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LV The Island of Dr Bentham

Quelques passages bibliques cités par Swedenborg dans ses Arcana Cœlestia, en l’occurrence dans le cahier relatif à 1 Mos. 1-3 (édition suédoise, qui n’est pas l’édition originale en latin). Mon objet n’est pas de rendre compte ici de l’interprétation ésotérique que Swedenborg donne de ces passages ; je me borne à demander à mon lecteur si de tels passages, tellement bizarres, peuvent admettre autre chose qu’une interprétation ésotérique (quand bien même on l’appellerait symbolique ou allégorique) pour quelqu’un qui croit à la sainteté des Écritures.

Pour montrer, peut-être, la perplexité des traducteurs devant ces passages, je donne pour chacun deux traductions françaises, celle de la Bible de Jérusalem (BJ) (catholique) et celle de Louis Segond (LS) (suisse protestante), comme je l’ai déjà fait en d’autres occasions, ici (voyez en commentaires) et ici.

Isaïe 46:11

« J’appelle depuis l’Orient un rapace, d’un pays lointain l’homme que j’ai prédestiné. » BJ

« C’est moi qui appelle de l’orient un oiseau de proie, D’une terre lointaine un homme pour accomplir mes desseins. » LS

Pourquoi cet homme prédestiné est-il appelé rapace ou oiseau de proie ?

Osée 2:20

« Je conclurai pour eux une alliance, en ce jour-là, avec les bêtes des champs, avec les oiseaux du ciel et les reptiles du sol » BJ

« En ce jour-là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre » LS

Admettons que ce passage soit à prendre littéralement : qui a dit que les animaux n’avaient pas d’âme, puisque Dieu conclut une alliance avec eux ? Sinon, de quoi ces animaux sont-ils la métaphore ?

Job 5:23

« Car tu feras alliance avec les pierres des champs » BJ

« Tu auras un pacte avec les pierres des champs » LS

Isaïe 43:20

« Les bêtes sauvages m’honoreront » BJ

« Les bêtes des champs me glorifieront » LS

Isaïe 43:7 (c’est Dieu qui parle)

« Tous ceux qui se réclament de mon nom » (BJ)

« Tous ceux qui s’appellent de mon nom » (LS)

Ici, BJ interprète le sens littéral pour écrire quelque chose de compréhensible. LS garde le sens littéral et n’est guère compréhensible tel quel. (Le texte suédois est conforme à la traduction de LS : « Envhar, som är kallad med mitt Namn… ».)

Ézéchiel 31:18

« Pourtant tu fus précipité avec les arbres d’Eden vers le pays souterrain, au milieu des incirconcis » BJ

« Tu sera précipité avec les arbres d’Éden Dans les profondeurs de la terre, Tu seras couché au milieu des incirconcis » LS

Pourquoi cette punition des arbres d’Eden, qui l’ont méritée au même titre que les incirconcis ?

(Notez au passage la différence de temps entre les deux traductions : dans un cas un souvenir, dans l’autre une menace.)

Vasarely (Beaubourg 2019)

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Louis XVI : « On ne gouverne pas un pays contre l’esprit dominant. »

Bien vu.

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« Si le soleil est caché par les nuages, il ne change pas de place pour autant, ni ne perd sa merveilleuse splendeur. » (Miguel de Molinos, Guide spirituel, 1675)

La même image, la même belle pensée se retrouve, identique, sous la plume de Gandhi.

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« Jésus-Christ n’a pas voulu choisir des gens savants et habiles pour la prédication de l’Évangile et pour la conversion du monde, mais seulement de pauvres pêcheurs et des gens simples et grossiers, qui n’eussent aucune science. » (R. P. Rodriguez, Pratique de la perfection chrétienne, 1615)

Il choisit des « pauvres pêcheurs » qui furent capables d’écrire des évangiles en grec, qui ne devait pas être leur langue maternelle.

Or puisque les apôtres sont les auteurs des évangiles, ils étaient savants : c’est la conclusion de Daniel-Rops, dans L’Église des apôtres, ouvrage qui a reçu l’imprimatur de l’Église.

En résumé, pour l’Église, les apôtres étaient de pauvres pêcheurs savants…

D’ailleurs, elle ne sait plus si les quatre apôtres sont les auteurs des évangiles qui portent leurs noms.

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« Il haïssait cette franc-maçonnerie de pissotières » (Sartre, L’âge de raison)

Cette même « franc-maçonnerie » est appelée, toujours par Sartre, « la franc-maçonnerie des pauvres », dans Le sursis.

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« Je viens de lire sur le transparent d’un journal anglais : Ruhr Coal peace hope. Mettez l’ordre inverse, propre au français ; vous auriez : espoir pacifique charbonnier ruhrien. Eh bien ! non, non et non ! le français pense : espoir de pacification dans les mines de la Ruhr. Votre emploi d’épithètes juxtaposées ne tend à rien de moins qu’à supprimer l’analyse rationnelle des idées ! … Les constructions agglomérées et madréporiques répugnent au génie analytique et dissociateur (pour ainsi parler) de notre langage. » (Jacques Boulenger et André Thérive, Les soirées du Grammaire-Club, 1924)

Voyez le début d’analyse que je fais de l’anglais comme « langue topologique » chez Arnold Gehlen (ici) : chez ce dernier, ce n’est pas un défaut.

La traduction « espoir de pacification dans les mines de la Ruhr » laisse d’ailleurs coal de côté, et il faudrait en fait, pour rendre fidèlement la construction « madréporique » anglaise, écrire, en suivant le modèle indiqué : espoir de pacification dans les mines de charbon de la Ruhr, autrement dit, traduire quatre mots par onze, ce qui est presque trois fois plus long !

Le principe d’économie n’est pas mauvais en soi. Je me rappelle combien j’étais frappé, dans le métro de Boston, Massachusetts, de voir que les traductions espagnoles des consignes en anglais (car le bilinguisme tendait alors à se généraliser dans cette ville) étaient beaucoup plus longues que l’original ; et je me faisais la réflexion qu’une telle apparence n’était pas de nature à rendre l’espagnol attrayant. Pourquoi un anglophone voudrait-il apprendre une langue s’il perçoit, dans le métro, qu’elle nécessite une bien plus grande prolixité pour parvenir au même résultat, la consigne étant forcément la même dans l’une et l’autre langues ?

