Tagged: aimara

Americanismos IV

Suite, et cette fois probablement fin, de notre glossaire d’américanismes tirés du Diccionario general de americanismos (1942) du Mexicain Francisco J. Santamaría et traduits en français. Je poursuivrai peut-être la série si je peux consulter d’autres ouvrages de la même ampleur, ou bien plus spécialisés.

Mes observations se trouvent entre crochets [ ]. Les citations littéraires sont le fruit de mes lectures (elles font chacune l’objet d’un paragraphe particulier, contrairement aux citations de Santamaría lui-même, dans la partie encyclopédique de son travail). Enfin, les photos ont été trouvées sur internet.

Por más Americanismos, véase Index.

*

Acayote (m). Especie de pipa, de carrizo, en que fumaban los antiguos mejicanos.

Espèce de pipe en roseau dans laquelle fumaient les anciens Mexicains.

Acordada (f). Especie de santa hermandad establecida en Méjico en 1710, para aprehender y juzgar a los salteadores de caminos, que duró hasta 1812.

Espèce de sainte-hermandad établie au Mexique en 1710 pour appréhender et juger les bandits de grand chemin, qui dura jusqu’en 1812. [Une hermandad, dans l’Espagne médiévale, était une milice armée à compétence juridictionnelle et, contrairement à la Sainte-Vehme des États germaniques qui y ressemble, ayant un caractère officiel plutôt que celui d’une société secrète.]

Amalciga (f). (Voz indígena) Nombre que usan en las Californias para expresar isla nebulosa.

(Mot indigène) Nom désignant en Californie et Basse-Californie une île couverte de brume.

Animita (f). En Cuba, insectillo conocido con otro nombre por aguacero (insecto semejante al cocuyo; especie de luciérnaga que tiene dos lucecillas fosfóricas traseras).

Animita, cocuyo

« Petite âme », nom donné à Cuba à un petit insecte également connu sous le nom d’aguacero, ressemblant au cocuyo ; il s’agit d’une espèce de luciole possédant deux petites lumières phosphoriques à l’arrière de la tête. [Animita est le diminutif d’ánima, qui est l’un des termes pour dire « âme » en espagnol et s’applique particulièrement aux âmes des défunts, si bien que le nom de cette luciole communique poétiquement l’idée d’une visite de défunts sur la terre.]

Armas o Armados (mpl). Nación de indios caribes que habitaba en la hoya del río Cauca, en Colombia. Los llamaron así los españoles porque usaban armaduras y cascos de oro batido.

« Armes » ou « Armés », nom d’une nation d’Indiens Caraïbes qui habitaient le bassin du Río Cauca, en Colombie. Les Espagnols les appelaient ainsi parce qu’ils se servaient d’armures et de casques en or battu.

Atarra (f). En Costa Rica, abejita que fabrica enormes panales negros en las ramas de los árboles; produce bastante miel ordinaria.

Au Costa Rica, petite abeille fabriquant d’énormes ruches de couleur noire dans les branches des arbres ; elle produit de grandes quantités de miel ordinaire.

Botoque (m). En el Brasil, el tembetá, palito con que algunos indios salvajes se cruzan el labio inferior.

Nom du tembetá au Brésil, bâtonnet de bois dont certains Indiens se percent la lèvre inférieure.

Cachupina (f). En Colombia: «Este nombre se dio en la guerra civil de 1860 a una especie de chaleco de cuero crudo que se aplicaba fresco o húmedo sobre la piel desnuda de los prisioneros, y producía al secarse los más crueles tormentos.» (Tascon, Dicc. de prov.)

« Espagnole ». En Colombie, « pendant la guerre civile de 1860, on donna ce nom à une sorte de gilet de cuir non tanné que l’on applicait humide sur la peau nue des prisionniers et qui produisait en séchant les souffrances les plus atroces ». [Gachupín ou cachupín est le nom par lequel on désigne en Amérique latine un Espagnol de manière méprisante.]

Calaín (m). ant. En Méjico, metal amarillo, procedente de la China.

Anciennement, au Mexique, un métal jaune originaire de Chine. [Il s’agit, d’après mes recherches, d’un certain alliage importé de Macao pendant l’époque coloniale pour la réalisation de pièces métalliques à l’usage d’églises mexicaines, un alliage qui n’était connu alors que sous ce nom, vraisemblablement d’origine chinoise. Je suppose que le métal de ces pièces (telles que la grille du chœur de la cathédrale de Mexico) a depuis lors pu être identifié, et porte éventuellement un nom moins exotique, tel que bronze ou autre.]

Cambures (mpl). En Venezuela, almohadillas en forma del fruto cambur [el plátano camburí], que las mujeres usaban en el tocado, a los lados de la cabeza. Bananas, en la Argentina; pompadur.

« Bananes ». Au Vénézuela, petits pompons en forme de banane (de la variété cambur) dont les femmes ornaient leur coiffe, de chaque côté de la tête. Également connus sous le nom de pompadour. [Bananes pompadour, en somme.]

Canapiare (m). (Voz car.) En Venezuela, especie de iguana, de color oscuro, de la cual se cuenta que destruye las serpientes venenosas.

Au Vénézuela, une espèce d’iguane de couleur sombre dont on dit qu’il s’attaque aux serpents venimeux.

Capiango (m). En Argentina, animal terrorífico y fantástico. 2 Voz lunfarda que significa ladrón.

En Argentine, un terrifiant animal légendaire. [Il s’agit, pour être un peu plus précis, d’une sorte de lycanthrope, d’un homme-jaguar.] 2 Terme d’argot argentin servant à désigner un voleur.

Catedrático (adj. y s.). En Guayaquil llaman así al que ha nacido en calles próximas a la catedral de la ciudad.

« Cathédral ». À Guayaquil on nomme ainsi celui qui est né dans les rues adjacentes à la cathédrale de la ville. [À noter que le terme est en espagnol la désignation la plus courante d’un professeur d’université, dans la mesure où l’espagnol cátedra désigne aussi bien une cathèdre ecclésiastique qu’une chaire d’université. J’ignore cependant si le fait donner ce nom, « professeur », aux personnes susmentionnées comporte un élément d’ironie, dans un sens ou dans l’autre.]

Cazón (m). Entendemos todavía en las Antillas y en la costa oriental de Méjico por cazón el tiburón joven hasta de un año, mientras vive casi exclusivamente en aguas dulces.

On appelle encore cazón de nos jours, dans les Antilles et sur la côte orientale du Mexique, le jeune requin de moins d’un an, qui vit presque exclusivement en eau douce. [On trouve parfois ce mot traduit par « roussette », ou chien de mer, ce qui ne semble pas correspondre à la présente définition, même dans le cas où seul ce dernier requin, la roussette, aurait un tel comportement lors de sa croissance. Par ailleurs, la raison pour laquelle Santamaria trouve bon de dire qu’on appelle « encore » de cette manière le jeune requin, m’échappe.]

Cazueleja (f). En Méjico, candileja que se usa para alumbrar en algunos pueblos del interior y que consiste en una pequeña vasija en que se pone aceite u otro combustible para que ardan una o más mechas. Antiguamente estaba reservada para iluminar el exterior de las iglesias, en las festividades pueblerinas.

Au Mexique, lampion utilisé dans certains villages de l’intérieur et consistant en un petit bol rempli d’huile ou d’un autre combustible pour y faire brûler une ou plusieurs mèches. Son usage était naguère réservé à l’illumination de l’extérieur des églises lors des fêtes villageoises.

Cojoba (f). (Del caribe cohoba, o de cohiba, tabaco) Rapé narcótico que los naturales de las Antillas preparaban de las semillas de una planta leguminosa (Piptadenia peregrina), llamada del mismo modo y también palo de fierro, muy semejante a la quiebrahacha o quebracho. Le usaban particularmente en sus ceremonias religiosas. 2 Ceremonia religiosa en que los indios antillanos consumían el rapé de este nombre.

Sorte de tabac à priser d’effet narcotique que les Indiens des Antilles préparaient à partir des graines d’une certaine plante légumineuse (Piptadenia peregrina) du même nom, ou bien encore appelée bois de fer, très semblable au teck d’Amérique. Ils l’utilisaient en particulier lors de leurs cérémonies religieuses. 2 Cérémonie au cours de laquelle les Indiens des Antilles consommaient le tabac à priser de ce nom.

Coloradilla (f). Garrapata pequeñísima de color rojizo, que en cantidad asombrosa se encuentra en las regiones cálidas de la América ístmica.

« Petite rouge », minuscule tique de couleur rougeâtre que l’on trouve en quantités phénoménales dans les régions chaudes de l’isthme américain.

Cuitlacoche (m). (Del azt. cuitlatl, excremento, y cochtli, dormido / Ustilago maidis) En Méjico, tizón de maíz, hongo parásito que se desarrolla en la mazorca degenerada; es comestible y se le atribuyen propiedades abortivas entre la gente del campo. 2 Por extensión, la mazorca misma del maíz, degenerada en tal forma y por causa de tal hongo. También cuitacoche, cuitacochi, cuitlacochi.

Au Mexique, charbon du maïs, un champignon parasite qui se développe sur l’épi de la plante ; il est comestible et les gens de la campagne lui attribuent des propriétés abortives. 2 Par extension, l’épi de maïs lui-même, infecté et endommagé par ce champignon.

Cuitzongo (m). Bebida fuertamente embriagante, del interior de Méjico, que en Michoacán y Jalisco se conoce también por «la excomunión», por haberla prohibido con esta pena un prelado.

Une boisson très enivrante de l’intérieur du Mexique également connue dans les États de Michoacan et Jalisco sous le nom de « l’excommunion » pour avoir été interdite de cette façon par un certain prélat.

Curupa (f) o Curupay (m). (Del guar. curupaib, árbol del hechizo / Piptadenia sebil.) Planta leguminosa, poco conocida en Europa, que algunos indios, especialmente los omaguas, emplean para producirse una especie de embriaguez que les dura un día entero y produce ensueños agradables, y cuya corteza se usa en curtiduría.

(Du guarani : l’arbre du sortilège) Plante légumineuse, peu connue en Europe, que certains Indiens, et spécialement les Omaguas, utilisent pour produire une ivresse qui leur dure un jour entier et produit des rêves agréables. Son écorce est employée en tannerie.

