L’Islamologie dans les régimes fascistes : Une bibliographie

La présente bibliographie relative à l’islam et à l’islamologie est composée de trois parties : 1/ les écrits publiés en Allemagne, et à partir de 1938 en Autriche, pendant le Troisième Reich, 2/ les écrits publiés en Italie pendant le régime fasciste, et 3/ les écrits de sympathisants fascistes ou collaborateurs notoires dans d’autres pays.

Elle ne prétend pas à l’exhaustivité mais, du fait qu’elle couvre plusieurs aires linguistiques (au moins l’allemand et l’italien), je crois que son champ est assez original, alors même que l’histoire des régimes fascistes, notamment leur alliance au sein du pacte Antikomintern, appelle logiquement une telle approche commune et/ou comparative. Je n’ai pas étendu cette bibliographie au Japon, troisième pilier du pacte, faute d’en maîtriser la langue.

Je ne me suis pas limité à la production universitaire, incluant les œuvres destinées au grand public écrites par des journalistes ou des écrivains professionnels, les essais, la propagande pour ou contre l’islam, et autres. En revanche, j’ai écarté les œuvres de fiction, les travaux de pure linguistique profane ainsi que, le plus souvent, les œuvres dont l’islam, dans l’un ou l’autre de ses aspects, n’est pas l’objet principal. Une œuvre comme Le Mythe du vingtième siècle du théoricien national-socialiste Alfred Rosenberg, par exemple, comporte plusieurs références à l’histoire et à la doctrine islamiques mais ne figure pas pour autant dans la présente bibliographie.

Si le titre donné à ce travail parle d’« islamologie », j’ai entendu cette notion de façon relativement large, incluant par exemple les essais sur des personnalités historiques ou politiques du monde musulman, même quand elles ne passent pas pour islamistes (Mustafa Kemal Atatürk, par exemple), des écrits sur l’art dit islamique, des écrits qui sont sans doute plus de l’ethnologie qu’autre chose (tout en écartant les travaux anthropométriques, pour la raison évidente que ces travaux ne se préoccupent pas de culture, a fortiori de culture islamique, à titre principal), ou encore des récits de voyage, bien que pour ces derniers j’ai laissé de côté des ouvrages quand il ne m’apparaissait pas clairement que l’islam apportait la note dominante ; des récits de voyage en Albanie, dans les Balkans ou en Asie du Sud-Est pourraient, à la rigueur, n’évoquer l’islam que très superficiellement, et cela demande donc un travail de vérification livre en main. Quand un pays est entièrement ou très majoritairement islamisé, la probabilité est naturellement bien plus importante que l’islam soit la note dominante du récit.

Par ailleurs, j’ai écarté certaines études économiques ou géopolitiques, même consacrées à des pays musulmans, quand leur titre laissait supposer une thématique trop restreinte et indépendante des questions relatives à l’islam (par exemple, certains récits de la Première Guerre mondiale au Proche-Orient). De même, je n’ai retenu que les textes publiés de manière séparée ; les articles des journaux scientifiques (c’est-à-dire, en réalité, la plus grande partie de la production universitaire) ont donc été laissés de côté, sauf quand j’ai considéré la thématique de tel ou tel article particulièrement pertinente. Enfin, j’avoue que j’ai laissé de côté quelques brochures de missions chrétiennes.

Je donne systématiquement une traduction française du titre des œuvres, ainsi que de brefs éléments biographiques sur leurs auteurs (quand j’en ai).

Une telle bibliographie peut servir de base à une étude du thème islamique en Allemagne ou en Italie et surtout, car des études « nationales » de ce type existent déjà, bien que peut-être pas aussi spécialisées (en Allemagne on trouvera des études sur l’Orientalistik sous le Troisième Reich, ce qui couvre aussi bien l’égyptologie que l’assyriologie et d’autres disciplines, ou encore des études sur les relations du Reich avec les force politiques du monde musulman) une étude comparative des approches de l’Allemagne nationale-socialiste et de l’Italie fasciste.

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Troisième Reich allemand

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ABEL Martin, Die arabische Vorlage des Suaheli-Epos Chuo cha Herkal, 1938 (Le modèle arabe de l’épopée swahili Le Livre d’Herkal)

Islamologue. Expert linguistique pour les radiotransmissions du Reich en Afrique du Nord.

AHMAD Hafiz Manzooruddin, Geheimes Indien? Indien von einem Inder gesehen, 1937 (Inde mystérieuse ? L’Inde vue par un Indien) ; Indien ohne Wunder, 1942 (L’Inde sans prodiges)

Vice-président de l’Islamische Institut à Berlin, auteur spécialisé dans les questions de géopolitique. Ces deux livres sont le point de vue d’un musulman indien sur l’Inde.

AHRENS Karl, Mohammed als Religionsstifter, 1935 (Muhammad fondateur de religion)

ALI Javad, Der Mahdi der Zwölfer-Schi’a und seine vier Safîre, 1939 Diss. (Le Mahdi des Shi’ites duodécimains et ses quatre Safîrs [ambassadeurs]) ; article Die beiden ersten Safîre des zwölften Imams, 1939 (Les deux premiers Safîrs du douzième Imam)

ASLANAPA Oktay, Die osmanischen Beiträge zur islamischen Baukunst, 1943 Diss. (La contribution ottomane à l’architecture islamique)

Historien de l’art de nationalité turque, fondateur en 1963 de la chaire d’histoire de l’art turc et islamique à l’Université d’Istanbul. C’est là sa thèse doctorale, obtenue à Vienne.

AZKOUL Karim, Al-Ghazali. Geltung und Grenzen der Vernunft. Glaube und Vernunft im Mohammedanismus, dargestellt nach dem größten Denker des Islam al-Ghazali, 1938 Diss. (Al-Ghazali : Validité et limites de la raison. Foi et raison dans l’islam, d’après le plus grand penseur musulman, Al-Ghazali)

Intellectuel et haut fonctionnaire libanais, ayant notamment représenté son pays aux Nations Unies dans les années 50. C’est là sa thèse doctorale, obtenue à Munich.

BAHDER Egon v., Enver Pascha. Kampf und Tod in Turkistan, Verlag Die Wehrmacht, 1943 (Enver Pacha : Lutte et mort au Turkestan)

BALIC Smail, Die geistigen Triebkräfte im bosnisch-herzegowinischen Islam, Diss. 1945 (Les fondements spirituels de l’islam de Bosnie-Herzégovine)

Islamologue autrichien d’origine yougoslave. Ce titre est sa thèse doctorale (Diss.), obtenue à Vienne.

BANNERTH Ernst, Ein altosmanisches Destan nach Cod. Viennensis mixt. 1937 herausgegeben, übersetzt und mit Erläuterungen versehen, 1941 Diss. (Un ancien dastan [conte épique] ottoman d’après le Codex Viennensis, publié, traduit et annoté en 1937)

Auteur en 1945 d’une grammaire d’hindoustani avec O. Spies (voir ce nom).

BANSE Ewald, Ali Pascha, 1938

Géographe et historien. Nsdap.

BARTHEEL Carla, Unter Sinai-Beduinen und Mönchen. Eine Reise, 1943 (Parmi les Bédouins et les moines du Sinaï : Un voyage)

Après une carrière d’actrice, se lança dans la photographie et publia deux livres de voyages, dont celui-ci.

BECKH Rolf, Der Islam und seine Bedeutung im Plane der überstaatlichen Mächte, 1937 (L’Islam et son rôle dans le plan des puissances supraétatiques)

Publié par la maison d’édition du couple Erich et Mathilde Ludendorff, ce court essai est la pure et simple application des thèses des Ludendorff au cas de l’islam, à savoir que c’en est une dénonciation en tant que puissance supraétatique nuisible au peuple germanique, au même titre que l’Église catholique, la franc-maçonnerie, le lamaïsme tibétain, les sociétés initiatiques d’Afrique noire, etc. Cette maison d’édition présente un catalogue assez fourni, en raison, je suppose, des multiples facettes des puissances supraétatiques, et avec de multiples signatures dont personne ne sait rien, comme ce Rolf Beckh ; ce qui me fait penser que ce sont sans doute des pseudonymes de l’un ou l’autre des Ludendorff, qui ont par ailleurs signé de leur nom une œuvre déjà abondante et relativement monothématique. Erich Ludendorff n’est autre que le général en chef de l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale.

BENZING Johannes, Turkestan, 1943

Turcologue. Nsdap. Membre de l’Arbeitsgmeinschaft Turkestan, plus tard Arbeitsgemeinschaft Islam, de la SS. A notamment travaillé, dans ce cadre, sur un projet de standardisation d’une langue littéraire pour l’ensemble des peuples turcophones (Tatars, etc.).

BERGSTRÄẞER Gotthelf, Nichtkanonische Koranlesarten im Muhtasab des ibn Ginni, 1933 (Les modalités non canoniques de lecture du Coran dans le Muhtasab d’Ibn Ginni)

Considéré comme l’un des plus grands orientalistes du vingtième siècle. Décédé en 1933.

BERTRAM Ernst, Persische Spruchgedichte, 1944 (Aphorismes persans sous forme poétique)

Écrivain, poète.

BETHKE Martin, Im Lande Ismet Inönüs. Beobachtungen und Streiflichter aus der Türkei, 1944 (Au pays d’Ismet Inönü [Président de la Turquie de 1938 à 1950] : Observations et éclairages sur la Turquie)

Journaliste. Nsdap-Landesgruppenleiter pour la Turquie.

BJÖRKMANN Walter, Arabische Führergestalten, 1944 (Dirigeants du monde arabe) avec Reinhard Hüber, Ernst Klingmüller et Dagobert von Mikusch (voir ces noms)

Islamologue. Contributeur de l’Encyclopédie de l’islam.

BOHLEN-HEGEWALD Fred v., Dokumentarfilm Schleier, Fez und Turban, 1935 auch ein Buch (Voile, fez et turban [film documentaire, mais aussi un livre, sur le voyage de l’auteur des Balkans à l’Iran])

BOJER Hermann, Untersuchungen zur Phonetik der Araber mit spezieller Berücksichtigung der Koranorthoepie, 1943 (Études sur la phonétique des Arabes et en particulier de l’orthoépie du Coran)

BOVERI Margret, Vom Minarett zum Bohrturm. Eine politische Biographie Vorderasiens, 1939 (Du minaret au derrick : Une biographie politique du Proche-Orient)

Journaliste, notamment au journal NS Das Reich.

BRAUN Maximilian, Die Anfänge der Europäisierung im Kunstschrifttum der moslimischen Slaven in Bosnien und Herzegowina, Leipzig 1934 (Les commencements de l’européanisation dans la littérature des Slaves musulmans de Bosnie-Herzégovine) ; Die Slawen auf dem Balkan bis zur Befreiung von der türkischen Herrschaft, 1941 (Les Slaves des Balkans jusqu’à leur libération de la domination turque)

BRAUNE Walther, Die Futûh al-Gaib des ‘Abd al-Qâdir, 1933 (L’Accès au mystère d’Abd al-Qadir al-Jilani) ; article Ibn al-Ǧauzîs Streitschrift gegen den Sufismus, 1940 in Annali dell’Instituto Universitario Orientale di Napoli (L’écrit polémique d’Ibn Al-Jawzi contre le soufisme) ; article Tausend Jahre Azhar-Universität, 1944 (Mille ans de l’Université Al-Azhar)

BRÄUNLICH Erich, article Beiträge zur Gesellschaftsordnung der arabischen Beduinenstämme, 1934 (Contributions sur l’organisation sociale des tribus bédouines arabes) ; Zwei türkische Weltkarten aus dem Zeitalter der großen Entdeckungen, 1937 (Deux mappemondes turques du temps des grandes découvertes)

Orientaliste, collaborateur de Max von Oppenheim (voir ce nom). Signataire de la Profession de foi des professeurs allemands à Adolf Hitler en novembre 1933.

BROCKELMANN Carl, Vorschlag eines internationalen Transkriptionssystemes für die islamischen Literatursprachen, 1933 (Proposition pour un système de transcription international de la langue littéraire islamique) ; Geschichte der islamischen Völker und Staaten, 1939 (Histoire des peuples et des États islamiques)

Considéré comme un des plus grands orientalistes de sa génération. Auteur d’une monumentale histoire de la littérature arabe en cinq volumes (1898-1902), ainsi que d’une grammaire arabe en 1941.

CLAUẞ Ludwig Ferdinand, Als Beduine unter Beduinen, 1933 (Comme Bédouin parmi les Bédouins) ; Semiten der Wüste unter sich. Miterlebnisse eines Rassenforschers, 1937 (Sémites du désert entre eux : Choses vécues par un anthropologue racial) ; Araber, 1943 (Arabes)

Théoricien racial influent. Nsdap. Fut consulté comme expert sur la culture et la psychologie musulmanes au moment de la constitution de divisions SS islamiques.

CLEINOW Georg, Turkestan. Die politisch-historischen und wirtschaftlichen Probleme Zentralasiens, 1942 posthume (Turkestan : Les problèmes politiques, historiques et économiques de l’Asie centrale)

DALMAN Gustaf, Arbeit und Sitte in Palästina, 7 vol., 1928-42 (Travail et coutumes en Palestine)

Pasteur luthérien. L’œuvre monumentale ici présentée documente les mœurs de la Palestine de son temps.