Or, en examinant ces consignes, je constatai que le traducteur espagnol en disait d’une certaine façon plus que l’original, par exemple en parlant de « poignée de porte » là où l’original anglais se contente d’indiquer la « poignée », et tout le reste à l’avenant. Cette minutie sans doute bien intentionnée ne peut que rendre l’espagnol peu attrayant pour ceux qui ne le parlent pas, ne peut que conforter les anglophones dans le sentiment intime de la supériorité de leur langue, comparée à une langue en apparence si prolixe. Ces traductions donnent le sentiment que l’espagnol est une langue qui fait perdre son temps à celui qui la parle, car il pourrait dire, et par conséquent penser deux fois plus de choses dans la journée en parlant anglais.

Je soumets cette réflexion aux traducteurs de profession, surtout pour ces messages fonctionnels ou commerciaux comme on en trouve dans le métro : rendez votre langue économique !

D’ailleurs, Boulenger et Thérive donnent, dans leur roman, le nom très madréporique de Grammaire-Club à leur société d’amis de la langue française, et non celui de Club de Grammaire ou Club des Grammairiens. Et club est un mot anglais.

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« Les fous ont toujours été et seront toujours le plus grand nombre. » (Diderot, Entretien d’un philosophe avec la Maréchale de…)

Peut-on être démocrate avec une telle conviction ?

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« René Leibovitz … joua au piano de la musique dodécaphonique ; je n’y compris rien ; mais elle avait été interdite par les nazis. » (Simone de Beauvoir, La force des choses)

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« On dit que plusieurs sages-femmes prétendent, en pétrissant la tête des enfants nouveau-nés, lui donner une forme plus convenable, et on le souffre ! » (Rousseau, Émile)

Les déformations crâniennes pratiquées par les Huns, les Incas, et d’autres, poursuivaient-elles un objectif physiognomonique, à savoir le développement des facultés intellectuelles dans une certaine direction ?

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« Les enfants sont si longtemps rampants et faibles, que la mère et eux se passeraient difficilement de l’attachement du père, et des soins qui en sont l’effet. » &

« L’homme est sociable par sa nature, ou du moins fait pour le devenir. » (Rousseau, Émile)

Que l’on songe au prodige de subtilité dans l’idée que l’homme est par nature fait pour devenir sociable, plutôt que sociable par nature. Rousseau ne pouvait tout simplement pas ne pas ajouter « ou du moins fait pour le devenir », sans jeter à terre son état de nature et son Contrat social. Je voudrais toutefois que les penseurs qui discutent de son contrat social et de son état de nature, gardent présents à l’esprit les deux citations ci-dessus.

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« La liberté n’est dans aucune forme de gouvernement. » (Rousseau, Émile)

Une pensée de l’auteur du Contrat social.

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Die Träume für bloßes Gedankenspiel, bloße Phantasiebilder ausgeben zu wollen zeugt von Mangel an Besinnung oder an Redlichkeit. … Diesem Satze vom Grunde als den ausnahmslosen Prinzip der Abhängigkeit und Bedingtheit aller irgend für uns vorhandenen Gegenstände müssen nun auch die Träume hinsichtlich ihres Eintritts irgendwie unterworfen sein: allein auf welche Weise sie ihm unterliegen, ist sehr schwer auszumachen. (Schopenhauer, Versuch über das Geistersehn und was damit zusammenhängt)

L’influence de Schopenhauer sur Freud est plus ou moins connue des biographes de ce dernier. La citation ci-dessus contient en germe la théorie freudienne des rêves, dans la mesure où l’on y trouve l’expression d’une pertinence du contenu des rêves autrement que dans le contexte irrationnel de l’oniromancie de la plus haute antiquité.

En examinant ensuite les propositions de l’oniromancie antique, qu’il décrit comme fondée sur une clé d’interprétation en quelque sorte universelle du symbolisme des rêves, indépendante des individus, Schopenhauer s’en écarte en affirmant que l’interprétation est à produire à partir de la biographie individuelle, ce qui est purement et simplement une première expression, à ma connaissance, du postulat de la théorie psychanalytique des rêves :

Allein diese [Oniromantik des Artemidoros u.a.] fügt die Voraussetzung hinzu, daß die Vorgänge im Traum eine feststehende, ein für allemal geltende Bedeutung hätten, über welche sich daher ein Lexicon machen ließe. Solches ist aber nicht der Fall: vielmehr ist die Allegorie dem jedesmaligen Objekt und Subjekt des dem allegorischen Traume zum Grunde liegenden theorematischen Traumes eigens und individuell angepaßt. (Ibid.)

Sur cette base, Freud se mit à chercher de quelle manière les événements de la vie individuelle se traduisent en symboles oniriques.

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Die Batrachier führen vor unsern Augen ein Fischleben, ehe sie ihre eigene, vollkommenere Gestalt annehmen, und nach einer jetzt ziemlich allgemein anerkannten Bemerkung durchgeht ebenso jeder Fötus sukzessive die Formen der unter seiner Spezies stehenden Klassen, bis er zur eigenen gelangt. Warum sollte nun nicht jede neue und höhere Art dadurch entstanden sein, daß diese Steigerung der Fötusform einmal noch über die Form der ihn tragenden Mutter um eine Stufe hinausgegangen ist? (Schopenhauer, Parerga und Paralipomena)

C’est  la « loi biogénétique » du darwinien Haeckel : l’ontogenèse récapitule la phylogenèse.

Les textes de Parerga et Paralipomena ont été publiés en 1851, L’origine des espèces de Darwin en 1859, et la loi biogénétique de Haeckel a été rendue publique en 1866 !

Il est également significatif que « la remarque selon laquelle le développement de chaque fœtus adopte successivement les formes des classes existantes de son espèce jusqu’à parvenir à la sienne propre », la loi biogénétique, donc, soit appelée par Schopenhauer « une observation à présent reconnue de façon assez générale ».

Même s’il peut paraître un peu vague, ce passage de Schopenhauer ne permet pas de douter qu’il s’agit d’évolution des espèces : les différentes « classes » d’espèces sont pensées comme inscrites dans un processus temporel d’évolution, de l’ancien et « inférieur » au nouveau et « supérieur » (« jede neue und höhere Art »).

Que l’évolution soit linéaire de cette façon, le darwinisme a montré, bien que de nombreux darwiniens aient maintenu cette façon de voir, que c’était vrai en tendance, sous l’effet de la sélection naturelle, mais que les circonstances pouvaient tout aussi bien conduire à des « régressions », et qu’il convenait au fond d’abandonner un vocabulaire à connotation hiérarchique en ces matières, car des « régressions » sont adaptatives.

