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La Malédiction du jenglot

Nouvelle parue, sous une forme légèrement différente, dans Le Banian 23, publication semestrielle de l’association franco-indonésienne Pasar Malam, juin 2017.

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Le jour où Norbert Cazeneuve, ingénieur, acheta dans le capharnaüm d’un occultiste chinois de Jakarta un jenglot, il n’imaginait pas quelles allaient être les conséquences de son acte.

Un jenglot est une figurine griffue, à la peau noire et rugueuse comme celle des momies, et dont le visage ressemble à une tête de mort avec de longues canines. Tandis que les Malais croient que les jenglots possèdent des pouvoirs surnaturels, pour Norbert Cazeneuve il s’agissait d’un remarquable travail de taxidermie, et comme il avait une âme de poète, le charme macabre de cet objet hideux le séduisit.

Tandis que le vieillard chinois baragouinait dans un mélange incompréhensible d’anglais, de javanais et de hokkien des instructions pour l’entretien mystique de l’âme du jenglot, Norbert Cazeneuve se contentait de sourire en hochant la tête, admirant la performance théâtrale du charlatan. Après avoir payé les 350 dollars américains auxquels leur courte négociation aboutit, il emporta son trésor dans une boîte ouvragée en pensant, après pourtant quelque dix années de mariage, que la découverte ravirait sa petite famille d’expatriés contraints et forcés, à savoir son épouse Martine et leurs deux enfants, Julot et Paquita.

Le soir venu, quand ils furent tous réunis dans le salon de leur villa moderne, il annonça qu’il allait leur faire connaître un jenglot, élevant le petit sarcophage devant les yeux écarquillés des deux bambins et ceux sceptiques de Martine Cazeneuve.

Lorsqu’il ouvrit la boîte, un hurlement terrifiant déchira la nuit de Jakarta, glaçant le sang des quatre, et sans doute aussi de quelques voisins, jusqu’à la moelle. C’était Gremlin, leur chat siamois, qui s’était jusqu’alors tenu tranquille sur son coussin dans un coin de la pièce et qui, pour une raison inconnue, bondit par la fenêtre, le poil tout hérissé. Le flot d’urine qu’il laissa derrière lui depuis son coussin se perdit dans la luxuriance du jardin ; le jusque-là fidèle animal s’était soustrait pour toujours à l’affection de ses maîtres. Ils ne le retrouvèrent jamais.

Plus tard, Julot affirma que le jenglot avait dardé sur le chat un regard noir et brillant comme celui d’un dragon de Komodo affamé. Norbert Cazeneuve regretta d’avoir offert un traité de la faune indonésienne à un enfant pourvu d’une telle imagination. Les yeux du jenglot, deux cicatrices boursouflées, sont hermétiquement clos.

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Martine Cazeneuve était une maîtresse de maison comme le sont de nombreuses autres maîtresses de maison mariées à des ingénieurs expatriés. Ne travaillant pas, elle avait tout loisir de chercher à redire au service de sa domestique Sita ou de ruminer la brillante carrière qui s’ouvrait devant elle à Mulhouse après des études de sémantique générale, avant qu’elle y renonçât par un esprit de sacrifice que, les années passant, il lui arrivait de plus en plus souvent de contester en son for intérieur, et parfois ouvertement.

L’épisode de la présentation du jenglot exacerba son crève-cœur existentiel. En position de faiblesse du fait du comportement inexplicable de Gremlin, dont chacun reçut une forte commotion, Norbert accepta tout penaud de remiser immédiatement « cette horreur » dans les profondeurs du buffet, avec les autres antiquités et œuvres d’art local que Martine bannissait avec constance hors de la vue de tous, sans égard pour l’âme de poète de son époux ingénieur. Le jenglot les accompagnerait à leur prochain voyage en France dans la valise de Norbert, avec les autres accessoires du purgatoire improvisé, pour compléter la déjà longue collection de l’excentrique oncle Maurice, qui n’en pouvait mais.

