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Philo 10 : De la conscience en soi (Bewußtsein an sich)

Esthétique

Un mouvement littéraire est une école, l’idée de mouvement littéraire n’a aucun avenir.

ii

En fait on n’oubliera pas Mallarmé, car avant de devenir le plus mauvais poète qui fût jamais c’était un bon poète.

iii

En lisant certains poètes, je me réjouis de leur pauvreté.

iv

Il y a des poètes que Platon chasse hors de sa Cité d’un geste, d’autres d’un coup de pied dans le cul.

v

À se plier de rire : tant le mouvement surréaliste que l’Académie Mallarmé sont allés chercher comme patron, en Saint-Pol-Roux, un Numa Roumestan (« le sourire est la moustache de l’âme »).

vi

Saint-Pol-Roux meurt en faisant en l’air le geste d’écrire : il précède son histrionisme dans la mort.

vii

L’erreur esthétique de Schopenhauer : l’art n’a jamais eu la portée qu’il lui décerne, il n’y a aucun idéal, aucun idéalisme dans l’art, c’est le vouloir-vivre déchaîné, corrupteur. Goethe : « La sagesse, cette vieille marâtre. »

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« Les pénitences spectaculaires écartées par la doctrine bouddhiste du juste milieu sont pourtant la preuve de la négation, donc le meilleur encouragement, laissant le moins de doute quant à la réalité de la négation. » (Philosophie 5 ici)

Que je m’explique. Un homme qui pratique le yoga pénien, capable d’enrouler son pénis comme un chewing-gum autour d’un bâton ou d’y suspendre des kilos, peut être, je pense, considéré comme ayant un pénis parfaitement insensibilisé, hors de fonctionnement. Il ne saurait dès lors être suspecté d’engrosser des femmes dans le dos de leurs maris, c’est-à-dire de feindre l’ascétisme à des fins charnelles.

(J’ai lu dans je ne sais plus quel ouvrage de professeur anglo-saxon –contemporain– que nous aurions en Occident des notions erronées sur les sadhus de l’Inde, qui seraient en réalité de vulgaires thugs à peu près nus coupables de toutes les turpitudes, en particulier sexuelles. Une chose est certaine ou bien j’ai des idées très fausses de la physiologie humaine : un homme capable de soulever des kilos suspendus à son pénis ne peut pas commettre ces turpitudes avec son pénis, éventuellement avec sa langue ou ses doigts comme un vieillard libidineux mais c’est là une forme de turpitude presque grotesque.)

Un tel homme ne fait peut-être pas par là-même la preuve de sa moralité mais indéniablement celle de son renoncement à la puissance sexuelle, dont on peut penser qu’il était doté comme les autres avant son étonnante gymnastique. Le moine bouddhiste qui, comme son Bouddha, rejette la voie ascétique, le tapa, peut quant à lui toujours être suspecté de tartufferie sexuelle : qui sait si son renoncement affiché n’est pas un moyen sournois d’obtenir des gratifications sexuelles génitales cachées ? Le yoga pénien, malgré son irréversibilité, devrait donc être la seule voie d’accès permise à la vie ascétique, ou bien une castration documentée, comme chez Origène.

Indian Naga Sadhu par Raj Patidar, 2019 (Source : fine art america)

Voilà un ascète dont on peut penser que les femmes trouveraient très dommage qu’il pratiquât le yoga pénien de la façon dont je le comprends (étant entendu que l’expression désigne chez nous, quand il est proposé de le pratiquer, au contraire un moyen d’améliorer ses performances sexuelles).

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De la volonté selon Schopenhauer

La volonté objectifiée, matérialisée se donne une histoire dans la matière, une histoire purement fictive. Dans le monde de la matière, la représentation (Vorstellung) a une généalogie, le « premier œil » est un développement, une résultante, car la nature, en tant que création, est fermée sur elle-même, même si l’espace et le temps sont ou étaient infinis, car la création est l’objectification de la volonté qui se fait autre dans l’objet, et cet autre créé est fermé sur lui-même. Infini et fermé sur lui-même – car subjectif (voyez infra la résolution de ce paradoxe).

Le point de vue matérialiste qui est celui de la matière fermée sur elle-même est nécessairement que la représentation est un développement, que « l’évolution » a produit le premier œil, la première représentation.

À présent, si l’espace est subjectif, une forme a priori de la subjectivité, l’infini spatial peut être fini dans le tout de l’être car l’espace subjectif est à la fois infini et fermé sur lui-même, étant infini dans la matérialisation coexistant avec la volonté pure. Ces antinomies peuvent être décidées, tranchées sans préjudice du kantisme, à savoir sans préjudice de l’esthétique transcendantale. L’infini de la nature est fini dans le tout de l’être.

La matière est fermée à la volonté pure, qui ne s’appréhende soi-même que métaphysiquement en tant qu’elle est métaphysique. – Mais puisque la volonté s’est matérialisée pour connaître ? La volonté doit se matérialiser pour obtenir une connaissance réflexive d’elle-même, elle doit donc créer la matière mais elle la crée pour l’ignorer aussitôt comme ce qu’elle n’est pas en soi.

Connaissance réflexive et conscience sont une seule et même chose. La volonté prend conscience d’elle-même dans la matière. Autrement dit, il n’y a rien à chercher dans la matière que la conscience, tout le reste est dans la matière volonté sans conscience et cette connaissance-là n’apporte rien quant au but de la matérialisation, quant au fondement du monde matériel, qui n’est pas en lui-même, ce dont nous assure universellement notre subjectivité, à savoir que le monde est un objet pour un sujet, le sujet étant en soi hors du monde objectal.

Le vouloir-vivre est la philosophie du superficiel : elle s’incarne dans le langage, dans le Verbe.

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« Tout est permis » est la loi du vouloir-vivre. La négation de cette loi est la négation du vouloir-vivre. Autrement dit, nous professons tous la négation du vouloir-vivre (sauf peut-être dans certains enseignements occultes, comme chez les Assassins du Liban, dit-on, mais il faut bien voir qu’il n’est nul besoin que rien ne soit vrai pour que tout soit permis).

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Kierkegaard : Dieu n’a pas besoin de preuves.

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De la conscience en soi

Dieu est le possible de l’homme, ce qu’on trouve dans les Écritures sous la forme : « Dieu fait l’homme à son image. » Le possible de l’homme est l’être unique. L’essence de l’homme est donc l’ipséité de la conscience, qui se désavoue dans le vouloir-vivre. Le vouloir-vivre est la négation de l’ipséité de la conscience. Le vouloir-vivre est moins une résistance à la mort qu’une résistance à l’essence de l’homme, immortelle puisqu’elle n’est pas dans la vie, qui est un concept de nature, c’est-à-dire d’existence et non d’essence.

La négation du vouloir-vivre est l’affirmation de l’ipséité de la conscience. Dieu est solipsiste en philosophie car il connaît la vérité de son unicité, qu’il n’y a rien en dehors de Dieu. Or Dieu est l’essence de l’homme, donc l’homme doit parvenir au solipsisme s’il veut parvenir à la vérité. Ce n’est possible que par la négation du vouloir-vivre, auquel est attaché le principe d’individuation.

