Category: Littérature
Bobby le chewing-gum
Une fable écologique
Daniel Préjean, président-directeur général des laboratoires Neurobulle, était un homme intègre et rien ne permet de penser que l’éthique fût en cause lorsqu’il accepta d’offrir à Guillaume, le cousin de sa belle-sœur, un stage dans sa florissante entreprise high-tech. Guillaume était tout de même un cas. Il n’est pas nécessaire pour notre histoire de présenter son CV, car Daniel Préjean lui-même donna son assentiment sans y avoir jeté un œil. Bonnard, le sous-directeur, lui trouverait une occupation de secrétariat ou autre ; c’était là le plus délicat – trouver à ce garçon quelque chose à faire – et Bonnard était l’homme de la situation.
Guillaume trouvait tout de même le temps très long dans ces bureaux blanc cassé, où lui-même comprit que son allure négligée faisait tache. De la prise de conscience à une décision en conséquence, il y a cependant un pas que sa réfractaire juvénilité ne lui permit de franchir. Il déambulait dans les couloirs, pour le plus grand scandale des employés mais sans que personne n’osât rien dire car, lorsque le directeur était présent, il louait haut et fort ses initiatives, comme il appelait les errances nonchalantes du garçon.
Les laboratoires Neurobulle étaient en étroites relations avec l’armée et le ministère de la défense et de la destruction massive, en raison de ses recherches de pointe dans différents domaines du transhumanisme stratégique. Ses ingénieurs travaillaient notamment sur la genèse de neurones miroirs révolutionnaires ainsi que sur les transferts de données synaptiques vers des supports électroniques et biologiques.
On ne sait comment Guillaume put un jour pénétrer, sans que personne l’accompagnât, dans le laboratoire le plus « secret défense » de toute l’installation, avant que l’alarme retentît et que le personnel de surveillance se ruât sur lui. Le gardien en chef, Muzot, voyant qu’il s’agissait de Guillaume, arrêta ses hommes. Guillaume retira ses oreillettes, car il était alors en train d’écouter un MP33, et demanda aux gorilles ce qu’ils voulaient. Muzot s’excusa de déranger M. Guillaume mais si M. Guillaume voulait bien le suivre il le reconduirait dans les parties du laboratoire où, en tant que membre non accrédité, il était libre d’aller et venir.
M. Guillaume les suivit. Lorsqu’ils eurent le dos tourné, il s’empressa de reprendre le chewing-gum que la surprise causée par l’irruption des agents de sécurité lui avait fait tomber de la bouche dans un pot de gelée neuromorphogénique couleur groseille dont il avait soulevé le couvercle. Il se remit à le mastiquer mais le goût que celui-ci avait pris en plongeant dans la mixture lui fit aussitôt cesser ce mouvement masticatoire qui imprégnait sa salive d’une saveur répugnante.
Bonnard demandant qu’on fît passer Guillaume à la douche carbonique, comme prévu par le protocole de sécurité, celui-ci pénétra dans le caisson où il se fit fumiger une minute ou deux. Puis Bonnard lui dit qu’il disposait de son après-midi.
Sur le chemin du retour, Guillaume jeta son chewing-gum au premier coin de rue. Du fait qu’il avait cessé de mâcher, personne ne s’était rendu compte qu’il avait un chewing-gum dans la bouche, et du fait qu’il ne souhaita pas le cracher dans les bureaux avant sa douche carbonique, personne ne sut non plus qu’il ramenait du secteur « secret défense » un chewing-gum. Et comme, enfin, il n’ouvrit pas la bouche tout au long de la procédure, car il n’avait pas l’habitude de répondre aux employés du laboratoire, et surtout pas à Bonnard, personne ne se douta de rien.
Le lendemain, Guillaume était trouvé mort dans son lit. Son cerveau, triplant de volume pendant la nuit, avait fracturé le crâne, créant une hémorragie fatale, et s’était répandu à l’air libre. Les médecins légistes furent incapables de déterminer la cause de l’accident.
Ce fut une terrible épreuve pour Daniel Préjean et sa belle-sœur. Bonnard comprit que l’accident était lié à l’intrusion de Guillaume dans le secteur « secret défense » du laboratoire et décida d’en informer son directeur. Celui-ci promit à Bonnard qu’il lui ferait payer sa négligence mais lui demanda auparavant d’éclaircir les faits afin de trouver les moyens d’écarter tous soupçons. Bonnard avait déjà demandé aux employés témoins de garder le silence ; chacun comprit, après la mort du jeune homme, que la consigne était renouvelée et renforcée.
En procédant à l’examen des vidéos ultrasecrètes du secteur confidentiel, Bonnard comprit par où les employés de la sécurité et lui-même avaient pêché. Il vit Guillaume cracher un chewing-gum dans la gelée neuromorphogénique en prolifération puis le remettre dans sa bouche. La douche carbonique n’avait pas suffi à interrompre le processus dans les particules entrées dans sa bouche, qu’il avait tenue fermée tout du long, et le processus avait été conduit à son terme au cours des heures suivantes. Bonnard rédigea une note demandant d’ajouter au protocole de sécurité, après la douche carbonique, un bain de bouche, que les employés excédés par l’alourdissement du protocole surnommèrent entre eux le « bain de bouche Guillaume ».
Cependant, un autre phénomène devait échapper à l’attention de Bonnard. Le chewing-gum que Guillaume avait recraché une fois sorti de l’établissement était imprégné des tissus neurogènes expérimentés par les laboratoires Neurobulle. Or il semble qu’un phénomène inattendu se soit produit alors et que la gomme ait servi de terrain propice à l’activation de réseaux de neurones, car il est indubitable qu’au cours de cet incident la conscience vint au chewing-gum.
Et avec elle, la volonté de puissance.
*
Puisque nous avons désormais affaire à un être doué de conscience et donc de personnalité, il convient de lui donner un nom. Comme ce chewing-gum provenait d’un lot à la menthe verte de la marque Bobby Gum, nous l’appellerons Bobby.
Selon les apparences, pour le passant qui aurait regardé sans le voir cet informe caillot verdâtre sillonné d’arabesques baveuses, Bobby n’était qu’un insignifiant spécimen de ces quelque 800.000 ou 900.000 tonnes de gomme à mâcher jetées en dehors d’une poubelle chaque année dans le monde. Je ne sais, lecteur, si tu trouveras ce chiffre confirmé de ton côté ; je l’ai calculé à partir d’une estimation d’un million de tonnes métriques de chewing-gum produites par l’industrie chaque année et de la proportion avancée par certains de 80 à 90 % de chewing-gums consommés qui ne sont pas jetés dans une poubelle.
Voilà donc, cher lecteur, ce qu’aurait été Bobby pour toi si tu l’avais croisé ce jour-là dans son caniveau. Marchant sur le trottoir, au moins n’aurais-tu pas craint en le voyant de te le coller à la semelle, d’où l’enlever proprement demande des efforts incroyables, et je me fais la réflexion que tu aurais peut-être même remercié mentalement le consommateur de ce chewing-gum pour l’avoir jeté non pas sur le chemin des gens mais le long du trottoir, où en principe personne ne marche. Le cynisme des uns doit être mis en balance avec le civisme des autres. Cela dit, il m’est arrivé un jour d’écraser un chewing-gum dans un caniveau, pour avoir cédé le passage à une grand-mère avec son caddie ; mais c’est une autre histoire, comme le jour où je m’assis sur une banquette de métro où quelqu’un avait écrasé son chewing-gum et où, ne connaissant pas la méthode pour sauver les textiles d’une gomme à mâcher, je perdis un jeans (il faut, me dit Marjorie entretemps, se servir d’un glaçon).
Or Bobby était un être pensant. Ses neurones se concertèrent dans un premier temps pour muter une partie d’entre eux en cellules photoréceptives et autres terminaisons nerveuses afin de créer une interface avec le milieu. Je ne saurais dire exactement de quelle façon Bobby voyait, ni s’il distinguait un aussi large spectre de couleurs et d’ondes mécaniques que l’œil et l’oreille humains, mais toujours est-il que Bobby était aussi un être sentant.
Sentant et pensant, Bobby comprit qu’il existait. Le monde lui donna tout d’abord le vertige, et la crainte du danger lui fit prendre conscience, par l’observation de ses réflexes, qu’il était capable de déplacer son corps. Il admira la faculté de reptation qui était la sienne et qu’il pouvait contrôler. Cependant, remarquant que l’un des passants à la taille cyclopéenne qui le dépassaient à intervalle régulier, se retourna et le fixa des yeux un moment alors qu’il se mouvait, contrairement aux autres passants lorsqu’il était immobile, il jugea préférable de ne pas attirer l’attention et s’immobilisa de nouveau. Le passant reprit alors son chemin ; ce n’était pas la première fois que ce dernier, à la psychologie duquel nous devons nous intéresser un bref instant, croyait voir quelque chose là où il n’y avait rien, comme quand il avait vu un énorme pénis en érection dans une anodine publicité pour de la crème solaire.
Bobby attendit que la rue se vidât de monde, avec la nuit, pour reprendre son activité exploratoire. Un chien lui causa une frayeur extrême. Bien qu’il s’immobilisât dès qu’il aperçut la créature approcher, celle-ci n’en avait pas moins grondé de manière terrifiante en voyant un chewing-gum se mouvoir. Après quelques instants d’immobilité de la part de Bobby, le chien s’éloigna, et, remis de ses émotions, Bobby poursuivit son chemin.
Il ne se passa pas longtemps avant qu’il rencontre un autre spécimen de son espèce, à savoir une gomme crachée et comme incrustée dans le bitume du caniveau par une longue station et quelques écrasements. En l’apercevant, Bobby sentit son cœur battre – façon de parler – car, depuis qu’il existait, il sentait le poids de la solitude. Ce n’est pas de l’anthropomorphisme : il ressentait vivement le fait d’être seul, même si c’est difficile à croire, et attendait donc beaucoup de cette rencontre. Or ce congénère ne répondit à aucune de ses approches et sollicitations. Au bout d’un moment, il se dit qu’il était mort. Mais tous les chewing-gums étaient morts; il était seul au monde. Lorsque cette pensée tragique le pénétra, il tomba éploré sur le corps inerte et desséché d’un énième chewing-gum.
C’est alors qu’un phénomène étrange se produisit. En serrant contre son cœur affligé le cadavre du chewing-gum qui aurait pu devenir son ami, Bobby fusionna avec lui. Le réseau neuronal qui lui servait de conscience contrôlait ainsi un Bobby deux fois plus grand – pas tout à fait deux fois, en réalité, car si le nouveau chewing-gum était bien de la même taille que Bobby, il se perdit un peu de masse au cours de la fusion en raison de la dépense d’énergie nécessaire.