DAVRAN Bülen, Vom islamischen zum türkischen Recht. Grundsätzliche vergleichende Betrachtungen zur Rechtserneuerung in der Türkei auf dem Gebiet des Zivilrechts, Diss. 1940 (Du droit islamique au droit national turc : Une approche comparative pour l’étude du renouvellement du droit civil en Turquie)

DIETRICH Albert, Arabische Papyri aus der Hamburger Staats- und Universitäts-Bibliothek, 1937 Diss. (Les papyrus arabes de la bibliothèque d’État universitaire de Hambourg)

Arabiste. Nsdap. Membre de la Deutsche Morgenländische Gesellschaft (DMG) à partir de 1937.

DIEZ Ernst, Glaube und Welt des Islam, 1941 (La foi et le monde de l’islam) ; Iranische Kunst, 1944 (L’art iranien)

Orientaliste et historien de l’art. Nsdap.

DUISBURG Adolf v., Im Lande des Chegu von Bornu. Despoten und Völker südlich des Tschad, 1942 (Au pays du Chegu [ou Shehu = cheikh] de Bornou. Despotes et peuples du sud du lac Tchad)

Fonctionnaire colonial (Resident der Deutschen Tschadseeländer 1913-14) et chercheur (notamment linguistique : haoussa…).

ERDMANN Kurt, Orient-Teppiche, 1935 (Tapis d’Orient) ; Samarra, um 1938 (ca. 1938)

Orientaliste et historien de l’art : « a établi l’analyse structurelle comme un moyen de déterminer le cadre historique des traditions de tissage de tapis dans le monde islamique » (Wkpd).

FILCHNER Wilhelm, Bismillah! – Vom Huang-ho zum Indus, 1938 (Bismillah ! Du Huang-ho jusqu’à l’Indus)

Géographe et grand voyageur (Antarctique, Tibet…). Filchner est également l’auteur, en 1928, d’un livre intitulé Hui-Hui – Asiens Islamkämpfe (Hui-Hui : Les combats islamiques de l’Asie).

FISCHER August, Beiträge zum Verständnis religiöser muslimischer Texte, 1933 (Contributions à la compréhension des textes religieux musulmans) ; Der ,,Koran’’ des Abu l’Alâ al Ma’arri, 1942 (Le « Coran » d’Abu-l-Ala al-Maari [poète et philosophe arabe sceptique du 10e siècle])

Orientaliste, réputé notamment pour une anthologie (Chrestomathie) d’auteurs arabes classiques.

FISCHER-WETH Kurt, Amin al-Husseini, Großmufti von Palästina, 1943 (Amin al-Husseini, Grand Mufti de Palestine)

Le livre figure sur la liste des œuvres mises à l’index en République démocratique d’Allemagne (RDA), ex-Allemagne de l’Est, ce qui indique a priori un contenu fortement marqué par l’idéologie nationale-socialiste. K. Fischer-Weth serait le pseudonyme d’Hafiz Manzooruddin Ahmad (voir ce nom).

FROEMBGEN Hanns, Aufruhr im Sudan, 1938 (Soulèvement au Soudan [le soulèvement des Mahdistes contre les Britanniques])

Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

FÜCK Johann, Die arabischen Studien in Europa vom 12. bis in den Anfang des 19. Jahrhunderts. In Beiträge zur Arabistik, Semitistik und Islamwissenschaft, 1944 (cf Hartmann) (Les études arabes en Europe du 12e jusqu’au début du 19e siècle)

GOETZ Hermann, Geschichte der indischen Miniaturmalerei, 1934 (Histoire de la miniature picturale en Inde)

Historien de l’art, spécialiste de l’art moghol. Joua un rôle important dans la muséologie de l’Inde (en 1940, par exemple, il fut nommé directeur du Musée du maharadjah Gaekwad III de Baroda).

GÖRLITZ Walter, Wächter der Gläubigen. Der arabische Lebenskreis und seine Ärzte, 1936 (Gardiens des croyants : Les relations sociales des Arabes et leurs médecins)

Essayiste et journaliste, membre de la rédaction du journal Die Welt après la guerre.

GREBE Irmgard, Beitrag zur Kenntnis der Völker Sinkiangs nach chinesischen Quellen, 1937 (Contribution à la connaissance des peuples du Xinjiang, d’après les sources chinoises)

GRÜTZMACHER Richard Heinrich, Weltreligionen. Buddhismus und Mohammedismus, 1938 (Religions mondiales : Bouddhisme et islam)

GÜNTERT Hermann, Die religiösen Kräte Asiens, 1937 avec Walther Schubring (Les forces religieuses d’Asie) [une partie sur Die geistigen und politischen Kräfte des Islams im Vorderen Orient (Les forces spirituelles et politiques de l’islam au Proche-Orient)]

HAHN Peter, Suraqa b. Mirdas ein schiitischer Dichter aus der Zeit des zweiten Bürgerkrieges (63-75 d.H.), 1938 Diss. (Suraqah al-Bariqi, un poète chi’ite au temps de la seconde guerre civile)

HALLWACHS Wolfgang, Rückerts Gaselen. Neue Forschung, 1942 (Les ghazals de Friedrich Rückert [poète et orientaliste allemand du 19e siècle, traducteur du Coran])

HAMUI Mamun Al, Die britische Palästina-Politik, 1943 (La politique palestinienne de la Grande-Bretagne) ; Die Anwendung des Mandatssystems, 1944 (L’utilisation du système des mandats)

Syrien. Le livre de 1943 est préfacé par le Grand Mufti de Palestine Amin Al-Husseini.

HARTMANN Richard, Beiträge zu Arabistik, Semitistik und Islamwissenschaft, 1944 éditeur avec Helmuth Scheel (Contributions à l’arabistique, la sémitistique et l’islamologie) ; Die Religion des Islam. Eine Einführung, 1944 (Introduction à l’islam) ; Zu dem kitâb al-fusûl wa’l-ghâyât des Abu’l-ʿAlâʾ al-Maʿarrî, 1944

Orientaliste. Contributeur de l’Encyclopédie de l’islam. Membre de l’Arbeitsgemeinschaft de la SS.

HASCHMI Mohammed Jahia, ou Muhammad Yahia Al-Hashimi, Wer war Muhammad? 1936 (Qui était Muhammad ?)

Syrien ayant vécu de 1926 à 1937 en Allemagne, où il obtint en 1935 un doctorat avec une étude sur le Livre des pierres d’Al-Biruni.

HASSAN Abid, Der Islam in Indien – Indien in Weltislam, 1942 (L’islam en Inde – L’Inde dans l’islam mondial)

Il s’agit selon toute vraisemblance de Syed Abid Hassan Safrani, secrétaire et proche collaborateur de Subhas Chandra Bose (combattant pour la liberté de l’Inde) lors du séjour de celui-ci en Allemagne.

HENTIG Werner Otto v., Der Nahe Osten rückt naher, 1940 (Le Proche-Orient se rapproche)

Diplomate. Dirigea le département Orient (Orientabteilung) du ministère des affaires étrangères de 1937 à 1939. Après la guerre, ambassadeur d’Allemagne de l’Ouest en Indonésie 1952-53, puis conseiller d’Ibn Saoud pour les questions européennes (et conseiller spécial de la délégation saoudienne à la Conférence de Bandoeng).

HERMANNS Matthias, Uiguren und ihre neuentdeckten Nachkommen, 1941 (Les Ouïghours et leurs descendants récemment découverts [nous ne savons trop que penser d’un tel titre, qui semble indiquer que les Ouïghours n’existeraient plus, seulement leurs descendants])

Prêtre missionnaire catholique et tibétologue. Collaborateur de la revue autrichienne d’ethnographie Anthropos fondée par le père Wilhelm Schmidt. L’article cité a été publié à la fois dans la revue et en fascicule indépendant.

HINZ Walther, Irans Aufstieg zum Nationalstaaten im fünfzehnten Jahrhundert, 1936 (La formation de l’État national iranien au quinzième siècle)

Iraniste. Nsdap.

HOENERBACH Wilhelm, Das nordafrikanische Itinerar des ‘Abdari vom Jahre 688/1289, 1939 (L’Itinerarium nord-africain d’Abdari en l’an 688/1289)

Nsdap. Passe après-guerre pour l’un des meilleurs connaisseurs de la culture islamique d’Andalousie et d’Afrique du Nord.

HORSTER Paul, Zur Anwendung des islamischen Rechts im 16. Jahrhundert, 1935 (L’utilisation du droit islamique au 16e siècle)

HORTEN Max, article Der Pantheismus in der islamischen Mystik, 1935 (Le panthéisme dans la mystique musulmane)

Orientaliste : traducteur de Sohrawardi (1912), Ibn Arabî (1912). Auteur d’une étude sur les courants indiens dans la mystique musulmane (Indische strömungen in der islamischen Mystik, 1927/28). Nsdap.

HÜBER Reinhard, Der Nahe Osten heute, 1941 (Le Proche-Orient aujourd’hui) ; Die Türkei. Ein Weg nach Europa, 1942 (La Turquie : Un chemin vers l’Europe) ; Arabisches Erbe, arabische Zukunft, 1943 (Héritage arabe, avenir arabe) ; Arabische Welt. Bilder aus alten und neuen Tagen, 1943 (Monde arabe : Images du passé et du présent) ; Arabische Führergestalten (Dirigeant arabes. Cf. W. Björckmann)

Nsdap. Le livre de 1941 et Arabisches Erbe de 1943 étaient à l’index en ex-RDA.

JÄSCHKE Gotthard, Die Form der Eheschließung nach türkischem Recht, 1940 (Le contrat de mariage dans le droit turc) ; Türkei, 1941 (Turquie) ; article Kommunismus und Islam im türkischen Befreiungskriege, 1938 (Le communisme et l’islam dans la guerre de libération turque) ; article Zur Krisis des Islams in der Türkei, 1944 (Sur la crise de l’islam en Turquie)

Orientaliste et diplomate. Nsdap.

JORDA Iwo, Araber-Aufstand. Erlebnisse und Dokumente aus Palästina, 1943 (La révolte arabe : Expériences vécues et documents de Palestine)

Diplomate autrichien présent en Palestine dans les années 1930. Livre à l’index en ex-RDA.

KAISER Tono, eig. Anton Kaiser, Zion und Islam. Erlebnisse und Eindrücke einer Weltreise, 1940 (Sion et l’islam : Événements et impressions d’un voyage autour du monde)

KAMPFFMEYER Georg, Der Islam im heutigen Nordwestafrika nach Professor Louis Massignon, 1934 (L’islam dans l’Afrique du Nord contemporaine selon le professeur L. Massignon)

Directeur de la Deutsche Gesellschaft für Islamkunde et rédacteur en chef de son journal Die Welt des Islams (Le monde de l’islam).

KASPAR Georg, Koloniale Bodenrechtspolitik. Frankreich in Tunesien, 1938 (Politique coloniale du droit foncier : La France en Tunisie)

KAZEMZADEH Hossein, ou Hossein Kazemzadeh Iranschähr, Leben und Sprüche der Sufi-Meister des Islams, 1934 (Vies et dits des maîtres soufis de l’islam)

Intellectuel iranien ayant résidé en Allemagne jusqu’en 1936.

KENTMANN Paul, Der Kaukasus. Hundertfünfzig Jahre russische Herrschaft, 1943 (Le Caucase : Cent cinquante ans de domination russe)

KHAN Mohammad Ihsannullah, Darstellung und Würdigung des Realismus Syed Zafrul Hassans. Mit einem Exkurs über Nicolai Hartmann, 1939 (Présentation et évaluation du réalisme de Syed Zafrul Hassan [philosophe pakistanais 1879-1949]. Avec une digression sur Nicolai Hartmann)

KHAN Muhammad Rahatullah, Vom Einfluß des Qur’ans auf die arabische Dichtung: Eine Untersuchung über die dichterischen Werke von Hassan b. Tabit, Ka’b b. Malik und ‘Abdallah b. Rawaha, Diss. 1938 (De l’influence du Coran sur la poésie arabe : Une étude de l’œuvre poétique d’H. b. T., de K. b. M. et d’A. b. R.)

KIRCHNER Iwan, Sperrfeuer um Nahost. Der Kampf um Vorderasien und Ägypten vom Mittelalter bis zur Gegenwart, 1941 (Tir de barrage au Proche-Orient : La lutte pour l’Asie mineure et l’Égypte du moyen-âge à nos jours)

Chef du service Europe de l’Est au département serbo-croate de la radio Deutsche Welle.

KIRFEL Willibald, Das Heldenbuch von Iran aus dem Schah Nameh des Firdussi, 1942 (L’épopée de l’Iran selon le Shahnameh de Firdoussi)

Iranologue et indologue.

KLINGMÜLLER Ernst, Geschichte der Wafd-Partei im Rahmen der gesamtpolitischen Lage Ägyptens, 1937 (Histoire du parti Wafd dans la situation politique générale de l’Égypte) ; Die Korrespondenz zwischen Sir Henry Mc Mahon und dem Scherifen von Mekka, Husain, 1943 (La correspondance entre Sir Henry Mc Mahon et le Chérif de La Mecque Hussein) ; Ägypten, 1944 (L’Égypte)

Orientaliste, membre du bureau de la Deutsche Gesellschaft für Islamkunde (Société allemande des études islamiques) à partir de 1943. Nsdap.