Est-ce à dire que Dieu n’existe pas comme individu ? Et une conscience peut-elle exister autrement que comme conscience individuelle ? Si la réponse est non, Schopenhauer a donc raison de ne point parler de Dieu, d’une conscience intelligente unique, mais de volonté aveugle ? (La volonté n’est pas une conscience ? Or dans l’hindouisme aussi la conscience est première : le Brahman.)

La conscience de Dieu est la conscience d’être l’être unique. La conscience de l’homme est la conscience d’être unique en tant qu’étant (existant) dont l’existence n’a pas d’être propre puisque Dieu est l’être unique. Ce que Dieu crée n’a pas l’être, seulement l’existence, mais il a une essence, qui est son possible et qui est Dieu : l’image de Dieu dans Sa conscience.

L’étant : nature, principe d’individuation, phénomènes. L’image de Dieu dans Sa conscience, c’est l’Idée de l’homme. L’Idée d’homme est unique. L’homme existant appartient à un genus métaphysique qui est l’Idée de l’homme. Cette appartenance est une dépendance, la dépendance de l’existence à l’essence, et cette dépendance est une hétéronomie radicale par laquelle l’existant est jeté dans un abîme de distance infinie à l’essence. L’existence, pour la conscience, est donc une faute ; cette faute est celle d’être une conscience individuelle, c’est-à-dire une conscience d’existant en vertu du principe d’individuation plutôt que dans le savoir d’être l’être unique, d’être l’être.

Pour la conscience humaine, savoir que je ne suis pas l’être est un déchirement. C’est donc l’aspiration fondamentale de la conscience individuelle que de mettre un terme à ce déchirement, par la négation du vouloir-vivre. La négation du vouloir-vivre est le mouvement premier de la conscience humaine, auquel fait obstacle la nature.

La nature est l’ensemble des liens du vouloir-vivre, elle fait donc l’objet d’un rejet foncier de la conscience, privée par elle de son ipséité, déterminée par elle comme une conscience contrairement à l’Idée de l’homme qui est unique. L’homme veut se confondre avec son Idée et la nature l’en empêche.

La nature est l’image de l’ipséité, en tant que la conscience d’être l’être produit Son image comme représentation de l’être unique. L’image n’est qu’un fantôme et c’est pourquoi il ne faut pas confondre l’Idée avec l’idée, qui est la nature en tant que représentation. L’idée est soumise au principe d’individuation tandis que l’Idée ne l’est pas. L’Idée est l’image avant l’individuation.

Le principe d’individuation est propre au caractère fantomatique de la conscience de l’étant en face de la vérité comme ipséité de la conscience. Une conscience est la conscience d’un déchirement de fantôme, une conscience fantomatique et déchirée soumise à la nature. Je ne peux accepter d’être une conscience (même si ce refus ne suffit pas à lui seul pour atteindre le solipsisme), ayant pour essence l’Idée de l’homme qui est l’image de l’être unique, et plus profondément ayant pour essence l’être unique. Je veux donc nier cette condition dans laquelle je me trouve en tant que conscience individuelle, nier la nature, nier le vouloir-vivre. Encore une fois, c’est le mouvement premier et il ne peut être surmonté (bien que toute psychologie cherche à le surmonter) puisqu’il représente la véritable dynamique de la conscience humaine en tant qu’elle a part à l’ipséité de la conscience. Et cette conscience déchirée, quand elle est lucide, ne peut enregistrer aucun progrès dans la nature, seulement les mêmes conflits toujours, dont le vouloir-vivre modifie les colorations à l’infini, sans y porter le moindre remède car c’est la forme immuable de sa manifestation d’étant.

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Self-denial overshooting ? – L’idée qu’il faut une mesure de sacrifice de soi pour accomplir de grandes choses en ce monde mais qu’au-delà de cette mesure –et il s’agit donc de faire attention– on sort carrément du monde et donc est manqué le véritable but du sacrifice, qui est au service du moi dans le monde, est sans doute l’une des idées les plus bizarres qui soit sortie du cerveau humain. Ce ne peut pas être le même moi qui se sacrifie et qui récolte les fruits du sacrifice, car si ce pouvait être le même la nécessité du sacrifice serait inexistante. Le sacrifice est donc celui d’un moi complet, qui disparaît dans le sacrifice. Je me nie pour mieux m’affirmer plus tard : impossible. Je ne peux vouloir me nier que si je comprends le monde comme irréductiblement opposé à mon affirmation, et dans ce cas je ne sacrifie rien au monde mais j’en sors. Se nier, c’est nier le monde : une fois le monde nié, le moi n’y a plus aucune place. Autrement dit, celui qui ne sort pas du monde n’a rien sacrifié du tout. Aucune position éminente dans le monde n’est due à la vertu, au sacrifice, à un quelconque self-denial.

Indologie et Bouddhologie dans les régimes fascistes : une bibliographie

Cette introduction peut être courte, en renvoyant à celle de la bibliographie « Islamologie dans les régimes fascistes » (ici) pour un exposé de la méthode, qui est la même dans les deux cas.

L’indologie se rapporte aux œuvres portant sur les religions spécifiquement indiennes (védisme, hindouisme, jaïnisme) et les traits culturels qui leur sont liés.

S’agissant de la bouddhologie, il existe à cette époque une relativement abondante littérature, en Allemagne notamment, dans les domaines de la Sinologie et de la Japanologie. Très vraisemblablement, la majeure partie de ces œuvres aborde plus ou moins la question du bouddhisme, mais comme il est tout de même difficile d’évaluer, sans avoir eu le livre en main, l’importance de ce thème particulier dans le traitement du sujet par l’auteur à moins que le titre de l’œuvre ne l’indique explicitement, j’ai laissé de côté un grand nombre d’œuvres dans ces deux domaines qui mériteraient peut-être de figurer dans ma liste. La même remarque s’applique en ce qui concerne l’Inde.

Un sinologue peut, dans un texte qui ne se veut pas général, ne pas du tout s’intéresser au bouddhisme et se concentrer sur le confucianisme, le chamanisme ancien, la littérature laïque ou bien d’autres choses. D’un autre côté, un bouddhologue peut difficilement maîtriser toutes les langues de l’aire culturelle bouddhiste dans le monde et se spécialisera donc dans une certaine portion de cette aire, que ce soit la Chine, le Japon, la Thaïlande, les anciens royaumes indo-bouddhiques d’Asie du Sud-Est, etc.

Je ne me suis pas cantonné aux travaux universitaires qui relèvent de ces deux branches. Cependant, je me suis là aussi montré parcimonieux dans mes choix, pour les vulgarisations historiques et récits de voyage, ou encore pour les autres types de travaux universitaires, ethnologiques, géopolitiques…, qui abordent de toute évidence les religions indiennes et le bouddhisme comme facteurs politico-culturels, mais peut-être marginalement ou superficiellement, chaque fois que le titre ne laisse pas suggérer un gros plan sur ces aspects.