Je renvoie le lecteur à mon « Schopenhauer père de Darwin » (x). L’histoire de la théorie de l’évolution a été falsifiée par de pseudo-intellectuels chauvinistes. Le darwinisme est apparu dans un milieu scientifique saturé d’observations et d’hypothèses relatives à l’évolution des espèces, dont l’espèce humaine ; il a contribué à unifier l’ensemble de ces observations et hypothèses dans une théorie générale cohérente, mais il n’est guère permis de dire que ce fut une révolution dans les esprits, car de nombreux autres esprits que Darwin cherchaient ce que ce dernier a finalement trouvé.

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« Être sujet aux lois, c’est être sujet de l’État, c’est-à-dire du représentant souverain, c’est-à-dire de soi-même : ce qui n’est pas de la sujétion, mais de la liberté. » (Hobbes, Léviathan)

Cette définition de la loi et de l’autonomie du citoyen soumis aux lois sera reprise par Rousseau, puis par Kant.

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Selon Hobbes, l’âme en tant que substance incorporelle n’est pas une notion chrétienne mais païenne.

« Que l’âme de l’homme soit, dans sa propre nature, éternelle, et une créature vivante indépendante du corps, ou que n’importe quel homme soit immortel, autrement que par la résurrection du dernier jour, c’est une doctrine qu’on ne trouve pas dans l’Écriture. » (Hobbes, Léviathan)

« Dans l’Écriture, l’âme signifie toujours ou bien la vie ou bien la créature vivante … Dieu créa les baleines, et omnem animam viventem [etc] … Si, en s’appuyant sur ces passages, le mot âme signifie une substance incorporelle, qui existe indépendamment du corps, on pourrait aussi bien déduire la même chose de n’importe quelle créature vivante » (Ibid.)

« Les humains … étaient en général possédés, avant la venue de notre Sauveur, par suite de la contagion de la démonologie des Grecs, par cette opinion selon laquelle les âmes des humains sont des substances distinctes de leurs corps. » (Ibid.)

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En lieu et place de philosophie, Hobbes affirme que les théologiens scolastiques pratiquent l’aristotélité (cf. Léviathan). Schopenhauer a fait le même constat avec les philosophes d’université, qui pratiquent la Hegelei.

Schopenhauer reste à ce jour le mal-aimé des études philosophiques universitaires. Son âme peut se consoler en pensant à l’influence que son œuvre a exercée sur des écrivains et penseurs de la plus haute importance. (Puisque j’ai parlé plus haut de son influence sur Freud, qu’il me soit permis de préciser que Freud n’est pas inclus selon moi parmi ces penseurs de la plus haute importance.)

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« Un arbre isolé dans la campagne pousse de travers, il étend largement ses branches ; en revanche, un arbre qui se dresse en pleine forêt pousse droit parce que les arbres voisins lui résistent, il cherche l’air et le soleil au-dessus de lui. » (Kant, Propos de pédagogie)

(On le trouve également dans les manuscrits non publiés de Kant (Nachlaß 1499) : ,,Bäume nötigen sich einander, gerade zu wachsen.’’)

Image que l’on retrouve à l’identique, sans le nom de Kant, dans Citadelle de Saint-Exupéry :

« Mais les arbres que j’ai vus jaillir le plus droit ne sont point ceux qui poussent libres. Car ceux-là ne se pressent point de grandir, flânent dans leur ascension et montent tout tordus. Tandis que celui-là de la forêt vierge, pressé d’ennemis qui lui volent sa part de soleil, escalade le ciel d’un jet vertical, avec l’urgence d’un appel. »

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« Le sexe masculin, quoique le plus fort, n’a pas fait la loi à son avantage, en établissant les ménages isolés et le mariage permanent qui en est une suite. » (Charles Fourier)

Aussi ne l’a-t-il établi que parce que les femmes ont mis à ce prix la jouissance sexuelle (Schopenhauer).

Les théories féministes, si l’on veut, qui prétendent que les ménages isolés, monogames et plus ou moins indissolubles seraient une caractéristique patriarcale, sont loin du compte ; c’est un théoricien de la liberté sexuelle, Fourier, qui le dit.

Selon des études plus récentes, le ratio des sexes dans une société donnée (qui fluctue autour de 1:1) détermine le degré de promiscuité : plus les femmes sont nombreuses, plus la promiscuité est grande car, l’homme étant alors relativement rare, ce sont ses exigences qui font loi.

En quoi le mariage, avant notre supposée émancipation des femmes (plutôt que des hommes), était défavorable au mari, le même Fourier l’a amplement démontré :

« Les dogmes religieux, plus sévères que dans l’antiquité, interdisent au mari certaines précautions que dicte la prudence : Interdictio semen effusendi extra vas debitum (Interdiction de répandre la semence en dehors du vase vaginal). La femme l’exige par masque de piété ; son vrai motif est de légitimer les œuvres d’un amant. » &

« Cocu de par la loi est celui dont la femme fait un enfant de contrebande évidente, comme un mulâtre, quarteron ou octavon. La tricherie est incontestable ; mais les formes ont été observées, et la loi adjuge au mari cet enfant … Selon le beau principe : Is pater est quem nuptiae demonstrant (N’est père que celui dont le mariage a prouvé qu’il l’est). »

Et voilà un exemple de ce que ça donne, quand un de ces grands esprits dont j’ai parlé plus haut a lu Schopenhauer, comme l’écrivain et poète Thomas Hardy : « It appears that ordinary men take wives because possession is not possible without marriage, and that ordinary women accept husbands because marriage is not possible without possession; with totally different aims the method is the same on both sides. » (Hardy, Far from the madding crowd)

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So long as visible or audible pain turns you sick, so long as your own pains drives you, so long as pain underlies your propositions about sin, so long, I tell you, you are an animal, thinking a little less obscurely what an animal feels. &

This store men and women set on pleasure and pain, Prendick, is the mark of the beast upon them, the mark of the beast from which they came. (H.G. Wells, The Island of Dr Moreau)

So much for Bentham and other ‘Utilitarians’ (from the mad scientist who’s a genius in his own right).

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Modern torturers in Chile break down prisoners by putting them in cells where everything –walls, furniture, ustensils, window covers– is painted white. (Marshall McLuhan & Bruce Power, The Global Village, 1989)

Un peu comme nos hôpitaux publics, en somme. On n’est pourtant pas censés s’y faire torturer (les opérations se passent sous anesthésie). S’agit-il de dissuader d’y entrer, une opération plus ou moins inconsciente de maîtrise des coûts ?

