Un signal radio venu de l’espace

I/ Oui (20-22 décembre 2020)
II/ Mais non (23 décembre)

I/ Oui

Les lois de la physique, de la chimie, de la biologie sont supposées valables pour tout l’univers, aussi infini soit-il, c’est-à-dire pour tout l’univers physique, chimique et biologique. Si l’on n’admet pas ce postulat, on n’admet aucune de ces sciences comme pouvant être fondées sur des lois. Partant de là, le principe est : Mêmes causes, mêmes effets. Ce principe s’entend en général comme impliquant des variations somme toute peu spectaculaires entre différentes parties de l’univers, et les savants qui cherchent aujourd’hui de la vie sur d’autres planètes recherchent tout d’abord des planètes pouvant présenter des caractéristiques pas trop différentes de celles de la Terre, à savoir, premièrement, des planètes qui soient dans la « zone habitable » de leur étoile. Parce que ceux qui cherchent de la vie le font avec une certaine idée de ce qu’est la vie, en gros de « longues molécules à forte teneur en carbone » : aucune molécule de cette sorte ne pourrait se maintenir aux températures d’une étoile (en réponse à une personne imaginant que le soleil serait peut-être habité par une forme de vie dont nous ignorons tout), et ces molécules ne peuvent se maintenir théoriquement que dans un certain écart de températures et en présence d’autres conditions physiques qui définissent une zone habitable.

Le principe « mêmes causes, mêmes effets » peut selon d’autres, et notamment le Japonais Magoroh Mayurama, s’interpréter différemment, selon le principe « petites causes, grands effets » qui s’est dégagé plus récemment des travaux de physique sur les turbulences et la théorie du chaos : de petites différences dans les conditions initiales pourraient produire un spectre de phénomènes différents bien plus large.

S’agissant de la recherche de vie extraterrestre, le consensus scientifique est que la vie extraterrestre existe sur d’autres planètes et la question restant pendante est de savoir s’il existe de la vie intelligente. On définit cette vie intelligente comme une forme de vie qui, à un certain stade de son développement, serait capable d’émettre des ondes radio et/ou d’autres signaux d’activité, et il n’y a pas de consensus scientifique aujourd’hui sur ce point, non pas, cependant, parce que l’idée d’une vie intelligente extraterrestre serait trop étrange pour les scientifiques mais parce que l’on n’a encore détecté aucun signal de ce genre et que c’est difficile à expliquer vu le nombre d’étoiles et de planètes dans l’univers. On n’arrive pas à expliquer pourquoi, en gros, s’il existe de la vie extraterrestre intelligente, elle n’est pas déjà chez nous. C’est le paradoxe de Fermi (du nom du physicien italien Enrico Fermi).

ii

Loin que l’idée de vie extraterrestre intelligente paraisse étrange aux scientifiques, c’est plutôt l’absence de vie extraterrestre intelligente qui serait étrange et demanderait un travail d’explication, car selon le principe « mêmes causes, mêmes effets » il est certain, d’autres planètes avec les mêmes conditions que la Terre existant et quelques-unes ayant même déjà été identifiées, que le principe devrait conduire à l’existence d’une vie civilisée, émettant des ondes radio, comme la civilisation terrestre. Cependant, selon le principe « petites causes, grands effets », il se pourrait qu’une petite cause sur la Terre ait produit un grand effet qui ne se retrouve pas ailleurs : la vie intelligente. Mais cela reste tout de même moins probable que l’autre hypothèse, qui a pour elle les grands nombres de l’infinité de l’espace.

iii

D’autres conditions, d’autres principes, quelque part ailleurs dans l’univers, n’en seraient pas moins soumis aux mêmes limites théoriques.

iv

Que peut connaître l’homme au-delà de « la limite humaine » ? Rien. Donc, que chercher au-delà de la limite humaine ? Rien.

S’il y a des choses au-delà de cette limite, elles ne peuvent nous affecter, car ce qui peut nous affecter peut être connu de nous. Si cela ne peut pas nous affecter, cela nous est indifférent. Rien n’empêche d’imaginer des plans d’existence où nous n’avons aucune part et qui n’ont aucune part au nôtre, il n’en reste pas moins que, dans le domaine du connaissable, nous posons le réel comme soumis à des lois telles que nous les donne notre entendement.

« Connaître » au sens où un rat connaît l’humain dont il est le cobaye, par exemple. Notre limite peut impliquer qu’on ne comprenne pas une intelligence extraterrestre de beaucoup supérieure, mais si elle venait en contact avec nous, à moins qu’elle se cache, nous le saurions, et si elle nous traitait comme des rats de laboratoire nous le saurions aussi, nous le « connaîtrions », même si nous ne savions pas comment ils font tout ce qu’ils nous font ni comment ils s’appellent. L’humain n’est pas au-delà de la limite du rat en ce sens.

Une intelligence extraterrestre, si elle peut entrer en contact avec nous, doit avoir des caractéristiques formelles comparables à l’intelligence humaine, et connaître, car elle y est soumise elle aussi, les mêmes lois physiques, chimiques, biologiques que nous (quelle que soit la manière dont elle les exprime et quels que soient les faits qu’elle met en lumière plutôt que d’autres). Si elle est plus avancée que nous, elle a une connaissance plus approfondie de ces lois, si elle est moins avancée, une connaissance moins approfondie.

v

De prochaines découvertes remettront en question les échafaudages théoriques les mieux fondés mais le fait est que ces échafaudages, ces constructions ne sont même pas le principal : on dit que la lumière est « à la fois » ondulatoire et corpusculaire et c’est une contradiction prima facieon the face of it » : elle n’est même pas cachée), mais nous « touchons » quand même la loi qu’est censée représenter cette construction puisque nous en tirons quelques prédictions limitées mais correctes qui nous permettent de perfectionner notre technique.

Le consensus me semble être le suivant parmi ceux qui croient aux extraterrestres, c’est-à-dire au MIT et au Max-Planck-Institut : les extraterrestres intelligents devraient assez nous ressembler en termes d’intelligence. Indépendamment des particularités de la faune et de la flore des exoplanètes, et même de la physiologie des extraterrestres intelligents qui les habiteraient, le point de vue matérialiste qui s’impose à la science dans son domaine fait que la nature doit doter l’intelligence de certaines capacités générales selon un certain schéma : l’intelligence est un miroir et les miroirs, même de différentes matières, fonctionnent selon le même principe.

Je crois que l’on s’attend donc à des différences à peine plus marquées qu’entre les Espagnols et les Aztèques au moment de la Conquista. Les Aztèques faisaient partie des peuples avancés de l’époque mais il a suffi d’une poignée d’Espagnols avec des fusils et des chevaux pour qu’une civilisation disparaisse. Un petit delta technique a fait toute la différence. Nous sommes déjà tournés vers l’espace, donc à la veille, pouvons-nous croire, de voyager dans l’espace (peut-être même à la veille d’envoyer un homme sur la Lune), aussi une intelligence qui voyagerait déjà ne serait pas forcément beaucoup plus avancée, seulement un peu plus.

Il reste que l’absence de signal radio extraterrestre est paradoxale (on ne parle pas forcément de signaux intentionnels mais de signaux qu’une civilisation avancée doit produire par son activité) : c’est le paradoxe de Fermi. Or la presse nous a fait part de la découverte LA SEMAINE DERNIERE d’un signal radio extraterrestre, le premier depuis que nous avons des capteurs braqués vers le ciel, c’est-à-dire quand même plus d’un demi-siècle. Apparemment, jusqu’à présent nous savions que nous n’avions pas reçu de tel signal dans nos capteurs, et là nous saurions apparemment que c’est ce que nous attendions et que c’est donc, mesdames et messieurs, le premier signal d’intelligence extraterrestre consciemment capté par l’humanité.