Quelques jours plus tard, tandis qu’elle lisait un magazine dans une causeuse, Martine observa le manège de leur domestique lorsque celle-ci entreprit de passer le plumeau dans le buffet. Apercevant une boîte inconnue d’elle, Sita l’ouvrit discrètement pour jeter un œil à son contenu. Martine la vit pâlir, mais Sita continua son travail ce jour-là comme si de rien n’était.

Le lendemain, Sita demandait son congé pour quelques semaines afin de se rendre au chevet de son vieux père malade. Martine, bien sûr, y consentit et prononça quelques paroles de réconfort, s’attendant à ce que Sita lui donnât le nom d’une personne de confiance qui la remplacerait. Puis, comme Sita n’en faisait rien, elle posa la question. L’hésitation de Sita l’agaça quelque peu ; la négligence de la domestique sur ce point contrevenait à tous les usages. En outre, la perspective de démarches à faire pour trouver par elle-même une remplaçante lui était particulièrement déplaisante. Sita finit toutefois par dire qu’elle connaissait quelqu’un.

Très affectée, Sita partit donc au chevet de son père malade, des larmes lui montant déjà aux yeux, et sa remplaçante, une vieille femme taciturne et peut-être même muette, entra dans la maison. Cette dernière prit dès le premier jour l’habitude de rester le moins longtemps possible hors de la cuisine et Martine crut également remarquer qu’elle ne passait jamais le plumeau du côté du buffet. Elle se promit de lui en faire la remarque.

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Norbert Cazeneuve, à cause de son imagination de poète, conjectura que le départ de Sita avait pu être provoqué par des craintes superstitieuses de la servante relativement au jenglot. Il se rappelait que l’Italien Arnaldo Fraccaroli, écrivain voyageur, raconte dans son livre Sumatra e Giava que les administrateurs néerlandais prenaient très au sérieux la guna-guna ou magie noire locale et se donnaient même la peine de la combattre, allant jusqu’à considérer que, par les pouvoirs de la suggestion ou autrement, cette magie faisait des victimes non seulement parmi les populations autochtones mais aussi, dans certains cas prétendument avérés, chez les colons. Mais il se faisait en même temps la réflexion que les cousins de ces puritains calvinistes avaient brûlé des sorcières à Salem et que l’on savait donc à quoi s’en tenir au sujet de ces esprits chagrins et sectaires.

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Cependant, les amertumes de la grande âme de Martine trouvaient à s’exprimer par mille petites contrariétés faites à son époux, dont les moindres faits et gestes trahissaient de plus en plus à ses yeux une nature étriquée. Norbert Cazeneuve, qui ne manquait pas de perspicacité en toute circonstance, le comprenait et, je ne sais si c’est du fait de son âme de poète ou de son âme d’ingénieur, il acceptait son tourment quotidien comme la contrepartie du privilège qui était le sien d’être la moitié d’une si grande âme. S’il lui avait dit les choses de cette manière, cependant, elle aurait contesté qu’il fût une moitié ; elle le situait à un niveau de fraction bien inférieur. Toujours est-il que la vie domestique de Norbert Cazeneuve, sous des apparences tout à fait ordinaires, glissait sur une pente savonneuse, dangereusement ingrate, en particulier depuis l’acquisition du jenglot, qui avait excité comme aucune autre curiosité exotique auparavant les sarcasmes de Martine.

Il existe sûrement un proverbe chinois qui dit de façon concise que les goûts reflètent l’âme. Cette pensée ne quittait plus Martine depuis l’entrée du jenglot dans sa vie. Que Norbert eût pu dépenser leur argent pour acheter cette horreur lui semblait révéler distinctement les sédiments profonds de boue inconsciente dans l’âme de cet homme. Et quand, au cours de ses rêveries ou méditations de grande fumeuse, elle ressassait cette idée effrayante, il arrivait que dans son esprit révolté Norbert prît l’aspect d’un jenglot abominable.

Une nuit, alors qu’elle venait de fumer une cigarette sur la terrasse et se dirigeait vers le local à poubelles pour un contrôle de routine, elle fut arrêtée par l’aspect singulier de l’un des containers. Une sorte de mèche blonde en sortait, coincée entre le couvercle et le flanc. Intriguée, elle souleva le couvercle et vit que cette mèche blonde était la chevelure de la poupée Barbie pilote de chasse de Paquita. Sur les sacs en plastique elle trouva par ailleurs Fanfan le faon, Minnie l’ourson et Billard le béluga, les compagnons préférés de Paquita réduits à l’état d’ordures domestiques par une main profanatrice.