Extérieur du temple Wat Phra Dhammakaya en Thaïlande (région de Pathum Thani)

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Troisième Reich allemand

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AGNAR B., Deutsches Gottestum und Buddhismus, 1934 (Divinité allemande et bouddhisme)

ALSDORF Ludwig, Die Pratyayas. Ein Beitrag zur indischen Mathematik, 1933 (Les pratyayas : contribution aux mathématiques indiennes) ; Indien, 1940 (L’Inde) ; Deutsch-indische Geistesbeziehungen, 1942 (Les liens spirituels entre l’Allemagne et l’Inde)

Alsdorf est, avec les professeurs Paul Thieme et Walther Schubring et l’Indien Subhas Chandra Bose, un fondateur de la Société Inde-Allemagne (Deutsch-Indische Gesellschaft) en 1942. Nsdap.

Pour expliciter ma méthode, et le choix de retenir cet ouvrage intitulé simplement L’Inde dans la présente bibliographie malgré ce que j’ai écrit en introduction, sachant qu’Alsdorf passe pour un éminent indologue de son temps, il est évident qu’un traité même général sur l’Inde écrit par lui fait fond sur des connaissances approfondies en indologie (en particulier sur les religions indiennes puisque sa thèse doctorale porte sur le jaïnisme) et ne saurait être, par conséquent, un simple compte rendu journalistique de quelques questions politiques et économiques de son temps. [Ajout déc. 2020 : Le titre complet du livre « L’Inde » est Indien. Geschichte der englischen Herrschaft, c’est-à-dire l’histoire de la domination anglaise, mais ma remarque reste utile dans un exposé de la méthode.]

AHMAD Hafiz Manzooruddin, Geheimes Indien? Indien von einem Inder gesehen, 1937 (Inde mystérieuse ? L’Inde vue par un Indien) ; Indien ohne Wunder, 1942 (L’Inde sans prodiges) ; Thailand. Land der Freien, 1943 (Thaïlande, le pays des hommes libres)

Vice-président de l’Islamische Institut à Berlin.

AMMER Karl, Die Vergleiche im Rigveda, 1939 Diss. (Les comparaisons dans le Rigveda)

AUFHAUSER Johann Baptist, Asien am Scheideweg: Christentum – Buddhismus – Bolschewismus, 1933 (L’Asie à la croisée des chemins : chrétienté, bouddhisme, bolchévisme)

Théologien catholique.

BECKH Hermann, Der Hymnus an die Erde. Aus dem altindischen Atharvaveda übersetzt und erläutert, 1934 (L’hymne à la terre : traduit de l’ancien Atharvaveda et commenté) ; Indische Weisheit und Christentum, 1938 (Sagesse indienne et christianisme) [posthume]

Orientaliste et anthroposophe.

BEYTHAN Hermann, Was ist Indien? 1942 (Qu’est-ce que l’Inde ?)

Missionnaire protestant en Inde. Auteur d’une grammaire du tamoul en 1943. L’orientaliste Dr. Klaus Karttunen écrit sur son site internet : «is said to have translated Hitler’s Mein Kampf into Tamil.»

BOHNER Hermann, Legenden aus der Frühzeit des japanischen Buddhismus, 1935 (Légendes des premiers temps du bouddhisme japonais)

Japanologue, bon connaisseur du théâtre nô.

BRELOER Bernhard, Fontes historiae religionum Indicarum, 1939

Indologue. Nsdap.

ESSER Albert, Die Ophthalmologie des Suśruta, 1934 (L’ophtalmologie de Sushruta [chirurgien ayurvédique, 1500 BC])

Ophtalmologue et historien de la médecine.

FICK Richard, Die buddhistische Kultur und das Erbe Alexanders des Großen, 1933 (La culture bouddhiste et l’héritage d’Alexandre le Grand) ; Der indische Weise Kalanos und sein Flammentod, 1938 (Le sage indien Calanos et sa mort par immolation)

FILCHNER Wilhelm, Kumbum Dschamba Ling. Das Kloster der hunderttausend Bilder Maitreyas. Ein Ausschnitt aus Leben und Lehre des heutigen Lamaismus. Nach Beobachtungen während seiner Tibetexpedition 1926/28, 1933 avec Wilhelm Alexander Unkrig (Kumbum Jampa Ling, le monastère aux cent mille images de Maitreya : vues sur le mode de vie et l’enseignement du lamaïsme contemporain, d’après les observations de l’auteur lors de son expédition au Tibet de 1926 à 1928) ; Im Machtbereich des Dalai-Lama, 1944 (Au royaume du Dalaï-Lama)

Explorateur et géographe. Membre de la Société pour l’hygiène raciale (Gesellschaft für Rassenhygiene).

FISCHER Otto, Kunstwanderungen auf Java und Bali, 1941 (Promenades artistiques à Java et Bali [Bali terre d’hindouïsme])

FORKE Alfred, Geschichte der mittelalterlichen chinesischen Philosophie, 1934 (Histoire de la philosophie chinoise du moyen-âge) ; Geschichte der neueren chinesischen Philosophie, 1939 (Histoire de la philosophie chinoise moderne) [Ne manque pas de traiter les contributions du bouddhisme à la philosophie chinoise]

Sinologue. Auteur d’une histoire de la philosophie chinoise en trois volumes qui fait référence (deux volumes publiés sous le Troisième Reich, précités). Signataire de la Profession de foi des professeurs allemands à Adolf Hitler (Bekenntnis der deutschen Professoren zu Adolf Hitler), novembre 1933.

FRAUWALLNER Erich, Die Anfänge des Navya-Nyâyah, 1938 (Les débuts de l’école de logique Navya-Nyaha)

Bouddhologue autrichien. SS : suggéra de créer un département d’études bouddhiques au sein de la SS-Ahnenerbe.

FUCHS Walter, Beiträge zur Mandjurischen Bibliographie und Literatur, 1936 (Contributions sur la bibliographie et la littérature de Mandchourie)

Sinologue. Nsdap. Membre du Deutschland-Institut de Pékin à partir de 1938.

FÜRHOLZER Edmund, Arro! Arro! so sah ich Tibet, 1942 (Arro, arro : ce que j’ai vu au Tibet [Fürholzer raconte (mais est-ce bien dans ce livre ?) avoir rencontré le neuvième panchen-lama, c’est-à-dire la plus haute autorité religieuse après le dalaï-lama, qui lui aurait parlé chaudement d’Adolf Hitler])

Écrivain et journaliste. Dirigeait la branche chinoise de l’agence de presse allemande Transocean, à Pékin.

GABAIN Annemarie v., Türkische Turfantexte, 1-6, 1929-34 (Textes turcs de Tourfan [un fonds textuel de l’oasis de Tourfan dans le Xinjiang, dont une grande partie se rattache à la culture bouddhiste], avec Willy Bang)

Turcologue et sinologue. Nsdap.

