Tagged: aztequismos

Americanismos II & Aztequismos II

À nouveau quelques définitions tirées du Diccionario general de americanismos (Méjico D.F., 1942) de Francisco Javier Santamaría, avec leur traduction.

Comme précédemment (Aztequismos I) (Americanismos I), le placement de plusieurs définitions en commun ou à la suite immédiate, quand elles traitent de sujets identiques, est de mon fait.

AMERICANISMOS

Aguará (m). (En guar. zorro / Canis jubatus) Especie de lobo o zorro grande, propio de la América del Sur. Sigue el rastro de los grandes carniceros, el jaguar o el puma, y se alimenta de los despojos abandonados por éstos. En Bolivia le dicen borochi o lobo colorado.

«Abundan entonces los frutos, y en su busca vienen a rondar al pie de los arboles, el pecarí porcino, la avizora paca, el agutí, de carne negra y sabrosa, el tatú bajo su coraza invulnerable; y como ellos son cebo a su vez, acuden sobre su rastro el puma, el gato montés elegante y pintoresco, el aguará en piel de lobo, cuando no el jaguar, que a todos ahuyenta con su sanguinaria tiranía.» (Leopoldo Lugones, El imperio jesuítico)

Espèce de loup ou de grand renard d’Amérique du Sud. Il suit les pas des grands carnassiers, jaguar ou puma, et se nourrit des carcasses que ceux-ci abandonnent. On l’appelle en Bolivie borochi ou encore loup rouge.

Apaunarias (m. pl). Indios salvajes que residían en la región bañada por el río Tapajos, en el Brasil, y que fueron exterminados par los mundurucús, que se los comieron a todos tras de vencerlos en guerra. Mundurucús. Indios tupis que viven en el valle de Amazonas, en la orilla occidental del Tapajos, en el Estado de Mato Grosso (Brasil). Son grandes cazadores y viven del cultivo y explotación del guaraná o cupana.

Indiens sauvages qui occupaient la région baignée par le fleuve Tapajos, au Brésil. Ils furent exterminés par les indiens mundurucus, qui les mangèrent tous après les avoir vaincus à la guerre. Mundurucús. Indiens tupis vivant dans la vallée de l’Amazone, sur la rive occidentale du Tapajos, dans le Mato Grosso, au Brésil. Ce sont de grands chasseurs, qui vivent aussi de la culture et de l’exploitation du guarana, autrement appelé cupana [une plante avec laquelle ils préparent une certaine boisson tonifiante].

Aquijiras o Aquihirós (m. pl). Indios que se distinguían por su escasa estatura y vivían cerca de la provincia del Espíritu Santo, en el Brasil. Ayomanes (m. pl) Indios de la gran familia betoye de Venezuela, que habitó la región noroccidental. «En las notas de Federmann es notable la insistencia con que se asienta en todas ellas que era pigmea la estatura de los ayomanes, y hasta se fija ésta en cuatro o cinco palmos, que equivalen a 90 o 115 centímetros de talla. Esta extraña conformación impresionó grandemente a los europeos y aunque creemos un tanto exagerado lo dicho a este respecto, no cabe duda que debieron ser numerosos los individuos enanos de aquella tribu. Arcaya juzga como mera fantasía, propia de aquella época, la aseveración de Federmann, de que había entonces parcialidades enteras de esta tribu, integradas por enanos y  considera éstos como casos excepcionales. En la actualidad suele verse algunos individuos con talla de verdaderos enanos, procedentes de Parupano, Moroturo y San Miguel del antiguo territorio de la ayomanes y también los hemos visto en Arenales y El Cerrito, cerca de Quíbor, que fueron antiguamente residencia de los indios Xaguas y Gayones.» (Jahn, Los Aborígenes del Occidente de Venezuela)

Indiens, remarquables par leur petite taille, qui vivaient non loin de la province d’Espiritu Santo, au Brésil. Ayomanes. Indiens de la grande famille betoye du Venezuela, qui habitaient la région du Nord-Ouest de ce pays. « Dans les notes de Federmann [Conquistador de nationalité allemande. L’exploration du Venezuela à l’époque de la Conquête se distingue par l’implication significative, et à titre principal, d’Allemands : Federmann, Dalfinger, les Welser (los Belzares)…], on notera l’insistance qui s’y trouve sur la taille de pygmées des Ayomanes ; il est même avancé qu’ils mesurent de quatre à cinq palmes, soit 90 à 115 centimètres. Cette étrange conformation étonna grandement les Européens, et bien que nous estimions quelque peu exagérés les propos du chroniqueur à ce sujet, il ne fait aucun doute que les individus de taille naine devaient être nombreux dans cette tribu. Arcaya rejette dans le domaine de l’imagination, propre à cette époque, l’affirmation de Federmann selon laquelle il existait alors des localités entières de cette tribu peuplées de pygmées, et considère que les cas de petite taille étaient exceptionnels. De nos jours, il n’est pas inhabituel de rencontrer quelques individus ayant véritablement une taille de nains, à Parupano, Moroturo et San Miguel, sur l’ancien territoire des Ayomanes, et nous en avons également vu à Arenales et El Cerrito, près de Quibor, qui furent autrefois le lieu de résidence des indiens Xaguas et Gayones. » (Jahn)

Bucoyas o Biminis (m. pl). Habitantes de la isla Bucoya, donde decían los indios había une fuente que devolvía la juventud al que bebía de sus aguas.

Habitants de l’île Bucoya, où, selon les indiens, existait une fontaine qui rendait la jeunesse à celui qui buvait de son eau.

Bullarengue o Bullerengue (m). En Méjico y Cuba, postizo que usaban las mujeres para dar a las nalgas aparencia voluminosa. Desusado hoy. (En Murcia, es el peinado semicircular sobre la frente, abultado por el relleno. Corre también por Sevilla, con análogo sentido de abultamiento fingido.)

Au Mexique et à Cuba, postiche utilisé autrefois par les femmes pour donner à leurs fesses une apparence volumineuse. L’usage en a disparu. (En Murcie d’Espagne, c’est la coiffure semicirculaire et bombée sur le front. Le mot existe aussi à Séville, avec un sens analogue de grossissement postiche.)

Caimanoso (a). Infestado de caimanes, hablando de aguas.

Infesté de caïmans, en parlant des cours d’eau et des points d’eau.

Calapé (m). En Sur América, tortuga asada con la concha, o guisado hecho con la carne del quelonio, en su propia concha.

En Amérique du Sud, tortue rotie dans sa carapace, ou ragoût préparé avec la chair de cet animal et servi dans sa propre carapace.

Calimba (f), Calimbar, Calimbo o Carimbo (m). El hierro con que se marcan los animales, y se marcaban los esclavos, negros y amerindios. 2. Marca puesta con hierro a animales o esclavos, en este último caso por lo general en la frente, en los carrillos o en los hombros. (Aunque ha sido sugerido un origen africano, lo cierto es que hay testimonios del uso antiguo español de una de esas formas, de calimbo.)

Fer avait lequel on marque les bêtes, et avec lequel on marquait les esclaves, noirs et amérindiens. 2. Marque portée au fer rouge sur les bêtes ou les esclaves, dans le cas de ceux-ci, le plus souvent sur le front, les joues ou les épaules. (S’il a été suggéré que le mot est d’origine africaine, les documents attestent un usage ancien de l’une de ces formes, calimbo, en espagnol.)

Candileja (f). Nombre que el vulgo colombiano da a une aparición fantástica en formas de mujer que, con une candileja en la mano, persigue a los tunantes por los caminos.

(La lanterne) Nom que le vulgaire colombien donne à une apparition surnaturelle ayant l’apparence d’une femme qui, avec une lanterne (un lampion) à la main, poursuit les voyageurs sur les chemins.

Caribes (m. pl). «¿De dónde procedía esta raza caribe? ¿Debe buscarse su país de origen en Norteamérica o en el Sur de este Continente, en las Antillas o en Honduras, en la cuenca del Misisipí o en la de los ríos Atrato, Orinoco, Amazonas y Paraná? Nada concreto ha podido aún establecerse sobre tan interesante cuestión antropológica; pero, no obstante, la hipótesis basada en el típo físico y etnológico de estos indios, que ocupaban y ocupan la parte oriental de América, permite juzgarlos como los Atalantes, como se denominarían por los antiguos pelasgos a los afines de los antiguas guanches de las Canarias y de los bereberes del Norte de África, raza que en tiempos prehistóricos fue destruída por la gran catástrofe geológica que hundió la Atlántida de Platón en el seno del mar, catástrofe tan grande que en el antiguo como en el nuevo mundo se hallan vestigios de ese enorme diluvio o anegamiento universal en todas las teogonías, así como en los mitos de la India y en el poema de la Ramayana y en las mitologías egipcia y griega.» (Dr. Salas, Los Indios Caribes)

(Caraïbes) « D’où provient cette race caraïbe ? Son pays d’origine doit-il être recherché en Amérique du Nord ou dans la partie méridionale du continent, dans les Antilles ou au Honduras, dans le bassin du Mississippi ou dans ceux de l’Atrato, de l’Orénoque, de l’Amazone, du Parana ? Rien de concret n’a encore pu être établi sur cette si intéressante question anthropologique. Toutefois, les hypothèses basées sur le type physique et ethnologique de ces indiens qui occupaient et occupent encore la partie orientale de l’Amérique, permettent de les considérer comme les Atlantes, ainsi qu’étaient nommés, chez les anciens Pélasges, les proches parents des Guanches des Canaries et des Berbères d’Afrique du Nord, une race détruite aux temps préhistoriques par la grande catastrophe géologique qui engloutit l’Atlantide de Platon dans le sein de la mer, catastrophe si grande que toutes les théogonies de l’ancien comme du nouveau mondes ont gardé le souvenir de ce déluge ou inondation universelle, de même que les mythes de l’Inde et le poème du Ramayana, ainsi que les mythologies égyptienne et grecque. » (Dr. Salas)

Cesares (m. pl). Tribu que se supone vivía en el interior de Chile, en una ciudad llamada Cesares, y que se cree se originó, según unos, de los náufragos de una armada que se perdió en el estrecho de Magallanes y había sido enviada en la época de la conquista por el obispo de Placencia para descubrir los moluches, y, según otros, de la unión de los araucanos con las mujeres blancas que arrebataron a Osorno en 1599.

«las inhallables ciudades de los Césares» + n. «Según el P. Lozano, eran tres, llamadas de los Hoyos, del Muelle y de los Sauces. Creíanlas situadas en los Andes australes, frente al Chiloé, y construidas por unos náufragos españoles que se perdieron en el Estrecho en tiempo de Carlos V, razón por la cual se los habría llamado los Césares.» (Leopoldo Lugones, El imperio jesuítico)

Tribu que l’on supposait vivre à l’intérieur du Chili, dans une cité nommée Cesares, et dont on croit qu’elle devait son origine, selon les uns, au naufrage d’une armada perdue dans le détroit de Magellan et qui avait envoyée, à l’époque de la Conquête, par l’évêque de Placencia pour découvrir les indiens Moluches (Araucans), et, selon les autres, à l’union des Araucans avec les femmes blanches qu’ils enlevèrent à Osorno en 1599.

Cíbolas, Cíbolos, Zibolos o Zivolos (m. pl). Nombre que se daba a los habitantes de una ciudad, país o reino imaginario, llamado Cíbola, que los españoles buscaron con afán hacia el norte de Méjico, sin encontrarlo nunca.

Nom que l’on donnait aux habitants d’une cité, d’un pays ou royaume imaginaire appelé Cibola, que les Espagnols cherchèrent avec acharnement dans le nord du Mexique, sans jamais le trouver.

Cingachuscas (m. pl). Indios salvajes que habitaban en el actual departamento de Loreto, en el Perú. Su nombre significa nariz cortada, porque se cree que se cortaban la nariz para hacerse más horribles.

Indiens sauvages de l’actuel département de Loreto, au Pérou. Leur nom signifie nez coupés, car on croit qu’ils se coupaient le nez pour rendre leur aspect plus horrible.

Cuñantensecuimas (f. pl). En el idioma de los topayos significa mujeres sin marido, y es el nombre que daban a las famosas amazonas, mujeres belicosas, que se cree vivían en la cuenca del Marañón.

Dans la langue des indiens Topayos, nom, signifiant femmes sans époux, que ces indiens donnaient aux fameuses Amazones, femmes guerrières dont on croit qu’elles vivaient dans la région du bassin du Marañon.

Cuyucpa (f). En el Perú, se da este nombre a un ave pequeña, parecida a un mirlo. Amante de las vicuñas, revolotea siempre cerca de ellas y pica sus pastos, posándose sin temor en las inmediaciones. Cuando ve al leopardo levanta sus alas y lanza un grito característico y prolongado mirando hacia el punto por donde viene el temible enemigo, mientras las vicuñas huyen por el otro lado. Llámase también cominca.

Au Pérou, nom d’un petit oiseau semblable au merle. Il aime la compagnie des vigognes, va et et vient sans cesse autour d’elles et se joint à leurs repas, picorant leur nourriture, se posant sans crainte à leurs côtés. Lorsqu’il aperçoit un léopard, il lève les ailes et lance un cri caractéristique et prolongé, regardant dans la direction du terrible ennemi, tandis que les vigognes s’enfuient dans la direction opposée. On l’appelle également cominca.

Chacbolay (m). (del maya chac, rojo, y bolay, tigre) Nombre vulgar con que se conoce en Yucatán el jaguar o tigre americano (Felis onza). Cuando es muy grande y de vivo color rojo o amarillo, se le dice chacmol o chacmool (mano roja).  Zacbolay (m). (del maya zac, blanco, y bolay, tigre) En Yucatán, el jaguar o tigre común americano, en su variedad de pintas negras en campo blanco.