Bobby répéta l’opération avec chaque chewing-gum qu’il rencontrait.
*
C’est ainsi que Bobby acquit rapidement une taille tout à fait anormale pour un chewing-gum. Seule la relative lenteur de sa reptation freinait quelque peu son désir inextinguible de croissance. Par ailleurs, il ne se déplaçait qu’aux heures les plus abandonnées de la nuit, quand même les rues qui ne dorment jamais sont tout de même somnolentes. Le jour, il se trouvait un abri, derrière des poubelles, dans des impasses non fréquentées, sous des journaux… Cela n’empêchait pas quelques surprises. Les clochards et les rats étaient sa principale préoccupation. Les rats apprirent vite à ne pas approcher car, fatigué de leur curiosité hostile, il tuait par étouffement ceux qui venaient l’examiner. Ni leurs griffes acérées ni leurs dents pointues ne pouvaient rien contre Bobby, qui n’avait qu’à se soulever et se laisser retomber sur la vermine pour que celle-ci, ensevelie et paralysée sous sa masse, fût asphyxiée en quelques instants.
Quant aux clochards qui croisaient Bobby au cours de sa collecte nocturne de chewing-gums, ou qui le dérangeaient le jour car fréquentant les mêmes lieux isolés, ils n’en pouvaient croire leurs yeux. La plupart n’interprétaient pas autrement cette rencontre que comme une vision nouvelle et particulièrement sinistre de delirium tremens, mais certains avaient l’audace de chercher à s’assurer que Bobby n’était pas un produit de leur imagination. Avec ceux-là il procédait comme avec les rats, et la police eut bientôt sur les bras plusieurs cas non élucidés de morts de SDF par écrasement de la tête ou étouffement.
Cependant, Bobby devenait trop grand pour pouvoir se cacher en plein jour. Déjà des rumeurs circulaient sur l’existence d’une mystérieuse créature semblable à celle de l’un des films de la franchise Le Blob. Des sociologues éminents écrivirent des articles profonds sur les origines de cette légende urbaine.
Cela ne faisait pas les affaires de Bobby, qui se cacha désormais dans les égouts, conquis sur des hordes de rats, dont certains géants. Mais même dans ce labyrinthe nauséabond il n’était pas assuré de ne jamais rencontrer d’humains. En particulier, le personnel municipal venait l’y déranger et déplora plusieurs disparitions en quelques jours. Les syndicats furent alors tentés de propager la rumeur.
Bobby haïssait l’humanité. Il avait observé que les hommes exploitent les chewing-gums pour une jouissance orale immonde, avant de les recracher sans vie. Cette cruauté le révoltait. Lors de ses sorties nocturnes, désormais il ne recherchait plus seulement des chewing-gums mais aussi des noctambules, pour les assassiner. Plusieurs réussirent à lui échapper et leurs témoignages hystériques concordants nourrirent la légende urbaine. L’attitude exemplaire des médias, gardant le silence le plus absolu sur ces faits, prévint un mouvement de panique générale. En même temps, les habitants de certains quartiers remarquèrent que les rues étaient entièrement nettoyées de chewing-gums et se félicitèrent naïvement du changement de majorité municipale.
Bobby découvrit qu’il était doté d’un pouvoir de télékinésie : au lieu d’avoir à se rendre auprès des chewing-gums, il pouvait les faire venir à lui comme un aimant. D’abord de faible ampleur, ce pouvoir grandit prodigieusement et Bobby décida un jour d’appeler à lui tous les chewing-gums de la ville.
Il se trouvait dans les égouts quand il se concentra mentalement. Tous les chewing-gums crachés sur les trottoirs, collés contre les murs, écrasés sur les bancs publics et les sièges des trains, tout comme les rares chewing-gums jetés dans des poubelles, tous chewing-gums sortis de leur emballage, consommés et abandonnés à plusieurs kilomètres aux alentours répondirent à l’appel. Ils se décollaient et volaient dans les airs comme des balles de pistolet pour aller se fondre dans la masse de Bobby. Aucun obstacle ne les arrêtait. Corps, voitures, vitrines étaient traversés de part en part par les caillots plus ou moins secs transformés en projectiles meurtriers. Certains pénétraient les murs où ils creusaient des tunnels avec une rage de perceuses électriques, n’entendant que l’appel de Bobby. On aurait dit qu’une mitrailleuse géante avait ouvert le feu sur la ville ; les corps sautaient en l’air dans des nuages de sang, les vitrines explosaient de tous côtés, les voitures entraient les unes dans les autres, écrasaient les foules comme des troupeaux d’éléphants furibonds ou défonçaient les immeubles dans un fracas de tous les diables.
La ville était en ruine. Bobby, colossal, sortit à l’air libre en défonçant le bitume.
*
Le Président de la République Eugène Pinard avait de nouveau réuni l’état-major de l’armée.
« Madame, messieurs, il est grand temps de détruire cette chose. »
Silence. Les attaques aériennes et bombardements n’avaient eu aucun effet sur Bobby.
« J’écoute vos propositions. »
Le maréchal Dandin prit la parole :
« Cette chose, monsieur le Président, est un chewing-gum de plusieurs milliers de tonnes, et quand on sait la difficulté de se débarrasser d’un chewing-gum ordinaire… »
Le lecteur se souvient que j’ai donné plus haut le secret pour se débarrasser d’un chewing-gum sur du textile : un glaçon. Le secret fut communiqué à l’état-major, qui proposa par conséquent d’attaquer Bobby au canon à glace. On déploya les troupes d’élite. Un grand nombre de ces valeureux soldats périrent au milieu du déluge de projectiles de gomme à mâcher qui pleuvaient sur eux, d’autres furent balayés par les pseudopodes que Bobby lançait à partir de son corps élastique, mais nos troupes tinrent bon et confirmèrent que Bobby était bien sensible à la glace. Elle en réduisait la taille ! Tout espoir n’était donc pas perdu. Les canons à glace ne furent cependant pas suffisants pour triompher lors de ce premier assaut, en particulier parce que Bobby se reconstituait par l’afflux de nouveaux chewing-gums, qui volaient à son secours.
La coopération internationale se mit en place sans tarder. Dans tous les pays on ramassa et brûla les chewing-gums autant qu’on put, afin d’empêcher Bobby de grandir. La production et la consommation de chewing-gums furent strictement interdites à l’échelle mondiale. Des convois de glace furent envoyés sans discontinuer vers nos ports depuis les usines frigorifiques du monde entier. Mais Bobby était un adversaire redoutable : il devenait de plus en plus difficile d’en approcher les canons à glace suffisamment près. Bien qu’on eût fait le maximum pour supprimer tous les chewing-gums, il ne cessait de se déplacer, et avec lui le périmètre de son pouvoir télékinétique, pour appeler de nouveaux chewing-gums, parvenant ainsi à compenser les dégâts que les canons à glace lui causaient. Ses déplacements s’accompagnaient d’exodes massifs de population, et lorsqu’il traversait une ville celle-ci gardait la trace de son passage comme un champ de blé celui de la moissonneuse. Le chaos régnait sur la terre.
On décida de pilonner le chewing-gum géant à coups de missiles intercontinentaux remplis de glace mais les quantités étaient à peine suffisantes et même après des centaines et des milliers de missiles et de fusées Bobby continuait d’avancer, sans réduction notable de sa taille. Beaucoup de missiles tombaient sur des civils, mal dirigés dès le départ ou balayés dans le ciel par les tentacules de Bobby comme autant de balles de tennis par des raquettes géantes. L’Amérique ne cessa pas pour autant de le pilonner, considérant que tout ce qui pouvait être fait devait l’être – et par ailleurs ce n’était pas mauvais pour l’industrie américaine.
On congela des kilomètres de sol autour de lui mais le réchauffement climatique des décennies précédentes ne permettait pas à la glace de tenir sans être en permanence renouvelée, et Bobby s’y opposait : ses attaques faisaient fuir les escadrons cryogéniques. Tout cela ne menait à rien. Les obstacles matériels, murailles, tranchées, champs de mine et autres, n’étaient d’aucune utilité.
Eugène Pinard comprit que l’heure était grave.
« N’y aurait-il pas moyen d’amener cette chose au Pôle sud ? » demanda-t-il au maréchal Dandin.
– Je suis d’avis que c’est nous qui devrions nous rendre au Pôle sud, pour y réfléchir aux moyens de contrecarrer ce chewing-gum, » répondit le maréchal.
Le président et ses proches établirent leurs quartiers en Antarctique. Quand Bobby traversa l’océan en vue de ravager l’Amérique, les dirigeants du monde entier les rejoignirent. Bobby en Amérique avait, malgré les mesures prises, décuplé en taille. Comme au temps de la prohibition de l’alcool, les Américains avaient toléré la production clandestine de chewing-gum.
*
Dans le monde post-apocalyptique que nous décrivons, le globe est défiguré par une grosse tache verdâtre dont les mouvements imprévisibles déterminent les migrations de populations retournées à l’état nomade. Bobby est désormais grand comme l’Allemagne. Grâce à son élasticité, il peut recouvrir un cinquième de la surface du globe en quelques instants, mais alors il craque, par son milieu ou par l’un des côtés, ce qui n’a d’ailleurs guère de conséquences sur sa santé. Sa masse corporelle est désormais stable car il a fusionné tous les chewing-gums disponibles sur la terre.
La civilisation sédentaire n’est possible qu’aux pôles et dans les glaciers des chaînes de montagne. Alors que les populations nomades ont très rapidement perdu les acquis de la technologie en raison de leur existence précaire, l’humanité civilisée a organisé dans l’urgence une fuite des cerveaux vers l’Antarctique pour y constituer une base de survie et développer les moyens de détruire Bobby. Ces installations sont pour la plupart souterraines, pour éviter que Bobby ne lance des pseudopodes vers l’Antarctique et les balaie. Une ceinture de canons à glace a également été établie sur le littoral du continent.
Les scientifiques réunis dans ce dernier bastion ne pensaient qu’à une seule chose : détruire Bobby. Après quelques décennies de tâtonnements et de tentatives infructueuses d’attaque directe, on décida de mobiliser l’ensemble des moyens sur un projet de glaciation artificielle de la terre. Les scientifiques devraient modifier le climat afin de recréer une nouvelle ère de glaciation à l’échelle planétaire.
