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Americanismos : Compléments via le Dictionnaire de l’Association des Académies de la langue espagnole

L’Association internationale des Académies de la langue espagnole (Asociaciόn de Academias de la Lengua Española, ASALE) a mis en ligne, en 2013, son dictionnaire d’américanismes.

https://www.asale.org/damer/

Nous en profitons pour compléter notre glossaire. Le dictionnaire de l’ASALE ne connaît pas toutes les entrées du dictionnaire de Francisco J. Santamaría (3 vol., 1942) dont nous nous sommes servis, et avec ses descriptions dans l’ensemble sommaires il est relativement dépourvu de bien des éléments qui rendent le Santamaría particulièrement intéressant aux plans ethnographique et culturel. Pour un nom d’animal, par exemple, le dictionnaire de l’ASALE fournira le nom scientifique de manière mieux établie ainsi qu’une description anatomique en deux lignes, tandis que Santamaría apporte assez souvent des éléments relatifs à l’éthologie de l’animal, voire à ses interactions avec les hommes, ce qui constitue une lecture extrêmement intéressante du point de vue des milieux, en particulier du milieu humain, caractéristiques des différentes régions d’Amérique latine. De ce point de vue, le dictionnaire de Santamaría est une véritable encyclopédie et il ne nous paraît pas que ce travail remarquable, malgré quelques erreurs et insuffisances ponctuelles, ait été surpassé à ce jour. Il est vrai que, le milieu humain s’étant de plus en plus détaché de tout rapport direct avec la nature en raison de l’urbanisation croissante des sociétés, bien des éléments apportés par Santamaría ne sont tout simplement plus des objets d’expérience vécue pour une grande partie des populations d’aujourd’hui.

On peut relever à cet égard que, parmi les américanismes de notre glossaire sur ce site complétés dans le présent billet avec l’apport du dictionnaire de l’ASALE, ce dernier précise, le cas échéant, qu’un terme est d’emploi « rural » (par l’abrégé rur.). Nous contestons cette approche et n’avons pas reproduit cette mention dans les définitions ci-dessous. D’une part, il nous paraît que la définition est le plus souvent suffisante en elle-même pour que le lecteur comprenne que les milieux urbains ont peu de rapport avec la réalité en question. Il est néanmoins évident que les gens des villes peuvent aussi décrire les campagnes environnantes et donc se servir des mêmes termes, tout comme les gens de la campagne peuvent parler du métro alors qu’il n’y en a pas à la campagne. En Amérique latine, celles des populations amérindiennes qui ont préservé leurs particularismes tant culturels qu’ethniques continuent en majorité de vivre à l’écart des villes (parfois dans des conditions ayant à peine évolué depuis les temps de la Conquête espagnole, car telle est leur philosophie), et il est donc certain que les américanismes, qui sont souvent des mots tirés des langues indigènes, abondent dans ces zones, où l’usage des langues indigènes s’est maintenu plus vigoureusement. D’autre part, l’étiquette « rural » accolé à un lexème a quelque chose de troublant ; ce genre d’étiquettes, dans les dictionnaires, indique en général un domaine spécialisé (médecine, métallurgie…), mais il n’existe pas une spécialisation qui serait la ruralité par rapport à un domaine général qui serait le mode de vie urbain. Cela n’a guère de sens et prête par conséquent le flanc à la critique, relativement à une forme de distanciation, marquée en même temps que voilée. De ce point de vue, les formules qu’on trouve parfois dans le Santamaría, telles que « le vulgaire », ne sont pas aussi choquantes, en raison de l’intérêt dont l’encyclopédiste témoigne pour des réalités qu’il décrit souvent, nous l’avons dit, avec une admirable minutie.

Il n’empêche que le dictionnaire de l’ASALE permet dans certains cas quelques compléments utiles aux définitions de notre glossaire. Sur certains termes relatifs aux mythologies amérindiennes, le Santamaría est parfois vague, ce qui tient sans doute au positivisme académique dont l’époque était fortement marquée (tout comme Larousse ne pouvait s’empêcher de témoigner son mépris pour les superstitions populaires qu’il décrivait pour son dictionnaire ; mais ce mépris positiviste est moins flagrant chez Santamaría que chez Larousse, parce que le Mexicain continuait de revendiquer en face de l’ancienne métropole, l’Espagne, une forme d’indépendance culturelle et que la mise en valeur des cultures indigènes se prêtait à cette revendication). Pour certains mots, l’ajout est une simple variante orthographique possible, ce qui reste pertinent dans la mesure où il y a des chances que cette variante soit plus conforme à l’usage actuel.

Nous classons ci-dessous les termes non par ordre alphabétique général mais dans l’ordre où ils ont paru dans les différents billets de blog qui constituent notre glossaire. Le lecteur est prié de se reporter aux pages correspondantes (en cliquant sur les liens) pour connaître la définition originale et la comparer avec l’apport fait ici à partir du dictionnaire de l’Association des Académies de la langue espagnole. Il convient de préciser que les aztéquismes ont dans un premier temps été distingués par une liste spécifique, mais qu’ils ont ensuite, à partir de Americanismos III, été fondus avec les autres (nous procéderons à une refonte rationalisée de la structure du glossaire en cas de publication papier). La dernière section, « Abya Yala Occulta », se rapporte au lexique relatif à « l’occulte », c’est-à-dire aux croyances surnaturelles, que nous avons tiré du glossaire général en y ajoutant des termes qui ne se trouvaient pas dans les entrées précédentes.

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Aztequismos I

Ahuizote. Agüizote. Mx. p.u. Persona que tiene poderes para hacer llover. Ho. p.u. Persona que adivina o predice el futuro. (Agüizote).

(Mexique ; peu usité) Personne possédant le pouvoir de faire pleuvoir. (Au Honduras ; peu usité) Personne capable de prédire l’avenir.

Cacalosúchil. Cacalichuche: Se utiliza en la medicina tradicional.

S’emploie en médecine traditionnelle. [En revanche, le dictionnaire de l’ASALE ne dit rien d’un usage culinaire de cette plante, contrairement au Santamaría.]

Calpul. Gu. En comunidades indígenas, persona importante por su autoridad o sabiduría.

(Au Guatemala) Dans les communautés indigènes, personne importante pour son autorité ou son savoir.

Cegua. En la tradición popular, figura legendaria que vaga en las noches por caminos solitarios y se presenta a los hombres como una hermosa mujer que, de repente, cambia su rostro por el de un caballo.

Dans les traditions populaires, figure légendaire qui marche la nuit sur des chemins isolés et se présente aux gens sous l’apparence d’une belle femme dont tout à coup la tête se change en celle d’un cheval. [Description plus précise que celle de Santamaría.]

Copal. Ho. Recipiente de barro, a modo de incensario, para quemar resina de copal.

(Au Honduras) Récipient de terre cuite servant d’encensoir pour brûler la résine de copal. [Par extension du sens original, donc.]

Chilocuil. Se consumen tostados, o machacados para hacer con ellos una salsa de tomate.

Ils se consomment [ces vers] frits ou bien réduits en poudre pour faire de la sauce tomate.

Chintlatlahua. Chintatlahua: Mx. metáf. Prostituta.

(Au Mexique ; sens figuré) Prostituée. [On rappelle que le sens premier est celui, entomologique, de veuve noire.]

Chípil. Mx. 1 Referido a un niño, que está molesto por hallarse embarazada la mujer que lo cría. 2 Referido a un niño, que siente malestar en los dientes. 3 adj. Referido a persona, melindrosa.

(Au Mexique) 1 Décrit l’enfant qui se trouve mal en raison du fait la femme que qui l’allaite est enceinte. [Cette définition précise celle de Santamaría, plus suggestive, que d’aucuns comprenaient sans doute telle quelle mais qui, pour ce qui nous concerne, a nécessité celle, dans le même Santamaría, de chipilanza, où il est question de la gravidité de la mère allaitante, qui est la cause des maux du nourrisson allaité.] 2 Décrit l’enfant qui a mal aux dents. 3 (Personne) sensible.

Jilosúchil. Chicocuchi.

Masacoate. Mazacuata.

Ololiuque. Ololiuqui, Ixtabentún, Xtabentún.

Papaquis. Papaqui: Mx. Música bulliciosa y alegre que suena en algunas celebraciones del carnaval.

(Au Mexique) Musique animée et joyeuse que l’on joue dans certaines célébrations de carnaval. [Plutôt que cette festivité, le carnaval lui-même, selon cette définition.]

Peyote. Mx. Bebida alucinógena elaborada de la cocción en agua de la raíz y el tallo secos del peyote. Ni. Pequeña cantidad de cocaína.

(Au Mexique) Boisson hallucinogène élaborée à partir de la décoction de la racine et de la tige séchées du peyotl dans l’eau. [Cette définition est sous-entendue dans le Santamaría.] (Au Nicaragua) Petite quantité de cocaïne. [Le nom du séculaire psychotrope sert ainsi à nommer une forme de drogue plus récente (et dépourvue du moindre usage rituel).]

Pilguanejo. ES, Ni. p.u. Niño harapiento.

(Au Nicaragua et El Salvador; peu usité) Enfant en guenilles.

Pipil. Ho, ES, Ni. Relativo a El Salvador.

(Au Honduras, El Salvador et Nicaragua) Relatif à El Salvador. [Le pays est donc désigné par le nom d’une ethnie amérindienne.]

Tapalcúa. Tapaculo: Gu. Lombriz que, según la creencia popular, se puede introducir en el ano de una persona cuando defeca.

Tapaculo [littéralement, « bouche-cul » du verbe boucher, fermer et du nom cul]. (Au Guatemala) Ver de terre qui, selon la croyance populaire, peut s’introduire dans l’anus d’une personne lorsque celle-ci défèque. [Deux observations. 1/ Ladite « croyance populaire » est, selon Santamaría, imputable au chroniqueur Fuentes y Guzmán (1643-1700), dont la chronique évoquait d’ailleurs non pas un ver mais un serpent. 2/ Le mot tapalcúa est censé être un aztéquisme et ne saurait donc dériver du tapaculo ou « bouche-cul » ici donné comme synonyme ; c’est bien plutôt ce dernier qui doit dériver de l’aztéquisme, en s’appuyant peut-être sur la sonorité proche d’un mot-valise espagnol conforme au sens concret de ladite croyance.] 

Temascal. Ec. Baño de vapor que se toma en un temascal, y que constituye cierta especie de rito.

(En Équateur) Bain de vapeur que l’on prend dans un temascal et qui constitue une espèce de rite.

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Americanismos I

Abora / Gozque. Co. Perro que es mezcla de razas. Calungo. Co. Referido a animal, especialmente a un cerdo o a un perro, flaco o desnutrido. Pa. Referido a animal, que no tiene pelo.

(En Colombie) Chien issu d’un mélange de races. Calungo. (En Colombie) Se dit d’un animal, en particulier un porc ou un chien, maigre, mal nourri. (Au Panama) Se dit d’un animal qui n’a pas de poils [alors, sans doute, qu’il devrait en avoir]. [Pour ces deux définitions, le sens original donné par Santamaría est complètement occulté ou bien oublié ; Santamaría fournit en quelque sorte l’étymologie de termes dont l’usage actuel ne retient plus qu’un dérivé plus ou moins lointain.]

Abosadura. Cu. Enfrentamiento de un gallo de pelea con otro sin dejar que se toquen, para excitarlos antes de la pelea.

(À Cuba) Moment d’un combat de coqs où l’on ne laisse pas les adversaires se toucher, afin de les exciter avant la lutte véritable. [Les deux définitions diffèrent.]

Achachilla est inconnu du dictionnaire de l’ASALE, qui a cependant : Achachila. En la cultura aimara, 1 hombre de edad avanzada que tiene autoridad por su experiencia 2 antepasado, progenie mítica del ser humano 3 deidad tutelar de las montañas o de una determinada región.

Dans la culture aymara, 1 homme d’âge avancé faisant autorité en raison de son expérience 2 ancêtre, ascendance mythique de l’humanité 3 déité tutélaire des montagnes ou d’une région déterminée.

Cadejo. Gu, Ho, ES, Ni, Pa. Animal mítico mesoamericano, con apariencia de perro lanudo y ojos como tizones, que arrastra una cadena y asusta a borrachos u hombres trasnochadores.

En Amérique centrale, animal mythique à l’apparence de chien laineux ayant les yeux comme des braises, qui traîne une chaîne et effraye les ivrognes ou les noctambules.

Callana. Ch. p.u. Mancha oscura en la zona del cóccix que tienen los descendientes de indígenas americanos al nacer y que al crecer desaparece. Pedurría. Ho. Mancha azulada o de color café que tienen la mayoría de los niños mestizos al nacer en la nalga, en la cintura o en la espalda, a la altura del riñón.

(Au Chili ; peu usité) Tache sombre dans la zone du coccyx que présentent les descendants d’indigènes américains à la naissance et qui disparaît avec la croissance. Pedurría. (Au Honduras) Tache bleuâtre ou couleur café que présentent la majorité des enfants métissés à la naissance, sur les fesses, l’aine ou le dos au niveau des reins. [Il s’agit en fait dans les deux cas de la même chose, comme nous l’avons montré dans le billet « Americanismos (Complément) », à savoir la tache mongolique, dont la fréquence varie grandement chez les ethnies noires (de 50 à 75 %) et surtout chez les ethnies jaunes amérindiennes (de 17 à 80 %), tandis qu’elle est fréquente chez les ethnies jaunes d’Asie. Nous n’avons en revanche pas trouvé dans la littérature scientifique de traces distinctives à cet égard pour les enfants issus de croisements ; certains métis doivent évidemment avoir hérité de la tache mongolique si un ou plusieurs de leurs ascendants l’avaient eux-mêmes.]

Camahueto. En la mitología chilote, especie de ternero con un cuerno en la frente.

Dans les légendes de l’île de Chiloé, espèce de veau ayant une corne sur le front. [Les deux définitions diffèrent, si elles se rapportent toutes les deux au même contexte culturel mapuche.]

Cipe. Ho, Ni. Referido a un niño, encanijado durante la lactancia por embarazo de la madre.

En parlant d’un enfant : devenu malingre au cours de l’allaitement à cause de la gravidité de la mère. [Aucune des définitions données par l’ASALE sous ce terme ne correspond à la nôtre. Cependant, la présente a le même sens exactement qu’un autre terme de notre glossaire, chípil (Aztequismos I), et en dérive sans doute (chípilcipe).]