(Du maya : tigre rouge) Nom vulgaire sous lequel est connu, au Yucatan, le jaguar ou tigre américain. Quand il est particulièrement grand et de couleur jaune ou rouge vif, on l’appelle chacmol ou chacmool (patte rouge). Zacbolay. (Maya : tigre blanc) Au Yucatan, le jaguar ou tigre commun américain dans sa variété blanche tachée de noir.

Chachapoyas o Chachapuyas (m. pl). Indios de la provincia de este nombre, en el Perú. La nación de los chachapoyas era célebre en tiempo de los Incas por el valor de sus hombres y la hermosura de sus mujeres, y se hallaba situada al Levante de Cajamarca.

Indiens de la province du même nom, au Pérou. La nation des Chachapoyas était célèbre au temps des Incas pour la bravoure de ses hommes et la beauté de ses femmes, et elle habitait à l’est de Cajamarca.

Charanagua (m). En las tierras del maguey, en Méjico, bebida fabricada con pulque agrío, miel y chile colorado, al calor del fuego manso.

Dans les terres du maguey, au Mexique, boisson de pulque aigre, miel et piment rouge chauffés à feu doux.

Chiro (m). En Ecuador, sér fantástico de los bosques, en las provincias azuayas.

En Équateur, être fantastique habitant les forêts, dans les provinces azuayas. [Une sorte de ñacanendi ? Voir ce mot infra.]

Chucao (m). (Voz araucana. Pteroptochus rubecula) Nombre que se da en Chile a un pajarillo, al que se atribuye el don de presagiar la mala o buena suerte en el viaje. Si canta a la derecha del viajero, éste puede caminar tranquilo; pero, si lo hace a la izquierda, debe temer toda clasa de desgracias.

(Mot araucan) Au Chili, nom d’un petit oiseau considéré comme augure lors des voyages par les chemins. S’il chante à la droite du voyageur, celui-ci peut cheminer tranquille, mais s’il chante à sa gauche, il doit s’attendre à toutes sortes de problèmes.

Chunchurri (m). (del aimará cchuncchu) Sepultura preincásica de las cuales existen en Pucará, Chile, donde fueron descubiertas.

(Mot aymara) Sépultures préincaïques que l’on trouve à Pucara, au Chili, où elles furent découvertes.

Eltún (m). (Voz mapuche) Cementerio de indios, en Chile; y también tumba y entierro [tesoro escondido en la tierra]. Ancuviña (f). (Del quechua anca, el cuerpo humano, y huiñan, estirarse) Nombre indígena de las sepulturas, en Chile.

(Mot mapuche) Cimetière indien, au Chili, ou encore tombe, ou trésor caché dans la terre. Ancuviña. Nom indigène des sépultures, au Chili.

Embichar (vt). En Argentina, principalmente entre gauchos, hacer brujerías utilizando para ello ciertos animales o bichos, que dicen meterle a uno en la barriga.

En Argentine, et particulièrement parmis les gauchos de la pampa, pratiquer la sorcellerie à l’aide de certains animaux ou bestioles, que le sorcier serait capable de faire entrer dans le ventre d’autrui. [Ce verbe dérive du nom bicho, bestiole.]

Embocabas (m. pl). Nombre que dieron los caribes a los españoles, porque les veían las pantorrillas peludas, como patas de papagayo.

Nom que les Caraïbes donnèrent aux Espagnols, parce qu’ils leur voyaient les joues couvertes de poils, comme des pattes de perroquet.

Equipata (f). (Voz tarah.) Nombre regional con que se conoce en el noroeste de Méjico, pm. en la Baja California y Chihuahua, la lluvia de invierno o aguanieve, característica de las altas sierras y que en tales regiones es augurio de buenos pastos para los ganados, y también de buenas cosechas.

(Mot tarahumara) Nom régional sous lequel est connue au nord-est du Mexique, principalement en Basse Californie et à Chichuahua, la pluie d’hiver, accompagnée de neige, caractéristique des sierras élevées et qui dans ces régions est un présage de bonnes pâtures et de bonnes récoltes.

Gallincones (m. pl). Indios de raza negra que vivían en California. Raídos (m. pl). Indios de raza negra que vivían en California. [Ver Americanismos I: Chillales; y Americanismos (Complément)]

Indiens de race noire qui vivaient en Californie. Raídos. Indiens de race noire qui vivaient en Californie.  [Voir Americanismos I : Chillales ; y Americanismos (Complément). Je mentionne dans Americanismos I des indiens Gallicones et Radíos, en indiquant que ces noms ne se trouvent pas dans le Santamaria. Ils y figurent, comme on le voit, sous le nom de Gallincones et Raídos.]

Ichuri (m). (Voz quichua) Nombre de ciertos sacerdotes incas, confesores de los indios.

Nom de certains prêtres incas, confesseurs de ces indiens.

Itacolumita (f). (De Itacolumi, montaña del Brasil) Roca de colores claros y bastante elástica, que suele encontrarse en los criaderos de diamantes del Brasil.

(Du nom d’une montagne du Brésil) Roche de couleurs claires, relativement élastique, fréquente sur les terrains diamantifères du Brésil.

Juríes o Huríes (m. pl). Nombre de una tribu de indios que junto con los diaguitas ocuparon parte de las actuales provincias de la Rioja, Santiago, Córdoba y Catamarca, en la Argentina. El nombre viene de suri, avestruz. F. de Oviedo explica la razón del nombre, en este pasaje : «Estos indios malhechores son muy altos de cuerpo y cenceños, que quasi muestran no tener cintura ni intensión de vientre, e segund la sequedad de sus miembros al natural parecen la muerte figurada. Son tan ligeros, que los indios comarcanos los llaman por propio nombre juries, que querie decir avestruces.»

[Con la forma Iuries] «Vees la villa de Plata, la postrera/ por el levante a la siniestra mano,/ y atravesando la alta cordillera,/ Calchaquí, Pilcomayo y Tucomano,/ los iuries, los diaguitas y ribera/ de los comechingones y el gran llano/ y frutífero término remoto,/ hasta la fortaleza de Gaboto.» (Alonso de Ercilla, La Araucana, Canto XXVII)

Nom d’une tribu d’indiens qui occupaient, avec les Diaguites, une partie des actuelles provinces de la Rioja, Cordoba et Catamarca, en Argentine. Leur nom provient de suri, qui veut dire « autruche ». Le chroniqueur F. de Oviedo donne la raison de ce nom dans le passage suivant : « Ces indiens malfaiteurs sont de très grande taille et grêles, n’ont presque pas de tour de taille, n’ont aucun ventre, et paraissent en raison de la maigreur de leurs membres la mort figurée elle-même. Ils sont si rapides à la course que les autres indiens de la contrée leur ont donné le nom de juries, qui signifie autruches. »

Llicta, Llipta, o Llucta (f). (Del quichua lliptta) Pasta alcalina, compuesto especial de cal y ceniza de quinua o quinoa, con papa, cardón, hediondilla o maíz tierno, y que en pedacitos duros toman los indios quichuas mezclada, como excitante, al bocado de coca o acullico. Usual desde el Perú hasta el norte argentino. En Bolivia constituye un artículo ordinario de comercio. Acullico, Acollico o Acuyicua (m). (Voz quichua) Mascada de hojas de coca, con llicta o sin ella, que el coquero de Sur América usa constantemente, para matar el hambre. «Se sabe que acaba prematuramente con la vida de muchos. El aliento de los adictos a este vicio es sumamente desagradable, y como por afrenta suele comparárseles a guanacos o vicuñas» (Lafone). Mambí (m). Especie de greda o sustancia jabonosa, de color ceniciento, que los indios peruanos mezclan con la coca para mascarla. Chamairo (m). (Voz quichua) Nombre vulgar peruano de una planta silvestre de las bignoniáceas, cuya corteza sirve de masticatorio común a los indígenas. 2. Este mismo masticatorio. «Los campas llevan en sus bolsillos como materia indispensable une corteza llamada chamairo, que mascan como los quechuas con la coca, acompañándola con una pasta alcalina preparada con ceniza de palmera y a la que llaman tocora y que es casi idéntica a la llicta que emplean los mascadores de coca.» (Raimondi, apud. F. L. Herrera)

(Mot quichua) Pâte alcaline, composée de chaux et de cendre de quinoa, de pomme de terre, de cactus, de gomme de hediondilla, ou encore de maïs tendre, et que les indiens Quichuas prennent en petits morceaux durs, comme excitant, mélangés à leurs bouchées de coca, pratique répandue depuis le Pérous jusqu’au nord de l’Argentine. Constitue en Bolivie un article de commerce ordinaire. Acullico. (Mot quichua) Pâte à mâcher de feuilles de coca, avec ou sans llicta, que le mâcheur de coca (coquero), en Amérique du Sud, consomme en toute occasion, pour tuer la faim. « On sait qu’elle fait mourir prématurément un grand nombre de personnes. L’haleine de ceux qui sont adonnés à ce vice est extrêmement désagréable, et c’est pourquoi on les compare, en manière d’affront, à des lamas ou à des vigognes. » (Lafone) Mambí. Sorte de pâte ou de substance savonneuse, couleur de cendre, que les indiens mélangent à la coca pour la mâcher. Chamairo. (Mot quichua) Nom d’une plante sylvestre de la famille des bignoniacées, au Pérou, dont l’écorce sert de pâte masticatoire d’usage courant chez les indigènes. 2. Cette pâte masticatoire. « Les indiens Campas portent dans leurs bourses, comme provision indispensable, une écorce appelée chamairo, qu’ils mâchent comme les Quichuas le font avec la coca, en la mêlant à une pâte alcaline préparée avec de la cendre de palmier qu’ils appellent tocora et qui est quasiment identique à la llicta qu’emploient les mâcheurs de coca. » (Raimundi, apud. F. L. Herrera)

Machín (m). (Cebus albifrons) El mono llamado también capuchino y caí, en Sur América. Se domestica fácilmente, es muy dócil y travieso, y gusta de andar encamerado en otros animales, como el perro, del cual se hace muy amigo.

Singe également appelé capucin ou caí, en Amérique du Sud. Facile à domestiquer, c’est un animal très docile et joueur qui aime la compagnie des autres animaux, comme le chien, avec lequel il devient très ami.

Mapes (m. pl). Indios de una antigua y numerosa tribu, que habitó en el occidente de Venezuela y límites orientales de Colombia, en la Sierra de Perijá y sobre los ríos Catatumbo y Santa Ana. Abundan los nictálopes o albinos entre estos indígenas. [Ver Americanismos I: Blancos: Tules]

Indiens d’une ancienne et grande tribu qui occupait les régions occidentales du Venezuela et les confins orientaux de la Colombie, dans la Sierra de Perija, au niveau des fleuves Catatumbo et Santa Ana. Les nyctalopes ou albinos sont nombreux parmi ces indigènes. [Voir Americanismos I : Blancos : Tules.]

Marimonda (m). (Ateles belzebuth) Monito de la América del Sur, muy travieso, ágil, cuya carne es comestible. Marimono (m). Variante de marimonda. 2. (Ateles paniscus) En Bolivia, una de las especies mayores de cuadrumanos del Continente, y cuya carne es apetecida.

Petit singe d’Amérique du Sud, très espiègle et agile, dont la chair est comestible. Marimono. Autre nom du marimonda. 2. En Bolivie, une des grandes familles de quadrumanes du continent, dont la chair est appréciée.

Millahuinllin (m). En Chile, entre el vulgo, piedras que se restriegan en el agua de regadío, para que se den las patatas grandes y abundantes, según superstición de Chiloé.

Au Chilli, pierres que l’on frotte dans l’eau d’irrigation afin de faire pousser en abondance de grosses pommes de terre, selon les supersticions de Chiloé.

Mintoy (m). Sepulcro, túmulo o lugar sagrado de algunos tribus aborígenes de Sur América. En los mintoyes se han encontrado los principales ídolos, amuletos y objetos diversos, con los cuales era costumbre sepultar a los individuos.

Sépulcre, tumulus ou lieu sacré de quelques tribus indigènes d’Amérique du Sud. C’est dans les mintoyes qu’ont été trouvés les principales idoles et amulettes, ainsi que d’autres objets divers avec lesquels la coutume voulait que les gens fussent enterrés.

Mitoy (m). En Venezuela, sepulcro, entre los antiguos indígenas de Mérida. Hoy sólo tiene cierto uso literario.

Au Venezuela, sépulcre des anciens indigènes de Mérida. Aujourd’hui, le mot n’a plus qu’un usage littéraire.

Ñacanendi (m). «Me parece muy cierta la relación entre el ñacanendi de los Guayaquí y el Yazy Yateré de los Guaraní, aunque entre ambos hay también algunas diferencias. La primera es que el Yazy Yateré es un sér único, mientras que los ñacanendis constituyen una clase de hombres, chicos y cubiertos de pelo. Viven en la maraña de los bosques más profundos, tienen arcos y flechas, pero carecen de hachas y machetes. Se supone que tienen una altura de 1.20 m. a 1.30 m. Caminan agachados, como si fueran viejos, a menudo corvos, torcidos. Recuerdo que en una vieja leyenda de los Tupi el Yazy Yateré aparece como un viejo torcido y rengo. (…) Esta es une versión rara. Generalmente se habla del Yazy Yateré como de un muchachito rubio y lindo. También los ñacanendi son rubios. Lo mismo que los Yazy Yateré suelen robar criaturas o matarlas. / Éstos estuvieron de acuerdo conmigo en que los ñacanendi son seres humanos, que viven en cuevas y dejan sus chicos en platos de tierra con tapas hasta que saben caminar. Tienen caras humanas, pero sus huellas recuerdan a las del oso hormiguero. Tienen voz humana, pero nadie los puede entender. Despiden mal olor. Siempre van desnudos. No usan ni cántaros ni canastos o platos de cera, ni saben prender fuego. Con sus flechas matan a los hombres, a los chanchos del monte y a los venados, pero nunca a las antas. Nadie sabe qué comen, quiza chanchos. (…) Uno de los guayaquí me aseguró que en los bosques hay una multitud de ñacanendi. Los Guayaquis tienen mucho miedo a los ñacanendi, los que suelen presentarse de noche a los campamentos: si no matan, pinchan, pellizcan y raspan.» (Dra. Wanda Hanke, Los indios Guayaquí, estudio publicado en la «Rev. Geográfica Americana», de Buenos Aires, ag. 1938, N° 59.)