Pendant ce temps, les populations nomades semblaient vouées à une complète disparition à plus ou moins brève échéance. Cette situation désespérée détermina une tribu, les Gommariens, à tenter de s’assurer les bonnes grâces de Bobby. Un des leurs, une espèce de shaman post-apocalyptique, collectait diverses herbes et racines que les passages de Bobby n’avaient pas complètement détruites et s’en servait pour composer des remèdes. Il collectait notamment de la gomme : gomme de sapotillier, gomme d’acacia, gomme de guar, galbanum, oliban, opoponax…, tout ce qu’il trouvait. C’est alors qu’il eut l’idée de fabriquer du chewing-gum car les légendes de sa tribu racontaient que le grand crachat vert qui empoisonnait la terre et l’existence des hommes était parvenu à sa taille actuelle par la fusion de tous les chewing-gums terrestres ; sans doute serait-il reconnaissant aux hommes s’ils lui faisaient des offrandes de gomme à mâcher.
C’est ainsi qu’avec l’aide de toute la tribu il fabriqua de manière artisanale une importante quantité de chewing-gum à sacrifier. Puis ils marchèrent sept semaines jusqu’à Bobby et le moment venu, en prononçant force paroles propitiatoires, ils déposèrent leur offrande non loin du bord de cette mer de chewing-gum. Bobby absorba par télékinésie la gomme à mâcher ; c’était une goutte d’eau dans l’océan de sa masse molle mais il comprit que ces hommes se proposaient de fabriquer du chewing-gum pour lui et décida de favoriser leur entreprise, ce qui lui permettrait de grandir jusqu’au jour où il pourrait lancer une attaque décisive contre les Antarctidiens. Il lancerait des milliers de pseudopodes pour défoncer le sol de l’Antarctique et faire s’écrouler le continent sur ses ennemis. Ce qu’il fallait, c’était établir une base industrielle qui produirait suffisamment de chewing-gum pour compenser les pertes de masse corporelle occasionnées par des attaques en continu contre l’Antarctique.
Sous la protection de Bobby, la tribu des Gommariens se sédentarisa, plantant des milliers d’hectares de champs de gomme et construisant des usines. Dans le même temps, les autres tribus nomades étaient réduites en esclavage pour travailler dans ces champs de gomme et ces usines. Une nouvelle civilisation vit le jour. Les Gommariens ne se posaient pas la question de savoir ce qu’il adviendrait d’eux une fois que Bobby aurait détruit les Antarctidiens : ils avaient échappé à la précarité de leur passé nomade et cette considération suffisait à leur présent. Certains prêtres commençaient toutefois à concerter secrètement la mobilisation de quelques-uns des nouveaux moyens offerts par leur civilisation pour développer des armes contre leur dieu.
Les Gommariens ne cessaient de le pourvoir en gomme, c’est-à-dire dans la mesure où les Antarctidiens le leur permettaient, car ceux-ci s’étaient bien sûr avisés, par leurs espions, de ces nouveaux développements et menèrent dès lors de continuelles opérations de sabotage contre la production de chewing-gum. Ces opérations étaient conduites par les brigades Eugène Pinard à l’efficacité redoutable, nommées en mémoire du grand homme qui avait conduit le monde libre en Antarctique. En représailles, les Gommariens entreprirent plusieurs guerres d’invasion des territoires antarctidiens.
En d’autres termes, il s’agissait d’une course contre la montre entre deux projets industriels, le premier qui serait mené à bien devant détruire l’autre : le plan de glaciation des Antarctidiens contre l’industrie du chewing-gum des Gommariens. Tant que dura le conflit, Bobby grandit et, de leur côté, les Antarctidiens étendaient les poches de glace existantes à partir des pôles et des chaînes de montagne aux neiges éternelles, ce qui accroissait les zones d’activité de la civilisation antarctidienne. De manière secrète, des émissaires des uns et des autres tentaient également des négociations pour une alliance contre Bobby.
La civilisation antarctidienne était en bonne voie de l’emporter mais, malheureusement, un astéroïde entra en collision avec la terre et y détruisit toute forme de vie humaine et animale. Bien que de la glace se trouvât sur l’astéroïde, elle fut en grande partie vaporisée par la friction entre les deux corps célestes avant l’impact, et par l’impact lui-même, et Bobby n’en pâtit que fort peu.
*
Nous voilà, cher lecteur, à la seconde apocalypse de cette histoire, mais quel intérêt pourrais-tu trouver à un monde post-apocalyptique où ne subsiste aucune trace de vie humaine, seulement Bobby ?
Or il existe dans l’espace des planètes aux conditions comparables à celles de la terre et habitées par des extraterrestres peu différents de nous (mêmes causes, mêmes effets). Bobby décida de passer à l’attaque car il n’avait pas rassasié sa soif de vengeance envers tout ce qui ressemble aux hommes persécuteurs de gomme.
Une caractéristique de son réseau neuronal, à la suite de sa croissance par agrégation de gomme, était la suivante. Bien que Bobby ne disposât pas d’un centre de commande comparable au cerveau des mammifères, sa conscience n’était pas également répartie dans tout le corps. Ainsi, quand une partie de lui-même se détachait, on ne se trouvait pas tout à coup en présence de deux Bobbies autonomes. L’une de ces parties était Bobby et l’autre un chewing-gum inerte. Il lui suffisait alors d’exercer son pouvoir télékinétique ou d’entrer de nouveau en contact avec cette partie inerte pour la réintégrer. Or ce n’était pas nécessairement la partie la plus volumineuse des deux qui était Bobby – un fait que les Antarctidiens, s’ils en avaient eu connaissance, aurait pu exploiter dans leur lutte pour la victoire.
C’est cette faculté qui permit à Bobby de voyager dans l’espace. Il lançait en direction des étoiles un pseudopode aussi loin que possible, jusqu’au déchirement. Lorsque ce pseudopode coupé de la masse et flottant dans l’espace était Bobby, il attirait à lui par télékinésie le chewing-gum inerte resté en arrière. Il répétait ensuite l’opération. Il arrivait quelques fois que le pseudopode envoyé en avant n’était pas Bobby et il devait donc le rappeler à lui et recommencer, mais cela n’arrivait pas souvent car Bobby disposait d’un sens interne spécial qui lui donnait à connaître quelle serait la partie qu’il occuperait après segmentation. Le voyage n’était pas des plus rapides mais Bobby avait le temps.
Quand on sait que la glace d’eau est le solide le plus abondant de l’univers, on comprend toutefois que ce n’était pas gagné pour Bobby. Je ne sais trop comment il traversa la zone glacée au-delà de Pluton et avant le vide interstellaire, mais toujours est-il qu’il y parvint, quoique diminué. C’est alors qu’il finit par se dissoudre complètement, car le vide interstellaire, loin d’être vide, est en fait saturé de cristaux de glace, et le temps qu’il s’en rende compte il était trop tard…
Juin 2017
Literatura latinoamericana comprometida… a la derecha
In French the present study would be called an esquisse to stress its non-comprehensive character. All apologies to the countries that are not represented.
EL PARAGUAY DE STROESSNER (1954-1989)
If you think of making a film on Stroessner, I suggest Sean Connery for the title role.
Juan Natalicio González: poeta, ensayista, embajador, “defensor de la ideología totalitaria” –como de la ‘’ideología guaraní’’
GONZALEZ, Juan Natalicio (Villarrica, 1897 – Ciudad México, 1966). Poeta, ensayista, narrador y periodista. Fundador de la revista Guarania (1920-1948), Natalicio González ocupó importantes cargos diplomáticos, llegando a ser Presidente de la República durante un breve plazo (1948-49). Las circunstancias políticas de ese período lo obligaron a exiliarse en México, donde escribió algunas de sus obras más conocidas y ante cuyo gobierno fue designado embajador en 1956. De su copiosa bibliografía sobresalen los siguientes títulos: en narrativa, Cuentos y parábolas (1922) y La raíz errante (1951); y en poesía, Baladas guaraníes (1925), Motivos de la tierra escarlata (1952), Elegías de Tenochtitlán (1953). Entre sus ensayos más conocidos figuran: Proceso y formación de la cultura paraguaya (1938), El Paraguay y la lucha por su expresión (1945), Ideología guaraní (1958). (Breve diccionario de la literatura paraguaya, por Teresa Méndez-Faith)
Citas: ‘’Existieron entro los guaraníes dos sistemas de escrituras, pero su conocimiento y dominio eran atributos de unos pocos. Es probable que la gran masa haya asociado la idea de la magia al manejo de los signos misteriosos que transmitían a los iniciados un mundo, distante en el tiempo y en el espacio, con las transformaciones y los acontecimientos que bullen en su seno. Existió en el cerro de Yariguá-á, en el camino de Paraguarí a Misiones, y subsisten en las cordilleras, no lejos de Caacupé, lo mismo que en varios lugares del Brasil, caracteres lapidarios ideográficos de procedencia guaranítica, que nadie se ha preocupado de descifrar hasta la fecha. Para las comunicaciones a larga distancia, las antiguas tribus usaron una especie de quipus, asociando una idea determinada a un objeto generalmente diminuto.’’ (Ideología guaraní)
Any further information on Guarani ideographs is welcome.
‘’Largo tiempo el guaraní sufrió la persecución oficial. Felizmente, ha sido más fuerte que los pedantescos dómines que predicaron su destierro hasta del seno de los hogares. Su desaparición hubiera cegado una de las fuentes vivas de la nacionalidad. Y hoy, por reacción saludable contra los errores del pasado, se predica su cultivo. Han surgido ya creadores de belleza que en la vieja fabla nativa vacían sus emociones y dan formas a sus ensueños. Quiere decir que de hoy en adelante le está asegurada, si no su inmortalidad, por lo menos una vida más intensa y duradera gracias al florecimiento de una literatura guaraní. Parece mentira, pero es lo cierto que lo que mata a las lenguas son la falta de cultivo literario, la ausencia de escritores. Los idiomas se alimentan de las emociones de los poetas, del dolor fecundo de los artistas. En el fin de todas las lenguas observaréis una ausencia absoluta de escritores de valor. Más allá del reflorecimiento del guaraní, que hoy se insinúa en mil formas diversas, creo ver un Paraguay más ilustre y más grande.’’ (Ibid.)