Colocolo. Ch. gato del pajonal.

(Au Chili) Chat des pampas.

Chinchintor. Chinchintora: Gu, Ho, ES. Serpiente muy agresiva, similar al tamagás, que se mantiene en ramas y copas de los árboles. (Colubridae; Coluber jaculatrix). Gu, Ho. metáf. Persona muy enojada.

(Au Guatemala, Honduras et El Salvador) Serpent très agressif, similaire au tamagás, qui vit dans la cime des arbres. Au sens figuré (Guatemala et Honduras), personne très énervée. [Il ne s’agit donc pas du tout d’une espèce de serpent volant, dont nous avions déjà fait remarquer que ces espèces ne vivent qu’en Asie du Sud-Est. L’habitat arboricole du présent serpent peut toutefois laisser penser que l’animal se déplace d’arbre en arbre, en se laissant tomber ou glisser, et ce mouvement pourrait correspondre à ce que décrit Santamaría. Par ailleurs, il existe une croyance populaire selon laquelle le serpent en question possède dans le corps un bézoard magique, une pierre bleue qui conférerait des pouvoirs surnaturels.]

Chulpa / Tola. Ec. Montículo funerario de la época precolombina que señalaba el lugar donde se hallaban enterrados restos humanos y ciertos objetos, como adornos, utensilios domésticos diversos y armas.

(En Équateur) Tumulus funéraire de l’époque précolombienne qui indiquait le lieu où se trouvaient enterrés des restes humains ainsi que certains objets tels que des ornements, divers ustensiles domestiques et des armes.

Imbunche. En la tradición popular mapuche, brujo o ser maléfico, deforme y contrahecho, que lleva la cara vuelta hacia la espalda y anda sobre una pierna por tener la otra pegada a la nuca y que roba a los niños para convertirlos en imbunches.

Selon la tradition populaire mapuche, sorcier ou être maléfique, difforme et contrefait, dont la tête est tournée de façon qu’elle regarde dans le dos, qui marche sur une seule jambe, l’autre étant attachée à la nuque, et qui kidnappe les enfants afin de les transformer en créatures comme lui. [La jambe attachée au corps rappelle le vuta de notre glossaire (Americanismos I), une créature légendaire également d’origine mapuche. L’ASALE ne connaît pas le vuta et le Santamaría est quant à lui peu spécifique au sujet de l’imbunche ; il se pourrait que les deux soient une seule et même chose. Signalons que nous avons traduit « cara torcida » (torcido : tordu ou de travers) par « visage déformé » alors qu’il s’agit d’une allusion à la tête tournée à 180° (« cara vuelta hacia la espalda »), ce qui ne se laissait pas facilement deviner à partir de la définition sommaire de Santamaría, dont il n’est pas certain qu’il se faisait une image très exacte du monstre. La tête tournée à 180° rappelle quant à elle le trauco selon Santamaría : voyez ci-dessous.]

Mabuya. Maboya, Maboiá. PR. Fantasma nocturno que, según las creencias indígenas, buscaba a las mujeres para cohabitar con ellas, que se defendían con amuletos.

(À Puerto Rico) Fantôme nocturne qui, selon les croyances indigènes, recherchait les femmes pour avoir avec elles des rapports sexuels, et dont elles se défendaient avec des amulettes.

Madremonte. Co. Fantasma con figura de mujer que, según la creencia popular, habita los bosques y ejerce una influencia negativa sobre los fenómenos naturales.

(En Colombie) Fantôme ayant l’apparence d’une femme et qui, selon la croyance populaire, habite les forêts et exerce une influence négative sur les phénomènes naturels.

Maqueche. Rien sous cette forme, mais Maquech : Mx. Escarabajo sin alas que se lleva vivo sobre la ropa, atado con una cadena, como si fuera un broche o prendedor de adorno.

(Au Mexique) Scarabée sans ailes qui se porte vivant sur les vêtements, attaché avec une chaînette, comme si c’était une broche ou une barrette ornementale. [Les deux définitions diffèrent quelque peu : on a ici le fait, très singulier en soi, que l’insecte est porté vivant, tandis qu’on a chez Santamaría le fait qu’il s’agit non pas d’un ornement mais d’une amulette, ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que l’insecte ne pourrait pas servir vivant d’amulette, tandis qu’il pourrait, semble-t-il, tout aussi bien servir mort d’ornement. / On trouve sur internet la définition suivante, précisant la localisation géographique de cet usage ainsi que l’insecte : « Makech. Bijou d’insectes vivants du Yucatán, plus particulièrement une broche fabriquée à partir d’un coléoptère du genre Zopheridae, l’espèce Zopherus chilensis. »]

Maqueches de la Smithsonian Institution. Le scarabée est serti de pierres pour servir de bijou. La continuation de cet usage, en tant qu’il s’agit d’un bijou vivant, est dénoncée par les associations de protection des animaux.

Ñáñigo. 1 RD, PR. obsol. Persona de raza negra cuya forma de hablar resulta incomprensible. Cu. Miembro de la sociedad Abakuá, de origen africano, formada exclusivamente por hombres.

1 (En République dominicaine et à Puerto Rico ; désuet) Personne de race noire font la façon de parler est incompréhensible. 2 (À Cuba) Membre de la société Abakua, d’origine africaine, formée exclusivement par des hommes.

Pampaco. Bo, Ar. Colmena de la guanota; guanota, abeja. Talnete. 1 Ho, ES, Ni. Abeja que fabrica su panal bajo tierra, pero no en termiteros; miel de talnete. 2 Gu, Ni. Abeja que anida en el suelo, a cierta profundidad, y que produce una miel con propiedades medicinales.

(En Bolivie et Argentine) Ruche de l’abeille guanota ; ladite abeille. Talnete. 1 (Au Honduras, El Salvador et Nicaragua) Abeille qui produit son miel sous la terre, mais non dans des termitières ; miel de cette abeille. 2 (Au Guatemala et Nicaragua) Abeille qui vit dans le sol, à une certaine profondeur, et produit un miel aux vertus médicinales.

Salamanca. Bo, Ur, Ar, Ch. Cueva natural que hay en algunos cerros. Ar. En la tradición popular, salamandra con poderes maléficos que habita en las cuevas.

(Dans le Cône Sud) Grotte naturelle que l’on trouve dans certaines montagnes. (En Argentine) Dans la tradition populaire, salamandre aux pouvoirs maléfiques vivant dans les cavernes. [Il est bien question de cavernes chez Santamaría mais non de salamandres.]

Trauco. En la mitología popular de Chiloé, ser dotado de un poder cautivador, que atrae a las mujeres vírgenes y las deshonra.

Dans la mythologie populaire de Chiloé, être doué d’un pouvoir d’attraction, qui séduit les femmes et les déshonore.

Ulpada. Ullpada: Ar. Alimento preparado con harina tostada, agua fría y azúcar, que suele tomarse como refresco.

(En Argentine) Aliment préparé avec de la farine grillée, de l’eau froide et du sucre, et que l’on boit comme rafraîchissement. [D’un côté, donc, une boisson rafraîchissante et, de l’autre, un remède (cataplasme ?) à base d’excrément…]

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Americanismos II

Bullarengue. Cu. Cosa fingida.

(À Cuba) Chose fallacieuse, apparence trompeuse. [Le « faux cul » vestimentaire (qui s’appelait, entre parenthèses, « cul de Paris » en allemand) a disparu de la définition de l’ASALE, laquelle ne garde plus que l’usage actuel qui en dérive par voie de généralisation.]

Candileja. Aparición fantástica en figura de mujer, que con un candil en la mano persigue por las noches a los malhechores, según la leyenda.

Apparition fantastique en forme de femme qui, la nuit, une lanterne à la main, hante les malfaiteurs, selon la légende. [L’élément relatif au caractère de malfaiteurs des personnes hantées n’apparaît pas dans le Santamaría.]

Chiro. Ec. En la tradición popular, monstruo que rapta mujeres y se las lleva a los montes.

(En Équateur) Dans la tradition populaire, monstre qui enlève les femmes pour les emmener dans la forêt. [Définition plus spécifique quant aux pratiques de cette créature.]

Llicta / Acullico. 1 Pe, Bo, Ar. Pequeña bola hecha con hojas de coca, a veces mezcladas con cenizas de quinua o cal y papa hervida, que se masca para extraer un jugo de efecto estimulante. 2 Ar. Protuberancia que se forma en la parte externa del carrillo por mascar coca.

1 (Au Pérou, en Bolivie et Argentine) Petite boule faite de feuilles de coca, parfois mélangées à de la cendre de quinoa ou de la chaux avec de la pomme de terre bouillie, que les gens mâchent pour en extraire un jus aux effets stimulants. [Pour couper la faim, selon Santamaría.] 2 (En Argentine) Protubérance qui se forme sur la partie externe de la joue à force de mâcher de la coca.

Ñachi. Ñache. Ch. Guiso preparado con sangre cruda y coagulada de animal y hierbas, aliñada con condimentos picantes y sal; se sirve en trozos.

(Au Chili) Plat à base de sang animal cru et coagulé relevé avec des herbes, du sel et des condiments piquants ; il se mange en morceaux. [Paraît similaire, y compris pour ce qui est d’être mangé « en morceaux » (en trozos), au biltong des Afrikaners d’Afrique australe.]

Ojagua / Viracocha. Pe. Persona de raza blanca. Bo. Se usa para dirigirse de forma respetuosa a un hombre.

(Au Pérou) Personne de race blanche. (En Bolivie) Terme d’appellation respectueuse envers un homme. [On rappelle que Viracocha était le nom du dieu suprême des Incas.]

Tulivieja. Personaje mítico mesoamericano en forma de bella mujer que atrae a los hombres por la noche para luego espantarlos con su cara de calavera.

Créature mythique d’Amérique centrale ayant l’apparence d’une belle femme qui attire les hommes la nuit pour ensuite les épouvanter avec sa face de squelette.

Ucumar n’est pas connu de l’ASALE mais Ucumari : 1 Pe, Bo, Ch. Oso de anteojos. 2 Ar. En la tradición popular andina, ser fantástico que es hijo de una joven y un oso y presenta el cuerpo cubierto de pelo.

1 (Au Pérou, Chili et Bolivie) Nom de l’ours à lunettes. 2 (En Argentine) Selon la tradition populaire andine, être fantastique né d’une femme et d’un ours et qui a le corps couvert de poils.

Uturunco. Otoronco. Ar. En la creencia popular, personaje con figura de tigre feroz bicéfalo.

(En Argentine) Selon la croyance populaire, créature féroce ayant la forme d’un jaguar à deux têtes.

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Aztequismos II

Escamol. Escamole.

Ijillo. Lejillo, Hijillo, Hijío, Ijío. 1 Ho, ES. Emanación que se desprende de los cadáveres de las personas. 2 Ho. En la medicina tradicional de los campesinos, enfermedad que contraen algunas personas de salud débil, durante un velatorio, por los vapores que despide el cuerpo del difunto. 3 ES. Inflamación de los ganglios.

1 (En Amérique centrale, et particulièrement au Honduras) Émanation que dégage le cadavre d’une personne. 2 (Au Honduras) Selon la médecine traditionnelle pratiquée dans les campagnes, maladie que contractent certaines personnes de faible constitution pendant une veille mortuaire en raison des vapeurs dégagées par le corps du mort. [La définition du Santamaría paraît fautive quand elle parle de « mourant » (moribundo) plutôt que de cadavre, car le tabou relatif aux cadavres est quelque chose de répandu de par le monde (et je ne trouve nulle part le mot moribundo au sens de mort plutôt que de mourant). Santamaría parle en outre du dommage causé aux plantes par les personnes ayant été en contact avec un « mourant » (où il faut sans doute entendre un mort) ; il n’est pas du tout impossible que le concept recouvre l’ensemble de ces faits : la personne malade par émanation d’un cadavre peut également être supposée dangereuse pour les organismes végétaux qu’elle touche, selon ces croyances.] 3 (En Amérique centrale) Inflammation des ganglions.

Nenepile. Nenepil. Mx. 1 Intestino delgado guisado de res o de otros animales. 2 Guiso a base de chanfaina, nana y buche porcinos.

(Au Mexique) 1 Intestin grêle de bœuf ou d’autres animaux en préparation culinaire. 2 Plat à base de poumon, matrice et mamelle de truie.

Petacoate. Note personnelle : L’expression française « nœud de vipères » dérive des mœurs sexuelles de certains serpents décrites par le présent aztéquisme.

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Americanismos III

Achiqué. Pe. Mujer que, según la creencia popular, tiene pacto con el diablo y, por ello, poderes extraordinarios.

(Au Pérou) Femme qui, selon la croyance populaire, a conclu un pacte avec le diable et pour cette raison possède des pouvoirs extraordinaires.

Amarú n’est pas connu de l’ASALE mais Amaru : Var. Amaro. Pe. Divinidad mitológica indígena en forma de serpiente.

(Au Pérou) Divinité mythologique indigène en forme de serpent. [Il semble peu pertinent d’indiquer que ce vocable ne s’emploie qu’au Pérou, alors que, d’origine aymara, il doit avoir la même extension que cette langue, qui s’étend au-delà des frontières du seul Pérou ; il n’est que de voir la popularité du personnage de Tupac-Amaru pour comprendre que le terme est connu dans tout la cordillière des Andes.]

Bilongo. En las religiones afrocubanas, maleficio, hechizo.

Dans les religions afrocubaines, maléfice, sortilège.

Camile. Pe. Curandero de algunos pueblos que utiliza hierbas y amuletos para sanar.

(Au Pérou) Guérisseur de certains villages, qui utilise des herbes (on disait en français, dans le temps, des « simples ») et des amulettes pour soigner les gens.

Charada. Cu. Sistema de signos en el que se asocia un significado con un número, del uno al cien, y que sustenta un juego de lotería.

(À Cuba) Système de signes dans lequel des significations sont associées à des numéros de 1 à 100, et qui est employé dans un jeu de loterie.

Chichiliano. Mx. p.u. Referido a persona, que tiene el pelo rojizo.

(Au Mexique ; peu usité) Se dit d’une personne aux cheveux roux.

Chitra. Pa. Jején.

