TW16 Très Grand Débat National

Septembre-Décembre 2018 FR & EN

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Pour un technocrate tous les sujets techniques sont des sujets « majeurs » et « sensibles », et c’est en exprimant ce point de vue que le technocrate prouve son absence totale d’envergure et même d’humanité.

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Affluence

Were technology to create the conditions of limitless affluence, the human milieu would not be competitive. To think that, in these conditions, communism would breed a ‘primitive type’ is to believe that primitive societies lived and/or live in affluence.

What I call “(Jack) London’s illusion” is the thinking that the “price tag” attached to a man of status today has absolute value. Yet one’s genes are worth looking for in this but not that milieu. Change the milieu and women’s preferences will change accordingly.

Healthiest is the milieu where status depending on means of livelihood has vanished, as long as there is the slightest discrepancy between gene value and status valuation. Where a genetic cripple can be rich, women still look for status as “price tag.”

1/ By definition, affluence describes a milieu where the means of livelihood cannot entail discrimination between individuals. 2/ For this one reason is affluence the healthiest human milieu. 3/And affluence, by virtue of 1/, means communism.

It is scarcity that makes prices and statuses necessary to orient agents’ choices. If you don’t believe in communism, you simply don’t believe that capitalism is a force of material progress.

Are “limitless needs” bound to thwart affluence? Needs are limitless in a “red-queen race” only, where variations in relative status are detrimental in absolute terms. In consequence, where there is no status as price tag, limitless needs is a meaningless notion.

By the way, that Sir Matt Ridley, the very exponent of red-queen race, regularly praises capitalism for the ‘absolute’ rise in purchase power over the last decades, is amazing, as if he had never read the books he wrote: Under capitalism this absolute rise is absolutely thwarted by variations of relative status!

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It is a logical statement and no irrational bias that vested interests (i.e. conservatives) are deficient in prognosis, as they only see the future as the present perpetuated.

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“Resist” is the cry of people confronted by an overwhelming force.

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Une dictature n’a pas de leçons à recevoir de régimes qui interdisent Mein Kampf.

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Imam Al-Kartland

Selon le Comité des grands érudits d’Arabie Saoudite, « [l]’Islam est une religion propageant la paix dans le monde, elle préserve la vie, les biens, l’honneur de l’être humain et interdit fermement tout ce qui va à l’encontre de ces trois principes fondamentaux. » (Saudi News FR) C’est tellement beau, on dirait du Barbara Cartland : « Le baiser qu’il lui donna rouvrit toutes grandes les portes du paradis, là où leur amour trouvait cette perfection qui vient du cœur, de l’Âme, et de la bénédiction de Dieu. »

Libérez les érudits saoudiens emprisonnés ou personne ne prendra plus jamais au sérieux les « grands érudits » d’Arabie Saoudite. Je le dis pour votre bien.

Imam Al-Kartland (إمام الكارتلنض) d’Arabie Saoudite

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La polémique sur les migrants entre le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, et le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, s’est aggravée au cours du week-end, le second ayant traité le premier de « fasciste ». (24hinfos)

Le point Godwin ne représente jamais une escalade (une aggravation) mais au contraire l’embourbement infini qui caractérise le “débat” démocratique.

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Les socialistes réformistes sont obligés de faire croire que les réformes socialistes sont bénéfiques à l’économie capitaliste. Ce qui est choquant pour un socialiste. À bas le capitalisme !

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Une Maison du peuple
dans le 7
e arrondissement de Paris

Maison du peuple, l’Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement de Paris, l’un des deux ou trois quartiers les plus bourgeois et les moins populaires ? Maison du peuple, mon col !

C’est du populisme ? Du moment que ce n’est pas du bourgeoisisme…

La « Maison du peuple » (nom que certains donnent à l’Assemblée nationale) est dans un arrondissement comptant 603 logements sociaux, le nombre le plus bas de Paris. Avec 57.000 habitants, et une moyenne de 2,3 habitants par logement en Île-de-France, cela fait 24.780 logements, soit 2,5 % de logement social dans le 7e arrondissement. Il en faudrait dix fois plus pour respecter la loi SRU ! Le 7e arrondissement de Paris, où se trouve la Maison du peuple, n’a plus qu’à construire environ 5.500 logements sociaux pour respecter la loi SRU sur le logement social votée en 2000 par la Maison du peuple…

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By calling oneself an Antifa one takes no risk, because the people who call themselves fascists aren’t influential and the influential people you might want to call fascists aren’t likely to take it amiss, so absurd will the label sound to everyone.

