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Tw15 Big Brother is a control freak

Juillet-septembre 2018

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Moi, Buzyn, ministre des matchs de foot

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Interview (presque) imaginaire de la ministre Buzyn : « Si le Plan Pauvreté passe après le foot, sachez que c’est parce que, pour les pauvres, rien ne passe avant le foot. »

Après avoir dit des c…ies monstrueuses sur le calendrier du Plan Pauvreté qui « dépend des matchs » de foot, la ministre Buzyn a chialé (littéralement) devant le Premier ministre, et Macron a eu pitié d’elle : elle reste au Gouvernement. Mais ça ne la rend pas moins c…

Dire en public une bêtise pareille, sans se douter, même si cela correspond un tant soit peu à la réalité, de la bêtise qu’on dit, c’est d’une bêtise spectaculaire.

#Buzyn De la société civile à la société civile en passant par la grosse erreur de casting. Si le milieu professionnel spécialisé et les cocktails mondains entre gens qui pensent pareil préparaient à la vie politique, ça se saurait.

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Help scientists run for office. (Richard Dawkins)

Yes, like Dr Buzyn, health minister of Frognce, who ends up in tears in the office of the Prime minister after telling the media: “The schedule of the Poverty Plan will depend on the results of the Frognch football team.” Brilliant!

If a specialized career field plus social gatherings where everybody thinks the same were good training for politics, we’d have known for long.

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L’inscription du salafisme sur la liste des dérives sectaires a été recommandée par le rapport de la commission d’enquête du Sénat. (via J.-C. Brisard)

République franc-maçonne rime de plus en plus avec islamophobe. Bientôt on pourra bel et bien parler de République franc-mazobe.

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Ils sortent le drapeau algérien … des supporters français les frappent. (Islam&Info)

Un lâche attentat a été commis ! Alors que les bons citoyens de ce pays se réjouissaient de la victoire de leur noble équipe de balle-au-pied, des individus abjects ont osé brandir un drapeau étranger au milieu de la liesse nationale! Les bons citoyens ont fait justice.

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Aisne : Un homme crie « Allah Akbar » et meurt après avoir été tasé. … Criant « Allah Akbar», l’homme est « allé au contact » des militaires, tapant des poings sur le capot de leur voiture et lançant des projectiles métalliques. (RT)

L’homme qui est mort aux mains de la police
1/ était « armé d’objets métalliques »
2/ a lancé des « projectiles métalliques ».
La police ne peut pas être plus précise ? C’est qu’il n’était pas dangereux.

La description, bien que très vague, est certes inquiétante, à cause de « métallique », mais si vous n’êtes pas fichus de dire de quels objets il s’agit, c’est que vous avez honte de la mort d’un homme qui ne présentait pas de danger. Du genre : tué pour avoir lancé une canette vide !

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Il paraît que le cumul des mandats est une exception française. Or la détestation de la classe politique n’est pas du tout une exception française. Donc ne vous faites pas trop d’illusions avec vos réformes à la c…

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Read Trotsky’s Revolution Betrayed about Soviet Russia, apply it to a people that eats dogs & live mice and you’ll get an idea of today’s China.

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Tunisie : 54 % des scientifiques sont des femmes. (L’Important)

Elles injectent des tas de poisons dans des cochons d’Inde, des souris, des lapins, des hamsters, des chats, etc., les sales putes.

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Why do you turn against those who work less than you when they’re the example you can oppose your boss with and you ought to turn against those who work more than you with whose example your boss opposes you?

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À propos du saphisme. Dit-on amour saphique ou amour ça fiste ?

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Signe de croix de Matuidi vraiment pas nécessaire… C’est quand même mieux de pouvoir communier tous ensemble sans afficher ses croyances. Allez les bleus « vive la République, Vive la France ». (Caroline Fourest, après la victoire de l’équipe de France contre la Croatie en finale.)

Et qui est ce vieux en costume gris crasseux portant kippa qui est venu serrer la main de Didier Deschamps à la fin ? On aurait dit un usurier. Didier Deschamps, qui selon toutes les apparences n’a pas les moyens de se faire soigner les dents, aurait-il des problèmes d’argent ?

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An American company with at least one Saudi shareholder is certain to implement an underground Islamophobic anti-Shiite policy. I have my suspicions about you, Twitter.

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A gas chamber is a flatulist’s contrivance.

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« La société s’appauvrit de la perte d’un travailleur ; elle s’enrichit de celle d’un oisif. La mort d’un riche est un bienfait. » Auguste Blanqui

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Il n’y a plus qu’une issue pour Benalla : le coup d’État. Benalla Président ! (Me contacter pour les détails opérationnels) #BenallaGate

L’affaire Benalla montée par les poulets opposés au projet de réforme de la sécurité de l’Élysée ? C’est la théorie de cet article, qui titre, vengeur : Des poulets « qui le paieront cher ». Colonel Sanders, à l’aide !

Post-scriptum. J’ai trouvé l’article dans le tweet d’un député également questeur de l’Assemblée nationale, qui appelle ces poulets des Torquemada et dit : « Plus dure sera la chute. » Les poulets sont prévenus : vont-ils finir à la broche ?

Je veux dire solennellement aux poulets et gendarmes que la solution n’est pas dans une commission d’enquête parlementaire (toujours le même cinéma : je sors j’entre je ris je chiale) mais entre leurs mains s’ils sont assez progressistes. Ça s’est déjà vu : Pérou (Gobierno Revolucionario de la Fuerza Armada), Panama (General Omar Torrijos, Líder Máximo de la Revolución Panameña)…

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In newspaper Le Monde in date of July 22 one sees, from the testimony of the men of the PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), how Arnaud Beltrame behaved like a madman, although they dare not say it quite so openly. Arnaud Beltrame went with the PSIG inside the store by surprise (they had discussed it and he wasn’t asked to go), then he disrupted the officer’s talking with Lakdim, then he said to the PSIG “Shut up, I negociate, beat it!” The men were like “WTF!!!”

And while the “pensée-unique” scenario unfolded immediately (origin: media or politicians?), that Arnaud Beltrame was a hero to be emulated by his colleagues, people who openly said otherwise were ignored, when their stance didn’t call derogatory comments upon their heads.

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Si le parlement veut rendre le pays ingouvernable, il faudra lancer un appel aux éléments progressistes de notre armée pour liquider ces institutions bourgeoises et former un gouvernement populaire.

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Loi ELAN comme donner un nouvel élan. Loi PACTE comme recréer le pacte de confiance. Plus c’est con, plus ils sont contents d’eux. À quand une loi « libéralisme et sécurité » pour une société d’ordre dynamique et ouverte, dite loi SODO ?

