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LV The Island of Dr Bentham

Quelques passages bibliques cités par Swedenborg dans ses Arcana Cœlestia, en l’occurrence dans le cahier relatif à 1 Mos. 1-3 (édition suédoise, qui n’est pas l’édition originale en latin). Mon objet n’est pas de rendre compte ici de l’interprétation ésotérique que Swedenborg donne de ces passages ; je me borne à demander à mon lecteur si de tels passages, tellement bizarres, peuvent admettre autre chose qu’une interprétation ésotérique (quand bien même on l’appellerait symbolique ou allégorique) pour quelqu’un qui croit à la sainteté des Écritures.

Pour montrer, peut-être, la perplexité des traducteurs devant ces passages, je donne pour chacun deux traductions françaises, celle de la Bible de Jérusalem (BJ) (catholique) et celle de Louis Segond (LS) (suisse protestante), comme je l’ai déjà fait en d’autres occasions, ici (voyez en commentaires) et ici.

Isaïe 46:11

« J’appelle depuis l’Orient un rapace, d’un pays lointain l’homme que j’ai prédestiné. » BJ

« C’est moi qui appelle de l’orient un oiseau de proie, D’une terre lointaine un homme pour accomplir mes desseins. » LS

Pourquoi cet homme prédestiné est-il appelé rapace ou oiseau de proie ?

Osée 2:20

« Je conclurai pour eux une alliance, en ce jour-là, avec les bêtes des champs, avec les oiseaux du ciel et les reptiles du sol » BJ

« En ce jour-là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre » LS

Admettons que ce passage soit à prendre littéralement : qui a dit que les animaux n’avaient pas d’âme, puisque Dieu conclut une alliance avec eux ? Sinon, de quoi ces animaux sont-ils la métaphore ?

Job 5:23

« Car tu feras alliance avec les pierres des champs » BJ

« Tu auras un pacte avec les pierres des champs » LS

Isaïe 43:20

« Les bêtes sauvages m’honoreront » BJ

« Les bêtes des champs me glorifieront » LS

Isaïe 43:7 (c’est Dieu qui parle)

« Tous ceux qui se réclament de mon nom » (BJ)

« Tous ceux qui s’appellent de mon nom » (LS)

Ici, BJ interprète le sens littéral pour écrire quelque chose de compréhensible. LS garde le sens littéral et n’est guère compréhensible tel quel. (Le texte suédois est conforme à la traduction de LS : « Envhar, som är kallad med mitt Namn… ».)

Ézéchiel 31:18

« Pourtant tu fus précipité avec les arbres d’Eden vers le pays souterrain, au milieu des incirconcis » BJ

« Tu sera précipité avec les arbres d’Éden Dans les profondeurs de la terre, Tu seras couché au milieu des incirconcis » LS

Pourquoi cette punition des arbres d’Eden, qui l’ont méritée au même titre que les incirconcis ?

(Notez au passage la différence de temps entre les deux traductions : dans un cas un souvenir, dans l’autre une menace.)

Vasarely (Beaubourg 2019)

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Louis XVI : « On ne gouverne pas un pays contre l’esprit dominant. »

Bien vu.

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« Si le soleil est caché par les nuages, il ne change pas de place pour autant, ni ne perd sa merveilleuse splendeur. » (Miguel de Molinos, Guide spirituel, 1675)

La même image, la même belle pensée se retrouve, identique, sous la plume de Gandhi.

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« Jésus-Christ n’a pas voulu choisir des gens savants et habiles pour la prédication de l’Évangile et pour la conversion du monde, mais seulement de pauvres pêcheurs et des gens simples et grossiers, qui n’eussent aucune science. » (R. P. Rodriguez, Pratique de la perfection chrétienne, 1615)

Il choisit des « pauvres pêcheurs » qui furent capables d’écrire des évangiles en grec, qui ne devait pas être leur langue maternelle.

Or puisque les apôtres sont les auteurs des évangiles, ils étaient savants : c’est la conclusion de Daniel-Rops, dans L’Église des apôtres, ouvrage qui a reçu l’imprimatur de l’Église.

En résumé, pour l’Église, les apôtres étaient de pauvres pêcheurs savants…

D’ailleurs, elle ne sait plus si les quatre apôtres sont les auteurs des évangiles qui portent leurs noms.

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« Il haïssait cette franc-maçonnerie de pissotières » (Sartre, L’âge de raison)

Cette même « franc-maçonnerie » est appelée, toujours par Sartre, « la franc-maçonnerie des pauvres », dans Le sursis.

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« Je viens de lire sur le transparent d’un journal anglais : Ruhr Coal peace hope. Mettez l’ordre inverse, propre au français ; vous auriez : espoir pacifique charbonnier ruhrien. Eh bien ! non, non et non ! le français pense : espoir de pacification dans les mines de la Ruhr. Votre emploi d’épithètes juxtaposées ne tend à rien de moins qu’à supprimer l’analyse rationnelle des idées ! … Les constructions agglomérées et madréporiques répugnent au génie analytique et dissociateur (pour ainsi parler) de notre langage. » (Jacques Boulenger et André Thérive, Les soirées du Grammaire-Club, 1924)

Voyez le début d’analyse que je fais de l’anglais comme « langue topologique » chez Arnold Gehlen (ici) : chez ce dernier, ce n’est pas un défaut.