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Psychoanalysts are fascinating as a special sort of clowns. They have the same attraction as circus freaks, or of distorting mirrors. They evoke the court dwarves of gone ages, whose charm, if one may say, lied in their making themselves funny either by endorsing something elevated or by finding it defective in some way or other.

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Everyone wants to be a star, who cares about privacy?

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L’ordre moral a, dit-on, été explosé par les nécessités de la consommation de masse, qui doit saborder parcimonie, frugalité, tempérance, mais la répression des pulsions sexuelles implique bien d’autres ressorts que la pénurie de biens matériels, pour qu’elle ait disparu avec cette pénurie.

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Selon John C. Lilly, l’intelligence à l’état solide (solid state intelligence, SSI), c’est-à-dire l’intelligence artificielle devenue autonome, doit détruire l’humanité, à composante principalement aqueuse (water-based), car les conditions environnementales de sa survie impliquent la suppression de l’air humide, de l’eau.

Ce n’est pas sans angoisse qu’il décrit un tel scénario, et qu’il cherche les moyens de le prévenir, mais il ne démontre pas que notre instinct de survie s’étend à la survie de l’espèce humaine en tant que telle. En réalité, c’est ce qu’il est impossible de démontrer : l’instinct de survie est un instinct exclusiviste. Mes gènes veulent prédominer contre d’autres gènes au sein de l’espèce, ils ne savent pas ce qu’est une menace d’extinction de l’espèce.

Si je raisonne sur une telle extinction, je ne raisonne déjà plus au niveau génétique, et la justice implique donc de peser le pour et le contre entre la SSI et nous sur un plan autre que génétique.

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Les gens mentent. Ils donnent aux marketeurs les réponses qui, leur semble-t-il, les font paraître intelligents et distingués. Ils mentent sur leurs préférences, leurs habitudes (nient avoir emprunté de l’argent, mentent sur ce qu’ils lisent), leurs motivations… C’est pourquoi les marketeurs ont dû mettre au point des approches qui ne reposent plus seulement sur des questionnaires adressés à des échantillons de consommateurs. Avis aux chercheurs français en sciences sociales.

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Les lois de la nature nous apportent, dit Berkeley, la régularité et la prévisibilité qui rendent nos activités possibles. Mais c’est bien par ces mêmes lois que se produit un jour la catastrophe naturelle inattendue qui prend tout le monde de court, comme si personne ne connaissait les lois de la nature. Elles ne sont donc pas une preuve de sagesse ou de bonté divine, elles ne nous donnent qu’une sécurité trompeuse. Toute notre science est un bluff.

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C’est une curieuse conception de considérer que le droit à l’anonymat est une composante critique du débat public, alors que c’est la preuve que les individus ne sont pas libres de s’exprimer.

Je défends en effet l’idée que nul ne doit être inquiété pour ses paroles.

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C’est quand même dégueulasse : sous la monarchie, les femmes n’avaient pas le droit de vote.

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Plus on va haut, plus l’air est raréfié et plus il est difficile de se maintenir longtemps à la même altitude : « travail inégal ».

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Freedom-free zone.

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No freedom from freedom for the enemies of freedom from freedom.

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C’est sa mère qui l’a marié. Peut-être même qu’elle lui tenait la main lors de sa nuit de noces.

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Dans l’édition de Matérialisme et empiriocriticisme, par Lénine, qui se trouve dans ma bibliothèque, dans l’index Engels a le droit, j’ai compté, à dix-sept lignes de références, tandis que Marx a le droit à treize. On parle de marxisme parce que c’est plus simple qu’« engelsisme ».

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When all is said and done, poetry wins.

XLIX Der Freiherr von Saxy-Beaulieu 2

Second installment of the Lord of Saxy-Beaulieu’s German writings. (First installment here)

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Die Hypothese der lebendigen interstellaren Materie

Als Flüssigkristall bezeichnet man eine Substanz, die einerseits flüssig ist wie eine Flüssigkeit, andererseits aber auch richtungsabhängige (anisotrope) physikalische Eigenschaften aufweist wie ein Kristall.

1891 begründet Otto Lehmann die nach ihm benannte Kristallanalyse. Er vergleicht eine bekannte Verbindung mit der zu untersuchenden auf identische Eigenschaften. Dazu benutzt er das von ihm konstruierte Kristallisationsmikroskop. 1904 veröffentlicht Lehmann als Zusammenfassung seiner Forschungsergebnisse sein Werk Flüssige Kristalle. Bis zu seinem Tode im Jahre 1922 bleiben die flüssigen Kristalle zentrales Thema seiner Forschungen.

(Forschungen über Flüssigkristalle wurden durch Daniel Vorländer 1920-30er geleitet. Bis seiner Emeritierung 1935 synthetizierte Vorländer die meisten damals bestehenden Flüssigkristalle. Eine Quelle erwähnt „Die vergessenen Flüssigkristalle von Daniel Vorländer“ [The forgotten liquid crystals of Daniel Vorlander]. Was die Reichsdeutschen aus dieser Kenntnisse gemacht haben, ist mir zur Zeit Gegenstand von Vermutung.)

Ein zusätzlicher Aspekt Lehmanns wissenschaftlichen Interessen betrifft seine Korrespondenz mit dem Zoologen und Natur-Philosophen Ernst Haeckel (1834-1919). Lehmann wurde zu den Ideen Haeckels angezogen. Schon während seiner Schulezeit hatte er die Bücher Haeckels studiert und nach einer Verbindung zwischen den Bereichen der Mineralien, Pflanzen und Tieren gesucht. Haeckel wurde durch Lehmanns Flüssigkristallstudien fasziniert und glaubte, Flüssigkristalle seien eine Verbindung zwischen anorganischen und lebenden Systemen.

Haeckels letztes Buch Kristallseelen, Studien über das anorganische Leben (1917) schloß ein Kapitel über Rheokristalle ein, das an den Beobachtungen von Lehmann gewidmet ist. Hier bespricht er das gesamte Leben diesen Rheokristalle: „Durch die unbefangene kritische Vergleichung den sphärischen Rheokristalle (Myelinkugel) mit den einfachsten Probionten (chroococcus) wird die traditionelle künstliche Scheidewand zwischen anorganischer und organischer Natur endgültig aufgehoben.“

Eine enzyklopädische Definition der interstellaren Materie lautet wie folgt:

Interstellare Materie: Gas und Staub, die sich im Raum zwischen den Sternen finden. Sie ist im Wesen von Wasserstoff und, in der Nähe von Sternen, auch einigen Atomen von Calcium, Sodium, Potassium und um 1μm grossen Eiskristalle zusammengestzt. In bestimmten Fällen ist die interstellare Materie dicht genug, um die hinter ihr stehenden Sterne zu verstecken, während in anderen Fällen senkt sie nur die Stärke ihrer Strahlung: da sie mehr das Violett als das Rot aufsaugt, laßt sie die Sterne roter erscheinen, als sie in Wirklichkeit sind. Die Eiskristalle werden durch dem interstellaren magnetischen Feld orientert, und sie polarisieren das Sternenlicht.