Chaclolo o Chacolol (m). (Voz soque) Nombre vulgar que en el Estado de Chiapas, en Méjico, dan al huancanalá o árbol de la cera (Myrica mexicana, M. pringlei), planta miricácea propia de la región ístmica continental. La cera que produce en gran cantidad y por simple decocción del fruto, se usa como adulterante de la cera de abejas y para hacer velas.

Nom vulgaire donné dans l’État du Chiapas, au Mexique, à l’« arbre à cire », plante myricacée de la région isthmique continentale. La cire qu’elle produit en grande quantité et par simple décoction du fruit sert à adultérer la cire d’abeille ainsi qu’à fabriquer des bougies.

Chalchihuite o Chalchigüite (m). (Del azt. chalchihuitl, esmeralda basta) Piedra preciosa de América del Norte, de color vario. La variedad más estimada es la verde.

[Bajo la forma Calchihuite] «Días en cuyas noches se derrite/ la luna como turbio calchihuite» (Juan José Tablada, en su poema El ídolo en el atrio)

Xolotl de chalchihuite

(De l’aztèque : émeraude brute, ou jade) Pierre précieuse de l’Amérique septentrionale, de couleurs variées et dont la variété la plus estimée est la verte. [Les Aztèques se servaient du jade pour réaliser de nombreux objets précieux, comme cette statuette du dieu Xolotl, l’accompagnateur du soleil et des âmes dans l’inframonde.]

Chalero (m. y f.). Persona fumadora de chala (en Sur América, hoja que envuelve la mazorca del maíz, ya esté verde, ya seca, y la hoja seca misma o paja de la planta). 2 Animal que gusta mucho de comer chala.

Personne fumeuse de feuilles de maïs. 2 Animal qui aime beaucoup manger les feuilles de maïs.

Chihue (m). En Chiloé, un pájaro imaginario, nocturno, negro, de mal agüero.

À Chiloé, un oiseau imaginaire, nocture, de couleur noire et de mauvais augure.

Chimal (m). Aztequismo que designa la rodela que usaban los indios mejicanos. 2 Por extensión, actualmente, en regiones del interior, en Méjico, copete o cabellera alborotada, el pelo parado.

Aztéquisme désignant le bouclier des anciens Mexicains. 2 Par extension, aujourd’hui, dans les régions de l’intérieur du Mexique, épis, ou cheveux en désordre.

Chivín (m). En Chile, lamas, hojas y tierra, o raíces fibrosas y entretejidas de las gramineas que, en red tupida, forman una superficie casi firme encima de las aguas estancadas; o a modo de islas flotantes, que soportan hasta el peso de un caballo y que se despreden de las orillas por las oscilaciones que el viento causa en el agua.

Au Chili, amas compact d’algues, de feuilles et de terre, ou de racines de graminées fibreuses et entremêlées formant sur les eaux stagnantes une surface presque ferme ou bien des îles flottantes qui peuvent supporter jusqu’au poids d’un cheval, détachées des rives par les oscillations du vent sur les eaux.

Chontapiros, Chontaquiros, Piros o Simirinebes (mpl). Indígenas salvajes del Perú, que tienen la costumbre de pintarse los dientes de negro con palo de chonta y que viven en las márgenes del Ucayali.

Indiens sauvages du Pérou, qui ont pour coutume de se teindre les dents en noir avec du bois de palmier pêche (chonta) et vivent sur les rives du fleuve Ucayali.

De profundis (m). En Chile, antesala del comedor de ciertas comunidades religiosas, en que se detiene la comunidad a rezar el De profundis. 2 En Chile, cementerio subterráneo de comunidad religiosa.

Au Chili, vestibule du réfectoire de certaines communités religieuses, où la communité s’arrête (en chemin vers le réfectoire) pour réciter le De profundis. 2 Au Chili toujours, cimetière souterrain d’une communauté religieuse.

Encamisada (f). Diversión popular que se celebra en Honduras, poniendo cohetes y bombas en un armatoste a lomo de un toro que se soltaba a tiempo que aquellos disparaban.

Distraction populaire du Honduras qui consistait à placer sur le dos d’un taureau un harnais pourvu de pétards et de feux d’artifice [la « chemise » ou camisa du nom de cette réjouissance primitive] de façon à faire bondir l’animal à chaque explosion.

Enguixarse (vpr). Sentir en la boca la picazón peculiar producida por el aguamiel del maguey y aun por algunos frutos.

Sentir dans la bouche le picotement particulier produit par l’aguamiel de maguey ainsi que par quelques autres fruits. [On pourrait ajouter, pour rendre le propos plus familier, le picotement du coca-cola, pour lequel les Anglo-Saxons ont adopté, dans un sens comparable, l’adjectif crisp.]

Ensabanado (m. y f.). En Méjico, persona del pueblo bajo que suele andar envuelto en una simple cobija. Desusado hoy. 2 En Cuba, bruja, disfrazado que en ciertas celebraciones hace travesuras nocturnas.

« Drapé, Endrapé ». Au Mexique, personne du menu peuple qui ne possède pour l’ordinaire d’autre vêtement qu’une couverture. Terme tombé en désuétude. 2 À Cuba, sorcière, personne costumée commettant toutes sortes de diableries lors de certaines célébrations.

Escaupil (m). Jubón o chaqueta de algodón basteado que usaban a manera de armadura defensiva los antiguos mejicanos. Usáronla también en Colombia, y aun los españoles.

Pourpoint ou veste de coton faufilé que portaient en guise d’armure les anciens Mexicains. Elle était également utilisée en Colombie, ainsi que par les Espagnols.

Escuerzo (m). Nombre específico de un batracio, rana o sapo, en la Argentina. Es verde, mediano; se infla, a la vez que se irrita, hasta reventar (Ceratophrys ornata).

Nom d’un batracien de l’Argentine, la grenouille cornue, de couleur verte et de taille moyenne. Elle gonfle en s’irritant, jusqu’à éclater. [Je ne retrouve pas ce dernier trait dans les brèves descriptions en ligne que j’ai lues au sujet de ce batracien mais, s’il ne s’agit pas d’une contamination des naturalistes hispanoaméricains par les écrits de La Fontaine, c’est peut-être un cas véridique corroborant l’imagination du fabuliste.]

Estampa (f). En el Méjico colonial, y hasta antes de las Leyes de Reforma, imagen religiosa que se grababa o empotraba en la pared de la espalda de los templos, cuando ésta daba a una calle, la cual generalmente tomaba el nombre de la estampa: calle de la Estampa de Regina. Por las noches se iluminaba, para indicar que los creyentes se arrodillasen al pasar. La estampa señalaba el lugar que por dentro correspondía al sagrario.

« Estampe ». Dans le Mexique colonial et jusqu’aux « lois de réforme » [lois de séparation de l’Église et de l’État de 1859-1863], image religieuse gravée ou scellée dans le mur arrière d’une église lorsqu’il donnait sur une rue, laquelle prenait alors généralement le nom de l’image : par exemple, rue de l’estampe de la Regina. Ces images étaient illuminées la nuit pour inviter les croyants à faire une génuflexion en passant. L’« estampe » signalait le lieu correspondant, à l’intérieur de l’église, au sanctuaire.

Estanquero (m y f). En Cuba, empleado de una valla de gallos, con funciones principales de juez de lidia.

À Cuba, employé d’une arène de combats de coqs, dont la fonction principale est d’arbitrer les combats.

Estepal (m). (Del azt. eztli, sangre, y tepetl, pedernal) En Méjico, especie de jaspe rojo o ágata manchado de verde. Ezterí (m). En Méjico, especie de jaspe verde con puntos de color de sangre.

(De l’aztèque : pierre de sang) Au Mexique, espèce d’agathe ou de jaspe rouge tacheté de vert. Ezterí. Au Mexique toujours, espèce de jaspe vert tacheté de rouge.

Guanín o Guañín (m). (Voz indantillana) Lámina metálica, distintivo de su dignidad que llevaban colgado al cuello los caciques isleños. 2 En las Antillas y costas caribeanas continentales de Sur América, los colonizadores llamaro así el oro de baja ley fabricado por los indios. 3 Por extensión, joya fabricada por los mismos indios con este oro.

«Y podían rescatar o haber en otra cualquiera manera/ oro e plata e guanines y otros metales/ e aljófar y piedras preciosas y perlas/ e monstruos e serpientes y animales/ e pescado e aves y especería… (yo el Rey)» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso)

(Mot d’origine indienne, aux Antilles) Lamelle métallique, signe distinctif de la dignité des caciques des îles, qu’ils portaient autour du cou. 2 Aux Antilles et sur les côtes caraïbes continentales d’Amérique du Sud, les colonisateurs appelèrent ainsi l’or de piètre qualité produit par les Indiens. 3 Par extension, bijou fabriqué par les Indiens avec cet or.

Guzpatara (f). Nombre de una especie de lepra bastante común en las Antillas.

Nom d’une lèpre assez commune aux Antilles.

Hurivarí (m). En las Antillas, huracán súbito acompañado de descargas eléctricas.

Aux Antilles, ouragan subit accompagné de décharges électriques. [Le terme ressemble fortement à charivari et hourvari en français. L’Académie espagnole ne connaissant pas cet américanisme, elle n’est pas en mesure d’en proposer une étymologie, et donc moi non plus.]

Imilla (f). En Bolivia, muchacha que las rancherías de indígenas llevan semanalmente para el servicio doméstico. 2 En Méjico se llamaba así en épocas pasadas la mocita indígena al servicio del fraile.

[En el sentido más general de «joven indígena», dado por el autor mismo (el boliviano A. Céspedes) o su editor] «Para lavar, la imilla, colorada como una prieta manzana, se había quitado la manta y el rebozo, dejando cubierto el busto sólo con la camisa de tocuyo que los senos musculosos inflaban, y descubiertos los morenos brazos grasosos.» (Augusto Céspedes, Metal del diablo)

En Bolivie, jeune femme que les communautés indigènes libèrent pour un service hebdomadaire d’employée de maison. 2 Au Mexique on appelait ainsi, dans le passé, la petite indigène au service d’un moine.

Indios de montaña o arcaicos (mpl). Denominación de los indios que se hallaban en la región montañosa de Méjico a la llegada de los españoles.

« Indiens de montagne », ou « archaïques », dénomination des Indiens qui vivaient dans les montagnes, au Mexique, à l’arrivée des Espagnols.

Indios harpías (mpl). Indios feroces que viven en el territorio de Ucayali, en el Perú.