Réduite à l’incrédulité devant cet acte innommable, elle ne ressentit pas immédiatement de la colère, mais plutôt la sensation d’un sabord coulissant pour laisser passer le fût d’un canon – ce qui lui permettrait de tirer à boulets rouges dès qu’elle aurait confirmation de la culpabilité de Norbert.

Elle emporta les peluches et le mannequin dans ses bras et gravit les escaliers jusqu’aux chambres. Avant de demander ses raisons à Norbert, elle souhaita replacer dans la chambre de Paquita ce qui n’aurait jamais dû la quitter de cette façon. Sa fille dormait. À la lumière du couloir, Martine observa que Paquita serrait contre elle quelque chose. Elle s’approcha et ses traits se décomposèrent à mesure que la réalité lui apparut de plus en plus nettement. Parvenue au lit de sa fille, elle découvrit le drap qui recouvrait en partie Paquita, et l’impensable se dévoila sans contradiction possible à ses yeux horrifiés : Paquita endormie serrait le jenglot sur son cœur.

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Les explications que Paquita fournit, en larmes, à ses parents éberlués révélèrent que, malgré un premier contact déconcertant en raison de la soudaine folie du regretté Gremlin, la fillette s’était prise d’affection pour cette poupée d’un genre original, et l’avait dérobée au buffet, se débarrassant de ses autres compagnons.

Qui n’a vu sa fille serrer dans son sommeil un jenglot ne peut se faire une idée de l’abîme de perplexité dans lequel ce témoignage ingénu plongea Martine Cazeneuve. Elle estima dans un premier temps que son devoir de mère appelait des remontrances sur la façon dont sa fille avait maltraité ses jouets, lui demandant de bien comprendre qu’il n’était pas convenable de se séparer aussi brusquement de compagnons dignes d’affection et d’estime, en particulier sa Barbie pilote de chasse, un modèle de femme. Puis, après avoir recouché Paquita, elle demanda à Norbert de les débarrasser du jenglot sur le champ.

Attiré par le bruit, Julot était sorti de sa chambre et avait assisté à la scène. Norbert Cazeneuve avait naturellement accepté l’idée de se séparer sans plus attendre du jenglot, mais son fils demanda qu’on le lui confiât pour qu’il en étudie la composition. Cela lui vaudrait, insistait-il, l’estime de M. Jacquin, son maître de classe à l’école française, dont la grande passion était l’histoire naturelle. Un tel argument scientifique ne put que recueillir l’assentiment de Martine, qui tâcha de surmonter son dégoût pour l’objet infâme qui avait momentanément dérangé les sens de sa fille.

C’est ainsi que Julot hérita du jenglot. Son comportement ne tarda pas à révéler des signes sensibles d’altération. Il arriva plusieurs fois que Martine, entrant dans sa chambre au beau milieu de la journée, la trouve plongée dans l’obscurité, persiennes et rideaux tirés. Une fois, elle surprit ainsi Julot affairé à quelque mystérieuse activité et, lui demandant ce qu’il pouvait bien faire dans le noir, elle s’entendit répondre que cela facilitait l’usage du microscope – c’est-à-dire du jouet que son père lui avait offert pour ses dix ans.

Comme il avait toujours manifesté, en raison de son esprit précoce et curieux, certains traits de caractère peu communs chez les enfants de son âge, et comme M. Jacquin avait rassuré les parents en leur demandant de bien vouloir au contraire encourager ces tendances scientifiques, on feignit dans un premier temps de ne point trop s’étonner non plus des odeurs suspectes, tantôt comme de l’encens, tantôt comme de la charogne, qui commencèrent à émaner par moments de sa chambre, et qu’il expliquait par des expériences de chimie que l’avait invité à conduire M. Jacquin afin de stimuler son meilleur élève.