[« Chitra » est donc, au Panama selon l’ASALE, et dans toute l’Amérique centrale pour Santamaría, un nom vernaculaire du phlébotome (jején), diptère proche du moustique.]

Itacayo. Ho. Personaje mítico que, según la creencia popular, tiene forma de mono, camina con los pies hacia atrás, rapta mujeres, se alimenta de frutas silvestres y ceniza de las cocinas y vive en las montañas.

(Au Honduras) Personnage mythique qui, selon la croyance populaire, a la forme d’un singe les pieds tournés en sens contraire, enlève les femmes, se nourrit de fruits sylvestres et de la cendre des cuisines, et vit dans les montagnes. [Également appelé sisimite, dont la femelle est la sisimita. Variantes : zizimite, sisimico. Ce nom semble dériver de celui des déités aztèques tzitzimime, démons qui doivent envahir la terre à la fin des temps.]

Luisόn, Lobisόn. Py, Ar. En la creencia popular, séptimo hijo varón consecutivo de una familia, que en las noches de luna llena se transforma en lobo o en un animal monstruoso.

(Au Paraguay et en Argentine) Selon les croyances populaires, septième enfant consécutif d’une famille, qui, les nuits de pleine lune, se transforme en loup ou en animal monstrueux.

Mohán. Co. Personaje de la mitología indígena que habita en los ríos acechando a niños, lavanderas y pescadores nocturnos.

(En Colombie) Personnage de la mythologie indigène qui vit dans les rivières, guettant les enfants, les lavandières et les pêcheurs, la nuit.

Pombero. Py, Ar. En la creencia popular, duende que puede ser amigo o enemigo del hombre según la conducta de este.

(Au Paraguay et en Argentine) Dans les croyances populaires, sorte de lutin qui peut être ami ou ennemi de l’homme en fonction de la conduite de celui-ci.

Pusana. Ve. Brebaje de efectos afrodisíacos, preparado por los indígenas del Estado Bolívar.

Boisson aux effets aphrodisiaques, préparé par les indigènes de l’État de Bolívar au Venezuela. [L’ASALE est plus précis quant à la localisation géographique de l’usage de ce breuvage.]

Taya. Pe. Amuleto de piedra, diente, uña o tubérculo usado para pescar.

(Au Pérou) Amulette de pierre, dent, griffe ou tubercule utilisée pour pêcher.

Yori. Mx. Entre los indígenas yaquis, persona que no es de su raza.

(Au Mexique) Chez les indiens yaquis, désigne une personne qui n’est pas de leur race. [Pour Santamaría, désigne un Blanc.]

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Americanismos IV

Atarra. L’ASALE écrit Atarrá. CR 1 Arragre; panal. 2 Cabellera crespa, abundante y, por lo general, descuidada.

(Au Costa Rica) 1 Nom de l’abeille autrement connue en Amérique sous le nom d’arragre (de l’espèce Trigona) ; nom également donné à ses rayons caractéristiques. 2 Chevelure bouclée abondante et généralement non peignée. [Nous relevons ici le sens n° 2 car le Dictionnaire de l’Académie royale espagnole (DRAE) connaît également l’abeille atarrá et la décrit de la manière suivante, quelque peu étrange : « Avispa negra que tiene la característica de enredarse en el pelo », c’est-à-dire « Abeille noire qui a la particularité de se prendre dans les cheveux [des gens] ». Cette définition mêle l’abeille de la définition 1 de l’ASALE et les cheveux de la définition 2, en une seule et même définition que nous disons étrange parce qu’on a du mal à voir pourquoi tel type d’abeille se prendrait dans les cheveux des gens plus que les autres. Ou bien une telle particularité de cette abeille a conduit, au Costa Rica, à donner son nom à certains types de chevelures, ou bien l’Académie espagnole extrapole plusieurs choses dans sa définition de l’abeille.]

Capiango. Ar. 1 Tigre, jaguar. 2 Hombre al que la creencia popular atribuye la facultad de convertirse en jaguar.

(En Argentine) 1 Jaguar. 2 Homme à qui les croyances populaires attribuent la faculté de se transformer en jaguar.

Chalchihuite. 1 Mx, Gu, Ho. Jade o jadeíta. 2 Mx. Cualquier piedra preciosa. 3 Gu, ES. Collar de pequeños adornos que llevan los indígenas. 4 Gu, ES. Baratija.

1 (Au Mexique, Guatemala et Honduras) Jade ou jadéite. [Santamaría décrit certes la pierre mais ne va pas jusqu’à dire de quelle variété il s’agit. À noter que la jadéite est l’une des variétés du jade.] 2 (Mexique) Toute pierre précieuse. 3 (Amérique centrale, en particulier au Guatemala) Collier de breloques porté par les indigènes ; et, par extension, petit objet de peu de valeur.

Llampo. Pe. Arena que contiene oro.

(Au Pérou) Sable contenant de l’or.

Lliclla. Var. Llijlla.

Pinto. Mx. Enfermedad de la piel provocada por un herpes que produce manchas en la cara y en el cuerpo de color blanco, café o morado.

(Au Mexique) Maladie de la peau provoquée par un herpès produisant des taches sur le visage et le corps, de couleur blanche, café ou violette. [Ajoute quelques détails sur les manifestations de la maladie.]

Tunjo. Co. 1 Figura antropomorfa, de la época precolombina, que representa a alguna divinidad chibcha. 2 Colgante con esta forma.

(En Colombie) 1 Figurine anthropomorphe, de l’époque précolombienne, représentant l’une des divinités chibcha. 2 Pendentif ayant cette forme.

Tunjo de la collection du Brooklyn Museum

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Americanismos V : Guaraní

Lampalagua. Ch. Criatura fabulosa en forma de serpiente o de lagarto que traga y engulle todo lo que encuentra a su paso.

(Au Chili) Créature légendaire en forme de serpent ou de lézard qui avale, engloutit tout sur son passage.

Ñandutí. Encaje muy fino y delicado que imita el tejido de una telaraña.

Dentelle très fine et délicate imitant la structure d’une toile d’araignée.

Ñandutí du Paraguay (par Artemanos). Ce modèle montre assez bien qu’une toile d’araignée peut être la source d’inspiration. Il en existe de plus élaborés et en fils de couleur.

Tereré. Bebida preparada con yerba mate y agua fría, que en algunos lugares se mezcla con hierbas medicinales.

Boisson préparée avec de l’herbe maté et de l’eau froide, que, dans certaines localités, on mélange avec des herbes médicinales.

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Americanismos VI : Bantuismos

Maranguango. Co. Bebida a la que se atribuye la virtud de causar maleficios o de cautivar o embelesar a quien la toma.

(En Colombie) Boisson à laquelle on attribue le pouvoir de causer des maléfices ou d’ensorceler celui qui la boit.

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Abya Yala Occulta

Apu. Pe. 1 Espíritu tutelar de una comunidad. 2 Tratamiento respetuoso que se da al líder de una comunidad indígena.

(Au Pérou) 1 Esprit tutélaire d’une communauté. 2 Appellation respectueuse adressée au chef d’une communauté indigène.

Ciguapa. RD. 1 Personaje fantástico con forma de bella mujer de larga y espesa cabellera, con los pies al revés, que vive en el fondo de los lagos y ríos. 2 Fantasma en forma de mujer vieja.

(En République dominicaine) 1 Personnage fantastique ayant l’apparence d’une belle femme à la longue chevelure épaisse, les pieds à l’envers (talons devant, orteils derrière), vivant au fond des lacs et des rivières. 2 Fantôme ayant l’apparence d’une vieille femme. [Notre citation, dans le glossaire, tirée d’un roman de Gérard d’Houville se passant à Cuba montre que le terme et le mythe ne sont pas cantonnés à la seule République dominicaine.]

Chac Mool. Chacmool.

Chaneque. Mx. Ser fantástico con aspecto de niño.

(Au Mexique) Être fantastique ayant l’apparence d’un enfant.

Chuzalongo. Ec. En la tradición mítica popular, enano de pene enorme que ataca en el campo a las mujeres.

Selon la tradition mythique populaire, nain au pénis énorme qui attaque les femmes dans les champs.

Jarjacha. Pe. Criatura fabulosa mitad ser humano mitad llama que, según la creencia popular, es fruto de una relación incestuosa.

(Au Pérou) Créature fantastique mi-homme mi-lama qui, selon les croyances populaires, est le fruit d’une relation incestueuse. [Dans notre glossaire, il est dit plutôt qu’il s’agit d’une personne qui a commis l’inceste et qui, après sa mort et en manière de punition, a été transformée en cette créature. Nous ne savons plus quelle source en ligne nous avons utilisée mais une nouvelle recherche sur internet confirme, par les sources qui se présentent, cette interprétation plutôt que celle du dictionnaire de l’ASALE, où « fruto de una relación incestuosa » semble vouloir dire qu’il s’agit d’une créature née à la suite de l’inceste de ses géniteurs.]

Pishtaco. Pe. Delincuente de la serranía que se dedica a asaltar y asolar las aldeas de la zona o a los viajeros, a los que degüella.

(Au Pérou) Malfaiteur des montagnes qui attaque et ravage les villages de la région ou les voyageurs, qu’il égorge.

Valichú n’est pas connu de l’ASALE tandis que l’est la var. Gualicho. Ec, Bo, Ar, Ur. 1 Hechizo, particularmente el que se realiza con fines amorosos. 2 Objeto que se utiliza para realizar este hechizo; amuleto o talismán. 3 Diablo, príncipe de los ángeles rebelados.

(Dans le Cône Sud) 1 Sortilège, principalement quand il sert à des fins amoureuses. 2 Objet utilisé pour réaliser ce sortilège ; amulette ou talisman. 3 Diable, prince des anges rebelles.

Americanismos (Contribution à l’étude des croyances et pratiques en Amérique)

Il s’agit à nouveau d’un choix tiré du Diccionario general de americanismos de Francisco J. Santamaría (México D.F., 1942) qui a déjà servi à la constitution du lexique d’aztéquismes (ici). Quelques observations de ma part figurent entre parenthèses à la suite immédiate de la traduction française des mots concernés.

AMERICANISMOS

Abora  (m). Nombre que el naturalista Hernández da al techichi o perro de los aztecas (Canis americanus ; C. caribaeus). Alco (m). En Sur América, perro de pequeña talla y pelo largo, que se encuentra doméstico y salvaje, en diversas regiones del trópico. Fue el antiguo perro mudo, que los conquistadores hallaron en Cuba y Haití; tal vez el guabiniquínax, hoy extincto; o el Canis americanus. En Perú es el Canis ingae. Guabiniquínar, Guabiniquínax, Guabiniquinaje, Guadoquínax (m). Castellanización  de las numerosas variantes del nombre indígena del roedor americano que, por la descripción de unos cronistas (Las Casas) se cree el coipú o nutria de Sur América (Myopatamus coipu), y conforme a la de otros (Oviedo, Gómara, etc.), el tepezcuinte (Coelogenys subniger; C. paca; Aguti paca). Gozco, Gozque, Gozquejo (m). Nombres que en las crónicas del descubrimiento y la conquista, se dan al perro americano. Quemí (m). Cuadrúpedo, del tamaño de un perro podenco, y color pardo, indígena de Cuba, ya extinguido. Era comestible. Es el guabiniquínar o guabiniquímar, tan mencionado por los cronistas. Calungo (m). (Voz africana) Nombre vulgar de una especie de perro chino o crespo, en Colombia y Venezuela. En opinión de algunos escritores es el mismo techichi de los aztecas.

Nom que le naturaliste Hernandez donne au techichi ou chien des Aztèques. Alco. En Amérique du Sud, chien de petite taille au poil long, qui se trouve tant à l’état domestique qu’à l’état sauvage dans diverses régions des tropiques. C’est l’antique « chien muet » que les conquistadores trouvèrent à Cuba et en Haïti ; peut-être le guabiniquinar, aujourd’hui disparu, ou bien le Canis americanus.  On l’appelle au Pérou Canis ingae. Guabiniquínar. Castellanisation des nombreuses variantes du nom indigène d’un rongeur américain que l’on pense être, d’après la description de certains chroniqueurs (Las Casas), le coipu ou loutre d’Amérique du Sud, ou bien, d’après celle d’autres chroniqueurs (Oviedo, Gomara…), le tepezcuinte. Gozco. Nom que les chroniques de la découverte et de la conquête du Nouveau Monde donnent au chien américain. Quemí. Quadrupède de la taille d’un chien épagneul, de couleur brune, originaire de Cuba et aujourd’hui disparu. C’est le guabiníquinar tant mentionné par les Chroniqueurs. Calungo (mot africain). Nom vulgaire d’une espèce de « chien chinois » ou « chien crépu », en Colombie et au Venezuela. Selon quelques écrivains, il s’agit du techichi des Aztèques.

Abosadura (f). En Cuba, acto de hacer reaccionar al gallo cansado en la pelea, para que vuelva a emprenderla. Comúnmente se hace succionándole las heridas.

À Cuba, action consistant à revigorer le coq fatigué par le combat, de façon qu’il s’y jette de nouveau. En général, on y parvient en lui suçant les plaies.

Abulón (m). Ostra de una sola valva, propia del mar de California, que se cría pegada a las rocas; tiene irisaciones muy bellas; produce un callo grueso que es comestible muy estimado, con el cual se comercia en grande escala en la región, conservado y envasado.

«La costa [mexicana] del Pacífico es panorámicamente una de las más notables del mundo. En particular, el golfo de Cortés, que una estúpida pedagogía llama golfo de California, es admirable por la suntuosidad de sus paisajes, la variedad de sus peces, la riqueza de sus yacimientos perlíferos. En nuestros días es el mar de recreo de los millonarios norteamericanos. Y en tanto que nosotros ni llegamos a enterarnos, el Museo Zoológico de Nueva York luce, a la entrada de la sección oceanográfica, vistas tomadas en nuestro golfo y ejemplares de mantarrayas enormes, nacaradas valvas de madreperla, conchas de abulón y estrellas de mar californiano, cortesiano.» (José Vasconcelos, El proconsulado, 1939)

Huître à coquille unique (ormeau) propre à la mer de Californie et vivant sur les rochers ; elle présente de très belles iridescences ; produit un corps calleux gras, nourriture très estimée, commercialisée à grande échelle dans la région, en conserves et bocaux. = abalone

Acalacas (f. pl). Ciertas hormigas de la América Meridional, aladas, grandes como una langosta.