« Indiens harpies ». Indiens féroces qui vivent sur le terriroire d’Ucayali, au Pérou.

Islaúl (m). En la región del sureste de Méjico (Tabasco, Chiapas, etc.), bella planta apocinácea, de flores blancas tubulares, de muy grata fragancia, que la gente campesina gusta de sumergir en el agua en que se bate el pozol, para dar a este bebida un aroma peculiar muy delicioso. Dícese también islaúr. (Stemmadenia bella)

Dans le Sud-Est du Mexique (Tabasco, Chiapas…), belle plante de la famille des apocynacées, aux fleurs blanches tubulaires et au parfum très agréable, que les gens de la campagne ajoutent à l’eau dans laquelle est préparé le pozol (une boisson traditionnelle : voir Pozonque, à Xochistle, Américanismes II) pour donner à cette boisson un arôme particulier, très savoureux.

Jazmín rosa (m). Nombre que se da, en Tabasco (Méjico), a la gardenia.

« Jasmin-rose », nom du gardénia, dans l’État de Tabasco (Mexique).

Jíbaro (adj). «Todavía se recuerda la sublevación de estos indios en 1599, que exterminó poblaciones enteras de cristianos. El idioma de estos salvajes tiene nombre para todos los animales y vegetales de la fauna y flora amazónica, y los religiosos salesianos, especialmente, se han dedicado al estudio de esta habla, habiendo fundado en Gualaquiza (Ecuador), uno de los primeros centros misioneros con este objeto. ‘Idioma duro, que para aprenderlo, es necesario mucho ejercicio con los mismos jíbaros, porque tienen un modo muy especial y propio de expresar sus ideas’, dice el P. Salvador Duroni, en su ‘Diccionario de bolsillo del idioma jíbaro’, publicado en Cuenca, ciudad del Ecuador, en 1928.» (Malaret, 1932)

« On se rappelle encore du soulèvement de ces Indiens en 1599, qui conduisit à l’extermination de villages entiers de chrétiens. Leur language possède un nom pour chaque animal et chaque plante de la faune et de la flore amazoniennes, et les religieux salésiens, en particulier, se sont consacrés à l’étude de cet idiome, ayant fondé à Gualaquiza (Équateur), un de leurs premiers centres missionnaires à cette fin. ‘C’est une langue difficile dont l’apprentissage requiert une grande pratique avec les Jivaros eux-mêmes, car ils ont une façon très spéciale d’exprimer leurs idées, qui leur est propre’, écrit le père Salvador Duroni, dans son Dictionnaire portatif de la langue jivaro, publié à Cuenca, ville de l’Équateur, en 1928. » (Malaret, 1932)

Jolotón (m). Manto blanquísimo, adornado con primor, que sirve como rebozo a las mujeres de origen azteca, en el pueblo de Tuxpan, en Jalisco (Méjico).

Mante d’une blancheur éclatante, ornée de manière exquise, qui sert de châle aux femmes d’origine aztèque dans la localité de Tuxpan, à Jalisco (Mexique).

Liderismo (m). Tendencia perniciosa a hacerse líder de las clases obreras o trabajadoras, o en política, por lo común con el propósito velado y avieso de explotarlas y hacer de ello una manera cómoda y fácil de vivir sin trabajar.

Tendance pernicieuse à vouloir se faire leader des classes ouvrières ou en politique, généralement dans le but secret et torve d’exploiter les travailleurs, comme une façon commode et facile de vivre sans travailler.

Limpiacaimán (m). En Venezuela, nombre vulgar de un pajarillo del cual se cuenta que se introduce en las fauces del caimán y aun se alimenta dentro de ella, de los restos de comida que mantiene; como se dice de una especie de alcaraván, respecto de los cocodrilos del Nilo.

« Nettoie-caïman ». Au Vénézuela, nom vulgaire d’un petit oiseau dont on dit qu’il s’introduit dans la gueule du caïman et se nourrit à l’intérieur de celle-ci des restes de nourriture qui s’y trouvent, comme on raconte qu’un certain œdicnème, le courlis de terre, le fait avec les crocodiles du Nil.

Llampo (m). (Del quichua llamppu, blando, suave; en aimará llamppo) En Chile, metal que sale de las minas en forma de tierra; polvo o tierra metalífera que suele hallarse en las oquedades o partes blandas.

[Con la forma llampu] «Ruido de hervor, de golpes, un ensordecedor tropel de sonidos se eslabonaba, conforme avanzaba la comitiva a ver los cernidores que nuevamente seleccionaban el mineral, dividido por su espesor en granza y llampu, que seguían caminos distintos, pasando a nuevos molinos mecánicos por otras correas que recogían el mineral grueso y dejaban el más suave, que a su vez pasaba a las mesas donde se seleccionaba la arena, quedando la parte metálica más fina para ser aún mayormente concentrada en los jiggs, elevada a los clasificadores, bajada a los concentradores, conducida a los arrastres y decantada.» (Augusto Céspedes, Metal del diablo)

(Du quechua : mou, doux) Au Chili, métal qui sort des mines sous la forme de terre ; poussière ou terre métallifère que l’on trouve d’ordinaire dans les cavités ou les parties plus molles.

Lliclla (f). (Voz arauc.) En el Perú, quillango; manta o mantilla de lana, algunas de las cuales son de tejido primoroso; la usan las indias prendida con el topo.

[Con la forma llijlla y en el sentido de «tejidos indígenas de colores», dado por el autor mismo o su editor] «De pronto, la mina dio en boya y la viuda, instantáneamente enriquecida, compró una casa de dos pisos y el día de su cumpleaños hizo cubrir todo el frontis de la mansión con mantas y llijllas de colores, ensartadas de monedas y objetos de plata, ofreciendo una gran recepción.» (Augusto Céspedes, Metal del diablo)

Lliclla

(Mot araucan) Au Pérou, mante ou mantille de laine, dont certains exemples sont tissés de manière extraordinaire ; les Indiennes la maintiennent attachée avec le topo ou broche traditionnelle.

Macuagüil (m). Arma ofensiva de los antiguos indios mejicanos : era una especie de hoja basta, de una vara de largo y de cuatro dedos de ancho, armada por una y otra parte de pedazos agudos de obsidiana o de pedernal, fijos en ella con goma laca.

Arme offensive des anciens Mexicains : c’était une sorte de planchette d’environ 80 centimètres de long et quelques centimètres d’épaisseur, hérissée de part et d’autre d’éclats d’obsidienne ou de pierre fixés par de la gomme-laque.

Malva té (f). En Méjico y Cuba, la planta llamada en Panama; té de perla en el Salvador; escoba blanca en Puerto Rico (Corchorus siliquosus).

« Mauve-thé ». Au Mexique et à Cuba, la plante que l’on appelle « thé » au Panama, « thé de perle » au Salvador, et « balai blanc » à Porto Rico.

Mamarracho (m). En Cuba, máscara grotesca y ridícula que sale en las comparsas de carnaval. Mamarrachar (v.i). En Cuba, mezclarse o tomar parte en las fiestas o diversiones de los mamarrachos.

À Cuba, masque grotesque et ridicule que l’on sort pendant les fêtes du carnaval. Mamarrachar. Se mêler ou prendre part aux fêtes et réjouissances caractérisées par ces masques.

Margariteño (adj y s). Indio de una antigua tribu incursionista y pirata, que habitó la isla Margarita (Venezuela) en la época prehispánica.

Indien membre d’une tribu pirate et belliqueuse qui habitait sur l’île Margarita, au Vénézuela, à l’époque préhispanique.

Nevadero (m y f). Nombre que se da en Méjico a los indios que se ocupan en traer nieve en bloques de las faldas del volcán del Popocatépetl a Amecameca y otros puntos cercanos. Fue práctica antigua, que hoy ha caído en desuso.

Nom donné au Mexique aux Indiens dont l’occupation est de ramener de la glace en blocs des flancs du volcan Popocatepetl jusqu’à la municipalité d’Amecameca et autres lieux voisins. C’est une pratique ancienne, tombée en désuétude de nos jours.

Obiubí (m). (Nyctipithecus) En Venezuela, cierta especie regional de mono nocturno, de cara casi negra, muy triste y que pasa el día durmiendo con las cabeza entre las piernas.

Au Vénézuela, une certaine espèce régionale de singe nocturne, au visage presque noir et d’aspect fort triste, qui passe le jour à dormir la tête entre les jambes.

Oblata (f). Se da este nombre a la monja de cierta orden religiosa de mujeres de color, profesa, que se fundó en Cuba, y que actualmente sólo perdura en los Estados Unidos del Norte.

« Oblate ». On donne ce nom à la religieuse d’un certain ordre de femmes de couleurs, professes, qui fut fondé à Cuba et n’existe plus aujourd’hui qu’aux États-Unis du Nord.

Piedra del inca (f). Una pirita que se halla en los sepulcros de los antiguos peruanos.

Une certaine pyrite que l’on trouve dans les tombeaux des anciens Péruviens. [Selon certaines sources en ligne, il s’agit de la rhodochrosite, un beau minéral de couleur rose.]

Pinta (f). Predicción popular que se hace del año, de acuerdo con el tiempo y condiciones climatológicas de los doce primeros días de enero, que representan los doce meses del año; cabañuelas. La repinta es la predicción fundada en doce días siguientes a la pinta, del 13 al 24, que representan nuevamente el año y confirman aquélla.

Prédiction populaire concernant l’année à venir qui se fait à partir du temps et des conditions climatologiques des douze premiers jours de janvier, représentant les douze mois de l’année ; également appelée las cabañuelas. La repinta est la prédiction fondée sur les douze jours suivants, du 13 au 24 janvier, qui représentent de nouveau l’année et confirment la pinta.

Pinto (m). «Mal del pinto», muy conocida afección, especie de tiña escamosa, muy fea, padecida en ciertas regiones de tierra caliente y a determinada altura sobre el nivel del mar; carate. Pintos (mpl). Indios de Oajaca y Guerrero, en Méjico, y de Nicaragua, pertenecientes a tribus muy antiguas, que presentan en la piel manchas blancas sobre fondo oscuro, o viceversa, efecto del carate, tiña o mal del pinto. Son famosos los machetes forjados por los pintos de Oajaca.