« La relation entre le ñacanendi des Guayaquis et le Yazy Yateré des Guaranis me semble certaine, bien qu’il existe certaines différences entre les deux. La première est que le Yazy Yateré est un être unique, tandis que les ñacanendis constituent une classe d’hommes, petits et couverts de poils. Ils vivent dans les bosquets les plus profonds de la forêt, possèdent des arcs et des flèches mais pas de haches ni de machettes. On suppose qu’ils mesurent entre 1,20 m et 1,30 m. Ils marchent courbés comme des petits vieux. Je me souviens que le Yazy Yateré, dans une vieille légende tupi, apparaît comme un vieillard courbé et boiteux. (…) Mais c’est une version rare. En général, le Yazy Yateré est présenté comme un jeune garçon blond et beau, et les ñacanendis sont blonds eux aussi. De même que le Yazy Yateré, ils ont l’habitude d’enlever les nourrissons ou de les tuer. / Ils [Le sujet n’est pas précisé. Il semble que la citation de Santamaria soit incomplète] furent d’accord avec moi pour dire que les ñacanendis sont des êtres humains, qu’ils vivent dans des cavernes, où ils laissent leurs enfants dans des plats de terre recouverts de couvercles jusqu’à ce qu’ils sachent marcher. Ils ont un visage humain, mais leurs empreintes rappellent celles du fourmilier. Ils ont une voix humaine, mais personne ne peut les comprendre. Ils ont mauvaise odeur, et par ailleurs vont toujours nus. Ils n’utilisent ni cruches ni paniers ni plateaux de cire, et ne savent pas non plus faire de feu. Avec leurs flèches ils tuent des hommes, des porcs sauvages, des bovins, jamais de cervidés. Personne ne sait ce qu’ils mangent, peut-être des porcs sauvages. (…) Un Guayaqui m’a assuré que les ñacanendis sont très nombreux. Les Guayaquis ont très peur de ceux qui viennent parfois la nuit dans leurs villages : s’ils ne tuent pas, ils pincent et griffent. » (Dra. Wanda Hanke)

Ñachi o Ñiachi (m). En Chile, guiso de sangre cruda y todavía caliente, especialemente la del cordero, aliñada con sal y ají o chile. Según la creencia popular, es un guiso muy digestivo.

Au Chili, plat de sang cru encore chaud, notamment d’agneau, assaisonné de sel et d’ail ou de piment. Selon la croyance populaire, c’est un plat très digeste [ce qui est plausible, compte tenu du peu de transformation qu’une telle nourriture doit subir pour être assimilée.]

Ñorbito (m). (Passiflora lunata) En Costa Rica, planta llamada también sandía cimarrona, a la cual se atribuyen propiedades médicas y con la que preparan los indios térrabas una infusión afrodisica sumamente enérgica.

Au Costa Rica, plante également appelée melon sauvage, a laquelle on attribue des propriétés médicinales et que les indiens Terrabas préparent en infusion pour ses très puissantes vertus aphrodisiaques.

Ojagua. (Hijo del sol, en caribe) Nombre que dieron a los españoles de la conquista los primitivos pobladores de las costas caribes de Sur América. Usachies. Nombre que dieron los indígenas del valle de Bogotá a los primeros españoles que arribaron a aquella tierra, compuesto de las palabras usa (sol) y echia (luna), porque creían que eran hijos de ellos. Viracocha. Dios de los antiguos peruanos, en la mitología quichua, y que se consideraba hijo del sol. 2. Denominación que los aborígenes peruanos y chilenos dieron a los españoles, a la hora de la conquista y hasta algún tiempo después. Teul, Teules o Tehules. (Del azt. teotl o teutl, dios) Nombre que los indios aztecas dieron a los españoles conquistadores al conocerlos, creyéndolos dioses o hijos del sol.

«Por haber dado este pronóstico el Inca Viracocha, y por haberse cumplido con la ida de los españoles al Perú, y haberlo ganado ellos, y quitado la idolatría de los Incas, y predicado la fe católica de nuestra santa Madre Iglesia romana, dieron los indios el nombre Viracocha a los españoles, y fue la segunda razón que tuvieron para dárselo, juntándola con la primera, que fue decir que eran hijors del dios fantástico Viracocha, enviados por él (como atrás dijimos) para remedio de los Incas y castigo del tirano.» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, I, XXVIII)

(Fils du soleil, dans la langue caraïbe) Nom que donnèrent aux Espagnols de la Conquête les habitants des côtes caraïbes de l’Amérique du Sud. Usachies. Nom que donnèrent les indigènes de la vallée de Bogota aux premiers Espagnols entrant dans ces régions, composé des mots usa (soleil) et echia (lune), car ils croyaient qu’ils en étaient les fils. Viracocha. Dieu des anciens Péruviens, dans la mythologie quichua, qui était considéré comme fils du soleil. 2 Dénomination que les indiens péruviens et chiliens donnèrent aux Espagnols, à l’époque de la Conquête et encore quelque temps après. Teules. (De l’azt. dieu) Nom que les Aztèques donnèrent aux conquistadores espagnols quand ils les connurent, les croyant fils du soleil.

Peñeñg (m). (Voz araucana) En Chile, nombre que dan los leñadores de la provincia de Chiloé, al alerce, cuando dos árboles crecen unidos, siendo el uno menor que el compañero.

(Mot araucan) Au Chili, nom que donnent les bûcherons de Chiloé au mélèze, quand deux arbres croissent unis, l’un étant plus petit que l’autre.

Pichinga (m). En Chile, jefe de los danzantes en la fiesta de la Virgen de Andacollo, que guarda durante el año la imagen milagrosa. Es dignidad hereditaria en la familia y parece ser antiguo cacicazgo.

Au Chili, conducteur des danseurs de la fête de la Vierge à Andacollo, qui garde l’image miraculeuse le reste de l’année. C’est une dignité héréditaire qui paraît être la survivance d’un ancien cacicat.

Pichonque (m). (Del arauc. pinthoncún) En Chiloé, perforación u hoyo que el polluelo hace en el cascarón, para salir de él.

(Del arauc.) À Chiloé, perforation, trou que fait le poussin dans la coquille de l’œuf, pour en sortir.

Queltehue o Queltrehue (m). (Del arauc. / Vanellus chilensis, V. cayenensis) Avecilla chilena de las zancudas, que habita en los campos húmedos y se domestica en jardines por ser gran destructora de insectos y por servir de vigilante, en razón del hábito que tiene de gritar mucho en la presencia de cualquiera persona, como hace la taratana de Tabasco.

(De l’arauc.) Petit oiseau échassier du Chili, qui habite les campagnes humides et que l’on domestique, car c’est un grand destructeur d’insectes, dans les jardins, où il sert également de gardien, en raison de l’habitude qu’il a de crier beaucoup quand quelqu’un apparaît, comme le fait la taratana de Tabasco.

Quimocho (m). En Venezuela, pasta blanda, masticatorio que se obtiene cociendo el tabaco con ceniza de carbón vegetal, y que se acostumbran usar las gentes de los Andes venezolanos, donde constituye un vicio, como el del alcohol. Es el mismo chimó o chimoyo. Chimó (m). En las Antillas y región caribe, masticatorio medicinal antiespasmódico, hecho de extractos de tabaco, cáscara de plátano y otros ingredientes. Muy usado principalmente por la gente del campo.

Au Venezuela, pâte molle masticatoire qui s’obtient en cuisant du tabac avec de la cendre de charbon végétal et que l’on a coutume de mâcher dans les Andes venezueliennes, où elle constitue un vice au même titre que l’alcool. C’est la même chose que le chimo ou chimoyo. Chimo. Dans les Antilles et la région Caraïbe, pâte masticatoire médicinale, antispasmodique, faite d’extraits de tabac, de peau de banane et d’autres ingrédients, utilisée principalement par les gens de la campagne.

Quitabusí (m). En Bolivia, mosca dorada, incubadora.

En Bolivie, mouche dorée, couveuse (?) [en principe, le verbe incubar se réfère à la couvaison par les poules].

Santero (n). Persona que tiene por oficio fabricar santos de madera, o retocarlos. 2. Persona que vende estampas de santos.

Personne dont l’occupation est de fabriquer des saints de bois, ou de les remettre en état. 2. Personne qui vend des images de saints. [Le mot a également le premier de ces sens-là en Espagne, où il désigne aussi, ou bien une personne extravagante dans sa dévotion aux images des saints, ou bien la personne responsable d’un ermitage ou d’un sanctuaire, ou bien celui ou celle qui guérit par voie de magie, ou encore la personne qui mendie en s’aidant d’une image de saint.]

Seris (m. pl). Indígenas de Sonora, que habitaban la región de ese Estado que se conoce con el nombre de «territorio seri». Forman una tribu salvaje, que ha sido poco estudiada. No tienen semejanza por sus caracteres étnicos ni por sus costumbres y su idioma, con ninguna de las otras tribus americanas. Se les considera como los más salvajes del Continente, y del todo refractorios a la civilización. (…) Los seris son sumamente altos; la estatura media es 1.82 m., en los hombres, y 1.72 m., en las mujeres, de manera que pueden considerarse como los individuos más altos de la especie humana. (…) Tienen unas fuerzas estranguladoras y su ligereza es tal, que supera con mucho a la del caballo, por lo cual es para ellos cosa sencilla perseguir venados y cazarlos, sin ayuda de arma alguna, lo mismo que a las liebres. (…) No cuecen sus alimentos ; gustan mucho de coger a los animales vivos : venados, caballos, pelícanos, tortugas, etc., abrirles el vientro y el cuello, chuparles la sangre y comerles las entrañas aún palpitantes. Los despojos de los animales los conservan por varios días y los comen aun cuando la putrefacción haya comenzado. (…) Se considera que los seris han realizado un ejemplo notable de estirpicultura, porque no se mezclan con ninguna otra raza y, mediante la selección, han ido mejorando físicamente. Esta selección es en parte natural, pues el medio en que viven es muy probablemente uno de los más inhospitalarios de la tierra, impropio para la agricultura, y en donde una raza menos fuerte habría perecido ya. Pero en parte es artificial, pues los seris sacrifican a los débiles y abandonan a los ancianos.

Indiens de Sonora, qui habitaient la région de cet État connue sous le nom de « territoire seri ». Ils forment une tribu sauvage, qui a été peu étudiée. Par leurs caractères ethniques, leurs coutumes, leur langage, ils ne ressemblent à aucune autre tribu américaine. Ils sont regardés comme les hommes les plus sauvages du continent, absolument réfractaires à la civilisation. (…) Les seris sont de très haute taille ; la taille moyenne est de 1,82 m pour les hommes et 1,72 m pour les femmes, de sorte qu’ils peuvent être considérés comme les individus les plus grands de l’espèce humaine. (…) Ils sont d’une force herculéenne et si rapides à la course que leur vitesse dépasse de beaucoup celle du cheval [!], de façon que c’est pour eux chose aisée que de poursuivre et de chasser les cerfs, sans arme d’aucune sorte, ainsi que les lièvres. (…) Ils ne cuisent pas leurs aliments ; ils aiment attraper les animaux vivants, cerfs, chevaux, pélicans, tortues, etc., et leur ouvrir le ventre et le col, buvant leur sang et mangeant leurs entrailles encore palpitantes. Ils conservent les carcasses des animaux plusieurs jours et continuent d’en manger même quand elles commencent à se décomposer. (…) On estime que les seris ont réalisé un exemple notable d’eugénisme (estirpicultura), parce qu’ils ne se mêlent à aucune autre race et, qu’au moyen de la sélection, ils se sont physiquement améliorés. Cette sélection est en partie naturelle, car le milieu dans lequel ils vivent est probablement l’un des plus inhospitaliers de la terre, impropre à toute culture, et où une race moins forte aurait il y a longtemps péri. Mais elle est aussi, pour partie, artificielle, car les seris sacrifient les infirmes et abandonnent les vieillards.

Setebos (m. pl). Demonios de los patagones.

Démons des Patagons.

Tabasqueña (f). En Tabasco, flor denominada en otras partes del país cacalosúchil (Plumeria acutifolia) [Ver Aztequismos I]. Fue flor de toda predilección entre la nobleza azteca, por lo cual conserva cierto carácter representativo o emblemático de la nacionalidad mejicana.

À Tabasco, fleur nommée dans d’autres parties du pays cacalosúchil [Voir Aztequismos I]. C’était la fleur de prédilection de la noblesse aztèque, raison pour laquelle elle conserve un certain caractère représentatif ou emblématique de la nationalité mexicaine.

Teyopa (m). (Voz chorotega) Nombre de los adoratorios de las razas indígenas, en Nicaragua, que le cronista Fernández de Oviedo cita en el Lib. VIII, Cap. XXX.

(Mot chorotega) Nom des temples des races indigènes, au Nicaragua, que le chroniqueur Fernandez de Oviedo évoque dans son livre.

Tirolililos (m. pl). Personajes indígenas que ejecutan danzas sagradas, entre los otomíes, en Méjico.

Personnages qui exécutent des danses sacrées, parmi les indiens Otomis du Mexique.