Juan O’Leary (Juan Emiliano O’Leary de Urdapilleta): escritor y poeta, oficial en el ministerio de asuntos exteriores
O’LEARY, Juan E. (Asunción, 1879-1969). Periodista, historiador, político, poeta y ensayista. Integró la promoción de escritores de 1900 cuyos miembros –Cecilio Báez, Manuel Domínguez, Eloy Fariña Núñez, Manuel Gondra, Alejandro Guanes, etc.– son los verdaderos fundadores de la cultura paraguaya moderna. Como los demás integrantes de su grupo, Juan E. O’Leary escribió cuando todavía estaba muy vivo el recuerdo de la Guerra de la Triple Alianza (1864-1870) y en su obra trató de afirmar los valores espirituales de una nación que renacía de la catástrofe. Conocido reivindicador de la figura del mariscal Francisco Solano López –quien sostuviera esa trágica guerra y muriera en su última batalla–, O’Leary exaltó en su obra el heroísmo con que el mariscal López luchó y sucumbió en la contienda. Su producción poética incluye: El alma de la raza (1899), Los conquistadores (1921), Elegías a mi hija (1923) y Antología poética (volumen póstumo, 1983). Es también autor de numerosos ensayos, varios de contenido histórico-polémico, entre los que se deben mencionar: Historia de la Guerra de la Triple Alianza (1912), El mariscal Solano López (1925) y Prosa polémica (publicado póstumamente, 1982). (Breve diccionario de la literatura paraguaya)
Facundo Recalde: “desde joven rebelde hasta biografo del Presidente Stroessner”
RECALDE, Facundo (Asunción, 1896-1969). Poeta, periodista y autor teatral. Fue compañero de actuación de los jóvenes que allá por 1915 se iniciaban en las letras desde las aulas del Colegio Nacional, alentados por O’Leary y otros profesores. Colaboró fugazmente en la “Revista del Centro Estudiantil” y más tarde en Crónica y Juventud. Publicó un solo libro de poemas: Virutas celestes (1930) y algún poema celebratorio como “Joaquín” (1951), que es una especie de recuento lírico de la promoción modernista, en el sector en el que él mismo se había ubicado. (Breve diccionario de la literatura paraguaya)
¿Roa Bastos?
Me dijo un amigo que él era admirador de Roa Bastos como escritor, pero que era un crítico a sus actitudes personales. Me contó que Roa Bastos tenía tres odas famosas, una al dictador Morínigo, otra al dictador Juan Domingo Perón y la tercera al Gral. Alfredo Stroessner. Me explicó que Roa Bastos fue director de un diario por decreto durante la dictadura moriniguista y Director de la DENAPRO, que era algo así como el Ministerio de Prensa y Propaganda de Joseph Goebbels. Por estas razones, y algunas otras más graves, me dijo, no soy partidario que se le rinda un homenaje a Roa Bastos en la Plaza de la Democracia.
The URL I had for this quote is now broke. It was from La Nación online (lanacion.com.py) 2006/04/06. Unfortunately I cannot even tell who wrote these lines. Some of the facts, however, I have ascertained from other online sources. I am not sure, however, that there exist three odes since the ode I have found on the web is addressed to both Perón and Stroessner (Eternamente hermanos). From those other sources, I gather that Roa Bastos lived abroad but that he regularly visited Paraguay so that could hardly be called a political exile, at least before 1982 when his own attitude took another course.
ARGENTINA
Leopoldo Lugones (1874-1938)
Escritor argentino, natural de la provincia de Córdoba. Tuvo una variada actuación política, ya que tuvo contacto con el socialismo (fue uno de sus iniciadores en Argentina), el liberalismo, el conservadurismo y, finalmente, desde 1924, el fascismo. Viajó por Europa y vivió en París antes de la I Guerra Mundial. De vuelta a su país, dirigió el suplemento literario de La Nación y fue bibliotecario del Consejo de Educación. Lugones practicó diversos géneros. Como poeta, se inicia en 1897 con Las montañas del oro, con versos medidos y libres, y prosa poética, en plena eclosión del modernismo. La atmósfera decadente se prolonga en Los crepúsculos del jardín (1905) y Lunario sentimental (1909), siempre bajo la influencia de Rubén Darío. Su registro poético cambia luego con las Odas seculares (1910), exaltación de las riquezas argentinas inspirada en Virgilio. Su poesía se vuelve intimista y cotidiana en El libro fiel (1912), El libro de los paisajes (1917) y Las horas doradas (1922). Su última manera es la poesía narrativa: Poemas solariegos (1927) y el póstumo Romances del Río Seco. Como cuentista se le deben Las fuerzas extrañas (1906) y Cuentos fatales (1926), que desarrollan la literatura fantástica que se liga con Horacio Quiroga y anuncia a Jorge Luis Borges y Julio Cortázar. El relato histórico sobre la guerra de la independencia anima La guerra gaucha y las meditaciones esotéricas de teosofía, una olvidable novela, El ángel de la sombra (1926). En el campo de la historia cuentan El imperio jesuítico (1904), Historia de Sarmiento (1911) y El payador (1916). Lugones tradujo partes de La Ilíada de Homero y estudió aspectos de la Grecia clásica en Las limaduras de Hefaistos y las dos series de Estudios helénicos. La evolución de su pensamiento político puede seguirse en libros como Mi beligerancia, La patria fuerte y La grande Argentina. (epdlp.com)
Hugo Wast (1883-1962)
Gustavo Adolfo Martínez Zuviría, escritor y poeta argentino, fue Ministro de Educación en 1944 durante la presidencia de facto del General Pedro Pablo Ramírez.
Fascinado por la mitología escandinava y la teoría racial de la superioridad aria, escogió para su tercera novela, Flor de Durazno, el seudónimo de Hugo Wast, de neta resonancia germánica, y anagramático de su nombre de pila en la grafía sueca, “Ghustawo”.
Fue nombrado director de la Biblioteca Nacional por el gobierno militar, y fue uno de los miembros fundadores de la recién creada Academia Argentina de Letras.
En 1935 publicaría “Oro”, también conocida como “El Kahal”, un híbrido de novela y ensayo antisemita en que sostiene que la vida privada de los judíos está regulada en todos sus detalles por un hipotético tribunal, el Kahal, que dirige todas sus actividades e impone sanciones que alcanzan la pena de muerte a quienes no obedecen sus mandatos secretos de infiltración, enriquecimiento y control de las organizaciones gentiles. Centrado en la Argentina, el ensayo de Martínez Zuviría postulaba sin embargo un Kahal supremo, con sede en Nueva York, que dirigiría la conjura judía mundial. La obra fue un éxito entre los crecientes círculos antisemitas y nacionalistas del país; aunque la comunidad judía local recurrió a medios legales, la obra gozó de numerosas reimpresiones y aumentó la popularidad de Martínez Zuviría.
Martínez Zuviría colaboró en esa época con la revista “Clarinada”, un órgano subtitulado “Revista anticomunista y antijudía” publicado por Carlos M. Silveyra, que difundía informaciones sobre una supuesta conjura mundial judeocomunista; la publicación de la revista mereció elogios en “Der Stürmer”, el órgano de prensa del nazismo en Alemania. Firmó también en 1937 un manifiesto de apoyo a la insurrección de Francisco Franco en España. (escritoresargentinos.blogspot.fr)
CHILE
Armando Uribe (nac. 1933): oponente a Pinochet y admirador de Miguel Serrano
Poeta, ensayista, autor de El libro negro de la intervención norteamericana en Chile (1974), publicado originalmente durante su exilio en Francia y que estuvo durante largos años prohibido en Chile.
Embajador de Chile ante la República Popular China en el gobierno de Salvador Allende en 1971. Después del golpe de estado del 11 de septiembre de 1973, Armando Uribe rechazó de manera categórica al gobierno de Augusto Pinochet, tras lo cual fue destituido del Ministerio de Relaciones Exteriores. Se exilió con su familia en Francia, no volviendo a Chile definitivamente hasta 1990.
El 2004 Uribe es premiado con el Premio Nacional de Literatura de Chile.
Below (picture) is the article he wrote in praise of fellow Chilean Miguel Serrano Fernández (1917-2009), the best-known representative of ‘’Esoteric Hitlerism’’ (a phrase Miguel Serrano himself coined), whom Uribe would have liked to see honored with the Premio Nacional de Literatura.
COLOMBIA
Fernando Vallejo (nac. 1942)
As a few excerpts will show, the homosexual writer’s novel La Virgen de los sicarios (1994), which French film director Barbet Schroeder adapted into a film in 2000, speaks for itself as an instance of literature engaged on the right-hand side, albeit perhaps a little too frantic and nutty to be taken quite seriously by the politically-correctly inclined (and by the writer himself).
“Mi fórmula para acabar con ella [la pobreza] no es hacerle caso a los que la padecen y se empeñan en no ser ricos: es cianurarles de una vez por todas y listo.”
“…de mala sangre, de mala raza, de mala índole, de mala ley, que no hay mezcla más mala que la del español con el indio y el negro: producen saltapatrases o sea changos, simios, monos, …”
“¿Yo explotar a los pobres? ¡Con dinamita! Mi fórmula para acabar con la lucha de clases es fumigar esta roña.”
“Era la turbamulta invadiéndolo todo, destruyéndolo todo, empuercándolo todo con su miseria crapulosa. ‘A un lado, ¡chusma puerca!’ Ibamos mi niño y yo abriendonos paso a empellones por entre esa gentuza agresiva, abyecta, esa raza depravada y subhumana, la monstruoteca. Esto que véis aquí marcianos es el presente de Colombia y lo que les espera a todos si no paran la avalancha. Jirones de frases hablando de robos, de atracos, de muertos, de asaltos (…) me llegaban a los oídos pautadas por las infaltables delicadezas de ‘malparido’ e ‘hijueputa’ sin las cuales esta raza fina y sutil no puede abrir la boca.”
“Habían construido en el hueco una dizque urbanización milagro: casitas y casitas y casitas para los hijueputas pobres, para que parieran más.”
“O el cura papa que es tan buen defensor de la pobrería y de la proliferación de la roña humana. ¡Mendiguitos a mí, caridad cristiana! ¡Odiando al rico pero eso sí, empeñados en seguir de pobres y pariendo más! Por qué no especuláis en la bolsa, falto de imaginación, ¡desventurados!”