KLIPPEL Ernst, Der weiße Beduine. Unter Karawanenleute und Oasenmenschen, 1940 (Le bédouin blanc : Parmi les caravaniers et les habitants des oasis) ; Unter Senusy-Brüdern. Drusen und Teufelsanbeter. Im Sattel zu orientalischen Geheimsekten, 1942 (Parmi les frères de la Sanussiya. Druzes et adorateurs du diable. En selle à la rencontre des sociétés secrètes de l’Orient)

KÖHLER Manfred, Melanchthon und der Islam. Ein Beitrag zur Klärung des Verhältnisses zwischen Christentum und Fremdreligionen in der Reformationszeit, 1938 (Mélanchthon et l’islam : Contribution à l’étude des relations entre la chrétienté et les autres religions au temps de la Réforme)

KOLSHORN Otto, Die Türkei von heute – ihre geistigen und materiellen Grundlagen, 1944 (La Turquie d’aujourd’hui, ses fondements spirituels et matériels)

Vraisemblablement le même auteur qui, en 1918, sous le nom d’Otto Müller-Kolshorn, publia un livre sur l’ambassade de l’Ottoman Azmi Effendi à la cour de Prusse en 1790-92.

KRAINZ Othmar, Das Schwert des Islam, 1938 (L’épée de l’islam)

Livre à l’index en ex-RDA.

KÜHNEL Ernst, Iranische Wandmalereien des 17. Jahrhunderts, 1936 (Peintures murales iraniennes du 17e siècle) ; Indische Miniaturen. Bilderheft der Islamischen Abteilung, Staatliche Museen Berlin, 1937 (Miniatures indiennes : Images du département islamique du Musée d’État de Berlin) ; Die Sammlung türkischer und islamischer Kunst im Tschinili Köschk, 1938 (La collection d’art turc et islamique du T.K.) ; Islamische Schriftkunst, 1942 (Calligraphie islamique) ; Kunst und Kultur der arabischen Welt, 1943 (Art et culture du monde arabe)

Orientaliste et historien de l’art, conservateur du Staatliche Museum Berlin.

LINDEMANN Hans, Der Islam im Aufbruch, in Abwehr und Angriff, 1941 (L’islam comme force émergente, sur la défensive et à l’attaque)

Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

LITTMANN Enno, Arabische Märchen, 1935 (Contes arabes) ; Der deutsche Beitrag zur Wissenchaft vom Vorderen Orient, 1942 (La contribution allemande à la connaissance scientifique du Proche-Orient)

Orientaliste plus connu pour ses travaux sur la langue et la culture de l’Éthiopie chrétienne (Ethiopistik), domaine dans lequel il passe pour être un des grands.

LOTZ Walter, Staatsfinanzen in den ersten Jahrhunderten des Khalifenreichs, 1937 (Les finances d’État aux premiers siècles du califat)

Chercheur spécialisé dans l’histoire des finances, qu’il a décrites pour différentes régions et différentes époques (ici l’islam des premiers temps, ailleurs l’Italie fasciste…). Il est évident que l’auteur traite dans la présente monographie du droit islamique sur ces questions.

LUKAS Johannes, Bibliographie des Islam südlich der Sahara, 1941 (Bibliographie de l’islam au sud du Sahara)

La note biographique relative à l’africaniste et linguiste autrichien Johannes Lukas, Nsdap, sur « afrikanistik.at » indique qu’en juin 1941 il collaborait à la bibliographie ici nommée, mais je n’ai pu trouver aucune trace de ce document et je suppose par conséquent que la bibliographie n’a pas été menée à terme ou publiée.

MAASS Alfred, Die Kunst bei den Malaien Zentral-Sumatras, 1939 (L’art des Malais du centre de Sumatra)

MELZIG Herbert, Resa Schach. Die Aufstieg Irans und die Großmächte, 1936 (Reza Shah : L’essor de l’Iran et les grandes puissances) ; Kamal Atatürk. Untergang und Aufstieg der Türkei, 1937 (Atatürk : Déclin et renaissance de la Turquie)

Membre de la section Proche-Orient au ministère de Goebbels.

MENDE Gerhard v., Der nationale Kampf der Rußlandtürken. Ein Beitrag zur nationalen Frage in der Sovietunion, 1936 (La lutte nationale des peuples turcs de Russie : Contribution à la question nationale en Union soviétique)

Spécialiste des peuples turco-tatars. SA.

MIKUSCH Dagobert v., Waßmuß, der deutsche Lawrence, 1937 (W. le Lawrence allemand [sur l’action de Wilhelm Waßmuß dans le golfe arabo-persique lors de la Première Guerre mondiale, comparable à celle de T. E. Lawrence du côté anglais]) ; König Ibn Sa’ud. Das Werden eines Staates, 1942 (Le roi Ibn Saoud : Naissance d’un État)

MÜNIR Orhan, Minderheiten im osmanischen Reich und in der neuen Türkei, 1937 (Les minorités dans l’empire ottoman et la nouvelle Turquie)

NEUHAUS Gustav, Kitabu Mauludi, Buch der Geburt Muhammed’s, 1935 (Le livre de la naissance de Muhammad, traduit du swahili)

Fonctionnaire et juge colonial du temps des colonies allemandes. Africaniste, connaisseur du swahili.

OTTO-DORN Katharina, Das islamische Iznik, 1941 (Iznik musulmane)

OKAY Kurt, Enver Pascha, der große Freund Deutschlands, 1935 (Enver Pacha, le grand ami de l’Allemagne)

OMAR Djabir, article Das Kalifat und seine Bedeutung für die Araber, 1939 (Le califat et sa signification pour les Arabes)

Irakien, actif dans l’établissement en 1941 dans son pays du régime de Rashid Al-Gaylani favorable aux pays de l’Axe. Après la chute de ce dernier la même année, membre d’une division Brandenburg dans l’armée allemande. Haut fonctionnaire ministériel et diplomate de son pays après-guerre.

OPPENHEIM Max v., Die Beduinenstämme in Mesopotamien und Syrien, 1939 (Les tribus bédouines en Mésopotamie et Syrie) ; Die Beduinenstämme in Palästina, Transjordanien, Sinai un Hedjaz, 1943 (Les tribus bédouines en Palestine, en Transjordanie, dans le Sinaï et le Hedjaz) [ces deux ouvrages avec Erich Bräunlich et Werner Caskel]

Archéologue et orientaliste. A découvert et fouillé, entre 1910 et 1913 puis 1927 et 1929, le site archéologique de Tell Alaf en Syrie (culture de Halaf).

PARET Rudi, Zur Frauenfrage in der arabisch-islamischen Welt, 1934 (La question des femmes dans le monde arabo-musulman) ; Hâfiz Wahba’s Arabienbuch, 1940 (Le livre d’Hafiz Wahba sur l’Arabie [diplomate du jeune royaume d’Arabie Saoudite, Hafiz Wahba est l’auteur d’un livre sur l’Arabie Saoudite à l’attention des étrangers, The Arabian Peninsula.])

Islamologue. Interprète dans l’Afrikakorps (arabe). Auteur d’une traduction allemande du Coran parue en 1966.

PEÑUELA Joaquín María, „Die Goldene“ des Ibal-Munasif. Ein Beitrag zur medizinisch-arabischen Lexikographie und zur Geschichte der spanisch-arabischen Literatur im Zeitalter der Almohaden, 1941 (« La Dorée » d’Ibn Al-Munâsif [cadi andalou du 12e s.] : Une contribution à la lexicographie arabe médicale et à l’histoire de la littérature arabo-espagnole du temps des Almohades)

Jésuite espagnol. C’est là une de ses thèses doctorales (la deuxième sur trois), obtenue à Berlin. Après la guerre, il fut l’introducteur de l’assyriologie à l’Université de Madrid (1959).

PRETZL Otto, Die Streitschrift des Gazâlî gegen die Ibâhijâ, 1933 (Le pamphlet d’Al-Ghazali contre l’Ibahija); Die Fortführung des Apparatus Criticus zum Koran, 1934 (Complément à l’Apparatus Criticus du Coran) ; Die frühislamische Attributenlehre, 1940 (La doctrine des attributs divins dans les premiers temps de l’islam)

Orientaliste. Officier de l’Oberkommando der Wehrmacht (OKW) pendant la guerre.

PRITSCH Erich, Zum Recht der südpalästinensischen Beduinen, 1938 (Sur le droit des Bédouins de Palestine du sud)

Juriste, conseiller ministériel au ministère de la justice à partir de 1935. Directeur de la publication du Journal de droit comparé (Zeitschrift für vergleichende Rechtswissenschaft) à partir de 1938.

PRÖBSTER Edgar, article Die Wahhabiten und der Magrib, 1935 (Les Wahhabites et le Maghreb) ; article Fragen des islamischen Kollisionsrechts nach malikitischem Ritus, 1943 (Questions de conflits de droits dans le rite malékite)

Diplomate et orientaliste (spécialité : Maghreb). Nsdap.

QUELLE Otto, article Der islamische Kulturkreis in Iberoamerika, 1943 (Les cercles culturels musulmans en Amérique latine)

Américaniste.

REICHARDT Thomas, Der Islam vor den Toren, 1939 avec Zaki Ali (L’islam sur le seuil)

Livre à l’index en ex-RDA.

REINHART E.W.A., Unter arabischen Freiheitskämpfern, 1942 (Avec les combattants de la liberté arabes)

RESULZADE Mehmet Emin, Das Problem Aserbeidschan, 1938 (Le problème azerbaïdjanais)

Fondateur de la République démocratique d’Azerbaïdjan écrasée par les Soviétiques en 1920, Resulzade vécut en exil dans divers pays dont la Turquie et le Reich allemand, où il contribua pendant la guerre à l’endoctrinement antibolchévique des prisonniers de guerre azéris de l’armée soviétique.

RICHARD Paul, Frankreich in Syrien, 1940 (La France en Syrie)

RICHTER Gustav, Das Geschichtsbild der arabischen Historiker des Mittelalters, 1933 (La conception de l’histoire chez les historiens arabes du moyen-âge) ; Persiens Mystiker Dschelal-eddin Rumi, 1933 (Le mystique persan Djalâl ad-Dîn Rûmî)

RITTER Hellmut, Die Schrift des Hârit ibn Asad al-Muhasibî über den Anfang der Umkehr zu Gott, 1935 (Le livre de Harit al-Muhasibi sur le commencement de la conversion à Dieu), édition du Ilahi-Name d’Attar, 1940 ; édition de Aphorismen über die Liebe d’Ahmad Ghazali, 1942 (Aphorismes sur l’amour)

Orientaliste, représentant semi-officiel de la Deutsche Morgenländische Gesellschaft (DMG) à Istanbul de 1926 à 1949. Collabore à la réédition du dictionnaire turc-allemand de Fritz Heuser et Ilhami Sevket (Leipzig-Istanbul, 1942). Les livres cités ont été publiés en Allemagne.

ROCK Arthur, Ibn Saud gründet das Gottesreich Arabien, 1935 (La fondation du royaume divin d’Arabie par Ibn Saoud)

RODENWALDT Ernst, Der Islam. Eine Einführung in die Glaubenswelt islamischer Völker, 1941 (L’islam : Une introduction à la foi des peuples islamiques) ; article Infektion und Prophylaxe im Islam, 1944 (Infection et prophylaxie dans l’islam)

Médecin, un des grands spécialistes de médecine tropicale (Tropenmedizin) de son temps. Nsdap. L’ouvrage cité était destiné aux troupes allemandes déployées en terres islamiques.

ROEINGH Rolf, Im Zaubergarten Orientalischer Kunst. Farbensymphonien asiatischer Meister, 1942 (Dans les jardins enchantés de l’art d’Orient : Symphonies de couleurs des maîtres de l’Orient)

Écrivain.

ROEMER Hans Robert, Der Niedergang des Irans nach dem Tod Ismails des Grausamen (1577-1581), 1938 (Le déclin de l’Iran après la mort d’Ismaïl le Cruel)

Historien de l’islam de renom après-guerre, président de la Deutsche Morgenländische Gesellschaft (DMG) de 1972 à 1984.

ROHR-SAUER Alfred v., Des Abu Dulaf Bericht über seine Reise nach Turkestan, China und Indien, neu übersetzt und untersucht, 1939 (Le récit d’Abou Doulaf sur son voyage au Turkestan, en Chine et en Inde : Nouvelle traduction et réexamen)

RÖẞLER Fritz, Kemal Pascha, 1934

Livre à l’index en ex-Allemagne de l’Est.

RUSKA Julius, Al-Razi’s Buch Geheimniss der Geheimnisse, 1937 (Le livre « Le Secret des secrets » d’Al-Razi)

Orientaliste et historien des sciences et de l’alchimie (commentaire de la Tabula smaragdina, ou Table d’émeraude).

SABRI Muhammad, oder Mohamed Sabry, Islam Judentum Bolschewismus, 1938 (Islam, juifs, bolchévisme)

SADR UD-DIN, Maulana Sadr ud-Din, Der Koran. Arabisch-Deutsch. Übersetzung, Einleitung und Erklärung von Maulana Sadr-ud-Din, Verlag der Moslemischen Revue, 1939 (Le Coran, traduit, présenté et commenté) [première traduction allemande par un musulman]

Imam, missionnaire du mouvement Ahmadiyya (Ahmadisme).

SARRE Friedrich, Das islamische Milet, 1935 (La Milet islamique), avec Karl Wulzinger et Paul Wittek.