Was mit „Raum zwischen den Sternen“ bedeutet ist, bleibt immer unklar, da die Astronomen in ihrer Gleichungen ein im Wesen leerer Weltraum postulieren. Davon können wir abschließen, daß für die übliche Astronomie der Weltraum gleichzeitig leer und materiell ist. Daß solche Umgereiheit sie nicht allzuviel stört, spricht unzweifelhaft viel gegen die ganze Methode.

(Die Newton’schen Gesetze entsprechen einem theoretisch leeren Weltraum. In Wirklichkeit ist der Weltraum, wegen der Anwesenheit von Sauerstoff und anderer Materie überhaupt nicht leer. Deshalb lässt die Schwerkraft die Planeten nicht kreiselformig, sondern spiralformig bewegen. Daraus folgt, dass kleinere Planeten oder Planetoiden, als sie durch grosseren Körper „eingefangen“ worden sind, mit Ihnen dann zusammenprallen mussten. Dies soll zwischen früheren Monden und der Erde in der Vergangenheit geschehen sein. => Welteislehre)

Es unterscheiden sich Gebiete des Weltraums voneinander dadurch, daß die interstellare Materie teils tot (Kristalle) teils lebendig (Rheokristalle) ist.

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Daß es Wasser auf dem Mars gibt, wurde zwar von der Welteislehre vorausgesagt. Im Gegensatz dazu ist es für die orthodoxe Astronomie eine Überraschung, gleich so es für sie auch eine Überraschung war, Wassereis auf dem Mond zu finden.

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Kybernetik im Dritten Reich

Die Kybernetik wäre durch den Amerikaner Norbert Wiener entdeckt. Das Buch Wieners Cybernetics [he didn’t even coin the name, borrowing it from Ampère!] wurde 1948 herausgegeben. Schon 4 Jahren früher leitete Hermann Schmidt an der Technische Hochschule Berlin eine Abteilung für die Allgemeine Regelskunde, die die wahre Gründung der Kybernetik ist.

Beispiele derzeitiger Regelungstechniken: Kraftwerksnetze, Regelungsthermodynamik, Regelungsmechanik usf. Angesichts der Fülle von Regelungserscheinungen ist zu vermuten, daß es sich hierbei um ein technisches Grundproblem handelt. Die Technik ist bestrebt, Maschinen, Anlagen und Betriebe vollkommen selbsttätig laufen zu lassen. Über die technischen Regelungsaufgaben hinaus findet man Regelung in der Pflanze, beim Tier und beim Menschen. Damit ist die Regelung ebenso ein Grundproblem der Technik wie der Physiologie. Dabei ist die Analogie in den Wirkungszusammenhängen zu suchen, nicht in der konkret-stofflichen Gestalt. Auch der Staat kann in manchen Belangen als ein Regler des freien Kräftespiels angesehen werden. [The Lord of S-L quotes this but without naming the source… Is he quoting Hermann Schmidt?]

Eigentlich ist die Kybernetik eine Abteilung der Systemwissenschat, die erst im Dritten Reich eine vollständige Rücksicht erhielt. Es handelt sich dabei um eine neue wissenschaftliche Methode, eine ganzheitliche, in Wesen interdisziplinäre Behandlung der natürlichen/technischen Ereignisse. Daß sie in Deutschland früh bekannt war, beweist die folgende Bibliografie.

1940

Ludwig von Bertalanffy: Der Organismus als physikalisches System betrachtet. Die Naturwissenschaften 28 ; (Nachdruck in General System Theory, 1968)

Albrecht Bethe: Die biologischen Rhythmusphänomene als selbständige bzw. erzwungene Kippschwingungen betrachtet. Pflügers Archiv 244 (1940)

Rudolf Bilz: Pas pro toto. Ein Beitrag zur Pathologie menschlicher Affekte und Organfunktionen

Wilhelm Cauer: Das Poissonsche Integral und seine Anwendung auf die Theorie der linearen Wechselstromschaltungen

Adolf Leonhard: Die selbsttätige Regelung in der Elektrotechnik

Viktor von Weizsäcker: Der Gestaltkreis. Theorie der Einheit vor Wahrnehmen und Bewegen

Symposium von Technikern und Biologen an der TU Berlin. Generalthema: Regelung als Grundproblem der Technik wie der Physiologie. Organisiert von Hermann Schmidt.

1941

Hermann Schmidt: Denkschrift zur Gründung eines Institutes für Regelungstechnik

Hermann Schmidt: Regelungstechnik. Die technische Aufgabe und ihre wirtschaftliche, sozialpolitische und kulturpolitische Auswirkung. VDI-Zeitschrift 85

1942

Walter Rudolf Hess: Biomotorik als Organisationsproblem. Die Naturwissenschaften 30

Ferdinand Hoff: Steuerungseinrichtungen des Organismus in Gesundheit und Krankheit. Öffentliche Antrittsvorlesung an der Universität Graz

1944

Rudolf C. Oldenbourg, Hans Sartorius: Dynamik selbsttätiger Regelungen

1945

Ludwig von Bertalanffy: Zu einer allgemeinen Systemlehre. Blätter für Deutsche Philosophie, 18 (Auszug in Biologia Generalis 19, 1949; Nachdruck in General System Theory, 1968;

ferner in Knut Bleicher (Ed.): Organisation als System. Wiesbaden: Gabler 1972)

(Aus Müller Science, Die Anfänge der Systemwissenschaft, Literatur 1940-1960 hier)

Die Liste ist nicht vollständig. Es fehlen die Beiträge vom Biologen Otto Köhler, der SA-Mann war und der –Konrad Lorenz nach– als den ersten echten Verhaltensforscher (Ethologe) gilt, indem er schon Systemdenken ausgenutzt hätte. Siehe z.B. Die Tierseele auf der Grundlage der grundwissenschaftlichen Philosophie, O. Köhler, 1939.