‘’Viniendo de la catedral, en el parque de Bolívar donde Junín desemboca a éste, en ese Centro Comercial de ladrillo que construyeron sobre el sitio mismo en que se levantaban, siglos ha, arqueológicamente, las dos cantinas de mi juventud, el Metropol y el Miami, ahí presenciamos la escena: un gamincito sucio y grosero insultaba llorando a un policía: “¡Gonorrea! – le decía – Por qué me pegaste, ¡gonorrea!” Y tres de los espectadores del corrillo defendiéndolo. Son esos defensores de los “derechos humanos”, o sea los de los delincuantes, que aquí surgen por todas partes espontáneamente para sumársele al “defensor del pueblo” que instituyó la nueva Constitución que convocó el bobo marica. Yo no sé por qué le pegaría el policía y si le pegó, pero la palabra en boca de ese niño era la más cargada de rencor y de odio que he oído en mi vida. ¡Y miren que he vivido! “¡Gonorrea!” El infierno entero concentrado en un taco de dinamita. “Si este hijueputica – pensé yo – se comporta así de alzado con la autoridad a los siete años, ¿qué va a ser cuando crezca? Este es el que me va a matar.” Pero no, mi señora Muerte tenía dispuesto para esta criaturita otra cosa esa tarde. El policía, uno de esos jovencitos bachilleres que estan reclutando ahora para lanzarlos, sin armas y atados de manos por las alcahueterías de la ley, al foso de los leones, no sabía qué hacer, qué decir. Y los tres defensores enfurecidos, abogando por el minúsculo delincuante y cacariando, amparados desde la valentía cobarde de la turbamulta, que dizque estaban dispuestos que dizque a hacerse matar, que dizque si fuera necesario, del que no tenía armas. Pues se hicieron pero del que sí: sacó el Angel Exterminador su espada de fuego, su “tote”, su “fierro”, su juguete, y de relámpago para cada uno en la frente los fulminó. ¿A los tres? No bobito, a los cuatro. Al gamincito también, claro que sí, por supuesto, no faltaba más hombre. A esta gonorreíta tierna también le puso en el susodicho sitio su cruz de ceniza y lo curó, para siempre, del mal de la existencia que aquí a tantos aqueja. Sin alias, sin apellido, con su solo nombre, Alexis era el Angel Exterminador que había descendido sobre Medellín a acabar con su raza perversa. “Vaya a buscar a su superior – le aconsejé al pobre policía jovencito cuando lo vi tan perplejo – y le cuenta lo que pasó, y que después decidan ellos, con cabeza fría, cómo ocurrieron las cosas.” Y seguí mi camino tras Alexis, y sin más tomamos el primer taxi que pasó.’’
Profirio Barba Jacob (1883-1942)
Vallejo wrote a biography of Colombian writer Porfirio Barba Jacob (El Mensajero, 1991), who turns out to have been in Mexico a collaborator in pro-Nazi papers.
Las Últimas Noticias de Excelsior (journal mexicain) incluían con frecuencia una sección muy leída y comentada: “Perifonemas”. Sus anónimos autores eran Salvador Novo [Méxicano, Premio Nacional de Literatura 1967] y Porfirio Barba Jacob. Breve antología:
“Roma recibe al dictador de la magna Alemania como antaño recibiera a los césares y a los generales victoriosos”. “¿Por qué esa discreción de quienes siempre fueron tan deslenguados? ¡Ah, es que ahora saben que las legiones de un Hitler omnipotente en la nueva y fuerte Alemania están ahí cerca, separados de la URSS por un frágil país…”(23/5/38). Ante la desaparición de Checoeslovaquia: “En este caso la fuerza está en manos de Alemania gracias a la índole de ese gran pueblo y a la circunstancia fatal de la aparición de un hombre de la talla de Adolfo Hitler que ha consolidado y engrandecido a Alemania” (14/3/39). Hitler es “el iracundo, el guerrero cuya voz el mundo escucha. Sus palabras son dignas de meditación ponderada, contundentes como martillazos pero claras y luminosas como la razón más depurada, sin demagogia, pero dotadas del más auténtico patriotismo, sin cobardía, pero dotadas hasta la médula de voluntad de paz, de una paz duradera” (29/4/39). (enriquekrauze.com.mx)
A few quotes from El Mensajero are in order as they show Vallejo’s position to be consistent.
‘’Últimas Noticias era partidaria de Franco, y desde sus columnas Barba Jacob defendió a los españoles franquistas radicados en México, cuyos comercios y negocios eran asaltados por turbas de fanáticos instigadas por el comunismo y la prensa afecta a Cárdenas, a su gobierno, irrestricta como la actual al actual gobierno y aduladora como ésta, lambiscona, abyecta.’’
‘’Al estallar la guerra civil española Barba Jacob escribió alguno de sus ‘perifonemas’ en favor de Franco, y con él dio por finiquitada la deuda con don Ramón: para lo presente, para lo pasado y por lo porvenir.’’
Contrary to our previous source, Vallejo disculpates Barba Jacob from the contents of the ‘perifonemas’ published during the period, acknowledging only one (alguno) text in favor of Franco, written by the poet as a way to pay his debt to a Spanish friend of his.
‘’Yo, francamente, no entiendo estas simplificaciones maniqueas de ‘reaccionario’ y ‘revolucionario’, ‘de derecha’ o ‘de izquierda’. Son burda jerga de marxista, quienes se irán al último círculo de lo más produndo del infierno del catecismo, y no por su almitas negras de burócratas ladrones y aprovechadores públicos, sino por sus atropellos al idioma.’’
And this quote from Barba Jacob:
‘’Tuve que venderme a las derechas porque las izquierdas no quisieron comprarme.’’
J. A. Osorio Lizarazo (1900-1964): peronista, trujillista
En 1935 fue director del Diario Nacional; trabajó como jefe del diario barranquillero La Prensa y prestó su concurso en la organización de El Heraldo, del cual fue director desde su fundación… Ejerció algunos cargos públicos: secretario privado de los Ministerios de Guerra (actual Defensa Nacional) y Educación, y director de publicaciones de la Contraloría General de la Nación. En 1946, cuando abandonó a su jefe y amigo el caudillo liberal Jorge Eliécer Gaitán, se ausentó del país e inició un extenso periplo por toda Latinoamérica. Es particularmente importante su estancia en Argentina, donde residió desde su salida del país hasta 1955, y donde colaboró con el dictador Juan Domingo Perón, desde días después de su posesión presidencial hasta su caída; allí le fue premiada su novela El hombre bajo la tierra. Posteriormente vivió en Chile y luego en República Dominicana; allí fue uno de los hombres de confianza del dictador Rafael Leonidas Trujillo, quien detentó el poder desde 1930 hasta 1952. Osorio Lizarazo colaboró en la dirección del periódico oficial del régimen dominicano y se hizo acreedor al primer premio nacional de literatura con su obra El bacilo de Marx. Así mismo, escribió una biografía del dictador, que tituló Así es Trujillo. (banrepcultural.org)
Su contribución a la historia de la ciencia ficción se da en 1932, cuando escribe la novela Barranquilla 2132: Con el argumento de un barranquillero que se duerme en el siglo XX y despierta en el siglo XXII, Osorio Lizarazo establece un estado de pérdidas y ganancias de la modernidad y una crítica del iluminismo. (Wikipedia: ciencia ficción colombiana)
Cita (Fighting Voodoo and Communism!): ‘’El valor que Trujillo le ha dado siempre a la religión como elemento afirmativo de la nacionalidad quedó demostrado cuando propició en las poblaciones fronterizas con Haití la fundación de templos, y él mismo erigió varios de su propio peculio, a fin de levantar un baluarte moral que protegiera a los habitantes contra la infiltración de las bárbaras ritualidades del voudou. El éxito que obtuvo con esta colaboración confirmó su previsión y lo condujo a aprovechar la misma arma espiritual contra el comunismo. ‘Otro recurso valioso que he considerado indispensable en la campaña anticomunista de América –dijo en una ocasión– es recurrir a la religión como antagónica del comunismo.’ Esta es la causa principal del Concordato’’ (Así es Trujillo, 1958)
Let us then turn our attention to Dominican writers and their relationship with Trujillo.
LA REPÚBLICA DOMINICANA DE TRUJILLO (1930-1961)
Insiste (Leonidas Trujillo) en que todos los esfuerzos por lograr el desarrollo y el progreso nacional resultarían insuficientes si no se daba una lucha frontal contra las “hordas” de inmigrantes “indeseables” que representaban el peligro y la constante obsesión haitiana de la indivisibilidad de la Isla.
En este empeño Trujillo decide poner remedio definitivo a la constante penetración de nacionales haitianos a Dominicana. Por vez primera, traza y delimita firmemente la línea divisoria entre los dos países para frenar la presión de unos vecinos que, acorralados por la pobreza, la erosión de los suelos y el analfabetismo amenazaban con “imponer el gourde haitiano, el animismo africano de la peor extracción”. En vastas zonas del país (como ya acontecía con las zonas fronterizas), estos haitianos “cargados de hijos y enfermedades contagiosas, como la malaria, la tuberculosis o la sífilis”, con sus “siniestras” prácticas de vudú y “costumbres contra natura como el incesto”, implicaban un retorno a un estado de oscurantismo y salvajismo que se antojaba insoportable para una “nación de origen hispánico, de puro abolengo español, de tradición cristiana” (Joaquín Balaguer).
Con este objetivo en 1933 se dicta una Ley de Inmigración para reforzar los impedimentos de entrada a todos aquellos que no pasaran la prueba de blancura. Así: “Los individuos de raza mongólica y los naturales del continente africano, que no sean de raza caucásica, pagarán los siguientes impuestos:
- Permiso para entrar en el territorio de la República Dominicana $300.00 dls.
- Permiso para permanecer en el territorio $100.00 dls.” (Impuesto que fue elevado a $500.00 dls. en 1940)
La oportunidad de fomentar una migración de”razas aptas” se presenta en 1938, cuando en medio de las reuniones de Evian, con la intención de solucionar la situación de los refugiados judíos de la Europa ocupada por los nazis, Trujillo ofrece recibir 100´000 refugiados europeos. Los refugiados judíos se asentaron en Sosúa, la costa norte del país, donde Trujillo donó 26´685 acres de terreno.
Ante el fracaso de la migración posterior a la Guerra Civil española, Trujillo implementa un ambicioso plan para traer nuevamente españoles a la Isla, e insiste y privilegia este tipo de migración porque:
“La desnacionalización de Santo Domingo, persistentemente realizada desde hace más de un siglo por el comercio con lo peor de la población haitiana ha hecho progresos preocupantes. Nuestro origen racial y nuestra tradición de pueblo hispánico, no nos deben impedir reconocer que la nacionalidad se halla en peligro de desintegrarse si no se emplean remedios drásticos para la amenaza que se deriva para ella de la vecindad del pueblo haitiano. El primer indicio de esta desnacionalización lo constituye la decadencia étnica progresiva de la población dominicana. Pero la disminución de sus caracteres somáticos primitivos es sólo el signo más visible de la desnacionalización del país que va perdiendo poco a poco su fisonomía española.”