Sarre, archéologue et historien de l’art, est considéré comme le père de l’archéologie islamique en Allemagne. Wulzinger, historien de l’architecture, était membre du Nsdap. Wittek est un orientaliste autrichien surtout connu pour la ,,Ghazi-These’’, formulée en 1938, selon laquelle l’Empire ottoman aurait dû son expansion à une politique de guerre sainte (conduite par des recrues nommées ghazi).

SCHAEDER Hans Heinrich, Firdosi und die Deutsche, 1934 (Firdoussi et les Allemands) ; Der Orient und wir, 1935 (L’Orient et nous) ; Kultur der orientalischen Völker, 1937 (Culture des peuples d’Orient) ; West-Östlicher Divan, 1943 (Divan occidental) ; Der Orient in deutscher Forschung, 1944 (L’Orient dans la recherche allemande)

SCHATTENFROH Franz, Britenfaust und Judengeist. Eine Reise durch Ägypten und Palästina im Schatten des Krieges, 1940 (Main de fer britannique et esprit judaïque : Voyage en Égypte et Palestine à l’ombre de la guerre)

Journaliste autrichien, rédacteur en chef du journal Kronen Zeitung après l’Anschluss. Membre du Reichstag. A dirigé le bureau de la politique culturelle du ministère des affaires étrangères de 1943 à 1945.

SCHEEL Helmuth, Beiträge zu Arabistik, Semitistik und Islamwissenschaft, 1944 cf. Richard Hartmann

Orientaliste. Directeur de l’Académie prussienne des sciences de 1938 à 1948. Nsdap.

SCHIFFERS Heinrich, Menschen unter Allahs Sonne. Deutsche Augen sehen Nordafrika, 1935 (Des hommes sous le soleil d’Allah : un regard d’Allemand sur l’Afrique du Nord) ; Stumme Front. Männer und Mächte im Banne der Sahara, 1936 (Le front silencieux : Hommes et puissances au Sahara)

Géographe.

SCHIMMEL Annemarie, Die Stellung des Kalifen und der Qadis am Ausgang der Mamlukenzeit, 1942 (La position du calife et des cadis à la fin du temps des Mamelouks) ; Kalif und Kadi im spätmittelalterlichen Ägypten, 1943 (Calife et cadi en Égypte à la fin du moyen-âge [refonte du précédent ouvrage])

Professeur à l’Université Harvard aux États-Unis de 1967 à 1992.

SCHMIDT Jakob Heinrich, Friedrich Sarre [Forschungen zur islamischen Kunst Bd. 6], 1935 [voir au nom de Sarre]

SCHMITZ Paul August, pseudonyme : Paul Schmitz-Kairo, Neubau der arabischen Welt, 1937 (Refondation du monde arabe) ; All-Islam! Weltmacht von Morgen? 1937 (Panislamisme : La puissance mondiale de demain ?) ; Ägyptens Weg zur Freiheit, 1937 (La voie de l’Égypte vers sa libération) ; Moskau und die islamische Welt, 1938 (Moscou et le monde musulman) ; Frankreich in Nord-Afrika, 1938 (La France en Afrique du Nord) ; Politiker und Propheten am Roten Meer, 1939 (Politiciens et prophètes autour de la mer Rouge) ; Die arabische Revolution, 1942 (La révolution arabe)

Journaliste, notamment correspondant au Caire du journal NS Völkischer Beobachter.

SCHOPEN Edmund, Die neue Türkei, 1938 (La nouvelle Turquie)

SCHWARZ Paul, Iran im Mittelalter nach den arabischen Geographen, 9 vol., 1896-1935 (L’Iran au moyen-âge d’après les voyageurs arabes)

SEEGER Karl v., Imam Schamil. Prophet und Feldherr, 1937 (L’imam Chamil, prophète et général)

SEIFERT Hermann Erich, Der Aufbruch in der arabischen Welt, Schriftenreihe der Nsdap, 1941 (Le renouveau du monde arabe)

SIGGEL Alfred, Katalog der arabischen alchemistischen Handschriften Deutschlands, 1941-49 (Catalogue des manuscrits alchimiques arabes en Allemagne)

SIMON Gottfried, Literatur zum Islam (La littérature sur l’islam), 1938

SMEND Wolfgang, Bahrein. Die politische und wirtschaftliche Bedeutung der Insel und seine völkerrechtliche Zugehörigkeit, Diss. 1941 (Bahreïn : L’importance politique et économique de l’île et son insertion dans le droit international)

Une thèse doctorale en droit sans doute assez éloignée des préoccupations de pure islamologie – bien que les questions politiques relatives au Bahreïn ne puissent faire l’impasse sur le sujet – mais que j’ai tenue à lister car elle est citée dans la réponse du Qatar de 1999 à la Cour de justice internationale dans l’affaire de délimitation territoriale Qatar c. Bahreïn.

SODEN Wolfram v., Arabische wehrsprachliche Ausdrücke, 1942 (Les formules pour chasser le mauvais sort en arabe [clairement un thème islamique : voir le Kitab al-Tawhid d’Abdul Wahhab, qui explique quelles formules ou expressions sont permises et quelles autres sont illicites pour le croyant])

Surtout connu pour ses travaux sur l’Assyrie antique. Nsdap. SA.

SPIES Otto, Biographical Dictionary of the martyrs of love (Muhgultai), 1936 (Dictionnaire biographique des martyrs d’amour) ; An Arab Account of India in the 14th century being a translation of the chapters on India from Al-Qalqashandîʾs shubh ul-aʾshâ, 1936 (Un témoignage arabe sur l’Inde du 14e siècle) ; Verzeichnis der Schriften von Carl Brockelmann, 1938 (Index des écrits de C. Brockelmann) ; Der Sprachstil des Koran, 1940 (Le style littéraire du Coran) [Aus dem Nachlaß Gustav Richters herausgegeben von O.S. (manuscrit de Gustav Richter [voir ce nom], décédé en 1939)] ; Die türkische Prosaliteratur der Gegenwart, 1943 (La littérature turque contemporaine en prose)

Auteur en 1945 d’un manuel d’hindoustani.

SPITALER Anton, Die Verszählung des Koran nach islamischer Überlieferung, 1935 (La numérotation des vers du Coran selon la tradition islamique)

Orientaliste.

SPULER Bertold, Die Mongolen in Iran. Politik, Verwaltung und Kultur der Ilchanzeit 1220-1350, 1939 (Les Mongols en Iran : Politique, administration, culture pendant la période mongole de 1220 à 1350) ; Idel-Ural, 1941 ; Die goldene Horde, 1943 (La Horde d’or)

Membre de l’Arbeitsgemeinschaft Islam de la SS.

STROTHMANN Rudolf, article Die geistigen und politischen Kräfte des Islam im Vorderen Orient, 1937 (Les forces politiques et spirituelles de l’islam au Proche-Orient) ; Gnosis-Texte der Ismailiten, 1943 (Textes de gnose ismaélienne) ; Ismailitischer Koran-Kommentar, 1944 (L’exégèse ismaélienne du Coran)

TAESCHNER Franz, Geschichte der arabischen Welt, 1944 (Histoire du monde arabe) ; article Das Futuwwa-Rittertum des islamischen Mittelalters, Deutsche Orientforschung 2 vol., 1942 (La chevalerie de la futuwwa dans l’islam médiéval)

Le premier historien occidental à mentionner la futuwwa, code de conduite qui a donné lieu au développement de diverses institutions de l’islam médiéval (article cité). Nsdap.

TEHRANI Alexander, Iran, 1943 „unter Mitwirkung von Sebastian Beck“ [Beck est un iranologue connu] (L’Iran)

THOMSEN Peter, Die Palästina-Literatur. Eine internationale Bibliographie in systematischer Ordnung mit Autoren- und Sachregister, 1936-38 (La littérature sur la Palestine : Une bibliographie internationale systématique avec l’index des auteurs et des thèmes)

Palästinaforscher, c’est-à-dire chercheur spécialisé sur la Palestine : sa bibliographie a été poursuivie après sa mort, en 1954, jusqu’en 1972.

TOGAN Ahmed Zeki Velidi, Ibn Fadlân’s Reisebericht, 1939 (Le récit de voyage d’Ibn Fadlan)

Intellectuel turc adepte du panturquisme. Pendant son séjour en Allemagne, participa au travail d’endoctrinement antibolchévique des prisonniers de guerre turcophones de l’armée soviétique.

TZSCHIRNER Georg, Kraftfeld Arabien und Europas Krieg, 1939 (L’Arabie comme champ de force et la guerre européenne)

Livre à l’index en ex-RDA.

WEBER Wilhlem, Italien und der nahe Orient, 1941 (L’Italie et le Proche-Orient [politique islamique de l’Italie fasciste])

WEHR Hans, Einheitsbewußtsein und Gottvertrauen, 1939 (Concept de l’unicité et foi en Dieu) ; Englisch-französische Mandatspolitik im Nahen Osten und arabischer Nationalismus, 1941 (Les mandats franco-britanniques au Moyen-Orient et le nationalisme arabe)

Célèbre arabiste dont le dictionnaire arabe-allemand de 1952 est le plus réputé dans cette langue et sert même de référence en France. Traducteur d’Al-Ghazali (1940).

WEISWEILER Max, Istanbuler Handschriftenstudien zur arabischen Traditionsliteratur, 1937 (Études des manuscrits d’Istanbul sur la littérature arabe traditionnelle) ; Al-Iklil. Buch 1 und 2. Faksimile der Handschrift, 1943 (« Le Diadème » Livres 1 et 2 : facsimilé des manuscrits [il s’agit du livre du savant abbasside Muhammad Al-Hasan Al-Hamdani sur le royaume préislamique hymiarite])

Orientaliste, dirigea à partir de 1938 le département oriental de la Preußische Staatsbibliothek à Berlin.

WENGLER Wilhelm, article Ägyptische Rechtsprechung zur Goldklausel, 1934 (La jurisprudence égyptienne de la clause-or); article Internationales und interreligiöses Privatrecht in Palästina, 1939 (Droit privé international et interreligieux en Palestine)

Juriste, spécialiste de droit international, notamment de droit colonial comparé. Expert pour le département colonial du Nsdap.

WIRSING Giselher, Engländer, Juden, Araber in Palästina, 1938 (Anglais, Juifs et Arabes en Palestine)

Journaliste, SS, éditeur du journal Signal 1943-45.

WRAGE Werner, Nordafrika. Volk und Landschaft zwischen Rif und Nil, 1942 2 Bd. (L’Afrique du Nord : Terres et peuples entre le Rif et le Nil, 2 vol.)

ZADIL Ekmel, Die Besteuerung des Grund und Bodens in der Türkei. Eine vergleichende Untersuchung der Besteuerung des Grund und Bodens im Islam, im Osmanischen Reich und in der Türkischen Republik, 1941 (L’impôt foncier en Turquie : Étude comparée de l’impôt foncier dans l’islam, l’Empire ottoman et la République de Turquie)

ZISCHKA Anton, sous le pseudonme Rupert Donkan, Die Auferstehung Arabiens. Ibn Sauds Weg und Ziel, 1935 (La renaissance arabe : Les buts et les moyens d’Ibn Saoud) [Sur l’Arabie Saoudite, voir mon essai Genèse de la monarchie islamique d’Arabie Saoudite : Ibn Saoud et la doctrine unitarienne, 1998, ici]

Un des essayistes de langue allemande les plus lus de son époque. Nsdap.

ZÖHRER Ludwig, Über den Anwendungsbereich des Tifinagh in der Sahara, 1939 (L’aire d’usage du tifinagh [l’écriture touareg] au Sahara) ; Die Metallarbeiten der Imohag (Tuareg) der Sahara, 1943 (La métallurgie des Touaregs du Sahara) [Voir aussi mon glossaire annoté L’Occulte touareg, 2017, d’après le dictionnaire de K.-G. Prasse, ici]

*

Italie fasciste

 .

ANCHIERI Ettore, Storia della politica inglese nel Sudan, 1939 (Histoire de la politique anglaise au Soudan) ; La Nuova Turchia, 1939 (La nouvelle Turquie) avec Elio Migliorini, Santi Nava et Ettore Rossi ; article La Spagna al Marocco e il nazionalismo arabo, 1940 Civiltà fascista (L’Espagne au Maroc et le nationalisme arabe)

ANSALDI Cesare, Il Yemen nella storia e nella leggenda, 1933 (Le Yémen dans l’histoire et la légende) ; Nell’Arabia Felice, 1937 (Dans l’Arabie heureuse)

Médecin personnel de l’Imam de Sanaa au Yémen, dans les années vingt.

APONTE Salvatore, La vita segreta dell’Arabia Felice, 1936 (La vie secrète de l’Arabie heureuse)

BEGUINOT Francesco, Il berbero nefusi di Fassato. Grammatica, Testi raccolti dalla viva voce, Vocabolarietti, 1932 (Le berbère nafusi [langue parlée dans l’ouest de la Libye] de Fassâto : Grammaire, textes recueillis de vive voix, petits lexiques); L’Islam nell’Africa del Nord, 1941 in Aspetti e problemi attuali del mondo musulmano (L’islam en Afrique du Nord, dans l’ouvrage collectif Aspects et problèmes actuels du monde musulman)

Orientaliste : un des grands noms de l’étude du berbère. (Il me semble que l’œuvre citée n’est pas un pur et simple cours de langue mais comporte une ou des études culturelles : « textes recueillis de vive voix ».)