La traduction « espoir de pacification dans les mines de la Ruhr » laisse d’ailleurs coal de côté, et il faudrait en fait, pour rendre fidèlement la construction « madréporique » anglaise, écrire, en suivant le modèle indiqué : espoir de pacification dans les mines de charbon de la Ruhr, autrement dit, traduire quatre mots par onze, ce qui est presque trois fois plus long !

Le principe d’économie n’est pas mauvais en soi. Je me rappelle combien j’étais frappé, dans le métro de Boston, Massachusetts, de voir que les traductions espagnoles des consignes en anglais (car le bilinguisme tendait alors à se généraliser dans cette ville) étaient beaucoup plus longues que l’original ; et je me faisais la réflexion qu’une telle apparence n’était pas de nature à rendre l’espagnol attrayant. Pourquoi un anglophone voudrait-il apprendre une langue s’il perçoit, dans le métro, qu’elle nécessite une bien plus grande prolixité pour parvenir au même résultat, la consigne étant forcément la même dans l’une et l’autre langues ?

Or, en examinant ces consignes, je constatai que le traducteur espagnol en disait d’une certaine façon plus que l’original, par exemple en parlant de « poignée de porte » là où l’original anglais se contente d’indiquer la « poignée », et tout le reste à l’avenant. Cette minutie sans doute bien intentionnée ne peut que rendre l’espagnol peu attrayant pour ceux qui ne le parlent pas, ne peut que conforter les anglophones dans le sentiment intime de la supériorité de leur langue, comparée à une langue en apparence si prolixe. Ces traductions donnent le sentiment que l’espagnol est une langue qui fait perdre son temps à celui qui la parle, car il pourrait dire, et par conséquent penser deux fois plus de choses dans la journée en parlant anglais.

Je soumets cette réflexion aux traducteurs de profession, surtout pour ces messages fonctionnels ou commerciaux comme on en trouve dans le métro : rendez votre langue économique !

D’ailleurs, Boulenger et Thérive donnent, dans leur roman, le nom très madréporique de Grammaire-Club à leur société d’amis de la langue française, et non celui de Club de Grammaire ou Club des Grammairiens. Et club est un mot anglais.

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« Les fous ont toujours été et seront toujours le plus grand nombre. » (Diderot, Entretien d’un philosophe avec la Maréchale de…)

Peut-on être démocrate avec une telle conviction ?

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« René Leibovitz … joua au piano de la musique dodécaphonique ; je n’y compris rien ; mais elle avait été interdite par les nazis. » (Simone de Beauvoir, La force des choses)

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« On dit que plusieurs sages-femmes prétendent, en pétrissant la tête des enfants nouveau-nés, lui donner une forme plus convenable, et on le souffre ! » (Rousseau, Émile)

Les déformations crâniennes pratiquées par les Huns, les Incas, et d’autres, poursuivaient-elles un objectif physiognomonique, à savoir le développement des facultés intellectuelles dans une certaine direction ?

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« Les enfants sont si longtemps rampants et faibles, que la mère et eux se passeraient difficilement de l’attachement du père, et des soins qui en sont l’effet. » &

« L’homme est sociable par sa nature, ou du moins fait pour le devenir. » (Rousseau, Émile)

Que l’on songe au prodige de subtilité dans l’idée que l’homme est par nature fait pour devenir sociable, plutôt que sociable par nature. Rousseau ne pouvait tout simplement pas ne pas ajouter « ou du moins fait pour le devenir », sans jeter à terre son état de nature et son Contrat social. Je voudrais toutefois que les penseurs qui discutent de son contrat social et de son état de nature, gardent présents à l’esprit les deux citations ci-dessus.

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« La liberté n’est dans aucune forme de gouvernement. » (Rousseau, Émile)

Une pensée de l’auteur du Contrat social.

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Die Träume für bloßes Gedankenspiel, bloße Phantasiebilder ausgeben zu wollen zeugt von Mangel an Besinnung oder an Redlichkeit. … Diesem Satze vom Grunde als den ausnahmslosen Prinzip der Abhängigkeit und Bedingtheit aller irgend für uns vorhandenen Gegenstände müssen nun auch die Träume hinsichtlich ihres Eintritts irgendwie unterworfen sein: allein auf welche Weise sie ihm unterliegen, ist sehr schwer auszumachen. (Schopenhauer, Versuch über das Geistersehn und was damit zusammenhängt)

L’influence de Schopenhauer sur Freud est plus ou moins connue des biographes de ce dernier. La citation ci-dessus contient en germe la théorie freudienne des rêves, dans la mesure où l’on y trouve l’expression d’une pertinence du contenu des rêves autrement que dans le contexte irrationnel de l’oniromancie de la plus haute antiquité.