Toya (f). En Bolivia, ceñidor de cascabeles que los indios se ponen al rededor de las piernas, para acompañarse con su sonido al bailar sus peculiares danzas.

En Bolivie, rubans de grelots que les indiens s’attachent autour des jambes pour s’accompagner de leur musique dans leurs danses.

Tresgarantías (m). En Méjico, nombre vulgar de un trogónido, ave de bellísimos colores, del mismo género que el quetzal y que lleva en el pecho el verde, el blanco y el colorado de la bandera nacional, a lo cual debe su nombre. (Trogon mexicanus.)

(Litt. Trois-Garanties) Au Mexique, nom vulgaire d’un oiseau trogonide du même genre que le quetzal, dont la poitrine est splendidement colorée de vert, blanc et rouge, couleurs du drapeau national, auquel il doit son nom. [Les trois garanties représentées par les couleurs du drapeau étaient, au temps de l’indépendance, la religion catholique (le blanc), l’indépendance nationale (le vert) et l’union des races (le rouge).]

Tuitico. Uno de tantos ticos vulgares y hasta plebeyos que se usan en Costa Rica. Es bidimunitivo de todo, pronunciado en forma bárbara y corrupta. Tico (a). Nombre con que en Centro América, principalmente en Nicaragua y Honduras, se designa el costarriqueño o habitante de Costa Rica, por lo dado que es a formar los diminutivos con la terminación ico.

«Sudan el suampo, sudan la montaña. Poco a poco sus cuerpos de acero se van convirtiendo en coyundas, hasta caer con los huesos clavados en el bananal. Huesos de nicas. Huesos de ticos. Huesos de negros. ¡Huesos de hermanos!» (Carlos Luis Fallas, Mamita Yunai)

[«Tico», en el sentido más general de costarricense] «Los pies andariegos de aquel muchacho, masaya auténtico, lo llevaban en pos de una conquista ilusoria, tras la esperanza vaga de un bienestar apenas entrevisto en la falsa propaganda de los periódicos asalariados y en las conversaciones de los que habían viajado, ahítos de alcohol y de torpeza, por la maraña tica, donde vivieron una vida de provocación y de escándalo.» (Emilio Quintana, Bananos)

Un des nombreux ticos vulgaires et même plébéiens que l’on entend au Costa Rica. C’est le bidiminutif de todo (tout), prononcé de manière barbare et corrompue. Tico. Nom par lequel on désigne en Amérique centrale, et principalement au Nicaragua et au Honduras, les habitants du Costa Rica, en raison de l’habitude qu’ils ont de former des diminutifs avec la terminaison tico.

Tulivieja (f). En Costa Rica, arpía fantástica que, según la superstición popular, habita en los bosques y que sirve de coco para espantar a los niños, como la chula, la vieja, la moringa y el chamuco en otras partes.

«Presentación de la tulivieja. Pero si es muy sencillo: avanza ciegamente en la neblina tanteando su terreno con un tosco bastón de gasparillo, hincando huellas de águila en el cieno horrendo en que camina. Silencio: no haga ruido, aguza los oídos, escucha su silbido de pájaro asustado –sauce llorón mezándose el cabello– buscando en la corriente aquel destello que fulguró en los ojos del ahogado.» (Poeta panameño Tristán Solarte, su poema Presentación de la tulivieja, aquí completo)

Au Costa Rica, harpie fantastique qui, selon les superstitions populaires, habite les forêts, et qui sert de croque-mitaine pour effrayer les enfants, comme la chula, la vieja (la vieille), la moringa et le chamuco dans d’autres régions.

Tuturaco (m). La flor de la totora, que los indios usan como mecha para encender las velas, en las procesiones religiosas, en Coquimbo, Chile.

La fleur du roseau dit du Pérou, dont les indiens se servent comme mèche pour allumer les chandelles, lors des processions religieuses de Coquimbo, au Chili.

Ucumar (m). (Del quichua ucumari, oso) «Llamábase así a un hombre casi bestial, feo y peludo, que vivía en los montes tucumanos, hace varios años, y que ocupó la atención pública, hasta que fue preso por las autoridades. Se le atribuían raptos de muchachas. Con este nombre se asustaba a los chicos, para quienes significaba algo así como el monstruo.» (Lizonzo Borda)

(Du quichua : ours) « On appelait ainsi un homme quasi bestial, hideux et velu, qui vivait dans les montagnes de Tucuman, il y a quelques années, et qui occupa l’attention publique jusqu’à sa capture par les autorités. On lui imputait plusieurs rapts de jeunes filles. Avec ce nom on effrayait les enfants, pour qui il représentait quelque chose de semblable à l’ogre. » (Lizonzo Borda)

Uchunmán (m). (Voz map.) Entre los indios araucanos, ceremonia que consiste en verter chicha en abundancia sobre la sepultura del cadáver, al acabar el enterrario.

(Mot mapuche) Entre les indiens Araucans, cérémonie consistant à verser de grandes quantités de chicha sur la sépulture d’un défunt, après l’avoir enterré.

Ulmecas u Olmecas (m. pl). La tribu ulmeca fue de las primeras en poblar el territorio de la Mesa Central mejicana. (…) La leyenda dice que al llegar los ulmecas al valle de Puebla, lo encontraron poblado por una raza autóctona, de gigantes, a la cual algunos historiadores dan origen chichimeca, tal vez la de los quinames [Ver Aztequismos I], que era completamente salvaje y con la cual estuvieron en lucha, hasta que lograron exterminarla completamente. Era raza dada a la embriaguez, pues conocía ya la fabricación y preparación del pulque.

(Olmèques). La tribu des Olmèques fut l’une des premières à peupler le territoire du plateau central du Mexique. (…) La légende raconte qu’en arrivant dans la vallée de Puebla, les Olmèques la trouvèrent occupée par une race autochtone de géants, à laquelle certains historiens donnent une origine chichimèque, et qui est peut-être celle des Quinames [Voir Aztequismos I], complètement sauvage, avec laquelle ils entrèrent en guerre jusqu’à ce qu’ils l’aient entièrement exterminée. C’était une race adonnée aux boissons enivrantes, qui connaissait déjà la fabrication et la préparation du pulque.

Ulmén (m). En Chile, dignidad de jefe entre indios mapuches; principalidad o prestancia que dan la riqueza, los honores, etc., no sólo el poder.

Au Chili, dignité de chef entre les indiens Mapuches ; principat ou supériorité que confèrent la richesse, les honneurs, etc., et pas seulement le pouvoir.

Ura (f). (Voz guar.) En Argentina, larva como el colmoyote o moyocuil, que se desarrolla debajo de la piel de los animales y aun del hombre, produciendo comezón, intenso dolor y molestia intolerable. Tiene la forma de un gusano, de color oscuro, como de cinco centímetros. Hay la creencia popular de que se transforma en mariposa. El huevo de la larva lo pone une mosca negra, grande. 2. En el Brasil, mariposa cenicienta grande que, según la creencia popular, expele un líquido muy venenoso y mortal.

En Argentine, larve semblable à celle du colmoyote [Voir ce mot ci-dessous], qui se développe sous la peau des animaux, mais aussi de l’homme, provoquant une démangeaison et une douleur intenses et intolérables. Elle a la forme d’un ver de couleur sombre, de cinq centimètres environ. Il existe une croyance populaire selon laquelle elle se transforme en papillon. C’est une grande mouche noire qui dépose l’œuf de cette larve. 2. Au Brésil, grand papillon couleur de cendre qui, selon la croyance populaire, peut projeter un liquide très vénéneux, mortel.

Urabá, Urabaes o Urabás (m. pl). Nación de indios caribes que se establecieron en el litoral de Colombia, en el Golfo de Urabá. Sus principales poblaciones eran: Urabaibe, Caribana, Apurimandó o Río León y, más al interior, Dabaibe, tesoro famoso, especie de Dorado que atrajo la codicia de los conquistadores notablement, en territorio de la actual Antioquia.

Nation d’indiens Caraïbes qui s’établirent sur le littoral de Colombie, dans le golfe d’Uraba. Ses principales localités étaient Urabaibe, Caribana, Apurimando, Rio Léon, et, plus à l’intérieur, Dabaibe, site d’un trésor fameux, espèce d’El Dorado qui attira la convoitise des conquistadores, sur le territoire de l’actuelle Antioquia.

Uturunco o Uturuncu (m). En Argentina uno de los nombres del jaguar. [Los siguientes sentidos no se encuentran en el Santamaría: Animal fabuloso, tigre o lagarto con dos cabezas, que a veces toma forma humana. Runa-uturuncu (m). Hombre-jaguar, hombre que a las noches se convierte en león del monte y sale por los campos para saciar su hambre.]

En Argentine, un des noms du jaguar. [Les définitions suivantes ne figurent pas dans le Santamaria. Animal fabuleux, tigre ou lézard à deux têtes, pouvant parfois prendre forme humaine. Runa-uturuncu. Homme-jaguar, homme qui se transforme la nuit en jaguar rôdant dans la campagne pour assouvir sa faim.]

Vino de pechuga. En Méjico, vino o mezcal de primera calidad, que se prepara agregando carne de pechuga de gallina a la fermentación del jugo del maguey.

(Vin de poitrine). Au Mexique, mezcal de première qualité, qui se prépare en ajoutant du blanc de poulet (pechuga) à la fermentation du jus de maguey.

Xtabentún (m). (Voz maya / Turbina corymbosa) Yerba convolvulácea de matorral, cultivada como enredadera. Se dice que su semilla contiene un narcótico que emborracha y enloquece, produciendo efectos semejantes a los del peyote.

(Mot maya) Herbe de la famille des convolvulacées, cultivée comme plante grimpante. On dit que sa graine contient un narcotique hallucinogène d’effet semblable à celui du peyotl.

Yacaretas (m. pl). Nación bárbara de indios que se hallaba en los bosques situados al norte del río Marañón. Hay quien cree que el territorio que ocupan es el famoso Dorado, cerca del cual abundan leyendas y fábulas.

Nation d’indiens sauvages qui occupait les forêts au nord du Marañon. Certains croient que leur territoire est le fameux El Dorado, au sujet duquel abondent les légendes et les fables.

Yaporore, Yapururu o Yapururo (m). (Voz tupi) Flauta campestre como de un metro de largo, hecha de bambú, que usan algunas tribus indígenas de Venezuela. Es de sonido agradable. 2. Baile que entre estas tribus se hace al són de tal instrumento.

«ni el tiempo, ni la quieta existencia de la ranchería donde se refugiaron, ni el apacible fatalismo que el son de los tristes yapururos removía por instantes en su alma india habían logrado aplacar la sombría tormenta de su corazón» (Rómulo Gallegos, Doña Bárbara)

(Mot tupi) Flûte champêtre en bambou, d’environ un mètre de long, de certaines tribus indigènes du Venezuela. Le son en est agréable. 2. Danse qui se pratique, chez les mêmes tribus, au son de cet instrument.

Zuavos (los) (m. pl) En Honduras, cierto baile de salón que se usaba antiguamente.

(Les Zouaves) Au Honduras, certaine danse de salon qui se pratiquait naguère. [Peut-être un souvenir de l’intervention française au Mexique. Je n’ai pas connaissance d’une danse qui aurait porté ce nom, en France, à la manière dont il existait une danse appelée le quadrille des lanciers.]

Zulú (m). En Cuba, género negro, de tejido ordinario de algodón, usado por las mujeres para vestidos de luto.

(Zoulou) À Cuba, toile noire de coton ordinaire employée par les femmes pour confectionner des vêtements de deuil.

Zunzuncillo (m). Pájaro mosca de Cuba, que algunos creen el ave más pequeño del mundo (Calypte helenae).

Oiseau-mouche de Cuba, que certains croient être le plus petit oiseau du monde.

AZTEQUISMOS

Atocalte (m). Nombre vulgar de una araña campesina que vive en las cercanías de las aguas y cuya tela es notable porque se compone de una mezcla de hilos amarillos, negros y rojos, entrecruzados, que producen al sol bellísimos reflejos dorados.

Nom vulgaire d’une araignée des champs qui vit près de l’eau et dont la toile est remarquable parce qu’elle se compose d’un mélange de fils jaunes, noirs et rouges entrecroisés, qui produisent au soleil de splendides reflets dorés.

Citlalcuate (m) (Del azt. citlallin, estella, y coatl, culebra) Culebra verde cuyas manchas parecen estrellas.

(De l’azt. serpent-étoile) Couleuvre verte dont les taches paraissent des étoiles.

Coacoyul (m). Caracolillo de la costa occidental de Méjico del que se extraía por los indios, en la época precolonial, el bello color de púrpura que tributaban a los emperadores aztecas.

Petit escargot de la côte occidentale du Mexique dont les indiens, à l’époque précoloniale, extrayaient la belle couleur pourpre qu’ils portaient en tribut aux empereurs aztèques.

Colmoyote (m). (Dermatobia sp.) Mosquito grande que al picar deposita una larva o gusano (del mismo nombre), blando, retorcido, corto y grueso, blanco con anillos negros en los cuales cría a modo de pestañas. Se desarrolla formando un tumor, que destila por una boca estrecha abundante sangraza, producto de la deyección del animal, que se alimenta de los tejidos subcutáneos, produciendo una picazón peculiar, aguda y desesperante; alcanza hasta dos centímetros de largo por casi uno de grueso. La gente del campo extrae el colmoyote echándole ceniza o agua de tabaco y exprimiendo en seguida el abseso, para que al animal salga muerto, porque vivo no cede a la presión ni cabe en la boca del tumor. En Méjico y Centro América se le conoce también por moyocuil. Moyocuil (m). Larva de un insecto díptero, que se desarrolla debajo de la piel de algunos animales y aún del hombre. Produce la enfermedad conocida por millasis cutánea, con comezón intolerable y dolor intenso peculiar. La ardilla y el mono, entre otros animales, lo padecen ordinariamente.