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By calling U.S. imperialism ‘fascism’ you’re fooling yourselves: While U.S. imperialists were embargoing Cuba, Cuba had diplomatic relationships with Franco’s Spain, the closest regime to fascism I can think of.

[Source : « Pour La Havane, peuvent s’instaurer des relations bilatérales, économiques et culturelles, entre États de régimes politiques différents. Le cas bien connu des relations, jamais interrompues, entre la Cuba castriste et l’Espagne franquiste en est un exemple frappant. » (Jean Lamore, Le Castrisme, Presses universitaires de France, 1983)]

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Aujourd’hui ciel dégagé, température extérieure 15°C. 29/9/2018

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Novembre 2018

Legalize It (i)

It’s time the Netherlands lobby for tolerant laws among their European neighbors or that European legislation allow national courts of law to grant European citizens the freedoms of the most advanced laws among European countries on any subject.

“Freedom is the rule, restriction the exception.” Dutch citizens having legal access to substances, European courts should not tolerate that other E.U. citizens be deprived of the same freedom. We are all equal European citizens entitled to the same freedoms, as freedom is the rule.

European citizenship is inscribed in the E.U. Treaty (Article 9) and common citizenship has always meant that citizens enjoy the same freedoms. Hence I can claim Dutch freedom against French national law, as Dutch and French share E.U. citizenship.

Correct. (Wholecelium)

Yes, unless one’s to understand that the Treaty is filled with empty words.

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Legalize It (ii)

This debating of legalization [of cannabis, psilocybin…] as medicinal is bunk, submission to the control freaks who want to decide who’s to be allowed to use it. I’m against linking legalization with medical issues. It’s a freedom issue, and in secular states it’s a religious freedom issue (prohibition being proof that so-called secular states discriminate against some religions).

During Prohibition (Volstead Act) U.S. authorities granted Catholics and Jews quotas of wine for their rituals. Yet they never granted quotas of weed to Rastafarians nor of mushrooms to Shamans!

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– Je suis indigné.
– Indigne et quoi ?

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On Twitter, using English, international cosmopolitan language, and then shifting back to one’s own (French) is the same as when you live in the city and go spend a few days in the small village where your grandparents live. You just don’t want to stay there.

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Impartial ne veut dire ni sans opinion ni centriste.

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La #proportionnelle ne peut pas avoir l’effet que les Gilets jaunes en attendent car il faut une majorité pour gouverner, et en proportionnelle un programme de gouvernement ne se construit pas sur des propositions électorales mais sur des accords entre groupes parlementaires.
– Comme aujourd’hui !
– Je n’osais pas le dire…

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Pas d’#Acte5 ! Sois citoyen français et tais-toi.

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Le meilleur moyen pour qu’un gouvernement devienne auteur de complots, c’est de criminaliser les « théories du complot ».

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La liberté d’expression a été inventée par et pour des gens capables de penser et notamment d’avoir de l’esprit critique. Le larbin n’en fait pas grand cas et ce n’est pas à lui que l’on pense quand on défend la liberté d’expression.

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Le JT de France3TV efface tranquillement une partie du slogan d’un manifestant pour ne garder que le « Macron » et non pas le « Macron dégage ». 16 décembre

Compte tenu de la politique répressive du pouvoir depuis les dernières élections, FR3 a sans doute craint d’être poursuivie pour « offense au chef de l’État » si elle montrait la pancarte telle quelle.

Sinon la loi de liberté de la presse, on en parle ?

Peut-être pas assez, quand des manifestants restent 12 heures en garde à vue pour « offense au chef de l’Etat », un délit formellement supprimé en 2013 ! (Le Canard enchaîné du 21.11.2018)

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Très Grand Débat

#GrandDébatNational [en réponse au mouvement des Gilets jaunes] dont 5,7 millions de fonctionnaires sont exclus en raison du DEVOIR DE RÉSERVE !

Tu es fonctionnaire et tu souhaites participer au grand débat national ? Aucun problème : crée-toi un compte Twitter ANONYME et tweete comme un malade, le tour est joué !

Qui a le droit de parler au pays des droits de l’homme ? Pas les fonctionnaires : devoir de réserve. Pas les salariés : le patron mécontent trouve un prétexte pour licencier. Tous anonymes sur Twitter.

On vote dans un isoloir pour éviter les pressions et représailles du pouvoir. Le grand débat national se tiendra-t-il en isoloir ?