BELTRAMI Luca, Eugenio Griffini Bey 1878-1925, 1926 [essai sur le linguiste et islamologue italien Griffini]

BONELLI Luigi, Il Corano, 1929 (Le Coran, traduit en italien et présenté par)

BUONOCORE Onofrio, Maometto, 1923 (Mahomet) ; Il Corano, a cura di O.B., 1934 (Le Coran, sous la direction d’O. Buonocore)

BUSSI Emilio, Ricerche intorno alle relazioni fra retratto bizantino e musulmano, 1933 (Recherches sur les relations du retrait successoral byzantin et musulman) ; Sardegna e Barbareschi dal 1749 al 1815, 1941 (La Sardaigne et les Barbaresque de 1749 à 1915) ; Principi di diritto musulmano, 1943 (Principes de droit musulman)

Juriste et politologue.

CAETANI Leone, Annali dell’Islam, 10 vol., 1905-1926 (Annales de l’islam) ; Cronographia generale del Bacino Mediterraneo e dell’Oriente musulmano dal 622 al 1517 dell’Èra volgare, 1923 (Chronologie générale du Bassin médirranéen et de l’Orient musulman de 622 à 1517 de l’ère commune [« l’Èra volgare »])

CANIGLIA Giuseppe, Genti di Somalia, 1922 (Gens de Somalie) ; La sceriffa di Massaua. La Tariqa Katmia, 1940 (La chérife de Massaua : La Tariqa Katmia [ladite chérife, à la tête de ladite tariqa, une confrérie soufie d’Afrique de l’Est, soutenait l’Italie fasciste])

CANTALUPO Roberto, L’Italia musulmana, 1927 (L’Italie musulmane) ; Fuad, primero re d’Egitto, 1940 (Fouad, premier roi d’Égypte)

CARAME Nematallah, Avicennæ Metaphysices compendium, Rome 1926 (La Métaphysique d’Avicenne [en latin])

Prêtre catholique, évêque « titulaire » (in partibus) de Myndos en Asie mineure (1913-†1931).

CARLUCCI Antonio, Bosnia-Erzegovina e Islam, 1939 (Bosnie-Herzégovine et Islam)

CARUSI Evaristo, Lezioni di diritto musulmano, 1934 (Cours de droit musulman) [cours du professeur E. Carusi recueilli par Antonio d’Emilia [voir ce nom])

Juriste et historien du droit.

CERBELLA Gino, Fascismo e islamismo, 1938 (Fascisme et islamisme)

CERULLI Enrico, Documenti arabi per la storia dell’Etiopia, 1931 (Documents arabes pour l’histoire de l’Éthiopie)

Arabiste. Auteur d’importants travaux sur l’Éthiopie. Gouverneur du Choa et de l’Harar en 1939-40, puis directeur du Bureau politique pour l’Afrique orientale au ministère des affaires étrangères.

CIARLANTINI Franco, Il Marocco com’è, 1937 (Le Maroc comme il est)

Écrivain et journaliste. Membre du Grand Conseil du fascisme.

CINTI Decio, L’islamismo nel passato e nel presente, 1935 (L’islam hier et aujourd’hui)

Écrivain, secrétaire particulier du poète Marinetti (« secrétaire du mouvement futuriste »).

CORÒ Francesco, Settantasei anni di dominazione turca in Libia: 1835-1911, 1937 (Soixante-seize années de domination turque en Afrique du Nord)

CORSI Mario, Terre dell’islam, 1927 (Terres de l’islam)

DI MATTEO Ignazio, Il Tahrif od alterazione della Bibbia secondo i musulmani, 1923 (Les altérations de la Bible selon les Musulmans) ; La predicazione religiosa di Maometto e i suoi oppositori, 1934 (La prédication religieuse de Mahomet et ses opposants) ; La divinità di Cristo in Maometto e nei polemisti musulmani, 1938 (La divinité du Christ chez Mahomet et les polémistes musulmans)

DUCATI Bruno, La garanzia reale nel diritto musulmano, 1927 (La garantie dans le droit islamique des biens) ; L’islam, 1929; Vita di Maometto, 1931 (Vie de Mahomet) ; I Berberi, 1942 (Les Berbères)

Linguiste et islamologue, élève de Nallino (voir ce nom). Également auteur d’un dictionnaire de langue galla (Afrique de l’Est) pour l’Institut colonial fasciste en 1937, ainsi que d’un cours d’amharique (langue majoritaire en Éthiopie ; en 3 vol.) en 1938.

EMILIA Antonio d’, Lezioni di diritto musulmano, 1940 (Leçons de droit musulman)

ENRIQUEZ Nello, La voce di Allah. La Palestina resterà araba? 1938 (La voix d’Allah : La Palestine restera-t-elle arabe ?)

FAUSTI Giovanni, L’Islam nella luce del pensiero cattolico, 1933 (L’islam à la lumière de la pensée catholique)

Père jésuite, assassiné in odium fidei lors des persécutions religieuses par le régime communiste albanais en 1946 ; béatifié en 2016.

GABRIELI Francesco, Al-Ma’mûn e gli Alidi, 1929 (Al-Mamoun et les Alides) ; Iran: rinascimento politico e spirituale della Persia moderna, 1941 in Aspetti e problemi attuali del mondo musulmano (Iran : La renaissance politique et spirituelle de la Perse moderne, dans l’ouvrage collectif Aspects et problèmes actuels du monde musulman) ; Viaggi di Sindibad, 1943 (Les voyages de Sinbad)

GABRIELI Giuseppe, Bibliografia degli studi orientalistici in Italia dal 1912 al 1934, 1935 (Bibliographie des études orientalistes en Italie de 1912 à 1934)

Père du précédent, deux orientalistes.

GASBARRI Carlo, La via di Allah. Origini, storia, sviluppi, istituzioni del mondo islamico e la sua posizione di fronte al cristianesimo, 1942 (La voie d’Allah : Origine, histoire, développement et institutions du monde musulman, et la position de celui-ci face au christianisme)

GIANNINI Amedeo, Le Costituzioni degli Stati del Vicino Oriente, 1931 (Les Constitutions des États du Proche-Orient)

Juriste, diplomate, directeur général des affaires économiques au ministère des affaires étrangères.

GIGLIO Carlo, La confraternità senussita dalle origine ad oggi, 1932 (La confrérie sanussiya des origines à aujourd’hui)

GIUDICI Paolo, Itinerario di Ludovico De Varthema bolognese. Nello Egypto, nella Surria, nella Arabia deserta et felice, nella Persia, nella India et nella Etiopia. La fede, el vivere et costumi de tutte le prefate provincie, 1928 (Voyage de Ludovico de Verthema en Égypte, en Syrie, dans l’Arabie déserte et heureuse, en Perse, en Inde et en Éthiopie ; avec une présentation de la foi, des mœurs et des coutumes de ces régions) ; Viaggio alle città proibite: Medina e la Mecca, 1936 (Voyage aux villes interdites : Médine et La Mecque)

GRAY Ezio Maria, Noi e Tunisi: come perdemmo Tunisi, come costruimmo la Tunisia, 1939 (Nous et Tunis : Comment nous avons perdu Tunis, comment nous avons construit la Tunisie) [Le livre est sorti la même année en anglais et en allemand, avec pour cette dernière langue le titre Italien und die Frage von Tunis, L’Italie et la question de Tunis.]

Président du Parlement fasciste.

GUIDI Michelangelo, La lotta tra l’Islam e il Manicheismo: Un libro di Ibn al-Muqaffaʻ contro il Corano confutato da al-Qâsim b. Ibrâhîm, 1927 (La lutte entre l’islam et le manichéisme : Un livre d’Ibn al-M. contre le Coran, réfuté par Al-Q. b. I.) ; Origine dei Yazidi, 1932 (Les origines des Yézidis) ; Storia della religione dell’Islam, 1935 (Histoire de la religion musulmane) ; Persia antica e moderna, 1935 (Perse antique et moderne) ; Aspetti e problemi del mondo islamico, Istituto Nazionale di Cultura Fascista, 1937 (Aspects et problèmes du monde musulman) ; Carlo Alfonso Nallino, 1939 [voir ce nom] ; contributions Islam e arabismo (Islam et arabisme) et Egitto (Égypte), 1941 dans Aspetti e problemi attuali del mondo musulmano (l’ouvrage collectif Aspects et problèmes actuels du monde musulman)

Islamologue, titulaire de la chaire d’histoire et institutions islamiques à l’Université de Rome de 1938 à 1946, collaborateur de la revue Civiltà fascista.

INSABATO Enrico, L’islam vivente nel nuovo ordine mondiale, 1941 (L’islam vivant dans le nouvel ordre mondial)

Anarchiste converti à l’islam, édita la revue Il Convito – An-Nâdî au Caire. S’est ensuite rapproché du fascisme.

MARCHITTO Nicola, L’Italia in Tunisia, 1942 (L’Italie en Tunisie)

Géopoliticien. Signataire du Manifeste de la race.

MARTINI Vito, Il mondo inquieto, 1934 (Le monde inquiet) [un chapitre de ce traité de géopolitique est consacré au panislamisme] ; article L’occidente e l’islam, dans Gerarchia, 1937 (L’Occident et l’Islam)

MELLINI PONCE DE LEÓN Alberto, Storia e aspetti del Sudan orientale, 1943 (Histoire et aspects du Soudan oriental)

Diplomate, chef du bureau arabe au ministère des affaires étrangères.

MESSINA Giuseppe, Inizi di lirica ascetica e mistica persiana, 1939 (Introduction à la poésie persane ascétique et mystique) [avec, selon l’Encyclopædia Iranica, un gros plan sur les poètes mystiques Abu Sa’id et Baba Taher]

Père jésuite.

MONNERET DE VILLARD Ugo, La necropoli musulmana di Aswân, 1930 (La nécropole musulmane d’Assouan) ; Lo studio dell’Islam in Europa nel XII e nel XIII secolo, 1944 (L’étude de l’islam en Europe aux 12e et 13e siècles)

Archéologue et orientaliste, notamment pionnier de l’étude de l’ancienne civilisation chrétienne de Nubie.

MORENO Martino Mario, Breve nozioni dell’Islam, 1927 (Quelques notions d’islam) ; La dottrina dell’Islam, 1935 (La doctrine de l’islam) ; Mistica araba, 1942 (Mystique arabe)

Diplomate et universitaire, chercheur en études sémitiques et abyssiniennes (notamment, dans les années cinquante, chaires d’Etiopico e Sudarabico à l’Université de Beyrouth)

NALLINO Carlo Alfonso, L’Arabia Sa’udiana, 1939 (L’Arabie Saoudite)

Arabiste de réputation internationale. Ses écrits ont été réunis de manière posthume par sa fille Maria Nallino (Raccolta di scritti editi e inediti, 1939-48).

PAGANO Antonio, La leggenda di Maometto e Jacopo da Varazze, 1935 (La légende de Mahomet et Jacques de Voragine)

PANETTA Ester, Pratiche e credenze popolari libiche. Testi in arabo bengasino tradotti e annotati, 1940 (Pratiques et croyances populaires libyennes : Textes en arabe de Benghazi traduits et commentés)

Orientaliste ayant vécu en Libye jusqu’à la 2e Guerre mondiale. Publia à la même époque un ouvrage consacré au dialecte arabe de Benghazi.

PESENTI Gustavo, In Palestina e in Siria durante e dopo la Grande Guerra, 1932 ; (En Palestine et Syrie pendant et après la Grande Guerre [assigne à l’Italie fasciste un rôle de « puissance islamique »]) ; Canti sacri e profani: Danze e ritmi degli Arabi dei Somali e dei Suhaili, 1929 (Chants sacrés et profanes : Danses et rythmes des Arabes, des Somaliens et des Swahilis [?]) ; L’Islam in occidente, 1938 (L’islam en Occident)

PETRAGNANI Enrico, Il Sahara tripolitano, 1928 (Le Sahara tripolitain [mœurs et coutumes notamment des Touaregs ; préface de Corrado Zoli, voire ce nom])

PETTAZZONI Raffaelle, La confessione dei peccati nell’isola di Sumatra, 1927 (La confession des péchés dans l’île de Sumatra)

Important historien des religions. Voyez la bibliographie « Indologie et Bouddhologie dans les régimes fascistes » pour la suite de cette série sur la confession des péchés.

PIGLI Mario, Panorama del Harar, 1937 (Description de l’Harar [et de la ville de ce nom en Éthiopie, appelée la quatrième ville sainte de l’islam, où l’explorateur Burton fut le premier Occidental à pénétrer, déguisé en marchand arabe])

QUADRI Goffredo, La filosofia degli arabi nel suo fiore, 1939 (Florilège de la philosophie arabe)

RAVA Massimo, Nel cuore dell’Arabia Felice. Con Jacopo Gasparini nello Yemen, 1927 (Au cœur de l’Arabie heureuse : Avec J. Gasparini [ambassadeur de l’Italie fasciste] au Yémen)

ROSSI Ettore, Cronaca araba tripolitana di Ibn Galdun, 1936 (La chronique arabe tripolitaine d’Ibn Khaldun) ; L’arabo parlato a San’a, 1939 (L’arabe parlé à Sanaa) ; Manuale di lingua turca, 1939 (Manuel de langue turque) ; Documenti sull’origine e lo sviluppo della questione arabe, 1944 (Documents sur l’origine et le développement de la question arabe)

Orientaliste, maîtrisant à la fois l’arabe et le turc.