Il faut évidemment attendre de voir si ce sera confirmé mais la nouvelle est plutôt inédite, et pour cause. Il y a tout de même des chances, car les gens sont un peu fébriles au MIT-Institut (Massachusetts Institute of Technology-Institute), que ce soit une fausse alerte, et qu’on a pris une éructation solaire pour la 5G martienne.

Sinon, dans le space opera, les U.S. viennent aussi de créer la première unité militaire au monde consacrée à l’espace : les Guardians. C’est officiel.

II/ Mais non

Alors je suis allé voir sur internet… Et ce message radio est bien un message radio mais « les astronomes savent que les planètes qui disposent d’un champ magnétique émettent naturellement des signaux radio » (Futura Sciences, « Le premier signal radio détecté provenant d’une exoplanète ? » 19/12/20) et « Il n’est pas question ici d’un message envoyé par une civilisation extraterrestre. Simplement de la preuve que cette exoplanète possède un champ magnétique. » (Même source)

Certes la présence d’un champ magnétique (et « même si les chercheurs ont déjà débusqué, au-delà de notre Système solaire, plus de 4.000 exoplanètes, ils n’avaient encore jamais pu capter la signature de leur champ magnétique ») est supposée favorable à l’apparition de la vie sur cette planète (en raison de la protection contre le bombardement de particules cosmiques), mais après avoir dit que les signaux radio seraient un signe d’intelligence extraterrestre, nous expliquer, une fois que l’on en a détecté un, que c’est seulement un phénomène naturel, est un peu fort de café.

Le paradoxe de Fermi est basé sur le fait que nous n’avons pas détecté d’ondes radio et que nous n’avons donc pas de traces de vie extraterrestre. (« Des civilisations plus avancées auraient dû apparaître parmi les systèmes planétaires plus âgés et laisser des traces visibles depuis la Terre, telles des ondes radio. » Wikipédia : Paradoxe de Fermi) Or si les ondes radio sont un simple phénomène naturel, nous devrions en recevoir des milliers par jour si nous n’étions pas encore à l’âge de pierre des préhominiens diplômés du Massachusetts Institute of Technology-Institut !

Enfin, ce n’est même pas le premier signal radio « naturel » détecté depuis une exoplanète, contrairement à ce que racontent Futura Sciences et les autres, si j’en crois Wikipédia : « Le 22 juillet 2019 est paru un article signé X annonçant la détermination, sur des bases observationnelles, de l’intensité du champ magnétique de quatre exoplanètes de type Jupiter chaud. Ces quatre planètes sont …. [sic !] Leurs champs magnétiques ont une intensité comprise entre 20 et 120 gauss, à comparer à 4,3 gauss pour Jupiter et un demi-gauss pour la Terre. » (Wkpd : Champ magnétique planétaire)

En tout cas, les Guardians, eux, existent.

ii

Quel fumiste, ce Fermi ! La réponse au paradoxe de Fermi, c’est qu’il n’y a pas de paradoxe de Fermi. Même si des civilisations extraterrestres existaient, elles ne laisseraient pas de traces visibles « telles que des ondes radio » depuis la Terre, vu que :

1/ nous n’avons pas la technologie pour différencier une onde de champ magnétique d’une onde d’émetteur radio, et surtout

2/ nous n’avons même pas la technologie appropriée pour capter des ondes radio depuis l’espace puisque, alors qu’il est évident qu’il existe un nombre prodigieux d’exoplanètes dans l’univers (ce que Fermi ne niait pas et c’est pourquoi il a cru pouvoir formuler son paradoxe, puisque si Fermi n’était pas d’accord avec la prémisse qui est le grand nombre, voire le nombre infini d’exoplanètes, il n’y aurait pas de paradoxe de Fermi), avec, dans ce nombre infini, un nombre infini d’exoplanètes avec champ magnétique, nous ne sommes pas capables de capter distinctement leurs ondes radio naturelles, vu que nous avons réalisé pour la première fois cet exploit il y a quelques jours seulement (ou en 2019 selon la page Wikipédia citée).

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Dans le même genre

« Voyage temporel dans le passé : théoriquement c’est possible et sans paradoxes. » (Aphadolie [blogueur])

« Si un voyage dans le temps était possible, les événements modifiés du passé se réajusteraient pour éviter toute incohérence, avancent des mathématiciens [dans la revue Classical and Quantum Gravity]. » (Courrier international, 28/9/2020)

Les mathématiciens qui voudraient donner un sens physique à la racine carrée de –1, ou même à la valeur négative –1 (au cas où je voudrais croire qu’il peut y avoir devant moi –1 orange), diraient des bêtises dans le même genre.

Le présent étant déterminé causalement par le passé, le présent ne détermine pas causalement le passé, une cause de soi ne peut exister dans une chaîne de causalité, c’est-à-dire dans la loi de causalité à laquelle notre entendement est soumis (lorsqu’il exige la validation de ses propositions).

Tout reste paradoxal dans le voyage dans le temps, en dépit des faibles exemples donnés dans l’article. Si je me déplace dans le temps jusqu’à hier, ne doit-il pas y avoir dans cet hier deux moi et cela n’est-il pas un paradoxe ? Plus je vais dans le passé, plus je me multiplie, c’est touchant.

Pour que je ne me multiplie pas autant de fois que je voyage dans le passé, il faut que je disparaisse du présent que je quitte et, non seulement cela, que je n’y aie même jamais été présent ; or j’y étais présent en vertu du passé, donc je ne peux le quitter pour un voyage dans le passé sans me multiplier autant de fois que je voyage dans le passé.

J’en appelle au sens critique contre les filmographies de science-fiction. Il y a quelques décennies tout le monde parlait de la « cybernétique » comme de quelque chose de révolutionnaire, tout devenait cybernétique (biologie cybernétique etc), les instituts de cybernétique poussaient comme des champignons. On mettait la loi de causalité au placard car on avait vu que les « boucles rétroactives » (feedback loops) sortaient de ce cadre intellectuel périmé. Tout cela a fait long feu, les savants qui ont participé à ce phénomène hystérique de masse se sont calmés ou sont redevenus sobres (le mot reste dans quelques expressions, comme cyberespace, un espace qui ne doit cependant rien à la cybernétique). Et je pose enfin la question : comment a-t-on pu imaginer mettre en question la loi de causalité à partir de l’expérience des missiles à tête chercheuse ? C’était ridicule et navrant.

10/10/2020

Yamatologie dans les régimes fascistes: une bibliographie

Iamatologia o Yamatologia : (di Yamato, nome di un’antica provincia del Giappone, passato poi a indicare il Giappone stesso) studio della lingua, letteratura e civiltà giapponesi.

Le présent billet suit la même méthodologie que les précédentes bibliographies thématiques de ce blog, pour une présentation de laquelle je renvoie le lecteur à ce que j’ai déjà dit (ici : L’islamologie dans les régimes fascistes).