Y para cumplir este cometido Trujillo firma con su homólogo Francisco Franco el Convenio de Emigración Hispano-Dominicana para llevar a la República Dominicana campesinos españoles. Entre 1955 y 1956 llegan 4’131 “agricultores” que son ubicados en 14 colonias agrícolas; estos inmigrantes permitirían borrar el “desagradable” paso de los intelectuales anarcos, socialistas y comunistas del ´39. (imaginario.com.br)
Algunos escritores quienes apoyaron al dictador Trujillo (incluso con obras apologéticas):
Joaquín Balaguer: cargos diplomaticos, secretario de estado de relaciones exteriores 1955-57; El Pensamiento vivo de Trujillo 1955; presidente de la República 1960-62 y 1966-78
Joaquín Balaguer, ministro en Bogotá, publicaría en un periódico de esa ciudad:“Trujillo…es necesario al pueblo dominicano, porque está realizando una obra que si no se cumple cabalmente dará lugar a que Santo Domingo desaparezca como nación de origen hispánico, de puro abolengo español de tradición cristiana.”
Victor Garrido: Trujillo, restaurador de la independencia financiera de la Républica Dominicana 1943; La conquista de la gloria 1943
Valentín Giró: cargos diplomaticos; Odas a Lindbergh 1929; Sinfonia heroica 1941 (dedicada a Trujillo); La leyenda del pájaro azul 1941
Tomás Hernández Franco: cargos diplomaticos; La mas bella revolución de América 1930 (la de Trujillo, por supuesto); La fuerza espiritual de un pequeño pueblo 1931; Canciones del litoral alegre 1936
Héctor Incháustegui Cabral: cargos diplomaticos; En soledad de amor herido 1943; Muerte en el Edén 1952; Rebelión vegetal 1956; firmador del Manifiesto de los intelectuales en apoyo a Trujillo, 1930
Manuel Llanes: Poesía sorprendida; firmador del Manifiesto de los intelectuales en apoyo de Trujillo en 1930
Ramón Marrero Aristy: secretario de estado 1957-59; Perfiles agrestes 1933; En la ruta de los libertadores 1943
Carlos Federico Pérez: Premio nacional de literatura 1956
Andrés Francisco Requena: Los enemigos de la tierra 1936; Romancero heróico al Generalísimo 1937
‘’La obra está dedicada a Rafael Leonidas Trujillo en típicas palabras de adulación al tirano como era costumbre de la época.’’ (Juan Tomás Tavares K., preface to the 1976 edition of Los enemigos de la tierra) The dedication is absent from the 1976 edition so I cannot make for myself an opinion about it and have to rely on that of whom I presume to be a scholarly gentleman. According to the same, Requena later in his life reneged on his support to Trujillo and became active in the exiled opposition until his assassination in New York in 1952, an unresolved assassination believed to be politically motivated. In my opinion the removal of an original dedication from ulterior editions must come from the author himself and nobody else — in the present case it is quite possible that Requena removed the dedication, especially if the next editions of the novel in his lifetime were released in a foreign country.
Juan Sánchez Lamouth: Canto a las legiones de Trujillo 1959; El pueblo y la sangre 1958
Notwithstanding Trujillo’s ideology being directed against Haitian immigration and Haitian voodoo, and the safeguarding of Hispanidad in Dominicana, poet Juan Sánchez Lamouth was a black man (as well as, I perceive from his picture, poet Valentín Giró, above).
EL SALVADOR
Waldo Chávez Velasco (1933-2005)
Escritor y periodista salvadoreño, miembro de la Generación Comprometida. Fue miembro del Partido de Conciliación Nacional (PCN) de ideología anticomunista, cuando este partido controlaba el gobierno de El Salvador (1962-1979). Durante el gobierno del general Fidel Sánchez Hernández y del coronel Arturo Armando Molina sirvió secretario particular y secretario de Información de la Presidencia de la República.
Chávez Velasco cultivó todos los géneros literarios. Publicó la novela “Quién secuestró a Scott” (1999) el poemario “Lápidas de la guerra civil” (1996); y las obras teatrales “Fábrica de Sueños” (1957), “El Sombrero de Otoño” (1962) y “El Cipitín” (1996), además de dos recopilaciones de cuentos: “Cuentos de hoy y de mañana”, (1963) y “Cuentos medievales” (1990).
En forma póstuma se publicó en 2006, el anecdotario Lo que no conté sobre los presidentes militares, donde relata sus años al servicio de los gobiernos del PCN y hace apología de los gobiernos militares que tuvo el país. (Wikipedia)
Cita: ‘’En lo político, había muchas manifestaciones exteriores de fascismo: la monumentalidad, los desfiles multitudinarios, las frases estampadas o esculpidas en paredes y monumentos, con énfasis nacionalista, de las cuales recuerdo una:
Piensa como salvadoreño,
actua como salvadoreño,
cumplirás con tu deber.
Algunos años más tarde, cuando fui a estudiar a Italia, en el Estadio Olímpico de Roma encontré esa frase escrita en italiano, que decía exactamente lo mismo.
Pensa come italiano,
attua come italiano,
adempierai il tuo dovere.
Estas y varias otras me convencieron de que el nacionalismo verbal del nuevo régimen era una copia textual de las frases que el presidente Osorio había leído y apuntado durante su estadía en Italia.’’ (Lo que no conté sobre los presidentes militares)
Álvaro Menen Desleal (1931-2000)
En “Apuntes sobre mi hermano Álvaro Menen Desleal”, por Waldo Chávez Velasco, se lee: “…trabajó en el Ministerio de Relaciones Exteriores, y desempeñó cargos de Agregado Cultural en Guatemala y México, durante el gobierno del Ing. Duarte.” (Duarte: lider de una junta anticomunista)
Practicó el relato fantástico, en cuyo género sus libros más importantes son: La llave (1960), Cuentos breves y maravillosos (Premio Nacional de Cultura 1962), Una cuerda de nylon y oro (1964), La ilustre familia androide (Argentina, 1968), Revolución en el país que edificó un castillo de hadas (Costa Rica, 1977) y El fútbol de los locos (Costa Rica, 1998). (Wkpd)
Menen Desleal might be adamantly apolitical in his writings, but as the illustrious French philosopher Alain (Emile-Auguste Chartier), who was distinguished professor at the illustrious Lycée Henri-IV, said, ‘’apoliticism is right wing.’’
GUATEMALA
Máximo Soto Hall (1871-1943)
Sirvió durante la dictadura de Manuel Estrada Cabrera. Desde 1919 vivió en el extranjero. En Buenos Aires, ciudad en la que murió, fue redactor del diario “La Prensa”. Sus restos están enterrados en el cementerio de San Lázaro, en la Antigua Guatemala. Libros: “Dijes y bronces” (1893); “Poemas y rimas” (1893); “Ave de paso” (1896); “Ramillete de rosas” (1908); “Herodías” (1927); “Monteagudo”; “Para ella”; “Notas broncíneas”; “Abanicos”, “El ideal”; “Una vida”; “El problema”; “Catalina”; “En la estepa”; “Trinidad indo-heróica”; “Revelaciones íntimas de Rubén Darío”; “Don Diego Portales”; “La divina reclusa”; “El jardín de la leyenda”; “Los mayas”; “La sombra de Casablanca”; “El San Francisco de Asís americano Pedro de San José Bethancourt”.
Se dice que fue Soto Hall el ‘’intelectual organico’’ de la dictadura de Cabrera (1898-1920). Logro convencer el gran poeta peruano José Santos Chocaco, ‘’el Cantor de América’’, de la grandeza del proyecto de Cabrera, y Chocano entonces volvio colaborador del dictator (después de ser secretario personal del revolucionario mexicano Pancho Villa). La novela El problema de Soto Hall es la primera obra antiimperialista (anti-yanqui) de la literatura latinoamericana. (The link to this source is now broke and I can’t find it again: I therefore acknowledge my debt to the author(s) but am unable to name them.)
Otro cabrerista famoso: Enrique Gómez Carrillo (1873-1927)
‘’El Oscar Wilde latinoamericano’’, escritor modernista, apoyó a Cabrera, quien le nombró cónsul general.
Carlos Samayoa Chinchilla (1898-1973)
Carlos Samayoa Chinchilla nació en Guatemala en 1898 y falleció en 1973. Cuentista con tendencia criollista y del nacionalismo.
Ha sido considerado uno de los escritores de mayor relevancia en la literatura de todos los tiempos, por la originalidad de sus narraciones. Publicó los libros: Madre Milpa, Cuatro suertes, La casa de la muerte, Estampas de la costa grande, Chapines de ayer. Y las obras testimoniales: El dictador y yo, El quetzal no es rojo (ver los extractos en Comentarios), Aproximación al arte maya, Bosquejos y narraciones, y El Quetzal. (prensalibre.com)
Fue secretario personal del dictador Ubico (1931-1944). Por lo tanto, en su obra testimonial El quetzal no es rojo (1956), es decir ‘’Guatemala no es comunista’’, se muestra muy crítico hacia el dictador.
Carlos Samayoa Chinchilla era uno de los pensadores más influidos por las tesis racialistas y degenerativas francesas. Opinaba que “el indio no puede salir de su mundo y como consecuencia natural, sigue tomando la forma y la sombra por la cosa. Y este punto es de una importancia básica para esclarecer la cuestión relativa de incorporarlo a nuestra civilización. Su mente está cerrada porque su ciclo comprensivo ya dio fin”. (…) Esa es la razón “por la que el indio será siempre indio”, porque “son pueblos que ya vivieron su vida y llenaron su cometido”. (…)
Logró imponerse el discurso de los autores de la Generación del 20, como Samayoa Chinchilla, Federico Mora y Miguel Ángel Asturias, y otras voces que abogaban por la teoría de la eugenesia como: Espinosa Altamirano, César Brañas, Roger de Lys o Víctor Soto. Estos fundamentaban las bases de legitimidad de la nación en el factor racial, eugenésico, en donde ésta se forja por la fusión de sangres y el cruzamiento con razas superiores, a través de la homogeneización racial y el blanqueamiento. Ello supone poner énfasis en un modelo de nación étnicamente blanca, con hegemonía de la cultura blanca u occidental. Una nación en donde los ancestros comunes, no deben ser los españoles y los mayas, sino los alemanes o los austriacos y en donde las élites blancas criollas y ladinas deben conducir los destinos de la nación. Este proyecto eugenésico, que se convirtió en hegemónico durante el período de Ubico, supuso una necesidad de asegurar el vínculo entre raza y nación, a poder ser “blanca por definición”. (ortegaygasset.edu/numero9/art7)
¿Miguel Ángel Asturias?