En examinant ensuite les propositions de l’oniromancie antique, qu’il décrit comme fondée sur une clé d’interprétation en quelque sorte universelle du symbolisme des rêves, indépendante des individus, Schopenhauer s’en écarte en affirmant que l’interprétation est à produire à partir de la biographie individuelle, ce qui est purement et simplement une première expression, à ma connaissance, du postulat de la théorie psychanalytique des rêves :

Allein diese [Oniromantik des Artemidoros u.a.] fügt die Voraussetzung hinzu, daß die Vorgänge im Traum eine feststehende, ein für allemal geltende Bedeutung hätten, über welche sich daher ein Lexicon machen ließe. Solches ist aber nicht der Fall: vielmehr ist die Allegorie dem jedesmaligen Objekt und Subjekt des dem allegorischen Traume zum Grunde liegenden theorematischen Traumes eigens und individuell angepaßt. (Ibid.)

Sur cette base, Freud se mit à chercher de quelle manière les événements de la vie individuelle se traduisent en symboles oniriques.

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Die Batrachier führen vor unsern Augen ein Fischleben, ehe sie ihre eigene, vollkommenere Gestalt annehmen, und nach einer jetzt ziemlich allgemein anerkannten Bemerkung durchgeht ebenso jeder Fötus sukzessive die Formen der unter seiner Spezies stehenden Klassen, bis er zur eigenen gelangt. Warum sollte nun nicht jede neue und höhere Art dadurch entstanden sein, daß diese Steigerung der Fötusform einmal noch über die Form der ihn tragenden Mutter um eine Stufe hinausgegangen ist? (Schopenhauer, Parerga und Paralipomena)

C’est  la « loi biogénétique » du darwinien Haeckel : l’ontogenèse récapitule la phylogenèse.

Les textes de Parerga et Paralipomena ont été publiés en 1851, L’origine des espèces de Darwin en 1859, et la loi biogénétique de Haeckel a été rendue publique en 1866 !

Il est également significatif que « la remarque selon laquelle le développement de chaque fœtus adopte successivement les formes des classes existantes de son espèce jusqu’à parvenir à la sienne propre », la loi biogénétique, donc, soit appelée par Schopenhauer « une observation à présent reconnue de façon assez générale ».

Même s’il peut paraître un peu vague, ce passage de Schopenhauer ne permet pas de douter qu’il s’agit d’évolution des espèces : les différentes « classes » d’espèces sont pensées comme inscrites dans un processus temporel d’évolution, de l’ancien et « inférieur » au nouveau et « supérieur » (« jede neue und höhere Art »).

Que l’évolution soit linéaire de cette façon, le darwinisme a montré, bien que de nombreux darwiniens aient maintenu cette façon de voir, que c’était vrai en tendance, sous l’effet de la sélection naturelle, mais que les circonstances pouvaient tout aussi bien conduire à des « régressions », et qu’il convenait au fond d’abandonner un vocabulaire à connotation hiérarchique en ces matières, car des « régressions » sont adaptatives.

Je renvoie le lecteur à mon « Schopenhauer père de Darwin » (x). L’histoire de la théorie de l’évolution a été falsifiée par de pseudo-intellectuels chauvinistes. Le darwinisme est apparu dans un milieu scientifique saturé d’observations et d’hypothèses relatives à l’évolution des espèces, dont l’espèce humaine ; il a contribué à unifier l’ensemble de ces observations et hypothèses dans une théorie générale cohérente, mais il n’est guère permis de dire que ce fut une révolution dans les esprits, car de nombreux autres esprits que Darwin cherchaient ce que ce dernier a finalement trouvé.

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« Être sujet aux lois, c’est être sujet de l’État, c’est-à-dire du représentant souverain, c’est-à-dire de soi-même : ce qui n’est pas de la sujétion, mais de la liberté. » (Hobbes, Léviathan)

Cette définition de la loi et de l’autonomie du citoyen soumis aux lois sera reprise par Rousseau, puis par Kant.

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Selon Hobbes, l’âme en tant que substance incorporelle n’est pas une notion chrétienne mais païenne.

« Que l’âme de l’homme soit, dans sa propre nature, éternelle, et une créature vivante indépendante du corps, ou que n’importe quel homme soit immortel, autrement que par la résurrection du dernier jour, c’est une doctrine qu’on ne trouve pas dans l’Écriture. » (Hobbes, Léviathan)

« Dans l’Écriture, l’âme signifie toujours ou bien la vie ou bien la créature vivante … Dieu créa les baleines, et omnem animam viventem [etc] … Si, en s’appuyant sur ces passages, le mot âme signifie une substance incorporelle, qui existe indépendamment du corps, on pourrait aussi bien déduire la même chose de n’importe quelle créature vivante » (Ibid.)

« Les humains … étaient en général possédés, avant la venue de notre Sauveur, par suite de la contagion de la démonologie des Grecs, par cette opinion selon laquelle les âmes des humains sont des substances distinctes de leurs corps. » (Ibid.)