Grand moustique qui, en piquant la peau, dépose une larve ou un ver (du même nom), mou, sinueux, court et gras, blanc avec des anneaux noirs où lui poussent des sortent de cils. Il se développe en formant une tumeur, qui distille par une étroite ouverture une abondante matière sanguinolente, déjections de l’animalcule, qui s’alimente des tissus sous-cutanés. Sa présence produit une démangeaison aiguë et désespérante. Il peut atteindre deux centimètres de long et quasiment un de large. Les gens de la campagne expulsent le colmoyote en lui jetant de la cendre ou du jus de tabac et en pressant ensuite l’abscès pour que l’animal en sorte mort, car vivant il ne cède pas à la pression ni ne se montre à l’ouverture de la tumeur. Il est également connu sous le nom de moyocuil. Moyocuil. Larve d’un insecte diptère, qui se développe sous la peau de certains animaux et de l’homme lui-même, provoquant la maladie connue sous le nom de myiase cutanée, associée à des irritations intolérables et une douleur intense. L’écureuil et le singe, entre autres animaux, en souffrent ordinairement.

Chilate (m). Bebida popular de las costas de Méjico y la América Central, hecha con maíz tostado, chile y cacao. Varía de formas, en los distintos países, pero lleva siempre como componente principal el chile.

«Los bebedores de chilate acababan con el guacal en que bebían como si se lo fueran a poner de máscara, para saborear así hasta el último poquito de puzunque salobre.» (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

Boisson populaire des régions côtières du Mexique et de l’Amérique centrale, faite de maïs grillé, de piment et de cacao. Sa composition varie selon les pays mais le principal ingrédient en est toujours le piment.

Chulo, Xolo o Xulo (m). (Del azt. xulo, perro indígena que los aztecas engordaban para comer) (pron. shulo) Nombre del perro mudo (Canis caribaeus), en Nicaragua. [Ver Americanismos I: Abora]

(De l’azt. xulo, chien indigène que les Aztèques engrossaient pour s’en nourrir) Nom du chien muet, au Nicaragua. [Voir Americanismos I : Abora]

Escamol (m). Huevo de una clase especial de hormigas, que comen guisado los indios en algunos puntos del interior del país, en Méjico, principalmente en el Estado de Hidalgo. Es objeto de comercio que se encuentra en los mercados, en chiquihuites o canastos. 2. El guiso preparado con el huevo de tales hormigas.

Œufs d’une certaine classe de fourmis, dont les indiens de certaines localités de l’intérieur du pays, au Mexique, principalement dans l’État d’Hidalgo, ont fait un de leurs aliments. C’est une denrée vendue en paniers sur les marchés. 2. Le plat préparé avec les œufs de ces fourmis.

Ijillo (m). (Del azt. ihiyo o ihio, aliento) En Honduras llama así la gente supersticiosa a una enfermedad que creen que contraen las plantas cuando las toca una persona que acaba de estar en contacto con un moribundo.

(De l’azt. souffle) Au Honduras, les personnes superstitieuses appellent ainsi une maladie dont ils croient atteintes les plantes que touche une personne venant d’être en contact avec un mourant.

Momostle (m). Montículos de las antiguas ruinas aztecas, en cuyo interior se hallan restos de trastes de barro, y que se supone eran altares de la antigua raza indígena. En la región del sureste de Tabasco especialmente, se llaman cuyes, o cuyos. [Ver Aztequismos I: Cu]

Monticules des anciennes ruines aztèques, à l’intérieur desquels se trouvent des restes d’objets de céramique et que l’on suppose avoir été les autels (les temples) de l’ancienne race indigène. Dans la région du sud-est de Tabasco, on les appelle des cuyes ou cuyos [Voir Aztequismos I : Cu].

Nejayote o Nejayo (m). Agua turbia amarillenta, donde se coció el maíz para las tortillas y que contiene mucha cal.

Eau trouble, jaunâtre, dans laquelle on cuit le maïs pour les tortillas et qui contient beaucoup de chaux.

Nenepile (m). Vulgarmente y poco usado, por guiso que se prepara con la lengua de ciertos animales.

Mot peu utilisé désignant un certain plat de langues d’animaux.

Palanque o Palanqui (m). (Del azt. palanqui, cosa podrida) En Tabasco y Chiapas, grano de cacao de inferior calidad o de segunda clase, manchado, que se quema, se reseca o se pudre y se ennegrece por la acción de los vientos del sur, cuando aun está en la mazorca. El de última calidad se llama cocolbox (pron. cocolbosh).

(De l’azt. chose putride) À Tabasco et dans le Chiapas, grain de cacao de qualité inférieure ou de seconde classe, taché, qui a brûlé, s’est desséché, a pourri et est devenu noir, à cause de l’action des vents du sud, tandis qu’il était encore sur l’épi. Le cacao de la dernière qualité s’appelle cocolbox.

Petacoate (m). Nudo que forman un conjunto de culebras entretejidas como petate; cosa muy común cuando están en celo.

Nœud de couleuvres entremêlées et grouillantes, un phénomène fréquent quand elles sont en chaleur.

Petanque (m). Cierta piedra mineral de Méjico, que contiene plat apura, que le hace relucir notablemente.

Certain minéral du Mexique, contenant de l’argent pur, ce qui le fait briller de manière éclatante.

Quesalcoate. Dios del aire, en la mitología nahoa, cuyo símbolo era una serpiente cubierta de plumas. La tradición le pinta como un hombre blanco, corpulento, de frente ancha, de ojos grandes, de cabellos negros y largos, de barba poblada. Sacerdote de Tula, sumo pontífice y divinidad, hizo una larga peregrinación de desterrado, y desaparació. La tradición también ha visto en esto la desapareción de los hombres blancos y barbados, predecesores de Colón en el descubrimiento o precursores de la conquista española, entre los aztecas. Escríbese comúnmente Quetzalcoatl.

(Quetzalcoatl) Dieu de l’air, dans la mythologie nahoa, symbolisé par un serpent à plumes. La tradition le dépeint comme un homme blanc, corpulent, au front large, aux grands yeux, aux cheveux longs et noirs, à la barbe fournie. Prêtre de Tula, souverain pontife et divinité, il entreprit un long voyage d’exil et disparut. La tradition, chez les Aztèques, y a vu la disparition des hommes blancs et barbus prédecesseurs de Colomb dans la découverte de l’Amérique ou précurseurs de la conquête espagnole.

Solcuate, Solcoate o Zolcuate (m). Serpiente venenosa de Méjico, del color de la codorniz y que imita al silbar el canto de esta ave.

Serpent venimeux du Mexique, de la couleur de la caille et qui imite en sifflant le chant de cet oiseau.

Tacuache (m). (Voz car., según Zayas. Parece simple variante del aztequismo tlacuache. / Solenodon paradoxus) En Cuba, pequeño carnicero, especie de tejón, blancuzo. (La ascendencia de la voz es genuinamente azteca y puede ser una prueba más de la tesis sostenida por el sabio lingüista, Prof. don Marcos E. Becerra, que en su estudio Por la ruta de la Atlántida, demostró la cognación filológica de las lenguas caribes, y del maya con el azteca, ésta como antecesora de las otras.) [Ver Aztequismos I: Atlateca; Americanismos II: Caribes]

(Mot caraïbe, selon Zayas. Cela paraît être une simple variante de l’aztequisme tlacuache.) À Cuba, petit carnassier, sorte de blaireau, de couleur blanchâtre. (L’ascendance du terme est authentiquement aztèque et cela peut être une preuve de plus de la thèse soutenue par le savant linguiste Marcos E. Becerra, qui, dans son étude Por la ruta de la Atlántida [Sur la route de l’Atlantide], a démontré la parenté des langues caraïbes et du maya avec l’aztèque, celle-ci étant l’antécédente de celles-là.) [Voir Aztequismos I : Atlateca ; Americanismos II : Caribes]

Talnete (m). En Honduras, panal de miel agria y de propiedades medicinales, que una abeja de cierta especie hace en la tierra.

Au Honduras, rayons de miel aigre et de propriétés médicinales qu’une certaine abeille produit sous la terre.

Tecuán (m). Animal fántastico en la mitología azteca, que comía gente. 2 En Honduras, nombre que popularmente se da al leopardo, porque come gente. Lo mismo en Nicaragua, donde dicen también teguan. 3. En algunas partes del interior, en Méjico, término jergal con que se designa el gendarme.

Animal fantastique, mangeur d’hommes, de la mythologie aztèque. 2. Au Honduras, nom populaire du léopard, car il mange des hommes. De même au Nicaragua, où on l’appelle aussi teguan. 3. Dans quelques régions de l’intérieur, au Mexique, terme d’argot pour désigner un gendarme.

Tlachilole (m). Ración diaria de pulque que se da a los trabajadores en el interior de la Républica, en Méjico.

Ration quotidienne de pulque que l’on donne aux travailleurs de l’intérieur de la République, au Mexique.

Tuza (f). (Geomys mexicanus, G. hispidus, Heterogeomys hispidus) Roedor de Méjico, muy conocido, especie de rata que construye habitaciones subterráneas en galerías, con las raíces que roe, por lo cual es sumamente nocivo a la agricultura, principalmente en las haciendas de cacao, en Tabasco. Se le combate por medio de trampas o con gases venenosos. En Yucatán le dicen ba (maya), y también guantuza. Tucero (n). Persona dedicada a cazar las tuzas, en las haciendas de cacao, en Tabasco. Tzub o Zub (m). Vocablo maya con el cual se designa la tuza real o agutí, en Yucatán (Dasyprocta aguti, D. mexicana).

[Encontré también la forma guatuza, si no se trata de una errata de imprenta] «Corrían los conejos, tepesquintes, guatuzas y pizotes.» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso)

Rongeur du Mexique bien connu, espèce de rat qui construit des galeries souterraines, en rongeant les racines de plantes, raison pour laquelle il est extrêmement nuisible à l’agriculture, principalement dans les plantations de cacao, à Tabasco. On le combat au moyen de pièges ou de gaz toxiques. Au Yucatan, on l’appelle ba (mot maya) ou encore guantuza. Tucero. Personne chargée de chasser les tuzas, dans les plantations de cacao, à Tabasco. Tzub ou Zub. Mot maya désignant la « tuza royale », ou agouti, au Yucatan.

Xochistle (m). Preparación regional tabasqueña de cacao molido en polvo, con azúcar, y que se colora con achiote. 2. Bebida regional tabasqueña batida en frío con la preparación anterior. Pozonque (m). Bebida vulgar, hecha de cacao molido en polvo y batido en frío, con masa de maíz, propia del sur de Méjico (Guerrero y Oajaca), semejante al chorote de Tabasco, o al pozol de allí mismo, y aun al chocolate. Chorote (m). En Tabasco, bebida preparada en frío con maíz cocido, cacao tostado y molido, pudiendo llevar además azúcar; propiamente es el pozol con cacao.

Préparation régionale, à Tabasco, de cacao moulu, avec du sucre, coloré à l’achiote [autre aztéquisme : les graines de cette plante servent entre autres à colorer les plats, à la manière du safran, selon Santamaria]. 2. La même boisson mais frappée. Pozonque. Boisson populaire de cacao moulu et pâte de maïs, frappée, propre au sud du Mexique (Guerrero et Oajaca), semblable au chorote de Tabasco, au pozol du même endroit, ou encore au chocolat à boire. Chorote. À Tabasco, boisson frappée de maïs cuit et cacao grillé et moulu, avec éventuellement du sucre ; c’est à proprement parler un pozol avec cacao.

Tabasqueña o Cacalosúchil

Tabasqueña o Cacalosúchil

Tresgarantías (Trogon mexicanus)

Tresgarantías (Trogon mexicanus)

Novembre 2013

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Aztequismos (Contribution à l’étude des croyances et pratiques au Mexique)

Les définitions qui suivent sont tirées du Diccionario general de americanismos de Francisco J. Santamaría (Editorial Pedro Robredo, Méjico, D. F., 1942, 3 t.), un ouvrage considérable qui fait encore référence, et dont l’impulsion, si je ne m’abuse, a été un certain dépit suscité par les erreurs du Dictionnaire de l’Académie royale espagnole, à maintes reprises dénoncées par l’auteur, s’agissant des vocables américains et de leur usage. Ce dictionnaire d’« américanismes » est un dictionnaire de l’espagnol tel qu’il se parle en Amérique.

Bien que l’auteur soit mexicain, son ouvrage n’est pas centré sur le Mexique, encore moins sur les mots d’origine nahuatl (aztèque). Ce n’est donc pas à un travail de spécialiste en nahuatl que j’ai recouru. Les termes qui suivent ne sont pas les mots aztèques eux-mêmes, mais des « aztéquismes », des mots espagnols d’origine nahuatl, tels qu’ils ont été « castillanisés » et sont encore utilisés par des locuteurs de langue espagnole, au Mexique et dans les autres pays d’Amérique centrale.

J’ai rassemblé, sans viser à l’exhaustivité, des termes qui me paraissaient intéressants du point de vue des croyances et des pratiques. La plupart des aztéquismes du Santamaría ont trait à la faune et à la flore ; ceux-là, je les ai pour la plupart écartés car ils n’entraient pas directement dans mon sujet. Les plantes à usage médicinal pourraient certes y figurer mais leur profusion est telle (je le signale au passage) que mon modeste projet aurait pris des proportions tout autres ; c’est un sujet qui mériterait une étude particulière. Cependant, j’ai gardé quelques-uns de ces mots, quand ils me semblent éclairer de façon originale un aspect culturel, ou bien lorsqu’ils présentent un phénomène naturel rare.