Se preguntaba si los indígenas mejoraban o se degeneraban con el tiempo y llegaba a la conclusión, por sus estudios fisiológicos, anatómicos y psicológicos, de que: “En rigor de verdad, el indio psíquicamente reúne signos indudables de degeneración; es fanático, toxicómano y cruel”. Considera que por su etiología “resulta evidente la decadencia de la raza indígena”.
Siguiendo esta línea de pensamiento, Asturias considera que, “El indio no pudo, ni ha podido, ni podrá incorporarse de golpe a la cultura avanzada que tiene la minoría”, puesto que se ha producido, “una degeneración permanente de la raza indígena, lo que le impide acceder al progreso y a la civilización moderna”.
Más significativa nos parece la descripción de Asturias de los caracteres psicológicos del indígena, que, en algunos rasgos –como la facilidad de imitar– considera que son propios de las razas inferiores. Para Asturias, el indio, “es de suyo feo, la nariz y la boca anchas, los labios gruesos, las comisuras hacia abajo, los pómulos salientes, el ojo oblicuo amortiguado […] y añade, “El cabello es de firme color negro, espinudo, como le llaman vulgarmente, y se extiende con toda regularidad sobre la cabeza abundando hacia delante, a la altura del frontal. Recuerda una brocha.”
En un párrafo muy esclarecedor, similar al de Samayoa Chinchilla, Miguel Ángel Asturias comenta por qué los indígenas no pueden constituir la base sobre la que descanse la nación: “[…] Sociedades que presentan anomalías tan profundas en su desarrollo, que se les ve caminar en sentido de menos; cuyo malestar moral y desconcierto económico son extremas; sin conciencia jurídica y faltas de salud intelectual y moral, no pueden ser la base sobre la que descanse el futuro de una Nación, que, como Guatemala, aspira justamente a caminos de perfeccionamiento que la llevan a vivir una realidad mejor.”
Miguel Ángel Asturias escribía también a este propósito: “Hágase con el indio lo que con otras especies animales cuando presentan síntomas de degeneración. El ganado vacuno importado la primera vez a la Isla de Santo Domingo, por Colón, en su segundo viaje experimentó grandes decaimientos. Para mejorar el ganado hubo necesidad de traer nuevos ejemplares […] ¿Cabe preguntar, por qué no se traen elementos de otra raza vigorosa y más apta para mejorar a nuestros indios?”. Estas propuestas eran comunes en los años de 1930 y 1940 en todo América Latina. La Sociedad Eugénica mexicana se ocupaba de establecer matrimonios eugénicos entre indígenas y mestizos para incorporar a los indígenas a la vida nacional y en la editorial de la revista Eugenesia, son constante los argumentos a favor de la “higiene racial” para impulsar una mejora de la raza, la economía y la cultura. (ortegaygasset.edu/numero9/art7)
One thing is certain, Asturias was congressman under Ubico –member of the constituent Assembly–, he voted the decree validating the dictador’s reelection, and at first the authorities of the new democratic regime in Guatemala were suspicious of his character. (See edition of Hombres de Maíz by José Mejía, Catedra Letras Hispánicas)
BOLIVIA
Alcides Arguedas (1879-1946)
Arguedas es el escritor boliviano más conocido en el mundo.
Obras:
* Pueblo Enfermo, 1909
* Pisagua, 1903
* Wata-wara, 1904
* Vida Criolla, 1912
* Raza de Bronce, 1919
* La fundación de la República, 1920
* Historia General de Bolivia, 1922
* La Plebe en Acción, 1924
* Política y la Guerra del Chaco
* La Dictadura y la Anarquía, 1926
* Los Caudillos Letrados
* Los Caudillos Bárbaros, 1929
* La Danza de las Sombras, 1934
* De Cara a la Realidad (Ensayos)
Citas: « Así lo repite hoy un joven alemán de la nueva escuela, Günther Gründel, historiador y teorizante excelso del nacismo, autor del mejor libro quizás, del libro más severo y más ecuánime que se ha publicado en estos días sobre la misión de las nuevas generaciones en el mundo, La Mission de la jeune génération [Ernst Günther Gründel, Die Sendung der neuen Generation. Versuch einer umfassenden revolutionären Sinndeutung der Krise, 1932], aun no traducido al castellano, que sepamos. Cree Gründel que el comunismo es ‘’la revuelta de los subhombres’’, o sea, del hombre debajo del hombre y vecino a la bestia y que es, naturalmente, lo contrario al ‘’superhombre’’ de Nietzsche, y ve en el bolchevismo de moda ‘’la legalización del mundo de los subhombres’’. ‘’La dictadura del proletariado sostenida por un puñado de conductores que se ocultan detrás de ella, he ahí lo que es el comunismo y lo que será siempre’’. Y este comunismo ‘’no es un socialismo; y hasta es opuesto al socialismo en lo más absoluto: es la más pérfida explotación por fines materialistas de la noción idealista del socialismo y de los hombres que le son adictos’’ porque ‘’si el socialismo es sinónimo del bien público, de espíritu colectivo y de justicia – (y en este sentido todo hombre honesto en Bolivia es y debe ser socialista) –, el marxismo no ha sido nunca un socialismo.’’ » (Pueblo enfermo, 3ra ed., 1936, pp. 255-6)
« Nadie con más vigor que Hitler en estos días ha puesto de relieve el peligro de la mestización de los pueblos. » (Ibid. p. 264, y Arguedas sigue citando en detalle Mi Lucha)
It must be stressed that Arguedas is quoting and, unless I am badly mistaken, praising Hitler in the context of his (Arguedas’s) indictment of the military juntas of Bolivia.
For more Bolivian writers, connected with the Movimiento Nacionalista Revolucionario (MNR), see Documents: The Strange Case of Postwar Bolivia.
VENEZUELA
Rómulo Gallegos (1884-1969)
Se le ha considerado el novelista venezolano más relevante del siglo XX.
Fue presidente de la República de Venezuela desde febrero a noviembre de 1948, cuando fue derrocado por un golpe de estado militar (24 de noviembre de 1948).
En 1920, publica su primera novela: “El Último Solar”. Se consagra como escritor cuando publica “Doña Bárbara”. Le sirvió fielmente durante 20 años al dictador Juan Vicente Gómez [dictador de Venezuela 1908-1935, filo-fascista, recibió ayuda de la Italia mussoliniana para modernizar el ejercito venezolano], mediante distintos cargos. En 1906 es Jefe de la Estación del Ferrocarril Central. De 1911 a 1931 docente. En la revista “Actualidades”, desde 1920 le hace grandes elogios a la tesis del “Gendarme necesario” de Laureano Vallenilla Lanz*. En cada número de esta revista destaca las actividades sociales del gobierno. [Gallegos and Vallenilla Lanz were friends: see edition of Doña Bárbara by Domingo Miliani for Catedra Letras Hispánicas.]
En el listado del Capítulo VII, publicado por Pedro Manuel Arcaya, aparece Rómulo Gallegos recibiendo varias donaciones del gobierno de Juan Vicente Gómez. “Doña Bárbara” fue publicada en Barcelona, España, bajo el patrocinio de Juan Vicente Gómez, quien obsequió a su autor con los pasajes y los viáticos necesarios para trasladarse a Europa en abril de 1928. Con el suficiente dinero que le entregó Gómez aprovechó también operar a su esposa Teotiste de una afección en la rodilla.
Juan Vicente Gómez le tenía especial cariño a Gallegos, e incluso se refería a él en buenos términos delante de sus ministros, de modo tal que cuando el general Eleazar López Contreras le tocó tomar el gobierno, en el primero en quien pensó para ministro de Educación fue en el afamado novelista. De modo que eso de antigomecismo en los adecos, nada. Es bien conocido que cuando a Gallegos se le llevó un manifiesto suscrito por lo más granado de la intelectualidad caraqueña para pedir a Gómez la libertad de los estudiantes presos, condenados a trabajos forzados él respondió: “Ese no es el camino; yo no me meto en bochinches. ¡Boola!”
Y si hablamos del demócrata Gallegos, no olvidemos que él dio su apoyo decidido al Golpe del 18 de Octubre de 1945. No sólo lo apoyó sino que luego se prestará a ser candidato del máximo jefe que ha conspirado con los militares derechistas en las elecciones del 48. Unas elecciones con base a la farsa de una Constituyente integrada enteramente por adeptos al golpismo adeco. Es así como sale electo presidente de la República. Su gobierno dura lo que un embarazo: Lo derrocan casi todos los oficiales golpistas que participaron en el golpe del 45, y absolutamente nadie, de los 871.752 personas que habían votado por él, salen a defenderlo. Los adecos desaparecen del espacio político nacional por una década. Se va al exilio Gallegos, cargado de dolor. Establece su residencia en México. Regresa al país a la caída de Pérez Jiménez, viejo y fastidiado de la política. Ya no cree en Betancourt ni en los miricos ni en los traumas salvadores, pero sigue siendo adeco. (aporrea.org/actualidad/a39782.html: excerptos del texto de José Sant Roz).
Same as with A. Roa Bastos (see above), some scholars and intellectuals, such as J. Sant Roz whom we have just been quoting, cast some doubt on the official story of Gallegos’s exile from dictador Gómez’s Venezuela [an ‘’official’’ version reaffirmed by Domingo Miliani in his 2014 edition of Doña Bárbara]. In my opinion, given the evidence summarized in the present study, the ambiguity must have come at least in part from the writers themselves, knowing that their international reputation as relevant writers would be made outside their countries by literary circles and media from democratic nations.