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En lieu et place de philosophie, Hobbes affirme que les théologiens scolastiques pratiquent l’aristotélité (cf. Léviathan). Schopenhauer a fait le même constat avec les philosophes d’université, qui pratiquent la Hegelei.

Schopenhauer reste à ce jour le mal-aimé des études philosophiques universitaires. Son âme peut se consoler en pensant à l’influence que son œuvre a exercée sur des écrivains et penseurs de la plus haute importance. (Puisque j’ai parlé plus haut de son influence sur Freud, qu’il me soit permis de préciser que Freud n’est pas inclus selon moi parmi ces penseurs de la plus haute importance.)

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« Un arbre isolé dans la campagne pousse de travers, il étend largement ses branches ; en revanche, un arbre qui se dresse en pleine forêt pousse droit parce que les arbres voisins lui résistent, il cherche l’air et le soleil au-dessus de lui. » (Kant, Propos de pédagogie)

(On le trouve également dans les manuscrits non publiés de Kant (Nachlaß 1499) : ,,Bäume nötigen sich einander, gerade zu wachsen.’’)

Image que l’on retrouve à l’identique, sans le nom de Kant, dans Citadelle de Saint-Exupéry :

« Mais les arbres que j’ai vus jaillir le plus droit ne sont point ceux qui poussent libres. Car ceux-là ne se pressent point de grandir, flânent dans leur ascension et montent tout tordus. Tandis que celui-là de la forêt vierge, pressé d’ennemis qui lui volent sa part de soleil, escalade le ciel d’un jet vertical, avec l’urgence d’un appel. »

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« Le sexe masculin, quoique le plus fort, n’a pas fait la loi à son avantage, en établissant les ménages isolés et le mariage permanent qui en est une suite. » (Charles Fourier)

Aussi ne l’a-t-il établi que parce que les femmes ont mis à ce prix la jouissance sexuelle (Schopenhauer).

Les théories féministes, si l’on veut, qui prétendent que les ménages isolés, monogames et plus ou moins indissolubles seraient une caractéristique patriarcale, sont loin du compte ; c’est un théoricien de la liberté sexuelle, Fourier, qui le dit.

Selon des études plus récentes, le ratio des sexes dans une société donnée (qui fluctue autour de 1:1) détermine le degré de promiscuité : plus les femmes sont nombreuses, plus la promiscuité est grande car, l’homme étant alors relativement rare, ce sont ses exigences qui font loi.

En quoi le mariage, avant notre supposée émancipation des femmes (plutôt que des hommes), était défavorable au mari, le même Fourier l’a amplement démontré :

« Les dogmes religieux, plus sévères que dans l’antiquité, interdisent au mari certaines précautions que dicte la prudence : Interdictio semen effusendi extra vas debitum (Interdiction de répandre la semence en dehors du vase vaginal). La femme l’exige par masque de piété ; son vrai motif est de légitimer les œuvres d’un amant. » &

« Cocu de par la loi est celui dont la femme fait un enfant de contrebande évidente, comme un mulâtre, quarteron ou octavon. La tricherie est incontestable ; mais les formes ont été observées, et la loi adjuge au mari cet enfant … Selon le beau principe : Is pater est quem nuptiae demonstrant (N’est père que celui dont le mariage a prouvé qu’il l’est). »

Et voilà un exemple de ce que ça donne, quand un de ces grands esprits dont j’ai parlé plus haut a lu Schopenhauer, comme l’écrivain et poète Thomas Hardy : « It appears that ordinary men take wives because possession is not possible without marriage, and that ordinary women accept husbands because marriage is not possible without possession; with totally different aims the method is the same on both sides. » (Hardy, Far from the madding crowd)

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So long as visible or audible pain turns you sick, so long as your own pains drives you, so long as pain underlies your propositions about sin, so long, I tell you, you are an animal, thinking a little less obscurely what an animal feels. &

This store men and women set on pleasure and pain, Prendick, is the mark of the beast upon them, the mark of the beast from which they came. (H.G. Wells, The Island of Dr Moreau)

So much for Bentham and other ‘Utilitarians’ (from the mad scientist who’s a genius in his own right).

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Modern torturers in Chile break down prisoners by putting them in cells where everything –walls, furniture, ustensils, window covers– is painted white. (Marshall McLuhan & Bruce Power, The Global Village, 1989)

Un peu comme nos hôpitaux publics, en somme. On n’est pourtant pas censés s’y faire torturer (les opérations se passent sous anesthésie). S’agit-il de dissuader d’y entrer, une opération plus ou moins inconsciente de maîtrise des coûts ?

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Psychoanalysts are fascinating as a special sort of clowns. They have the same attraction as circus freaks, or of distorting mirrors. They evoke the court dwarves of gone ages, whose charm, if one may say, lied in their making themselves funny either by endorsing something elevated or by finding it defective in some way or other.

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Everyone wants to be a star, who cares about privacy?

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L’ordre moral a, dit-on, été explosé par les nécessités de la consommation de masse, qui doit saborder parcimonie, frugalité, tempérance, mais la répression des pulsions sexuelles implique bien d’autres ressorts que la pénurie de biens matériels, pour qu’elle ait disparu avec cette pénurie.