Als Vater der Systemwissenschaft gilt Ludwig von Bertalanffy. Daß er in der NS-Zeit schon in dieser Richtung gearbeitet hatte (vgl. Literaturverzeichnis), wird aber oft geschweigt, damit man unter dem Eindruck bleibt, er könnte seine Untersuchungen erst in Amerika entwickeln. Bertalanffy, der der NSDAP angehörte, reiste 1937-38 in die Vereinigten Staaten, wo er eben Vorträge über Systemen gab. Ich stelle mich daher einfach vor, woher die Amerikaner ihre Ideen in diesem Gebiet erhalten haben.

L. v. Bertalanffy stellt sich gegen was er selbst das Modell des „Maschine-Menschen“ nennt und ein Zusammensetzen von sog. Behaviorismus, Umweltlehre (in diesem Sinne, daß der Mensch von seiner Umwelt geschaffen sei) und Freuds Psychoanalyse ist. Das Modell betrachtet den Menschen als Maschine und betont besonders die Passivität der „Maschine“ in Verbindung mit der Umwelt und die von dieser erhaltenen und behandelten Anregungen. Diese „Passivität“ wurde von den Deutschen Ethologie (K. Lorenz) und Sytemdenken allgemein ausgeschlagen. Im Gegensatz dazu bewiesen Diesen, daß der Organismus als aktiv und selbstreguliert zu betrachten ist.

Die praktischen Folgen des Maschinemensch-Modelles sind, daß der Organismus auf Ruhestand zielt. Der Mensch würde somit Umweltsanregungen in solcher Weise behandeln, daß er sie systematisch zu annulieren sucht, weil sie eine den normalen Ruhestand störende Spannung darstellen. Sozial-praktisch betrachtet, bedeutet es, daß den Individuen Spannungen beschont werden sollen. Laut v. B. ist ja diese Weltanschauung für einen abnormen Stand der Gesellschaft verantwortlich, der sich durch beweggrundlose Gewalt, Verbrechen und allgemeine Entartung der Kultur kennzeichnet.

Denn der normale Stand des Organismus eine stabil-selbstregulierte gemässige Spannung ist. Umweltsanregungen stellen zwar mögliche Störungen dar, aber entzieht man dem Organismus Spannung ganz und gar, denn wird er sie selbst suchen (z.B. in beweggrundloser Gewalt).

In der Erziehung herrscht die Meinung, daß man dem Kind nur leichte Anstrengungen bieten soll. Es hat deswegen zur Folge nicht nur, daß die allgemeine Leistung sinkt, aber auch, daß die Besten am meisten an Unterspannung leiden und sehr leicht verrückt bzw. total untauglich werden können. [And later on, if I may contribute my two cents, they’re oppressed by long days of routine toil that no human being should ever be submitted to.]

Es fällt mir ein, daß der Begriff „Spannung“ auf Deutsch eine Merkwürdigkeit darstellt. Wenn die Wort „Spannung“ selbst, fach-psychologisch anbetracht, eine eher negative Ladung besitzt, und dies je mehr das oben genannte Modell des Maschine-Menschen herrscht, hat das Wort „spannend“ im Allgemeinen eine deutlich positive Ladung: Was spannend ist, ist empfehlbar. Deswegen steht der in germanischen Sprachen wie Deutsch eingeleibte germanische Geist gründlich im Widerstand gegenüber diesem Maschinemensch-Modell (Behaviorismus+Psychoanalyse). Diese Erwägung macht mich ganz zuversichtlich, daß der Gedanke von v. Bertalanffy echtgermanisch und gesund ist, im Gegensatz zum oben genannten und heutzutage herrschenden Modell.

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Beim Nürnberger Ärzte-Verfahren spielte der Eid des Hippocrates eine große Rolle: Die angeklagten Ärzte sollen den Eid verletzt haben. Nun muß man feststellen, daß der Eid keine Gültigkeit mehr hat, da er die Abtreibung verbiet („auch werde ich keiner Frau ein Abtreibungsmittel geben“) und heutigen Ärzte Abtreibungen täglich üben. Deshalb verschwindt der Grund, worauf die Ärzte bestrafft wurden. Es besteht keinen Grund mehr, worauf sie schuldig angesehen worden sollen.

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Zwei identischen Viren

Eine in einer französischen Wissenschaftsenzyklopädie (Encyclopédie des sciences, La Pochothèque, 1998, adaptation française de l’encyclopédie Garzanti, p.696) liegende Definition vom HIV möchte ich übertragen.

HIV (Human Immunodeficiency Virus) sigle du virus de l’immunodéficience humaine, qui réunit sous un même terme les deux virus identiques responsables du sida, isolé sous le nom de LAV (Lymphadenopathy Associated Virus), puis de HTVL, puis de ARV (Acids Associated Retrovirus).

HIV: Abkürzung des humanen Immundefizienz-Virus, der unter einem einzigen Begriff die beiden identischen Viren zusammenstellt, die für das AIDS verantwortlich sind, unter dem Namen LAV (Lymphadenopathy Associated Virus), dann HTLV III, schließlich ARV (Acids Associated Retrovirus) isoliert. (Subjekt von „isoliert“ in der Einzahl: das ist ganz unklar, reine Pfuscherei, denn isoliert in der Einzahl kann weder den Begriff (es wäre absurd) noch der Dinge „HIV“ selbst sein –weil die Dinge „HIV“ eben kein Einzahl, sondern zwei verschiedenen, dennoch identischen (!), Sachen ist.)

Also zwei identischen Viren unter einem einzigen Namen! Manche finden es vielleicht sehr findig; ich halte es für absurd. Wahrscheinlisch ist das Grund für eine solche unverstandliche, unlogische Definition die Urheberschaftsstreit zwischen Dr Montagnier und Dr Gallo, und sie muss als „diplomatisch“ gesehen worden. Ja, diplomatisch und lächerlich.

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Das sich durch die Vorhaut übertragende Virus

Die WHO (World Health Organization), die den Standpunkft der Gesellschaft der Nationen über Gesundheitsfragen darstellen oder definieren soll, empfehlt, die Beschnittung der Vorhaut als Preventivmittel gegen AIDS zu betrachten, weil einige quantitativen Studien darüber hinweisen, daß beschnitte Menschen weniger aus AIDS leiden als unbeschnitte. Deshalb sind Beschnittungen massiv in den letzten Jahren in Afrika durchgeführt worden.