J’ai repris de l’italien, où il est plus ou moins tombé en désuétude, le terme « yamatologie », plus euphonique à l’oreille que le d’ailleurs assez rare « japonologie » et que les languides en même temps que vagues « études japonaises ». On objectera, après avoir lu la définition italienne ci-dessus, que ce n’est pas sans raison que le terme est devenu désuet en italien puisque, étant construit sur le nom d’une province du Japon, il donne la partie pour le tout, comme on l’objecte à ceux qui parlent encore de la Hollande plutôt que des Pays-Bas et du hollandais à la place du néerlandais. À ceci l’on peut répondre que le terme « japonologie » et le nom du Japon lui-même sont peu satisfaisants dans la mesure où il s’agit d’une altération de l’original Nippon, et d’ailleurs plus communément, me semble-t-il (car j’ai suivi des cours de japonais au Lycée de Sèvres), Nihon. Le mot nippon peut avoir en français un sens quasi péjoratif, ce qui fait sans doute qu’on ne parle jamais de « nipponologie » ; on pourrait donc considérer l’emploi du néologisme « nihonologie » comme le meilleur choix possible. Mais comme Yamato est un nom que les Japonais donnaient eux-mêmes au pays dans le passé, je crois que cela répond suffisamment à l’objection.

En outre, Yamato est le nom d’une revue italienne consacrée au Japon dans l’Italie fasciste, ce qui nous ramène à notre sujet. Comme pour les précédentes bibliographies, nous n’avons pas retenu les articles de revue mais seulement les ouvrages, ne fût-ce que des brochures ou monographies, publiées à titre autonome.

Certaines entrées se trouvent déjà dans l’index Indologie et Bouddhologie dans les régimes fascistes (ici), qui recense plusieurs sources relatives au bouddhisme japonais.

Painting by Yokoyama Taikan (1868-1958), Japanese painter of the Nihonga school.

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Italie fasciste

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ALOISI Pompeo, Ars Nipponica, 1929 ; Presupposti e fattori dei successi giapponesi, 1943 (Conditions et facteurs des victoires japonaises)

Amiral. Ministre des affaires étrangères de 1932 à 1936.

APPELIUS Mario, Yu-Ri-Sàn, la pittrice di crisantemi, 1939 (Yu-Ri-San la peintre de chysanthèmes) [« roman basé sur des faits réels »] ; Cannoni e ciliegi in fiore: Il Giappone moderno, 1941 (Canons et cerisiers en fleur : le Japon moderne)

Écrivain et grand voyageur.

AURITI Giacinto, Il patto di Berlino e la politica interna del Giappone, 1940 (Le pacte de Berlin et la politique intérieure du Japon)

Ambassadeur au Japon de 1933 à 1940. Président de la revue Yamato de 1941 à 1943 (années d’existence de la revue ; directeur : Pietro Silvio Rivetta [voir ce nom]).

AVARNA DI GUALTIERI Carlo, La politica giapponese del «Nuovo Ordine», 1940 (La politique japonaise de l’« Ordre nouveau »), Roma Berlino Tokio, 1940 (Rome, Berlin, Tokyo)

Collaborateur de la revue Yamato.

BALBI Bartolomeo, Grammatica e vocabolario della lingua giapponese, 1939 (Grammaire et vocabulaire de la langue japonaise) ; Storie del vecchio Giappone, 1943 (Histoires du vieux Japon)

Japonologue.

BARBACCI Goffredo, Il nuoto giapponese, 1935 (La natation japonaise)

BARZINI Luigi, Dall’impero del Mikado all’impero dello Zar, 1935 (De l’empire du Mikado à l’empire du Tsar) ; Il Giappone in armi, 1935 (Le Japon en armes)

Écrivain. Signataire du Manifeste des intellectuels fascistes. Sénateur. Directeur de l’agence de presse Stefani à Salò.

BARZINI Luigi jr, Evasione in Mongolia, 1939 (Expédition en Mongolie) [La Mongolie était à l’époque un protectorat japonais.]

BASSI Ugo, Note sulle relazioni internazionali del Giappone. In appendice: Testo del Patto tripartito, 1940 (Notes sur les relations internationales du Japon, avec en appendice le texte du Pacte tripartite [entre l’Italie, l’Allemagne et le Japon])

CASTAGNA Gian Giacomo, L’ora del Giappone, 1932 (L’heure du Japon) ; Il Giappone oggi, 1934 (Le Japon aujourd’hui [texte d’une conférence à l’Institut de culture fasciste de Florence])

Général, auteur d’ouvrages de doctrine militaire.

CATALANO Michele, Civiltà italiana nel mondo. Nell’Estremo Oriente, 1939 (Civilisation italienne dans le monde : En Extrême-Orient) ; L’Era del Pacifico. I problemi dell’Estremo Oriente, contributo dell’Italia alla loro soluzione, 1939 (L’ère du Pacifique : les problèmes de l’Extrême-Orient et la contribution de l’Italie à leur solution) ; Dai Nippon: Il Grande Giappone, 1940 (Dai Nippon : Le Grand Japon) ; La donna e l’amore in Estremo Oriente, 1941 (La femme et l’amour en Extrême-Orient)

CIPOLLA Arnaldo, Per la Siberia in Cina e Giappone: racconto di viaggio, 1928 (À travers la Sibérie, en Chine et au Japon : récit de voyage); Popoli in lotta nell’estremo oriente, 1936 (Peuples en guerre dans l’Extrême-Orient)

Écrivain et grand voyageur.

COMISSO Giovanni, Cina-Giappone, 1932 (Chine-Japon)

Écrivain et grand voyageur. Occupa des fonctions officielles dans l’État libre de Fiume (D’Annunzio).

DÀULI Gian, Giappone avanza: Cina e Giappone, 1935 (Le Japon en marche : Chine et Japon)

Pseudonyme de l’écrivain Giuseppe Ugo Nalotto. Pour le présent livre et quelques autres, il a utilisé le pseudonyme Ugo Caimpenta.

DUCCI Gino, L’azione della marina giapponese nella guerra russo-giapponese, 1938 (L’action de la marine japonaise dans la guerre russo-japonaise) ; Il Pacifico, 1939 (Le Pacifique) ; Il conflitto cino-giapponese e la situazione in Estremo Oriente, 1940 (Le conflit sino-japonais et la situation en Extrême-Orient)

Amiral.

FORMICHI Carlo, Nippon: Storia del popolo giapponese, 1942 (Nippon : Histoire du peuple japonais) ; Giappone: volume dedicato all’amicizia italo-giapponese, 1942 (Japon : volume dédié à l’amitié italo-japonaise)

Orientaliste. Vice-président de l’Accademia d’Italia (institution culturelle fasciste ayant existé de 1929 à 1944). Enseignait également à l’école Santiniketan de Rabindranath Tagore en Inde.

FULCHIGNONI Enrico, Il teatro giapponese: Sette No, 1942 (Le théâtre japonais : sept nô)

Metteur en scène de théâtre, scénariste et réalisateur, essayiste.

FIUMI Lionello, Poeti giapponesi d’oggi, 1935 con Kuni Matsuo (Poètes japonais d’aujourd’hui)

Poète, essayiste et traducteur (Valéry, Supervielle…).

GALVANO Albino, L’arte dell’Asia orientale: India, Cambogia, Indocina, Giava, Turkestan e Tibet, Cina, Giappone, 1939 (L’art de l’Asie orientale : Inde, Cambodge, Indochine, Java, Turkestan et Tibet, Chine, Japon)

Peintre et historien de l’art.

GROSSO Orlando, Pittura giapponese, 1925 (Peinture japonaise) ; Storia dell’arte giapponese, 1925 (Histoire de l’art japonais)

Peintre et historien de l’art. Membre du PNF (Parti national fasciste).