«Y el soldado rapaz, el fraile ignaro, El tornadízo de judio y moro, El juez venal, el mercader avaro, Echando al mar vergüenza, fé y decoro, Fueron á aquella tierra á vender caro Fé, justicia, hasta su alma á cambio de oro: Y de mal estos gérmenes distintos Dieron entre los indios y los pintos. (…) El pinto, que es de Méjico el leproso, Nace manchado el cuerpo macilento De herpéticos lunares movedizos, Ecsudacion de virus pegadizos.» (José Zorrilla, El drama del alma, libero primero, XX-XXI)

Maladie bien connue, sorte de teigne squameuse très laide à voir, endémique dans certaines régions de terre chaude et à une altitude déterminée au-dessus du niveau de la mer. Pintos. Indiens d’Oajaca et de Guerrero, au Mexique, ainsi que du Nicaragua, appartenant à des tribus très anciennes et qui présentent sur la peau des taches blanches sur fond sombre, ou inversement, effet du mal del pinto. Les machettes forgées par les Pintos d’Oajaca sont fameuses. [Dans son poème El drama del alma, cité plus haut, Zorrilla les appelle les « lépreux » du Mexique, et il tient à les distinguer des Indiens, évoquant à plusieurs reprises « les Indiens et les Pintos », comme si ceux-ci formaient une race à part, un peu comme les cagots du nord de l’Espagne et du midi de la France, cette race de parias dont on disait qu’ils étaient lépreux (voir, au sujet de la « race maudite » des cagots, la partie qui leur est consacrée dans mon essai). Il est à noter que le détail évoqué par Santamaria quant à la très grande ancienneté de ces Indiens pourrait accréditer l’idée d’une origine distincte de celle des Indiens qui les entourent.

Poporo (m). (Voz car.) Calabacilla o taparita que los aborígenes de Venezuela, Perú y Bolivia usan para llevar la coca, o las hojas de hayo, desmenuzadas, mezcladas con cal y ceniza, para mascar. En Venezuela se llama también baparón. [Vease también Llicta: Americanismos II.] 2 Arma a modo de porra, que usaban diversas tribus de origen caribe.

Petit récipient que les Indiens du Vénézuela, du Pérou et de Bolivie se servent pour transporter la coca ou bien le hayo, feuilles de coca émiettées, mêlées de chaux et de cendre, à mâcher. On l’appelle également baparón au Vénézuela. 2 Arme, sorte de casse-tête de diverses tribus d’Indiens Caraïbes. [Pour d’autres termes relatifs à l’usage de la coca, voir Llicta : Americanismos II. Ce dernier terme en particulier, llicta, semble être synonyme de hayo qu’on trouve ici.]

Pupusa (f). (Voz quichua / Werneria digitata) Planta silvestre que crece en la cordillera de los Andes, en Perú y Chile, empleada eficazmente para combatir los accidentes de puna y las indigestiones. [Vease Soroche, el mal de puna: Americanismos I.]

Plante sylvestre qui pousse dans la cordillère des Andes, au Pérou et au Chili, employée efficacement pour combattre le mal de puna (le vertige de la cordillère) ainsi que les indigestions. [Voir Soroche : Americanismos I.]

Putraguén o Putraiguén (m). En Chile, pantano hondo con lama en la superficie. Dícese también putchaguén.

Au Chili, marais profond et limoneux à la surface. On dit aussi putchaguén.

Sinfonía (f). En Méjico, preludio que tocan los músicos populares, especialmente los mariachis, antes de empezar a cantar, y que se repite después del canto.

Au Mexique, prélude instrumental des musiciens populaires, en particulier des mariachis, avant la chanson, et qui se répète à la fin de ce dernier.

Tití verde (m). El saimirí (Samiri sciureus).

« Titi vert », le saïmiri ou singe-écureuil.

Tlema (m). Braserillo de barro usado por los aztecas, en el cual ardía el incienso en aras de los dioses en los oratorios.

Petit brasero en terre cuite utilisé par les Aztèques, dans lequel ils brûlaient l’encens sur l’autel des idoles, dans leurs temples.

Tunjo (m). En Colombia, objeto de oro hallado en las sepulturas de los indios.

En Colombie, nom des objets en or que l’on trouve dans les sépultures indiennes.

Tutul-xius (mpl). Indios toltecas que se establecieron en Yucatán después de los itzaes.

Indiens Toltèques qui s’établirent dans le Yucatan après les Itzá.

Uros (mpl). Indios del Perú, que habitaban en las proximidades del lago Chiquito, a mediados del siglo XVII, en el Callao. Se extendían hasta Bolivia y las islas del lago Titicaca y la provincia de Oruro, donde hoy se les encuentra todavía. Son grandes navegantes de balsas, ocupación de la cual viven principalmente, de la pesca y de la fabricación de esteras (…) habitan en caseríos especiales, en aislamiento de los aimaraes y quichuas del contorno. Hablan el puquina, una de las cuatro grandes lenguas incaicas. Les llaman los gitanos del lago, por sus costumbres nómadas sobre las balsas.

Indiens du Pérou qui habitaient les bords du lac Chiquito vers le milieu du 17e siècle, dans le Callao. Ils s’étendaient jusqu’en Bolivie et aux îles du lac Titicaca et la province d’Oruro, où on les trouve encore de nos jours. Ce sont des mariniers, ce qui est la principale occupation dont ils vivent, avec la pêche et les travaux de vannerie (…) Ils habitent leurs propres villages, isolés des Aymaras et des Quechuas des alentours. Ils parlent puquina, une des quatre grandes langues incaïques. On les surnomme « les gitans du lac », en raison de la vie nomade qu’ils mènent sur leurs radeaux ou péniches.

Septembre 2017

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Americanismos III

Suite de notre glossaire d’américanismes tirés du Diccionario general de americanismos de Francisco J. Santamaría et traduits en français.

Nous ne nous sommes pas limités à ce dernier dictionnaire, cette fois. Les mots qui proviennent d’autres sources sont indiqués par une astérisque (*). En particulier, nous avons eu recours au Diccionario ritual de voces nahuas, d’Adela Fernández : ces termes sont indiqués, à la suite de leur définition espagnole, par (A. Fernández). Les autres mots avec astérisque sont tirés de différents dictionnaires, dont certains en ligne.

Mes observations se trouvent entre crochets [ ]. Les citations littéraires sont le fruit de mes lectures (elles font chacune l’objet d’un paragraphe particulier, contrairement aux citations de Santamaría pour la partie encyclopédique de son travail. Enfin, les trois photos ont été trouvées sur Internet.

Achiqué * (f). (Voz quechua) Bruja, embaucadora.

Sorcière, enchanteresse.

Amarú (m). (Del quichua) Serpiente, en la región andina central y del sur. 2 En la mitología peruana es símbolo sagrado y figura además entre los cuatro Creadores y Formadores de las creencias indígenas en la América Central. Desígnasele también con el nombre de Tupac-Amarú.

[Con la forma amarun] «Y ni en lagunas ni en islas faltan enormes caimanes y pintadas culebras, hallándose a veces el monstruo amarun, terror de esas soledades, y junto al cual la boa de África pierde su fama toda.» (Juan León Mera, Cumandá)

«Las hermosas islas, esas ninfas abrazadas y acariciadas eternamente por los dioses de las ondas, iban apareciendo más frecuentes. En el seno de una de ellas asomó un amarun que, huyendo de la multitud de canoas, se escondió en la espesura arrastrándose como una enorme viga de color cenicienta. Las mujeres y los niños dieron gritos de espanto, y los indios dispararon algunos inútiles flechazos.» (Ibid.)

Dans l’aire andine centrale et méridionale : serpent. 2 Dans la mythologie péruvienne, c’est un symbole sacré, figurant parmi les quatre Créateurs et Initiateurs des croyances indigènes en Amérique centrale. On le connaît également sous le nom de Tupac-Amaru.

Aña (f). En algunas mitologías indígenas, el genio del mal, el diablo.

Dans certaines mythologies indigènes, le génie du mal, le diable. [C’est un mot guarani.]

Arará (s). Se llama así al negro o negra que tiene la piel del rostro más rayada que los demás de su raza, en el Brasil y otras partes de Sur América.

On nomme ainsi, au Brésil et dans d’autres parties d’Amérique du Sud, la personne noire, homme ou femme, dont la peau du visage est davantage rayée que celle d’autres individus de sa race. [La définition est à la fois curieuse et vague, car je ne sache pas qu’un visage « rayé » soit une caractéristique connue des races noires ; je suppose qu’il s’agit de rides mais il pourrait aussi bien être question de blessures ou de scarifications, ou d’une tout autre chose qui m’échappe complètement. Enfin, ce pourrait aussi être une pure et simple erreur ou confusion de la part de Santamaría – le terme désigne par ailleurs une communauté ethnique de Cubains noirs ayant leur origine au Dahomey, ainsi que leur culture.]

Ararás (m. pl). Tribus indígenas del Brasil, que casi han desaparecido; se las encuentra en las llanuras y en las riberas del Xingú inferior. Se las da este nombre por la costumbre de adornarse con plumas, a cuyo efecto se agujerean los cartílagos de las narices, en los cuales se las introducen.

« Les Perroquets », tribus indigènes du Brésil aujourd’hui presque disparues. Ces Indiens habitent les plaines et les rives du Xingu inférieur. On leur a donné ce nom du fait qu’ils ont coutume de s’orner de plumes et à cet effet de se percer les cartilages des narines afin de les y introduire.

Auca (s). Denominación que daban los incas a los indios no sometidos o rebeldes. Hasta hoy suele usarse la voz en el sentido de rebelde. Los aucas eran una rama de los araucanos. 2 Idioma hablado por los indios de esta tribu. 3 Comunidad de negros cimarrones que habitan en el interior de la Guayana holandesa.

Nom que donnaient les Incas aux Indiens non soumis ou rebelles. Le mot est encore employé de nos jours dans le sens de rebelle. Les Aucas étaient un rameau des Araucans. 2 Langue parlée par cette tribu. 3 Communauté de nègres marrons habitant l’intérieur de la Guyane hollandaise.

Babul (m). Baile africano del oriente de Cuba, que allí llaman de procedencia haitiana.

Danse africaine de l’est de Cuba, que l’on prétend là-bas être d’origine haïtienne.

Bachaquero (m). Nido de bachacos [ciertas hormigas arrieras], que consiste en grandes galerías subterráneas, de preferencia en terrenos arcillosos, duros, rojizos; muy frecuentes en el alto Orinoco, en Venezuela.