Certaine fourmi volante d’Amérique méridionale, grande comme une sauterelle.

Acaltetepon, Acaltetepo (m). (Voz azteca. Heloderma horridum) Especie de lagarto. Dícese que a cierta edad, sálenle pequeñas alas de la misma piel.

Sorte de lézard dont on dit qu’il lui pousse des ailes à même la peau à un certain âge.

Achachilla (f). (Voz aimara) En Bolivia, oratorio primitivo de los indios aimaraes, del cual se encuentran numerosos ejemplares en la altiplanicie del país.

En Bolivie, oratoire primitif des indiens aymaras, dont on trouve encore de nombreux restes sur l’altiplano du pays.

Achuma (f). (Voz quichua. Cereus lanatus) Nombre vulgar peruano de cierta especie de cardón y la fruta que produce, a cuyo zumo los indios atribuyen propiedades narcóticas y enervantes. 2 También se ha llamado así el brevaje preparado con este fruto, muy usado por los indios en sus ceremonias rituales. «Bebido el zumo, saca de sentido, de manera que quedas los que lo beben como muertos, y aun se ha visto morir algunos por causa de la mucha frialdad que el cerebro recibe. Transportados con esta bebida los indios soñaban mil disparates y los creían como si fueran verdades.» (Cobo)

1 Nom péruvien vulgaire d’une espèce de cactus et de son fruit, au jus duquel les indiens attribuent des propriétés narcotiques et insensibilisantes. 2 On appelle ainsi également le breuvage préparé avec ce fruit, très utilisé par les indiens dans leurs cérémonies rituelles. « Le jus, lorsqu’il est ingurgité, fait perdre conscience, de sorte que ceux qui en boivent sont comme morts, et l’on en a même vu mourir quelques-uns en raison de la grande frigidité que reçoit le cerveau. Transportés par cette boisson, les indiens rêvaient mille choses extravagantes, auxquelles ils croyaient comme si elles fussent la réalité. » (Cobo)

Agamí (m). (Psophia crepitans) Nombre vulgar de un ave zancuda, propia de la región amazónica, en la América del Sur. Corre con gran velocidad, pero vuela mal. Es ave muy inteligente y susceptible de domesticarse con gran facilidad, criándole y utilizándole como ave de corral; sirve como gran guardián de las demás aves, obedece mucho a su amo y le sigue por todas partes como un perro, siendo muy sensible al cariño.

Nom vulgaire d’un oiseau échassier propre à la région amazonienne. Il court très vite mais vole mal. C’est un oiseau très intelligent, que l’on peut facilement domestiquer, élever et utiliser comme oiseau de basse-cour ; il sert de gardien à la volaille, est très obéissant envers son maître, qu’il suit partout comme un chien, étant très sensible aux marques d’affection.

« Arums d’amour / me bercerez-vous plus docile que l’agami » (Aimé Césaire, Les armes miraculeuses)

« Que dire maintenant de Turvey qui fit couronner, par les gâteux de Kensington, un mince opuscule où il est question de quelques animaux de l’Amérique Australe, entre autres d’une sorte de poule qui court à peu près aussi vite que le favori d’Epsom et que l’on nomme Agami. » (Jean Ray, Les derniers contes de Canterbury)

Alofitas (m. pl). Individuos de una rama de la raza blanca que vivía en la parte Sur de la costa de Nueva Norfolk, montes de San Elías, en los archipiélagos de Vancouver, Príncipe de Gales, Reina Carlota y una pequeña estación de la costa del mar de Behring. Goluches. Pueblos alofitas que habitan en la América Setentrional, desde el norte de Oregon hasta el sur de la península de Alaska.

Individus d’un rameau de la race blanche qui vivaient dans la partie sud de la côte du Nouveau-Norfolk (ce nom n’est plus en vigueur – nous sommes sur la côte est du Canada et du nord des États-Unis), dans une zone incluant le mont Saint-Élie, l’île Vancouver, les îles du Prince-de-Galles et de la Reine-Charlotte, ainsi qu’une petite station sur la côte de la mer de Bering. Goluches. Peuples alofites qui habitent l’Amérique septentrionale depuis le nord de l’Oregon jusqu’à la péninsule de l’Alaska. (Mes recherches, à partir de ces noms, n’ont strictement rien donné, et je ne sais pas de quoi il s’agit. L’absence de données temporelles, l’usage du passé dans un cas et du présent dans l’autre, ne permettent pas de conclure quoi que ce soit avec certitude. Le fait de parler « d’un rameau de la race blanche » pourrait laisser supposer que ces populations sont ou étaient en quelque sorte isolées, et qu’il s’agit donc de populations blanches établies dans ces régions dès avant la Conquête. Qui plus est, pourquoi distinguer ce rameau des autres Blancs établis de l’Oregon à l’Alaska s’il s’est implanté en même temps que ceux-ci ? Ou bien, s’agit-il de trappeurs, de pêcheurs, de pionniers ayant formé de petites communautés – le mot « station » ? Je suis étonné de la complète infructuosité de mes recherches, comme si ces « peuples » n’avaient jamais existé en dehors de l’imagination de Santamaria.)

Alpacha (f). En Chile, lana que las negras entremezclan con sus cabellos, para hacerse más fácilmente el peinado y simular trensas naturales.

Au Chili, laine que les femmes noires entremêlent dans leurs cheveux pour se faire une coiffure plus facilement et simuler des tresses naturelles.

Ampalagua, Ampalaba, Lampalagua (f). (Voz quichua) Boa gruesa y pesada de la región chilplatense, que mide de dos a seis metros; inofensiva, por lo cual se domestica. Se alimenta de aves y otros animales pequeños; doméstica, se utiliza para cazar ratones. Es el mazacuate [o masacoate: ver Aztequismos], de Méjico y Centro América.

Grand boa pesant de la région (chilplatense : Rio de la Plata plus Chili ?) qui mesure de deux à six mètres ; inoffensif, il est domesticable. Il se nourrit d’oiseaux et d’autres petits animaux ; à l’état domestique, on l’utilise pour chasser les rongeurs. C’est le mazacuate (ou masacoate : voir mes Aztequismos) du Mexique et d’Amérique centrale. (Le Pompidou traduit le mot par « anaconda », ce qui est conforme à la description, à ceci près que l’anaconda – qui est en effet un grand boa non venimeux – est craint par les populations des régions où il vit : elles auraient ainsi oublié la domestication de ce genre de serpents, apparemment encore pratiquée à l’époque de Santamaria, et très répandue chez les Aztèques, qui élevaient, comme on l’a vu, des anacondas aphrodisiaques.)

Amyras (m. pl). Nombre que tomaron los caribes en el Perú, que significa adoradores de serpientes.

Nom que prirent les indiens Caraïbes au Pérou et qui signifie « adorateurs de serpents ».

Aperrear (t. a.) Llamóse así, en las primeras épocas de la conquista de América, a la bárbara costumbre de algunos conquistadores de echar los indios vencidos a las garras de sus perros, para que fueran destrozados; como hay noticias de que lo practicó Balboa.

On nommait ainsi, dans les premiers temps de la conquête de l’Amérique, la coutume barbare de certains conquistadores qui jetaient les indiens vaincus en pâture à leurs chiens, pour qu’ils soient réduits en pièces, comme il est avéré que le pratiqua Balboa. (C’est à cela que font allusion les vers du Chant général de Neruda : « Balboa, la mort et les griffes tu apportas aux doux recoins de la terre centrale, et parmi tous les chiens chasseurs, le tien était ton cœur. » Bartolomé de Las Casas dénonça cette barbarie.)

Aracanto (m). Nombre vulgar peruano de un sargazo marino; alga de grandes dimensiones, que alcanza hasta 300 metros de largo, de tallo filiforme, abundante en los mares australes del Pacífico.

Nom péruvien d’une algue marine de grandes dimensions, pouvant atteindre 300 mètres de long, à la tige filiforme, abondante dans les mers australes du Pacifique. [S’agissant des dimensions de cette algue marine, il s’agit, je pense, d’une erreur typographique ; il conviendrait plutôt de lire ”30 mètres”, ce qui est déjà très considérable. Mes recherches indiquent qu’il s’agirait de l’espèce Macrocystis pyrifera, la plus grande de toutes les algues, pouvant atteindre 50 mètres, et qui est appelée quelpo au Chili. L’espèce parente Macrocystis integrifolia ne dépasse pas les 10 mètres.]

Arranchador (s). En Cuba se llamaba así el perro diestro para arranchar, es decir, buscar y perseguir a los negros cimarrones.

À Cuba, on appelait ainsi le chien dressé à chercher et poursuivre les nègres marrons.

Ayacuá (m). (Del guarani añaquá, diablito) En Argentina, diablito diminuto e imperceptible de la mitología indígena, a quien suponían armado de arco y flechas, y a cuyas heridas atribuían la causa de sus dolencias.

En Argentine, diablotin invisible des mythes indigènes que les indiens supposaient armé d’un arc et de flèches, dont la blessure était selon eux la cause de leurs douleurs.

Ayahuasca (f). (Voz quichua. Banisteria metallicolor) En Ecuador y el Perú, bejuco silvestre, cuyas raíces contienen un principio excitante. 2. Nombre de la droga misma, preparada con esta planta; más fuerte que el opio y la morfina y que produce entre los indios alucinaciones terribles. «Sienten la sensación de elevarse en el aire y comenzar un viaje aéreo. El poseído empieza a ver en los primeros momentos las imágenes más deliciosas, conforme a sus ideas y conocimientos: los salvajes dicen que ven lagos deliciosos, bosques cubiertos de frutas, aves lindísimas que les comunican lo que ellos desean saber. Pasado este momento, empiezan a ver fieras terribles dispuetas a desgarrarlos, les falta el vuelo y bajan a combatir en la tierra con las fieras, quienes les comunican todas las desgracias y desventuras que les aguardan. En este momento se levanta el salvaje que estaba como en estupor, y procura tomar las armas, insulta a sus mayores amigos, que lo contienen a la fuerza dentro de la hamaca, hasta que se duerme.» (M. Villavicencio)

[Con la forma hayahuasca] «Acontece no pocas veces que un jefe toma la infusión del bejuco llamado hayahuasca, cuyo efecto es fingir visiones que el salvaje cree realidades, y ellas deciden lo que debe hacer toda la tribu: si en ese delirio ha visto la imagen de un enemigo a quien es preciso matar, no perdona diligencia para matarle; si se le ha presentado cual adversa una tribu, quizás fue su amiga, la guerra con ella no se hace esperar.» (Juan León Mera, Cumandá)

1 En Équateur et au Pérou, plante sylvestre dont les racines contiennent un principe excitant. 2 Nom de la drogue préparée avec cette plante, plus forte que l’opium et que la morphine, et qui produit parmi les indiens de terribles hallucinations. « Ils éprouvent la sensation de s’élever dans les airs et de partir pour un voyage aérien. La personne sous l’effet de la drogue voit d’abord les images les plus délicieuses, conformément à ses propres idées et connaissances : les sauvages disent que s’offrent à leur vue des lacs enchanteurs, des bosquets couverts de fruits, des oiseaux de toute beauté qui leur communiquent ce qu’ils désirent savoir. Passé ce premier moment, ils voient des bêtes terribles qui s’apprêtent à les dévorer, leur vol s’interrompt et ils tombent à terre pour combattre ces bêtes, qui leur communiquent tous les malheurs qui les attendent. À ce moment le sauvage, jusque-là plongé dans un état de stupeur cataleptique, se lève pour s’emparer de ses armes et insulte ses meilleurs amis, qui le retiennent de force dans son hamac, jusqu’à ce qu’il s’endorme. » (M. Villavicencio) (Le même auteur cité par Santamaria raconte ensuite qu’il a expérimenté les effets de cette drogue sur lui-même et que ses hallucinations ont eu un déroulement identique, bien que les images de son délire fussent adaptées à ses propres représentations courantes.)

Babujal (m). En Cuba, espíritu maligno que, según creen algunos rústicos, se introduce en el cuerpo de ciertas personas. 2 Brujo; persona que tiene parte con el diablo.

1 À Cuba, esprit maléfique qui, ainsi que le croient quelques paysans, s’introduit dans le corps de certaines personnes. 2 Sorcier ; personne qui a passé un pacte avec le diable.

« Oh çà ! seigneur don Panchito, est-ce vous ? le babujal est-il entré en vous comme vous passiez la rivière ? Pourquoi poussez-vous ces clameurs ? » (Gérard d’Houville, Le Séducteur, 1914)

Barbudos (m. pl). Tribu de indios salvajes del Perú que habitan la margen derecha del alto Marañón.

Tribu d’indiens sauvages du Pérou occupant les marges orientales de l’Alto Marañon. (Leur nom signifie littéralement les Barbus. C’est ainsi qu’ont dû les appeler les Espagnols – voir le mot Picotas – en raison, très certainement, d’une caractéristique physique, la barbe, remarquable parmi des populations de race indienne.)

Blancos (m. pl). Nombre que dieron los españoles, en los días siguientes a la conquista, a los bribris, a los cabeceras y a los tiribíes, indios de Costa Rica que habitan entre el río Matina y la bahía de Chiriquí, semejantes a los albinos de Panamá. Carapachos. Indios que viven en la pampa del Sacramento, en el Perú, y en las orillas del río Pachiteac. Son antropófagos, y se distinguen de las tribus que viven alrededor de ellos por la blancura de su piel. Guainares. Indios que viven en el alto Orinoco, en Venezuela, al oeste de la sierra Parima. Tienen tan claro el color de la piel que se les ha llamado indios blancos. Guarañas. Indios de piel casi blanca, del Brasil. Maquiritares, Mariquitares, Maquitares. Indios de la sierra Parima, en las regiones del alto Orinoco, en Venezuela, que son casi blancos y formaron una nación numerosa en la época prehispánica de América. Pamamas. Indios de una tribu de piel casi blanca, del Brasil. Tules. Nombre que se dan a sí mismo los cunas (o cunacunas o irraiques) de Panamá, que habitan la costa e islas del archipiélago de San Blas, en el Atlántico. Tules en su lengua, significa hombres. Son notables por hallarse entre ellos los famosos « indios blancos » que constituyen un grupo étnico único en la humanidad, aunque reducido y disperso entre los demás de la tribu. Tienen la piel de color de leche, blanco más claro que el del tipo caucásico, los ojos azules y los párpados arqueados cerrándose hacia las comisuras extremas primero ; ven mal a la luz del sol, que les molesta y los pone lacrimosos, y muy bien a la luz de la luna, por lo cual también les llaman « ojos de luna ». Yuracaras, Yuracarés. Tribu de indios antis que habitaba al oeste de la nación de los Chiquitos, en Bolivia, en la vertiente oriental de los Andes. Yucares significa hombres blancos.