JOLI INSABATO Ines, Storia della grande Asia orientale (1894-1914), 1941

Sinologue, vice-présidente de la Ligue italo-chinoise (Lega Italo-Cinese), organisation de l’État fasciste pour la promotion des relations avec la Chine.

MAGNINO Leo, I facili misteri della lingua giapponese, 1937 (Les mystères faciles de la langue japonaise) ; Liriche giapponesi, 1943 (Poètes japonais)

Japonologue.

MAGRINI Luciano, Attraverso il Giappone, 1925 (En traversant le Japon) ; In Cina e in Giappone, 1927 (En Chine et au Japon)

MAJONI Giovanni Cesare, Problemi giapponesi, 1934 (Questions japonaises)

Ambassadeur au Japon de 1930 à 1933. Nommé sénateur en 1933.

MARAINI Fosco, Gli Iku-bashui degli Ainu, 1942 (Les Ikupasui [baguettes cérémonielles] des Aïnous)

Ethnologue.

MAREGA Mario, Ko-gi-ki: Libro base dello shintoismo giapponese (Le Kojiki, livre fondamental du shintoïsme japonais), 1938 ; Il Giappone. Nei racconti e nelle leggende, 1939 (Le Japon dans ses contes et légendes)

Prêtre catholique, missionnaire au Japon.

MONCHIERO Federico, Bushidò. L’anima del Giappone, 1930 (Bushido, l’âme du Japon)

MUCCIOLI Marcello, Giappone, 1934 (Japon) [publication du Touring club italiano] ; L’impero giapponese, 1942 (L’empire japonais)

Japonologue.

PALMIERI Aurelio, La politica asiatica dei Bolscevichi. Cina – Giappone – India, 1924 (La politique asiatique des Bosheviks : Chine, Japon, Inde)

Prêtre catholique (augustin).

PAULUCCI DI CALBOLI Giacomo, Rapporti fra Italia e Giappone, 1942 (Rapports entre l’Italie et le Japon) ; Primi segni del nuovo ordine nell’Asia orientale: il Manciucuò, 1942 (Premiers signes de l’ordre nouveau en Asie orientale : le Mandchoukouo)

Ambassadeur (vice-secrétaire général de la Société des Nations à Genève de 1927 à 1932).

PESTALOZZA Carlo, Estremo Oriente ieri oggi domani, 1936 (L’Extrême-Orient hier, aujourd’hui, demain) ; Cina Giappone Russia asiatica. Sommario storico-politico, 1937 (Chine, Japon, Russie orientale : résumé historico-politique)

PETTAZZONI Raffaele, Religione e politica religiosa nel Giappone moderno, 1934 (Religion et politique religieuse dans le Japon moderne) ; La confessione dei peccati. Parte primera : Primitivi – America antica – Giappone – Cina – Brahmanesimo – Giainismo – Buddhismo, 1939 (La confession des péchés. Première partie : peuples animistes, Amérique précolombienne, Japon, Chine, brahmanisme, jaïnisme, bouddhisme)

Important historien des religions.

RIVETTA DI SOLONGHELLO Pietro Silvio, La pittura moderna giapponese, 1930 (La peinture moderne japonaise) ; Momotaro – Fiabe giapponesi come sono narrate ai bimbi del Giappone, 1940 (Momotaro : fables japonaises, comme elles sont racontées aux enfants du Japon) ; Il paese dell’eroica felicità. Usi e costumi giapponesi, 1941 (Le pays de la félicité héroïque : us et coutumes du Japon) ; Nihongo no tebiki: avviamento facile alla difficile lingua nipponica, 1943 (Introduction simple à la difficile langue japonaise) ; Kanji ye no dai ippo: ideogrammi per il primo corso di giapponese, 1943 (Idéogrammes pour le premier cours de japonais) ; Nippongo gaikan: Tavole sinottiche della lingua nipponica, 1943 (Tableaux synoptiques de la langue japonaise)

Écrivain et réalisateur de films. Professeur universitaire de japonais. Directeur de la revue mensuelle Yamato, organe de la Société des amis du Japon fondée en 1941.

ROVIDA Gino, La donna, il matrimonio e l’adulterio in Giappone, 1927 (La femme, le mariage et l’adultère au Japon) ; Nei campi elisi del Giappone: Miti, riti e leggende, 1929 (Dans les champs élyséens du Japon : Mythes, rites et légendes)

SANGIORGI Giorgio Maria, L’imperialismo giapponese, 1932 (L’impérialisme japonais)

SCALISE Guglielmo, Dizionario italiano-giapponese con una appendice dei termini militari, 1940 (Dictionnaire italo-japonais, avec un appendice des termes militaires) ; Grammatica giapponese della lingua parlata, 1942 (Grammaire du japonais parlé) ; Il Giappone guerriero, 1942 (Le Japon guerrier) ; Giappone eroico, 1944 Venezia (Japon héroïque) ; Yamato Damasii, lo spirito del Giappone, 1944 Venezia (Yamato-Damashii, l’esprit du Japon)

Général. Attaché militaire à l’ambassade d’Italie au Japon de 1934 à 1939. Japonologue.

SIMONI Renato, Cina e Giappone, 1942 (Chine et Japon)

Écrivain et poète. Auteur avec Giuseppe Adami du livret de Turandot de Puccini, terminé par Franco Alfano ; le livret de cet opéra décrit une Chine médiévale imaginaire.

STRAMIGIOLI Giuliana, Il Giappone, 1940 (Le Japon)

Japonologue. Après la guerre, fait connaître le cinéma italien au Japon et le cinéma japonais en Italie avec la société Italifilm.

TOMASELLI Cesco, Ecco il Giappone, 1935 (Voilà le Japon)

Écrivain.

TRONI Armando, Storia del Giappone, 1942 (Histoire du Japon) ; Il Giappone nella guerra d’oggi, 1942 (Le Japon dans la guerre d’aujourd’hui)

TUCCI Giuseppe, Il Buscidô, 1942 (Le Bushidô [« la voie du guerrier », code des samouraïs]) ; Il Giappone, tradizione storica e tradizione artistica, 1943 (Le Japon, tradition historique et tradition artistique), 1943

« Le plus grand explorateur et orientaliste du régime fasciste ». Membre de l’Accademia d’Italia. Fondateur en 1934 de l’Institut italien pour le Proche et Extrême-Orient (Istituto italiano per il medio ed estremo Oriente, IsMEO).

UBERTI Ubaldo degli, Nei mari dell’Estremo Oriente: La guerra navale russo-giapponese 1904-1905, 1933 (Dans les mers de l’Extrême-Orient : la guerre navale russo-japonaise)

Amiral.

ZINGARELLI Italo, Vicino e lontano Oriente: Turchia Siria Libano Cina Giappone, 1940 (Proche et lointain Orient : Turquie, Syrie, Liban, Chine, Japon [une publication de l’Institut des études de politique internationale)

ZOLI Corrado, L’ultimo conflitto cino-giapponese, 1940 (Le dernier conflit sino-japonais)

Géographe et diplomate. Gouverneur de la colonie italienne d’Oltregiuba de 1924 à 1926 et de l’Érithrée de 1928 à 1930. Président de la Société italienne de géographie.

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Troisième Reich allemand

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ABEGG Lily, Yamato. Der Sendungsglaube des japanischen Volkes, 1936 Frankfurt am M. (Yamato : La foi du peuple japonais en sa vocation)

Journaliste suisse, correspondante du Frankfurter Zeitung en Extrême-Orient de 1936 à 1943.

ARAKI Mitsutarô, Währungsreformprobleme in Mandschukuo und China, 1936 (Les questions de la réforme monétaire au Mandchoukouo et en Chine)

Économiste japonais. Directeur du Japaninstitut à Berlin (1938-39) puis à Tokyo.

BECKH Rolf, Das japanische Volk unter besonderer Berücksichtigung seiner Stellung zum Christentum, 1937 Ludendorffs Verlag (Le peuple japonais, considéré en particulier dans sa position par rapport au christianisme)

BENL Oscar, Das künstleriche Ideal Seami’s, 1943 Diss. (L’idéal artistique de Zeami [dramatruge japonais, théoricien du nô]) ; Flüchtiges Leben: Moderne japanische Erzählungen, 1942 (Vie fugace : contes du Japon moderne [adaptation par Oscar B.])

BETHGE Hans, Japanischer Frühling. Nachdichtungen japanischer Lyrik, 1936 (Printemps japonais : adaptation de poésies japonaises)

Poète, auteur de plusieurs adaptations allemandes de poésie orientale (Perse, Chine, Japon…)

BODINUS Fritz, Japans Schatten über Deutschland, 1933 (L’ombre du Japon sur l’Allemagne) ; Morgendämmerung? Das Gesicht Japans im Lichte der Offenbarung des Johannes und des Geheimdokuments des Grafen Tanaka, 1934 (Crépuscule des dieux ? Le vrai visage du Japon à la lumière de l’Apocalypse de S. Jean et du document secret du comte Tanaka) ; Der Vormarsch Japans: Die kommenden Ereignisse im Lichte der Offenbarung, 1934 (L’avancée du Japon : Les événements à venir à la lumière de l’Apocalypse)

BOHNER Hermann, Legenden aus der Frühzeit des japanischen Buddhismus, 1934-35 2 Bd. (Légendes des premiers temps du bouddhisme japonais, 2 vol.) ; Shôtoku Taishi, 1940 [histoire du prince semi-légendaire] Shôtoku T.]

Japonologue. Traducteur d’œuvres classiques japonaises, notamment de théâtre nô.

BÖX Arno, Das japanische Familiensystem, 1941 (Le système familial au Japon) [une publication du Japaninstitut]

BROSIUS Hans, Fernost formt seine neue Gestalt, 1936 (L’Extrême-Orient se réforme)

BUSCH Fritz Otto, Die japanische Kriegsmarine. Schiffslisten: Dr. Gerhard Ramlow, 1942 (La marine de guerre japonaise, avec la liste des navires par le Dr. Ramlow)

Historien de la marine et de la navigation.

BUSCHAN Georg, Kulturgeschichte Japans, 1938 (Histoire culturelle du Japon)

Ethnologue autrichien.

CORAZZA Heinz, Japan: Wunder des Schwertes, 1935 (Japon : Merveilles de l’épée) ; Die Samurai, Ritter des Reiches in Ehre und Treue, 1943 (Les samouraïs, chevaliers de l’empire en honneur et fidélité) [une publication du Nsdap ; il existe de cet ouvrage une traduction française]

CRÄMER Anneliese, Die Beziehungen zwischen England und Japan von 1894 bis 1902, 1935 (Les relations entre l’Angleterre et le Japon de 1894 à 1902)

CREDNER Wilhelm, Japan und die Vereinigten Staaten im pazifischen Raum, 1940 (Le Japon et les États-Unis dans l’espace Pacifique)

Géographe, spécialiste de géographie économique.

DIRKSEN Herbert v., Freundesland im Osten. ein Nipponbuch in Bildern, 1944 (Un pays ami en Orient : Images du Japon)

Ambassadeur (Tokyo 1933-1938).

DOEMMING Hugo Wilhelm v., Was will Japan? 1934 (Que veut le Japon ?)

Représentant du Deutsche Pressebüro à Tokyo.

DONAT Walter, Der Heldenbegriff im Schrifttum der älteren japanischen Geschichte, 1938 (Le concept de héros dans les anciens écrits historiques du Japon) ; Das Reich und Japan. Gesammelte Beiträge, 1943 (Le Reich et le Japon : un recueil d’articles)

Japonologue. Directeur allemand du Japanisch-Deutsche Kulturinstitut à Tokyo. Nsdap.

DUMOULIN Heinrich, Kamo Mabuchi. Ein Beitrag zur japanischen Religions- und Geistesgeschichte, Tokio 1943 (Kamo no Mabuchi [poète et philologue japonais] : contribution à l’histoire religieuse et spirituelle du Japon) [une monographie des Monumenta Nipponica]

Père jésuite. Un précurseur de l’étude du bouddhisme zen en Occident.

EICKSTEDT Egon v., Rassendynamik von Ostasien. China und Japan, Tai und Kmer von der Urzeit bis heute, 1944 (Dynamique raciale de l’Extrême-Orient : Chine et Japon, Thaïs et Khmers, de la préhistoire à nos jours)

Anthropologue. Nsdap.

FANCK Arnold, Kaiserbauten in Fernost, 1938 (Édifices impériaux en Extrême-Orient) ; Winterreise durch Südmandschurien, 1938 (Voyage d’hiver à travers la Mandchourie du sud) ; Reis und Holz im Lande des Mikado, 1940 (Riz et bois au pays du Mikado) ; Frühling in Japan, 1941 (Printemps au Japon) ; Japans heiliger Vulkan, 1941 (Le volcan sacré du Japon) ; Bilder von Japans Küsten, 1944 (Images des côtes du Japon)

Ces titres sont ceux de films documentaires de court-métrage. Arnold Fanck est également le réalisateur du long-métrage de fiction Die Tochter des Samurai, 1937 (La fille du samouraï).

FETZER Fritz, Ölpolitik der Großmächte. Unter kriegswirtschaftlichen Gesichtspunkten. Das japanische Beispiel, 1935 (La politique pétrolière des grandes puissances du point de vue de l’économie de guerre : l’exemple du Japon) [une publication de l’Institut pour l’étude de l’économie de guerre]

FISCHER Otto, Kunst des fernen Ostens : Landschaften, Blumen, Tiere, 1936 (L’art de l’Extrême-Orient. Paysages, fleurs, animaux [avec des reproductions de maîtres chinois et japonais]) ; Wanderfahrten eines Kunstfreundes in China und Japan, 1939 (Voyage d’un ami des arts en Chine et au Japon) ; Zen und die Kultur Japans / Daisetz Teitaro Suzuki, 1941 (Le zen et la culture du Japon, par D. T. Suzuki, adapté et présenté par Otto F.)

Historien de l’art.

FLORENZ Karl, The Manyosu, Buch V, avec Jan Lodewijk Pierson jr. (voir ce nom)

Pionnier de la japonologie allemande (†1939). Signataire de la Déclaration des professeurs allemands en faveur d’Adolf Hitler (Bekenntnis der Professoren an den deutschen Universitäten und Hochschulen zu Adolf Hitler und dem nationalsozialistischen Staat) en 1933.

FOCHLER-HAUKE Gustav, Der Ferne Osten. Macht- und Wirtschaftskampf in Ostasien, 1936 (L’Extrême-Orient : lutte pour le pouvoir et guerre économique en Asie de l’Est) ; Die Mandschurei. Eine geographisch-geopolitische Landeskunde, 1941 (La Mandchourie : géographie et géopolitique)

Géographe. Nsdap. Secrétaire général de la Deutsche Akademie de 1937 à 1941.

FOERSTER Richard, Bushi No Katana. Beiträge zur Geschichte des japanisch-britisch-amerikanischen Krieges in Ostasien, 1944 (Contributions à l’histoire de la guerre nippo-anglo-américaine en Extrême-Orient)

Amiral. Président du Japaninstitut et de la Deutsch-Japanische Gesellschaft à Berlin de 1937 à 1945.

FUNDER Walther, Wird die Welt japanische? 1936 (Le monde devient-il japonais ?)

FÜRHOLZER Edmund, Freundesland im Osten. Ein Nipponbuch in Bildern, 1943 (Un pays ami à l’Est : le Japon en images)

GLASENAPP Helmuth v., Der Buddhismus in Indien und im Fernen Osten. Schicksale und Lebensformen einer Erlösungsreligion, 1936 (Le Bouddhisme en Inde et en Extrême-Orient : destins et formes d’une religion du salut)

Titulaire de la chaire d’indologie à Königsberg de 1928 à 1944.

GRIX Arthur Ernst, Japans Sport in Bild und Wort, 1937 (Le sport japonais en images et paroles) ; Tschikara. Die Rache der siebenundvierzig Samurai. Nach einem japanischen Heldenepos, 1941 (Tschikara, la vengeance des 47 samouraïs, d’après une épopée japonaise)

Journaliste (en particulier sportif).

GUNDERT Wilhelm, Der japanische Nationalcharakter, 1934 (Le caractère national japonais) ; Japanische Religionsgeschichte, 1935 (Histoire des religions japonaises) ; Das geistige Erbe Japans, 1942 (L’héritage spirituel du Japon)

Orientaliste, spécialiste de littérature chinoise et japonaise. Recteur de l’Université de Hambourg 1938-41. Nsdap.

HAMMITZSCH Horst, Hirata Atsutane: Ein geistiger Kämpfer Japans, 1936 (Hirata Atsutane [théologien shintoïste de la première moitié du 19e siècle ayant inspiré le mouvement nationaliste], un combattant spirituel du Japon) ; Yamato-Hime no Mikoto Seiki: Bericht über den Erdenwandel Ihrer Hoheit der Prinzessin Yamato. Eine Quelle zur Frühgeschichte der Shintô-Religion übersetzt und erklärt, 1937 Diss. (Récit de la vie terrestre de la princesse Yamato : une source sur les débuts de l’histoire du Shintô, traduite et présentée par Horst H.) ; Shûyôdan: Die Erneuerungsbewegung des gegenwärtigen Japans, 1939 (Le mouvement pour le renouveau du Japon contemporain) ; Sangyô-Hôkoku: Die japanische Arbeitsfront, 1941 (Le front du travail japonais)

Japonologue. Nsdap.

HAUNHORST Hans Anna, Das Lächeln Japans, 1936 (Le sourire du Japon)

Ancien diplomate (1909-1913).

HAUSHOFER Karl, Japans Werdegang als Weltmacht und Empire, 1933 (L’accession du Japon au statut de grande puissance et d’empire) ; Mutsuhito – Kaiser von Japan, 1934 (Mutsuhito empereur du Japon [empereur Meiji]) ; Deutsche Kulturpolitik im indopazifischen Raum, 1939 (La politique culturelle de l’Allemagne dans l’espace indo-pacifique) ; Japan baut sein Reich, 1941 (Le Japon bâtit son empire)

Un des représentants les plus connus de la géopolitique.

HERRIGEL Eugen, article Die ritterliche Kunst des Bogenschießiens, dans Nippon. Zeitschfrit für Japanologie, 1936 (L’art chevaleresque du tir à l’arc)

Philosophe, connaisseur du zen et du tir à l’arc japonais (kyûdô). Nsdap. La version étendue de cet article de 1936 n’est autre que l’essai de 1948 très connu Zen in der Kunst des Bogenschießens (Le zen dans l’art du tir à l’arc), traduit dans de nombreuses langues.

ISHIMARU Tôda, Chiang Kai-shek ist groß, 1937 (Chiang Kaï-Shek est grand) [ouvrage appréciatif du rôle du leader du Kuomintang dans les relations sino-japonaises]

Officier de marine japonais. Est également l’auteur de livres traduits en anglais : Japan Must Fight Britain (1936) et The Next World War (1937).

ITALIAANDER Rolf, Banzai!: Japanische Heldengeschichten aus alter und neuer Zeit, 1939 (Banzaï ! Histoires héroïques du Japon passé et présent)

Ethnologue et écrivain.

JENZOWSKI Siegfried, Die chinesisch-japanischen Boykottfälle als völkerrechtliches Problem, 1939 (Le cas des boycotts sino-japonais du point de vue du droit international)

JOHANN Alfred Ernst, Generäle, Geishas und Gedichte: Fahrten und Erlebnisse in Japan, 1937 (Généraux, geishas et poèmes : choses vécues au Japon)

JUNYU Kitayama, Metaphysik des Buddhismus, 1934 (Métaphysique du bouddhisme) ; West-Östliche Begegnung. Japans Kultur und Tradition, 1941 (Rencontre de l’Extrême-Orient : la culture et la tradition du Japon) ; Heiligung des Staates und Verklärung des Menschen. Buddhismus und Japan, 1943 (Sanctification de l’État et transfiguration de l’homme : le bouddhisme et le Japon) ; Der Geist des japanischen Rittertums, 1943 (L’esprit de la chevalerie japonaise)

Intellectuel japonais établi dans le Troisième Reich, auteur de traités en allemand.

KAUFFMANN Fritz Alexander, Die Woge des Hokusai. Eine Bildbetrachtung, 1938 (La vague d’Hokusaï : réflexions sur une image)

Écrivain.

KLINGHAMMER Helmut, Die Hirota-Doktrine, 1935 (La doctrine Hirota [du nom du ministre japonais des affaires étrangères)

KOELLREUTTER Otto, Das politische Gesicht Japans, 1940 (La politique au Japon) ; Japaner, 1943 (Les Japonais) ; Die politische Entwicklung des heutigen Japan, 1944 (Le développement politique du Japon contemporain) ; Tennoismus und politische Führung in Japan, 1944 (Tennoïsme [vénération de l’empereur] et direction politique au Japon)

Juriste et philosophe du droit, notamment versé dans les questions de droit constitutionnel. Nsdap.

KRESSLER Oscar, Kultur der orientalischen Völker, 1936 (Culture des peuples orientaux) avec Willibald Kirfel, Erich Schmitt et al. [sections sur les religions indiennes et le bouddhisme]

Japonologue.

KÜMMEL Otto, Die Gegenwartsaufgaben der Japanologie, 1937 (Les tâches actuelles de la japonologie) ; Meisterwerke japanischer Landschaftskunst, 1939 (Chefs-d’œuvre de la peinture paysagiste japonaise)

Historien de l’art. Éditeur de la revue scientifique Ostasiatische Zeitschrift. Beiträge zur Kenntnis der Kunst und Kultur des Fernen Osten. Nsdap.

KUNZE Richard, Praktisches Zeichenlexikon Chinesisch–Deutsch–Japanisch : 6000 Zeichen etymologisch erklärt mit neuem praktischen Schlüssel, 1938 Nagoya-Schanghai-Leipzig (Glossaire pratique chinois-allemand-japonais : 6.000 idéogrammes avec leur étymologie et une nouvelle clé pratique)

Professeur à Nagoya au Japon.

KURTH Julius, Japanische Lyrik, 1943 (Poésie japonaise [traductions et présentation])

Pasteur protestant. Historien de l’art, spécialiste de la gravure sur bois chinoise et japonaise.

LAJTHA Edgar, Japan – Gestern Heute Morgen – Erlebnis einer Reise ; 1936 (Le Japon, hier, aujourd’hui, demain : récit de voyage)

LOHE Werner A., Japan. Sonne Asiens. Wetterleuchten am Pazifik, 1940 (Le Japon, soleil de l’Asie, phare du Pacifique)

LUFFT Hermann, Japans strategische Stellung, 1940 (La situation stratégique du Japon)

LÜTH Paul, Frühling, Schwerter, Frauen. Umdichtungen japanischer Lyrik mit einer Einführung in Geist und Geschichte der japanischen Literatur, 1942 (Printemps, sabres et femmes : adaptation de poésie japonaise, avec une introduction à l’esprit et à l’histoire de la littérature japonaise) ; Die japanische Philosophie. Versuch einer Gesamtdarstellung unter Berücksichtigung der Anfänge in Mythus und Religion, 1944 (La philosophie japonaise : essai de présentation d’ensemble à la lumière de ses commencements dans le mythe et la religion)

Écrivain et essayiste politique, essentiellement après-guerre (anticommuniste).

LÜTZOW Friedrich, Die heutige Seekriegsführung – Japan schlägt los, 1942 (La guerre navale contemporaine : le Japon à l’attaque)

Vice-amiral et écrivain militaire.

MEIER Johannes F. E., Die japanische Sphinx: ein Beitrag zum Verständnis des Landes und seiner Bewohner, 1936 (Le sphinx japonais : contribution à la compréhension du pays et de ses habitants)

MEIßNER Kurt, Grundlagen der nationalen Erziehung in Japan, 1934 (Les fondements de l’éducation nationale au Japon) ; Deutsche in Japan, 1639-1939, 1939 (Les Allemands au Japon : 1639-1939) ; Der Shintoismus als Quelle des japanischen Volkscharakters und Nationalgeistes, 1939 (Le shintoïsme comme source du caractère national japonais)

Japonologue. Auteur en 1927 d’une grammaire japonaise qui connut plusieurs rééditions. Président de la Société d’études naturelles et ethnologiques de l’Asie orientale (Gesellschaft für Natur und Völkerkunde Ostasiens).

MENZ Gerhard, Der Kampf um Nordchina, 1936 (Le combat pour la Chine du Nord)

MOßDORF Otto, Der Krieg in Fernost. Der japanisch-chinesische Konflikt, 1941 (La guerre en Extrême-Orient : Le conflit sino-japonais) ; Groß-Ostasien: Japan im Kriege erlebt, 1943 (La Grande Asie : Japon vécu pendant la guerre)

Officier.

NABERFELD Emil, Grundriss der japanischen Geschichte, 1940 (Introduction à l’histoire du Japon)

NIEDERSTRAß Gerhard, Nippon: Das Land der aufgehenden Sonne, 1942 Dokumentarfilm (Nippon : le pays du soleil levant) [film documentaire de long métrage]

NOHARA Wilhelm Komakichi v., Das wahre Gesicht Japans, 1935 (Le vrai visage du Japon) ; Das ,,Gelbe Gefahr’’, 1936 (Le « péril jaune »)

Écrivain germano-japonais.

OEHLKE Waldemar, Seele Ostasiens: Chinesisch-japanischer Zitatenschatz, 1941 (L’âme de l’Extrême-Orient : proverbes sino-japonais)

Historien de la littérature.

OESER Hans Ludwig, Japan. Tradition und Gegenwart. Erzählungen und Gedichte, 1942 (Japon, tradition et contemporanéité, contes et poèmes)

OSTWALD Paul, Deutschland und Japan. Die Freundschaft zweier Völker, 1941 (L’Allemagne et le Japon : l’amitié de deux peuples)

PAGEL Erich, Die Lautformen der Sanskritwörter und Sanskritnamen im Japanischen, 1939 (La prononciation des mots et des noms sanskrits en japonais)

Japonologue, collaborateur du journal Nippon. Zeitschrift für Japanologie.

PIPER Maria, Das japanische Theater: Ein Spiegel des Volkes, 1937 (Le théâtre japonais : un miroir du peuple)

PIPPON Toni, Japans Reichsentwicklung von Jimmu Tenno bis zum Kamakura-Shogunat. Ein Beitrag zur Reichsidee und zur politischen Geschichte, 1937 (Le développement impérial depuis Jimmu [fondateur mythique du Japon] jusqu’au shogunat de Kamakura : contribution à l’idée impériale et à l’histoire politique)

Japonologue.

RAMMING Martin, Katalog der Ausstellung alter japanischer Karten und Pläne, 1934 (Catalogue de l’exposition des anciens plans et cartes du Japon) [Japaninstitut, Berlin] ; Japan-Handbuch. Nachschlagewerk der Japankunde, 1940 (Manuel du Japon : Guide des études japonaises)

Japonologue. Président du Japaninstitut et cofondateur de la Deutsch-Japanische Gesellschaft.

ROSENKRANZ Gerhard, Fernost – wohin? Begegnungen mit den Religionen Chinas und Japans im Umbruch der Gegenwart, 1940 (Où va l’Extrême-Orient ? Rencontres avec les religions de Chine et du Japon dans les bouleversements du temps présent) ; Der Weg der Götter (Shintô). Gehalt und Gestalt der japanischen Nationalreligion, 1944 (La voie des dieux : Shintô, présentation de la religion nationale du Japon)

Pasteur protestant.

ROTTAUSCHER Anna v., Ihr gelben Chrysanthemen! Japanische Lebensweisheit. Haiku, 1939 (Ô chrysanthèmes jaunes ! Sagesse du Japon : haïkus [adaptation]) ; Ritter, Dichter, Frauen, Schelme: Ein Querschnitt durch die japanische Vergangenheit, 1943 (Chevaliers, poètes, femmes et coquins : une vue transversale du passé japonais)

Sinologue et japonologue autrichienne.

RÜGER Bruno, Das Go-Spiel, 1937/38, 4 Bd., unter mithilfe von Dr. Eduard Nonnenmacher (Le jeu de go, 4 vol.)

Joueur de go international, éditeur du journal Deutsche Go-Zeitung.

RUMPF Fritz, Volksmärchen aus Japan, 1938 (Contes populaires du Japon) ; Japanische Volksmärchen, 1938 (Contes japonais)

Japonologue. Collaborateur du Japaninstitut à Berlin.

SAKIMURA S., Die Neuordnung der japanischen Wirtschaft, NS-Gauverlag Weser-Elms, 1942 (La refonte de l’économie japonaise [une publication du Nsdap de Basse-Saxe] : « refonte » dans le sens de l’Ordre nouveau [Neuordnung])

Économiste japonais.

SCHARSCHMIDT Clemens, Die wichtigsten chinesischen Zeichen im Japanischen. Ein praktisches Lehr- und Lernbuch, 1938 (Les principaux caractères chinois [kanji] employés en japonais : guide pratique) ; Japan, 1942 (Le Japon) ; Ostasien Bd. 1, 1943 (L’Asie de l’Est)

SCHENKE Wolf, Kampfplatz Ostasien. Politik und Soldaten an den Ufern des Gelben Meeres, 1937 (Le champ de bataille de l’Extrême-Orient : politique et soldats sur les rives de la mer Jaune) ; Reise an der gelben Front : Beobachtungen eines deutschen Kriegsberichterstatters in China, 1940 (Sur le front jaune : témoignage d’un correspondant de guerre allemand en Chine)

Reporter. Nsdap.