«Vomitan los bachaqueros sus trillones de hormigas devastadoras, que recortan el manto de la montaña y por anchas veredas regresan al túnel, como abanderadas del exterminio, con sus gallardetes de hojas y de flores.» (José Eustasio Rivera, La vorágine)

Nid de bachacos (une espèce de fourmis coupe-feuille) consistant en longues galeries souterraines situées de préférence dans des terres argileuses, dures et rouges. Ces nids sont très fréquents dans le Haut-Orénoque, au Venezuela.

Baní (m). (Voz afr.) Nombre que los negros cubanos dan a Dios.

Nom que les Noirs de Cuba donnent à Dieu.

Bilongo (m). (Voz de or. afr.) En Cuba, hechizo o hechicería, embrujamiento o brujería, mal secreto. Esta fruta tiene bilongo, no se come, dicen en Cuba.

À Cuba, sorcellerie, envoûtement, sortilège. « Ce fruit a le bilongo, on ne peut le manger », dit-on à Cuba.

Canopa (m). (Voz quichua) En Sur América, ídolo de piedra o de metal.

En Amérique du Sud, idole de pierre ou de métal.

Callaguaya (m). Botánico de los incas. 2 Se llaman así los indios aimaraes, que están en todas las ferias sonadas y hacen viajes al Perú, a Chile y a la pampa de Buenos Aires, curando empíricamente; algunos se dedican también a la venta de animales, mulas chúcaras principalmente, las cuales conducen con facilidad por la cordillera porque las ensordecen con tarugos de lana, y así no oyendo ningún ruido, los animales siguen su camino sin descarriarse.

Botaniste des Incas. 2 Sont ainsi nommés de nos jours les Indiens Aymaras qui sont de toutes les fêtes et foires et voyagent entre le Pérou, le Chili et la pampa de Buenos Aires en exerçant la médecine traditionnelle. Certains se consacrent également à la vente d’animaux, en particulier de mules non domestiques, qui cheminent avec facilité dans les Andes car on leur bouche les oreilles avec des chiffons de laine pour que, n’entendant plus aucun bruit, elles suivent leur chemin sans dévier.

Camile (s) (Del aim. kamire) En el Perú se llama así al curandero ambulante, personaje típico de los campos.

Nom des rebouteux ambulants au Pérou, personnages typiques des campagnes.

Canicha (f). En Sur América, grutas naturales que se encuentran en la cordillera de los Andes y que sirven de abrigo a los viajeros.

Grottes naturelles que l’on trouve dans la cordillère des Andes et qui servent d’abri aux voyageurs.

Carabela (f). Entre los negros bozales de Cuba, compañero de viaje, el que ha llegado de África en el mismo barco que otro.

« Caravelle », c’est-à-dire, parmi les esclaves africains récemment arrivés à Cuba, un compagnon de voyage, un individu arrivé sur le continent américain dans le même bateau qu’un autre.

Catete (m). En Chile, nombre que el vulgo da al demonio.

Au Chili, nom que le vulgaire donne au diable.

Catinga (f). (Del guaraní) En Bolivia y Argentina, olor sofocante y desagradable que despiden naturalmente algunos animales. 2 Olor intenso de la traspiración de los negros. Grajo (m). Sobaquina, catinga, mal olor de los negros. 2 En Colombia, escarabajo negro, hediondo y nauseabundo, que se cría en las habitaciones. 3 (Eugenia tuberculata) Planta cubana de olor semejante al de los negros. Grajiento, ta (a). En Antillas, que huele mal. Dícese de personas, del negro principalmente. Lo mismo en el Perú. Sajino (m). En Costa Rica, la catinga o sobaquina, mal olor de los sobacos, y olor peculiar desagradable de los negros.

En Bolivie et en Argentine, odeur suffocante, désagréable que dégagent naturellement certains animaux. 2 Forte odeur de la transpiration des Noirs. Grajo. Odeur d’aisselles ou mauvaise odeur des Noirs. 2 En Colombie, scarabée noir dégageant une odeur nauséabonde et qui vit dans les maisons. 3 Plante de Cuba dont l’odeur est semblable à celle des Noirs. Grajiento. Aux Antilles, cet adjectif signifie puant et s’applique à des personnes, en particulier de race noire. Même sens au Pérou. Sajino. Au Costa Rica, l’odeur fétide des aisselles, et de même l’odeur particulière, désagréable des Noirs.

Cavalonga (f). Amuleto que, entre la gente del campo, consiste pm. en algún objetito de metal o de hueso, que las mujeres llevan en gargantillas o collares, etc.

Amulette des gens de la campagne consistant le plus souvent en quelque petit objet en métal ou en os que les femmes portent en collier ou autrement.

Celaje (m). En Puerto Rico, sombra, aparición fantástica de un difunto.

À Porto Rico, revenant, apparition d’une personne défunte. [Dans son sens le plus courant, ce terme sert à désigner des nuages colorés, par exemple des nuages rouges au crépuscule ou au petit matin, comme dans ces vers de Francisco Vellespesa ‘Sobre el espejo de la mar bruñido/ El sol disipa el matinal celaje…’]

Cenote (m). (Del maya tzonot) Depósito de agua, manantial que se halla en Méjico y otras partes de América, generalmente a gran profundidad de la tierra, en el centro de una caverna. Son muy comunes en Yucatán (Méjico), donde constituyen los únicos depósitos naturales, característicos de ciertas regiones áridas.

«Abismos contenidos en la pupila del hombre rojo, que supo tanto, hace tantos miles de años, y ahora parece que se ha olvidado de todo. Se parece su alma al viejo cenote maya, de aguas verdes, profundas, inmóviles, en el centro del bosque, desde hace tantos siglos que ya ni su leyenda perdura.» (José Vasconcelos, La raza cósmica)

Gouffre, résurgence d’eau que l’on trouve au Mexique et dans d’autres parties d’Amérique, généralement en profondeur au centre d’une caverne. Ces gouffres sont très communs au Yucatan où ils constituent les uniques réservoirs d’eau naturels caractéristiques de certaines régions arides.

Cocinas (m. pl). Tribus guajiras y salvajes, compuestas por salteadores y ladrones, que aun hoy habitan en parte de la Península de Guajira, en territorio de Venezuela y Colombia. «Estos Cocinas no son ni más ni menos que una horda de salteadores que han sido expulsados de sus parcialidades por pendencieros, asesinos y ladrones, y obligados, por tal razón, al pillaje para ganar la vida. En su propia defensa, y para tener mejor éxito en sus correrías de bandidos, se reúnen en grupos más o menos numerosos con jefes reconocidos, y así se hallan en la aptitud de llevear a cabo sus expediciones merodeadoras.» (Jahn)

Tribus d’Indiens guajiros sauvages composées de bandits et de voleurs, qui vivent encore de nos jours dans la péninsule de Guajira, sur les territoires du Venezuela et de la Colombie. « Ces Cocinas ne sont ni plus ni moins qu’une horde de bandits de grand chemin, expulsés de leurs communautés d’origine pour être des fauteurs de trouble, des assassins et des voleurs, et contraints de ce fait à recourir au pillage pour gagner leur vie. En vue de leur propre défence, et pour s’assurer le succès, ils se rassemblent en bandes plus ou moins nombreuses sous l’autorité de chefs reconnus, et sont ainsi organisés de façon à réussir leurs expéditions. » (Jahn)

Cochimí (s). Individuo perteneciente a la tribu de los Cochimíes o Cochimís, indios que habitaban a orillas del mar, en la parte norte de la Baja California, en Méjico. 2 (m) Idioma de estos indios, que se habló y se habla aún poco en la parte norte de la Baja California. Es una lengua muy difícil, llena de aspiraciones y con algunos modos de pronunciarse que no se pueden explicar, según Clavijero. No se cuenta en él más que hasta cinco. Tiene gran diversidad de dialectos.

Individu appartenant à la tribu des Cochimis, Indiens qui habitaient la côte de la partie septentrionale de Basse-Californie. 2 Langue de ces Indiens, qui était parlée et l’est encore un peu dans le nord de la Basse-Californie. C’est une langue très difficile, pleine d’aspirations et de certaines façons de prononcer qui ne se peuvent expliquer, selon Clavijero. La numération ne va pas au-delà de cinq. Cette langue comprend une grande variété de dialectes.

Coicoy (m). En Chile, dase este nombre a un sapo pequeño que tiene en la espalda cuatro protuberancias que parecen tantos ojos. Llámasele así, por alusión al grito que le es propio y en el cual parece repetir la voz coy. 2* Ven. En la tradición popular, ave fantástica que habita en los despeñaderos de las sierras, lanza fuego por las fosas nasales y encanta a quien la mira.

Au Chili, nom donné à un crapaud de petite taille dont le dos présente quatre protubérances ressemblant à autant d’yeux. Ce crapaud est ainsi nommé en raison de son cri, par lequel il semble répéter le son coy. 2 Dans les traditions populaires du Venezuela, oiseau fabuleux vivant dans les falaises de la sierra, qui crache du feu par les fosses nasales et envoûte ceux qui le regardent.

Coras, Choras, Chotas o Nayaritas (m. pl). Indios cuyos orígenes son desconocidos, aunque se supone que vivían ya en la sierra del Nayarit, en tiempo de la peregrinación de los aztecas, defendiéndose de los cuales fabricaron unas trincheras de más de nueve kilómetros. En 1616 parece que se tuvo la primera noticia de que la sierra de Nayarit estaba habitada, pero pasarón más de cien años para que sus habitantes fueron reducidos por los españoles, pues lo abrupto de los montes les prestaba facilidades para defenderse.

Indiens dont les origines sont inconnues, bien que l’on suppose qu’ils vivaient déjà dans la sierra de Nayarit au temps de la pérégrination des Aztèques, desquels ils se défendirent en construisant des tranchées de plus de neuf kilomètres de long. Ce n’est pas avant 1616, semble-t-il, que l’on se rendit compte que la sierra de Nayarit était habitée, mais il s’écoula ensuite plus de cent années avant que ses habitants ne soient soumis par les Espagnols, car les montagnes escarpées prêtaient un précieux concours à leur défense.

Coyoteo (m). La operación rápida de venta o cambio, generalmente hecha en la calle. El ejercicio del coyoteo. Coyotaje (m), Coyotería (m) *. Acción de coyotear (de coyote en el sentido de una persona que se encarga oficiosamente de hacer trámites, especialmente para los emigrantes que no tienen los papeles en regla, mediante una remuneración). [Ver también coyotero para otra palabra plasmada sobre coyote.]