GEBAUER Anton Karl, Burma, Tempel und Pagoda. Erlebnisse längs der Burmastraße, 1943 (Temples et pagodes : expériences vécues le long de la route de Birmanie)

GEIGER Wilhelm, Studien zur Geschichte und Sprache Ceylons, 1941 (Études sur l’histoire et la langue de Ceylan) ; Beiträge zur singhalesischen Sprachgeschichte, 1942 (Contributions à l’histoire de la langue cinghalaise [le cinghalais est une langue importante dans le bouddhisme théravada dans la mesure où des commentaires réputés du canon sont écrits dans cette langue])

Iraniste et indologue, connaisseur (comme l’indiquent les deux œuvres précitées) de la langue et de la culture cinghalaises. De 1921 à 1928 édita le Zeitschrift für Buddhismus. En 1935, s’est vu remettre par l’empereur du Japon la médaille commémorative de la 2500e année bouddhiste.

GLASENAPP Helmuth v., Von Buddha zu Gandhi, 1934 (Du Bouddha à Gandhi) ; Der Buddhismus in Indien und im Fernen Osten. Schicksale und Lebensformen einer Erlösungsreligion, 1936 (Le Bouddhisme en Inde et en Extrême-Orient : destins et formes d’une religion du salut) ; Unsterblichkeit und Erlösung in den indischen Religionen, 1938 (Immortalité et salut dans les religions indiennes) ; Buddhistische Mysterien. Die geheimen Lehren und Riten des Diamant-Fahrzeugs, 1940 (Mystères bouddhistes : les doctrines et rites secrets du Véhicule du diamant) ; Entwicklungsstufen des indischen Denkens, 1940 (Les étapes du développement de la pensée indienne) ; Die Religionen Indiens, 1943 (Les religions de l’Inde)

Titulaire de la chaire d’indologie à Königsberg de 1928 à 1944.

GRIMM Georg, Das Glück. Die Botschaft des Buddha, 1933 (Le bonheur : message du Bouddha) ; Der Samsâro, die Weltenirrfahrt der Wesen, 1935 (Le samsara : les pérégrinations de l’être dans le labyrinthe des mondes); Ewige Fragen, 1937 (Questions éternelles) ; Brillanten buddhistischer Weltanschauung. Ein buddhistisches Brevier, 1941 (Diamants de la vision bouddhiste du monde : un bréviaire bouddhiste)

Bouddhiste allemand, influencé par Schopenhauer. Fondateur en 1921 de l’Altbuddhistische Gemeinde.

GRÜNWEDEL Albert, Die Legende des Nâ-ro-pa, des Hauptvertreters des Nekromanten- und Hexentums. Nach einer alten tibetischen Handschrift als Beweis für die Beeinflußung des nördlichen Buddhismus durch die Geheimlehre der Manichäer, 1933 (La légende de Na-ro-pa, grand maître de la nécromancie et sorcellerie : d’après un ancien manuscrit tibétain apportant la preuve de l’influence sur le bouddhisme septentrional des doctrines secrètes des Manichéens)

Archéologue et orientaliste.

GRÜTZMACHER Richard Heinrich, Indische Religionen. Religion der Veden, Brahmanismus, Jainismus, Hinduismus, 1937 (Religions indiennes : védisme, brahmanisme, jaïnisme, hindouisme) ; Weltreligionen. Buddhismus und Mohammedismus, 1938 (Religions mondiales : bouddhisme et islam)

GUNDERT Wilhelm, Japanische Religionsgeschichte, 1935 (Histoire des religions japonaises)

Orientaliste, spécialiste de littérature chinoise et japonaise. Recteur de l’Université de Hambourg 1938-41. Nsdap.

HAENISCH Erich, Steuergerechtsame der chinesischen Klöster unter der Mongolenherrschaft, 1940 (L’égalité économique des monstères chinois durant la domination mongole) ; Die Kulturpolitik des mongolischen Weltreichs, 1943 (La politique culturelle de l’empire mongol mondial)

Sinologue, mongoliste et mandchouriste.

HAUER Jakob Wilhelm, Eine indo-arische Metaphysik des Kampfes und der Tat. Die Bhagavadgîtâ in neues Licht, mit Übersetzungen, 1934 (Une métaphysique indo-aryenne du combat et de l’action : La Bhagavad-Gita dans un nouveau jour, avec traductions de passages)

Indologue. Nsdap, SS. Fondateur du Mouvement de la foi allemande (Deutsche Glaubensbewegung), ariosophique.

HERMANN Albert, Das Land der Seide und Tibet im Lichte der Antike, 1940 (Le pays de la soie et le Tibet à la lumière de l’Antiquité)

Géographe et historien. Auteur entre autres de travaux sur l’Atlantide, qu’il situe en Afrique du Nord.

HERRIGEL Eugen, article Die ritterliche Kunst des Bogenschießiens, dans Nippon. Zeitschfrit für Japanologie, 1936 (L’art chevaleresque du tir à l’arc)

Philosophe. Nsdap. Je cite cet article de 1936 car sa version étendue n’est autre que l’essai de 1948 très connu Zen in der Kunst des Bogenschießens (Le zen dans l’art du tir à l’arc), traduit dans de nombreuses langues.

HERTEL Johannes, Das indogermanische Neujahrsopfer im Veda, 1938 (Le sacrifice indogermanique de la nouvelle année dans les Védas)

Indologue. Éditeur de la série Indogermanische Quellen und Forschungen (Sources et recherches indogermaniques).

HESKE Franz, Im heiligen Lande der Gangesquellen, 1937 (Dans la terre sainte à la source du Gange)

HILGENBERG Luise, Die kosmographische Episode im Mahabharata und Padmapurana. Textgeschichtlich dargestellet, 1934 (L’épisode cosmologique dans le Mahabharata et le Padmapurana : une présentation textuelle historique)

HOFFMANN Helmut, Bruchstücke des Âtânâtikasûtra aus dem zentral­asiatischen Sanskritkanon der Buddhisten, 1939 Diss. (Fragments du Sutra Atanatika dans le canon bouddhiste sanskrit d’Asie centrale) ; Quellen zur Geschichte der tibetischen Bon-Religion, 1944 Diss. (Sources de l’histoire de la religion bön du Tibet)

Indologue et tibétologue. Collaborateur de la SS-Ahnenerbe.

ILLION Theodor, sous le pseudonyme Theodor Burang, Rätselhaftes Tibet, 1936 (Énigmatique Tibet) [dans lequel il évoque l’existence d’une cité souterraine dirigée par une confrérie méditative, où il aurait été introduit…]

JUNYU Kitayama, Metaphysik des Buddhismus, 1934 (Métaphysique du bouddhisme) ; Heiligung des Staates und Verklärung des Menschen. Buddhismus und Japan, 1943 (Sanctification de l’État et transfiguration de l’homme : le bouddhisme et le Japon)

Intellectuel japonais établi dans le Troisième Reich, auteur de traités en allemand.