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Après les sans-dents de Hollande, « Qu’ils viennent me chercher » sous-entendu les sans-couilles de Macron.

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According to Ralph Richard Banks in Is Marriage for White People? (2011), Black-American women don’t find Black men with their levels of education and must either marry lower educated Black men or abstain from marrying or, as the book advocates, marry white educated men but U.S. society has a bias agains this.

It boils down to this: When twice as many Black women as Black men turn lawyers, half of these female lawyers will have to marry Black plumbers or white lawyers, but as there are barriers to both they remain single.

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Twitter is limiting the visibility of prominent Republicans in search results. (VICE)

Well, as these same prominent Republicans are used to say: “Private business, you know.”

How do you like your own medicine now, mofos? Don’t bother answering, as Twitter won’t send a notification anyway.

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The entire framing of capitalism vs. socialism needs to change. Most people realize that our current system needs to evolve to account for the destruction of middle-class jobs and ongoing automation + devaluation of labor. The challenge is evolving to the New Capitalism. (Andrew Yang)

The production machine could have shrinked the workday to a couple of hours 100 years ago already, and you’ll find these estimates commented in decades-old Socialist literature; only, they stressed, the capitalist class wouldn’t have it, as it won’t have it today and will never have it as long as it is the capitalist class. Automation, big deal, really! Depletion of industry and service jobs will offer the capitalist class a magnificent opportunity to crowd their palaces with throngs of valets and handmaids and prostitutes and juggler dwarves…

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Vote par empreinte digitale au Mali (!)

Oui, l’électeur trempe son doigt dans une encre, puis appose son empreinte sur le bulletin de vote. (Ashley Leïla MAIGA)

Vous pouvez économiser sur les isoloirs, vu que vous laissez votre signature sur le bulletin de vote ! Qu’il y ait un isoloir ou pas, si vous votez avec une empreinte digitale, c’est comme de voter en signant son nom !

Isoloirs au Mali

À l’attention de U.S. Embassy Mali : Le tweet ci-joint montre que les Maliens votent en laissant leur empreinte digitale sur le bulletin de vote. C’est comme s’ils devaient signer leur nom. Quid du principe du vote secret pour éviter les pressions ?

À l’attention de MOE UE Mali 2018 : Le tweet joint montre que les Maliens votent en appliquant un doigt encré sur le bulletin, c’est-à-dire en laissant une empreinte digitale, ce qui revient à signer le bulletin ! Quid du principe du vote secret pour éviter les pressions ?

To UN & UN MISNUSMA: Ballots for the election work with voters stamping one finger on it, that is, leaving their fingerprints, which is the same as signing the ballot! What about the secret-ballot principle to prevent pressures?

Your absence of reply, U.S. Embassy, is proof to me that you don’t care about democracy in Mali, as you fail to deal with the issue of secret ballot. Your aims are others, I think you didn’t “give” financial help for the election but rather you bought the ballots with voters’ fingerprints, as a population-control tool.

This is not an election but a population-control experiment. Asking voters to vote by leaving their fingerprint on the ballot is a darn joke and you all [UN, MOE EU…] must be clowns not to see it.

Faudrait quand même être fortiche pour passer au scan tous les bulletins de vote et les comparer aux empreintes lors NINA+++. Le Mali est bien loin des moyens de la NSA. + les bulletins ne bougent pas. + vote électronique encore plus suspect à mon avis. (efomba)

Précisément, les États-Unis ont fait un « don » au Mali pour l’élection, ce qui veut peut-être dire que c’est la NSA qui récupère les bulletins et revend ensuite les analyses au gouvernement malien… #bigdata

+++NINA : Numéro d’identification nationale. La carte d’identité au Mali comporte l’empreinte digitale de la personne. Par conséquent, l’empreinte de chaque électeur est enregistrée dans un fichier national et les recoupements à partir de bulletins de vote marqués d’une empreinte digitale sont donc a priori possibles techniquement.

(La question du vote électronique est pertinente. Si, dans les pays où ce vote existe, les autorités peuvent identifier l’électeur à partir de son adresse IP ou de tout autre marqueur électronique, la problématique est alors exactement la même.)

+ poser empreinte pour voter n’est pas obligatoire, en ce qui me concerne j’ai signé le bulletin, ce qui est autorisé. (efomba)

Une signature au stylo permet également d’être identifié !

Signer d’une croix permet d’être reconnu ? (efomba)

Une croix, non. Si c’est permis et n’invalide pas le bulletin, je conseille fortement aux Maliens de faire ce choix, plutôt que l’empreinte digitale. Vraiment.

Je suis tout de même un peu étonné par cette possibilité car si quelqu’un dessine sur le bulletin, je ne sais pas, une fleur ou la tête à toto, dans la case d’un candidat, le bulletin est-il valide ?

Les cas d’invalidation d’un bulletin, autre que nul, sont rares et encadrés par la loi électorale (insultant, choix imprécis par ex à cheval entre 2 candidats…). Une croix, ou danss votre exemple une fleur, ne sont pas vraiment insultants, je pense. (efomba)

Avec un taux d’alphabétisation parmi les plus bas au monde (38,7 % selon le rapport 2015 de l’Unesco), on s’attendrait à ce que les règles pour voter au Mali soient simples, mais il semblerait qu’elles soient au contraire relativement complexes…

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Extreme Cases of Elephantiasis

Left: Anonymous woman. Right: Israeli female soldiers.

(Their ridiculous boots make these Israeli female thugs, already rather elephantine without them, look as if suffering from elephantiasis.)

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“Whoever directly or otherwise puts forward the slogan of Jewish national culture is the enemy of the proletariat, the defender of the old and caste element in Jewry, the tool of the rabbis and of the bourgeoisie.” Lenin 1913

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In mondo film Faces of Death (1978) film director John A. Schwartz (a Jew) presents as documentary the shootage of people eating a live monkey’s brain in a place where belly dance is performed, thus maliciously equating Middle Eastern culture with barbarity. It wasn’t documentary at all, as was revealed later (much later), and such “culinary” traditions have never been reported in the Middle East (there are rumors that it existed in China). Later Spielberg pictured Indians eating (dead) monkey brains. Hollywood is xenophobic and malicious.