Opération rapide de vente ou de change, généralement conduite dans la rue. La pratique habituelle de cette opération. Coyotaje, Coyotería. Les pratiques du coyote (dans le sens d’une personne qui se charge de réaliser des formalités de manière officieuse, en particulier pour les migrants sans papiers, moyennant rémunération.

«La campaña política contra el bolchevismo, el desorden gubernamental, la coyotería semi-oficial, la institución oficial de la mordida, la centralización del abuso y la judería, se inició en forma espontánea y unió a hombres de distintos antecedentes ante el peligro de perder familia, libertad y Patria.» (Bernardino Mena Brito, Hablando claro: Mis trabajos por el Partido nacional de salvación pública, 1939)

Cuarecas (m. pl). Tribu de indios aztecas que moraban en Panamá. Guachimíes. Tribu de indios aztecas que vivía en Panamá. Pipelis o Pipiles. Indios aztecas que habitan en El Salvador, siendo su centro la ciudad Cuxcatlán. También hay pipiles en Guatemala, en otro tiempo poblaban la vertiente del Pacífico, desde Escuintla y el río Michitoya (en El Salvador) hasta el río Lampa (en Guatemala). [Veanse también Aztequismos: Pipil, el idioma]

Tribu d’Indiens aztèques vivant au Panama. Guachimíes. Même définition. Pipelis ou Pipiles. Indiens aztèques vivant au Salvador et ayant leur centre dans la ville de Cuxcatlan. Il y a également des Pipiles au Guatemala ; ils peuplaient naguère la côte Pacifique depuis Escuintla et le fleuve Michitoya (au Salvador) jusqu’au fleuve Lampa (au Guatemala).

Cuiles (m. pl). Trabajadores contratados procedentes de la India, muchos de los cuales se han establecido en la isla de Jamaica. En la República del Panamá llaman cuiles a los malayos que residen en ella. Cuiles en lengua indostánica significa jornaleros que se alquilan por día.

Travailleurs contractuels originaires de l’Inde, dont le plus grand nombre se sont établis en Jamaïque. En République du Panama, les gens donnent ce nom aux Malais qui résident dans le pays. En hindoustan, cuiles signifie journaliers.

Chaquistero (a). ‘Gorro chaquistero’, llaman en Teapa (Tabasco) el que usan las personas a la entrada de la noche, hora peculiar del insecto [chaquiste: insectillo crepuscular muy voraz, especie de mosco diminuto, cuya picadura produce peculiar irritación de la epidermis; parecido a un grano de chía, por su color negro y por ser sensiblemente esférico], para prevernise de éste.

« Bonnet chaquistero » est un nom donné dans la collectivité de Teapa (Tabasco) au bonnet dont s’affublent les habitants à la tombée de la nuit, quand se manifeste le chaquiste (un petit insecte très vorace, espèce de moucheron minuscule dont la piqûre produit une irritation sensible de l’épiderme et qui, noir et à peu près sphérique, ressemble à une graine de sauge (Salvia hispanica), pour se protéger de sa piqûre.

Charada (f). En Cuba, cierta lotería prohibida que celebran clandestinamente los chinos.

À Cuba, un certain jeu de hasard interdit que pratiquent clandestinement les Chinois.

Cheles o Chels (m. pl). Indios mayas que habitaron en Tihoo, cerca de Mérida, en Yucatán. 2 Nombre que se dan a los extranjeros, principalmente a los de raza sajona, en El Salvador. Chele (a). En la América Central, pelirrubio. En Méjico, se dice chelo, la.

Indiens mayas qui vivaient à Tihoo [Tiho], près de Mérida, dans le Yucatan. 2 Nom donné aux étrangers, et principalement à ceux de race saxonne, au Salvador. Chele. En Amérique centrale, blond. Au Mexique on dit chelo. [Chele ou chelo vient du maya chel, bleu, peut-être parce que les cheveux blonds sont assez souvent associés aux yeux bleus. L’étymologie du nom des Indiens mayas en question serait différente – et l’on ne comprendrait pas pourquoi, en effet, il convenait de donner aux Saxons blonds le même nom qu’une tribu d’Indiens, à moins que cela ne soit une référence à des Indiens blancs, ce que je ne tiens pas pour acquis dans le cas présent. Sur cette notion d’Indiens blancs, et leur possible existence, voir mon essai.]

Chicalí, Chicalé (m). Pájaro notable por los brillantes y ricos matices de su plumaje, que se encuentra en los bosques de Panamá.

Oiseau remarquable par les brillantes couleurs de son plumage et vivant dans les forêts du Panama. [Il est de la même famille que le quetzal, et on peut espérer qu’il ne soit pas aussi menacé de disparition que son cousin plus connu.]

Chichiliano (a). (del azt. chichiltic, cosa colorada) ‘güero chichiliano’, que tiene el pelo rubio y el cutis rojo.

« Blond chichiliano » (du mot aztèque désignant une chose rouge), qui a les cheveux blonds et le teint rubicond.

Chinacate (m). En Méjico, gallo o pollo sin plumas. 2 Hombre del pueblo bajo, lépero, pelado; individuo de la chinaca. 3 En el noroeste del país (Sinaloa), murciélago.

Au Mexique, coq ou poule déplumée. 2 Homme du bas peuple, miséreux, sordide. 3 Dans le nord du pays (à Sinaloa), chauve-souris.

Chismuyo (m). (Crotophaga sulcirrostris) En Salvador, el ave más conocida por judío, o congénere muy próxima.

Au Salvador, l’oiseau plus connu sous le nom de juif, ou une espèce voisine.

Chismuyo

Chitra (f). En Centro América, insecto volador que abunda en los bosques de los lugares húmedos y vive en grandes colonias que infestan el aire.

En Amérique centrale, insecte ailé qui abonde dans les forêts humides et vit en grandes colonies infestant l’air.

Chueiquehuecú (m). En Chile, cierto animal del agua, fabuloso, que tiene forma de cuero.

Au Chili, un certain animal légendaire vivant dans les eaux et ayant forme de… cuir. [Parmi les définitions obscures de Santamaria, celle-ci remporte le gros lot. Je ne vois pas quelle représentation on peut se faire d’un animal ayant forme de cuir (ou de peau d’animal), vu que la forme du cuir dépend entièrement de la bête où il a été pris ou de la façon dont il a été taillé, et que le concept de cuir ou de peau ne comprend en lui-même aucune notion de forme en particulier. Il pourrait donc s’agir d’un emploi plus rare du mot cuero, comme fouet –soit un animal en forme de fouet–, ou encore d’une faute typographique, par exemple pour cuerno –un animal en forme de corne. En réalité, l’étymologie du mot comprend bien « cuir » (en mapuche) et Santamaria s’en est servi pour écrire sa définition, alors que les autres glossaires que j’ai consultés, dont l’un m’a fourni une étymologie (partielle), se gardent de décrire la forme de cet animal et se contentent d’ajouter qu’il attaque les personnes qui se baignent.]

Chulquero, ra (a). En Ecuador, usurero, judío, logrero.

En Équateur, usurier, juif, profiteur.

Chuva (f). (Ateles marginatus) En el Perú, mono platirrino, propio de la América Meridional, que los cristianos (cuenta Oviedo) llamaron mandruga por parecerse a los negros africanos de esta nacionalidad. Llámase también tarapoto. (De mandruga tal vez proceda chuva.)

Nom péruvien d’un singe platyrrhinien propre à l’Amérique méridionale, que les Chrétiens, selon Oviedo, appelèrent mandruga en raison de sa ressemblance avec les Africains de cette ethnie. On l’appelle aussi tarapoto. [Je ne trouve le nom de cette ethnie africaine attesté nulle part.]

Desentongar (tr). En Colombia, combatir los efectos de la tonga [nombre vulgar que se da al estramonio, llamado también borrachera, o borrachero, o guamuco], planta que produce sueño hipnótico.

En Colombie, combattre les effets de la tonga [nom vulgaire de la stramoine, ou datura officinal], plante qui produit un sommeil hypnotique.

Dúrmili-dúrmili (m). En el norte argentino (Salta), capullo plateado de una mariposa del género de los bombicidos. 2 Pájaro tonto.

Dans le nord de l’Argentine (Salta), cocon argenté d’un papillon du genre des Bombycides. 2 « Oiseau stupide », le dronte ou dodo (?).

Ezyoa * (tr). (azt.) ‘Cubrir de sangre’. Los sacerdotes se embarran el rostro con la sangre de los sacrificados. En algunos rituales se vierte sangre en las imágenes de los dioses. (A. Fernández)

« Couvrir de sang ». Les prêtres aztèques se badigeonnaient le visage avec le sang des victimes sacrifiées. Lors de certains rites, on versait également le sang sur les images des dieux.

Gemassis (m. pl). Antiguos pobladores de la Georgia y de la Florida, que desde el siglo XVI se cruzaron con los negros fugitivos y con los desertores españoles, ingleses y escoceses.

Anciens habitants de la Géorgie et de la Floride, qui se sont mêlés depuis le seizième siècle avec les esclaves noirs en fuite et les déserteurs espagnols, anglais et écossais.

Guayaquil (a). Épiteto para llamar el cacao, muy afamado, de esa región [Guayaquil, Estado y ciudad del Ecuador].

Épithète servant à désigner le cacao renommé de la région de Guayaquil, en Équateur.

Güecuvu (m). Genio del mal, en la mitología mapuche, que los indios invocan en sus libaciones, junto con las almas de sus antepasados, y al cual atribuyen hechicerías diversas.

Génie du mal dans la mythologie mapuche, que les Indiens, lors de leurs libations, invoquent avec les âmes de leurs ancêtres et auquel ils attribuent divers pouvoirs surnaturels.

Hermano (m). En Costa Rica, aparecido, fantasma, espectro, alma en pena.

« Frère », au Costa Rica, apparition, fantôme, spectre, âme en peine.

Itacayo * (m). Guat. Enano fantástico de los ríos. [Parecido al jigüe, güije; veanse Americanismos I.]

Nain légendaire des fleuves, au Guatemala. [Cela ressemble au jigüe ou güije d’Americanismos I.]

Jichi (m). En Bolivia, un caracol. 2 En la mitología indígena, el animal rey de la laguna, que la sustenta con su presencia.