Aux Gilets jaunes qui veulent participer au grand débat national : vous n’avez pas d’immunité parlementaire et vous avez vu que ce gouvernement engageait des poursuites pénales à la moindre critique. Danger ! Pas de débat sans immunité !

Convocation au rectorat de Dijon d’une enseignante pour avoir critiqué Macron sur internet… (Article L’Humanité 19.12.2018 : « Au rectorat de Dijon on peut croiser Big Brother »)

Le #GrandDébatNational s’annonce ouvert et décontracté…

Poésie révolutionnaire d’Afrique noire francophone (Bénin, Burkina Faso, Guinée)

Choix et présentation par Florent Boucharel

En travaillant pour ce blog à des traductions poétiques, je laissai forcément de côté un pan entier de la littérature mondiale : la littérature francophone. Avec le temps, je devins insatisfait de cette situation et finis par me décider à recueillir de la poésie francophone pour la publier sur mon blog à côté de mes traductions. Cela ne me demande certes pas autant d’effort mais cela peut permettre au lecteur de langue française de découvrir une poésie avec laquelle il n’est pas forcément familiarisé.

Je commence par de la poésie de trois pays d’Afrique noire qui ont expérimenté des régimes socialistes, le Bénin, le Burkina Faso et la Guinée (Guinée-Conakry). Les pays d’Afrique noire francophone qui, au lendemain de leur indépendance, ont constitué des régimes socialistes, soit marxistes-léninistes soit inspirés d’un « socialisme africain » cherchant à adapter la réflexion socialiste au contexte de l’Afrique, proches à la fois des régimes d’URSS et/ou de Chine populaire et du Mouvement des non-alignés, sont :

–la Guinée avec Sékou Touré (1958-1984)

–le Mali avec Modibo Keïta (1960-1968)

–le Congo-Brazzaville pendant la République populaire du Congo (1966-1992)

–le Bénin pendant la République populaire du Bénin (1975-1990)

–Madagascar pendant la République démocratique malgache (1975-1992)

–le Burkina Faso avec Thomas Sankara (1983-1987).

Les poètes représentés dans la présente série sont, pour le Bénin, Noureini Tidjani-Serpos (3 poèmes), Jérôme Carlos (1), Dossa François Agonvinon (1), Eustache Prudencio (1) et Richard Dogbeh (1), pour le Burkina Faso Babou Paulin Bamouni (3), et, pour la Guinée Sékou Touré (3 + 1 extrait).

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Bénin

Place de l’étoile rouge à Cotonou

Les poèmes sont tirés de l’anthologie Poésie du Bénin (Éditions Silex, Paris, 1983) compilée et présentée par Évelyne Françoise Gonçalvès.

À la suite du titre du poème et du nom de l’auteur, j’indique entre parenthèses le nom du recueil dans lequel le texte a été publié, avec la date.

Bouffon par Noureini Tidjani-Serpos (Maïté, 1968)

Universitaire et haut-fonctionnaire international à l’Unesco, selon sa page Wkpd en français Noureini Tidjani-Serpos aurait vécu plusieurs années en exil aux « heures sombres du régime militaire ‘révolutionnaire’ ». L’article n’en dit pas davantage mais on y trouve par ailleurs que Tidjani-Serpos a enseigné à l’Université nationale du Bénin un nombre indéterminé d’années entre 1972 et 1991, c’est-à-dire pendant ledit régime.

L’introduction de l’anthologie semble indiquer que les poètes qui y figurent se sont solidarisés avec la révolution béninoise de 1972 : « D’aucuns ont alors prétendu que les Béninois étaient avant tout des essayistes, ne tenant pas compte des turbulences politiques qui marquèrent depuis toujours, de façon profonde, la vie du pays. Un certain nombre de jeunes Béninois ont pris la décision de combler un vide d’autant plus surmontable qu’à partir de 1972, il semblait que le pays se stabilisait et qu’une politique de défense, d’illustration, de revalorisation et de valorisation du patrimoine culturel national était promue. Les poèmes rassemblés dans cette anthologie portent les marques d’une véritable explosion. Des poèmes qui circulaient sous le manteau sous les régimes précédents pouvaient avoir une existence publique. [Selon cette anthologie, publiée à Paris, ce sont ainsi les régimes d’avant 1972 qui ont été des « heures sombres », et on peut penser que, même publiée à Paris, l’anthologie a reçu l’imprimatur du régime révolutionnaire béninois et que cette introduction en reflète le point de vue.] (…) Ce n’est point un hasard si le souffle poétique béninois n’a réellement pris son envol que dix ans après les indépendances [c’est-à-dire, au Bénin, en 1972, dix ans après l’indépendance de 1962 et à partir de la Révolution]. C’est qu’en l’espace de dix ans, toutes les expériences possibles et imaginables pour préserver l’ancien ordre des choses ont été tentées, épuisées. Le silence n’était plus possible. La plupart des poètes ici rassemblés participaient aux efforts discrets qui préparaient l’émergence d’un courant souhaitant impulser de profonds changements structurels. »