It’s not open to debate, that eating a live non-human monkey’s brain was a culinary delicacy in China. The screaming of the monkey was part of the entertainment of it. (William Snow Hume)

I thought so, yet my last internet check of it reads: “It is unclear whether monkey brains have ever been served in a restaurant or whether the practice itself is an urban legend” (Wkpd: Monkey brains) and this for dead brain! They add: “Initial confusion over a translated term for the edible mushroom hericium may have played a part in the belief, as this mushroom is called hóu tóu gū (simplified: 头菇; traditional: 猴頭菇; lit. “monkey head mushroom”) in Chinese.” Mushrooms can scream, apparently…

Anyway, as this article shows (graphic content), the habit of eating live animals is something real in China: fish, snakes, living duck embryos, mice (“three squeaks” delicacy)… As to live monkeys, “The dish was banned in China.

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Uyghurs in Cannibal China

Uyghurs must escape this hell of a country named China before it’s too late! Links:

“Dogs being boiled alive and conscious in China”

“Fully conscious pet dog has all four legs severed before being skinned”

Cat Meat Restaurants (China) from Google Images.

“Eight animals eaten alive in China”: fish, snakes, live duck embryos, mice (“three squeaks” delicacy), live monkey’s brain, you name it. (Not mentioned: live squid, I saw it on TV).

“Abuses against animals in traditional Chinese medicine markets in Southern China”

They are going to eat the Uyghurs alive! Stop it!

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Palestine-East Turkestan/Uyghurstan: Zios & Chinks 2 sides of the same coin, postcolonial colonialism relying on diasporas that bribe national legislatures into positions favorable to their colonialism.

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Cannibalisme chinois en Afrique

Le président chinois poursuit sa visite en Afrique. Après Dakar, Kigali. Au centre de ces déplacements : le renforcement des liens économiques. (Le journal Afrique, TV5 Monde)

Les Chinois veulent manger des Africains, c’est pour ça qu’ils viennent, mais ne leur vendez pas, s’il vous plaît !

Les Chinois veulent manger des Africains car ils sont convaincus que leur chair noire est succulente et possède des vertus régénératives et toniques. Prenez garde au cannibalisme chinois ! Ils veulent ouvrir des restaurants secrets !

Si le cannibalisme s’est maintenu plus longtemps en Afrique, c’est tout simplement parce que la viande est meilleure. Les Chinois l’ont compris !

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Et si on se servait du capitalisme pour combattre l’exclusion ? (Aurélie Lavaud et Irène Soulages, HEC 2015)

Ce n’est pas toi qui te sert du capitalisme mais le capitalisme qui se sert de toi (et crée l’exclusion). Lao-Tchoum

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Grosse érection aujourd’hui, à l’occasion de la Journée de la femme.

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J’ai regardé hier The Commuter/The Passenger avec Liam Neeson et j’ai calculé qu’à la place du personnage je serais mort cinquante et une fois.

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« Les grèves ont coûté beaucoup d’argent. » « Elles viennent un peu impacter la croissance », dit B. Griveaux (porte-parole du gouvernement). (BFMTV)

B. Griveaux vient d’apprendre ce qu’est la grève. Quelle belle école, le gouvernement ! Continuez de faire les cons et nous ne priverons pas de faire la grève.

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Le travail des femmes a réduit la mobilité du travail car un travailleur au chômage ne peut désormais quitter son lieu de résidence pour se rendre là où on lui fait une offre, que si sa conjointe (ou vice-versa) accepte de partir chercher un nouveau travail là-bas.

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When you look for hashtag #Fredericton on Twitter to know more about the circumstances of Fredericton shooting, you learn nothing but that people afterwards made a human chain in sign of #FrederictonStrong. Well-meaning idiots make TV necessary for one’s information.

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Freedom Here and There (#saudicanada)

The Saudis are absolutely right to stress that Ernst Zundel was a political prisoner in Canada (and Germany). And it is out of fear of possible state repression that Westerners are reluctant to say that depriving a “Holocaust denier and Nazi sympathizer” of his freedom is an act of political repression.

To the #saudicanada discussion. Situation in Canada is that one may be deprived of his/her freedom for:
-protesting abortion;
-claiming land for indigenous populations;
-denying the existence of gas chambers for the extermination of jews in WW2.
(according to pro-Saudi account Beauty of Queen)

Friends are calling me out of concern, so stop: Violation of my academic freedom is real and is an ongoing civil matter, but it cannot result in jail whatsoever and I have never been jailed. (Denis Rancourt)

I invite Saudi and other media to get acquainted with the way the University of Western Ontario dealt with Dr Wilson Bryan Key after he published his books on subliminal advertising. A shame.

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Lonah Salpeter, Israeli athlete of Kenyan origin, after winning gold medal on 10,000m, is the first athlete in history to lose a race for failing to count the laps and stopping one lap before the end, at the 5,000m race. #Berlin #EuropeanChampionship2018

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“Snickers Bites” for French market adds the translation of bites (=bouchées) and not a single gazabo in 33 billion dollars annual sales Mars company realized that bites bouchées means “stopped-up dicks” in French… #marketing #whataretheypaidfor?

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Quand le géant de la restauration Mc Donald’s (27,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel) fait de la pub à la TV canadienne, ça donne « chocolat fondan »…

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Quand le géant Inditex (18 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, devant H&M), propriétaire des magasins Bershka, fait des soldes en France, ça donne « Premiére Dèmarque »… M***! Payez-vous des gens qui savent écrire, quoi !

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Alors celle-là je ne vais pas la rater : le supergéant Google aux 110+ milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel vous fait sa pub : « Inscrivez-vous maintenant et bénéficier de etc. » Payez-vous des gens qui savent écrire !

Publicité de Google sur le site de Le Monde : faites un effort, quand même. #orthographe (Rupert Barrow)

Ils n’ont pas assez d’argent !

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Faute d’orthographe sur les voitures de police au Mexique ! (Polícía! estatal) (Photo août 2018, source : le journal mexicain Reforma)

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Starbucks => Sturb X
for wankers only

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Anarchists drop IEDs here and there in Italy with little damage, but for a #GenoaBridgeCollapse you don’t need anarchists, you only need capitalists.

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Monsanto, which got massive product placement in film Treurgrond (2015) by Darrell Roodt has just been fined 289M dollars by a U.S. court for a terminally ill man’s cancer. A farmer. How many Boers and their workers suffer from Monsanto’s glyphosate? Just asking. As an aside, if you wish. [The film deals with farm murders in today’s South Africa, a phenomenon often described as the racially motivated targetting of White farmers by Black gangs.]

Monsanto is bad publicity for the Boers.

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“Delights of Islam… I fell in love with veiled eyes.” Timothy Leary, High Priest, 1968.

Turn on, Tune in, Drop out.

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Explain to me how come, after the previous generation’s #LSD craze, millions and millions of Westerners turning on with lysergic acid, the Western world is still as cramped as ever, even more so.