(Tule) «Sus sufrimientos comenzaron con Colón dicen ellos. Una vez fundaron una república soberana de cunas la República de Tule (1925). Han sido socialistas por 2.000 años. Entre todos construyen las casas de todos. (…) Yo sabía del sistema comunista de esta desconocida nación centroamericana. Me sentía como visitante en la URSS.» (Ernesto Cardenal, Los ovnis de oro)

Les Blancs. Nom que les Espagnols donnèrent, au lendemain de la Conquête, aux indiens bribris, cabeceras et tiribies du Costa Rica, habitant entre le fleuve Matina et la baie de Chiriqui, et semblables aux albinos du Panama (lire ce qui suit). Carapachos. Indiens vivant dans la pampa de Sacramento, au Pérou, et sur les rives du fleuve Pachiteac. Ils sont anthropophages, et se distinguent des tribus voisines par la blancheur de leur peau. (« Le Père Girbal compare leurs femmes, pour la beauté, aux Circassiennes et aux Géorgiennes. » Grand Larousse du XIXe siècle) Guainares. Indiens vivant dans le Haut Orénoque, au Venezuela, à l’ouest de la sierra Parima. La couleur de leur peau est si claire qu’on les a appelés indiens blancs. Guarañas. Indiens à la peau presque blanche, du Brésil. Maquiritares. Indiens de la sierra Parima, dans les régions du Haut Orénoque, au Venezuela, qui sont presque blancs et constituaient une nation nombreuse à l’époque préhispanique. Pamamas. Indiens d’une tribu brésilienne à la peau presque blanche. (Pamanas selon l’ethnologue Gabriel María Vergara Martín, 1922) Tules. Nom que se donnent à eux-mêmes les Cunas du Panama, qui habitent la côte et les îles de l’archipel de San Blas, sur l’Atlantique. Dans leur langue, Tules signifie les hommes. Ils sont notables pour compter parmi eux les fameux « indiens blancs » qui constituent un groupe ethnique unique au monde, bien que restreint et dispersé au milieu des autres membres de la tribu. Ces indiens blancs ont la peau de la couleur du lait, d’un blanc plus clair que celui du type caucasien, les yeux bleus et les paupières arquées se fermant d’abord par la commissure externe ; ils voient mal à la lumière du soleil, qui les indispose et leur faire venir les larmes aux yeux, mais ils voient bien à celle de la lune, ce pourquoi on les appelle aussi « yeux de lune ». Yuracaras. Tribu d’indiens Antis qui habitaient à l’ouest de la nation des Chiquitos, en Bolivie, sur le versant oriental des Andes. Yucares signifie les hommes blancs. (Il est permis de penser, dans le cas des Cunas, à une forme d’albinisme, en raison de ce qui est dit des yeux. Bien que l’albinisme soit un trait récessif, il peut facilement, dans le cas d’une population restreinte avec forte fréquence des relations endogamiques, ce qui est ma supposition, se fixer dans cette population. Les cas ici répertoriés, ainsi que d’autres, ont pu donner lieu à diverses hypothèses d’apport de sang étranger aux époques historiques, des hypothèses marginalisées, peut-être à tort. En tout état de cause, il n’est ici question que d’indiens à peau blanche ou presque blanche ; plus loin, nous parlons d’indiens « de race noire », une expression sans ambiguïté – voir le mot Chillales.)

Blanquizal (m). Nombre que entre los pescadores de perlas, en la Baja California, se da al fondo marino formado por playas de arena, y que es propio para la cría de la ostra; placer de concha-perla. Chicharón (m). Nombre con que en la Baja California se conoce, principalmente entre los pescadores, cierta alga caliza, característica de los fondos en donde hay criaderos de perlas en las mares. 2 Por extensión, este mismo fondo marino, propicio a las ostras.

Nom donné par les pêcheurs de perles de la Basse Californie aux fonds marins formés de bancs de sable, propices à la culture des huîtres perlières. Chicharon. 1 Nom sous lequel est connue, en Basse Californie, principalmente parmi les pêcheurs, certaine algue calcaire caractéristique des fonds marins où abondent les huîtres à perles. 2 Par extension, ces mêmes fonds marins.

Cadejo (m). En Honduras, animal fantástico que ronda la calle por la noche y persigue a los borrachos.

Au Honduras, animal fantastique qui va par les rues la nuit à la chasse des personnes ivres.

Calullanas (m. pl) Nombre que daban en la comarca de Lioja, territorio de la Audiencia de Quito, a las indias que ejercían la autoridad y tenían el gobierno de la provincia en que habitaban, en la que los hombres no desempañaban cargo alguno.

Dans la région de Lioja, sur le territoire de Quito, nom donné aux indiennes qui exerçaient l’autorité et dirigeaient le gouvernement de leur province, dans lequel les hommes ne jouaient aucun rôle.

Callana (f). Mancha callosa que se dice tienen en las nalgas los zambos y descendientes de negros zambos. Pedurria (f). En Honduras, mancha azuleja que tienen los niños mulatos o de origen mulato con cruce de negro, en cierta región de la columna muy próxima a la rabadilla. En Méjico se llama el centavo, y es el signo inequívoco del que no es blanco puro. Cua, Uah (m) (Voz maya) En Yucatán, mancha azul que tienen en la rabadilla los niños de raza casta mulata o cambuja y, en general, todo descendiente de cruzamiento con negro.

Tache calleuse que l’on dit se trouver sur les fesses du métis d’indien et de noir. Pedurria. Au Honduras, tache bleuâtre que présentent les métis de blanc et de noir, dans la région de la colonne vertébrale, au niveau du coccyx. On l’appelle au Mexique le centavo (centime de peso), et c’est le signe indubitable que l’enfant n’est pas de pur sang blanc. Cua, Uah. (Mot maya) Au Yucatan, tache bleue que présentent au niveau du coccyx les enfants mulâtres, ou tous métis issus de croisements avec une personne de sang noir.

Camahueto (m). Animal fantástico al que se atribuye en Chile belleza extraordinaria y fuerzas colosales. Según la mitología de los chilotes, nace en los ríos, donde vive hasta que, adquirido su mayor desarrollo, pasa al mar arrastrando consigo troncos y grandes trozos de tierra.

Animal fantastique à qui l’on attribue, au Chili, une beauté extraordinaire et des forces colossales. Selon les mythes des indiens Chilotes, il naît dans les fleuves, où il vit jusqu’à ce que, une fois parvenu à sa pleine maturité, il passe à la mer, emportant sur son passage troncs d’arbre et grandes mottes de terre.

Cambevas (m. pl). Palabra que significa cabeza aplastada, con la que designaban los portugueses del Pará a los indios tupíes de Yapurá y el Mapés, en el valle de Amazonas, a los que los peruanos llamaban omaguas, por la costumbre de prensar entre dos maderas delgadas y planas la frente de los recién nacidos, para darles según ellos, un parecido a la luna llena. Caraques. Indios que se hallaban en la costa del Perú y en el Ecuador. Se deformaban el cráneo del modo siguiente: «En naciendo la criatura le abajaban la cabeza, y después le ponían entre dos tablas liadas de tal manera, que cuando era de cuatro o cinco años le quedaba ancha o larga y sin colodrillo. Decían ellos que ponían destos talles las cabezas porque serían más sanos y para más trabajo.» (Cieza de León)

Cambevas. Nom, signifiant « tête aplatie », par lequel les Portugais du Para désignaient les Tupis de Yapura et du Mapès, dans la vallée de l’Amazone, ceux-là même que les Péruviens appelaient Omaguas, et qui avaient pour coutume de presser entre deux planchettes de bois le front des nouveaux-nés pour lui donner, selon leurs propres dires, l’apparence de la pleine lune. Caraques. Indiens qui résidaient sur la côte du Pérou et en Équateur. Ils se déformaient le crâne de la manière suivante : « Une fois l’enfant né, ils lui abaissaient la tête, et la plaçaient ensuite entre deux planchettes liées de telle manière qu’à l’âge de quatre ou cinq ans elle était large ou longue et sans occiput. Ils disaient qu’ils la façonnaient  ainsi pour qu’ils soient plus sains et capables de fournir un plus grand travail. » (Cieza de Léon)

Carite (m). Nombre indígena que entre los caribes se daba al cadáver de un niño de pecho, cocido en salmuera y amojamado, para el velorio. Es práctica todavía viva entre algunas tribus salvajes de Venezuela.

[A propósito de la momificación entre los caribes se encuentra lo siguiente en Oviedo] «Asimismo en la dicha Tierra Firme acostumbran entre los caciques, en algunas partes de ella, que cuando mueren toman el cuerpo del cacique, y asiéntanle en una piedra o leño y en torno de él, muy cerca, sin que la brasa ni la llama toque en la carne del difunto, tienen muy grande fuego y muy continuo hasta tanto que toda la grasa y humedad le salen por las uñas de los pies y de las manos, y se va en sudor y se enjuga, de manera que el cuero se junta con los huesos y toda la pulpa y carne se consume. Y desque así enjuto está, sin lo abrir (ni es menester), lo ponen en una parte que en su casa tienen apartada, junto al cuerpo de su padre del tal cacique, que de la misma manera está puesto. Y así, viendo la cantidad y número de los muertos, se conoce qué tantos señores ha habido en aquel estado y cuál fue hijo del otro, que están puestos así por orden.» (Gonzalo Fernández de Oviedo, Sumario de la historia natural de las Indias)]

Nom donné par les indiens Caraïbes au cadavre d’un enfant mort en bas âge, cuit dans la saumure et momifié pour la veillée funéraire. C’est une pratique encore en vigueur parmi certaines tribus sauvages du Venezuela.

Cebado, da (a). Dícese de la fiera que, por haber probado carne humana, es más temible.

Se dit de la bête sauvage qui, pour avoir goûté la chair humaine, devient encore plus terrible. (C’est un fait admis dans diverses parties du monde : l’animal carnassier qui goûte la chair humaine traquera et attaquera de préférence l’homme par la suite. Cela pourrait s’expliquer par ce que nous ont rapporté certains explorateurs entrés en contact avec des populations anthropophages, à savoir que, selon ces dernières, la chair humaine est meilleure que les autres, bonne sans condiments.)

Cipe (m). (Del azt.) En Costa Rica, duende que, según la conseja popular, se alimenta de ceniza.

Au Costa Rica, lutin qui, selon les croyances populaires, se nourrit de cendres.

Cocoyome (m). (Voz tarahumara) Nombre vulgar de una variedad del peyote y que entre los tarahumaras representa una de las divinidades menores, objeto de su adoración. Sumarique (m). Nombre vulgar de una de las variedades del peyote, de cuya raíz machacada, los indios tarahumaras extraen un líquido espumoso que los hechiceros toman en cortas dosis para ponerse en comunicación con los dioses, por virtud de una especie de alucinación que les ataca.

Nom vulgaire d’une variété de peyotl, qui représente chez les indiens Tarahumaras une divinité mineure objet de leur adoration. (D’autres variétés de la même plante sont également divinisées.) Sumarique. Nom vulgaire d’une variété de peyotl, de la racine pilée de laquelle les Tarahumaras extraient un liquide mousseux que les sorciers prennent en petites doses pour entrer en communication avec les dieux, grâce à l’hallucination dont ils sont frappés.

Cocto (m). Papera que padecen los que habitan la cordillera de los Andes.

Goître dont sont affligés les habitants de la cordillère des Andes.

Colocolo (m). Monstruo fantástico al que el vulgo, en Chile, atribuye forma de lagarto o de pez y le supone procedente del huevo degenerado de la gallina.

Monstre fantastique que le vulgaire, au Chili, croit avoir la forme d’un lézard ou d’un poisson, et qu’il suppose provenir de l’œuf dégénéré de la poule.

Corequenque (m). (Phalcobœnus megalopterus) Ave sagrada de los incas, de bellísimo plumaje, de la cual obtenían las plumas para las diademas de la dignidad real.

Oiseau sacré des incas, dont les plumes splendides servaient à l’ornement du diadème royal.

Correcaminos (m). Ave trepadora, notable por sus largas piernas, que le permiten competir casi con el caballo. Los mejicanos organizan a menudos cacerías que tienen por objeto lucir la habilidad del jinete en persecución de un ave tan ágil en la carrera. Una vez domesticada, presta gran utilidad para el exterminio de insectos, ratones, reptiles, y aún pequeñas serpientes.

«Historia de Esen Heylca. Al Esen Heylca o árbol palo fierro se le considera de buena suerte y los conca’ac acostumbraban adornarlo con listones de colores, con la creencia de que así adquirirían buena suerte. Todo esto porque mis antepasados cuentan que hace muchos años, en la Isla Tiburón, una señora que se encontraba muy enferma se acostó junto a un Esen Heylca, pero que un Zap o pájaro correcaminos, al que se cree de mala suerte, se paseaba cerca de ella cantando chop, chop, chop. Que entonces el Esen Heylca comenzó a florecer y a ponerse muy verde, en ese momento la señora que se encontraba grave se alivió y el Zap desapareció.» (Historias de los conca’ac, Conafe 2006) (Los conca’ac son los seris: véase esta palabra en Americanismos II)

(Littéralt. Court-les-chemins) Grand oiseau, remarquable par ses longues pattes lui permettant de courir presque aussi vite qu’un cheval. Au Mexique, des chasses à cet oiseau sont souvent organisées pour donner aux cavaliers l’opportunité de montrer leurs talents équestres, à la poursuite d’un oiseau si véloce et agile. Domestiqué, il est d’une grande utilité pour l’élimination des insectes, rongeurs, reptiles, ainsi que des petits serpents.

Coyotero, ra (a). Dícese del perro amaestrado para perseguir a los coyotes.

Se dit du chien dressé à la chasse au coyote.