Cela dit, je n’ai pas plus d’informations sur les relations de Tidjani-Serpos au régime révolutionnaire béninois. J’observe cependant que ce poème, Bouffon, est une satire de la « négritude » et l’auteur fait même, afin de la rejeter, allusion à la pensée de Senghor qui avait émis l’idée que la raison était hellénique et l’émotion noire. La critique de la négritude a été un élément de la pensée révolutionnaire de différents mouvements de libération nationale, un aspect que j’évoque dans mon introduction à La Négritude dans la poésie révolutionnaire hispano-américaine (x), ainsi que dans un article pour la revue Florilège (n° 171, juin 2018), « La négritude dans la pensée révolutionnaire : Contre la négritude ». L’introduction de l’anthologie évoque également le sujet : « Sauf dans l’œuvre de précurseurs comme Richard Dogbeh et Eustache Prudencio, il y a dans tous ces poèmes l’indice d’une nette rupture avec la négritude. Les poètes béninois ont répercuté dans leurs chants les cris de divers peuples en lutte. »

À présent, place au poème.

Je précise seulement qu’en raison de la difficulté, sur WordPress, d’« alinéer » les vers (je dois procéder avec des points en début de ligne), j’ai été contraint de simplifier la présentation en limitant le nombre de renfoncements par rapport à la gauche, afin d’éviter un trop grand nombre de points sans signification de ponctuation. La remarque vaut également pour le poème suivant, ainsi que pour les poèmes Prière aux dieux et Abomey. Merci de votre compréhension.

…Je me ris de la négritude
Ce joli cheval que les forains
Vantent le long des cirques
Je me tords devant
L’hellénité de la pensée
Et la négritude de la sensation
Ma peau refuse
L’écorchure de ces plaisanteries
Au goût de confiseries poivrées
Je me ris de la négritude
Engendrant la réaction
Du Noir contre le Noir
Et je me proclame bleu, rouge orange
Jaune dans la courbure de l’arc-en-ciel
Et je m’installe
Dans l’âpreté de ma condition d’homme
Pour mieux cracher
Sur la poésie Noire
Blanche
Jaune
Et partout où l’homme est bafoué
Dans les rizières Vietnamiennes
Au seuil du canal de Suez
Sur le littoral du Bénin
Je crie dans les contorsions
Et mes contorsions
Sont Sémites
Jaunes
Noires
Séjanos [?].
Ma conscience explose
Chaque matin
Dans les graffiti ondulatoires
Du journal parlé.

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Au Musée de l’Homme par Noureini Tidjani-Serpos (Agba’nla, 1973)

…..L’ART au Musée de l’HOMME
Le balayeur des rues devant le musée,
C’est un homme et c’était son art,
L’homme à la porte du musée
Il se fout de l’art
Il a faim le mec
Il a froid le gars
Son balais smicard
Rythmant son cauchemar.
……….Mon pote,
Il n’a rien dit, l’homme
Que tenir son BALAI.
Sortez son art du muséum
…Le musée de l’HOMME ABSTRAIT
…Le musée de l’Homme Ethnologique
Pour que vive l’homme concret
…Celui de tous les jours.

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Scénario pour une bande dessinée par Noureini Tidjani-Serpos (Agba’nla, 1973)

…L’Indien sauvage.
Le beau cavalier blanc.
…La horde sauvage des Indiens
La belle race des conquérants du Far-West.
Le beau cavalier blanc est un pistolero
…Le méchant Indien va manger
……L’oie blanche.
Sans confession.
…Le beau cavalier arrive à temps.

……PAN ! PAN !
Les plumes volent.
…Celles du méchant Indien évidemment.
……LES INDIENS SONT TOUS MORTS.
..Le beau cavalier blanc
..A épousé la belle intrépide blanche.
…Ils eurent beaucoup d’enfants
……Qui ne furent jamais scalpés
…Et au nom du Christ ressuscité
..Parquèrent les fantômes des Indiens
……Dans les RÉSERVES
Importèrent d’Afrique des animaux zoologiques
……Et pour la mémoire des hommes
…Inventèrent la…
Littérature enfantine.