En réalité, M. Jacquin ignorait tout de ces « expériences » et Julot était en train de développer un attachement malsain pour son nouveau jouet, en qui son imagination, échauffée par le climat du pays, donnait à voir un être surnaturel qu’il convenait de vénérer avec de l’encens, et de nourrir, en particulier avec le sang de petits animaux. Au bout de quelque temps, Julot crut savoir que la soif du jenglot ne pourrait plus être étanchée par le sang des oiseaux et des écureuils qu’il tuait au lance-pierre dans le jardin, et qu’il demandait du sang humain. Julot conçut donc le projet de sacrifier Paquita sur l’autel du jenglot.

Je n’ose imaginer ce qui serait advenu de cette enfant si Martine Cazeneuve, sur le chemin des courses, n’avait rebroussé chemin, ayant oublié d’emporter avec elle le courrier à poster. Elle constata tout d’abord que la servante muette était comme à l’accoutumée prostrée dans la cuisine, avec peut-être un frémissement quasi imperceptible parcourant son corps ratatiné et une volonté plus manifeste que d’ordinaire d’éviter de croiser le regard de la maîtresse de maison. Martine se dit qu’il était grand temps d’appeler son attention sur la poussière du buffet.

Puis elle sentit cette odeur d’encens qui avait à plusieurs reprises auparavant indiqué une expérience en cours dans la chambre de Julot, mais cette fois l’étrangeté tout de même inconcevable de ces manières, ainsi qu’une soudaine angoisse à l’idée qu’elle ne comprendrait peut-être plus jamais son fils si elle continuait de le laisser agir à sa guise sans lui demander de justifier de manière plus précise la nature de ses expériences, la détermina à provoquer une discussion franche avec Julot.

Quand elle ouvrit la porte de la chambre – sans frapper, en raison de la crise, ou plutôt du dénouement, qu’elle entendait provoquer –, celle-ci était, comme elle s’y attendait, fermée à la lumière et au monde extérieurs par les persiennes et les rideaux. Ce à quoi elle ne s’attendait pas, en revanche, c’est la scène qui s’offrit à ses yeux. Le jenglot se dressait face à elle sur la table de nuit, éclairé par deux bougies et fumigé par des bâtonnets d’encens. Couchée au sol sur le dos, Paquita tourna des yeux surpris vers sa mère. De même que Julot, à genoux près de sa sœur et le hachoir de la cuisine à la main, levé au-dessus de sa tête.

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Après avoir désarmé le forcené, Martine rhabilla Paquita en hâte. C’est en vain qu’elle appela la servante à son aide, car celle-ci avait entretemps déserté la maison. Elle enfourna quelques affaires dans une valise et enfin, Norbert Cazeneuve rentrant du bureau, elle lui jeta le jenglot à la tête en poussant les enfants au-devant d’elle. Norbert, qui resta stupéfait un long moment, entendit au dehors la voiture de Martine démarrer en trombe.

Il tourna le regard vers la figurine gisant à ses pieds. Mesurant la perte dont cette poupée hideuse était la cause en raison de sa propre légèreté, il ramassa l’objet dans le but de passer dessus sa rage d’homme dépossédé. Mais à vrai dire son psychisme était tellement ébranlé par le choc qu’il venait de subir qu’il était à peine maître de ses mouvements. Lorsqu’il martela le jenglot contre la table en vue de le démembrer, on eût dit que le jenglot lui martelait le bras contre la table, avec une violence inouïe. Lorsqu’il voulut l’écraser contre le mur, on aurait juré que le jenglot lui-même le projetait contre le mur. Lorsqu’il le lança de toutes ses forces pour le fracasser, son effort frénétique le catapulta dans la même direction. Lorsqu’il sauta dessus à pieds joints, il s’écroula sur la table derrière lui, qui céda sous son poids. Après quelques minutes de furie insensée, sentant le souffle lui manquer et voyant que le jenglot n’était pas encore en charpie – compte tenu de la décoordination hystérique de ses mouvements, on peut penser que la plupart de ses coups n’avaient pas atteint leur but –, il décida d’y mettre le feu.