KIRFEL Willibald, Bilderatlas zur Religionsgeschichte: Der Hinduismus, 1934 (Atlas de l’histoire des religions : L’hindouisme) ; Ashtanga Hrideya Samhita. Ein altindisches Lehrbuch der Heilkunde, 1941 [traduction du sanskrit, avec Luise Hilgenberg, du texte le plus fondamental de l’Ayurveda]

KOHL Josef, Die Sûryaprajñapti. Versuch einer Textgeschichte (und ihr textgeschichtliches Verhältnis zur Jambûdvîpaprajñapti, Bonn 1937 (La Sûryaprajnapti [un texte jaïn d’astronomie] : essai historique, et ses relations historiques avec le Jambûdvîprajnapti [texte de cosmologie jaïn])

Indologue autrichien, enseigna à Bonn de 1940 à 1943 puis à l’Université allemande de Prague.

KOPP Hermann, Buddhaghosa’s Kommentar zum 7. Buch des Anguttara-Nikâya, 1935 Diss. (Le commentaire de Buddhaghosa sur le septième livre de l’Anguttara Nikaya)

Indologue, spécialiste du pali et du canon bouddhiste pali (théravada).

KRAUTHOFF Berndt, Ich befehle! Kampf und Tragödie des Barons Ungern von Sternberg, 1938 (J’ordonne ! Le combat et la tragédie du baron Ungern von Sternberg [officier tsariste d’origine balte-allemande converti au bouddhisme et qui combattit l’expansionnisme soviétique en Mongolie, jusqu’à sa mort en 1921])

KRESSLER Oscar, Kultur der orientalischen Völker, 1936 (Culture des peuples orientaux) avec Willibald Kirfel, Erich Schmitt et al. [sections sur les religions indiennes et le bouddhisme]

KRUG Hans-Joachim, Götterthrone im Urwald. Auf den Spuren altindo-malaiischen Kulture, 1943 (Trônes de dieux dans la jungle : sur les traces de l’ancienne culture indo-malaise)

LAURENSTEIN Diether, Das Erwachen der Gottesmystik in Indien. Die Entwicklung des bhakti-Begriffes innerhalb der älteren religiösen Vorstellungen der Inder, 1943 Diss. (L’essor de la mystique en Inde : le développement de la notion de bhakti dans les représentations religieuses des Indiens)

Théologien et indologue.

LEHMANN Arno, Die Hymnen des Tayumanavar. Texte zur Gottesmystik des Hinduismus aus dem Tamil übersetzt von A. L., 1935 (Les hymnes de Tayumanavar : textes mystiques de l’hindouisme traduits du tamoul)

Missionnaire luthérien et indologue.

LESSING Ferdinand, Mongolen. Hirten, Priester und Dämonen, 1935 (Mongols : pâtres, prêtres et démons)

Sinologue et mongoliste. A donné son nom au système Lessing-Othmer de transcription du chinois en caractères latins.

LIEBIG Bruno, Die vier indischen Âçrama’s, 1936 (Les quatre ashramas indiens)

LUDENDORFF Erich, Europa den Asienpriestern? 1938 (L’Europe aux prêtres asiates ?)

Général en chef de l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. J’ai évoqué dans ma bibliographie sur l’islamologie dans les régimes fascistes (voir Beckh R.) l’activité éditoriale de Ludendorff pendant l’entre-deux guerres. La présente brochure est un exemple de sa dénonciation nationaliste des « puissances supraétatiques », dont les églises bouddhistes.

LÜDERS Heinrich, Die buddhistische Spätantike in Mittelasien, 1933 (L’antiquité bouddhiste tardive en Asie centrale) ; Indien. Orient und wir, 1935 (Inde : L’Orient et nous) ; Philologica Indica. Ausgewählte kleine Schriften, 1940 (Recueil de textes) ; Bhârhut und die buddhistische Literatur, 1941 (Le sanctuaire de Bharhut et la littérature bouddhiste)

MEISEZAHL Richard Othon, Der Buddhavamsa und seine Textgeschichte, 1944 Diss. (Le Buddhavamsa [vie du Bouddha et de ses vingt-quatre prédécesseurs] et son histoire textuelle)

Bouddhologue d’origine alsacienne, spécialiste du bouddhisme tantrique tibétain.

MENSCHING Gustav, Kastenordnung und Führertum in Indien, 1942 (Le système des castes et le pouvoir politique en Inde)

Théologien protestant et professeur d’histoire des religions. Membre du NS-Dozetenbund.

MÜLLER Reinhold, Sinneslehre altindischer Medizin, 1944 (La conception des sens dans la médecine de l’Inde ancienne)

Indologue et médecin.

NOBEL Johannes, Suvarnabhâsottamasûtra. Das Goldglanz-Sûtra: ein Sanskrittext des Mahâyâna-Buddhismus, 1937 (Le Sutra de la lumière dorée : un texte sanskrit du bouddhisme mahayana)

Indologue et bouddhologue. Signataire de la Profession de foi des professeurs allemands à Adolf Hitler.

OERTEL Hanns, Zur Kapisthala-Katha-Samhitâ, 1934 ; Zu den Kasusvariationen in der vedischen Prosa, 1937 (De la déclinaison dans la prose des Védas) ; Euphemismen in der vedischen Prosa und euphemistische Varianten in den Mantras, 1942 (Euphémismes dans la prose des Védas et variations euphémistiques dans les mantras)

OTTO Rudolf, Gandhi der Heilige und der Staatsmann in eigenen Aussprüchen, 1933 (Gandhi le saint et l’homme d’État, par lui-même) ; Die Urgestalt der Bhagavad-Gîtâ, 1934 (La composition originelle de la Bhagavad-Gita) ; Die Lehr-Traktate der Bhagavad-Gîtâ, 1935 (Les traités didactiques de la Bhagavad-Gita) ; Die Bhagavad-Gîtâ, 1935 (La Bhagavad-Gita) ; Die Katha-Upanishad, 1936 (La Khata Upanishad)

PERNITZSCH Max Gerhard, Die Religionen Chinas, 1939 (Les religions de la Chine)

PETZOLD Bruno, Die Triratna. Grundsätzliches über das wahre Wesen des Buddhismus, 1933 (Les Triratna [Trois Joyaux]. Fondamentaux sur la véritable essence du bouddhisme) ; Goethe und der Mahayana Buddhismus, 1936 (Goethe et le bouddhisme mahayana)

Converti au bouddhisme et ordonné prêtre en 1920 (école japonaise Tendai).

RIBBACH Samuel Heinrich, Drogpa Namgyal. Ein Tibeterleben, 1939 (D.N. une vie tibétaine)

SCHÄFER Ernst, Berge, Buddhas und Bären, 1933 (Montagnes, Bouddhas et ours) ; Unbekanntes Tibet, 1938 (Tibet inconnu) ; Dach der Welt, 1938 (Toit du monde) ; Tibet ruft, 1942 (L’appel du Tibet)

Zoologiste de formation, participa à trois expéditions scientifiques pluridisciplinaires au Tibet, en 1931, 1934-5 et celle qu’il dirigea en 1938-39 pour l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe. Outre les ouvrages cités, un film documentaire a également été réalisé par l’équipe scientifique de la troisième de ces expéditions et est sorti en 1943, Geheimnis Tibet (L’énigme Tibet).