SANTILLANA David, Istituzioni di diritto malikita, con riferimento anche al sistema sciafiita, 2 vol., 1926 (Institutions du droit malikite, avec également des références au système shafi’ite)

SCANDURRA Nino, Manuale di giurisprudenza musulmana, 1928 (Manuel de jurisprudence islamique)

SERRA Fabrizio, Islam et Senussia in Cirenaica, 1924 (L’islam et la Sanousiyya en Cyrénaïque) ; Italia e Senussia: vent’anni di azione coloniale in Cirenaica, 1933 (L’Italie et la Sanussiya : Vingt ans d’action coloniale en Cyrénaïque)

SESTAN Ernesto, L’avanzata turca nel Mediterraneo dopo il 1453 e la reazione europea, 1940 (L’avancée turque en Méditerranée après 1453 et la réaction européenne)

Historien. PNF. Secrétaire de la Reale Accademia d’Italia.

SOLERO Silvio, L’islamismo (sintesi storico-critica), 1928 (L’islam : Synthèse historico-critique)

TRONI Armando, Dante e Maometto, 1935 (Dante et Mahomet)

TROVATO Gaetano, L’islam e il suo capo: Il califfato nell’organizzazione politico religiosa del islam, 1937 (L’islam et son chef : Le califat dans l’organisation politico-religieuse de l’islam) ; L’islam religione di popolo: Critica all’universalità dell’islam: Contributo al diritto pubblico mussulmano, 1939 (L’islam religion du peuple : Critique de l’universalité de l’islam : Contribution au droit public islamique) ; Maometto e gli ebrei nella biografia di Ibn hisam: Note storico-giuridiche, 1939 (Mahomet et les juifs dans la biographie d’Ibn Ichâm : Notes historico-juridiques)

VACCA Virginia, L’India musulmana, 1941 (L’Inde musulmane) ; Siria e Palestina, 1941 in Aspetti e problemi attuali del mondo musulmano (Syrie et Palestine, dans l’ouvrage collectif Aspects et problèmes actuels du monde musulman) ; Antologia del Corano, 1943 (Anthologie du Coran)

VECCIA VAGLIERI Laura, Apologia dell’islamismo, 1925 (Apologie de l’islam) ; L’Islam nell’Africa Orientale, 1941 in Aspetti e problemi attuali del mondo musulmano (L’islam en Afrique de l’Est, dans l’ouvrage collectif Aspects et problèmes actuels du monde musulman)

Également auteur d’une grammaire de la langue arabe en 1937.

VOLTA Sandro, La corte del re Yahia, 1941 (La cour du roi Yahia [roi du Yémen de 1918 à 1948, soutenu par l’Italie fasciste face à l’Arabie Saoudite])

ZANON Fernando, Fra i berberi biondi del Sahara Cirenaico: viaggio esplorativo all’oasi di Augila, 1934 (Parmi les Berbères blonds du Sahara cyrénaïque : Voyage d’exploration à l’oasis d’Awjila)

ZOLI Corrado, Nel Fezzan, 1926 (Au Fezzan [région saharienne de Libye])

Géographe et diplomate. Gouverneur de la colonie italienne d’Oltregiuba de 1924 à 1926 et de l’Érithrée de 1928 à 1930. Président de la Société italienne de géographie.

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Sympathisants fascistes et collaborateurs

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AGA KHAN III, né Sultan Mohammed Chah, The task before the Muslim legislators, from Aga Khan III’s selected speeches and writings: 1928-1955

Quarante-huitième imam des ismaéliens nizarites (1885-1957). Président de l’assemblée générale de la Société des nations 1937-38. Dans un article intitulé Faith in Hitler, publié dans le Times en 1938 après l’Anschluß, il suggéra de rétrocéder des colonies à l’Allemagne. Pendant la guerre, qu’il passa en Suisse, il aurait proposé de lever une armée de 30.000 soldats pour l’Allemagne. Marié à une Française, il approuva la politique du régime de Vichy.

ASÍN PALACIOS Miguel, El islam cristianizado. Estudio del «sufismo» a través de la obra de Abenarabi de Murcia, 1931 (L’islam christianisé : Étude du « soufisme » à travers l’œuvre d’Ibn Arabî de Murcie) ; La espiritualidad de Algazel y su sentido cristiano, 1934-1941, 4 vol. (La spiritualité d’Al-Ghazali et son sens chrétien, en 4 volumes) ; Huellas del Islam. Santo Tomás de Aquino, Turmeda, Pascal, San Juan de la Cruz, 1941 (Traces de l’islam : Saint Thomas d’Aquin, Turmeda, Pascal, Saint Jean de la Croix)

Prêtre catholique et arabiste espagnol, auteur du premier traité européen sur Ibn Arabî (cité), traducteur d’Ibn Hazm, entre autres accomplissements d’une œuvre pionnière et abondante. Nommé en 1943 procurador en Cortes, c’est-à-dire membre du Parlement d’inspiration corporatiste, par Franco.

BACHE Erling, Salam Aleikum. Blant fyrster og slaver i Marokko, Blix forlag, 1944 (Parmi princes et esclaves au Maroc)

Écrivain danois membre du parti nazi de son pays. Ce livre de voyage est publié chez la maison d’édition norvégienne Blix Forlag, organe du Nasjonal Samling norvégien, le parti collaborateur de Vidkun Quisling.

BRIXIUS Alois Bohdan, plusieurs œuvres en tchèque, dont certaines publiées à Prague pendant le Protectorat.

Orientaliste tchèque converti à l’islam en 1933 puis adhérent en 1936 au mouvement fasciste Vlajka qui collabora avec l’Allemagne.

DOUWES DEKKER Ernest, Vluchtig overzicht van de geschiedenis van Indonesië, 1935-38 (Les grandes lignes de l’histoire d’Indonésie [plusieurs versions d’un même manuel scolaire])

Néerlandais et Indonésien, petit-neveu de l’écrivain Multatuli. Fondateur en 1912 de l’Indische Partij, le premier parti à réclamer ouvertement l’indépendance de l’Indonésie. Avait participé à la seconde guerre des Boers du côté des Boers. Fut interné par les autorités néerlandaises au début de la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l’ennemi japonais.

EL-MAADI Mohamed, L’Afrique du Nord, terre d’histoire, 1943

Activiste algérien anticolonialiste, ancien membre de l’organisation française La Cagoule, fondateur de la Brigade nord-africaine qui combattit aux côtés de l’armée allemande. Cet essai historique a été écrit en français.

GIL BENUMEYA Rodolfo, Marruecos andaluz, 1942 (Maroc andalou)

Historien espagnol, descendant par sa mère du Morisque Abén Humeya. Membre du journal Maghreb, édité depuis Paris par des intellectuels espagnols nationalistes en 1933-34, membre de l’Association hispano-islamique (Asociación Hispano-Islámica). Sous le franquisme collabora au bureau d’information des affaires étrangères, et en 1962 au département de presse de la République Arabe Unie à Madrid, ce qui lui valut de recevoir l’Ordre de la République de la RAU.

GONZÁLEZ PALENCIA Ángel, Historia de la literatura arábigo-española, 1928 (Histoire de la littérature arabo-espagnole) ; Influencia de la Civilización Árabe, 1931 (Influence de la civilisation arabe) ; Don Miguel Asín Palacios (1871-1944), 1944 (sur ce grand nom de l’islamologie en Espagne, dont González Palencia fut le disciple) ; Moros y Cristianos en España Medieval. Estudios Histórico-Literarios, 1945 (Maures et Chrétiens dans l’Espagne médiévale : Études historico-littéraires)

Arabiste et historien de la littérature espagnol, à la fin de la guerre civile fut nommé secrétaire de la commission d’épuration universitaire (Comisión de Depuración Universitaria).

JARRING Gunnar, Det nya Turkiet, 1937 (La nouvelle Turquie) Uzbek texts zu Afghanistan Turkestan, 1938 (Textes ouzbeks sur le Turkestan afghan) ; On the distribution of Turk tribes in Afghanistan: An essay at a preliminary classification, 1939 (De la répartition géographique des tribus turques en Afghanistan : Essai de classification préliminaire)

Suédois, turcologue, membre du parti fasciste Sveriges Nationella Förbund (SNF) et candidat au Parlement suédois pour ce parti.

MELLO MOURÃO Gerardo, Mustafá Kemel, 1938 (Mustafa Kemal)

Poète et écrivain brésilien, une figure majeure de la littérature du Brésil. Membre de l’organisation fasciste Ação Integralista Brasileira (AIB), pour laquelle appartenance il fut condamné à mort, en 1942, avant que la peine soit commuée.

OLAGÜE Ignazio, Les Arabes n’ont jamais envahi l’Espagne, 1969

National-syndicaliste espagnol (membre des JONS). Historien. Le livre en français cité ici, publié avec le concours de Fernand Braudel et repris plus tard dans La revolución islámica en Occidente (1974), affirme que l’Espagne wisigothique n’a pas été conquise militairement par les Arabes et que l’islam s’est répandu dans la péninsule de manière largement pacifique par choix de conversion de ceux des Goths restés jusqu’alors ariens et des autres chrétiens non catholiques de la péninsule.

PHILBY Harry St John, ou Jack, Arabia of the Wahhabis, 1928 (L’Arabie des Wahhabites) ; Arabia, 1930 ; Harun al Rashid, 1933 ; A Pilgrim in Arabia, 1943 (Un pèlerin en Arabie)

Aventurier anglais converti à l’islam, conseiller du roi Ibn Saoud, participa aux élections législatives en Grande-Bretagne en 1939 pour le British People’s Party, fasciste et antisémite, de John Beckett, et fut arrêté en 1940 en Inde pour activités antibritanniques.

SAVITRI Saïda, L’Islam et les temps modernes, 1939 ; L’Islam devant le national-socialisme, 1943

Auteur supposé des deux essais susnommés écrits en français, dont le second est clairement pro-nazi, et qui serait une femme musulmane d’origine indienne. Je subodore une supercherie (le nom de Savitri rappelle le nom de plume d’une autre admiratrice du Troisième Reich, la Française d’origine grecque Maximiani Portas, alias Savitri Devi, convertie à l’hindouisme et au national-socialisme ; et une femme musulmane d’origine indienne écrivant en français et publiant en France, et en dehors de cela complètement inconnue, c’est tout de même un peu difficile à avaler.)

SEJERSTED Georg Wasmuth, Orient. Fra Bagdad til kong Ibn Sa’uds land, Blix forlag, 1942 (Orient : De Bagdag au pays du roi Ibn Saoud) ; Det hemmelighetsfulle Arabia. Rub’al Khali, Hadramaut og dronningen av Sabas land, Blix forlag, 1944 (L’Arabie mystérieuse : Le Rub al-Khali, l’Hadramaout et le pays de la reine de Saba)

Écrivain norvégien qui a publié les deux récits de voyage ici présentés chez la maison d’édition fasciste Blix forlag.

ZENTGRAAF Henri Carel, Atjeh, 1938 [Aceh (dans la graphie actuelle, conforme à l’indonésien), sur l’île de Sumatra, est la province historiquement la plus islamisée d’Indonésie ; c’est actuellement une province autonome où s’applique formellement la chariah depuis 1999.]

Journaliste et écrivain des Indes néerlandaises. Membre du Vaderlansche Club, une organisation défendant un colonialisme intransigeant, et proche du Nationaal-Socialistische Beweging (NSB), le mouvement national-socialiste d’Anton Mussert, auquel il demanda à se porter candidat à des élections.

XLIX Der Freiherr von Saxy-Beaulieu 2

Second installment of the Lord of Saxy-Beaulieu’s German writings. (First installment here)

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Die Hypothese der lebendigen interstellaren Materie

Als Flüssigkristall bezeichnet man eine Substanz, die einerseits flüssig ist wie eine Flüssigkeit, andererseits aber auch richtungsabhängige (anisotrope) physikalische Eigenschaften aufweist wie ein Kristall.

1891 begründet Otto Lehmann die nach ihm benannte Kristallanalyse. Er vergleicht eine bekannte Verbindung mit der zu untersuchenden auf identische Eigenschaften. Dazu benutzt er das von ihm konstruierte Kristallisationsmikroskop. 1904 veröffentlicht Lehmann als Zusammenfassung seiner Forschungsergebnisse sein Werk Flüssige Kristalle. Bis zu seinem Tode im Jahre 1922 bleiben die flüssigen Kristalle zentrales Thema seiner Forschungen.

(Forschungen über Flüssigkristalle wurden durch Daniel Vorländer 1920-30er geleitet. Bis seiner Emeritierung 1935 synthetisierte Vorländer die meisten damals bestehenden Flüssigkristalle. Eine Quelle erwähnt „Die vergessenen Flüssigkristalle von Daniel Vorländer“ [The forgotten liquid crystals of Daniel Vorlander]. Was die Reichsdeutschen aus diesen Kenntnissen gemacht haben, ist mir zur Zeit Gegenstand von Vermutung.)