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Les pompiers découvrirent le corps calciné de Norbert Cazeneuve parmi les cendres et décombres de la villa moderne. Sous une cloche à fromage en inox, on trouva par ailleurs une figurine d’aspect rébarbatif que certains charlatans de bazar vendent sous le nom de jenglot. Abusant de la crédulité des gens, ces charlatans prétendent que le jenglot rend toutes sortes de services à son propriétaire, à moins que celui-ci ne manque au respect qui lui est dû, auquel cas le jenglot le prend en haine et le maudit – sans que personne ait le droit de lui venir en aide, au risque de prendre la malédiction sur soi.

Tw-14 Un plan banlieues pour le Sahel

Tweet anthology juin-juillet 2018 Français/English

“He was shocked by the intellectual stupidity of the master class. … ‘I found nothing but stupidity, except for business.’” (Jack London, The Iron Heel)

“As for business, I shall never succeed at it. I am not in sympathy with it. It strikes me as dull, and stupid, and mercenary, and tricky. Anyway I am not adapted for it. I’d never get beyond a clerckship, and how could you and I be happy on the paltry earnings of a clerk?” (Jack London, Martin Eden)

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Jack London replied quite convincingly to those who objected to his anthromorphism in his essay The Other Animals (Revolution and Other Essays,1909). Dog’s brain has grey matter and inside some limits dogs can reason (not all instinct). London has been proven correct by the specialists of our day against the specialists of his day.

According to London, in the mentioned essay, there is nothing wrong with anthropomorphism as far as “the other animals” are concerned. The essay’s title stresses that it is even absurd to talk of anthropomorphism, as if there were such a dividing line; that is outdated theology.

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(Video) A group of flamingos is seen swimming in flooded water after Typhoon Ewiniar brought heavy rainfall to the city of Guangzhou in south China. (People’s Daily, China)

I guess the Chinese resent these peaceful flamingos as the rainfall spoiled their crops and gardens… As they resent pandas in their bamboo forests… As they resent everything because they’re more than a billion but the world doesn’t speak Chinese.

Don’t you take any medicine? (A Chinese bot)

The Chinese are experts at giving “medicine” to dissidents – political prisoners treated like insane people. Numerous cases before the UN Human Rights Committee.

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Islam Indonesia

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Photos: Mujahidah Pembela Islam (MPI): “Female Mujahid Defender of Islam,” women’s branch of the Front Pembela Islam (FPI).

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Yahyia Cholil Staquf, head of Nadhlatul Ulama (NU), goes to Israel and meets Israel’s Prime Minister. The true, ugly face of a moderate: A supporter of Zionist extremism and terrorism.

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Lima Catatan Akademisi Soal Kunjungan Yahya Staquf ke Israel.

Five Considerations on the blamable visit of NU’s head to Israel, by Dr A.Menardi

(Of which #3 is) The visit will serve as evidence to the Zionists that not all Indonesians reject diplomatic relations with them, although such relations are contrary to the Indonesian Constitution’s provision that colonialism be abolished all over the world.

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As the Front Pembela Islam (FPI) gets support from educated classes (Alvara Survey 2018), expect US-Zio-backed dictators to crack down on it and ironlock the country, as happened in Egypt with the crushing of the Muslim Brotherhood after the movement won national elections.

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HRS Bilang Pilpres Akan Berhadapan Poros Mekkah VS Poros Beijing, Politisi Golkar Keberatan.

“Head of Front Pembela Islam Habib Rizieq Shihab says Indonesia’s 2019 Presidential Election will be ‘Makka Axis vs Beijing Axis.’” True, the West has already vanished.

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“Selama kemerdekaan bangsa Palestina belum diserahkan kepada orang-orang Palestina, maka selama itulah bangsa Indonesia berdiri menantang penjajahan Israel.” (Soekarno)

“As long as Palestine’s independence has not been granted to Palestinians, so long will the Indonesian nation stand up against Israeli occupation.” (Soekarno)

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Question: How is immigration to a country good for the working class of that country? If your answer is that it is good for the working class because it is good for business, please refrain from answering or I may want to block you.