Certaines définitions sont tronquées, je n’ai gardé que ce qui me semblait le plus essentiel, compte tenu des limites qu’impose le format d’un blogue. Ce n’est que par ce format que je pouvais rendre accessible au plus grand nombre une petite partie d’un ouvrage pionnier, qui n’a pas été mis en ligne à ce jour, et qui offrira aux lecteurs, tant de langue espagnole que de langue française, intéressés par la civilisation aztèque un compendium succinct du Santamaría concernant cette culture, dans ses aspects à la fois historiques et contemporains. Une culture que je me permettrai de qualifier, à bien des égards, d’hallucinante – et qui ne révélera sans doute jamais tous ses secrets, en raison de la destruction de la plus grande partie des sources écrites.

J’ai par ailleurs ajouté quelques termes en rapport à la religion des anciens Aztèques, tirés du dictionnaire espagnol-nahuatl en ligne Aulex et que je me suis efforcé, en tant que de besoin, de castillaniser. Ces mots figurent dans le glossaire suivis d’une astérisque (*).

Les citations littéraires sont le fruit de mes lectures.

AZTEQUISMOS

Aguaucle, Aguautle (m). Huevecillos que cierta clase de mosco, llamado axayacatl, deposita en gran cantidad en los juncales y las malezas de las aguas lacustres de la Mesa Central, en Méjico, y que entre los aztecas constituía un alimento típico e importante. 2 Preparado comestible que hacen los indios con estas larvas, secas al sol y fritas con huevos de gallinas. Los españoles le comparaban al caviar.

Les œufs d’un certain moustique appelé axayacatl, qu’il dépose en grandes quantités dans les jonchaies et la végétation des eaux lacustres du plateau central, au Mexique, et qui constituaient pour les Aztèques un aliment typique et important. 2 Préparation comestible que font les indiens avec ces larves, séchées au soleil et frites avec des œufs de poule. Les Espagnols la comparaient au caviar.

Ahuizote (m). En Méjico y Centro América, la nutria o perro de agua (Lutra felina), animal al que los aztecas atribuían consejas y supersticiones, suponiéndole de índole tan perversa que ha quedado como símbolo infausto. Tal vez pour esto se llamó así el rey Ahuizotl, octavo de la dinastía azteca, tristemente célebre pour sus crueldades. Séñalóse particularmente por la dedicación del templo mayor de Méjico, celebración en la cual dice la historia que mandó sacrificar cosa de cincuenta mil víctimas. 2 Sortilegio, mal augurio, brujería.

«Se les dijera que pesaba sobre Machojón el ahuizote del Cerro de los Sordos.» (aquí con el sentido de maldición) (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

1 Au Mexique et en Amérique centrale, nom de la loutre, ou chien d’eau, animal au sujet duquel les Aztèques racontaient toutes sortes de fables, la supposant si mauvaise qu’elle est restée un signe néfaste. C’est peut-être pour cette raison que s’appelait Ahuizotl le huitième roi de la dynastie aztèque, tristement célèbre pour ses cruautés. Il se signala en particulier par l’inauguration du grand temple de Mexico, au cours de laquelle l’histoire dit qu’il fit sacrifier quelque cinquante mille victimes humaines. 2 Sortilège, mauvais augure, sorcellerie.

Atlateca (a & s). Nombre que se ha dado también en etnografía al azteca, considerándolo habitante de la antigua Atlatlán, que se supone estuvo en la Atlántida y fue punto de partida de la peregrinación inmemorial nahoa.

Nom qui a été donné, en ethnographie, aux Aztèques, habitants de l’ancienne Atlatlan, que l’on suppose être dans l’Atlantide et qui fut le point de départ de l’immémoriale pérégrination nahoa.

Axayacate (m). Mosca de los lagos de Méjico, de cuyos innumerables huevos, que pone en los juncos, se forman gruesas costras que los pescadores venden en el mercado de Méjico y pueblos de la Mesa Central, con el nombre de aguaucle y que es comestible.

Mouche (sic : il est dit plus haut que c’est un moustique, mais il s’agit sans doute ici d’une erreur typographique) des lacs du Mexique, dont les œufs innombrables, qu’elle dépose dans les joncs, forment d’épaisses galettes comestibles, que les pêcheurs vendent sur le marché de Mexico et dans les villages du plateau central. (Les Aztèques pratiquaient avec les taches formées par ces agrégations d’œufs une forme de divination, considérant que les plaques répandues à la surface des eaux dessinaient le visage de la déesse des eaux, dont les interprètes pouvaient ainsi connaître l’état d’esprit et savoir si elle était satisfaite ou irritée.)

Cacahuasúchil (m). (del azt. cacahuatl, cacao, y xochitl, flor) Planta bombácea llamada también flor de cacao o rosa de cacao, porque los aborígenes echan sus flores a una bebida de cacao, para perfumarla. Llámase también garrocho (Quararibea funebris).

(Des mots aztèques cacao et fleur) Plante bombacée également appelée fleur de cacao ou rose de cacao car les indigènes mêlent ses fleurs au chocolat à boire pour le parfumer.

Cacalosúchil, Tizasúchil (m). (Plumeria rubra) Aztequismo con el cual se designa une planta de flor blanca, amarillenta o rosada, muy olorosa, y que entre los antiguos aztecas era signo de nobleza.

Aztéquisme par lequel on désigne une plante à la fleur blanche, jaune pâle ou rose, très odorante, et qui était parmi les Aztèques signe de noblesse.

Calpul (m). (del azt. calpulli, arrabal) En Guatemala, reunión, conciliábulo. 2 en Honduras, montículo que señala los antiguos pueblos indios. En Tabasco estos montículos se llaman cuyes o cuyos, plural de cuy, cuyo.

(Du mot aztèque faubourg) 1 Au Guatemala, réunion, conciliabule. 2 Au Honduras, monticule signalant les anciens villages indiens. À Tabasco, ces monticules se nommes cuyes ou cuyos. (Voir le mot Cu)

Canacuate, Canaguate (m). Nombre histórico de una serpiente sumamente gruesa y larga hasta de diez metros, que existía en Méjico.

Nom historique d’un énorme serpent pouvant atteindre dix mètres de long, qui vivait au Mexique. (Cette définition ne manquera pas d’intéresser les cryptozoologues à la recherche des « bêtes ignorées ».)

Cazahuate (m). (de cuauhitl, árbol, y zahuatl, sarna) (Ipomoea murucoides) Árbol de varias especies, con jugo lechoso acerca del cual hay la preocupación popular, donde lleva este nombre, que causa la imbecilidad, bastando para ello beber el agua de cualquier corriente a cuyas orillas crece el árbol. Se le considera venenoso para los ganados. En algunas partes de la país se le usa para curar mordidas ponzoñosas.

(Des mots arbre et gale) Arbre de plusieurs espèces, à la sève laiteuse, au sujet de laquelle il existe parmi le vulgaire – d’où son nom – la crainte qu’elle cause l’imbécilité : il suffirait pour cela de boire à un cours d’eau sur la rive duquel pousse cet arbre. On considère également qu’elle est toxique pour le bétail. Dans quelques parties du pays, on l’utilise pour guérir les morsures venimeuses.

Cegua, Cigua (f). (de cihuatl, mujer) Especie de llorona, de cuerpo femenino con cara de caballo, según la representa la imaginación popular. Darío cantó a la cegua en uno de sus poemas inmortales.

«La noche ya se aleja seguida de sus ceguas y cadejos.» (Ernesto Cardenal, Vuelos de victoria) [Cadejo se encuentra en Americanismos I.]

(Du mot femme) Sorte de fantôme qui aurait, selon la croyance populaire, un corps de femme et une tête de cheval. Ruben Darío a chanté la cegua dans un de ses poèmes immortels.

Cencuate, Zincuate (m). (Pityophis deppei) Culebra que los cronistas describen en formas distintas y acerca de la cual el vulgo cree que mama la leche de las mujeres que están criando, mientras éstas duermen.

Couleuvre que les chroniqueurs décrivent de diverses manières et dont le vulgaire croit qu’il suce le lait des femmes à la mamelle lorsqu’elles dorment.

Ciguatlanca (f). Nombre que se da hoy todavía, en algunos pueblos de indios, a la mujer que va a pedir en matrimonio a una muchacha. Era antigua costumbre azteca.

Nom que l’on donne aujourd’hui encore, dans certains villages d’indiens, à la femme qui va demander une jeune fille en mariage (pour le compte d’un homme). C’était une ancienne coutume aztèque.

Clamacascozote (m). (Del azt. tlamascaqui, sacerdote, y zotl, suciedad de sangre) Aztequismo, que designa el cabellos de ángel (Calliandra grandiflora), porque sus largos pistilos rojos y enmadejados semejan remotamente la cabellera sucia de sangre de los antiguos sacerdotes aztecas.

(Des mots prêtre et taches de sang) Aztéquisme par lequel on désigne la plante « cheveux d’ange », parce que ses grands pistils rouges et embrouillés ressemblent peu ou prou à la chevelure couverte de sang des anciens prêtres aztèques.

Coapali, Cueipali (m). Nombre con el cual los naturales de ciertas regiones de Méjico, como la Teotihuacán, llaman en sus brujerías al gemelo nacido en segundo lugar, a quien suponen facultades para hacer mal con la mirada.

Nom que les habitants de certaines régions du Mexique, telles que Teotihuacan, donnent dans leur magie au jumeau né second, qu’ils croient posséder le mauvais œil.

Coatepantli* (m). Muro de serpientes (motivo arquitectónico).

Mur de serpents (motif architectural des monuments aztèques).

Cocoliscle, Cocoliste (m). En Méjico, cualquier enfermedad epidémica. Poco usado. 2 Por extensión, llegó a decirse del tifo, la epidemia que antes más azotaba a la capital principalmente y que hoy casi ha desaparecido.

1 Au Mexique, toute maladie épidémique. Peu usité dans ce sens. 2 Par extension, désigne le typhus, épidémie dont souffrait le plus le pays, notamment la capitale, et qui a aujourd’hui presque complètement disparu. (Voir Cintlatlahua)

Cocoscapacle (m). Nombre vulgar de una yerba que los aztecas usaban en el tratamiento de la sífilis, que era para ellos la enfermedad por excelencia.

Nom vulgaire d’une herbe que les Aztèques utilisaient pour traiter la syphilis, qui était chez eux la maladie par excellence.

Cochizpacle (m). Planta leguminosa, medicinal, que los aztecas usaban aplicándola a la nariz, a manera de anestésico o estupefaciente.

Plante légumineuse médicinale dont les Aztèques se servaient, par voie nasale, comme anesthésique ou stupéfiant.

Cochizquelite (m). (de cochiz, que duerme, quilitl, quelite) (Erythryna leptorrhyza) Planta leguminosa del especie del zompancle. Aplicando el jugo a la boca de los niños, se dice que les viene sueño, propiedad que le ha dado su nombre.

(Des mots dormir et légume) Plante légumineuse de la même espèce que le zompancle (autre aztéquisme), dont le suc, dit-on, fait dormir les enfants à qui l’on en donne, d’où le nom de cette plante.

Copal (m). (del azt. copali, resina) Resina producida por varios árboles (tal como el chilacuate o sea capulín, Styrax argenteus) que los antiguos mejicanos usaban para como incensio en sus templos.

«La claridad de la noche goteaba copal entre las cañas del rancho.» (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

Résine produite par divers arbres et que les anciens Mexicains utilisaient comme encens dans leurs temples. (Voir aussi Teocote)

Cu (m). Adoratorio de los antiguos aztecas, generalmente en forma de montículo; quedan restos de muchos de ellos en diversas partes del país. (Ku es voz maya aztequizada. Los primitivos kues mayas fueron sitios destinados al culto, túmulos en forma piramidal, levantados sobre las tumbas de los muertos y en cuyas cimas establecían los adoratorios; de aquí vino que a los templos aztecas llamaran cues los españoles.)

«¡La entrada en la gran calzada! La laguna llena de palacios con terrazas y las torres y los grandes cúes blancos reflejados en el agua … Y arriba del cu Huichilobos con los ojos hechos de espejos, cubierto de pedrerías y ojo y aljófar y sangre, y todo el piso y las paredes bañadas de sangre.» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso)

Lieu de culte des anciens Aztèques, généralement en forme de monticule ; il en existe de nombreux restes dans plusieurs parties du pays. Ku est un mot maya « aztéquisé ». Les « kues » mayas originels étaient destinés au culte, c’étaient des tumulus de forme pyramidale dressés sur la tombe des morts et au sommet desquels étaient établis des oratoires ; c’est pourquoi les Espagnols appelèrent « cues » les temples aztèques.

Cuascoto (m). (de cuate, gemelo, y cotoctic, defectuoso) En Costa Rica, hijo que nace después de un par de gemelos.

(Des mots jumeau et défectueux) Au Costa Rica, enfant né après une paire de jumeaux. (Le terme est à mettre en relation avec Coapali. Du reste, l’étymologie ne semble pas tout à fait correspondre à l’usage qui est ici donné de ce terme.)

Cueyamole (m). Cierto platillo típico de algunos lugares del interior, que consiste en un guiso especial de ranas, para paladares también especiales.

Plat typique de quelques lieux de l’intérieur du pays, qui consiste en un ragout spécial de grenouilles, pour des palais également spéciaux. (À l’attention toute particulière des Français, grands mangeurs de grenouilles.)

Chichicuilote (m). Avecilla zancuda de Méjico. Son grandes cazadoras de moscas estas avecillas, por lo cual las indias las cogen vivas y las venden en gran número, principalmente voceadas en las calles de Méjico, al precio de cinco o diez centavos; pero sólo tienen tres o cinco días de vida en cautividad, sin que se sepa a punto fijo por qué mueren. Chichicuilotera (f). La mujer que vende chichicuilotes.