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Koevoet South-African counter-insurgency unit in South-West Africa during the Border War (Grensoorlog) – When dumb Israelis show you Arabs in their army so, they say, Israel isn’t an apartheid state… #rubbish

Koevoet

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The Federal Islamic Republic of the Comoros (1978-1989) supported the Union of South Africa allowing her to foil the international arms embargo through Comoros and to use the archipelago as a logistic base for military operations in Mozambique and Angola. #BobDenard

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Somalia: 2 Al-Shabaab fighters killed by U.S. military in an airstrike in the north of Kismayo. (ESISC)

2 Al-Shabaab fighters killed by U.S. hillbilitary.

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Ich sage: Es reicht! Wie viele Opfer soll diese Asylpolitik noch kosten? #Offenburg (Alice Weidel, AfD)

Mannn musss nichtt mit Messssern Scheisss treibben! #Offenburg

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And now, ladies and gentlement, top European country for homicide is… RUSSIA! the fondling of European Islamophobes and other rightwingers! 15,561 intentional homicides in 2016, 43 per day, 10.82/100.000 inhabitants! #Putin (Wkpd List of countries by intentional homicide rate)

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Big Brother is a control freak.

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Imran et Bushra

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Imran Khan’s wife number three. It’s like we’ve gone back to the Middle Ages! (Seema Goswami)

French colonialist occupation propaganda in Algeria had the same discourse exactly [about the veil].

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“Islamic veil is oppression of women.” Position of French authorities #NiqabBan 👎 #BigBrother

Bushra Bibi: “Prior to her marriage with Imran Khan, she had been his spiritual mentor (murshid).” (Wkpd) He married his oppressed mentor!

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Shaivist sadhus of India celebrate Imran Khan’s election in Pakistan and the niqab of First Lady Bushra Bibi with amazing feats of penis yoga!

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Is it true, as petty-bourgeois scholars claim, that common sense believes in freewill? No, the proletariat doesn’t believe in free will. Psychologists as a whole are not even able to aptly describe the content of common sense, in front of which they so vehemently posit their own science. Proletarians have never believed in free will.

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To the nations with working weeks longer than 35 hours, in the name of the world proletariat: You will know the taste of nuclear storm.

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Selon Charles Maurras, on peut dire que Dreyfus n’a pas été « condamné parce que juif » mais innocenté parce que juif. [Voir mon billet Dreyfus innocent ?]

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Strindberg’s Hollow Earth (Concave Earth) quote [again, see Tw6]

Att jorden kunde vara konkav, visar sig vid luftsegling, då horisonten följer ballongen, han må stiga aldrig så högt; likaså med hafshorizonten, som alltid är i jämnhöjd med ögat, äfven om man stiger uppåt en höjd å stranden.” (En Blå Bok, 1907) Translation: “That the earth may be concave is shown by balloon flight, as the horizon always follows the balloon no matter how high it goes, and likewise with sea horizon, which remains at eyes’ level even if one steps up a mound on the beach.”

If the man was an idiot, then stop calling him a genius.

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Denmark was the first country in the world to legalize pornography in 1969 and now they say niqab is a danger to their culture. Sure, when porn is your culture! #StoptheNiqabBanInDenmark

Niqab is a danger to Denmark’s culture all right because Denmark’s culture is pornography, the vilification of women.

What a brilliant homage to free CUNTries! [This last tweet was in reply to some guy who later, not being able to endure the strength of my reasoning, blocked me after he had wanted to contradict me. I must rephrase his objections from memory as I can’t read his tweets now that he has blocked me. He was saying that porn is legal in all free countries, hence my applauding his homage to free countries.

Then he said that ‘‘most of us’’ do not have a problem with sex and that ‘‘maybe’’ I should consider leaving Europe as I can’t stand women’s emancipation.]

Porn is not sex but sex for money. Don’t you see the difference? You may argue that sex for money is still sex, all right but the question isn’t how people view sex but how they view sex for money. Given your tweet I assume you aren’t familiar with the views of feminism, which is funny for someone claiming to be concerned with women’s condition.

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They say Israel has the right to live and defend herself. It is entirely wrong. According to the very compacts of international law, a colonialist state is a barbarity and has no right to live at all.

They say Israel is the only democracy in the Middle East. How is it relevant? Britain, France and other colonialist states were democracies and yet they had to stop being colonial powers. Israeli democracy’s colonialism be damned.

Israel somehow continues to exist anyway. (DrBankrupcy)

Even if, coming from Israel, there was such things as purely defensive actions, they would still be criminal offences according to the sacred law of the united nations.

That sounds like a law worth ignoring if someone is Israeli. (DrBankrupcy)

It is a fact that Israel ignores the law of the united nations, which is precisely the reason why this nation is a reprobate. Your small-talk witticisms notwithstanding.

The United Nations cannot enforce its laws, and therefore these laws don’t count for much. Disagree? Ask Crimeans,  Syrians, Rohingya etc. (DrBankrupcy)

In the present state of international affairs, still mired in darkness and barbarity, it is up to anybody to draw the consequences of the dictamina of international law, the common law of the united nations, and in the present case it means, among other things, #BDS.

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« Paris : agression antisémite sur le pont Alexandre III »

Nos invités répondent à la question : Pourquoi l’empereur Alexandre III était-il antisémite ?

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When people go through traumatic events because of someone they may choose the most severe form of punishment as revenge, well then “the most severe form of punishment” should be lifetime imprisonment not taking away someone’s life which I consider to be sacred. (Sultan Al-Qassemi)

Definition of the sacred is that its violation calls the severest form of punishment. As one punishment is severer than lifetime imprisonment, no other punishment than capital punishment is conceivable for homicide if human life is held sacred.

[Which is to tell Mr Al-Qassemi, although I preferred to let him infer it by himself, that I deny he is holding human life sacred, as I deny those so-called lenient penal systems of ours, like the French, hold anything sacred. As a matter of fact, nothing is sacred to them.]

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« Je demande des efforts aux Français », déclare Édouard Philippe (Premier ministre) (BFMTV)

Les travailleurs français doivent faire des efforts pour parvenir aux salaires de misère et longues journées de travail, à l’exploitation infâme des travailleurs chinois, sinon les capitalistes français ne peuvent pas faire de profits. Des questions ?

Dreyfus innocent ?