SCHINZINGER Robert, Japanische Philosophie, 1942 (Philosophie japonaise)

Japanologue. A enseigné au Japon plusieurs années à l’époque du Pacte Antikomintern.

SCHOMERUS Hilko Wiardo, Indien und das Christentum, 3 vol. (1. Indische Frömmigkeit, 2. Das Ringen des Christentums um das indische Volk, 3. Das Eindringen Indiens in das Herrschaftsgebiet des Christentums), 1931-33 (L’Inde et le christianisme ; Piété indienne ; L’effort missionnaire du christianisme auprès du peuple indien ; L’irruption de l’Inde en terre de chrétienté) ; Meister Eckehart und Manikka-Vasagar. Mystik auf deutschem und indischem Boden, 1936 (Maître Eckhart et Manikavasagar : mystique en terre allemande et indienne) ; Indische und christliche Enderwartung und Erlösungshoffnung, 1941 (Eschatologie et salut indiens et chrétiens)

Missionnaire luthérien.

SCHUBERT Johannes, Das Sum-cu-pa und Rtags-Kyi-‘ajug-pa. Tibetische Nationalgrammatik. Kommentar zu den gleichnamigen Schriften Thon-mi-Sam-bho-ta’s, 1937

Tibétologue. Nsdap.

SCHUBRING Walther, Übersicht über die Avasyaka-Literatur, 1934 (Présentation de la littérature des avasyaka [les obligations religieuses du jaïnisme]); Die Lehre der Jainas. Nach den alten Quellen, 1935 (La doctrine du jaïnisme, d’après les sources anciennes) ; Die religiösen Kräfte Asiens, 1937 (Les forces religieuses de l’Asie) avec Hermann Gundert et al. ; Isibhâsiyâim, 1942 ; Die Jaina-Handschriften der Preussischen Staatsbibliothek, 1944 avec l’aide de Günther Weibgen (Les manuscrits jaïns de la Bibliothèque d’État de Berlin)

Signataire de la Profession de foi des professeurs allemands à Adolf Hitler.

SCHULEMANN Günther, Die Botschaft des Buddha vom Lotos des guten Gesetzes, 1937 (Le message du Bouddha dans le sutra du lotus)

Prêtre catholique.

SCHUMACHER Wolfgang, Arische Religion, 1933 ([Le bouddhisme] Religion aryenne)

Bouddhiste et national-socialiste (membre du Nsdap). Éditeur du journal Wiedergeburt und Wirken (Réincarnation et Œuvres).

SECKEL Dietrich, Kariteimo. Die „Buddhistische Madonna“ in der japanischen Kunst, 1943 (Kariteimo [ou Hariti], la « Madonne bouddhique » dans l’art japonais) ; Grundzüge der Buddhistischen Malerei. Eine Einführung, Tokyo 1945 (Principes de la peinture bouddhiste : une introduction)

Orientaliste et historien de l’art.

STEINKE Martin, Bhikkhu Tao Chü, Buddha und China, 1940 (Le Bouddha et la Chine) ; Kwatsu. Europäer und Asiaten, 1943 (K. : Européens et Asiatiques)

Bouddhiste allemand. Élu président du Congrès bouddhiste européen en 1934.

STRUNK Joseph, Zu Juda und Rom – Tibet. Ihr Ringen um Weltherrschaft, 1937 (Sur Juda et Rome – Tibet. Leur quête de domination mondiale)

Œuvre publiée par la maison d’édition de Ludendorff et entièrement alignée sur les thèses de ce dernier.

THIEME Paul, Bhâsya zu vârrtika 5 zu Pâgini 1. 1. 9. und seine einheimischen Erklärer, 1935 (Le commentaire de Bhasya sur Pagini et les gloses locales) ; Der Fremdling im Rigveda, 1938 (L’étranger selon le Rig-Veda)

TRAUTZ Friedrich Max, Der Große Stûpa auf dem Kôyasan, 1934 (Le grand stupa du Mont Kôya [au Japon])

Japonologue. Membre fondateur du Japan-Institut à Berlin.

WALDSCHMIDT Ernst, Die buddhistische Spätantike in Mittelasien Bd. 7, 1933 (L’antiquité bouddhique tardive en Asie centrale vol. 7) ; Beiträge zur Textgeschichte des Mahâparinirvânasûtra, 1939 (Contributions à l’histoire du texte du Sutra de la Grande Extinction) ; Die Überlieferung vom Lebensende des Buddha, 1944 (La tradition relative aux derniers moments du Bouddha)

Sanskritiste. Nsdap.

WEINRICH Friedrich, Die Liebe im Buddhismus und im Christentum, 1935 (L’amour selon le bouddhisme et le christianisme)

WELLER Friedrich, Brahmajâlasutra : Tibetischer und mongolischer Text, 1934 (Le Brahmajalasutta : version tibétaine et version mongole) ; Zum soghdischen Vimalakîrtinirdesasûtra, Deutsche Morgenländische Gesellschaft, 1937 (De la version sogdienne du sutra de Vimalakirti)

WILHELMY Fritz, Aseka, der Meister aus Fernost. Der ‘Kreuzzug’ der Bettelmönche, 1937 (Aseka [sans doute le roi indien bouddhiste Ashoka], le maître de l’Extrême-Orient : la « croisade » des moines mendiants)

Œuvre publiée par la maison d’édition de Ludendorff et entièrement alignée sur les thèses de ce dernier.

WÜST Walther, Tod und Unsterblichkeit im Weltbild indogermanischer Denker, 1939 (La mort et l’immortalité dans les conceptions des penseurs indogermaniques) ; Indogermanisches Bekenntnis, 1941 (Profession de foi indogermanique)

Sanskritiste. Nsdap. Président, à côté d’Heinrich Himmler, de l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe.

ZIESENISS Alexander, Das Wrhaspatitatwa: Untersuchung über Formen und Entwicklungsgeschichte des nachpuränischen Çivaismus, 1938 (Le W. : enquête sur les formes et développements du shivaïsme post-Purana) ; Studien zur Geschichte des Çivaismus. Die çivaitischen Systeme in der altjavanischen Literatur, 1939 (Études sur l’histoire du shivaïsme : les systèmes shivaïtes dans la littérature javanaise ancienne)

ZIMMER Heinrich, Maya. Der indische Mythos, 1936 (Maya : le mythe indien) ; Weisheit Indiens, 1938 (Sagesse de l’Inde) ; Die Inder bis zum Einbruch des Islam, 1940 (Les Indiens jusqu’à l’irruption de l’islam)

Considéré (d’après la page Wikipédia en allemand) comme le plus grand indologue allemand après Friedrich Max Müller (qui enseigna dans l’Angleterre victorienne) et qui, comme ce dernier, enseigna en Angleterre, à partir de 1938.