Petit oiseau échassier du Mexique. Ces oiseaux sont de grands chasseurs de mouches, raison pour laquelle les indiennes les capturent vivants et les vendent en grand nombre, principalement à la criée dans les rues de Mexico, au prix de cinq ou dix centimes de peso ; mais ils ne vivent que de trois à cinq jours en captivité, sans que l’on sache au juste la raison pour laquelle ils meurent. (Certains oiseaux ne supportent pas d’être mis en cage et n’y survivent pas. C’est le cas du fameux quetzal, dont il est question plus loin, et dont Santamaría rapporte lui-même ce trait caractéristique.) Chichicuilotera : Vendeuse (indienne) de chichicuilotes.

Chichilama (f). En la tradición de ciertos indígenas, perra vieja que existe en el limbo, sitio donde van a parar los niños que mueren sin bautizo; el que mama de ella se va al infierno.

Selon la tradicion de certains indiens, Chichilama est une vieille chienne vivant dans les limbes, où demeurent les enfants morts sans baptême ; s’ils tètent à sa mamelle, ils vont en enfer.

Chilocuil (m). (Bombix agavis) Gusano colorado de maguey, menos apetecido que el blanco o meocuil por las gentes que lo comen. Llámase también tecol.

Ver rouge du maguey, moins savoureux, selon les gens qui en mangent, que le ver blanc ou meocuil.

Chinampa (f). Terreno de poca extensión en las lagunas próximas a la ciudad de Méjico, donde se cultivan flores y verduras. Antiguamente estos huertos eran flotantes.

«La tarde con sus mágicos pinceles,/ derrochando tesoros imperiales,/ enjoya de amatistas los canales/ y alumbra las chinampas de claveles.» (Francisco Villaespesa, Tierra de encanto y maravilla: Tardes de Xochimilco XIII)

«Méjico es la ciudad de los cantares, Huerto rico de frutas y flores; Y en medio de la guerra y sus hazares, Y en medio de la peste y sus horrores, Se mece en sus chinampas seculares, Cantando ante su tumba sus amores En un cantar que abarca estos estremos: ‘Cantemos hoy; mañana moriremos.’» (José Zorrilla, El drama del alma, libro primero, LXXV)

Terrain de peu d’étendue des lagunes voisines de Mexico, où sont cultivées des fleurs et des légumes. Ces jardins étaient jadis flottants (les jardins flottants des Aztèques).

Chintlatlahua (f). Viuda negra, araña venenosa de Méjico cuya picadura produce a veces la muerte; muy usada, desde tiempo inmemorial, por los indígenas para curar el tifo, enfermedad epidémica del país que hoy casi ha desaparecido. Llámase tambien chinclagüilla, araña capulina.

Veuve noire, araignée venimeuse du Mexique dont la morsure peut être mortelle ; très employée par les indigènes, depuis des temps immémoriaux, pour guérir le typhus, maladie épidémique du pays qui a aujourd’hui presque complétement disparu.

Chípil (a&s). Dícese del niño enfermizo a cause de hallarse encinta la madre.

Se dit de l’enfant qui tombe malade du fait que sa mère est de nouveau enceinte.

Chipileza (f). La enfermedad que sufre el niño de teta a causa de la preñez de la madre.

Maladie de l’enfant encore à la tétée occasionnée par la gravidité de la mère.

Esapán* (m). (de esapan) Adoratorio de la sangre, lugar donde los sacerdotes practicaban el autosacrificio derramando su propia sangre.

Temple du sang, lieu où les prêtres aztèques pratiquaient l’auto-sacrifice en versant de leur propre sang.

Guacal (m). Caja a modo de jaula hecha de varas tejidas o de tablas delgadas, para trasportar a lomo, objetos quebradizos, o legumbres, frutas, animales, etc. Guacal del Corpus. Guacalito muy pequeño, con dulces, que venden en esta fiesta, para obsequiar a los niños y a las mujeres. Pedir el guacal. Pedir, los niños o los pobres, el día de Corpus, su guacalito de dulces, obsequio forzoso en esa fecha.

Boîte en forme de cage faite de baguettes tressées ou de minces planchettes pour transporter sur le dos des objets fragiles, ou bien des légumes, des fruits, des animaux, etc. Guacal du Corpus : Guacal de petite taille rempli de bonbons, vendu le jour de la Fête-Dieu pour offrir aux enfants et aux femmes. Demander le guacal : En parlant des enfants ou des pauvres, demander, le jour de la Fête-Dieu, son petit guacal de bonbons, cadeau obligé à cette date.

Guacolote (m) (de cuahuitl, árbo, y colotl, alacrán, por alusión a las espinas) (Caelsapinia crista) Bejuco leguminoso, muy espinoso, que produce unas almendras grises amarillentas, durísimas; muy usadas por los muchachos en sus juegos y por algunos aborígenes antillanos como amuleto o talismán.

(Des mots arbre et scorpion) Rotin très épineux – d’où son nom – qui produit des amandes gris jaune très dures, utilisées par les enfants dans leurs jeux et par quelques indiens des Antilles comme amulette ou talisman.

Güegüenches (m. pl). Nombre dado a los indios viejos que dirigen las danzas en los templos católicos, en las fiestas y romerías de pueblos y ranchos.

Nom donné aux vieux indiens qui dirigent les danses dans les églises catholiques durant les fêtes religieuses villageoises.

Güisilisio (m). En el centro y norte del país, pájaro que anuncia el aguanieve (la que cae de las nubes mezclada con nieve) con su canto.

Dans le centre et le nord du pays, oiseau dont le chant annonce la neige.

Huehuenche (m). Personaje tradicional entre los indios de origen azteca, disfrazado con máscara y traje, que representa algún animal y que canta y baila la danza, haciendo restallar un látigo. Pueden verse aun hoy todavía estos bailes indígenas en pueblos del interior, en los aleros de la propia capital.

Personnage traditionnel parmi les indiens d’origine aztèque, portant masque et costume, représentant un animal, et qui chante et danse en faisant claquer un fouet.  De nos jours encore, on peut voir ces danses indigènes dans les villages de l’intérieur, aux environs mêmes de la capitale.

Huitzilera (f). Nombre que se da a la hormiga de miel, que muchas gentes comen hasta con voracidad, pour la substancia melosa que contiene en el abdomen.

Nom de la fourmi à miel, que beaucoup de gens mangent, et même avec voracité, en raison de la substance melliflue contenue dans son abdomen.

Jilosúchil (m). (Bombax mexicanum) Hermosa bombácea del centro y sur, llamada también pongolote. Los aztecas usaron mucho de la cáscara del palo en preparaciones medicinales contra úlceras, dolor de dientes y para endurecer las encías. Se dice también que est buen diurético. 2 Flor de esta planta, de hermosa corola de pétalos rosados y estambres purpurinos, con olor peculiar. Muy usada para perfumar les iglesias.

Belle plante bombacée du centre et du sud du pays. Les Aztèques employaient beaucoup l’écorce de son bois en préparations médicinales contre les ulcères, les douleurs de dents et pour renforcer les gencives. On dit aussi que c’est un bon diurétique. 2 Fleur de cette plante, ayant une belle corolle rose et des étamines pourpres, à l’odeur particulière. Très employée pour parfumer les églises.

Jiquilite (m). La yerba del añil, de que las mujeres aztecas se servían para teñirse el cabello.

L’herbe de l’indigo, dont les femmes aztèques se servaient pour teindre leurs cheveux.

Masacoate (m). Especie de boa cuya carne, tenida por gran afrodisíaco, los aztecas tomaban con fruición, para lo cual las criaban domésticas.

Espèce de boa dont la chair, considérée comme un puissant aphrodisiaque, était si appréciée des Aztèques qu’ils pratiquaient l’élevage de ce serpent.

Mecasúchil (m). (Piper amalago) Planta cuyo fruto los aztecas empleaban para perfumar el chocolate, como hoy emplean en Tabasco los pétalos de la flor del yoloxóchil o primavera.

Plante dont les Aztèques utilisaient le fruit pour parfumer le chocolat, de la même manière qu’on emploie aujourd’hui les pétales de la fleur du yoloxochil (autre aztéquisme) dans la province de Tabasco. (Voir aussi Cacahuasúchil)

Meocuil (m). Oruga que se cría en las pencas del maguey, y que, para los indios, es manjar delicioso. Llámase también gusano de maguey.

Chenille vivant sur les feuilles du maguey et qui est pour les indiens un mets délicieux. On l’appelle aussi ver de maguey.

Mesiote (m). La epidermis del maguey, usada como papel entre los aztecas, mediante cierta preparación. Usada hoy comúnmente para envolver en ella los gusanos de maguey, que en los mercados así se venden.

Épicarpe du maguey, utilisé comme papier par les Aztèques moyennant certaine préparation. Il est communément utilisé de nos jours pour envelopper les vers de maguey (meocuil) vendus comme nourriture sur les marchés.

Nagual, Nahual (m). Animal simbólico que representa el espíritu protector de una persona. 2 Brujo, hechicero que cambia de forma por encantamiento.

«Tras nahuales y brujas, el coyote aúlla feroz y lugubre corea tan monstruoso concierto el tecolote» (Manuel José Othón, en su soneto El poeta)

Animal symbolique représentant l’esprit protecteur d’une personne. 2 Sorcier, magicien pouvant changer de forme par enchantement.

Naguatatlo, Nahuatato (s). En tiempo de la conquista se llamó así el indio que, sabiendo azteca, hablaba también el castellano, y servía de intérprete.

Au temps de la Conquête, on appelait ainsi l’indien parlant l’aztèque qui connaissait aussi le castillan et servait d’interprète.

Ololiuque (m). (Ipomoea sidaefolia) Nombre que dan en Méjico a une planta cuya semilla continen un narcótico que emborracha y enloquece, produciendo efectos semejantes a los del peyote.

Nom donné au Mexique à une plante dont la graine contient un narcotique enivrant et provoquant le délire, à la manière du peyotl.

Omicauisli* (m). (omikauistli) Hueso musical, cráneo de percusión.

Os musical, crâne à percussion (chez les Aztèques).

Opacle (m). Yerba silvestre que se pone al pulque para estimular la fermentación y dar más fuerza a la bebida.

Herbe sylvestre que l’on ajoute au pulque pour en stimuler la fermentation et rendre la boisson plus forte.

Oquispacle (m). Planta medicinal que los aztecas usaban para estimular la ejaculación del semen y aun para facilitar el flujo femenino.

Plante médicinale qu’employaient les Aztèques pour stimuler l’éjaculation masculine ainsi que pour faciliter le flux féminin.

Papahua (m). Sacerdote de los antiguos aztecas, que llevaba el pelo enmarañado y largo.

Prêtre des anciens Aztèques, qui portait les cheveux longs et emmêlés (comme cela ressort de son nom même, qui comporte le mot désignant une chevelure emmêlée).

Papaquis (m). (del azt. papaquiliztli, gozo) En Jalisco, Zacatecas y otras partes del interior, juegos o diversiones del carnaval, en que principalmente se quiebran cascarones compuestos, pintados y con agasajos.

Dans les provinces de Jalisco, Zacatecas et autres parties de l’intérieur, divertissement de carnaval qui consiste principalement à se casser les uns sur les autres des œufs vidés de leur matière, peints et remplis de confettis.

Peyote (m). (peyotl) Planta cactácea en forma de corazón con propiedades alucinógenas y que se usa para hablar con los dioses (Aulex).

Plante cactacée en forme de cœur possédant des propriétés hallucinogènes et qui servait à communiquer avec les dieux.

Pilguanejo, a (s). (de pilhuan, pl. de pilli, hijo, y la des. desp. ejo) Históricamente, criado que estaba al servicio de clérigos o beatas. Data de la época colonial. 2 En lo antiguo, crianza de un convento, hijo adoptado por la corporación religiosa.

1 Historiquement, domestique au service de religieux ou de nonnes, à l’époque coloniale. 2 Anciennement, enfant d’un monastère, adopté par la congrégation.

Pipil (m). Lengua de los indios pipiles, que no es sino mejicano o azteca corrompido, de donde les vino el nombre, porque lo hablaban como niños.

«Toltecas que no pronunciamos la «tl», Ometepetl convertido en Ometepe, los llamados Pipiles («niños»), los que hablamos como niños, como el niño chiquito náhuatl que no puede decir todavía «Tlalnepantla», «tlapalería», o los de habla incorrecta, según los Académicos de la Lengua pre-cortesianos. » (Ernesto Cardenal, Los ovnis de oro: poema Quetzalcóatl)

«El Gran Sacerdote popil vestía una ropa larga y azul con una mitra de muchos colores y un báculo de Obispo.» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso) [«Popil» parece ser una errata de imprenta, por «pipil».]

Langue des indiens pipiles, qui n’est autre qu’une forme corrompue de l’aztèque, d’où leur vient leur nom, parce qu’ils parlaient l’aztèque comme des enfants.

Pípila (f). La hembra del guajolote. 2 fig. Mujer pública.

1 Femelle du guajolote (autre aztéquisme : paon). 2 fig. Femme publique.

Quechol, Tlauquechol (m). (Platalea ajaja) Preciosa ave palmípeda, tantalídea, de hermoso color rosáceo, a veces encendido. Entre los aztecas era símbolo de los amantes, del matrimonio.

Magnifique oiseau palmipède d’une belle couleur rose, parfois rouge (appelé en français spatule rosée). C’était, chez les Aztèques, le symbole des amants, du mariage.

Quesaliste (m). Obsidiana mejicana a la cual los indios atribuyen ciertas propiedades curativas en las enfermedades renales.

Obsidienne du Mexique à laquelle les indiens attribuent des propriétés curatives contre les maladies rénales.

Quesalsoquiya (f). Cierta especie de esmeralda mejicana, de usos medicinales.