Cudinas (m. pl). Nombre que daban los guaicurús del Brasil a los esclavos o prisioneros de guerra, y que quiera decir castrados, como lo eran en efecto.

Nom que les indiens Guaicurus du Brésil donnaient à leurs esclaves et prisonniers de guerre, et qui signifiait « castrés », comme ils l’étaient en effet.

Chagrillo (m). En el Ecuador, mezcla de pétalos de flores rociados con perfumes, que se arrojan en ciertas ocasiones durante las procesiones. Riego (m). En Colombia, conjunto de flores y hojas que se echan por las calles al paso de las procesiones.

[Con la forma chagrisho] «Y la misa fue de a cien sucres, con banda de pueblo, con camaretas, voladores y globos a la puerta de la iglesia; con cholas pinganillas, con chagras de poncho de dos caras, con ángeles de alas de hojalata, rizos chirles y zapatos ajustados; con mucho humo de incienso, con flores en chagrisho, con sermón de largo metraje, con asfixiantes olores.» (Jorge Icaza, Huasipungo)

En Équateur, mélange de pétales de fleur imbibés de parfum que l’on jette durant les processions, en certaines occasions. Riego. En Colombie, brassées de fleurs et de feuilles que l’on jette dans la rue au passage des processions.

Chamico (m). (Del quichua chamincu. Datura stramonium). Planta solanácea de propiedades narcóticas, enervantes y venenosas, común en toda la América. Llamada en Méjico higuera infernal, toloache, yerba del diablo, tapate y nacascul; tepate, tempate o tempacté, en Centro América. Enchamicar (v. tr). Dar a uno poción de chamico. 2 Para el vulgo, en Colombia, dar chamico a uno para que adquiera doble visión y descubra cosas perdidas o tesoros ocultos.

1 Plante solanacée aux propriétés narcotiques, anesthésiantes et vénéneuses, commune dans toute l’Amérique : Datura. On l’appelle au Mexique, entre autres noms, figuier infernal, herbe du diable… Enchamicar. 1 Donner à quelqu’un une potion de datura. 2 Selon le vulgaire, en Colombie, donner à quelqu’un de la datura pour qu’il acquière le don de double vue et découvre des objets perdus ou des trésors cachés.

Chillales (m. pl) Indios de raza negra que vivían en California. Jancanes. Indios que vivían en el Uruguay. En la Florida habitan otros indios de raza negra, llamados también jancanes. Lecropios. Indios de raza negra que vivían en California.

Indiens de race noire qui vivaient en Californie. Jancanes. Indiens qui vivaient en Uruguay. En Floride vivent d’autres indiens, de race noire, appelés également Jancanes. Lecropios. Indiens de race noire vivant en Californie. (L’expression « indiens de race noire », plus déterminée que celle d’indiens à peau noire, ne laisse guère de doute sur la pensée de l’auteur. Là encore, cependant, comme pour les Alofites, les définitions sont peu précises. Dans deux cas, ces indiens n’existeraient plus ; dans le dernier cas, celui des Jancanes, ils existeraient toujours dans les années trente, quarante. Ces termes ont du reste disparu de l’histoire. Une recherche sur internet ne donne qu’une source exploitable : un livre de l’historien espagnol Narciso Sentenach y Cabañas… de 1898, dans lequel ce dernier mentionne, à la suite de La Pérouse, des tribus américaines de race noire (négroïde) : Chillales, Gallincones, Jancanes, Lecropios, Radíos. Les Gallincones et Radíos ne figurent pas dans le Santamaria.)

Chinchintor (m). En Honduras, serpiente muy venenosa, llamada también sierpe volante.

Au Honduras, serpent très vénéneux, également appelé serpent volant. (Les espèces connues de « serpents volants », par exemple Chrysopelea paradisi, sont actuellement au nombre de cinq, toutes originaires d’Asie du Sud-Est. Leur vol est un vol d’amplitude limitée par ondulation des anneaux, au départ d’un point élevé, par exemple dans les arbres.)

Chinipies (m. pl). Indios de una gran tribu muy civilizada, que habitó en Cundinamarca (Colombia). 2 El idioma de ella, muy hermoso.

1 Indiens d’une grande tribu très civilisée, qui habitaient Cundinamarca, en Colombie. 2 Le language de ces indiens, très beau. (Impossible de rien trouver sur ces indiens apparemment remarquables. Il ne paraît pas s’agir des Chunipis ou Chulipis, parfois même appelés Chinipis, du groupe Vilela, qui ne sont pas de cette région mais vivent au Paraguay. Chibchas ?)

Chulpa (f). Nombre con que se conocen las antiguas tumbas de los indios aimarás, que habitaban el Perú antes de ser conquistado este país por los Incas. Tola, en Colombia, Venezuela y Ecuador. Tola (f). En Sur América, túmulo funerario de los indios caras.

Nom sous lequel sont connues les anciennes sépultures des indiens Aymaras, habitants du Pérou avant la conquête du pays par les Incas. Nommées tolas en Colombie, au Venezuela et en Écuateur. Tola. En Amérique du Sud, tumulus funéraire des indiens Caras.

Espuelero (a). Gallo que sabe usar sus espuelas en la pelea.

Coq qui sait bien se servir de ses ergots pendant le combat.

Firulístico, ca (a). En Puerto Rico, facistol, pedante. 2 En Cuba se dice del negro que abusa de la ese en la pronunciación.

À Puerto Rico, personne de manières affectées ; pédant. 2 À Cuba, se dit du noir qui abuse du « s » dans sa prononciation.

Frijolito (m). (Sophora secundiflora) En el norte del país, en México, y principalmente en Tejas, planta llamada también colorín, cuyas semillas contienen un alcaloide acre, sumamente venonoso. Los indios toman pequeñas dosis de esta semilla, pulverizadas, para producirse una especie de intoxicacíon, con delirio, y por fin un sueño profundo, que les dura varios días.

(Littéralt. Petit haricot) Dans le nord du Mexique, et principalement dans la province de Tejas, plante dont les graines contiennent un alcaloïde âcre, extrêmement vénéneux. Les indiens consomment ces graines réduites en poudre, en petites doses, pour provoquer une sorte d’intoxication délirante, suivie d’un sommeil profond qui dure plusieurs jours.

Gapitucar (v. intr.) (Del arauc. gapitun) En Chile, casarse a la usanza indígena, raptándose a la esposa.

Au Chili, se marier à la mode indienne, en enlevant l’épouse.

Guaca, Huaca (f). Sepultura de los incas y otros pueblos indígenas de Sur América. Dícese también en Centro América, donde se han hallado en abundancia en Panamá. 2 Tesoro escondido. 3 Adoratorio indígena antiguo. Guaco, Huaco (m). En el Perú, idolo, generalmente de barro, que suele hallarse en las guacas. 2 Por extensión, cualquier objeto que se saca de una guaca. Guaquear, Huaquear (intr). Buscar tesoros, principalmente excavando tumbas prehispánicas con tal objeto.

«De cuya ignorancia ha nacido dar a los Incas muchos dioses, o todos los que ellos quitaron a los indios que sujetaron a su imperio, que los tuvieron tantos y tan extraños como arriba se ha dicho. Particularmente nació este engaño de no saber los españoles las muchas y diversas significaciones que tiene este nombre huaca; el cual, pronunciada la última sílaba en lo alto del paladar quiere decir ídolo, como Júpiter, Marte, Venus, y es nombre que no permite que de él se deduce verbo para decir idolatrar. Además de esta primera y principal significación, tiene otras muchas, cuyos ejemplos iremos poniendo para que se entiendan mejor. Quiere decir cosa sagrada, como eran todas aquellas en que el demonio les hablaba: esto es, los ídolos, las peñas, piedras grandes o árboles en que el enemigo entraba para hacerles creer que era dios. Asimismo llaman huaca a las cosas que habían ofrecido al sol, como figuras de hombres, aves y animales hechas de oro, o de plata, o de palo, y cualesquiera otras ofrendas, las cuales tenían por sagradas; porque las había recibido el sol en ofrenda, y eran suyas, y porque lo eran las tenían en gran veneración. También llaman huaca a cualquier templo grande o chico, y a los sepulcros que tenían en los campos, y a los rincones de las casas, de donde el demonio hablaba a los sacerdotes y a otros particulares que trataban con él familiarmente, los cuales rincones tenían por lugares santos, y así los respetaban como a un oratorio o santuario.» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, II, cap. IV)

Vieron al «Inka» de oro en su «huaca» / y por sus ojos desfilarán / los barcos-cestas de Titicaca, / y con su viga, Caupolicán. » (Agustín de Foxá, en su poema Los caballeros de la imprudencia)

1 Sépulture des Incas et autres peuples indigènes d’Amérique du Sud. Le terme s’emploie également en Amérique centrale, où l’on a trouvé de ces tombes en abondance au Panama. 2 Trésor caché. 3 Ancien temple indigène. Guaco. 1 Au Pérou, idole, généralement de terre, commune dans les guacas. 2 Par extension, tout objet trouvé dans une guaca. Guaquear. Chercher des trésors, principalement en fouillant les tombes préhispaniques.

Guará (m). Voz de los guajiros venezolanos, con que estos indios designan su amuleto o fetiche principal, que puede tener diversas formas, generalmente muy complicadas. «El guará es un fetiche que tiene gran valor entre los guajiros. Los que poseen uno con considerados como los más poderosos y ricos. (…) Respecto al origen del guará, dicen los guajiros que ignoran su procedencia, que los actuales poseedores los han heredado de sus padres y éstos a la vez de los suyos, de suerte que son propiedad de una misma familia desde tiempo inmemorial.» (Jahn)

Mot de la langue des Guajiros du Venezuela par lequel ces indiens désignent leurs amulettes ou fétiches principaux, qui peuvent avoir des formes diverses, généralement très compliquées. « Le guara est un fétiche d’une grande valeur chez les Guajiros. Ceux qui en possèdent un sont considérés comme les plus puissants et les plus riches d’entre eux. (…) En ce qui concerne l’origine du guara, les Guajiros disent qu’ils en ignorent la provenance, que leurs actuels propriétaires les ont reçus de leurs parents, qui les avaient reçus des leurs, de sorte qu’ils sont la propriété d’une même famille depuis des temps immémoriaux. » (Jahn)

Guirivillo (m). En Chile, animal fabuloso de los araucanos, en cuya existencia creen los campesinos chilenos. Se le representa con cabeza de gato y cola de zorro extremadamente larga.

Animal fabuleux des Araucans, à l’existence duquel croient les paysans chiliens. Il est représenté avec une tête de chat et une queue de renard extrêmement longue. (Voir le mot Ñirivilo)

Habitantes (m. pl). Nombre que se dio a los bucaneros que, abandonando la piratería, se establecieron en la isla de Santo Domingo y se dedicaron al cultivo del tabaco.

Les Habitants. Nom que l’on donna aux boucaniers qui, renonçant à la piraterie, s’établirent dans l’île de Saint-Domingue et se consacrèrent à la culture du tabac.

Hermanos de la costa (m. pl). Nombre con que se conocían los filibusteros de las Antillas.

Les Frères de la côte. Nom sous lequel étaient connus les flibustiers des Antilles.

Imbunche, Ibunche (m). (Del mapuche ivum, monstro) Maleficio, brujería, encantamiento diabólico. 2 En Chiloé, el brujo jefe del aquelarre. 3 Cualquier brujo, personaje como ogro.

1 Maléfice, sortilège, enchantement diabolique. 2 À Chiloé, le sorcier maître du sabbat. 3 Certain sorcier ou personnage comparable à un ogre.

Itoto (m). Llamaban así los caribes el cadáver momificado de enemigos vencidos y muertos en guerra.

Les indiens Caraïbes donnaient ce nom au cadavre momifié de leurs ennemis vaincus et tués à la guerre.

Janase bequas (m. pl). Hombres titánicos del cabo de Santa María, en Tierra Firme.

Hommes titanesques du cap de Sainte-Marie, de Tierra Firme. (Inconnus sous ce nom sur internet. Ils devaient se distinguer par une très grande taille. Santamaria ne met pas en doute leur existence, car, s’agissant de fantômes et autres gobelins, il ne manque jamais de préciser que ces êtres n’existent que dans la tête du « vulgaire ».)

Jigüe, Güije (m). En Cuba, duende, enano enamorado, juguetón, muy moreno y con larga caballera, que, según la superstición popular, sale de las aguas.

«Balada del Güije. ¡Güije, que se vaya el güije! … Enanos de ombligo enorme pueblan las aguas inquietas; sus cortas piernas, retorcidas; sus largas orejas, rectas. ¡Ah, que se comen mi niño, de carnes puras y negras, y que le beben la sangre, y que le chupan las venas, y que le cierran los ojos, los grandes ojos de perlas !» (Nicolás Guillén, en su poema Balada del Güije)

«todo esto que nos unta de espanto los ojos –güijes que ha creado la explotación capitalista para tenernos echados en el regazo del miedo–, caerá bajo nosotros» (el poeta cubano José Rodríguez Mendez, en sus Poemas del Batey)

À Cuba, lutin amoureux (?) (je suppose que cela fait allusion à la lubricité, un trait que l’on trouve chez d’autres farfadets du folklore américain mais aussi européen) et joueur, très brun, portant une longue chevelure, et qui, selon les croyances populaires, a sa résidence principale dans les eaux.

Luancura (f). (Del mapuche) En Chile, nombre que se da a una piedra que se forma en el estómago del guanaco, y a la cual los naturales atribuyen virtudes medicinales.

Au Chili, nom donné à une pierre qui se forme dans l’estomac du guanaco (animal semblable au lama) et à laquelle les indigènes attribuent des vertus médicinales.

Mabuya (f). (Voz guar. que sign. diablo. Hemydactitus mabuia) Reptil saurio de Cuba, muy parecido a las salamandras de Europa. 2 Nombre popular del diablo.

(Mot guarani signifiant diable) 1 Reptile saurien de Cuba, très semblable à la salamandre d’Europe. 2 Nom populaire du diable.