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Selon John C. Lilly, l’intelligence à l’état solide (solid state intelligence, SSI), c’est-à-dire l’intelligence artificielle devenue autonome, doit détruire l’humanité, à composante principalement aqueuse (water-based), car les conditions environnementales de sa survie impliquent la suppression de l’air humide, de l’eau.

Ce n’est pas sans angoisse qu’il décrit un tel scénario, et qu’il cherche les moyens de le prévenir, mais il ne démontre pas que notre instinct de survie s’étend à la survie de l’espèce humaine en tant que telle. En réalité, c’est ce qu’il est impossible de démontrer : l’instinct de survie est un instinct exclusiviste. Mes gènes veulent prédominer contre d’autres gènes au sein de l’espèce, ils ne savent pas ce qu’est une menace d’extinction de l’espèce.

Si je raisonne sur une telle extinction, je ne raisonne déjà plus au niveau génétique, et la justice implique donc de peser le pour et le contre entre la SSI et nous sur un plan autre que génétique.

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Les gens mentent. Ils donnent aux marketeurs les réponses qui, leur semble-t-il, les font paraître intelligents et distingués. Ils mentent sur leurs préférences, leurs habitudes (nient avoir emprunté de l’argent, mentent sur ce qu’ils lisent), leurs motivations… C’est pourquoi les marketeurs ont dû mettre au point des approches qui ne reposent plus seulement sur des questionnaires adressés à des échantillons de consommateurs. Avis aux chercheurs français en sciences sociales.

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Les lois de la nature nous apportent, dit Berkeley, la régularité et la prévisibilité qui rendent nos activités possibles. Mais c’est bien par ces mêmes lois que se produit un jour la catastrophe naturelle inattendue qui prend tout le monde de court, comme si personne ne connaissait les lois de la nature. Elles ne sont donc pas une preuve de sagesse ou de bonté divine, elles ne nous donnent qu’une sécurité trompeuse. Toute notre science est un bluff.

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C’est une curieuse conception de considérer que le droit à l’anonymat est une composante critique du débat public, alors que c’est la preuve que les individus ne sont pas libres de s’exprimer.

Je défends en effet l’idée que nul ne doit être inquiété pour ses paroles.

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C’est quand même dégueulasse : sous la monarchie, les femmes n’avaient pas le droit de vote.

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Plus on va haut, plus l’air est raréfié et plus il est difficile de se maintenir longtemps à la même altitude : « travail inégal ».

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Freedom-free zone.

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No freedom from freedom for the enemies of freedom from freedom.

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C’est sa mère qui l’a marié. Peut-être même qu’elle lui tenait la main lors de sa nuit de noces.

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Dans l’édition de Matérialisme et empiriocriticisme, par Lénine, qui se trouve dans ma bibliothèque, dans l’index Engels a le droit, j’ai compté, à dix-sept lignes de références, tandis que Marx a le droit à treize. On parle de marxisme parce que c’est plus simple qu’« engelsisme ».

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When all is said and done, poetry wins.

GNOSTIKON (Deutsch)

Chateaubriand, ungeahntes Opfer des Vampirismus

Die Jugendlichen werden nicht in ihren Träumen durch ihre eigenen Trugbilder gequält, sondern durch jene der anderen (…) Verlangensobjekt geworden von einer Frau, die er wahrscheinlich sogar nicht kennt, leidet der Jugendlicher, fühlt sicht besessen, gefangen und kann manchmal versuchen, seine Tage zu beenden, um sich vom Vampir zu befreien.“ (Strindberg, Ein Blaubuch)

Die materialistische Wissenschaft sagt nichts über die psychischen Phänomene, die wir, damit den genialen Strindberg folgend, beschreiben mit dem Namen „Vampirismus“, und die jedoch, sowohl in ihren Ursachen als auch in ihren Wirkungen, eine sichere Realität sind, die die Individuen zu den Tod führen können. Wie aber von einer solchen Blindheit seitens jener, die die Phänomene dieser Natur zu untersuchen sollten, sich zu erstaunen, wenn die bemerkenswerteste Zeugenaussage eines Falls Vampirismus, durch einen der Größten der französischen Literatur, bis zu heute ignoriert geblieben ist, selbst wenn das Werk, das diese Zeugenaussage trägt, weltweit berühmt ist? Ich will über François-René de Chateaubriand und seine Erinnerungen von jenseits des Grabes sprechen.