Sans vouloir ressusciter la fameuse affaire Dreyfus qui agita la France au tournant du vingtième siècle, le passage suivant, tiré de l’encyclopédie en ligne Wikipédia, me contraint à ressortir un livre lu il y a vingt ans, car je trouve le ton de cet article un brin léger, tout en étant franchement péremptoire. Le voici :

Comme le faisait remarquer Pierre Vidal-Naquet, le Précis [Précis de l’affaire Dreyfus, par Henri Dutrait-Crozon, pseudonyme de Frédéric Delebcque et Georges Larpent – un livre dont, au moment où j’écris, l’article de Wkpd n’indique nulle part la date de parution, alors qu’il en est le principal sujet ; la date de parution de la première édition est 1909] apparaît aujourd’hui comme un ouvrage précurseur du révisionnisme historique ou négationnisme, selon le terme consacré par l’historien Henry Rousso. La rhétorique négationniste et les stratégies de détournement des faits à des fins idéologiques s’y trouvent déjà à l’œuvre. Comme pour la plupart des membres de la première génération de l’Action française, l’attitude de déni des Dutrait-Crozon est largement issue du ressentiment et du mécontentement suscité par l’échec de plusieurs années de militantisme antidreyfusiste. En tant que militaires, Delebecque et Larpent étaient particulièrement touchés par cette crise et leur ouvrage en porte la trace. L’édition de 1924 poursuit l’histoire de l’affaire jusqu’à y inclure le « combat » de l’Action française pour la « vérité » dont les collaborateurs ne devaient jamais reconnaître l’innocence du capitaine Dreyfus.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Georges Larpent devint partisan d’une collaboration active avec l’occupant nazi, et rejoignit la Ligue française (collaborationniste). Frédéric Delebecque était mort le 9 avril 1940.

Wkpd : article Henri Dutrait-Crozon

Un article encyclopédique est dans une mesure plus ou moins importante contraint de faire court et donc de résumer les sources qu’il invoque, et d’ailleurs, quand on a dit « révisionnisme », « négationnisme » et « collaboration », on a, je pense, parfaitement résumé le propos des détracteurs en question ici. Il s’agit d’une rhétorique où la stigmatisation permet d’éviter d’aborder le fond. La vérité a une fois pour toutes été établie, par une cour de justice, la Cour de cassation de Paris, dont les arrêts sont ainsi revêtus de l’infaillibilité.

Le ressentiment des antidreyfusards est quelque chose de fort compréhensible et DONC tout peut s’expliquer par là. C’est ce « donc », c’est-à-dire la totalité du raisonnement qui est fausse. Les antidreyfusards parlent des faits (ah bon ? – oui, c’est ce que montrera le long texte que je cite) et on répond par des considérations sur le ressentiment bien naturel causé par la contrariété. Les dreyfusards insistent, soulignant tel ou tel point, et comme cela devient tout de même gênant à la fin, on leur envoie du « négationnisme » à la figure, à l’attention de ceux qui voudraient prendre leur parti. Il existe, chacun le sait, un crime de négationnisme en droit français.

D’ailleurs, vu l’importance de l’innocence du capitaine Dreyfus dans l’énoncé du feuilleton républicain à l’attention de nos chères têtes blondes et crépues, à l’école, il faudrait être fou pour lire un texte qui aurait pour titre Dreyfus innocent ?, avec un point d’interrogation. Fou et négationniste.

Lisez ce texte de Charles Maurras et, au cas où l’innocence de Dreyfus est si certaine que cela, je suis sûr que les points matériels, concrets soulevés ont déjà leurs réponses ; vous pourrez ainsi me les faire connaître. Sinon, je ne doute pas que vous pouvez toujours appeler cela du négationnisme, et je suis presque certain d’en être alors quelque peu impressionné.

Mais si vous croyez qu’une cour de justice est infaillible, je ne vois pas quel progrès nous avons fait en gagnant sur des antidreyfusards qui croyaient, eux, paraît-il, à l’infaillibilité du pape. C’est, dans ce cas, M. le juge contre le pape et non la vérité contre l’obscurantisme.

La citation du livre de Maurras reproduit les italiques et les bouts de phrase en majuscules de l’original. J’ai mis en gras trois passages.

Pour résumer ce texte, la cour de cassation de Paris a innocenté Dreyfus sur la base des carnets d’un militaire allemand, Maximilian von Schwartzkoppen – écrit « Schwarzkoppen » par Maurras et sa source le colonel Larpent –, apparemment bourrés de contradictions. Certaines de ces contradictions sont absurdes et, loin d’innocenter Dreyfus, au contraire l’accablent. Enfin, pour innocenter Dreyfus, la Cour de cassation a violé la loi.

Bonne lecture.

P.S. Je précise, puisque Maurras est le fondateur du mouvement politique Action Française, que ses membres actuels sont convaincus de l’innocence de Dreyfus. Vous n’avez qu’à leur poser la question.

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DERNIÈRES OBSERVATIONS SUR L’AFFAIRE DREYFUS

Au signe de Flore : La fondation de l’Action française 1898-1900, Charles Maurras, Bernard Grasset, 1933, pp. 294-304.

Les prétendues révélations de prétendus « faits nouveaux » qui, sous une forme ou sous une autre, auraient été découverts dans les archives allemandes depuis la guerre, procèdent du même battage et sont issus des mêmes fantasmagories concertées que Wilhelm Liebknecht avait dénoncées en 1899.

Il n’y a pas un mot à retrancher du rapide exposé de l’Affaire Dreyfus que l’on a trouvé dans ce livre. Mais il n’est pas sans intérêt de préciser ici ce que nous avons essayé de faire voir et toucher du doigt dans notre analyse.

Dans leur Précis de l’Affaire Dreyfus, le colonel Larpent et le commandant Delebecque, sous le pseudonyme fameux d’Henri Dutrait-Crozon, ont élevé à la vérité leur monument historique et critique. Grâce à eux, d’après eux, soutenu et conduit aussi par des souvenirs personnels, je me suis surtout appliqué à faire abonder, à faire converger la lumière de mon récit, comme l’attention du lecteur, sur le point qui me semble le seul essentiel. C’est le point qui explique certaines « fautes », démarches inconsidérées, suggestions imprudentes, campagnes de presse un peu nerveuses de notre État-Major au début de l’Affaire. Et c’est aussi ce qui rend compte de la fabrication de la pièce dite le faux Henry. Ce même point capital permet de saisir, dans toute sa gravité et dans toute son étendue, le caractère de l’Affaire Dreyfus : affaire de police militaire internationale.

En dépit de ses notes diplomatiques et de ses démentis de 1894 et de 1899, l’Ambassade allemande était en cause. Elle y était impliquée à fond, dès le principe. Ses attachés militaires n’avaient cessé de se conformer à l’ordre supérieur qu’ils avaient reçu de se livrer à un espionnage intensif. À leur agression morale indéniable, l’État-Major français avait répondu en organisant auprès d’eux, sous le même toit qu’eux, un contre-espionnage plus énergique encore, et dont l’instrument n’était autre que la femme de confiance de la fille de l’ambassadeur, comtesse Marie de Munster, une Alsacienne, Mme Bastian. Le dossier officiel de l’Affaire constate, avoue, consacre ce double fait fondamental que l’on a pu et que l’on a dû voiler, mais que M. Joseph Reinach ni personne n’a pu nier. Je me suis appliqué à replacer ce fait au centre des événements dont il est le pivot.

L’auteur des Carnets dont on invoque effrontément le témoignage, colonel de Schwarzkoppen, attaché militaire à Paris, était un espion allemand que nous espionnions, nous, dans les conditions les plus audacieuses et les plus dangereuses, en raison de l’exterritorialité de l’Ambassade. Il n’est pas difficile de comprendre que, pendant plus de trois ans (1896-1899), nos officiers du Service des Renseignements n’aient cessé d’être tiraillés entre leur crainte légitime de devoir renoncer à tout ce qu’ils puisaient dans les informations extraites des « cornets » d’une personne aussi bien placée que Mme Bastian et la crainte, plus vive, plus juste encore, de voir dénoncer et brûler un agent si précieux ! Leur contre-espionnage permettait de suivre et de pénétrer le jeu ennemi, et cela préservait des centaines de milliers de jeunes vies françaises ; mais la moindre faute commise au cours d’une opération aussi délicate exposait aux éclats de Guillaume II, déjà très chatouilleux sur les questions de prestige et de point d’honneur. Entre des périls si divers, il était difficile de se mouvoir, c’est ce qui devait compliquer si cruellement la défense contre Dreyfus et le dreyfusisme ! Tout au contraire, l’offensive dreyfusienne jouait sur le velours, elle n’avait que le choix entre des chantages très productifs. Notre ancien chef du service des renseignements, colonel Picquart, qui avait tant intrigué et menti, était maître de dénoncer Madame Bastian. Il n’était pas commode de tout dire et d’aller tout droit, comme l’auraient voulu nos légistes scrupuleux.

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Les preuves de l’espionnage de Schwarzkoppen ont été apportées par le général Mercier au Conseil de guerre de Rennes avec une abondance et une clarté telles que nulle critique, partiale ou non, n’a pu y mordre encore. Il est établi que Schwarzkoppen et son collègue italien travaillaient de concert et dans la plus grande intimité à s’informer de nos organisations militaires. Dès que l’un d’eux avait recueilli un renseignement, il le communiquait à l’autre ; c’était chez eux une habitude constante. « Ci-joint douze plans directeurs de Nice que ce canaille de D… m’a remis pour vous », écrivait Schwarzkoppen à Panizzardi, et celui-ci, de son côté, annonçait par exemple que « la troisième partie du règlement sur les bouches à feu de siège » n’était pas « encore sortie » ; une pièce dont l’authenticité n’a jamais été niée montre l’Italien « partageant le travail » avec l’Allemand ; d’autres, dont seule la date a été contestée, apportent de nouvelles preuves de cette collaboration étroite, de cet échange de documents : « Vous avez aussi à copier les parties que j’aurai copiées moi-même. » Etc., etc.

Tel est l’espion dont les « Carnets » posthumes, publiés dans les conditions les plus suspectes, ont été pris au sérieux et tenus pour capables de réviser une multitude de démonstrations et de preuves plus évidentes les unes que les autres ! Ce menteur effronté aurait pu et dû être arrêté au premier mot. Cependant il suffit de le lire pour se rendre compte qu’il a arrangé ses souvenirs, s’ils sont bien de lui. L’ancien espion prussien ne cesse de mentir. Comme l’a dit le colonel Larpent dans ses recensions rigoureuses, l’incohérence de ces carnets ne cesse d’en détruire les affirmations.

Lorsque Schwarzkoppen relate la visite que lui aurait faite Esterhazy pour offrir ses services, Schwarzkoppen manifeste une vive indignation : « Je lui répondis que ce n’était nullement mon rôle d’aider un officier à s’écarter de la voie du devoir et de l’honneur… J’attirai son attention sur l’immoralité de son projet, et je le congédiai en lui disant que dans ma position, je ne pouvais m’intéresser à des offres pareilles », et encore : « J’essayai de lui faire voir la monstruosité de sa démarche… »

« Pareils sentiments chevaleresques sont évidemment dignes d’admiration, dit le colonel Larpent ; seulement, un peu plus loin, au chapitre intitulé Résultats, et qui est de l’Éditeur, on lit que quand Schwarzkoppen fut nommé attaché militaire à Paris, il « tomba du point de vue état-major dans une période extrêmement critique. On savait à Berlin que des modifications profondes étaient apportées au plan de concentration français… L’intérêt de l’état-major pour tous les renseignements sur l’armée française devait être d’autant plus grand. Dans ces conditions, IL ALLAIT DE SOI que tout officier d’état-major envoyé à Paris devait chercher à transmettre à Berlin toutes les informations qu’il pourrait recueillir sur l’évolution ultérieure des choses. »

« Voilà une remarque qui illustre les scrupules du délicat Schwarzkoppen et rend bien vraisemblable son élan de pudeur en présence des offres que lui aurait faites Esterhazy ! Il « allait de soi » qu’il les accueillît avec empressement. Et il les aurait repoussées ?

« Sans compter qu’une pièce du dossier secret, dont l’authenticité n’a jamais été contestée, établit de la façon la plus nette que, fin 1893, c’est-à-dire antérieurement à la prétendue visite d’Esterhazy, Schwarzkoppen avait déjà à sa solde un officier français ! Sa « position » lui permettait, en décembre 1893, de profiter de la trahison d’un militaire, elle le lui interdisait en juillet 1894 ! Ce Schwarzkoppen était bien compliqué !

« … Schwarzkoppen place au 20 juillet 1894 la prise de contact avec Esterhazy. Il en résulte donc qu’en admettant même que celui-ci ait été un traître, sa trahison est indépendante de la trahison de l’officier, dont Schwarzkoppen s’entretenait avec son chef d’état-major en 1893. Cette pièce du dossier secret avait été mise par Picquart et par Baudoin à la charge d’Esterhazy : elle ne peut y être maintenue. Qui vise-t-elle ? La question reste entière. Schwarzkoppen ne l’a même pas abordée, ses commentateurs non plus. »

Le colonel Larpent examine ce que les Carnets disent du bordereau : on sait que dans le bordereau le traître offre le manuel de tir et annonce qu’il adresse quatre notes sur le canon de 120 court, sur les formations de l’artillerie, sur les troupes de couverture et sur l’expédition de Madagascar :

« Schwarzkoppen raconte qu’Esterhazy lui apporta le 15 août « le plan de mobilisation de l’artillerie » ; le 1er septembre : la liste des troupes de couverture, la description du canon de 120 court, le projet de manuel de tir d’artillerie de campagne, et enfin le 6, par lettre remise de l’ambassade, Esterhazy aurait fait parvenir un rapport sur Madagascar.