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Salut aux armes par Jérôme Tovignon Carlos (Jérôme Carlos) (Cri de liberté : Contribution à la Révolution Dahoméenne, 1973)

Je te salue courageux Peuple de Palestine,
Je te salue dans le traquenard des balles traîtresses des faux frères,
Je te salue au cœur même de la babel
Entretenue autour de ta cause pourtant juste,
Et mon cœur vibrant sous les ressacs oppressants de mon sang coléreux,
Et mon doigt vengeur vouant aux gémonies
Tous les traîtres, tous les vomis de la grande patrie arabe,
Je t’attends, ô Peuple, sur les champs d’honneur où se lavent l’affront et la honte.

Je te salue, héroïque combattant de Palestine,
Je te salue dans l’embrasement apocalyptique des bombes meurtrières,
Je te salue à l’aube diaphane de ta victoire imminente,
Et ma voix fusant en ondées fécondes de tes hauts faits,
Et mes mains se joignant au ban d’honneur universel,
Je vous attends ô FEDAI sur les routes royales
Qui conduisent à l’assemblée des peuples dignes.

Je te salue, intrépide Peuple de Palestine,
Je te salue dans l’ardeur féline de ta foi combattante,
Je te salue au soir moribond du sionisme agonisant,
Tout drapé dans mon ample boubou blanc,
Mes doigts agrippés aux cordes sonores de ma Kora,
Mon cœur sonnant le glas de l’infernale tyrannie,
Mon être, tout mon être déployant tes oriflammes de gloire
Qui clament au vent la densité de l’Événement,
Je t’attends, ô Peuple, sur les sentes embaumées
Qui conduisent au podium des Peuples libres.

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Prière aux dieux par Dossa François Agonvinon (Cris et Paroles, 1974)

Aujourd’hui, j’ai mangé un gâteau de blé
et puis j’ai pensé à ceux qui manquent de pain !
j’ai pensé aussi à ceux qui n’ont pas de bouche pour manger !

Aujourd’hui, j’ai marché
et puis j’ai pensé à ceux qui n’ont pas de jambes pour marcher !

J’ai vu le docker du port
porter un sac de ciment à deux mains
et puis j’ai pensé à ceux qui n’ont pas de bras
pour porter des gants de fer !

J’ai couru le Monde
et puis j’ai pensé à ceux qui ploient sous le poids des chaînes
et qui couvent dans leurs bouches des crachats amers et acides…

Et puis j’ai dit :
–Sacrés, de nos races,
ouvrez les yeux à ceux qui ne voient pas,
donnez la bouche à ceux qui n’en ont pas.

Aujourd’hui, mon frère a roulé dans un lit au luxe insolent
et puis j’ai pensé
j’ai pensé à ceux qui gisent dans la cendre
et qui croupissent sous le poids de la Misère.

Aujourd’hui, j’ai avalé une gorgée d’eau
et puis l’âme de ceux qui pressent dans leurs mains décharnées le sable chaud
et n’en récoltent que larmes,
leur âme est venue se planter sur l’écran de mes rêves
et puis j’ai dit :

– Ô Dieux de nos terres et de nos forêts,
Dieux de nos eaux et de nos montagnes,
Esprits de nos maisons et de nos champs
couvrez ces immenses couches de terres nues qui éclatent sous la flamme du
soleil parâtre, de vos cruches d’eau fertilisante,
donnez la sève aux arbres
et la fleur aux rosiers…

Et puis j’ai dit encore :
– Grands Seigneurs qui jonchez la galerie de nos sanctuaires,
Vous, forgés à l’image de ce qu’ils furent,
…VAILLANTS,
et de ce qu’ils ne sont pas,
…morts,
Vous, bénissez le ciel et la terre,
…la terre,
car la terre souffre de l’injustice des hommes.

PAROLES SOIENT FAITES !

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Abomey par Eustache Prudencio (Violence de la Race, 1969)

Eustache Prudencio a été chef du service de presse et de la documentation à la présidence de la République ainsi qu’ambassadeur pendant le régime révolutionnaire.