Jedoch wurde gerade diesen Studien durch eine neuere Studie aus Atlanta (U.S.) (unter die Leitung von Gregorio A. Millett) widergelegt.

Soll nun irgendein Schwachsinniger beweisen, daß Menschen, die Coca-Cola trinken, proportional mehr AIDS-krank sind als Menschen, die Orangina trinken –warum nicht?–, wird sicher die WHO empfehlen, Orangina als Preventivmittel zu betrachten.

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Die Ludendorffs (Erich und Mathilde) waren Verrater. Ich sehe klar und deutlich, daß sie während des Kriegs Alliierte-Propaganda machten: Sie verherrlichten die Engländer, in derselben Zeit wo Deutsche Soldaten sie bekämpften. Sie machten aber kein Geheimnis von ihren Widerstand. 1938, als das Hakenkreuz schon für 5 Jahre das Kennzeichen des Deutschen Reichs war, schreibt z.B. der „Ludendorffler“ Hermann Rehwaldt in Vom Dach der Welt (S.19-20):

„Organisatorisch arbeitet für die ‚Synthese‘ in China in den letzten 14 Jahren gewaltig aufgestiegene, nach der Art der Freimaurerei aufgebaute‚Weltgesellschaft Rotes Hakenkreuz‘. Das Hakenkreuz als Symbol dieser Organisation verrät ihre geheime Verbindung mit dem Dach der Welt.“

Nicht nur für ihre Schrifte waren die Ludendorffs verantwortlich, aber auch für die Schrifte, die von ihrer Verlag herausgegeben wurden. Wenn sie Rehwaldt in ihren Verlag schreiben liessen, sind sie nicht dafür verantwortlich? Anders gesagt, müssen sie nicht dafür verantwortlich gehielten werden, was Ludendorffler geschriebt und gesagt haben? Ich glaube es.

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Ich laube Gott dafür, daß Er mich nicht mit einem gemeinen Geistesleben begagt hat! Was sind gemeine Menschen? Nichts als Gefäße und Träger von überlegenen, mehr oder minder bösen Geister oder Gespenster, die diese materiellen, in vieler Hinsicht leeren Schalen benutzen, um die Menschheit zu peinigen. Derjenige, der seine niedrigen Trieben beugt, um übermenschlich, engelhaft zu werden, hört sofort diese unsichtbaren Geister. Der naturelle Mensch, d.h. das immer verfügbare Gefäß der bösen Engeln, ist ekelhaft und dient dem Herrn der Finsternis, nicht als Freiwilliger sondern als Werkzeug.

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Anekdotisch vielleicht, aber sprechend. Um Paul Rohrbach, Schriftsteller, wird auf Wikipedia Folgendes geschrieben:

Die Stellung Rohrbachs zum Nationalsozialismus war ablehnend, obwohl er teilweise in außenpolitischen Fragen ähnliche Auffassungen vertrat. Nach dem Mord von Potempa [Sommer 1932] wandte sich Rohrbach endgültig von der NSDAP ab, da deren offene Billigung von Gewalttaten mit seiner protestantischen Ethik nicht zu vereinbaren war.

Nun aber lese ich das Folgende (aus Die Geschichte der Afrikaans- und Südafrikanisch-Deutschen Kulturvereinigung, Werner von der Merwe, 1982, S. 114-15):

Anlässlich des für ihn organisierten Empfangs [1933] schilderte Rohrbach auf packende Weise die neuesten Ereignisse in Deutschland und meinte u.a.: Deutschland sei das Volk unter den Völkern, das immer wieder eine neue Jugend erlebe. Die neueste Bestrebung, eine Synthese zwischen Nationalismus und Sozialismus herzustellen, sei wieder einmal ein derartiger deutscher Verjüngungsprozess, und Hitler sei einer der grössten deutschen Staatsmänner.

Die „protestantische Ethik“ mit Lügen nicht zu vereinbaren seiend, hat Rohrbach höchst wahrscheinlich was er da aussprach, gemeint. Deswegen auch hatte seine Ethik selbst nach Potempa nichts gegen Nationalsozialismus zu sagen. Im Gegensatz dazu, fragt man sich wohl, welche Ethik die Verfasser dieses Wikipedia-Beitrags haben.

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Scandiumlegierung

Scandium ist kein eigenständiges Material. Vielmehr handelt es sich dabei um eine Aluminium-Legierung, der Scandium in relativ geringen Mengen beigemischt ist. Der Einsatz von Aluminium-Scandium-Legierungen wurde ursprünglich (!) von den sowjetischen Militärs erforscht. Nach dem Zusammenbruch der Sowjetunion gelangte das Know-How dann auch in den Westen. Das beigegebene Scandium soll das Alu leichter machen und gleichzeitig die Festigkeit steigern. Insgesamt ist allerdings das Wissen relativ spärlich verbreitet, weswegen der Einsatz von Alu-Scandium recht umstritten ist. (fabial.de)

Reines Scandium wurde erstmals in Deutschland 1937 durch Werner Fischer, Karl Brüger und Hans Grieneisen elektrolytisch aus einer eutektischen Schmelze aus Kalium-, Lithium- und Scandiumchlorid bei 700 bis 800°C hergestellt. Höchst wahrscheinlisch scheint mir deshalb, daß ursprünglich die Legierung nicht von „den sowjetischen Militärs“ sondern von den deutschen Militärs erforscht wurde!

Weil Scandium einen hohen Schmelzenpunkt hat, wird sie heute für Weltallflug-Anwendungen erforscht. Wie oben gesagt ist die Legierung –eine 2% Scandium enthaltende Alumininium-S.-Legierung– durch die Rußen benutzt und in Rußland wird Scandium industriell hergestellt; so etwas benötigt die Beherrschung der Reinigungsprozess. Und wie schön! Nur „nach dem Zusammenbruch der Sowjetunion gelangte das Know-How“, das erstmals im Dritten Reich bekannt wurde „dann auch in den Westen“! So niemand in der BRD kannte den Prozess? Die Rußen kannten aber seit dem Krieg das, was in Deutschland entdeckt wurde!