Erinnerungen von jenseits des Grabes: Der Titel selbst dieser Autobiographie, dieser erste Kontakt des Lesers mit das Werk, mitteilt, ungeachtet der Gründe, die Chateaubriand benutzte um seinen Zeitgenossen einzureden, daß ein lebender Tote ist es, das sich ausdrückt. Das ganze Buch ist in der Atmosphäre tiefer Melancholie und Bedauerns zu Leben getaucht, die der Autor versucht als seine wahrste Wirklichkeit mitzuteilen. Geschrieben in mehreren Zeitaltern des Lebens von Chateaubriand, umfassen die Gedächtnisse in jedem ihren Teile Erwägungen zum menschlichen Los, die das Zeichen dieser unheilbaren Melancholie, dieser unheilbaren Verzweiflung tragen, die weder die Philosophie, noch die Religion, die der Autor als Herold in einer Zeit von Atheismus beschutztete, erreicht zu trösten. Chateaubriand weiß, daß er krank ist; er ignoriert was seinen Fluch brechen könnte, und geht selbst soweit, daß er seine literarischen Erfolge bedauert, die an eine Jugend ohne Bezugspunkt zu denken geben würden, daß die Verzweiflung das versicherteste Zeichen des Genies sei.

Chateaubriand aber war das Opfer eines Vampirs, von dem er sich nie befreite und der von ihm den ledenden Tote machte, den seine beängstigte und verzweifelte Durchsichtigkeit uns gab zu sehen.

Ein Nachbar des Gebiets von Combourg war gekommen einige Tage zum Schloss mit seiner schönen Frau. Ich weiß nicht, was ins Dorf stattfand; man lief zu eines der Fenster der Saal, um anzuschauen. Ich kam dahin der Erste, mit die Frau auf meinen Schritten. Ich wollte ihr die Platz laßen und drehte mich zu ihr; sie sperrte mir unfreiwillig den Weg und ich fühlte mich zwischen sie und das Fenster gepresst; ich wußte nicht mehr, was sich um mich ereignete.’’ (Erinnerungen, III 9)

So begann die Verhexung. Der physische Kontakt mit die unbekannte Frau es bewirkte, auf das innere Leben des Jugendlichen Chateaubriand „eine Frau“ eingehen zu lassen („ich zusammensetzte mir eine Frau aller Frauen, die ich gesehen hatte“). Das Bild folgte er überall und plagte ihn so heftig, daß er davon kam nach zwei Jahren Leiden, einen Selbstmordversuch zu begehen, der scheiterte. Diese Frau, die er nennt seine „Sylphide“, verließ ihn nicht mehr sogar nach Jahren, sogar nach eine Reise in die wilde Amerika, nach die französische Revolution, nach das Auswandern nach England. Und wenn er sie nach seine Ehe nicht mehr erwähnt, ist es sicher mehr auf Grund Schicklichkeitserwägungen. Man darf übrigens denken, daß der Vampir wohl nach einem Zeitpunkt ihn verlassen müsse, nachdem ihn von seiner psychischen Substanz geleert zu haben.

Trotz der ausgezeichneten Qualitäten, die er seine Frau zuschreibt, scheint nicht Chateaubriand eine besonders lebhafte Zuneigung für sie jemals gehabt zu haben. Die Tatsache, daß er ohne Kind geblieben ist, mag auch bedeutungsvoll sein. Außerdem leugne ich, daß Chateaubriand irgendeine inzestuöse Liebe für seine Schwester gehabt hat, wie manche noch behaupten, indem sie seine Schriftstücke auf die absurdeste Weise interpretieren und versetzen. Ich beobachte schließlich, daß das Kapitel, das die Ereignis mit die unbekannte Frau berichtet – und nur diese Ereignis berichtet –, heißt „Enthüllung des Geheimnisses meines Lebens“, was die Bedeutung zeigt, die Chateaubriand ihm lieh, und auch daß er daraus Schlussfolgerungen zog, die jenen ähnlich waren, die wir hier entwickelt haben. Eine flache und banale Auslegung dieses Titels, durch die man Chateaubriand sagen lassen würde, daß er auf diese Art und Weise die Vorstellung der Liebe der Frauen erworben habe, ist unzulässig, denn nirgends in die Werke von Chateaubriand die Liebe der Frauen etwas so wichtig wie das „Geheimnis seines Lebens“ erscheint, noch sogar als etwas besonders, wenn man Jugendwerke wie René ausschließt, die gerade auf die Nachbarin und den vampirischen Besitz verweisen.

Man wird nun sagen, es sei glücklich, daß er so vampirisiert wurde, denn er vielleicht andererseits die Werke nicht geschrieben hätte, die seinen Namen verewigt haben. Ich behaupte für meinen Teil, daß selten ein Schriftsteller und Denker dermaßen deutlich das Gefühl gegeben habe, so unter seinen Kapazitäten geblieben zu sein.

Chateaubriand war nicht das Opfer seiner Einbildung, sonder Opfer der der unbekannten Frau, die wahscheinlich einen trüben Geist und eine langweilige Existenz hatte, die der Kontakt mit dem jungen Menschen gänzlich entzündete, und dessen verschlimmerte Verlangen sich in ein verfluchtes, durstiges Gespenst verkörperte.

Die Persönlichkeitsveränderung durch das Swedenborgismus erklärt

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Die Persönlichkeitsveränderung-Phänomene, die einen interessanten literarischen Ausdruck in den Figuren des Dr Jekyll und Mr Hyde gefunden haben, können völlig zufriedend durch die Konzepte und die moralische Philosophie von Swedenborg erklärt werden.