Un escargot, en Bolivie. 2 Dans la mythologie indigène, l’animal roi des lagunes, qui maintient celles-ci par sa présence. [Quand il quitte un point d’eau, celui-ci s’assèche.]

Luisón, Lobisón, Lobizón * (m). Argent. Urug. Fantasma en forma de persona que, al caer la noche, se convierte en animal.

Fantôme ayant l’apparence d’une personne et qui se transforme en animal à la tombée de la nuit. [Le mot est tiré du portugais lobisomem, qui n’est autre qu’un loup-garou. En espagnol, il sert à désigner une certaine créature des légendes tupi-guaranies dont le nom original est yaguá bicho.]

Lutona * (f). Ecuad. Fantasma en forma de mujer.

Fantôme ayant l’apparence d’une femme, en Équateur.

Maleno * (m). Muñeco tosco.

«Los brujos de las luciérnagas, después de aplicarle el fuego frío de la desesperación, lo redujeron al tamaño de un muñeco y lo multiplicaron en forma de juguete de casa pobre, de maleno de palo tallado a filo de machete.» (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

Poupée rudimentaire.

Mandinga (m). (Voz afr). El Diablo. 2 En Cuba y el Perú dícese de los negros en general. Lo mismo en la costa del Golfo, en Méjico.

(Mot africain) Le Diable. 2 Au Cuba et au Pérou se dit des Noirs en général. Même signification sur la côte du golfe de Californie, au Mexique.

Mañahua (f). (Voz mapuche) Casco de cuero con adorno de plumas, o hechos de cabezas enteras de animales, que llevaban los indios chilenos como adorno, en la cabeza.

(Mot mapuche) Casque de cuir paré de plumes, ou bien fait d’une tête d’animal entière, que portaient comme ornement les Indiens du Chili.

Mohán (m). En Colombia, hechicero, brujo. ‘Parecer uno un mohán’, tener el cabello largo y desgreñado. Mohanes (m. pl). Indios hechiceros y magos que residían a principios del siglo XVII en la selva de la gobernación de Quito. Como sacerdotes curanderos que servían de intermediarios entre los ches, o divinidades superiores, y los indios, han existido en diversas tribus aborígenes de Sur América, con tal nombre y el de piaches, por ejemplo, entre los descendientes de la raza timote, en Venezuela.

En Colombie, sorcier, magicien. « Ressembler à un mohán », avoir les cheveux longs et mal peignés. Mohanes. Indiens magiciens qui habitaient au début du dix-septième siècle dans les forêts de la province de Quito. Ils remplissaient, sous ce nom et sous celui de piaches, des fonctions de prêtres guérisseurs, intermédiaires entre les ches, ou divinités supérieures, et les Indiens pour plusieurs tribus d’Amérique du Sud telles que les descendants de la race timote, au Venezuela.

Motepulizo * (m). (azt.) ‘Sangramiento del miembro viril’, autosacrificio que hacen los dioses, imitando a Quetzalcoatl, para dar vida a los huesos de las generaciones antepasadas y crear a la quinta humanidad. Los hombres lo efectúan en honor de los dioses. (A. Fernández)

« La saignée du membre viril », auto-sacrifice que pratiquent les dieux, en imitation de Quetzalcoatl, pour rendre vie aux ossements des générations passées [en versant leur sang dessus] et créer ainsi la cinquième humanité [actuelle]. Les hommes la pratiquent également, en l’honneur des dieux.

Ñandutí (m). (Del guaraní ñandutí, araña blanca) Tejido que imita el de cierta araña, primitivamente trabajado con cierto primor por las mujeres paraguayas, y hoy generalizado en la América del Sur para toda clase de ropa blanca.

(Du guarani, araignée blanche) Tissu imitant la toile d’une certaine araignée, à l’origine produit non sans art par les femmes paraguayennes et aujourd’hui généralisé dans l’ensemble de l’Amérique du Sud pour toutes sortes de linge blanc.

Pantitlan * (m). Rezumidero de la laguna de Tenochtitlan, en cuyo ojo de agua son arrojados los albinos y otros niños con estigmas como los que nacen con dos cabezas o tienen graves deformaciones. También se arrojan ofrendas de papel, hule y piedras preciosas. En una canoa sagrada, suelen traer varios de los corazones de los inmolados en honor de Huitzilopochtli.

Canal souterrain de la lagune de Tenochtitlan, dans le gouffre duquel étaient jetés les albinos et autres enfants stigmatisés, comme ceux nés siamois ou présentant d’autres graves déformations. On y jetait également des offrandes de papier, caoutchouc et pierres précieuses. Les cœurs de certaines victimes sacrifiées y étaient portés dans une embarcation sacrée, en l’honneur de Huitzilopochtli.

Parisa (f). Colorante rojo carmesí que los indios de diversas tribus de Sur América, los guajiros, entre otros, usan para embarrarse el rostro; extráese de las hojas del paná, tal vez la misma chirca.

Colorant rouge cramoisi que les Indiens de diverses tribus d’Amérique du Sud, dont les Guajiros, utilisent pour se badigeonner le visage. Ils l’extraient des feuilles du paná, qui est peut-être la même chose que la chirca (Eupatorium).

Peje judío (m). El manatí o manatín, o manato. Peje buey. Nombre popular que se da al manatí, tambien peje judío, aunque no es pez, sino cetáceo.

« Poisson-juif », le lamantin. « Poisson-bœuf », nom populaire du lamantin, bien que ce ne soit pas un poisson mais un cétacé.

Manatí

Piache (m). (Voz caribe) En la mitología de los antiguos caribes, en Venezuela, sacerdote que era, a elección, brujo, hechicero o herbolario. Ha entrado en el habla vulgar con la equivalencia de curandero.

Dans les mythes des anciens Indiens caraïbes, au Venezuela, prêtre qui était, au choix, sorcier, magicien, botaniste. Le mot est entré dans le langage courant avec le sens de guérisseur.

Picuntregua (m). (Del arauc. picun, el norte, y thehua, perro) Nombre vulgar que en Chiloé se da a cierta clase peculiar de perro, nativo del archipiélago. [Para otros perros nativos de América, veanse Abora y Chulo]

Nom vulgaire que l’on donne à Chiloé à une certaine espéce de chien natif de l’archipel.

Pichiciego, Piciciego, Pipiciego (m). (Clamidoforus truncatus) Curioso tatucito de Argentina y Chile, de cuerpo que no alcanza quince centímetros de largo, cola de uno tres y de altura cinco.

Curieux petit tatou d’Argentine et du Chili dont le corps n’atteint pas les quinze centimètres de long, dont la queue mesure trois centimètres et dont la hauteur est de cinq centimètres.

Piquichón, na (a). (Del quichua piqui, nigua) En Perú, niguatejo, niguatero, nigüento; que está cargado de niguas y cojea por lo mismo. Dícese principalmente de los negros y los chinos, a quienes más ataca el Pulex. 2 Por extensión, cojitranco, o que anda en tal forma como si tuviese niguas en los pies. Jarretera (f). Vulgarmente, en Colombia, ulceración que forman las niguas en los jarretes o talones de las personas desaseadas.

[A propósito de aquella enfermedad encontramos lo siguiente en Oviedo] «me ocurre una plaga que hay en la Española y esotras islas que están pobladas de cristianos, la cual ya no es tan ordinaria como fue en los principios que aquellas islas se conquistaron; y es que a los hombres se les hace en los pies, entre cuero y carne, por industria de una pulga o cosa mucha menor que la más pequeña pulga, que allí se entra, una bolsilla tan grande como un garbanzo, y se hinche de liendres, que es la labor que aquella cosa hace: y cuando no se saca con tiempo labra de manera y auméntase aquella generación de niguas (porque así se llama, nigua, este animalico), de forma que se pierden los hombres, de tullidos, y quedan mancos de los pies para siempre, que no es provecho de ellos.» (Gonzalo Fernández de Oviedo, Sumario de la historia natural de las Indias)

Qui est mangé par les niguas (Pulex, puces de l’homme) et boite en conséquence. Se dit principalement des Noirs et des Chinois, qui sont ceux que le Pulex attaque le plus souvent. 2 Par extension, boiteux, personne qui marche comme si elle avait les pieds mangés par les niguas. Jarretera. « Jarretière », nom populaire donné en Colombie aux ulcères produits par les niguas dans les jarrets ou les pieds des personnes sans hygiène.

Pitiyanqui (s). En Puerto Rico, imitador servil y bajo de los yanquis.

À Porto Rico, imitateur bas et servile des Yanquis. [Il me semble que le terme est construit sur le modèle de petit bourgois, dont on sait qu’il a donné en anglais petty bourgeois. Je ne sais pas si petty yankee ou pitiburgués existe mais ce pitiyanqui est sans doute un petit yanqui.]

Pombero * (m). Argent. y Par. Especie de duende protector de los pájaros.

«A ellos [los antiguos garaníes] se les atribuye la superstición del ‘pombero’, un diablo que aparece donde menos se espera como verían aparecen en sus infiltraciones los payaguaes.» (Ernesto Giménez Caballero, Revelación del Paraguay, 1958) «Hoy no se puede uno acercar a la poesía paraguaya –o a su novela o a su música– sin sentir la latencia de una mítica aborigen: el todopoderoso Tupá, Yasy, la luna, Yasi Yatere, el fauno en la siesta, la triste Urutau, la bruja Caayarii, Tamandaré, el profeta, el erótico Curupi, Luisón, el fantasma de la noche y de la muerte, el temible Pombero. Y cristianizados los misterios de Pai Zumé, de Ypacaray, de Caacupé, de San Blique, de Quiritó y Curuzá…» (Ibid.)

Espèce de génie protecteur des oiseaux (Argentine et Paraguay). [Comme pour Luisón/Lobizón, ce nom semble venir du portugais/brésilien ; le nom tupi-guarani est Pyragué.]

Potoscudo, da (a). (Tal vez de botocudo, por la condición de las nalgas salientes de las indias de esta tribu brasileña) En Tabasco, de carnes bastas. Aplícase principalmente a la mujer caderuda o nalgona.