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Italie fasciste

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APELLIUS Mario, Asia Gialla: Giava, Borneo, Indocina, Annam, Camboge, Laos, Tonkino, Macao, 1926 (Asie jaune : Java, Bornéo, Indochine, Annam, Cambdoge, Laos, Tonkin, Macao) ; La crisi di Budda. Due anni fra i cinesi, 1935 (La crise du Bouddha : deux années parmi les Chinois)

Écrivain et journaliste. Adhérent au Manifeste de la race (Manifesto della razza).

BALLINI Ambrogio, Le religioni dell’India, nella Storia delle religioni di P. Tacchi Venturi, 1936 (Les religions de l’Inde) ; Lineamenti d’una storia delle lingue e della letteratura antica e medievale dell’India, 1943 (Linéaments d’une histoire des langues et de la littérature antique et médiévale de l’Inde)

BARBERA Mario, L’incantesimo dell’induismo, 1939 (L’enchantement de l’hindouisme)

Père jésuite.

BELLONI-FILIPPI Ferdinando, La dottrina di Gotama Buddha, 1928 (La doctrine de Gautama Bouddha)

Indologue, professeur de sanskrit, connaisseur du bengali.

CANALI Camillo, Vogliamo conoscere l’Asia? 1936 (Voulons-nous connaître l’Asie ?)

Secrétaire de la Fascist League à New-York. Ambassadeur de l’Italie fasciste.

CARPANI Enrico Gerardo, Nirvâna: filosofia e religione, 1934 (Nirvâna : philosophie et religion) ; Quattro note sul Krishnaismo, 1934 (Quatre notes sur le krishnaïsme) ; Taittiriya-Upanishad, 1943, traduction et commentaire avec Angelo Maria Pizzagalli (†1941)

DE LORENZO Giuseppe, I Discorsi di Gotamo Buddho del Majjhimanikayo, 1-3, 1925-27 (Les discours de Gautama Bouddha dans le Majjhima Nikaya, 3 vol.) [traductions depuis une version allemande par Neumann] ; Il sole del Gange, 1925 (Le soleil du Gange) ; Asoko, 1926 (Ashoka [roi bouddhiste de l’Inde]); Oriente ed Occidente, 1931 (Orient et Occident)

Orientaliste, géographe (vulcanologie) et philosophe. « Comparait Mussolini au Bouddha. »

FORMICHI Carlo, Apologia del buddhismo, 1923 (Apologie du bouddhisme) ; Il pensiero religioso dell’India prima del Buddha, 1925 (La pensée religieuse de l’Inde avant le bouddhisme) ; India e indiani, 1929 (L’Inde et les Indiens) ; Scritti inediti di Michele Kerbaker. Il Mahâbhârata tradotto in ottava rima nei suoi principali episodi, 1932-39 avec Vittore Pisani (Écrits inédits de M. Kerbaker [†1914] : Les principaux épisodes du Mahabharata traduits et versifiés en ottava rima) ; Sette saggi indiani, 1938 (Sept sages indiens) ; India: pensiero e azione, 1944 (Inde : pensée et action)

Orientaliste. Vice-président de l’Accademia d’Italia (institution culturelle fasciste ayant existé de 1929 à 1944). Enseignait également à l’école Santiniketan de Rabindranath Tagore en Inde.

FRACCAROLI Arnaldo, L’isola delle belle donne, 1934 (L’île des belles femmes [Bali]); Il Budda di smeraldo. Viaggio al Siam, 1935 (Le Bouddha d’émeraude : voyage au Siam)

Écrivain. Ces deux récits de voyage, à Bali et en Thaïlande, ne sont pas sans mérite dans leur description de la religion et des mœurs dans ces deux cultures.

LA TERZA Ermenegildo, Inni scelti del Rigveda: trad. e comm., 1922 (Hymnes choisis du Rigveda : traduction et commentaire par E. La T.) ; Lessico etimologico dell’antico indiano allo stato degli studi lessicografici e comparativi, I [A-D], 1925 (Lexique étymologique de l’indien ancien dans l’état actuel des études lexicographiques et comparatives)

LEONARDELLI Erminio, Il fine dell’ascetismo indo-cinese, 1941 (La finalité de l’ascétisme indien et chinois)

MARAINI Fosco, Dren-Giong. Appunti di un viaggio nell’Imàlaia, 1939 (Dren-Giong : Notes sur un voyage dans l’Himalaya) [une réédition en 2012 par Meiko Maraini comporte une préface du Dalaï-Lama évoquant son amitié avec l’auteur] ; Lontano Tibet, o Chibetto, 1942 (Tibet lointain)

Ethnologue.

MONACO Attilio, Raccolta tibetana : note iconografiche, ca. 1923 (Collection tibétaine : notes iconographiques)

PAPESSO Valentino, Inni del Rig-Veda. Religioni dell’India, vedismo e brahmanesimo, 2 vol., 1929 et 1931 (Hymnes du Rig-Veda [traduits en italien] : religions de l’Inde, védisme et brahmanisme) ; Chandogya-Upanisad, 1937 [traduit en italien et présenté par V.P.]

PAPPACENA Enrico, Śakuntalâ. Il Re Dusianta, 1929 (Shakuntala : Le roi Dushyanta) [traduction] ; Arte antica e scienza moderna. Poemi e drammi dell’India antica. Breve storia dell’indologia, 1935 (Art antique et science moderne. Poèmes et drames de l’Inde antique, avec une brève histoire de l’indologie)

PAVOLINI Paolo Emilio, Mille sentenze indiane, 1937 (Mille maximes indiennes [traductions])

Sanskritiste. PNF.

PETTAZZONI Raffaele, Religione e politica religiosa nel Giappone moderno, 1934 (Religion et politique religieuse dans le Japon moderne) ; La confessione dei peccati. Parte primera : Primitivi – America antica – Giappone – Cina – Brahmanesimo – Giainismo – Buddhismo, 1939 (La confession des péchés. Première partie : peuples animistes, Amérique précolombienne, Japon, Chine, brahmanisme, jaïnisme, bouddhisme)

Important historien des religions.

PIZZAGALLI Angelo Maria, La Bhagavad-Gîtâ o il Canto del Beato, 1922 ([traduction de] La Bhagavad-Gîtâ ou chant du bienheureux) ; Aspetti e problemi della civiltà indiana, 1927 (Aspects et problèmes de la civilisation indienne) ; Elementi di grammatica sanscrita con esercizi, crestomazia e glossario, 1931 (Éléments de grammaire sanskrite avec exercices, chrestomathie et glossaire) ; Discorsi dal Dîghanikâya: Mahâsatipatthânasuttam, Brahmajâlasuttam, Mahâpari­nibbânasuttam, 1943 (Discours du Digha Nikaya [traduction de trois discours])

POGGI Alberto, Misteri e religioni dell’India, 1929 (Mystères et religions de l’Inde)

SCALABRINO BORSANI Giuseppina, Contributo allo studio sulla concezione e sullo sviluppo storico dell’Apsaras, 1938 (Contribution à l’étude de la conception et du développement historique des Apsaras) ; Prospetti e indice del Tipitaka, 1942 (Tables et index du Tipitaka)

Indologue, première femme à occuper une chaire de sanskrit en Italie (1954).