« Ainsi Schwarzkoppen aurait reçu en trois envois les documents que le bordereau lui annonçait !

« Quant au bordereau lui-même, Schwarzkoppen affirme ne l’avoir jamais reçu : « la remise des pièces au 5 septembre a dû être précédée du dépôt du bordereau chez le concierge de l’ambassade et ceci précisément entre le 16 août et le 1er septembre. » Voilà ce qui est en effet des plus vraisemblables : l’auteur du borderau, disant : « Je vous adresse quelques renseignements intéressants » qu’il énumère, aurait envoyé cette liste isolément, après remise d’un premier document, de telle sorte que son correspondant, en recevant la liste, aurait été en droit de se demander ce qu’étaient devenus les autres documents annoncés et s’ils n’étaient pas tombés aux mains du contre-espionnage français !

« Il y a mieux. L’auteur du bordereau n’ « adresse » pas le manuel de tir : il le tient simplement à la disposition de son correspondant, soit que celui-ci en veuille une copie in extenso, soit qu’il préfère avoir l’original pour y « prendre » ce qui l’intéresse. » Le traître, en outre, insiste sur ce fait qu’il ne peut avoir le manuel à « sa disposition que très peu de jours » ; il est donc manifeste qu’en ce qui concerne le document « extrêmement difficile à se procurer », il attendra les instructions de son correspondant ; le texte ne laisse aucune incertitude sur ce point ; et cependant le manuel aurait été remis spontanément, sans même que Schwarzkoppen eût été invité à rendre ce document dont l’expéditeur ne disposait que pour quelques jours !…

Toute cette critique serait à citer, mais il faut abréger. Le colonel Larpent dit un peu plus loin :

« Il faut ajouter que le texte du bordereau est en contradiction avec ce que raconte Schwarzkoppen : « Sans nouvelles m’indiquant que vous désirez me voir, je vous adresse, cependant, Monsieur… » écrit l’auteur du bordereau. Cette phrase implique que le traître escomptait une convocation, qui n’est pas venue ; comment ce traître pourrait-il être Esterhazy qui, si l’on devait en croire Schwarzkoppen, non seulement n’attendait pas d’être convoqué pour se rendre à l’ambassade, mais même « venait souvent sans s’annoncer »… ?

« S’il fallait un nouvel exemple de l’invraisemblance des allégations de l’espion prussien, on le trouverait dans ce qu’il raconte au sujet de la publication du fac-similé du bordereau dans le Matin du 10 novembre 1896.

« D’après lui, il éprouva une émotion considérable du fait de cette publication : car il reconnut tout de suite l’écriture d’Esterhazy et comprit « alors seulement » que Dreyfus avait été condamné à la place du véritable traître. « Ma situation, ajoute-t-il, devint extrêmement pénible ; la question se dressait devant moi : si je ne devais pas proclamer la vérité tout entière, afin de dissiper l’horrible erreur et amener ainsi la libération de l’innocent condamné. »

Malheureux Schwarzoppen, étreint par de telles angoisses ! Seulement le chevalier de la vérité ne soulagea sa conscience que dans le sein de son « ami Panizzardi ».

« Douze jours après la publication du Matin, c’est-à-dire lorsqu’il était encore torturé par l’affreuse vérité qui lui était apparue, il adressait à Berlin un rapport sur les derniers incidents de l’Affaire, et dans ce rapport ne faisait même pas allusion à cette reproduction du bordereau parue dans Le Matin ! Il parlait d’un article de l’Eclair, de l’interpellation Castelin, de la brochure de Bernard Lazare, MAIS NE DISAIT PAS UN MOT DU FAC-SIMILE DU BORDEREAU ! Or, il avait prétendûment mis l’état-major de Berlin au courant de ses relations avec Esterhazy : comment expliquer dans ces conditions qu’il n’ait pas fait part de la révélation qu’il venait d’avoir ; qu’il ait écrit que « l’Affaire Dreyfus restait aussi mystérieuse qu’auparavant », alors qu’au contraire elle lui apparaissait lumineusement dans toute son horreur ? Son simple devoir d’informateur n’était-il pas d’aviser ses chefs que le document pour lequel on avait condamné Dreyfus, et dont la publication toute récente avait fait sensation, était de la main d’Esterhazy ? À qui fera-t-on croire que si Schwarzkoppen eût détenu pareil secret, il eût osé le cacher à ses supérieurs, et qu’il l’eût confié à son seul ami Panizzardi ? »

Le colonel Larpent aborde enfin un certain document dans lequel les éditeurs allemands des Carnets de Schwarzkoppen prétendent discerner « la preuve la plus forte de l’innocence de Dreyfus », de son « innocence réelle », ajoutent-ils. Le fait est que cette pièce accable le condamné de Paris et de Rennes. Il suffit de la lire. Voici, dit le colonel Larpent, à quelle occasion « ladite preuve » fut fournie :

« Au mois de janvier 1895, le chef de l’état-major italien avait adressé à l’état-major de Berlin la prière de lui donner connaissance des informations sur la concentration française dont on disposait à Berlin, en alléguant que d’après une communication de l’attaché militaire italien à Paris, le lieutenant-colonel Panizzardi, l’Allemagne aurait depuis des années déjà obtenu des renseignements là-dessus par Dreyfus (souligné), qui les aurait transmis à une personne de l’ambassade d’Allemagne servant d’intermédiaire. Schwarzkoppen devait donc dire à l’état-major s’il avait parlé à Panizzardi des informations de la concentration française que l’on possédait à Berlin. »

Car, malgré la Triplice, Berlin ne se souciait pas de voir filer en Italie tous ses secrets.

« On remarquera, dit le colonel Larpent, la nature des explications demandées : Schwarzkoppen n’est pas invité à faire connaître comment il a pu, contrairement aux déclarations faites récemment par l’Ambassadeur d’Allemagne, parler de relations avec Dreyfus : il doit simplement dire s’il a communiqué les renseignements que Berlin possède sur la concentration française.