(Vient peut-être de botocudo, en raison des fesses saillantes des femmes de cette tribu brésilienne) À Tabasco, bien en chair. S’applique principalement à la femme aux hanches larges ou aux fesses saillantes. [L’étymologie suspectée par Santamaria semble indiquer que la stéatopygie n’est pas limitée aux races noires. Il faut d’ailleurs faire remarquer que, parmi ces dernières, elle ne se limite pas non plus aux femmes Bochiman ; selon Cheikh Anta Diop, c’est un trait plus ou moins commun à toutes les femmes noires. Si la stéatopygie est avérée chez les femmes Botocudo, c’est peut-être le résultat d’un croisement ancien avec des gens de race négroïde ; voir mon essai sur la possibilité d’une présence ancienne de races noires en Amérique.]

Pruloncon (m). (Voz arauc.) En Chile, baile o ceremonia en que los indios araucanos colgaban una o varias cabezas de enemigos vencidos o las colocaban en la punta de sus lanzas.

Au Chili, dance ou cérémonie au cours de laquelle les Indiens araucans suspendaient une ou plusieurs têtes d’ennemis vaincus ou les fichaient à l’extrémité de leurs lances.

Pusana (f). En Venezuela, yerba del Orinoco, a la cual los indios atribuyen mágicas propiedades para atraer amantes. 2 Brebaje afrodisíaco preparado por los indios con esa planta.

«Maleficios del Camajay-Minare –siniestra divinidad de la selva orinoqueña–, el diabólico poder que reside en las pupilas de los dañeros y las terribles virtudes de las yerbas y raíces con que las indias confeccionan la pusana para inflamar la lujuria y aniquilar la voluntad de los hombres renuentes a sus caricias, apasiónanla de tal manera que no vive sino para apoderarse de los secretos que se relacionan con el hechizamiento del varón.» (Rómulo Gallegos, Doña Bárbara)

Au Venezuela, herbe de l’Orénoque à laquelle les Indiens attribuent la propriété magique d’attirer des amants aux femmes. 2 Breuvage aphrodisiaque préparé par les Indiens avec cette plante.

Quirqui * (m). Bol. Guitarrillo de los indígenas.

Petite guitare des Indiens, en Bolivie.

Sangraco * (m). Indio curandero que practica la sangría.

Indien guérisseur pratiquant la saignée.

Tamazul (m). (Del azt. tamazulin) Entre les costeños, en Méjico, sapo de gran tamaño.

Parmi les habitants de la côte, au Mexique, crapaud de grande taille.

Taya (f). (Voz quichua) En el Perú, amuleto de cazadores y pescadores.

Au Pérou, amulette des chasseurs et des pêcheurs.

Tecotín (m). (Del azt.) Palabra usada por los aztecas para expresar una danza sagrada que hacían en sus templos.

Nom dont se servaient les Aztèques pour désigner une danse sacrée qu’ils effectuaient dans leurs temples.

Tlacatlaolli * (m). ‘Hombre maíz’, vianda sagrada consistente en la carne humana de un sacrificado, cocinada con maíz. El cuerpo del inmolado se devuelve a sus familiares o gobernantes para que al consumir su carne, se nutran de su espíritu. (A. Fernández)

« Homme-maïs », mets sacré consistant en la chair humaine d’un sacrifié cuisinée avec du maïs. Le corps de la victime immolée est rendu à ses proches ou à ses maîtres pour qu’en en consommant la chair ils se nourrissent de son esprit.

Tolteca (s). Una de las tribus indígenas de Méjico, que tuvo civilización propia y fundó un imperio importantísimo en ese suelo. (…) El Sr. Chavero no acepta la versión de Veytia, tomada de Ixtlilxóchitl, y acepta la de los Anales de Cuautitlán, conforme a la cual Tollan [Tula] habría sido fundada en 674 [y no en 713, según Veytia], y los reyes habrían reinado en el orden siguiente: Mixcoamazatzin, de 700 a 765; Huetzin y luego Totepeuh, hasta 887; Ilhuitimaitl hasta 925; Topiltzin Quetzalcoatl hasta 947; Matlacxoxitl hasta 978; Nauyotzin hasta 997; Matlacoatzin hasta 1025; Tlicoatzin hasta 1046; Huemac hasta 1048; Quetzalcoatl II hasta 1116. (…) Algunos creen que los toltecas tuvieron contacto con la raza blanca, y que un obispo cristiano les enseñó el culto de la cruz y algunas de las tradiciones de esta religión, como la del diluvio y la del paraíso terrenal. Otros niegan rotundamente esa afirmación.

Toltèque : une des tribus indigènes du Mexique, qui possédait sa propre civilisation et bâtit un très important empire dans la région. … M. Chavero n’accepte pas la version de Veytia, reçue d’Ixtlilxochitl, et fait sienne celle des Annales de Cuautitlan, selon laquelle Tula, capitale des Toltèques, aurait été fondée en 674 [et non en 713, selon Veytia] et les rois toltèques auraient régné dans l’ordre suivant : Mixcoamazatzin, de 700 à 765 ; Huetzin puis Totepeuh, jusqu’en 887 ; Ilhuitimaitl jusqu’en 925 ; Topiltzin Quetzalcoatl jusqu’en 947 ; Matlacxoxitl jusqu’en 978 ; Nauyotzin jusqu’en 997 ; Matlacoatzin jusqu’en 1025 ; Tlicoatzin jusqu’en 1046 ; Huemac jusqu’en 1048 ; Quetzalcoatl II jusqu’en 1116. … Certains croient que les Toltèques entrèrent en contact avec la race blanche et qu’un évêque chrétien leur enseigna le culte de la Croix et plusieurs traditions de cette religion, comme celles du Déluge et du Paradis terrestre. D’autres le nient catégoriquement. [L’un des premiers, sinon le premier, à avoir formulé ces hypothèses n’est autre que le père Bartolomé de Las Casas, le défenseur des Indiens. Sur cette question, lire mon essai – y compris le Commentaire ajouté tout en bas concernant entre autres Las Casas.]

Urrabá (Voz car.) Nombre con que se designant en el istmo de Panamá, los restos de alfarería, cerámica o escultura de las antiguas tribus aborigenes, vasijas, ídolos, figurillas distintas de barro, de piedra o de metal, etc., que se encuentren por lo común en las guacas.

Nom par lequel on désigne, dans l’isthme de Panama, les vestiges de poterie, de céramique ou de sculpture des anciennes tribus indigènes, vases, idoles, figurines d’argile, de pierre ou de métal, etc, qui sont le plus souvent trouvées dans les guacas (sépultures).

Vajear, Bajear (tr). Acción que se atribuye a ciertos reptiles de adormecer a la víctima arrojándole encima el vaho o aliento. 2 Perturbar a alguien por malas artes; o simplemente ganarse su voluntad, por arte de lisonja.

«Ahora lo vajeo hasta que descubra dónde tiene escondidas las plumas, y una vez que estén en mis manos las pruebas suficientes, lo amarro codo a codo y se le entrego al doctor Luzardo, para que haga con él lo que le dé la gana.» (Rómulo Gallegos, Doña Bárbara)

Faculté attribuée à certains reptiles d’hypnotiser leurs proies en projetant sur elles leur souffle ou haleine. 2 Jeter un sort à quelqu’un, ou bien simplement gagner sa volonté par la flatterie.

Yerepomonga (f). (Voz guar.) Serpiente del Brasil que vive inmóvil en el fondo del agua, y de ella dicen que el animal que la toca se queda pegado a su cuerpo y así arrastra con él.

Serpent du Brésil vivant immobile au fond de l’eau, et dont on dit qu’il reste collé à l’animal le touchant, qui l’entraîne alors avec lui.

Yolof (f). Nombre que dan en Cuba a una mosco negra y venenosa.

Nom d’une mouche noire venimeuse, à Cuba. [D’après sa ressemblance à wolof, il est fort probable que ce nom soit d’origine africaine.]

Yori (m). (Voz yaqui) Usual y corriente en el lenguaje popular de Sinaloa y Sonora, en Méjico, por blanco, para designar a la persona de esta raza, por contraposición al indio, especialmente yaqui.

«Surgimiento del oro. Hace muchísimos años, en el tiempo que Dios pensaba qué poner en la tierra, creó un yori y un indio; frente a ellos puso dos montones, uno de arena y otro de instrumentos de trabajo: palas, talachos, machetes, etc. Al preguntar al indio cuál de los montones quería, él contestó: –Quiero los instrumentos, para poder trabajar. –¿No quieres la arena?– preguntó Dios. –No, si escojo la arena me muero de hambre– contestó el indio. Dios se fue y regresó una y otra vez, insistiendo con la misma pregunta y siempre encontró la misma respuesta: –Los instrumentos–. Hasta que se enojó y le dijo: –Piénsalo muy bien, ¿qué es lo que quieres? –Los instrumentos– contestó el indio. Así, Dios tomó la arena que el indio despreció y la desparramó en todo el mundo, pero sólo para los yoris, pues dejó los instrumentos para los indios. Dios pretendía que el indio eligiera el montón de arena, que era nada menos que oro, para que no sufriera como hoy en día trabajando de sol a sol con los instrumentos.» (Historias de los conca’ac, Conafe 2006) (Los conca’ac son los seris: véase esta palabra en Americanismos II)

Appellation courante, dans la langue populaire des États de Sinaloa et Sonora, au Mexique, des personnes de race blanche, par opposition aux Indiens, en particulier yaqui.

Yorjá (m). El espíritu malo, entre los guajiros de Venezuela.

L’esprit du mal, chez les Guajiros du Venezuela.

Zemí (m). Nombre de cierta divinidad, fetiche o espíritu de los primitivos indios antillanos. [Lo mismo que] Semi (m). En Cuba, divinidad inferior, mediadora con las superiores, entre los indios de la época precolombiana, en la cual encarnaban las fuerzas todas de la Naturaleza.

Nom de certaines divinités, fétiches ou esprits chez les anciens Indiens des Antilles. Même chose que Semi : à Cuba, divinité inférieure, médiatrice des divinités supérieures, chez les Indiens de l’époque précolombienne, qui incarnaient dans ces esprits toutes les forces de la nature.

Zumel (m). Bota de los indios chilenos y de los argentinos y gauchos, hecha de un pedazo de cuero de pierna de caballo o vacuno, que se moja y se deja secar en el pie, de modo que se amolda a su forma.

Botte des Indiens du Chili, des Argentins et des gauchos, faite d’une pièce de cuir de peau de cheval ou de vache que l’on trempe et laisse sécher sur le pied de façon qu’elle en prenne la forme.

31 mai 2017

*

Para ver más Americanismos, veanse Index.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer