Pensées VIII : Intelligence et Société

Prenons les statistiques des accidents de la route, le nombre d’accidents par véhicule et par an, dans différents pays. Pour des pays ayant un nombre de véhicules par habitant comparable, des différences, s’il en existe – car j’écris cela sans connaître précisément aucunes statistiques – sont de nature à avoir des implications substantielles. Être un bon conducteur exige un certain nombre de qualités, telles que l’attention, les réflexes, les capacités visuo-spatiales…, fortement corrélées, selon les spécialistes, avec l’intelligence. Être un bon conducteur, bien doté au regard de ces capacités, est un moyen d’éviter les accidents de la route, mais cela ne suffit pas, si les autres conducteurs sont dangereux. Une personne qui irait vivre dans un pays avec trois fois plus d’accidents de la route mortels par véhicule et par an, aurait, s’il prend sa voiture avec la même régularité que dans son pays d’origine, trois fois plus de chances de mourir sur la route. C’est quelque chose qui ne dépend pas d’elle. Cette personne ne change pas, mais son environnement a changé : c’est un environnement plus dangereux. Il y a comme cela beaucoup de choses qui ne dépendent pas de nous, et qui ne sont pas non plus seulement la « faute à pas de chance », mais qui dépendent beaucoup de la collectivité humaine qui nous entoure. (Bien sûr, il convient d’ajuster ce qui vient d’être dit, concernant la conduite, en fonction des autres facteurs pouvant entrer en ligne de compte, tels que les différences climatiques qui rendraient la conduite plus difficile dans tel pays que dans tel autre.)

Si nous envisageons un agent rationnel souhaitant optimiser son espérance de vie, nous devrions le voir examiner les statistiques des accidents de la route pour aller vivre là où elles sont les moins dramatiques, et non seulement les statistiques des accidents de la route, mais aussi celles des accidents du travail, des accidents industriels, des accidents domestiques, de la criminalité, etc, etc. Par ailleurs, un individu ne se mêlera pas sans inquiétude à des gens dont il perçoit que certaines défaillances pouvant leur être imputées lui font personnellement courir un risque. Partager sa vie avec une personne négligente et irresponsable est tout simplement dangereux ; avoir des enfants avec une telle personne est dangereux pour les enfants.

Ce paradigme vaut dans toutes les situations humaines. Il n’y a pratiquement rien, dans ce qui regarde le déroulement de ma vie, qui ne dépende que de moi seul ; pratiquement tout dépend, dans nos sociétés avancées, d’un état moyen de la collectivité. Dans le monde du travail, une bonne organisation des tâches dépend de l’intelligence consacrée à cette organisation. La société française, bien qu’elle n’ait jamais procédé aux tests d’intelligence à l’échelle qu’ont pu connaître un pays comme les États-Unis, ne méconnaît pas ce principe. Prenons l’exemple de la bureaucratie. Le personnel de cette bureaucratie est recruté par concours. Un des concours les plus prestigieux est celui de l’École nationale d’administration (ENA), qui prépare aux plus hautes carrières de la fonction publique. L’expérience professionnelle ne joue pratiquement aucun rôle : celui qui entre à tel niveau hiérarchique, à la suite de tel concours, évolue dans certaines limites bien définies, qu’il ne peut franchir que par concours interne, c’est-à-dire en passant au cours de sa carrière le concours supérieur qui lui ouvrira un nouveau champ de postes et de responsabilités, lui aussi limité en fonction du concours. L’idée sous-jacente à un tel système correspond parfaitement aux conclusions des travaux spécialisées en tests mentaux, à savoir que l’expérience professionnelle ne compense pas l’intelligence. Les concours sont une sorte de tests d’intelligence dont le résultat a quelque chose de définitif. Les connaissances acquises dans le cadre de la préparation à ces concours, très juridiques et théoriques, sont assez souvent dépourvues de lien avec les fonctions qui seront occupées par le fonctionnaire, surtout lorsque ces fonctions sont des fonctions de gestion. Les énarques partagent d’ailleurs souvent les responsabilités avec des fonctionnaires issus des grandes écoles d’ingénieurs, dont la formation scientifique, même ultra-théorique, est à juste titre considérée comme plus adaptée aux tâches managériales ; les cursus scientifiques comme les tâches managériales sollicitent surtout la partie dite visuo-spatiale de l’intelligence, tandis que le travail de juriste sollicite surtout la partie dite verbale. (Si une administration recrutait des juristes pour occuper à la fois des postes de juristes et des postes de gestionnaires, sa gestion serait calamiteuse.)

Il se trouve que la Cour suprême américaine a interdit aux entreprises et administrations de recourir à des tests d’intelligence généraux pour leur recrutement. Je n’entre pas ici dans les considérants d’un tel jugement, me contentant de donner ce conseil aux entreprises françaises qui souhaitent améliorer leurs rendements : faites passer des tests de QI. Aucun jugement, à ma connaissance, ne l’interdit en France, et le résultat est garanti. Selon les spécialistes américains de ces questions, ni les diplômes, ni l’entretien, ni l’expérience ne sont aussi fortement corrélés à la productivité que les résultats d’un test de QI.

Le jugement de la Cour suprême américaine est d’ailleurs largement sans effet, puisque de nombreuses écoles et universités américaines demandent aux postulants de passer des tests standardisés, par exemple, pour les écoles de commerce, le GMAT, dont les deux parties, Verbal et Quantitative, renvoient aux capacités dont j’ai parlé plus haut, verbale et visuo-spatiale. Il est vrai qu’il est possible de recevoir une préparation à ce test GMAT, dans des centres spécialisés, avec des manuels ad hoc, mais, chose singulière, une préparation aux tests d’intelligence peut également avoir de l’effet sur leurs résultats – ce qui d’ailleurs laisse planer un certain doute quant à la façon dont sont produits et administrés ces tests d’intelligence, ou certains d’entre eux. Quoi qu’il en soit, les tests autorisés tels que le GMAT sont un moyen parfaitement simple et peu coûteux pour ceux qui les commandent d’évaluer des candidatures de pays divers, au-delà des diplômes, difficilement comparables entre eux.

Les Français ont eux-mêmes passé des tests d’intelligence sans le savoir. Ceux qui ont fait leurs « trois jours » de préparation militaire dans les années quatre-vingt-dix ont dû, comme moi, jouer à de petits jeux électroniques en cabine. La mesure des réflexes et autres ainsi collectée est très fortement corrélée à l’intelligence, si bien que l’armée connaît (ou pourrait connaître) le niveau d’intelligence des Français bien mieux que n’importe quel centre universitaire d’anthropologie ou de sciences sociales. Ce sont ces réflexes qui jouent un grand rôle dans la productivité. Recrutez sur QI et vous aurez des équipes de travailleurs à la vitesse d’exécution homogène, ce qui vous permettra de gérer vos activités de la manière la plus fine ; en continuant de recruter sur le diplôme et la bonne mine, vous continuerez d’avoir des équipes hétérogènes, l’organisation du travail restera un véritable casse-tête et ne satisfera jamais personne.

Laissez les autres se faire peur avec Brave New World et recrutez sur QI, ou plutôt, joignez-vous au chœur, dénoncez la pseudoscience avec les journalistes et écrivains sans formation scientifique, mais recrutez tranquillement sur QI, tant que c’est encore légal en France. Le jour où cela ne le sera plus, vous aurez fait ce que vous aurez pu pour maintenir l’emploi, et vous passerez tranquillement à l’automation complète de votre production. Car il est évident que tout ce que je propose là n’est que par défaut : il n’y a pas de productivité comparable à celle des machines.

Lexique wolof d’après Cheikh Anta Diop

Contribution à l’étude des croyances et pratiques au Sénégal et en Afrique de l’Ouest

Le présent lexique a été constitué à partir du livre Nations nègres et Culture. De l’antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l’Afrique Noire d’aujourd’hui (1954) de Cheikh Anta Diop. L’objet de l’auteur bien connu de ce livre, avec les travaux linguistiques dont il rend compte, est de démontrer l’unité des langues africaines et de l’égyptien ancien, laquelle peut être mise à profit pour une renaissance culturelle de l’Afrique :

L’unité de l’égyptien et des langues africaines étant un fait (…) les Africains doivent bâtir des « humanités » à base d’égyptien ancien, de la même manière que l’a fait l’Occident à partir d’une base gréco-latine. A priori, on pourrait enrichir une langue nègre quelconque à partir de racines égyptiennes. (p. 408)

Sous l’aspect linguistique, la théorie de Cheikh Anta Diop se veut une réfutation de la « théorie chamito-sémitique », selon laquelle l’égyptien ancien serait une langue sémitique. En particulier, l’auteur affirme que la supposée trilittéralité des bases du vocabulaire égyptien de même que la supposée non-transcription des voyelles, qui rattacheraient cette langue au groupe des langues sémitiques, sont une pure fantaisie, qu’il fait remonter aux notions de « l’École de Berlin » (Kurt Sethe, Adolf Erman). Il considère, logiquement, que l’étude de l’égyptien ancien peut être éclairée par la connaissance des langues africaines existantes.

La population de l’Égypte ancienne serait originellement et principalement de race noire, et non une race blanche sémitique. En dehors des tenants de la thèse d’une civilisation égyptienne « nègre », il me semble que les chercheurs insistent assez peu sur la dimension anthropologique, et je ne sais au juste quelle représentation ils se font de l’Égyptien, ni quelle représentation je dois m’en faire.

Le lexique wolof (ou valaf) que je tire du livre de Cheikh Anta Diop consiste principalement en termes culturels et religieux. Certaines définitions sont un peu réécrites, dans un souci de concision, et/ou accompagnées de mes propres observations entre crochets.

Kheredouankh, mère d'Imhotep (Musée du Louvre)

Kheredouankh, mère d’Imhotep (Musée du Louvre)

LEXIQUE WOLOF (Cheikh Anta Diop)

Ba-Four. « Une remarque sur les légendaires Ba-Four, dont on dit tantôt qu’ils étaient rouges, tantôt qu’ils étaient noirs. Ba est le préfixe collectif qui précède tous les noms de peuples en Afrique. (…) On peut donc concevoir que Ba-Four = les Four. Il est intéressant de constater, sans qu’on ose tirer une conclusion, qu’en valaf Pour = jaune. Ba-Four pourrait désigner non une tribu d’hommes rouges ou de Noirs dont les Sérères seraient les descendants, mais une tribu de race jaune ; ce qui expliquerait non seulement les traits mongoloïdes qu’on trouve en Afrique Occidentale mais peut-être aussi les relations culturelles entre l’Afrique et l’Amérique attestées par la communauté de mots, tels que etc. » (p. 368). [À l’attention de ceux qui poursuivent des recherches dans le sens de Cheikh Anta Diop et collectent des faits de nature à corroborer ses théories, je discute ici de tribus d’Amérique précolombienne qui seraient de race nègre : Chillales, Jancanes, Lecropios, et Gallincones, Raidos.]

Bôtal. Surveillant des circoncis. [Les enfants venant d’être circoncis, qui peuvent avoir un âge assez avancé, sont réputés être particulièrement vulnérables aux attaques magiques, raison pour laquelle ils sont placés sous la protection d’un bôtal.]

Buru-buru. Petites boules de farine qu’on porte en offrande. (Cheikh Anta Diop rapproche ce terme de l’égyptien Bu, « objet indéterminé que l’on offrait aux dieux », dans la définition du dictionnaire de Pierret.)

Demm et Nohor. « Au Sénégal, comme en Ouganda, on croit aux sorciers « mangeurs d’hommes ». Dans l’imagination populaire, un tel sorcier a le pouvoir de provoquer miraculeusement la mort d’un individu, de déterrer le cadavre de celui-ci, de le ranimer pour le tuer réellement afin de consommer sa chair et de constituer des réserves de graisse avec les parties adipeuses de la victime. Un tel sorcier passe pour avoir des yeux invisibles sur la nuque, diamétralement opposés aux yeux ordinaires, lui conférant ainsi la faculté de voir par derrière, sans tourner la tête. Il a des bouches puissamment dentées aux articulations des bras et des avant-bras. Si c’est une femme, son sexe peut se transformer en bouche dentée. Le pouvoir de sorcellerie lui vient périodiquement sous forme de crise. Pour être un sorcier complet doué de toutes les aptitudes, il est indispensable d’être de mère sorcière. Nous saisissons ici en passant une survivance du matriarcat paléo-nigritique. Une telle sorcellerie est héréditaire. Elle ne se transmet pas par initiation comme certaines pratiques occultes qu’on a baptisées à tort « sorcellerie ». Si le père seul est sorcier, le fils est doué d’une « vision surnaturelle », mais il sera incapable de provoquer la mort miraculeuse d’un sujet, c’est-à-dire qu’il est incapable de pratiquer réellement la sorcellerie. Il peut voir à loisir les viscères, les entrailles de ses convives, mais c’est tout. Ce dernier sorcier se dit Nohor en valaf, et le premier Demm. » (p. 469). [On trouve dans les légendes malaises un personnage de sorcier à la fois mangeur d’hommes, d’apparence partiellement monstrueuse, et dont les pouvoirs sont héréditaires, le Pelesit.]

Fay. (Se dit d’une femme) Quitter le foyer conjugal par suite d’un différend en général de peu d’importance, manœuvre souvent frivole destinée à obtenir des cadeaux du mari avant le retour.

Fuñ-fuñi. Expression de mauvaise humeur d’une personne qui n’adresse plus la parole à personne et qui n’a pas la force de se retirer complètement ; elle respire alors fortement et d’une façon rythmée pour attirer l’attention sur elle.

Haharu ou Hahar. Quand la nouvelle mariée rejoint la maison conjugale, une coutume (qui tend à disparaître) consiste pour les femmes de castes à organiser une danse dans la cour et à profiter de cette danse accompagnée de paroles rythmées pour révéler à l’époux des défauts imaginaires imputés à sa femme ; l’épouse ainsi calomniée est en quelque sorte moralement contrainte de se conduire de telle façon que ces paroles restent de pures calomnies.

Hamham. Connaissance divinatoire, occulte, religieuse ; science, érudition. (Égyptien Hamham : invocation religieuse.) Heram ou Herem. Science secrète, magie. Set. Pratique divinatoire ; prêtre (Égyptien Set : prêtre ; Mestet : le troisième des sept Scorpions célestes ou constellations.)

Hasida. Poèmes chantés (de l’arabe). L’arabe a emprunté à l’égyptien, qui est une langue nègre, pendant toute l’époque pré-islamique ; à l’époque post-islamique, c’est l’ensemble des langues nègres parlées dans les pays islamisés qui subissent l’influence de l’arabe dans le domaine du vocabulaire. On assiste à la fermeture du cycle : l’arabe retourne aux langues nègres des mots qu’elle avait empruntés à leur langue-mère, l’égyptien. [Les vues de Cheikh Anta Diop sur l’histoire de l’islam sont particulières. Pour lui, les habitants de l’Arabie antique, les Adites, nommés dans le Coran, étaient des Noirs (Kouschites), et, de plus, « à la naissance de Mahomet, l’Arabie était une colonie nègre avec La Mecque comme capitale ». L’islam serait « une épuration du Sabéisme » – religion des anciens habitants kouschites d’Arabie – « par l’envoyé de Dieu ».]

Hat. Grand geste destiné à effrayer d’abord celui que l’on va frapper. Huli. Grand regard féroce ; écarquiller les yeux en vue de faire peur à quelqu’un. Kaññu. Se louer tout en dansant rythmiquement devant l’adversaire, juste avant de rencontrer celui-ci dans une lutte ou une bataille.

Haviku. (S’applique surtout aux femmes) Se mettre à nu brusquement en public, en signe de scandale, ou, dans le cas d’une mère, pour jeter une malédiction sur son enfant qui se conduit mal.

Kar. S’ajoute après l’appréciation excessive d’un objet ou des qualités d’une personne afin que l’objet ou les qualités ainsi appréciées ne se détériorent pas par suite du pouvoir maléfique de la parole ou de la « langue ».

Koï. « Selon Muraz (…), les Saras croient à l’existence d’un esprit malfaisant qui voyage avec le vent et qui aime pénétrer les femmes par le vagin. Ils l’appellent Koï. Or, le koï, en valaf, désigne les parties génitales de l’homme. Le caractère phallique de cet esprit ne fait aucun doute, car les femmes, pour s’en protéger, portent autour des hanches des bâtons taillés en forme de phallus : ceci implique que le semblable doit chasser le semblable. » (p. 491).

Kondrong. Habitant nain de la forêt. Le terme recèle le souvenir d’une cohabitation avec le Pygmée dans une région forestière avant l’installation des Valafs sur les plaines du Cayor-Baol, où forêts et Pygmées sont absents. [Pour Cheikh Anta Diop, les différentes ethnies africaines rayonnèrent depuis la vallée du Haut-Nil, c’est-à-dire depuis l’Égypte et la Nubie, vers le reste du continent, la dernière migration en date étant celle des Zoulous au Natal et vers les autres provinces d’Afrique du Sud, où ils rencontrèrent l’homme blanc, arrivé par la mer. La plupart de ces migrations auraient déplacé des peuples de pygmées, aujourd’hui presque partout disparus.]

Kopoti. Petit bonnet blanc de sage, qui épouse exactement le sommet du crâne. (Égyptien Xepers/Kepers : casque de guerre.)

Matu. Se mordre les lèvres en signe d’amertume. (Égyptien Matu : amertume.) Metatu. Protestation résignée, bruit caractéristique fait par la bouche, indiquant rancune et haine. (Égyptien Mestetu : haïr, haine.)

Nohor. Voir Demm.

Rèn. Racines de plantes médicinales, médicament administré sous forme de breuvage. On fait tremper les racines. (Égyptien Reru : ingrédients, médicaments, pilules.)

Rog. Chez les Sérères non islamisés, dieu du ciel faiseur de pluie dont la voix est le tonnerre. À comparer avec le dieu égyptien Ra.

Seru. Crier de toutes ses forces ses forces. Dans ce cas, on a toujours la main devant la bouche, en signe de protection contre les esprits qui pourraient entrer dans le corps par cette voie. Il en est de même quand on bâille : dans ce dernier cas, on précise que, sans cette mesure, un esprit peut vous gifler et la bouche deviendrait « tordue ».

Tem. Taxer quelqu’un de mangeur d’hommes et l’exclure en conséquence de la communauté. (Égyptien Tem : celui qu’on repousse.) [Voir Demm]

Tere et Tôlé. « Selon Baumann [Hermann Baumann] (…) chez les Bandas, tere, désigne un être farceur, mi-humain, mi-animal, à caractère astral très net, surtout solaire. Ce même être farceur s’appelle tule chez les Banziris, et thole chez les Pygmées Bingas. Tere, en valaf, signifie grigri, talisman protégeant contre le mauvais sort : il signifie, par extension, ce qui est écrit, livre sacré ou profane. Tôlé désigne la dernière des castes de farceurs et de quémandeurs, affranchis de toute discipline sociale. » (p. 492)

Tul. Invulnérable : les coups ne produisent sur la personne en état d’invulnérabilité que des bosses dues à la coagulation du sang.

Yeramtal. Faire pleurer quelqu’un en le plaignant cyniquement.

Mai 2014