« Il poursuivait les agoutis, voleurs d’oranges, et les araignées-crabes, et les ravissants papillons étincelants, et les lézards bleu de ciel à gorge rose surnommés les zinzolites, et le surprenant mabouya, sorte de caméléon qu’il s’amusait à mettre en colère pour voir sa gorge énorme se gonfler et changer de couleur, et prendre les plus belles teintes des pierreries. » (Gérard d’Houville, Le Séducteur, 1914)

Macuñ, Macuñi (m). (Voz araucana) En Chile, en la provincia de Chiloé, especie de chaleco, hecho, según la creencia vulgar, de la piel arrancada a un difunto, y que cubre el pecho de los brujos. También se hace de la piel de cierto pescado, que, durante la noche, despide una luz fosforescente. 2 Poncho, entre los indios.

(Mot araucan) 1 Au Chili, dans la province de Chiloé, espèce de poncho fait, selon la croyance populaire, de la peau arrachée à un mort, dont se couvrent les sorciers. Il se fabrique également avec la peau d’un certain poisson qui émet la nuit une lumière phosphorescente. 2 Poncho, pour les indiens. (Comme il ressort de l’ensemble de ce glossaire, l’île de Chiloé abonde en croyances extraordinaires qui lui sont propres.)

Machay (m). (Voz quichua) Sepultura antigua de los incas.

Ancienne sépulture inca.

Madremonte (f). En Colombia, endríago creado por la superstición popular y que se cree principalmente que envenena las aguas en que se baña.

En Colombie, monstre créé par la supersticion populaire et dont on croit entre autres choses qu’il empoisonne les eaux dans lesquelles il se baigne.

Malqui (m). (Voz quichua) Nombre que en la arqueología peruana se da a los túmulos en que se contenían las momias de los incas y que tenían sus ministros y sacerdotes especiales, encargados de su guarda.

Nom donné, dans l’archéologie péruvienne, aux tumuli renfermant les momies des Incas et qui avaient leurs prêtres et desservants particuliers, commis à leur garde.

Mamacuna (f). (Del quichua) Entre los Incas, las mujeres ancianas, matronas de sangre noble y honradas, especie de vestales que cuidaban a las virgenes del sol.

«Dentro en la casa había mujeres de edad que vivían en la misma profesión envejecidas en ella; que habían entrado en las mismas condiciones, y por ser ya viejas y por el oficio que hacían, las llamaban mamacuna, que interpretándolo superficialmente, bastaría decir matrona; empero que darle toda su significación, quiere decir mujer que tiene cuidado de hacer el oficio de madre, porque es compuesto de mama, que es madre, y de esta partícula cuna, que por sí no significa nada, y en composición significa lo que hemos dicho, sin otras muchas significaciones según las diversas composiciones que recibe.» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, IV, cap. I); «A las demás concubinas del rey, que eran de las extranjeras, y no de su sangre, llamaban mamacuna, que bastaría decir matrona; mas en toda su significación quiere decir mujer que tiene obligación de hacer oficio de madre.» (Ibid., I, I, cap. XXVI)

Chez les Incas, femmes âgées, matrones honorables et de sang noble, sorte de vestales qui veillaient sur les Vierges du Soleil.

Maqueche (m). (Del maya) Vulgarmente, en la región oriental de Tabasco, mayeana, nombre de cierto insectillo común, que las gentes del campo ponen como amuleto en una cadenita a los niños tiernos, para precaverlos contra algunas enfermedades.

Dans la région orientale, maya, de la province de Tabasco, nom d’un petit insecte commun, nom d’un petit insecte commun que les gens de la campagne attachent sur une chaînette autour du cou des jeunes enfants, comme amulette, dans le but de les prémunir de certaines maladies.

Ñacurutú (Voz guar. Bubo cassirostris) En la región platense, nombre vulgar que se da a una lechuza grande, muy torpe y perezosa; domesticable.

Dans la région du Rio de la Plata, nom vulgaire donné à une grande chouette, très paresseuse et apathique ; domesticable.

Ñáñigo (s). (Voz afr.) Persona afiliada a una sociedad secreta, formada por los negros que vivían en Cuba. 2 Por extensión, se dice hoy todavía de los negros de mal vivir o de conducta sospechosa. Abacubia (m). En el vocabulario jergal de los ñáñigos, el altar. Parece que también se dice bacancubia. Abasi Menguama. En el vocabulario de los ñáñigos, Dios te guarde. Amirifimo (m). La indumentaria del ñáñigo. Bencomo (m). Nombre que entre los ñáñigos cubanos se da al tambor cilíndrico ordinario, por lo común de cedro, revestido de piel de chivo, usado como instrumento músico peculiar en sus bailes y otras diversiones. Fambá (m). Lugar de ceremonias o templo de los ñáñigos.

«La oveja negra entre las hermanas de Trujillo fue Nieves Luisa, físicamente la más atractiva de todas. Antes del ascenso de Trujillo al poder vivió en Cuba y de allí vino cuando aún el régimen luchaba por afianzarse con paso vacilante. Su apellido no era extraño para los cubanos. Su abuelo paterno, don José Trujillo Monagas había ocupado un alto cargo en la Policía de La Habana. En esa posición se destacó por su eficiencia en la persecución de los ñáñigos.» (Joaquín Balaguer, Memorias de un cortesano de la «Era de Trujillo», 1988)

«El ñáñigo sube al cielo. El cielo se ha decorado de melón y calabaza para la entrada del ñáñigo.» (Luis Palés Matos, en su poema Ñáñigo al cielo, 1937)

«Obscura palma ñáñiga, / panteón de Sinecanecua [?], / en cuyo tronco la serpiente danza.» (Alfonso Camín, Palmeras en Xochitl y otros poemas)

Fambá: «El Juego firmó,/ ¡Yamba-ó!/ con yeso amarillo/ en la puerta fambá.» (Alejo Carpentier, en su poema Liturgia)

1 (Mot africain) Personne afiliée à une société secrète des Noirs de Cuba [et qui, selon l’Académie espagnole, s’appelle la société Abakua]. 2 Par extension, se dit encore aujourd’hui des Noirs de mauvaise vie ou de conduite suspecte. Abacubia. Dans l’argot des ñañigos, l’autel. Semble se dire également bacancubia. Abasi Menguama. Dans le vocabulaire des ñañigos, Dieu te garde. Amirifimo. Le vêtement du ñañigo. Bencomo. Nom donné au tambour cylindrique ordinaire des ñañigos, en général en bois de cèdre et peau de chevreau, employé comme instrument de musique pour leurs danses et autres réjouissances. Fambá. Lieu de cérémonie ou temple des ñañigos.

Ñeengatú (m). Viejo dialecto de origen guaraní que los jesuítas propagaron en el siglo XVIII entre las tribus del Amazonas y Ríonegro, hasta el sur de Venezuela.

Vieux dialecte d’origine guarani que les Jésuites propagèrent au dix-huitième siècle parmi les tribus de l’Amazone et du Rio Negro, jusqu’au sud du Venezuela.

Ñirivilo (m). Según la creencia popular de Chile, animal fabuloso que vive en las aguas y hace daño a los que se bañan.

Selon la croyance populaire du Chili, animal fabuleux qui vit dans les eaux et fait du mal à ceux qui s’y baignent. (Le mot ressemble à Güirivillo, et l’étymologie donnée par Santamaria pour les deux est la même, mais on a d’un côté un animal à fourrrure abondante – très longue queue du güirivillo – et de l’autre un animal aquatique. Une sorte de loutre ou de castor ?)

Ñusta (f). Nombre de la vestal, entre los incas, la cual, además del servicio divino, tenía el privilegio de elaborar la chicha destinada para el consumo del soberano.

«A las infantas, hijas del rey, y a todas las demás hijas de la parentela y sangre real, llamaban ñusta, quiere decir doncella de sangre real» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, I, cap. XXVI)

«Ñusta peregrina / de cara divina, / tu hechizo / enseña al reverso / un cálido verso / y un rizo.» (Concha Espina, La segunda mies, el poema Lima)

«Y celebró sus libres esponsales / con una ñusta bárbara y morena, / entre el dulce trinar de los turpiales / y la triste salmodia de la quena.» (Felipe Sassone, en el poema Metempsicosis)

Nom de la vestale, chez les Incas, laquelle, en plus du service divin, avait le privilège de préparer la chicha destinée à la consommation du souverain.

Pampaco (m). (Voz quichua) En Colombia, colmena subterránea. Talnete (m). (Del azt. tlaconatl, hijo de la tierra) En Honduras, panal de miel agria y de propiedades medicinales, que una abeja de cierta especie hace en la tierra.

(Mot quechua) En Colombie, ruche souterraine. Talnete. (De l’aztèque : fils de la terre) Au Honduras, rayon de miel aigre aux propriétés médicinales qu’une certaine espèce d’abeille produit dans la terre.

Paricá (f). (Voz tupí) Sustancia narcótica, en forma de polvo, preparada de las semillas secas, y tal vez también de las hojas, de una planta leguminosa (Piptadenia peregrina); que algunos pueblos primitivos del Brasil, Argentina, Chile y otras partes de Sur América usaban, y aun usan hoy, a manera de rapé, en aspiraciones nasales. En el desierto de Atacama, en Chile, principalmente, se han encontrado tabletas de tal preparación y tubo especiales que usaban para aspirarla.

(Mot tupi) Substance narcotique, en forme de poudre, préparée à partir des graines séchées, et peut-être aussi des feuilles, d’une plante légumineuse ; que certains peuples indigènes du Brésil, de l’Argentine, du Chili et d’autres parties de l’Amérique du Sud consommaient, et consomment toujours, à la manière du tabac à priser, en aspirations nasales. On a trouvé, principalement dans le désert de l’Atacama, au Chili, des tablettes de cette préparation ainsi que des tubes spéciaux pour l’inhalation. (Plutôt qu’à la manière du tabac à priser, c’est ainsi à la manière de la cocaïne que cette substance était consommée.)

Patuco (m). En Venezuela, estaca de palmera que, envenenada con curare, ponían ocultas en gran número en los pasos los indios, en los tiempos de la conquista y coloniales, para hacer mal a sus enemigos los españoles.

Au Venezuela, pieux de palmier enduits de curare que les indiens plaçaient en grand nombre dans des chausses-trappes sur les chemins, au temps de la conquête et à l’époque coloniale, pour nuire à leurs ennemis, les Espagnols.

Payé (m). En Argentina, gualicho, el diablo, popularmente. 2 Amuleto protector que consiste generalmente en una pluma de caburey, una astilla de santo viejo o una bala extraída de una herida. 3 Hechizo, mal de ojo.

1 En Argentine, nom populaire du diable. 2 Amulette protectrice qui consiste généralement en une plume de caburey, une écharde de santo viejo (une essence d’arbre ?) ou bien une balle extraite d’une blessure. 3 Sortilège, mauvais œil.

Perro cangrejero (m). (Thous cancrivorus) Carnívoro canídeo; perro indígena de América, que desde Colón hallaron en las Antillas y en tierras continentales los españoles. Era el más fuerte y, por lo mismo, el que, en opinión de muchos autores, perduró, por haber destruído a los demás, hasta trasformarse en el perro jíbaro o montaraz, que hasta época reciente se conoce. Aon (m). Nombre que dio Las Casas al perro indígena de Santo Domingo (Thous cancrivorus), o perro cangrejero, que Colón llamó mastín y que halló también en Cuba. Jibarero, ra (a). En Cuba, dícese de cierte perro propio y destinado para coger perros jíbaros.

(Littéralt. Chien mangeur de crabes) Canidée carnivore; chien indigène d’Amérique que les Espagnols, depuis Colomb, trouvèrent aux Antilles et sur le continent américain. C’était l’espèce la plus forte et, pour cette raison, de l’avis de nombreux auteurs, il survécut, après avoir exterminé les autres espèces, devenant le chien jivaro ou chien sauvage qui existait encore à une époque récente. Aon. Nom donné par Las Casas au chien indigène se Saint-Domingue ou chien mangeur de crabes, que Colomb appelait mâtin et qu’il trouva aussi à Cuba. Jibarero. À Cuba, se dit d’un chien dressé à la chasse de ces chiens sauvages.

Picotas (m. pl). Indios del país visitado por Orellana en su expedición por el Amazonas el 7 de junio de 1541, que les dio ese nombre porque vio que tenían en las orillas del citado río cabezas humanas clavadas en picas.

Indiens du pays visité par le conquistador Orellana au cours de son expédition sur le fleuve Amazone en 1541, qui leur donna ce nom parce qu’ils exposaient sur la rive du fleuve des têtes humaines fichées sur des pieux.

Piguchén, Picuchén, Piuchén (m). (Del arauc. pihuichen, culebra que vuela cuando silba) En Chile, monstruo fabuloso de la mitología araucana, en forma de lagarto con alas de murciélago, que mata con su silbido o con su mirada, y que bebe la sangre de los hombres y aun de los animales desde lejos. 2 Bodegón de mala muerte, en que se vende licor muy malo; también casa de prostitución.

(De l’araucan : couleuvre qui siffle en volant) Au Chili, monstre fabuleux de la mythologie araucane, lézard avec des ailes de chauve-souris, qui tue par son sifflement ou son regard, et qui boit le sang des hommes ainsi que des animaux à distance. 2 « Taverne de male mort », où l’on vend un alcool infâme ; également, maison de prostitution.

Pillunchuca (f). Yerba de Chile, a la cual atribuyen los indígenas propiedades mágicas.

Herbe du Chili, à laquelle les indigènes attribuent des propriétés magiques.

Pincoya (f). En la mitología araucana de los indios de Chiloé, especie de nereida o hada de mar; sirena que, en compañía de su esposo el Pincoy, atrae abundancia de peces y mariscos hacia donde ellos habitan.

Dans la mythologie araucane des indiens de Chiloé, espèce de Néréide ou fée marine ; sirène qui, en compagnie de son époux le Pincoy, attire abondance de poissons et de fruits de mer où elle habite.

Pipa de diablos. Fr. fig. fam. hondureña. Legión de demonios.

Expression familière, au Honduras, pour désigner une légion de démons. (Cette légion démoniaque m’évoque la « procession de fantômes » qui est la définition du nom commun estantigua en Espagne. Qu’un mot serve à désigner une telle chose apporte une confirmation au propos de Kant, dans ses Observations sur le sentiment du beau et du sublime, selon lequel l’âme espagnole se caractérise par un sublime à tendance fantastique. Il s’agit, je l’ai dit, d’un nom commun, mais qui dérive du nom propre Estantigua, laquelle est en Castille ce qu’est la Santa Compañía, ou Güestia, en Galice, une apparition caractérisée qui annonce un décès proche.)