Dans les ruines des palais royaux d’Abomey,
J’entends le souffle de notre brillante histoire.
Ces murs immenses que grignotent vents et pluies
Sont les poumons puissants des rois
De mon pays détruits par les Blancs
Au cours de combats inégaux injustes.
Cette place rouge de colère
Piétinée jadis par nos amazones† intrépides
S’agite encore de rage et de douleur.
Ah ! cette poussière que soulèvent les tam-tams,
Cette poussière que caressent les chants
Qu’autrefois entonnaient majestueusement
Nos illustres princes et rois
Dans les pans de leurs toges énormes,
Cette poussière qui n’est pas de la poussière
Mais la gloire de nos soldats enflammés,
Le courage de nos combattants prêts
À offrir leur tête pour défendre la cité !
Ces arbres géants témoins
De notre dignité, de notre détermination, de notre soleil
Se balancent à peine car chargés de prestige.
Ces bas-reliefs suggestifs et riches
Tracent aux flancs des murs
Les épopées de notre histoire agitée
Aux pages scintillantes d’événements
Dont le souvenir remonte des abysses
Émouvants et réconfortants de notre vie.
Chaque grain de sable chaque brindille chaque insecte
Veut être le messager fidèle qui conte
Les paillettes d’or de notre passé.
Ces oiseaux sur les toits regardent silencieusement
Le ciel et se refusent à chanter
Pour ne pas troubler le repos des rois
Car leurs esprits toujours vivants et forts
Tournent, flottent sans cesse
À l’ombre des trônes que l’autre croit vides.
Lorsque dérouté par la déchéance de mes contemporains
Écœuré par les abandons et les hontes,
Bouleversé par les voltes-faces ignominieuses,
Secoué par l’incivisme de mes concitoyens,
Je veux me refaire un cœur de lion,
Le seul temple qui me permette de me ressouvenir,
C’est bien Abomey et ses palais royaux,
Abomey, ses traditions intactes.
Veuille le ciel que mes compatriotes aillent souvent
Aux sources retremper leur patriotisme,
Ce patriotisme anémié et triste
Qu’ils traînent lamentablement sur les routes
Parsemées d’écueils de toutes sortes.
Veuille le ciel que nos rois et preux
Nous montrent le chemin de la gloire.

† Amazones : Les « Amazones du Dahomey » étaient un régiment militaire de femmes dans le royaume du Dahomey, royaume dont Abomey était la capitale.

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Paroles par Richard Dogbeh (Rives mortelles, 1964)

Notre pays flétri se guérit pas à pas
Il voudrait installer partout des usines du savoir
…partout dans les villes partout dans les brousses
…partout où gémit un homme à sauver
Qui nous donnera un poème de fer et de béton
Nos taudis de bois et d’argile ne durent
Qui nous offrira le chapeau de tôle et les bancs et le tableau noir
Nous écrirons sur nos calebasses si nous manquons de cahier
Nous lirons dans le ciel si notre maître sait guider les chariots
Encre violette ne faut nous volerons l’indigo bleu de nos artisans
Adieu plumes gauloises nous nous appliquerons sur les roseaux du Bénin
Avant tout qui nous montera nos usines des maîtres des bancs et le tableau noir
Nous désirons avec toutes nos illusions d’enfant visiter tous les sentiers de la vie
Nos pères sont morts dans la solitude
Nous leurs fils avons soif de toute la connaissance du monde.

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Burkina Faso

Poèmes tirés du recueil Luttes de Babou Paulin Bamouni (Éditions Silex, Paris, 1980).

Babou Paulin Bamouni (1950-1987) était directeur de la presse présidentielle et un proche collaborateur de Thomas Sankara, le « Che Guevara africain ». Il fut assassiné en même temps que ce dernier.