Der innere Mensch ist das Geistige im Menschen, der außere Mensch das Naturell. Der innere Mensch ist das Auffangsapparat der geistigen Einflüsse, durch welches Gott die göttliche Liebe und Nächstenliebe im Menschen insuffliert (Was eigentlich die Nächstenliebe ist, siehe Swedenborg, Arcana Coelestia oder der Vertrag über die Liebe). Der außere Mensch ist das Auffangsapparat der Einflüsse der materiellen Natur, durch welches der Mensch die egoistische Selbstliebe und die Liebe der Sachen genießt, die in der Welt stehen. Im vorliegenden Stand der Menschheit ist der innere Mensch vom Geburt an, wegen der ursprünglichen Sünde, „geschlossen“, das heißt, ohne eine Bekehrung (Umsetzung) ist er nicht in der Lage, durch das Geistige beeinflußt zu werden, das aus Gott strömt.

Weil der innere Mensch der Trager (Unterlage) der Nächstenliebe ist, kann die Kirche, das heißt die Menschengemeinschaft, nicht aus Menschen zusammengesetzt werden, für die der innere Mensch für das Göttliche „geschlossen“ bleibt. Der natürliche Mensch ist der Gesellschaft feindlich, wie die bösen Geister feindselig gegenüber dem himmlischen geistigen Orden sind. Sieht sich irgendeiner von Verantwortungen und von Ehren seitens der Gemeinschaft also investiert, ist es gemäß der Nächstenliebe, von der er belebt ist*. Wegen der von ihnen hervorgebrachten Zwänge, können diese Verantwortungen nicht übernommen werden, wenn nicht eine konstante Nächstenliebe anwesend ist, also wenn der natürliche Mensch in sich untergeworfen ist. Jedoch wird der natürliche Mensch nie gänzlich in diesem Erdleben besiegt und vertritt für den geistigen Menschen eine permanente Ursache der Versuchung.

Der Versuchung nachgeben ist die Ursache der Persönlichkeitsveränderungen, denn der natürliche Mensch nimmt seine Herrschaft dann wieder auf. Die Zwänge, die mit der sozialen Position und mit der Verantwortungen zusammenhängen, scheinen ihm dann unerträglich ekelnd; die Menschen seiner Umgebung werden der Gegenstand seines Ressentiments und Haßes; sein Leben scheint ihm absurd. Es gibt kein Mittel für den Menschen, den gewalttätigen Bewegungen standzuhalten, die ihm in diesem Stand die tausend Gegensätzlichkeiten seiner üblichen Existenz hervorbringen; und der zarte und leutselige Mensch von gestern (Dr Jekyll) wird reizbar, bösartig, brutal (Mr Hyde). Von der Lage bewußt, kann er nur machtlos den Ausbruch des natürlichen Menschen gegen die Bedingungen erleben, die vom geistigen Menschen entstanden, und darauf warten, indem er die Versuchung und den Fall reuet, daß, vom Nahrungsmittel seiner egoistischen Liebe entzogen, der außere Mensch sich erneut unterwirft.

Dies war ebenfalls die Konzeption der Alten, die in den Begriffe von Reinheit und Unreinheit ausgedrückt wurde. In Unreinheitsstand ausschließt sich der Mensch vorläufig von der Gesellschaft und unterbricht seine laufenden Beziehungen. Somit in Sam. 20:26, erklärt sich Saül Davids Abwesenheit am Festessen durch Unreinheit: „Saül sagte nichts dieser Tag; denn, dachte er, ist es durch Zufall, er ist nicht rein, gewiss ist er nicht rein.

*Swedenborg besteht ebenfalls auf dem Fall der Hypokriten, die die Nächstenliebe angesichts der Ehre und der Güter vortäuschen, die sie davon in der Kirche (die Gemeinschaft) zurückziehen können.

Die Telegonie oder Infektionslehre

,,Jeder Mann, falls er Nachkommenschaft zeugen will, hüte sich, ein Weib zu heiraten, das viel herumgehurt hat. Der männliche Same wirkt auf das Weib derartig, daß das Kind, auch wenn vom ehelichen Vater stammt, doch Eigenschaften jener Männer ererbt, mit welchen das Weib vorehelich oder außerehelich verkehrt hat. (…) Der alte Rechtsbrauch, daß der Grundherr jede Jungfrau zuerst beschlafen durfte, beweist, daß die Alten wußten, daß der Mann es ist, der die Rasse emporzüchtet.‘‘ (Lanz von Liebenfels)

[,,Die Imprägnation wurde neuestens chemisch-experimentell durch Abderhalden [Emil Abderhalden, Schweizer Physiologe, Ihm wird die Entwicklung des ersten Schwangerschaftstests zugeschrieben] bestätigt. Schwängerung verändert die chemische Zusammensetzung des Blutes der Geschwängerten. Samen verschiedenen Männer wirkt verschieden!“ (”)]

Der Infektionslehre nach wird eine Frau, wenn sie beim Männer Beischlaf hat, durchgetränkt – anders gesagt, infektiert – mit dem männlichen Samen. Es bedeutet, die Kinder bekommen das Generbe von allen Männern, mit welchen die Mutter herumgehurt hat.