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Scabs! Not only do the Chinese attract Western companies for their longer working days, they don’t even respect Western work legislation: “No eight hour for them. It’s eighteen hours. The last coolie is a partner with a microscopic share. That’s the way Wing Fo Wong gets around the eight hour law.” (Jack London, The Little Lady of the Big House)

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Si le FLN, mouvement armé clandestin, n’avait pas commis de « lâches attentats terroristes » à répétition contre l’occupant oppresseur, l’Algérie serait encore une colonie française.

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Sequel to ‘Mad-Dog Democracy) (Tw-13) (i.e. 2% of Israeli population is an active soldier [176,500/8.547M])

2% of the whole population makes 4% of male population. Given a conservative 40% for age population 18-65 (cf Wkpd ‘Demographics of Israel’: 0-14 27.5% and >65 10%), that makes 1 Israeli male adult out of 10 being an active soldier. « Les soldats, la plus vile partie de toutes les nations » (Montesquieu).

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The Nigerian Law School has accepted to call Amasa Firdaus to bar with her Hijab. Approves use of Hijab during call to bar. (Just Event Online)

The mop of sheep wool on her head is a horror, but good news! Yes to hijab, no to ridiculous sheep wigs, drag queen wigs (2d picture from this article), macebearers & other paraphernalia from medieval Albion.

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Palestine and International Law

Israeli occupation of the West Bank is illegal according to international law. As the international community does nothing to enforce its law, it tacitly puts law enforcement in the very hands of Palestinians, who are cleared of all charges in toto.

The international community tacitly clears Palestinians for every act of resistance to occupation that they may accomplish, and a country who would call “terrorist” one or the other Palestinian organization resisting occupation, sponsors illegality.

There is no such thing as a Palestinian terrorist as long as the international community verifies Israeli illegal occupation of Palestinian territories (res. 58/292).

Palestinian prisoners are political prisoners and their detention by the occupant is a crime in international law. Furthermore, as occupation entails death of Palestinian civilians, that Palestinian resistance entails death of Israeli civilians will be deemed no breach of the law.

In fact, the death of Israeli civilians at the hands of anybody anywhere is consistent with international law as long as Israeli occupation lasts, as states have failed to draw the consequences of their being bound by international law.

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La décision unilatérale des États-Unis en 2017 de ne plus décrire les territoires palestiniens comme occupés n’a pas d’incidence sur la loi internationale, qui constate que ces territoires sont occupés.

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Les députés professionnels : il n’y a pas d’opposants, il n’y a que de « chers collègues ».

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Why the Western war in Sahel is already lost, in one picture.

War in Sahel: A hopeless story, by Barkhane Cowboy

Suntan lotion? Checked.
Beach towels? Checked.
Laptop? Checked.
Monopoly board game? Checked.
Hi-fi stereo system? Checked.
Minibar? Checked.
Playboy collection? Checked.
PlayStation? Checked.
Roller skates? Checked.
&c&c

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Au pays du gros rouge qui tache, je veux dire du champagne, c’est tout de même gênant, cet interdit islamique sur la bouteille…

« Volney, dans son voyage en Orient, constate qu’on n’y voit point cette crapule qui est dans la nôtre et qu’on doit à l’alcool. »

Vous pouvez être sûrs et certains que les industriels du vin et autres poisons ont, à côté de budgets publicitaires, un budget « promotion de l’islamophobie », même si cela ne porte pas ce nom dans leur comptabilité.

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The suspect in the shooting [killing of journalists of the Capital Gazette in Annapolis] is Jarrod Warren Ramos, multiple law enforcement sources tell CNN. Here’s an older article about a defamation claim he filed against the newspaper in 2012 that was dismissed.

“A man can’t fight a machine unless he has a machine behind him.” (Jack London). Jarrod Ramos had no machine behind him, only his guns by him. I am available to contribute to his legal defence as I was for YouTube Shooter Nasim Aghdam [who, however, killed herself]. (Some considerations about her.)

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Toujours pas de bilan officiel deux jours après l’attaque de Sévaré contre le quartier général du G5 Sahel. Les négociations se poursuivent sur ce bilan…

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Je condamne la violence du capitalisme sur les travailleurs.