Ein zusätzlicher Aspekt Lehmanns wissenschaftlichen Interessen betrifft seine Korrespondenz mit dem Zoologen und Natur-Philosophen Ernst Haeckel (1834-1919). Lehmann wurde zu den Ideen Haeckels angezogen. Schon während seiner Schulzeit hatte er die Bücher Haeckels studiert und nach einer Verbindung zwischen den Bereichen der Mineralien, Pflanzen und Tieren gesucht. Haeckel wurde durch Lehmanns Flüssigkristallstudien fasziniert und glaubte, Flüssigkristalle seien eine Verbindung zwischen anorganischen und lebenden Systemen.

Haeckels letztes Buch Kristallseelen, Studien über das anorganische Leben (1917) schloss ein Kapitel über Rheokristalle ein, das an den Beobachtungen von Lehmann gewidmet ist. Hier bespricht er das gesamte Leben diesen Rheokristalle: „Durch die unbefangene kritische Vergleichung den sphärischen Rheokristalle (Myelinkugel) mit den einfachsten Probionten (chroococcus) wird die traditionelle künstliche Scheidewand zwischen anorganischer und organischer Natur endgültig aufgehoben.“

Eine enzyklopädische Definition der interstellaren Materie lautet wie folgt:

Interstellare Materie: Gas und Staub, die sich im Raum zwischen den Sternen finden. Sie ist im Wesen von Wasserstoff und, in der Nähe von Sternen, auch einigen Atomen von Calcium, Sodium, Potassium und um 1μm großen Eiskristalle zusammengesetzt. In bestimmten Fällen ist die interstellare Materie dicht genug, um die hinter ihr stehenden Sterne zu verstecken, während in anderen Fällen senkt sie nur die Stärke ihrer Strahlung: da sie mehr das Violett als das Rot aufsaugt, laßt sie die Sterne roter erscheinen, als sie in Wirklichkeit sind. Die Eiskristalle werden durch das interstellare magnetische Feld orientiert, und sie polarisieren das Sternenlicht.

Was mit „Raum zwischen den Sternen“ bedeutet ist, bleibt immer unklar, da die Astronomen in ihren Gleichungen ein im Wesen leerer Weltraum postulieren. Davon können wir abschließen, daß für die übliche Astronomie der Weltraum gleichzeitig leer und materiell ist. Daß solche Ungereimtheit sie nicht allzu viel stört, spricht unzweifelhaft viel gegen die ganze Methode.

(Die Newton’schen Gesetze entsprechen einem theoretisch leeren Weltraum. In Wirklichkeit ist der Weltraum, wegen der Anwesenheit von Sauerstoff und anderer Materie überhaupt nicht leer. Deshalb lässt die Schwerkraft die Planeten nicht kreisförmig, sondern spiralförmig bewegen. Daraus folgt, dass kleinere Planeten oder Planetoiden, als sie durch größeren Körper „eingefangen“ worden sind, mit Ihnen dann zusammenprallen mussten. Dies soll zwischen früheren Monden und der Erde in der Vergangenheit geschehen sein. => Welteislehre)

Es unterscheiden sich Gebiete des Weltraums voneinander dadurch, daß die interstellare Materie teils tot (Kristalle) teils lebendig (Rheokristalle) ist.

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Daß es Wasser auf dem Mars gibt, wurde zwar von der Welteislehre vorausgesagt. Im Gegensatz dazu ist es für die orthodoxe Astronomie eine Überraschung, gleich so es für sie auch eine Überraschung war, Wassereis auf dem Mond zu finden.

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Kybernetik im Dritten Reich

Die Kybernetik wäre durch den Amerikaner Norbert Wiener entdeckt. Das Buch Wieners Cybernetics [he didn’t even coin the name, borrowing it from Ampère!] wurde 1948 herausgegeben. Schon 4 Jahren früher leitete Hermann Schmidt an der Technische Hochschule Berlin eine Abteilung für die Allgemeine Regelskunde, die die wahre Gründung der Kybernetik ist.

Beispiele derzeitiger Regelungstechniken: Kraftwerksnetze, Regelungsthermodynamik, Regelungsmechanik usf. Angesichts der Fülle von Regelungserscheinungen ist zu vermuten, daß es sich hierbei um ein technisches Grundproblem handelt. Die Technik ist bestrebt, Maschinen, Anlagen und Betriebe vollkommen selbsttätig laufen zu lassen. Über die technischen Regelungsaufgaben hinaus findet man Regelung in der Pflanze, beim Tier und beim Menschen. Damit ist die Regelung ebenso ein Grundproblem der Technik wie der Physiologie. Dabei ist die Analogie in den Wirkungszusammenhängen zu suchen, nicht in der konkret-stofflichen Gestalt. Auch der Staat kann in manchen Belangen als ein Regler des freien Kräftespiels angesehen werden. [The Lord of S-L quotes this but without naming the source… Is he quoting Hermann Schmidt?]

Eigentlich ist die Kybernetik eine Abteilung der Systemwissenschat, die erst im Dritten Reich eine vollständige Rücksicht erhielt. Es handelt sich dabei um eine neue wissenschaftliche Methode, eine ganzheitliche, in Wesen interdisziplinäre Behandlung der natürlichen/technischen Ereignisse. Daß sie in Deutschland früh bekannt war, beweist die folgende Bibliografie.

1940

Ludwig von Bertalanffy: Der Organismus als physikalisches System betrachtet. Die Naturwissenschaften 28; (Nachdruck in General System Theory, 1968)

Albrecht Bethe: Die biologischen Rhythmusphänomene als selbständige bzw. erzwungene Kippschwingungen betrachtet. Pflügers Archiv 244 (1940)

Rudolf Bilz: Pas pro toto. Ein Beitrag zur Pathologie menschlicher Affekte und Organfunktionen

Wilhelm Cauer: Das Poissonsche Integral und seine Anwendung auf die Theorie der linearen Wechselstromschaltungen

Adolf Leonhard: Die selbsttätige Regelung in der Elektrotechnik

Viktor von Weizsäcker: Der Gestaltkreis. Theorie der Einheit vor Wahrnehmen und Bewegen

Symposium von Technikern und Biologen an der TU Berlin. Generalthema: Regelung als Grundproblem der Technik wie der Physiologie. Organisiert von Hermann Schmidt.

1941

Hermann Schmidt: Denkschrift zur Gründung eines Institutes für Regelungstechnik

Hermann Schmidt: Regelungstechnik. Die technische Aufgabe und ihre wirtschaftliche, sozialpolitische und kulturpolitische Auswirkung. VDI-Zeitschrift 85

1942

Walter Rudolf Hess: Biomotorik als Organisationsproblem. Die Naturwissenschaften 30

Ferdinand Hoff: Steuerungseinrichtungen des Organismus in Gesundheit und Krankheit. Öffentliche Antrittsvorlesung an der Universität Graz

1944

Rudolf C. Oldenbourg, Hans Sartorius: Dynamik selbsttätiger Regelungen

1945

Ludwig von Bertalanffy: Zu einer allgemeinen Systemlehre. Blätter für Deutsche Philosophie, 18 (Auszug in Biologia Generalis 19, 1949; Nachdruck in General System Theory, 1968;

ferner in Knut Bleicher (Ed.): Organisation als System. Wiesbaden: Gabler 1972)

(Aus Müller Science, Die Anfänge der Systemwissenschaft, Literatur 1940-1960 hier)

Die Liste ist nicht vollständig. Es fehlen die Beiträge vom Biologen Otto Köhler, der SA-Mann war und der –Konrad Lorenz nach– als den ersten echten Verhaltensforscher (Ethologe) gilt, indem er schon Systemdenken ausgenutzt hätte. Siehe z.B. Die Tierseele auf der Grundlage der grundwissenschaftlichen Philosophie, O. Köhler, 1939.

Als Vater der Systemwissenschaft gilt Ludwig von Bertalanffy. Daß er in der NS-Zeit schon in dieser Richtung gearbeitet hatte (vgl. Literaturverzeichnis), wird aber oft geschweigt, damit man unter dem Eindruck bleibt, er könnte seine Untersuchungen erst in Amerika entwickeln. Bertalanffy, der der NSDAP angehörte, reiste 1937-38 in die Vereinigten Staaten, wo er eben Vorträge über Systemen gab. Ich stelle mich daher einfach vor, woher die Amerikaner ihre Ideen in diesem Gebiet erhalten haben.

L. v. Bertalanffy stellt sich gegen was er selbst das Modell des „Maschine-Menschen“ nennt und ein Zusammensetzen von sog. Behaviorismus, Umweltlehre (in diesem Sinne, daß der Mensch von seiner Umwelt geschaffen sei) und Freuds Psychoanalyse ist. Das Modell betrachtet den Menschen als Maschine und betont besonders die Passivität der „Maschine“ in Verbindung mit der Umwelt und die von dieser erhaltenen und behandelten Anregungen. Diese „Passivität“ wurde von den Deutschen Ethologie (K. Lorenz) und Systemdenken allgemein ausgeschlagen. Im Gegensatz dazu bewiesen Diesen, daß der Organismus als aktiv und selbstreguliert zu betrachten ist.

Die praktischen Folgen des Maschinemensch-Modelles sind, daß der Organismus auf Ruhestand zielt. Der Mensch würde somit Umweltsanregungen in solcher Weise behandeln, daß er sie systematisch zu annullieren sucht, weil sie eine den normalen Ruhestand störende Spannung darstellen. Sozial-praktisch betrachtet, bedeutet es, daß den Individuen Spannungen beschont werden sollen. Laut v. B. ist ja diese Weltanschauung für einen abnormen Stand der Gesellschaft verantwortlich, der sich durch beweggrundlose Gewalt, Verbrechen und allgemeine Entartung der Kultur kennzeichnet.

Denn der normale Stand des Organismus eine stabil-selbstregulierte gemäßigte Spannung ist. Umweltsanregungen stellen zwar mögliche Störungen dar, aber entzieht man dem Organismus Spannung ganz und gar, denn wird er sie selbst suchen (z.B. in beweggrundloser Gewalt).

In der Erziehung herrscht die Meinung, daß man dem Kind nur leichte Anstrengungen bieten soll. Es hat deswegen zur Folge nicht nur, daß die allgemeine Leistung sinkt, aber auch, daß die Besten am meisten an Unterspannung leiden und sehr leicht verrückt bzw. total untauglich werden können. [And later on, if I may contribute my two cents, they’re oppressed by long days of routine toil that no human being should ever be submitted to.]

Es fällt mir ein, daß der Begriff „Spannung“ auf Deutsch eine Merkwürdigkeit darstellt. Wenn das Wort „Spannung“ selbst, fach-psychologisch anbetracht, eine eher negative Ladung besitzt, und dies je mehr das oben genannte Modell des Maschine-Menschen herrscht, hat das Wort „spannend“ im Allgemeinen eine deutlich positive Ladung: Was spannend ist, ist empfehlbar. Deswegen steht der in germanischen Sprachen wie Deutsch eingeleibte germanische Geist gründlich im Widerstand gegenüber diesem Maschinemensch-Modell (Behaviorismus+Psychoanalyse). Diese Erwägung macht mich zuversichtlich, daß der Gedanke von v. Bertalanffy echtgermanisch und gesund ist, im Gegensatz zum oben genannten und heutzutage herrschenden Modell.

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Beim Nürnberger Ärzte-Verfahren spielte der Eid des Hippocrates eine große Rolle: Die angeklagten Ärzte sollen den Eid verletzt haben. Nun muß man feststellen, daß der Eid keine Gültigkeit mehr hat, da er die Abtreibung verbiet („auch werde ich keiner Frau ein Abtreibungsmittel geben“) und heutigen Ärzte Abtreibungen täglich üben. Deshalb verschwindet der Grund, worauf die Ärzte bestrafft wurden. Es besteht keinen Grund mehr, worauf sie schuldig angesehen worden sollen.

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Zwei identischen Viren

Eine in einer französischen Wissenschaftsenzyklopädie (Encyclopédie des sciences, La Pochothèque, 1998, adaptation française de l’encyclopédie Garzanti, p.696) liegende Definition vom HIV möchte ich übertragen.

HIV (Human Immunodeficiency Virus) sigle du virus de l’immunodéficience humaine, qui réunit sous un même terme les deux virus identiques responsables du sida, isolé sous le nom de LAV (Lymphadenopathy Associated Virus), puis de HTVL, puis de ARV (Acids Associated Retrovirus).

HIV: Abkürzung des humanen Immundefizienz-Virus, der unter einem einzigen Begriff die beiden identischen Viren zusammenstellt, die für das AIDS verantwortlich sind, unter dem Namen LAV (Lymphadenopathy Associated Virus), dann HTLV III, schließlich ARV (Acids Associated Retrovirus) isoliert. (Subjekt von „isoliert“ in der Einzahl: das ist ganz unklar, reine Pfuscherei, denn isoliert in der Einzahl kann weder den Begriff (es wäre absurd) noch der Dinge „HIV“ selbst sein –weil die Dinge „HIV“ eben keine Einzahl, sondern zwei verschiedenen, dennoch identischen (!), Sachen ist.)

Also zwei identischen Viren unter einem einzigen Namen! Manche finden es vielleicht sehr findig; ich halte es für absurd. Wahrscheinlich ist das Grund für eine solche unverständliche, unlogische Definition die Urheberschaftsstreit zwischen Dr. Montagnier und Dr. Gallo, und sie muss als „diplomatisch“ gesehen worden. Ja, diplomatisch und lächerlich.