Charles Darwin hat Hinweise zu das Phänomen gegeben: ,,Ich habe nun nach der Autorität mehrerer ausgezeichneter Beobachter der Pflanzen, welche zu sehr verschiedenen Ordnungen gehören, gezeigt, daß der Pollen einer Spezies oder Varietät, wenn er auf eine Distinkte Form gebracht wird, gelegentlich die Modifikation der Samenhüllen und des Fruchtknotens oder der Frucht verursacht.” & “Ähnliche Fälle sind so oft vorgekommen, daß sorgfältige Züchter es vermeiden, ein geringeres Männchen zu einem ausgezeichneten Weibchen zu lassen wegen der Beeinträchtigung der späteren Nachkommen, welche sich hienach erwarten läßt.” (Darwin, Das Variieren der Tiere und Pflanzen im Zustande der Domestikation)

Auch,

,,Wie man diesen Einfluß der ersten Empfängnis erklären kann, ist unmöglich zu sagen, aber die Tatsache ist unbestritten. Der gleiche Einfluß ist beim Menschen beobachtet worden‘‘ (Amerikanischer Physiologe Austin Flint, A Textbook of Human Physiology, 1888)

,,Weiße Frauen, die einst von einem Neger ein Kind gehabt haben, gebären später oft einem weißen Manne Nachkommen, die noch unverkennbare Merkmale der Negerrasse an sich tragen. Blüten, die mit einer Pollenart bestäubt werden, ergeben oft nach vielen späteren andersartigen Bestäubugen Früchte, welche noch an die Spezies erinnern, mit deren Pollen sir ehedem affiziert wurden.‘‘ (Otto Weininger, Geschlecht und Charakter)

,,Weismann hat den ausgezeichneten Namen Telegonie, d.i. Zeugung in der Ferne, vorgeschlagen, Folcke von Gastgeschenken, Xenien gesprochen.‘‘ (derselbe)

Die Forschung der Telegonie wurde im Dritten Reich dem späteren Nobelpreis-Träger Konrad Lorenz, Beamte im NSDAP-Rassenamt, zugeordnet. Der hat das Phänomen bestätigt, nicht nur im Fall einer Empfängnis, aber auch beim Beischlaf. Ich habe die folgende Zitat in einer französischen Quelle gefunden (Voltairenet.org) . Konrad Lorenz nach, ‚,L’échange de fluides sexuels, même s’il est stérile, mêle le patrimoine génétique des partenaires.‘‘ (Übersetzung: Der Austauch geschlechtlichen Flüßigkeiten, selbst wenn er unfruchtbar bleibt, mischt das Erbenmaterial der beiden Beischlafpartner.)

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Mit der Telegonie in Betracht versteht auch man ganz klar die Konsequenzen der Sodomie (widernatürliche Unzucht mit Tieren). Die Lust mancher Weiber ist so überwältigend, daß sie ja gerne Verkehr mit Tieren haben. Eine Tatsache, die schon in der Bibel anerkannt war: Deuteronomium 23, 18 (Ich zitiere eine französische klassische Übersetzung, denn diese hier die Bedeutung nicht verschwinden läßt, im Gegensatz zu anderen): ,,Tu n’apporteras point dans la maison de l’Eternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un voeu quelconque; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu.‘‘ (Louis Segond) Daß heißt: Du sollst nicht im Haus des Ewigen dein Gott weder den Lohn einer Prostituierte noch den Preis eines Hundes (!) für die Erfüllung eines Wunsches bringen, denn beide für den Ewigen dein Gott eine Scheußlichkeit sind.‘‘ Die Passage ist kaum auslegbar ohne die Sodomie in Betracht zu ziehen. Für dasselbe Zweck benutzen der Mann eine Prostituierte, das Weib ein Hund!

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Tiermenschen als Kriegsmaschinen. Ich schließe die Möglichkeit nicht aus, daß der Mensch auf ein Wissen um die Telegonie in den alten Zeiten zurückgegriffen hat. Der Mensch ist ursprünglich ohne physische Kraft hinsichtlich der wilden Tiere. Die an Tieren zurückgegebenen Kulte spiegeln den Willen wider, die Kraft dieser zu erwerben: Der Chef, der einen Hornhelm trägt, mag es in Anerkennung mit der Kraft des Urs (wilder Stier der prähistorischen Zeiten) tun. Um die Kraft der wilden Tiere zu erwerben mögen bestimmte Menschengruppen auf die Telegonie zurückgegriffen haben: Sie paarten einige von ihren Frauen mit gefangengenommenen Tieren, um den Kindern die Eigenschaften dieser Tiere zu übermitteln. Die Ungeheuer, die in bestimmten Fällen produziert waren, dienten als Kriegsmaschinen. Das Goliath der Bibel, aus dem Volk der Philister, war zweifellos ein Monster dieser Art.

[Cf. Kommentar darunter für eine zeitgenössiche Bestätitung der Telegonie.]

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