Je m’appelle continent

Je m’appelle le continent au front immense
Fait d’un roc massif inattaquable
Bâti sur des possibilités inestimables
Et sur tous les espoirs permis aux dieux.
Mon corps volcanique gonflé d’énergie
Fait de moi un continent doublement miné,
Aguerri aux souffrances causées par un monde perfide
Qu’il me faut d’un sursaut bien de moi
Ramener avec détermination à la raison.
Car si je suis désormais le continent de la révolte,
Je suis aussi celui qui relève les défis
Et celui qui doit à présent s’imposer
Avec des hommes dignes de ce nom
Au-devant des actes virils interdits
Aux infâmes et aux incapables,
Je suis le continent de la sagesse,
Je suis le continent de l’action
Et du courage surnaturels,
Non celui des étiquettes et des bassesses
Qui sont la pâture des lâches et
De mes ennemis héréditairement
Éduqués à ma sempiternelle détraction,
À mon humiliation et ma perte honteuse.
Je ne suis pas le continent des faux poètes,
Des faux prêtres et des faux chantres
Qui ignorent à qui ils ont bien affaire
Et de moi ne voient que danseur en transe,
Monstre béat ébranlé d’émotion et non de raison.
Je suis le continent qui bouge,
La logique qui se meut et qui défie.
De mon immensité convoitée je ferai
De moi une force terrifiante
Fendant les océans, les cieux et des cours d’eau
Déviant de leurs lits, originels.
Je suis le continent où à jamais
Les montagnes seront bientôt aplanies
Et du dessous desquelles apparaîtront
Des hommes nouveaux aux cœurs de lion,
Aux âmes et corps animés d’intégrité,
D’honnêteté et d’un amour du travail,
Pour effacer mon image de continent habité
De souffre-douleurs sans joie aux mains
D’exploiteurs et de voleurs de deniers publics.
Malheur ! Je suis le continent vendu aux inconscients,
Aux chercheurs de trésors mal acquis,
Et aux âmes mal intentionnées vomies
Par mille horizons voraces.
Je ne suis pas le continent vierge
Comme on se plaît à le dire.
Je ne suis pas le continent du folklore
Comme on se contente de le montrer
Je ne suis pas le continent de la quiétude
Comme le chantent les esprits trompeurs
Je suis le continent meurtri et endolori.
Je suis le continent-puzzle,
À des milliers de problèmes à la fois confronté
En demeurant le continent de l’unité humaine
Dans la diversité,
À un grand ensemble le temps me pousse
Pour devenir véritablement le continent
Au fronton gigantesque,
Sous lequel les siècles baisseront la tête ;
Le continent fait de roc massif
Et d’hommes nourris de grands idéaux
Dont la mise en acte me donnera
Pour des siècles et des siècles un nom
Dont l’éclat et le poids modifieront
Le cours des temps,
Les temps actuels des choses,
Les choses enfin qui m’appelleront continent.

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Les forces de lumière

Le jour de lumière se lèvera
Sur nous et nous nous libérerons
Pour un monde nouveau ;
Nous les hommes plongés dans la nuit,
Nous les forces maîtresses de demain,
Qui avançons vers la liberté.
Nous les hommes dominés d’aujourd’hui,
Nous les forces de la lumière éternelle,
Sous le poids du monde exploiteur
Nous courbons encore l’échine.
Dans l’ignorance de nos forces vives,
Nous marchons encore sous la matraque.
La lumière du jour ne tardera plus.
Le jour libérateur s’annonce,
Et pour l’impérialisme sonne
Inexorablement le glas.
Conscience, désormais, nous prenons
De nos forces rédemptrices
Sur lesquelles nous devons à jamais compter.
Pour nous les opprimés du monde,
Pour nous les forces exploitées de la terre,
La lumière du jour est proche.
Nous qui vivons de faim
Et d’injustice quotidienne ;
Nous qui sommes nourris
D’ignorance et de domination,
Nos forces appellent la lumière,
La grande lumière du jour,
Le jour de justice et de paix
Pour instaurer un monde à nous.
Un monde d’où seront bannis
Les pleurs et les grincements de dents.
Un monde où règneront à jamais
La joie de vivre et la fraternité.
Ce monde, nos forces immenses
Demain, pour nous, le bâtiront
Pour sortir des ténèbres et de la honte
Et embrasser la lumière du jour ;
Ce jour qu’imposeront nos forces de lumière.

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Le jugement

J’accuse !
Oui, j’accuse tout le monde,
Moi N’krumah, le fils de l’Afrique
Que vous avez tous trahi !
J’accuse tout le monde,
Moi Lumumba, le défenseur-né
De l’indivisible Afrique !
Pourlécheurs de bottes impies,
Je vous accuse de haute trahison !
Inconscients et marchands d’esclaves,
Je vous accuse tous
De cupidité et de mercantilisme !
Moi qui cherchais la grandeur,
L’honneur et la gloire de l’Afrique,
Je vous accuse tous
D’être d’ignobles personnages vendus
Aux fossoyeurs impénitents de
Notre Afrique, terre de paix !
Je vous accuse tous d’être
Des tombeaux blanchis, et
Des races-de-vipères sans nom,
Vous qui ne cherchez que
La déstabilisation du continent noir !
Je vous accuse tous
D’égoïsme ignominieux,
Vous qui ne cherchez pas
Une Afrique unie et puissante
Pour contrer les pires impérialismes !
Je vous accuse tous
De chercher à vous enrichir
Sur le dos des masses laborieuses !
Je vous accuse tous
De collaborer perfidement
Avec les plus abjects des ennemis
De l’Afrique ma mère !
Mais à cela vous êtes prévenus :
L’AFRIQUE consciente, inévitablement
De vous se vengera dans le sang.
L’Afrique des forces centrifuges
Pour vous piétiner, relèvera la tête.
L’Afrique profonde, demain
Vous videra de votre sang impur.
L’Afrique des forces nouvelles
Et pensantes, sans tarder, mettra fin
À vos manœuvres de mort et de malheur,
Pour faire de l’AFRIQUE NOUVELLE
Un continent puissant et illuminé
Qui affrontera les siècles à venir
Le front face au soleil.