« Schwarzkoppen en recevant le poulet de son chef d’état-major fut manifestement des plus embarrassés, ainsi qu’il en résulte de sa réponse. Il affirma, il est vrai, « de la manière la plus énergique », n’avoir jamais dit que l’on avait reçu de Dreyfus des renseignements sur la concentration des troupes françaises, et c’est ce qui permet à Schwertfeger, l’éditeur des Carnets, de dire que, dès le 22 janvier 1895, « Schwarzkoppen avait envoyé à Berlin son témoignage en faveur du capitaine Dreyfus ».

« Restait toutefois l’information donnée par Panizzardi à son chef d’état-major sur les communications faites par Dreyfus. Comment expliquer de façon plausible cette déclaration de l’Italien ? On ne nous donne pas le texte des éclaircissements fournis par Schwarzkoppen, sans doute parce qu’ils étaient trop explicites, mais seulement une analyse qui est ainsi conçue :

« Selon l’avis de Schwarzkoppen, les informations parvenues à Rome pourraient peut-être s’expliquer par le fait que Panizzardi, qu’il décrit comme un officier aussi intelligent et habile qu’appliqué et ambitieux, un peu nerveux et, en certaines situations, agité, A DÛ L’AVOIR MAL COMPRIS… »

« L’explication est en effet assez aléatoire.

« On peut se demander comment Panizzardi, ayant entendu Schwarzkoppen déclarer « de la manière la plus énergique » qu’il ne connaissait pas Dreyfus, a cependant compris que Dreyfus renseignait l’attaché militaire allemand.

« Peut-être ce quiproquo apparaîtra-t-il invraisemblable aux gens non prévenus ? En tout cas, il reste acquis, sans aucune contestation possible, qu’il existe un rapport de Panizzardi à son chef d’état-major (rapport datant de janvier 1895), DANS LEQUEL IL CERTIFIE QUE DREYFUS RENSEIGNAIT QUELQU’UN DE L’AMBASSADE D’ALLEMAGNE « qui servait d’intermédiaire ».

« La dépêche de Panizzardi du 2 novembre 1894 », si soigneusement mutilée et torturée par le Quai d’Orsay et la Cour de cassation, n’en « disait pas autant ! » Mais elle disait, néanmoins, la même chose. Elle déposait de la trahison de Dreyfus.

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Il est impossible de quitter ce sujet sans remarquer une fois encore combien il est vrai que cette affaire de révision et de protestation entreprise par des légistes au nom de la Loi faussée et violée n’a cessé elle-même d’être contaminée d’illégalités et de passe-droits continuels au profit du plaignant. Le triomphe de celui-ci n’a été obtenu qu’au moyen de la plus éclatante violation et falsification de la Loi que l’histoire universelle ait connues, et le scandale en est d’autant plus vif qu’elle a eu pour auteur les plus hauts interprètes de la Justice en France, cette Cour de cassation, appelée Cour suprême, parce qu’il n’y a point d’autre recours contre ses arrêts que les évidences de la Raison.

Or, rien n’est plus certain, cette évidence a été faite : elle a ruisselé à flots d’une lumière si brutale et si dure que la merveilleuse grossièreté de l’erreur volontaire ne peut pas être contestée de ses auteurs, ni de ses tenants.

D’après la loi, Dreyfus aurait dû comparaître devant un troisième conseil de guerre. Contre la loi, Dreyfus a été mis hors de cause par la Cour suprême, et cela au moyen d’un faux.

La formule donnée par le colonel Larpent du faux de la Cour est la plus nette que je connaisse :

« L’article 445 du Code d’instruction criminelle comprend deux dispositions essentielles :

« Par la première, il n’est loisible à la Cour de cassation, en matière de révision, de statuer au fond que lorsqu’il ne peut être procédé à de nouveaux débats oraux. En l’espèce, Dreyfus étant vivant, il pouvait être procédé à de nouveaux débats oraux. Néanmoins, la Cour de cassation a statué au fond. Elle a donc, une première fois, violé la loi.

« Par sa seconde disposition, l’article 445 spécifie que si l’annulation de l’arrêt à l’égard d’un condamné vivant ne laisse rien subsister qui puisse être qualifié crime ou délit, la cassation sera prononcée sans renvoi. Cela veut dire, de toute évidence, que le renvoi ne sera pas prononcé s’il n’y a plus matière à juger sur quelque crime ou délit que ce soit.

Ainsi, par exemple, si une condamnation a été prononcée pour homicide, et que l’on présente devant la Cour la prétendue victime de cet homicide, il en appert qu’il n’y a pas eu crime, et la cassation est alors prononcée sans renvoi.

Dans l’espèce, que Dreyfus fût innocent ou non, il restait un crime de trahison attesté par le bordereau et dont devait connaître un nouveau conseil de guerre.

« C’est cette opinion qu’avaient défendue, lors de la première révision, le procureur général Manau et le rapporteur Ballot-Beaupré et qui avait prévalu. C’est la même opinion que soutenait, en 1906, le conseiller rapporteur Moras. Il n’a pas été suivi par la Cour.

« Celle-ci s’étant arrogé indûment le droit d’examiner l’affaire au fond a déclaré qu’il ne restait rien À LA CHARGE DE DREYFUS. Et, pour faire croire qu’il y avait lieu à casser le jugement de Rennes sans renvoi, elle a frauduleusement déclaré qu’il y avait DÈS LORS lieu d’appliquer les dispositions de l’article 445 visant la cassation sans renvoi.

« Les magistrats agirent ainsi pour soustraire Alfred Dreyfus à un troisième conseil de guerre, sachant bien que celui-ci eût prononcé une troisième condamnation. »

« Les magistrats, ajoute le colonel Larpent, se sont conduits en véritables faussaires ! Nous le leur avons dit en face. Nous l’avons affiché dans toute la France. Ils n’ont jamais osé nous poursuivre ! »

J’ai procédé, personnellement, à ce défi. Arrêté un jour de décembre 1908 pour avoir crié dans la rue cette accusation « diffamatoire » contre les faussaires de la Cour suprême, je fus traduit en justice. Le tribunal correctionnel présidé par un véritable magistrat, M. Bourrouilhou, reconnut, le 9 mars 1909, que ma diffamation, comme toute diffamation de cet ordre, ressortissait à la Cour d’assises et pria la ministère public de me citer devant la seule juridiction compétente qui était le jury. À la date de mai 1931, il y a vingt-deux années que j’attends une citation qui ne vient pas.

Le faussaire subtil qui avait imaginé le truquage de l’article 445 du Code d’Instruction Criminelle était un membre de la Cour suprême appelé Sarrut. Vivarois de naissance, protestant de confession, la part qu’il avait prise à cette forfaiture ne fut pas laissée sans récompense : il est mort premier président de la Cour de Cassation.