*Laureano Vallenilla Lanz asume desde 1915 hasta 1931, la dirección del periódico El Nuevo Diario, vocero oficioso del gobierno. Su labor de publicista cotidiano del gomecismo, la recoge en los 2 volúmenes, titulados Campañas políticas de El Nuevo Diario que publica, respectivamente en 1926 y en 1928. Su obra más conocida es Cesarismo democrático, editada en 1919, donde utiliza la metodología y los supuestos teóricos de la escuela positivista, examina en ella el pasado venezolano en estrecha relación con la coetaneidad, para concluir en la justificación del caudillo como ‘’gendarme necesario’’, al considerarlo como un corolario natural de la evolución colectiva de la sociedad venezolana. De gran difusión continental, traducido a varios idiomas y generador de trascendentes polémicas, no es apresurado juzgar a Cesarismo democrático como uno de los textos más importantes del positivismo latinoamericano. (ivic.ve/memoria/bios)
MÉXICO
José Vasconcelos (1882-1959): escritor y filósofo, secretario de educación pública (1921-24), rector de la Universidad Nacional de México (1920-21)
Su obra dejó una marca profunda en la vida cultural mexicana. Su doctrina filosófica lo caracteriza como cercanano a Arthur Schopenhauer y Miguel de Unamuno. El humanismo vasconcelista tiene perspectiva vivencial en su monumental serie autobiográfica El Ulises Criollo (1935), La tormenta (1936), El desastre (1938), El proconsulado (1939) y La flama. Los de arriba en la Revolución. Historia y Tragedia (1959). La raza cósmica (1925) ha jugado un papel clave en la conformación del pensamiento político latinoamericano y constituye uno de los pocos referentes comunes de partidos políticos tan disímiles entre sí como la peruana APRA (socialdemócrata) y el Partido Acción Nacional de México (demócratacristiano). (Wkpd)
La revista ‘’Timón’’ y la collaboración nazi de José Vasconcelos: http://cvc.cervantes.es/obref/aih/pdf/04/aih_04_1_018.pdf
His foreword to the second edition (1955) of Derrota Mundial (1953) by ‘’revisionist’’ writer Salvador Borrego:
La obra de Salvador Borrego E., que hoy alcanza su segunda edición, es una de las más importantes que se hayan publicado en América. Causa satisfacción que un mexicano de la nueva generación, haya sido capaz de juzgar con tanto acierto los sucesos que conocemos bajo el nombre de la Segunda Guerra Mundial.
Colocados nosotros del lado de los enemigos del poderío alemán, es natural que todas nuestras ideas se encuentren teñidas con el color de la propaganda aliada. Las guerras modernas se desarrollan tanto en el frente de combate como en las páginas de la imprenta. La propaganda es una arma poderosa, a veces decisiva para engañar la opinión mundial. Ya desde la primera guerra europea, se vio la audacia para mentir, que pusieron en práctica agencias y diarios que disfrutaban de reputación aparentemente intachable. La mentira, sin embargo, logró su objetivo. Poblaciones enteras de naciones que debieron ser neutrales, se vieron arrastradas a participar en el conflicto, movidas por sentimientos fundados en informaciones que después se supo, habían sido deliberadamente fabricadas por el bando que controlaba las comunicaciones mundiales.
Y menos mal que necesidades geográficas o políticas nos hayan llevado a participar en conflictos que son ajenos nuestro destino histórico; lo peor es que nos dejemos convencer por el engaño. Enhorabuena que hayamos tenido que afiliarnos con el bando que estaba más cerca de nosotros, la casta de los entusiastas de la mentira. Desventurado es el espectáculo que todavía siguen dando algunos “intelectuales” nuestros, cuando hablan en defensa de la democracia, al mismo tiempo que no pueden borrar de sus frentes la marca infamante de haber servido dictaduras vernáculas que hacen gala de burlar sistemáticamente el sufragio. Olvidemos a estos seudo-revolucionarios, que no son otra cosa que logreros de una Revolución que han contribuído a deshonrar, y procuremos despejar el ánimo de aquellos que de buena fe se mantienen engañados.
“Durante seis años, dice Borrego, el mundo creyó luchar por la bandera de libertad y democracia que los países aliados enarbolaron a nombre de Polonia. Pero al consumarse la victoria, países enteros, incluyendo Polonia misma, perdieron su soberanía bajo el conjuro inexplicable de una victoria cuyo desastre muy pocos alcanzaron a prever.”
La primera edición del libro de Borrego se publicó hace dos años escasos y en tan corto tiempo, el curso de los sucesos ha confirmado sus predicciones, ha multiplicado los males que tan valientemente descubriera.
Ya no es solo Polonia; media docena de naciones europeas que fueron otros tantos florones de la cultura cristiana occidental, se encuentran aplastadas por la bota soviética, se hallan en estado de “desintegración definitiva”.
Y el monstruo anticristiano sigue avanzando. Detrás de la sonrisa de Mendes-France, siempre victorioso, dicen sus secuaces; detrás de esa enigmática sonrisa, seis millones de católicos del Vietnam, fruto precioso de un siglo de labor misionera francesa, han caído dentro de la órbita de esclavitud y de tortura que los marxistas dedican a las poblaciones cristianas.
El caso contemporaneo tiene antecedentes en las invasiones asiáticas de un Gengis-Kan, que esclavizaba naciones; tiene antecedentes en las conquistas de Solimán, que degollaba cristianos dentro de los templos mismos que habían levantado para su fe. El conflicto de la hora es otro de los momentos angustiosos y cruciales de la lucha perenne que tiene que librar el cristianismo para subsistir.
En el libro de Borrego, penetrante y analítico, al mismo tiempo que iluminado y profético, se revelan los pormenores de la conjura tremenda.
La difusión del libro de Borrego es del más alto interés patriótico en todo los pueblos de habla española. Herederos, nosotros, de la epopeya de la Reconquista que salvó el cristianismo de la invasión de los moros, y de la Contra-Reforma encabezada por Felipe II, que salvó al catolicismo de la peligrosa conjuración de luteranos y calvinistas, nadie está mas obligado que nosotros a desenmascarar a los hipócritas y a contener el avance de los perversos. La lucha ha de costarnos penalidades sin cuento. Ningún pueblo puede escapar en el día, a las exigencias de la historia, que son de acción y de sacrificio.
La comodidad es anhelo de siempre, jamás realizado. La lucha entre los hombres ha de seguir indefinida y periódicamente inplacable, hasta en tanto se acerque el fin de los tiempos, según advierte la profecía.
JOSE VASCONCELOS
Febrero de 1955
Dos collaboradores en la revista Timón.
1.Andrés Henestrosa (1906-2008)
Poeta, narrador, ensayista, orador, escritor, político e historiador mexicano. Una de sus grandes contribuciones ha sido la fonetización del idioma zapoteco y su transcripción al alfabeto latino. El maestro Henestrosa ha hecho aportaciones destacadas al indigenismo, y en su obra “Los hombres que dispersó la danza” recreó cuentos y leyendas de su tierra zapoteca, tomados del acervo popular.
Ingresó a la Academia Mexicana de la Lengua el 23 de octubre de 1964 como miembro numerario, organismo en el que de 1965 a 2000 ocupó el cargo de bibliotecario. Andrés Henestrosa siempre fue reconocido como uno de los más grandes intelectuales de México. En 1982 fue electo senador por Oaxaca por el Partido Revolucionario Institucional. (Wkpd)
2.Gerardo Murillo, o sea ‘’Dr Atl’’ (1975-1964): pintor y escritor
Maestro de Diego Rivera. Sus escritos literarios incluyen Cuentos de todos colores, “el cual se enfoca en los temas de la revolución mexicana y ha sido aclamado como una de las mejores narraciones de ese periodo histórico”. (Perhaps such praise is a little exaggerated; these tales, though pleasant, are not too ambitious either, and by the way they do not deal with the Mexican Revolution only.)
LOS JUDÍOS SOBRE AMÉRICA. Un estudio sobre la penetración judaica en Estados Unidos y México. Su extensión. Sus consecuencias. Sus similitudes en otros países. Con 20 ilustraciones. Ediciones La Reacción, México, 1942. 151 Págs. La obra conserva cubiertas originales con la leyenda impresa: “La Casa Blanca convertida en casa de Judá ¿y los americanos 100%?”. Libro muy escaso mandado imprimir muy probablemente en edición privada de autor. Incluye fotografías de personajes relevantes y escenarios políticos que el autor consideraba partícipes de una conspiración judaica contra la soberanía de México en el contexto de la Segunda Guerra Mundial. (Abebooks, abril 2009)
Rubén Salazar Mallén (1905-1986)
También se echa de menos alguna referencia al escritor e intelectual mexicano Rubén Salazar Mallén. Si en México llegó a existir alguna vez una formación que realmente pueda ser calificada como fascista, ésta fue sin duda alguna la Acción Popular Mexicana, una pequeña formación liderada por este antiguo comunista (Rubén Salazar Mallén llegó a ocupar entre 1930 y 1933 la Secretaria del llamado Socorro Rojo Internacional) que fue expulsado del seno del Partido Comunista Mexicano a causa de la publicación de Cariátide, una de sus obras más emblemáticas. (arbil.org/(80) excerpto del texto de Jose Diaz Nieva)
‘’Quienes lo odiaban lo llamaban `Cuasimodo` o `La Svástica`.’’ (Jorge Luis Espinosa)
Salazar Mallén dividió su obra novelística en dos grupos. En uno de ellos colocó a las novelas que se sustentan en la vida privada: Camino de perfección (1937), Soledad (1944) y La iniciación (1966). En el otro, aquellas cuya base es la vida social: Páramo (1944), Ojo de agua (1949), Camaradas (1959), ¡Viva México! (1968), La sangre vacía (1982) y El paraíso podrido (1986). Tiene prosa ensayística, la mayor parte recogida en Objeciones y reflexiones (1985). Pocos de sus libros, sin embargo, han sido reimpresos.
Citas: ‘’Los vecinos roen la intimidad: tiran al patio, para que trepen a las ventanas, gritos que son dientes, miasmas radiofónicos, hedor de guisos. Roída la hermosa intimidad de la vieja casa con silencios y rumores propios, con luz que rebota en el tapiz de las paredes. Roída, perdida intimidad. (…) ¡Qué agrio volver al ámbito ordinario! A recibir a Rosario salen el estrépito radiofónico y el rumoreo métalico de la televisión, que escapan de las viviendas, se arrastran por el patio y se unen en inepto maridaje. Si el silencio estallara alrededor de ellos, ¡qué espanto! Emergerían demonios alucinantes. (¡Viva México! Although you may not expect it from literature on the right, there is irony in this title.)
‘’Las micciones radiofónicas escurren por todas las superficies del silencio. O son una migración incontenible: hormigas. ¡Hormigas! No paredes, no puertas las detienen.’’ (Ibid.)
And, like an echo, these lines from La Virgen de los sicarios by Fernando Vallejo:
‘’Casas y casas y casas, feas, feas, feas, encaramadas obscenamente las unas sobre las otras, ensordeciéndose con sus radios, día y noche, noche y día a ver cuál puede más, tronando en cada casa, en cada cuarto, desgañitándose en vallenatos y partidos de fútbol, música salsa y rock, sin parar la carraca. ¿Como hacía la humanidad para respirar antes de inventar el radio? Yo no sé, pero el maldito loro convirtió el paraíso terrenal en un infierno: el infierno. No la plancha ardiente, no el caldero hirviendo: el tormento del infierno es el ruido. El ruido es la quemazón de las almas.’’
Mayo 2017