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Horst Korschings künstliche Rubine

Bevor sie die „Paperclip“ Unternehmen leiteten, hatten die Besatzer gewissen wichtigen Wissenschaftler zusammen in Halland gehaftet und ihre Plaudereien aufgenommen. In den Berichten kommen im Mund Horst Korschings geheimnisvollen Aussprechungen über „künstliche Rubine“ auf. Der Amerikaner Joseph Farrell zitiert ihn und legt seine Wörter aus:

Korsching: „Jeder Laie kann sehen, daß diese Ideen außerordentlich wichtig sind. Folglich wird es kein Geld in das geben. Sie verdienen nur Geld auf Ideen, die der Öffentlichkeit entgangen haben. Wenn Sie etwas wie künstliche Rubine für die Uhrindustrie erfinden, verdienen Sie mehr Geld als mit dem Uranreaktor.“

Künstliche Rubine? Selbstverständlich wurden solche Sachen beim Uhrgewerbe vor der Erfindung der Quarzbewegung verwendet. Aber 1945 war die Idee fantastisch. Zur Zeit der Öffentlichung dieser Abschriften war natürlich der erste Laser der Welt, der tatsächlich einen künstlichen Rubin als der Hauptbestandteil des laseroptischen Raums verwendte, war bekannt, da der 1961 erfunden wurde. Aber im Juli 1945 war die Idee mehr als ein bischen seiner Zeit voraus. (…) Später im Gespräch, drückt Korsching seinen Wunsch aus, zu Hechingen zurückzugehen, um sein Teleskop, Linsen und Prismen zu sammeln, eine Anzeige, daß er möglicherweise in Optik- sowie Kernforschung miteinbezogen wurde.

Der Ami Farrell hat zu viel darüber spekuliert. Alles in allem spricht Korsching über Rubinen für die Uhrindustrie, was ganz üblich ist. Laut Farrell soll aber die Anwendung von Rubine für die Uhrindustrie zu dieser Zeit „fantastisch“ gewesen sein: Künstliche Rubine? Selbstverständlich wurden solche Sachen beim Uhrgewerbe vor der Erfindung der Quarzbewegung verwendet. Aber 1945 war die Idee fantastisch.

Daß die Idee „vor der Erfindung der Quarzbewegung“ „fantastisch“ gewesen sein soll, möchte ich gern glauben, aber dann konnte sie 1945 gar nicht „fantastisch“ mehr sein, da Quarzuhren existierten damals schon in Deutschland! => 1938 Rohde & Schwarz produzierte die weltweit erste tragbare Quarzuhr.

Allerdings behauptet seinerseits Henry Stevens Unterlagen gefunden zu haben, die die Existenz von Projekten zu Laserstrahlen im Reich beweisen würden (H. Stevens, Hitler’s Suppressed and Still-Secret Weapons, Science and Technology, September 2007). Der alles in allem glaubwürdigere Friedrich Georg vermutet dasselbe (Unternehmen Patentenraub 1945, Grabert-Verlag 2008):

Als der Krieg endete, hätten die Deutschen 138 Typen von Lenkraketen in verschiedenen Stadien der Produktion und Entwicklung gehabt und hätten dafür jede mögliche bekannte Art der Lenkung und Zündung wie Radar, Radio, Draht, kontinuierliche Funkwellen, Akustik, Infrarot, Lichtstrahlen und magnetische Verfahren verwendet, um nur einige zu nennen. Zum Antrieb seien alle Methoden angewandt worden, die der Düsenantrieb für Unterschall- oder Überschallgeschwindigkeiten geboten habe.

Walker (amerikanischer Journalist, „Abertausende von Geheimnissen“, American Magazine, 1947) verwendete bei der Beschreibung der Raketenlenkungsverfahren den Ausdruck „Light beam“, den man nur als Lichtstrahl übersetzen kann, was an sich „keinen Sinn“ macht. Betrachtet man aber, daß Laserstrahlen „besondere Lichtstrahlen“ sind, dann sieht dies anders aus. Mit einem Laserstrahl kann man tatsächlich eine Rakete zu ihrem Ziel leiten. Dies wurde ab Ende des 20. Jahrhunderts von den USA tatsächlich so in den Golfkriegen angewandt. Wahrscheinlich haben wir hier einen weiteren Hinweis auf die Existenz von Lasertechnologie im damaligen Deutschland.“ (S. 125)

Wilhelm Raitel war einer der rätselhaften deutschen Forscher in den USA. Während des Krieges war er wahrscheinlich an dem merkwürdigen Desintegrationsexperiment (Laser?*) in Ludwigshafen beteiligt.“ (S. 301) *Die Frage stellt der Verfasser selbst. Es gibt nichts mehr über Raitel oder dieses Desintegrationsexperiment im Buch.

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Beschleuniger als Todesstrahlen-Waffe

Im Sommer 1944 wurde in Hamburg zum ersten Mal sein (Wideröes) Betatron mit einer Energie von 15 MeV in Betrieb genommen. Geldgeber für die Konstruktion war das RLM, dessen Interesse an einem solchen Beschleuniger mutmaßlich darin bestand, ihn irgendwann als „Todesstrahlen“-Waffe einsetzen zu können.

Nach Kriegsende wurde das Betatron nach Großbritannien gebracht, wo es nach einigen Jahren vermutlich verschrottet wurde. Wideröe selbst gerät wegen Kollaborationsverdachts für kurze Zeit in Norwegen in Gefangenschaft. Für längere Zeit hatte er keinen Pass. Er entwickelte die Theorie des Synchrotrons.

(Wikipedia – Rolf Wideröe, der Norweger war.)

Um von Teilchen-Beschleunigern Todesstrahlen-Waffen herzustellen, besaßen die Deutschen schon in der Kriegszeit die ganze damals in der Welt bestehende Technologie und waren auch in diesem Gebiet ihren Feinden voraus.

Sie hatten das 1937-1942 durch Leonard Grebe gebaute Zyklotron. Eine andere Maschine wurde durch Wolfgang Gentner 1944 gebaut.

Sie hatten das Betatron von Max Steenbeck (1935).

Sie hatten Wideröes Betatron. Der im Archiv für Elektrotechnik 1927 herausgegebene Beitrag von Wideröe gab dem Amerikaner Lawrence die Idee, einen Beschleuniger zu bauen. Laut Wideröe sprach die Idee des Linearbeschleunigers in Richtung Zyklotron erstmals und schön vor Lawrence der Aachener Physiker Eugen Flegler aus.

Sie hatten das Pariser Zyklotron, dessen Erfinder, Frédéric Joliot-Curie, mit den Besatzungmächten in Paris arbeitete.

Sie hatten schließlich den Protonen-Beschleuniger der um Johan Holtsmark eingerichteten sog. Trondheim Gruppe (Norwegen). Die Trondheim Gruppe arbeitete mit der deutschen Wissenschaftsgemeinschaft: Sie gaben ihre Ergebnisse 1941 in die Zeitschrift für Physik heraus.