Poazán (m). (Voz soque) En Tabasco y Chiapas, nombre de cierto gusano grande y horrible, que comen los indios.

Dans les provinces de Tabasco et du Chiapas, au Mexique, nom de certain grand ver hideux, que mangent les indiens.

Pucará (m). (Voz quichua) Reducto, fortaleza, fortín de las antiguas tribus indígenas, que se encuentran del Perú al norte argentino, en Bolivia y en Chile. También se llamaron así las fortalezas de la época colonial.

(Mot quechua) Redoute, forteresse, fortin des anciennes tribus indigènes, que l’on trouve du Pérou jusqu’au nord de l’Argentine, en Bolivie et au Chili. On a également donné ce nom aux forteresses de l’époque coloniale.

« Chez les Indiens de Cuzco, pour la plupart quitchouas, Manco Capac retrouva la même organisation sociale que celle des Aymaras du Titicaca, fondée sur des communautés de base, extrêmement anciennes, auxquelles les autochtones donnaient le nom d’ayllu, que l’on peut traduire par tribu, généalogie ou famille. Chacun de ces clans était régi par des coutumes endogamiques qui obligeaient leurs membres à se marier entre eux, se réclamait du même ancêtre, fictif ou réel, et revendiquait la même paqarina, c’est-à-dire le même lieu sacré d’origine. Le territoire de ces communautés essentiellement agraires s’appelait la marka, et sa protection était assurée par une petite forteresse, située sur une hauteur à proximité du village, la pucara. » (Jean-Claude Valla, La civilisation des Incas)

Puones (m. pl). En Argentina, púas huecas de metal que se aplican a los espolones de los gallos de pelea, para hacer más mortíferas sus acometidas.

En Argentine, griffes creuses de métal que l’on applique aux ergots des coqs de combat afin de rendre leurs attaques plus mortifères.

Quena (f). Flauta rústica que usan los indios del Perú, Bolivia y el norte argentino, para acompañarse en sus cantos; tiene sonidos lúugubres y se hace por lo común de un fémur, abierto por ambos extremos, con cinco agujeros. 2 Canto melancólico que se hace al son de este instrumento.

«Y ay tenía el cuerpo muerto y diuna canilla el cuerpo muerto hizo una quena y tocaba en la quena este yaraví, día y noche, al lao el cuerpo muerto e la niña… Y velay que puel cariño y tamién po esta música triste, tan triste, se golvió loco…» (Ciro Alegría, Los perros hambrientos)

«En la costa del Perú y por la región de Arequipa se cultiva el género conmovedor del yaraví, que se torna lúgubre en la quena.» (José Vasconcelos, La raza cósmica. Notas de viajes: Argentina)

«En la Puna/ una flauta triste/ una/ tenue flauta como un rayo de luna/ y el quejido de una quena/ con un canto quechua…» (Ernesto Cardenal, Homenaje a los indios americanos)

1 Flûte rustique utilisée par les indiens du Pérou, de Bolivie et du nord de l’Argentine pour accompagner leurs chants ; elle rend des sons lugubres et se fabrique généralement à partir d’un fémur ouvert aux deux extrémités et percé de cinq trous. 2 Chant mélancolique au son de cet instrument.

Salamanca (f). En Argentina, brujería, ciencia diabólica, y por extensión, cueva, o lugar donde se reúnen los brujos de la comarca, bajo la presidencia del diablo, y se enseña brujería.

En Argentine, sorcellerie, science diabolique et, par extension, caverne ou autre lieu où se réunissent les sorciers de la région, sous la présidence du diable, pour enseigner la magie noire. (Tiré de toute évidence du nom de la célèbre université espagnole de Salamanque.)

Sancayo (m). (Voz quichua) Cierto gusanillo que se cría sobre los cardones peruanos, y que las indias comen para aumentarse la leche en la cría de sus hijos, según crónicas antiguas.

(Mot quechua) Certain vermisseau vivant sur les cactus péruviens, que mangent les indiennes pour augmenter la quantité de leur lait lorsqu’elles donnent le sein, selon les anciennes chroniques.

Servinacuy (m). Unión conyugal a prueba, que realizan los indios peruanos, antes del definitivo matrimonio religioso.

Union conjugale à l’essai que pratiquent les indiens du Pérou avant le mariage religieux définitif.

Soroche (m). (Voz quichua) En Sur América, angustia que a causa de la rarefacción del aire se siente en los lugares muy elevados. Llamada también mal de montaña o mal de puna, y cuyos síntomas principales son: postración general, vómitos, zumbido y dolor de oídos. Apunado, da (a). Individuo que ha contraído el soroche o mal de montaña, subiendo los Andes.

«Dicen que la mueca de los que mueren en el páramo es una mueca de risa. Soroche. Sorochitooo…» (Jorge Icaza, Huasipungo)

«Nunca he sido fuerte para los cambios bruscos de presión. El terrible soroche, mareo de la montaña, empezó a preocuparme; los oídos zumban; los rostros de los acompañantes se miran pálidos.» (José Vasconcelos, El proconsulado)

(Mot quechua) En Amérique du Sud, vertige provoqué par la raréfaction de l’air dans les lieux les plus élevés (de la cordillère des Andes). Également appelé mal des montagnes ou mal des puna (ou tout simplement puna), il présente les symptômes suivants : postration générale, vomissements, bourdonnements et douleurs d’oreille. Apunado. Qualifie un individu se trouvant atteint de soroche [puna] ou mal des montagnes en gravissant les Andes.

Surumpe, Surumpi, Surupí (m). (Voz aim.) En el Pérú y Bolivia, inflamación de los ojos producida por la presencia de las nieves que cubren las montañas.

Au Pérou et en Bolivie, inflammation des yeux causée par la présence de neige sur les montagnes.

Tabaqueada (f). En Bolivia, carne descompuesta, que se impregna de tabaco, y con la cual se da caza al cóndor que la come y se emborracha.

En Bolivie, viande putride imprégnée de tabac avec laquelle on donne la chasse au condor, qui la mange et s’enivre.

Tambú (m). (Voz guar.) En Argentina, larva de cierto insecto que los campesinos comen frita.

«Las mismas tacuaras ofrecen en sus nudos un regalo al hombre de la selva, con las crasas larvas del tambú, análogas, si no idénticas en mi opinión, a las del ciervo volador, que Lúculo cataba goloso.» (Leopoldo Lugones, El imperio jesuítico)

En Argentine, larves de certain insecte que les paysans mangent frites.

Tangatanga (m). (Del quichua tanka) Nombre del célebre escarabajo mitológico que representa el dios de quichuas e aimaraes, en la tradición sagrada de estos indígenas; semejante al que veneraron los antiguos egipcios.

(Du quechua) Nom du célèbre scarabée mythologique représentant le dieu des Quichuas et des Aymaras, dans la tradition sacrée de ces indigènes ; semblable à celui que vénéraient les anciens Égyptiens.

Traiguén (m). En la mitología  de los indios araucanos, en Chiloé, salto de agua en el cual se baña el brujo, durante ocho días, para borrarse el bautizo.

Dans la mythologie des indiens Araucans, à Chiloé, cascade dans laquelle se baigne le sorcier huit jours durant, afin de s’effacer le baptême.

Trauco (m). En Chile, en la provincia de Chiloé, personaje mítico de aspecto repugnante, que vive en los árboles, tiene el rostro vuelto hacia la espalda y cuya aterradora mirada contrahace el cuerpo de la persona en quien se fija. 2 En algunas partes, personaje mítico, especie de duende del bosque que ayuda a recoger frutillas a las niñas que le gustan.

1 Au Chili, dans la province de Chiloé, personnage mythique d’aspect répugnant, qui vit dans les arbres, a le visage tourné dans la direction du dos, et dont le regard effroyable contrefait le corps de la personne sur laquelle il se fixe. 2 Dans certaines régions, personnage mythique, espèce de lutin des bois qui aide les jeunes filles qui lui plaisent à cueillir des fruits. (Santamaria ne dit rien d’un certain nombre d’autres créatures qui répondraient à la description de « lutins des bois », voire de « satyres des bois » ; et sa description – n° 2 – est très pudique. Dans le cas des créatures auxquelles je pense, le Sisimite, le Pombero…, il s’agit bien de satyres, et même de petite taille ils sont dangereux pour les femmes.)

Tricahuera (f). En Chile, cueva, o conjunto de cuevas, que forman los tricahues (papagayos verdes) en abruptos barrancos, en donde duermen y de donde salen en bandadas a incursionar por los sembrados que devastan. 2 Bulla o confusión de varias personas que hablan al mismo tiempo.

Au Chili, caverne ou ensemble de cavernes que creusent les tricahues (perroquets verts) dans le flanc de falaises abruptes, où ils dorment et d’où ils se répandent en bandes pour dévaster les champs. 2 Désordre ou confusion de personnes parlant toutes en même temps.

Trope (m). (Del arauc. thopel) En la provincia de Chiloé, en Chile, dícese del lobo marino, cuando es grande y viejo.

Dans la province de Chiloé, au Chili, se dit du « loup marin » (otarie à crinière) quand il est grand et vieux.

Ulpada (f). En Chile, remedio popular de excrementos humanos disueltos en agua muy caliente, y  usado contra el mordisco de la araña, y como purgante de las reses empastadas.

Au Chili, remède populaire à base d’excréments humains dissous dans de l’eau bouillante, employé contre la morsure des araignées et comme purgatif pour le bétail.

Valichú (m). En el Río de la Plata, uno de los nombres del espíritu maligno, entre los indios.

Dans la région du Rio de la Plata, un des nombres de l’esprit malin, parmi les indiens.

Votán (m). Divinidad de los quichés, que se estima como fundador de su nacionalidad. Era un gran sacerdote que los guió en su peregrinación del sur hacia las costas del Golfo de Méjico e hizo que la tribu se estableciera primero en las riberas del Usumacinta, de donde se extendió después. Casi todos los pueblos de la región ístmica del continente deificaron a Votán y lo convirtieron en divinidad. 2 También se denominan así, genéricamente, los sacerdotes de este culto. Votánides. Indios que habitaban en Centro América, donde constituyeron el imperio de Kibalbay. Se llamaron votánides por ser su primero caudillo Votán.

1 Divinité des indiens Quichés, considéré comme le fondateur de leur nation. C’était un grand prêtre qui les guida dans leur pérégrination jusqu’à la côté du golfe du Mexique et permit à cette tribu de s’établir d’abord sur les rives de l’Usumacinta, d’où elle s’étendit par la suite. Presque tous les peuples de l’isthme du continent déifièrent Votan et en firent leur dieu. 2 Nom générique des prêtres de ce culte. Votanides. Indiens qui vivaient en Amérique centrale, où ils constituèrent l’empire de Kibalkay. Leur nom vient de ce que leur premier chef était Votan. (La similitude pour ainsi dire parfaite avec le nom du Wotan scandinave – Odin en français – a été remarquée. Le nom de Kibalkay a totalement disparu de la circulation : on n’en trouve mention, sur internet, que dans une page de journal nord-américain… des années 1850. Cette entrée du Santamaría semble être un emprunt aux théories du prélat français Brasseur de Bourbourg [mort en 1874], qui parla du fondateur de Palenque comme d’un certain Votan ayant vécu plusieurs siècles avant l’ère chrétienne. Ces théories furent reprises par l’Américain Le Plongeon et donnèrent naissance au mouvement appelé « mayanisme ».)

Vuta (m). En Chile, en la provincia de Chiloé, jefe del aquelarre, que, según la creencia popular, tiene la cara torcida y una pierna pegada a la espalda, anda en cueros y, en las grandes festividades, sale de la cueva, acompañado de los demás brujos.

Au Chili, dans la province de Chiloé, maître du sabbat, qui, selon la croyance populaire, a le visage déformé et une jambe collée au dos. Il va nu et, lors des grandes festivités, sort de sa caverne accompagné des autres sorciers.

Xuche (m). (Voz maya) Nombre que en Yucatán se da a grandes sumideros que se hallan en la región de la llamada serranía, y de los cuales se cree que provienen los cenotes.

Nom que l’on donne au Yucatan à des canaux d’évacuation naturels dans la région des montagnes et dont on pense que proviennent les cénotes (gouffres du Yucatan : c’étaient pour les Mayas des lieux de communication avec le monde des dieux. Cénote sacré de Chichen Itza : où étaient pratiqués des sacrifices humains cataboliques).

Yugo (m). Nombre aceptado comúnmente, en Méjico, entre arqueólogos y hombres de ciencia, para designar cierto objeto arqueológico de piedra, en forma de herradura, procedente de razas autóctonas y conocido también por arco. «Se ignora el uso verdadero de estas piezas arqueológicas. Los autores dan diversas opiniones acerca del particular: unos se inclinan a que los yugos fueron instrumentos destinados a ser colocados en el cuello de la víctima humana para facilitar el sacrificio común, ritual y cruento (el de la extracción del corazón, para ofrendarlo a los ídolos o dioses); otros suponen que son piedras penitenciales, o bien objetos de culto, o representativos de seres o de fuerzas creadoras, o para uso funerario, o monumentos cosmogónicos. Hay algunos yugos exquisitamente labrados. En su mayoría son de procedencia totonaca.» (Ing. Jesús Galindo y Villa)

(Littéralt. Joug) Nom communément retenu par les archéologues et hommes de science, au Mexique, pour désigner certain objet archéologique en pierre, en forme de fer à cheval, d’origine autochtone et également connu sous le nom d’« arc ». « On ignore le véritable usage de ces pièces archéologiques. Les auteurs ont des opinions diverses sur la question : les uns inclinent à penser qu’elles étaient appliquées au cou des victimes pour faciliter le sacrifice humain courant, rituel et cruel (par extraction du cœur, pour l’offrir aux idoles ou aux dieux) ; d’autres supposent que ce sont des pierres pénitentielles, ou des objets de culte, ou des représentations d’êtres ou de forces créatrices, ou bien qu’ils avaient un usage funéraire, ou encore qu’ils servaient dans des monuments cosmogoniques. Certains yugos sont très délicatement travaillés. Ils sont pour la plupart d’origine totonaque. » (Ing. Jesus Galindo y Villa)

Octobre 2013