SUALI Luigi, L’Illuminato: la storia di Buddha, 1925 (L’Éveillé : la vie du Bouddha) ; Gotama Buddha, 1934 (Gautama Bouddha) ; Storia moderna dell’India, 1941, 2 vol. (Histoire moderne de l’Inde)

THOVEZ Enrico, Il filo di Arianna, 1924 (Le fil d’Ariane, contient l’essai Leopardi e il buddismo, Leopardi et le bouddhisme)

Écrivain.

TUCCI Giuseppe, Il buddhismo, 1926 (Le bouddhisme) ; Indo-tibetica 1: Mc’od rten e ts’a ts’a nel Tibet indiano ed occidentale: contributo allo studio dell’arte religiosa tibetana e del suo significato, 1932 (Contribution à l’étude de l’art religieux tibétain et de sa signification) ; Indo-tibetica 2: Rin c’en bzan po e la rinascita del buddhismo nel Tibet intorno al Mille, 1933 (La renaissance du bouddhisme au Tibet autour de l’an mille) ; Indo-tibetica 3: I templi del Tibet occidentale e il loro simbolismo artistico, 2 vol., 1935-6 (Les temples du Tibet occidental et leur symbolisme artistique) ; Indo-tibetica 4: Gyantse ed i suoi monasteri, 3 vol., 1941 (Gyantsé et ses monastères) ; La crisi spirituale dell’India moderna, 1940 (La crise spirituelle de l’Inde moderne)

« Le plus grand explorateur et orientaliste du régime fasciste ». Membre de l’Accademia d’Italia. Fondateur en 1934 de l’Institut italien pour le Proche et Extrême-Orient (Istituto italiano per il medio ed estremo Oriente, ISMEO).

VALLAURI Mario, Composizione e contenuto dei « Purâna » secondo il « Nâradapurâna », 1935 (Composition et contenu des Purana selon le Narada Purana) ; L’antica medicina indiana, 1941 (L’ancienne médecine indienne) ; Lineamenti d’una storia delle lingue e della letteratura antica e medievale dell’India, 1943 avec Ambrogio Ballini (Esquisse d’une histoire des langues et de la littérature de l’Inde antique et médiévale)

VASSALINI Ida, Bhagavadgita. Traduzione in esametri dal sanscrito, 1943 (La Bhagavadgita traduite en hexamètres du sanskrit)

ZORZI Silvio, I fuochi d’Agni, 1936 (Les feux d’Agni [dieu du feu dans l’hindouisme])

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Sympathisants fascistes et collaborateurs

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COEDÈS Georges, Inscriptions du Cambodge, 1937-66 ; Pour mieux comprends Angkor, 1943 ; Histoire ancienne des États hindouisés d’Extrême-Orient, 1944

Directeur de l’École française d’Extrême-Orient à Hanoï de 1929 à 1946. Compte tenu du fait que le gouverneur d’Indochine de l’époque, l’amiral Decoux, a suivi, jusqu’à l’invasion japonaise en 1945, une politique de loyauté envers le maréchal Pétain et le régime de Vichy, la colonie durant la période du régime de Vichy en France doit être considérée, je pense, comme une colonie du régime de Vichy (le Japon a reconnu la souveraineté de la France sur l’Indochine par les accords Darlan-Kato de 1941), et ses hauts fonctionnaires comme des collaborateurs au même titre que les hauts fonctionnaires de Vichy. Cela inclut l’éminent orientaliste Georges Coedès.

ELIADE Mircea

On ne présente pas l’orientaliste et philosophe roumain Mircea Eliade, et son engagement fasciste avant et pendant la guerre n’est pas non plus ignoré. Son essai sur le yoga date de 1936.

GOLOUBEW Victor, Le Temple d’Angkor Vat, 1929-32 avec Louis Finot et Georges Coedès

Éminent orientaliste français d’origine russe, membre de l’École française d’Extrême-Orient à Hanoï (voir mes remarques à Coedès). A participé à diverses activités de propagande franco-japonaise et a tenu plusieurs conférences au Japon pendant la guerre.

GUÉNON René, Orient et Occident, 1924 ; L’Homme et son devenir selon le Vêdânta, 1925 ; Le Roi du monde, 1927 ; La Métaphysique orientale, 1939

Penseur de la « Tradition » (occulte dans les diverses religions), proche de l’Action Française, se convertit à l’islam dans les années trente et s’établit en Égypte.

LINGAT Robert, L’influence indoue dans l’ancien droit siamois, 1937 ; Vinaya et droit laïque : études sur les conflits de la loi religieuse et de la loi laïque dans l’Indochine Hinayaniste, 1937 ; article Le culte du Bouddha d’émeraude, Journal of the Siam Society, 1935

Français, conseiller juridique du roi de Siam de 1924 à 1941, professeur de droit ancien et moderne à l’Université Thammasat de Bangkok jusqu’en 1941, date à laquelle le conflit franco-thaï (conflit frontalier de l’Indochine) le contraint à quitter la Thaïlande pour Hanoï, où il enseigne à l’université jusqu’à la fin du conflit mondial. À ce titre, c’est un haut fonctionnaire de la colonie vichyste d’Indochine (voir mes remarques à Coedès).

MARQUÈS-RIVIÈRE Jean, À l’ombre des monastères thibétains, 1930 ; Vers Bénarès, la ville sainte. L’Histoire merveilleuse de Li-Log, le guru thibétain, 1930 ; Le Bouddhisme au Thibet, 1936 ; Amulettes, talismans et pantacles dans les traditions orientales et occidentales, 1938

Écrivain et journaliste français. Co-rédacteur en chef du journal Documents maçonniques, organe de la politique antimaçonnique du régime de Vichy. Condamné à mort à la Libération ; la sentence n’est pas appliquée et il s’exile à Madrid, où il occupe une chaire universitaire d’orientalisme.

PIERSON Jan Lodewik jr, Hollandais, The Manyosu, 1929 avec Karl Florenz ; Japan als wachter der beschaving, 1935 (Le Japon comme gardien de la civilisation)

Japanologue et poète néerlandais. Membre du Nationaal-Socialistische Beweging (NSB), le parti national-socialiste néerlandais d’Anton Mussert.

PORÉE-MASPERO Éveline, Mœurs et coutumes des Khmers, 1938

Orientaliste française. Conservatrice du musée de Pnohm Penh de 1941 à 1945, c’est-à-dire pendant la période vichyste de la colonie d’Indochine (voir mes remarques à Coedès).

WIKANDER Stig, Der arische Männerbund. Studien zur indo-iranischen Sprach- und Religionsgeschichte, 1938 (Les organisations de confraternité [« comitatus » dans Tacite] aryennes : études linguistiques et historiques sur la religion indo-iranienne) ; Vayu. Texte und Untersuchungen zur indo-iranischen Religionsgeschichte, 1941 (Vayu : textes et recherches sur l’histoire de la religion indo-iranienne)

Sanskritiste suédois. Collaborateur des publications de l’organisation de recherche allemande SS-Ahnenerbe.