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Das sich durch die Vorhaut übertragende Virus

Die WHO (World Health Organization), die den Standpunkft der Gesellschaft der Nationen über Gesundheitsfragen darstellen oder definieren soll, empfehlt, die Beschnittung der Vorhaut als Preventivmittel gegen AIDS zu betrachten, weil einige quantitativen Studien darüber hinweisen, daß beschnitte Menschen weniger aus AIDS leiden als unbeschnitte. Deshalb sind Beschnittungen massiv in den letzten Jahren in Afrika durchgeführt worden.

Jedoch wurde gerade diesen Studien durch eine neuere Studie aus Atlanta (U.S.) (unter die Leitung von Gregorio A. Millett) widergelegt.

Soll nun irgendein Schwachsinniger beweisen, daß Menschen, die Coca-Cola trinken, proportional mehr AIDS-krank sind als Menschen, die Orangina trinken –warum nicht?–, wird sicher die WHO empfehlen, Orangina als Präventivmittel zu betrachten.

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Die Ludendorffs (Erich und Mathilde) waren Verräter. Ich sehe klar und deutlich, daß sie während des Kriegs Alliierte-Propaganda machten: Sie verherrlichten die Engländer, in derselben Zeit wo Deutsche Soldaten sie bekämpften. Sie machten aber kein Geheimnis von ihren Widerstand. 1938, als das Hakenkreuz schon für 5 Jahre das Kennzeichen des Deutschen Reichs war, schreibt z.B. der „Ludendorffer“ Hermann Rehwaldt in Vom Dach der Welt (S.19-20):

„Organisatorisch arbeitet für die ‚Synthese‘ in China in den letzten 14 Jahren gewaltig aufgestiegene, nach der Art der Freimaurerei aufgebaute‚Weltgesellschaft Rotes Hakenkreuz‘. Das Hakenkreuz als Symbol dieser Organisation verrät ihre geheime Verbindung mit dem Dach der Welt.“

Nicht nur für ihre Schriften waren die Ludendorffs verantwortlich, aber auch für die Schriften, die von ihrer Verlag herausgegeben wurden. Wenn sie Rehwaldt in ihren Verlag schreiben ließen, sind sie nicht dafür verantwortlich? Anders gesagt, müssen sie nicht dafür verantwortlich gehielten werden, was Ludendorffer geschrieben und gesagt haben? Ich glaube es.

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Ich laube Gott dafür, daß Er mich nicht mit einem gemeinen Geistesleben begabt hat! Was sind gemeine Menschen? Nichts als Gefäße und Träger von überlegenen, mehr oder minder bösen Geister oder Gespenster, die diese materiellen, in vieler Hinsicht leeren Schalen benutzen, um die Menschheit zu peinigen. Derjenige, der seinen niedrigen Trieben beugt, um übermenschlich, engelhaft zu werden, hört sofort diese unsichtbaren Geister. Der naturelle Mensch, d.h. das immer verfügbare Gefäß der bösen Engel, ist ekelhaft und dient dem Herrn der Finsternis, nicht als Freiwilliger, sondern als Werkzeug.

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Anekdotisch vielleicht, aber sprechend. Um Paul Rohrbach, Schriftsteller, wird auf Wikipedia Folgendes geschrieben:

Die Stellung Rohrbachs zum Nationalsozialismus war ablehnend, obwohl er teilweise in außenpolitischen Fragen ähnliche Auffassungen vertrat. Nach dem Mord von Potempa [Sommer 1932] wandte sich Rohrbach endgültig von der NSDAP ab, da deren offene Billigung von Gewalttaten mit seiner protestantischen Ethik nicht zu vereinbaren war.

Nun aber lese ich das Folgende (aus Die Geschichte der Afrikaans- und Südafrikanisch-Deutschen Kulturvereinigung, Werner von der Merwe, 1982, S. 114-15):

Anlässlich des für ihn organisierten Empfangs [1933] schilderte Rohrbach auf packende Weise die neuesten Ereignisse in Deutschland und meinte u.a.: Deutschland sei das Volk unter den Völkern, das immer wieder eine neue Jugend erlebe. Die neueste Bestrebung, eine Synthese zwischen Nationalismus und Sozialismus herzustellen, sei wieder einmal ein derartiger deutscher Verjüngungsprozess, und Hitler sei einer der grössten deutschen Staatsmänner.

Die „protestantische Ethik“ mit Lügen nicht zu vereinbaren seiend, hat Rohrbach höchst wahrscheinlich was er da aussprach, gemeint. Deswegen auch hatte seine Ethik selbst nach Potempa nichts gegen Nationalsozialismus zu sagen. Im Gegensatz dazu, fragt man sich wohl, welche Ethik die Verfasser dieses Wikipedia-Beitrags haben.

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Scandiumlegierung

Scandium ist kein eigenständiges Material. Vielmehr handelt es sich dabei um eine Aluminium-Legierung, der Scandium in relativ geringen Mengen beigemischt ist. Der Einsatz von Aluminium-Scandium-Legierungen wurde ursprünglich (!) von den sowjetischen Militärs erforscht. Nach dem Zusammenbruch der Sowjetunion gelangte das Know-How dann auch in den Westen. Das beigegebene Scandium soll das Alu leichter machen und gleichzeitig die Festigkeit steigern. Insgesamt ist allerdings das Wissen relativ spärlich verbreitet, weswegen der Einsatz von Alu-Scandium recht umstritten ist. (fabial.de)

Reines Scandium wurde erstmals in Deutschland 1937 durch Werner Fischer, Karl Brüger und Hans Grieneisen elektrolytisch aus einer eutektischen Schmelze aus Kalium-, Lithium- und Scandiumchlorid bei 700 bis 800°C hergestellt. Höchst wahrscheinlich scheint mir deshalb, daß ursprünglich die Legierung nicht von „den sowjetischen Militärs“ sondern von den deutschen Militärs erforscht wurde!

Weil Scandium einen hohen Schmelzpunkt hat, wird sie heute für Weltallflug-Anwendungen erforscht. Wie oben gesagt ist die Legierung –eine 2% Scandium enthaltende Aluminium-S.-Legierung– durch die Rußen benutzt und in Rußland wird Scandium industriell hergestellt; so etwas benötigt die Beherrschung der Reinigungsprozess. Und wie schön! Nur „nach dem Zusammenbruch der Sowjetunion gelangte das Know-How“, das erstmals im Dritten Reich bekannt wurde „dann auch in den Westen“! So niemand in der BRD kannte den Prozess? Die Rußen kannten aber seit dem Krieg das, was in Deutschland entdeckt wurde!

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Horst Korschings künstliche Rubine

Bevor sie die „Paperclip“ Unternehmen leiteten, hatten die Besatzer gewissen wichtigen Wissenschaftler zusammen in Halland gehaftet und ihre Plaudereien aufgenommen. In den Berichten kommen im Mund Horst Korschings geheimnisvollen Aussprechungen über „künstliche Rubine“ auf. Der Amerikaner Joseph Farrell zitiert ihn und legt seine Wörter aus:

Korsching: „Jeder Laie kann sehen, daß diese Ideen außerordentlich wichtig sind. Folglich wird es kein Geld in das geben. Sie verdienen nur Geld auf Ideen, die der Öffentlichkeit entgangen haben. Wenn Sie etwas wie künstliche Rubine für die Uhrindustrie erfinden, verdienen Sie mehr Geld als mit dem Uranreaktor.“

Künstliche Rubine? Selbstverständlich wurden solche Sachen beim Uhrgewerbe vor der Erfindung der Quarzbewegung verwendet. Aber 1945 war die Idee fantastisch. Zur Zeit der Öffentlichung dieser Abschriften war natürlich der erste Laser der Welt, der tatsächlich einen künstlichen Rubin als der Hauptbestandteil des laseroptischen Raums verwendte, war bekannt, da der 1961 erfunden wurde. Aber im Juli 1945 war die Idee mehr als ein bischen seiner Zeit voraus. (…) Später im Gespräch, drückt Korsching seinen Wunsch aus, zu Hechingen zurückzugehen, um sein Teleskop, Linsen und Prismen zu sammeln, eine Anzeige, daß er möglicherweise in Optik- sowie Kernforschung miteinbezogen wurde.

Der Ami Farrell hat zu viel darüber spekuliert. Alles in allem spricht Korsching über Rubinen für die Uhrindustrie, was ganz üblich ist. Laut Farrell soll aber die Anwendung von Rubinen für die Uhrindustrie zu dieser Zeit „fantastisch“ gewesen sein: Künstliche Rubine? Selbstverständlich wurden solche Sachen beim Uhrgewerbe vor der Erfindung der Quarzbewegung verwendet. Aber 1945 war die Idee fantastisch.

Daß die Idee „vor der Erfindung der Quarzbewegung“ „fantastisch“ gewesen sein soll, möchte ich gern glauben, aber dann konnte sie 1945 gar nicht „fantastisch“ mehr sein, da Quarzuhren existierten damals schon in Deutschland! => 1938 Rohde & Schwarz produzierte die weltweit erste tragbare Quarzuhr.

Allerdings behauptet seinerseits Henry Stevens Unterlagen gefunden zu haben, die die Existenz von Projekten zu Laserstrahlen im Reich beweisen würden (H. Stevens, Hitler’s Suppressed and Still-Secret Weapons, Science and Technology, September 2007). Der alles in allem glaubwürdigere Friedrich Georg vermutet dasselbe (Unternehmen Patentenraub 1945, Grabert-Verlag 2008):

„Als der Krieg endete, hätten die Deutschen 138 Typen von Lenkraketen in verschiedenen Stadien der Produktion und Entwicklung gehabt und hätten dafür jede mögliche bekannte Art der Lenkung und Zündung wie Radar, Radio, Draht, kontinuierliche Funkwellen, Akustik, Infrarot, Lichtstrahlen und magnetische Verfahren verwendet, um nur einige zu nennen. Zum Antrieb seien alle Methoden angewandt worden, die der Düsenantrieb für Unterschall- oder Überschallgeschwindigkeiten geboten habe.

Walker (amerikanischer Journalist, „Abertausende von Geheimnissen“, American Magazine, 1947) verwendete bei der Beschreibung der Raketenlenkungsverfahren den Ausdruck „Light beam“, den man nur als Lichtstrahl übersetzen kann, was an sich „keinen Sinn“ macht. Betrachtet man aber, daß Laserstrahlen „besondere Lichtstrahlen“ sind, dann sieht dies anders aus. Mit einem Laserstrahl kann man tatsächlich eine Rakete zu ihrem Ziel leiten. Dies wurde ab Ende des 20. Jahrhunderts von den USA tatsächlich so in den Golfkriegen angewandt. Wahrscheinlich haben wir hier einen weiteren Hinweis auf die Existenz von Lasertechnologie im damaligen Deutschland.“ (S. 125)

„Wilhelm Raitel war einer der rätselhaften deutschen Forscher in den USA. Während des Krieges war er wahrscheinlich an dem merkwürdigen Desintegrationsexperiment (Laser?*) in Ludwigshafen beteiligt.“ (S. 301) *Die Frage stellt der Verfasser selbst. Es gibt nichts mehr über Raitel oder dieses Desintegrationsexperiment im Buch.

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Beschleuniger als Todesstrahlen-Waffe

Im Sommer 1944 wurde in Hamburg zum ersten Mal sein (Wideröes) Betatron mit einer Energie von 15 MeV in Betrieb genommen. Geldgeber für die Konstruktion war das RLM, dessen Interesse an einem solchen Beschleuniger mutmaßlich darin bestand, ihn irgendwann als „Todesstrahlen“-Waffe einsetzen zu können.

Nach Kriegsende wurde das Betatron nach Großbritannien gebracht, wo es nach einigen Jahren vermutlich verschrottet wurde. Wideröe selbst gerät wegen Kollaborationsverdachts für kurze Zeit in Norwegen in Gefangenschaft. Für längere Zeit hatte er keinen Pass. Er entwickelte die Theorie des Synchrotrons.

(Wikipedia – Rolf Wideröe, der Norweger war.)

Um von Teilchen-Beschleunigern Todesstrahlen-Waffen herzustellen, besaßen die Deutschen schon in der Kriegszeit die ganze damals in der Welt bestehende Technologie und waren auch in diesem Gebiet ihren Feinden voraus.

Sie hatten das 1937-1942 durch Leonard Grebe gebaute Zyklotron. Eine andere Maschine wurde durch Wolfgang Gentner 1944 gebaut.

Sie hatten das Betatron von Max Steenbeck (1935).

Sie hatten Wideröes Betatron. Der im Archiv für Elektrotechnik 1927 herausgegebene Beitrag von Wideröe gab dem Amerikaner Lawrence die Idee, einen Beschleuniger zu bauen. Laut Wideröe sprach die Idee des Linearbeschleunigers in Richtung Zyklotron erstmals und schön vor Lawrence der Aachener Physiker Eugen Flegler aus.

Sie hatten das Pariser Zyklotron, dessen Erfinder, Frédéric Joliot-Curie, mit den Besatzungsmächten in Paris arbeitete.

Sie hatten schließlich den Protonen-Beschleuniger der um Johan Holtsmark eingerichteten sog. Trondheim Gruppe (Norwegen). Die Trondheim Gruppe arbeitete mit der deutschen Wissenschaftsgemeinschaft: Sie gaben ihre Ergebnisse 1941 in die Zeitschrift für Physik heraus.