*

Guinée

Poèmes tirés du livre La Révolution culturelle d’Ahmed Sékou Touré (Imprimerie nationale « Patrice Lumumba », 1969, vol. XVII des œuvres complètes de Sékou Touré).

On ne présente pas Ahmed Sékou Touré, président de la Guinée de 1958 à 1984.

Septembre 1898

Triste fin des pulsations libres
D’un empire fier et souverain ;
Triste fin d’un temps
Indélébilement inscrit dans le Temps,
Qui vit prospérer une communauté
Rayonnante de valeurs propres.
Un temps où à l’Afrique
Appartinrent en propre
La terre et le ciel,
La lumière et l’air aussi,
Toute la semence.
Notre peuple, alors maître,
Au chantier de l’authenticité,
Solidaire d’autres frères,
Conjuguait idées et actions
Pour vivre, créer et avancer
Quand par l’arbitraire
L’impérialisme avec ses canons,
Usant de l’argument de la force,
Lui confisqua l’existence et le devenir,
Polluant ses sources vives,
Se répandant en destructions et souillures.

*

Septembre 1958

Le joug partout blesse
Le vol et le viol prolifèrent
Au rythme saccadé
Du souffle maudit
De l’insolite présence.
Tout devient néant et s’étiole
Hormis la flamme déposée
Au tréfonds de l’âme commune.
Malgré la rigueur asséchante,
Germera et grandira la semence
Sur un sol pourtant rasé
Vidé de ses sources,
Au sein d’une société
Menacée d’anéantissement.
Le combat ne prit jamais fin
Car le souvenir de la liberté
Demeura l’avenir du passé.
D’intrépides pionniers s’élancèrent
À la reconquête du pouvoir
Et finalement triompha la Révolution.

*

Alpha Yaya

9 février 1911, déportation d’un héros
Et 9 février 1955, assassinat d’une héroïne,
L’immortelle CAMARA M’BALIA.
Deux faits illustrant à jamais
La cruauté d’un système.
Mais la cause qu’il bafouait
Restant juste et impérissable,
Galvanisait en le Peuple militant
L’esprit de sacrifice.
Campée dans la raison historique,
L’ardente volonté populaire
Activement incarnait toutes les forces,
Celles qui devaient enterrer
Et les imposteurs et leurs crimes,
Permettre au peuple victorieux
De recréer la vie dans l’honneur,
De réhabiliter notre œuvre
En la replaçant désormais
Au centre d’une révolution
Génératrice de paix et de progrès.

*

Révolution Guinéenne (extrait)

(…)

RÉVOLUTION sociale !
Partant du peuple,
Pour le bien du peuple,
Elle socialise les hommes
Et leurs moyens de production,
Nationalise les richesses
Du sol et du sous-sol
Afin de rendre inaliénable
Le Patrimoine domanial.
À tout développement
Assignant des buts sociaux,
Elle affirme la primauté
Du droit et des intérêts populaires,
Au peuple réserve souveraineté et pouvoir,
À l’individu : liberté, participation et sécurité,
Afin d’assurer interdépendance
Entre la « partie » et le « tout »
Qui sont l’un à l’autre,
L’un de l’autre.

RÉVOLUTION humaine !
Sachant l’homme supérieur
À toutes richesses matérielles
Dont il est, par son travail,
Le créateur et le censeur.
Des facultés intellectuelles
Elle favorise l’épanouissement,
Donnant à l’Enseignement
Et à l’éducation de l’homme
Leur sens le plus humain.
Elle garantit pour chacun
Liberté et dignité,
Dans sa vie de chaque jour
Au sein de la société
Fraternellement unie dans la solidarité.
Humanisant la société,
Elle universalise l’Être.
Et dans le chantier de l’amour
Habité par les anges,
Elle conduit l’homme.

(…)