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Negotiations for Turkey’s EU membership are currently stalled but negotiations are going on with Albania, Kosovo and Bosnia. I am looking forward to welcoming these Muslim European countries in EU, and things will change a lot.

EU full-membership negotiations with Albania will formally open on June 2019. Looking forward to proudly welcoming Greater Albania!

À l’attention du département AFO (Action des forces opérationnelles) de la police nationale.

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Les entretiens (presque) imaginaires de Twitter : « Nous les vétérans de la guerre d’Algérie membres de l’AFO sommes aujourd’hui prêts à faire la guerre d’Algérie en France. »

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« Au Sahel nous gagnerons en investissant dans l’éducation et le développement. » Macron veut un plan banlieues pour le Sahel…

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Faire respecter les temps de parole à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire le règlement voté par les députés eux-mêmes, est une « atteinte à la démocratie », mais quand ils vont à la télé c’est 30 minutes de discussion, pas une de plus, et le journaliste leur ferme la bouche. Ah, les bons toutous des médias !

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[Le député et président de l’Assemblée nationale] R. affirme qu’il n’a pas été encerclé [à Breil, où il se rendait après l’assassinat par la police d’un jeune de ce quartier] mais il reconnaît qu’il y avait une certaine tension et il a préféré quitter les lieux. (France Bleue)

À voir comment la twittosphère interprète la retraite de R. dans le sens d’une stigmatisation haineuse du Breil et des quartiers, je demande sa démission car son geste sera lourd de conséquences pour ces populations. ll doit démissionner pour avoir, par son comportement irresponsable, donné l’occasion à des personnes malintentionnées de stigmatiser des populations entières.

Il suffit que R. fasse dans son ben pour que toute la droite parle de « no go zones »… « Quand des voyous empêchent le président de l’Assemblée nationale de se rendre au quartier du Breil à Nantes, la République recule. » (Un député) => R. fait dans son ben et c’est la République qui recule.

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En Algérie, la police française violait les femmes algériennes. Lisez Frantz Fanon si vous ne me croyez pas et cachez vos femmes.

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La racaille sioniste.

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Une ministre : « Être au gouvernement, c’est travailler 24 heures sur 24. » Message transmis aux patrons qui se feront un plaisir de relayer ça à leurs travailleurs.

« Être au gouvernement, c’est travailler 24 heures sur 24 » mais elle à le temps d’écrire des livres, de tenir un blog et de faire du théâtre. Bien vu, camarade ! Elle fait travailler des fonctionnaires et son staff 24/24 pour justifier son existence de politicarde.

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Tous les versants de la fonction publique en France ont été pressurés à mort : l’enseignement à tous les degrés, la territoriale, l’hospitalière…, notamment sous la pression des poujadistes du FN et autres, qui ne se rendent pas compte qu’un fonctionnaire est un concurrent de moins pour leurs petits commerces. Cependant, le non-remplacement de fonctionnaires a pour conséquence que des gens qui auraient été absorbés par la fonction publique arrivent sur le marché du travail, accroissant la concurrence entre travailleurs et exerçant une pression à la baisse sur les salaires, ce qui doit paraître bon aux poujadistes.

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La loi des 60 heures de travail par semaine en Autriche

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Sebastian Kurz a les oreilles décollées d’un microcéphale. Je ne dis pas que toute personne qui a les oreilles décollées est microcéphale, mais ça plus l’islamophobie ça fait deux indices convergents.

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« Le gouvernement a amendé son projet initial, assurant que ces durées ne pourraient être atteintes que sur la base du volontariat. »

– Vous travaillerez 60 heures ?
– Non.
– Viré.
– C*nnard.
– Police !

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Noch eine kleine Anstrengung und werden die Unternehmen aus China nach Österreich zurück! #12StundenTag👎 #16StundenTag👍

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I know another country where legal working week is 40 hours, and people make 60-80 hours: Japan, the land of karoshi or burnout death.

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La semaine de travail de 60 heures en Autriche : la vraie sale gueule de la droite pro-sioniste au service du capital apatride.