan’s election in Pakistan and the niqab of First Lady Bushra Bibi with amazing feats of penis yoga!

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Is it true, as petty-bourgeois scholars claim, that common sense believes in freewill? No, the proletariat doesn’t believe in free will. Psychologists as a whole are not even able to aptly describe the content of common sense, in front of which they so vehemently posit their own science. Proletarians have never believed in free will.

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To the nations with working weeks longer than 35 hours, in the name of the world proletariat: You will know the taste of nuclear storm.

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Selon Charles Maurras, on peut dire que Dreyfus n’a pas été « condamné parce que juif » mais innocenté parce que juif. [Voir mon billet Dreyfus innocent ?]

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Strindberg’s Hollow Earth (Concave Earth) quote [again, see Tw6]

Att jorden kunde vara konkav, visar sig vid luftsegling, då horisonten följer ballongen, han må stiga aldrig så högt; likaså med hafshorizonten, som alltid är i jämnhöjd med ögat, äfven om man stiger uppåt en höjd å stranden.” (En Blå Bok, 1907) Translation: “That the earth may be concave is shown by balloon flight, as the horizon always follows the balloon no matter how high it goes, and likewise with sea horizon, which remains at eyes’ level even if one steps up a mound on the beach.”

If the man was an idiot, then stop calling him a genius.

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Denmark was the first country in the world to legalize pornography in 1969 and now they say niqab is a danger to their culture. Sure, when porn is your culture! #StoptheNiqabBanInDenmark

Niqab is a danger to Denmark’s culture all right because Denmark’s culture is pornography, the vilification of women.

What a brilliant homage to free CUNTries! [This last tweet was in reply to some guy who later, not being able to endure the strength of my reasoning, blocked me after he had wanted to contradict me. I must rephrase his objections from memory as I can’t read his tweets now that he has blocked me. He was saying that porn is legal in all free countries, hence my applauding his homage to free countries.

Then he said that ‘‘most of us’’ do not have a problem with sex and that ‘‘maybe’’ I should consider leaving Europe as I can’t stand women’s emancipation.]

Porn is not sex but sex for money. Don’t you see the difference? You may argue that sex for money is still sex, all right but the question isn’t how people view sex but how they view sex for money. Given your tweet I assume you aren’t familiar with the views of feminism, which is funny for someone claiming to be concerned with women’s condition.

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They say Israel has the right to live and defend herself. It is entirely wrong. According to the very compacts of international law, a colonialist state is a barbarity and has no right to live at all.

They say Israel is the only democracy in the Middle East. How is it relevant? Britain, France and other colonialist states were democracies and yet they had to stop being colonial powers. Israeli democracy’s colonialism be damned.

Israel somehow continues to exist anyway. (DrBankrupcy)

Even if, coming from Israel, there was such things as purely defensive actions, they would still be criminal offences according to the sacred law of the united nations.

That sounds like a law worth ignoring if someone is Israeli. (DrBankrupcy)

It is a fact that Israel ignores the law of the united nations, which is precisely the reason why this nation is a reprobate. Your small-talk witticisms notwithstanding.

The United Nations cannot enforce its laws, and therefore these laws don’t count for much. Disagree? Ask Crimeans,  Syrians, Rohingya etc. (DrBankrupcy)

In the present state of international affairs, still mired in darkness and barbarity, it is up to anybody to draw the consequences of the dictamina of international law, the common law of the united nations, and in the present case it means, among other things, #BDS.

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« Paris : agression antisémite sur le pont Alexandre III »

Nos invités répondent à la question : Pourquoi l’empereur Alexandre III était-il antisémite ?

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When people go through traumatic events because of someone they may choose the most severe form of punishment as revenge, well then “the most severe form of punishment” should be lifetime imprisonment not taking away someone’s life which I consider to be sacred. (S. Al-Qassemi)

Definition of the sacred is that its violation calls the severest form of punishment. As one punishment is severer than lifetime imprisonment, no other punishment than capital punishment is conceivable for homicide if human life is held sacred.

[Which is to tell Mr Al-Qassemi, although I preferred to let him infer it by himself, that I deny he is holding human life sacred, as I deny those so-called lenient penal systems of ours, like the French, hold anything sacred. As a matter of fact, nothing is sacred to us.]

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« Je demande des efforts aux Français », déclare Édouard Philippe (Premier ministre) (BFMTV)

Les travailleurs français doivent faire des efforts pour parvenir aux salaires de misère et longues journées de travail, à l’exploitation infâme des travailleurs chinois, sinon les capitalistes français ne peuvent pas faire de profits. Des questions ?