Une certaine espèce d’émeraude du Mexique, ayant un usage médicinal.

Quetzal (m). Fue ave sagrada entre los antiguos mejicanos, que daban a sus plumas el mismo valor de la esmeralda y que constituían el mejor tributo, como adorno del manto de los emperadores aztecas ; fue también ave mitológica como símbolo de la belleza en los dioses, y aun hoy sus plumas se usan a guisa de talismán y se atribuyen propiedades curativas secretas a su corazón.

«En la selva donde parece que nunca ha entrado el hombre,/ dondo sólo penetran el tapir y el pizote-solo/ y el quetzal todavía vestido como un maya:/ allí hay una metrópolis.» (Ernesto Cardenal, Homenaje a los indios americanos)

Le quetzal était un oiseau sacré pour les anciens Mexicains, qui donnaient à ses plumes la même valeur qu’à l’émeraude ; elles constituaient le tribut suprême, en tant qu’ornement du manteau des empereurs aztèques. C’était également un oiseau mythologique, symbole de la beauté des dieux, et aujourd’hui encore ses plumes servent de talisman, et l’on attribue à son cœur des vertus curatives secrètes.

Quinames, Quinametzin (m. pl). Primitivos pobladores de Méjico, a los cuales se les ha llegado a considerar como legendarios en la etnografía y que tenían talla de gigantes. Ocuparon las riberas del Atoyac, en Puebla, principalmente.

Premiers habitants du Mexique, que l’ethnographie considère aujourd’hui comme légendaires, et qui avaient une taille de géants. Ils vivaient principalement sur les rives de l’Atoyac, dans la province de Puebla.

Tacalnagual (m). Cierto personaje brujo o hechichero, de la antigua gentilidad azteca, de que hablan los cronistas de la conquista.

Sorcier ou magicien des antiques superstitions aztèques, dont parlent les chroniqueurs de la Conquête.

Tacualispacle (m). (del azt. tlacuanhtiliztli, la erección del pene; patli, medicina) Planta que empleaban los aztecas como eficaz y activísimo afrodisíaco, para provocar el coito inmediato. Dícese también clacuatilispacle y clacualispacle.

(Des mots érection du pénis et médecine) Plante qu’employaient les Aztèques comme puissant aphrodisiaque, pour provoquer le coït immédiat.

Tapalcúa (f). Nombre que dan en Guatemala a una especie de culebra que dicen que tiene dos cabezas, y de la cual cuenta otras fantasías el cronista Fuentes y Guzmán.

Nom que l’on donne au Guatemala à une espèce de couleuvre qui aurait deux têtes et au sujet de laquelle le chroniqueur Fuentes y Guzman rapporte d’autres fables.

Tecihuero, a (m). Cierto individuo a quien entre los indios le suponen habilidad en prácticas mágicas para atraer o alejar las nubes de granizo, con lo cual hacen brujerías.

Individu auquel les indiens attribuent le pouvoir magique d’attirer ou d’éloigner les nuages de grêle.

Tecolio (m). Bebida embriagante que hacen en Tehuacán (Puebla), echándole al pulque gusanos de maguey, tostados y pulverizados.

Boisson enivrante qui se prépare à Tehuacan (Puebla) en ajoutant au pulque des vers de maguey grillés et pilés.

Tecotín (m). Palabra usada por los aztecas para expresar une danza sagrada que hacían en sus templos.

Danse sacrée pratiquée par les Aztèques dans leurs temples.

Techichi, Tlalchichi (m). (de tetl, piedra, y chichi, perro) Nombre que se daba en Méjico al perro mudo (Canis americanus), especie indígena que encontraron los españoles en las Antillas y en la América continental, como animal doméstico muy estimado; comestible apetecido entre los aztecas. Después de la conquista, los españoles hicieron tal consumo de la carne de este animal, que casi se extinguió; rarísimamente se ven algunos ejemplares en Méjico. 2 Elemento escultórico architectónico con forma de perro chihuahueño, que era colocado en las esquinas de los templos toltecas (Aulex). Chihuahua (m). Perro mudo, perro pelón o perro chihuahueño o de Chihuahua, variedad pequeña del Canis americanus.

1 Nom donné au chien muet, espèce indigène de chien domestique, très estimée des indigènes, que les Espagnols trouvèrent dans les Antilles et sur le continent américain ; c’était une nourriture appréciée des Aztèques. Les Espagnols, après la Conquête, firent une telle consommation de la chair de cet animal qu’il a presque complètement disparu ; il est devenu très rare au Mexique. 2 Élément de sculpture architecturale en forme de chien, qui figure sur la façade des temples toltèques. Chihuahua : Chien muet, chien nu, chien de Chihuahua, variété de petite taille du Canis americanus. (Il semble que ce chien ait été, depuis les années quarante, sauvé du risque d’extinction, car c’est devenu une espèce appréciée et répandue.)

Temascal (m). Baño de los antiguos indios, en piezas cerradas y a vapor, que todavía se usa en muchas haciendas de campo.

Bains à vapeur des anciens indiens, en pierre et fermés, encore en usage dans de nombreuses haciendas de la campagne.

Tempilole (m). Piedrecilla que usaban como adorno los aztecas, colgada del labio inferior.

Petite pierre d’ornement, chez les Aztèques, qui pendait de la lèvre inférieure.

Tentel (m). Adorno de piedra preciosa o de obsidiana que los aztecas usaban debajo del labio inferior, horizontalmente, y al efecto se lo agujereaban. El tentel de los reyes era une esmeralda.

Ornement de pierre précieuse ou d’obsidienne que les Aztèques portaient à l’horizontal sous la lèvre inférieure et qui nécessitait de percer la peau. Le tentel des rois était une émeraude.

Teocali, Teucali (m). Templo de los antiguos mejicanos. La palabra se ha corrompido en teucali, forma que sólo la Academia ha acogido, pero que nadie usa.

Temple des anciens Mexicains. Le mot se trouve corrompu dans la forme teucali, que l’Académie espagnole est la seule à reconnaître et que personne n’utilise. (Un exemple parmi d’autres des reproches à l’Académie espagnole dont j’ai parlé en introduction.)

Teocomite, Tepenexcomite (m). La biznaga, que se conserva tradicionalmente en los ritos aztecas porque la espina de esta planta servía para sangrar en los sacrificios humanos.

Le cactus, important dans les rites aztèques, parce que ses épines servaient à saigner les corps lors des sacrifices.

Teocote (m). (teotl, dios, y ocotl, ocote, pino) Planta conífera, de raíz olorosa, que los aztecas quemaban como incensio; pero estando reservado su uso a la nobleza y para las ceremonias del culto religioso, de donde su nombre.

(Des mots dieu et pin) Plante conifère à la racine odorante que les Aztèques brûlaient comme encens ; son usage était réservé à la noblesse et pour les cérémonies du culte religieux, d’où son nom.

Teomel (m). (de teotl, dios, y metl, maguey) Las gentes del oficio, en la explotación del pulque, llaman así al maguey que da pulque fino, como el de los llanos de Apam.

(Des mots dieu et maguey) Les gens du métier, dans l’exploitation du pulque, appellent ainsi (maguey des dieux) le maguey qui produit un pulque particulièrement excellent, comme celui des plaines d’Apam.

Teopacle (m). (teotl, dios, patli, medicina) Unto sagrado que usaban los sacerdotes de los antiguos ritos aztecas, para embadurnarse el cuerpo, creyéndose así preservados de todo peligro exterior. Era una repugnante preparación, según Clavijero, de insectos venenosos reducidos a cenizas, hollín, diversas yerbas y aun ciertos asquesoros bichos vivos; todo machacado y revuelto.

(Des mots dieu et médecine) Onguent sacré des prêtres aztèques dont ils s’enduisaient le corps, se croyant ainsi prémunis contre tout danger extérieur. C’était, selon Clavijero, une répugnante préparation d’insectes venimeux réduits en cendre, de suie, d’herbes diverses, ainsi que de bestioles vivantes, le tout mélangé et pilé.

Teotl (m). En el antiguo imperio mejicano, el espirito supremo.

Dans l’ancien empire mexicain, l’esprit suprême. (La similitude pour ainsi dire parfaite avec le grec théos a été remarquée et a donné lieu à diverses spéculations.)

Tequio (m). (de tequitl, trabajo) Gravamen, tarea, faena, tributo, carga corporal que pesaba sobre los indios mejicanos, esclavizados por los españoles, y en favor de estos mismos. 2 En la región del sureste de Méjico, hasta antes de la revolución constitucionalista de 1913, servicio obligatorio que la mujer del peón de campo prestaba en las haciendas, en cuenta de la deuda del marido y por misérrimo salario.

1 Travail, tribut, charge corporelle qui pesait sur les indiens mexicains réduits en esclavage par les Espagnols pour le service de ces derniers. 2 Dans la région du sud-est du Mexique, jusqu’à la révolution constitutionnaliste de 1913, service obligatoire que rendait dans les haciendas la femme du péon en raison de la dette de son époux, pour un salaire infime.

Tetlacihue (m). Voz azteca con la cual se designa el hechicero, el brujo. Tlahuepoche (f). Bruja o hechicera.

Mot aztèque désignant un sorcier ou magicien. Tlahuepoche : sorcière ou magicienne.

Tlacamichi (m). (tlacatl, hombre, y michin, pescado) Cierto pescadillo de algunos lagos que tiene arriba de cada ojo una especie de piedra trasparente, y que en la cosmografía nahoa representa al hombre, que no pereció en el diluvio, sino que se trasformó en pez.

Petit poisson de quelques lacs qui possède au-dessus de chaque œil une sorte de pierre transparente, et qui, dans la cosmographie nahoa, représente l’homme, lequel n’a pas disparu pendant le déluge mais s’est transformé en poisson.

Tlacuilo (m). Nombre en las crónicas y relaciones antiguas mejicanas que se da a los individuos que entre los aztecas tenían por oficio hacer la escritura jeroglífica.

Nom donné, dans les anciennes chroniques et histoires mexicaines, aux individus qui, chez les Aztèques, pratiquaient l’écriture hiéroglyphique.

Tlalconete, Tlaconete (m). Cierto animalejo asqueroso y repugnante, especie de babosa, que vive en los lugares húmedos. Corre la conseja de que se introduce en la vagina de las mujeres y sólo puede extraérsele por coito ; de suerte que es temible para las vírgenes.

Certain animal d’aspect répugnant, espèce de limace vivant dans les lieux humides. On raconte qu’elle s’introduit dans le vagin des femmes, dont seul un coït peut l’extraire ; de sorte qu’elle est particulièrement redoutable aux vierges.

Tlaltel (m). Nombre que se da en Méjico a las isletas que se forman en los lagos interiores ; que abundaron principalmente en tiempos pasados en el lago de Texcoco, y algunas de las cuales apenas sobresalían unos cuantos centimetros fuera de la superficie de las aguas.

Nom donné au Mexique aux îlots qui se forment dans les lacs intérieurs, et qui abondaient particulièrement, aux temps passés, sur le lac de Texcoco (où fut édifiée la capitale Tenochtitlan). Certains de ces îlots ne dépassaient la surface des eaux que de quelques centimètres.

Tlamanacali* (m). Templo, construcción prehispánica donde se hicieron sacrificios humanos y se colocaban las ofrendas.

Temple, édifice préhispanique où avaient lieu les sacrifices humains et où étaient placées les offrandes. (Icpac Tlamanacali : la Grande Pyramide de Mexico).

Tlatel (m). Nombre usado por los historiadores antiguos de Méjico, para expresar un altozano; construcción cónica indígena y especialmente los túmulos, en arqueología.

Nom employé par les anciens historiens pour désigner un tertre ; édifice indigène de forme conique, et en particulier tumulus, en archéologie. (Voir aussi les mots Calpul et Cu)

Xaxtle (m). El sedimento que déjà el pulque en la vasija. Chicastle (m). Residuo del maís de que se hace el atole, o asientos, heces de esta bebida.

Dépôt laissé par le pulque dans la jarre. Le terme a la même étymologie que Chicastle : résidus du maïs utilisé pour faire l’atole (autre aztéquisme : boisson à base de maïs), ou bien lie de cette boisson.

Xoxalero (m). (Hibridismo con la des. esp. ero, era) Nombre que se da vulgarmente, sobre todo entre las clases indígenas, a cierto brujo o hechicero que hace mal con la vista.

Nom donné communément, surtout parmi les populations indigènes, a un certain sorcier ou magicien doué du mauvais œil.

Xumil, Jumil (m). Voz azteca con que se designa un insecto muy usado por los indígenas en su alimentación en ciertas regiones del interior. Huele a chinche; lo venden en los mercados, preparado con sal y limón, y asado en comal. Produce un buen aceite – aceite de xumiles –, empleado en la medicina vernácula para curar la tisis. Como alimento, este insecto provoca los deseos venéreos.

Mot aztèque par lequel on désigne un insecte très apprécié comme nourriture par les indigènes dans certaines régions de l’intérieur. Il a l’odeur de la punaise ; on le vend sur les marchés, préparé avec du sel et du citron, cuit sur le comal (autre aztéquisme : pierre pour préparer les tortillas). Il produit une huile employée en médecine vernaculaire pour guérir la phtisie. En tant qu’aliment, cet insecte provoque le désir charnel.

Zompantli, Tzompantli (m). Sitio especial que había en los templos aztecas en que se colocaban en filas los cráneos de las víctimas. Altar de cráneos (Aulex).

«Piedra de las cronologías … Los meses enflorados y agoreros en ella ensartan lunas de pálido tecali así como los cráneos hueros en el zompantli del teocali.» (Juan José Tablada, en su poema El ídolo en el atrio)

Site particulier des temples aztèques où l’on alignait les crânes des victimes. Autel de crânes.