SCHINZINGER Robert, Japanische Philosophie, 1942 (Philosophie japonaise)

SCHNEIDER-KYNAST Oskar, Drei Mächte Pakt, Berlin-Rom-Tokio, 1940 (Le Pacte tripartite Berlin-Rome-Tokyo)

SCHÜFFNER Rudolf, Die Fünferschaft als Grundlage des Staats- und Gemeindeverwaltung und des sozialen Friedens in Japan, 1938 (La « quinte » [ensemble de cinq foyers], principe de l’administration communale et étatique ainsi que de la paix sociale au Japon)

SCHULTZE Ernst, Japan als Weltindustriemacht, 1935 2 Bd. (Le Japon, puissance industrielle mondiale, 2 vol.) ; Die weiße und die gelbe Gefahr: Japans gewaltsame Erschließung u. wirtschaftliche Entwicklung, 1935 (Le péril jaune et le péril blanc : La mise en valeur et le développement économique prodigieux du Japon)

Économiste et sociologue. Signataire de la Déclaration des professeurs allemands en faveur d’Adolf Hitler en 1933.

SCHULZE Reinhold, Ein Jahr für die deutsch-japanische Zusammenarbeit, 1938 (Une année pour la collaboration germano-japonaise)

Attaché culturel à l’ambassade d’Allemagne au Japon.

SCHWALBE Hans, Über japanisches Naturgefühl, 1943 (Sur le sentiment de la nature au Japon)

SCHWIND Martin, Kleiner Atlas von Japan, 1939 (Petit atlas du Japon) ; Japanische Raumnot und Kolonisation, 1940 (Surpopulation et colonisation japonaises) ; Die Gestaltung Karafutos zum japanischen Raum, 1942 (L’intégration de Karafuto [Sakhaline] dans l’espace japonais)

Géographe.

SECKEL Dietrich, Der Ursprung des Torii, 1942 mit Otto Karow (L’origine du tori) ; Kariteimo. Die ,,Buddhistische Madonna’’ in der japanischen Kunst, 1943 (Kariteimo : la « Madonne bouddhiste » dans l’art japonais)

Historien de l’art. Pionnier de l’histoire de l’art extrême-oriental en Allemagne.

SEIZÔ Kimase, Mitsuru Tôyama kämpft für Großasien, 1941 (Mitsuru Tôyama [fondateur de la Société Genyosha et la Société du dragon noir, sociétés secrètes ultranationalistes] combat pour la Grande Asie)

SIEBURG Friedrich, Die stählerne Blume. Eine Reise nach Japan, 1939 (La fleur d’acier : un voyage au Japon)

Écrivain.

SIEMERS Bruno, Japans Eingliederung in den Welthandelsverkehr 1855–1869, 1937 (L’insertion du Japon dans les circuits du commerce international : 1855-1869) ; Japans aufstieg, 1868-1880, 1938 (L’ascension du Japon : 1868-1880) ; Japans Kampf gegen den USA-Imperialismus: Ein Abriss der japanisch-usamerikanischen Beziehungen 1854-1942, 1943 (Le combat du Japon contre l’impérialisme nord-américain : introduction aux relations nippo-américaines de 1854 à 1942)

SORGE Wolfgang, Krieg entbrennt am Pazifik. Japanisch-Chinäsischer Krieg, 1934 (La guerre éclate dans le Pacifique : le conflit sino-japonais) ; Erlebtes Mandschukuo. Die Jugend eines altneuen Kaiserreiches, 1938 (Mandchoukouo vécu : La jeunesse d’un vieux-nouvel empire)

Journaliste et essayiste.

SPEISER Werner, Kunst Ostasiens, zwei Essays: Vom Wesen der japanischen Kultur / Vom Wesen der chinesischen Kunst, 1943 (L’art de l’Extrême-Orient, deux essais : l’essence de la culture japonaise et l’essence de l’art chinois) ; Japanische Tuschmalerei, 1944 (L’estampe à l’encre au Japon)

Historien de l’art.

SPRANGER Eduard, Kulturprobleme im gegenwärtigen Japan und Deutschland, 1938 (Problèmes culturels de l’Allemagne et du Japon contemporains) ; Japanische Kulturfragen, 1938 (Questions culturelles du Japon)

Philosophe (élève de Dilthey).

STEEN Hans, Helden unter dem Sonnenbanner. Von Hawaii bis Singapur, 1943 (Héros sous la bannière du soleil levant : de Hawaï à Singapour)

STOß Alfred, Der Kampf zwischen Juda und Japan: Japan als Vorkämpfer freier Volkswirtschaft, Ludendorffs Verlag, 1934 (Le combat entre Juda et le Japon : Le Japon, pionnier d’une économie nationale libre) ; Die Wahrheit über Shanghai. Der Angriff der Weltleitung gegen das letzte freie Volk: Japan, 1935 (La vérité sur Shanghaï : l’attaque du gouvernement mondial contre le dernier peuple libre, le Japon)

STOYE Johannes, Japan: Gefahr oder Vorbild? 1936 (Le Japon, danger ou modèle ?) ; Japan an der Wende, 1943 (Le Japon à la croisée des chemins)

THAYER Alexander v., (apparemment pseudonyme de « W. von Thayenthal »), Die Familie der 100 Millionen. Japan gestern und heute, 1943 (La famille de cent millions de personnes : le Japon hier et aujourd’hui)

TJADENS Herbert, Japanische Legende, 1944 (Légende japonaise)

Écrivain et scénariste de films.

TOMOEDA Takahiko, Japan und Deutschland: Geschichtlicher Rückblick auf ihre kulturellen Verbindungen, 1938 (Le Japon et l’Allemagne : histoire de leurs relations culturelles)

Philosophe japonais. Directeur du Japaninstitut à Berlin de 1934 à 1937.

TRAUTZ Friedrich Max, Der Große Stûpa auf dem Kôyasan, 1934 (Le grand stupa du Mont Kôya) ; Von der Bodenständigkeit des japanischen Geistes, 1937 (Sur le caractère autochtone de l’esprit japonais) ; Bibliographischer Alt-Japan-Katalog, 1542-1853, 1940 (Catalogue bibliographique du Japon ancien, 1542-1853)

Japonologue. Membre fondateur du Japaninstitut à Berlin.

TSUZUMI Tsuneyoshi, Japan, das Götterland, 1936 (Japon, le pays des dieux) ; Einführung in das Verständnis der japanischen Kultur, 1938 (Introduction à la culture japonaise)

Germaniste japonais. Collaborateur du Japaninstitut à Berlin. Les deux œuvres citées sont en original allemand.

UEBERSCHAAR Hans, Basho (1644–1694) und sein Tagebuch ,,Ok uno hosomi’’, 1935 (Bashô et son journal intime) ;  Die deutsch-japanischen Kulturbeziehungen der jüngsten Vergangenheit und Gegenwart, 1937 (Les relations culturelles germano-japonaises dans le passé récent et le présent)

Japonologue. Nsdap.

URACH Albrecht v., Ostasien: Kampf um das kommende Großreich, 1940 (Extrême-Orient : Le combat pour le grand empire à venir) ; Das Geheimnis japanischer Kraft, 1942 (Le secret de la puissance japonaise)

Journaliste et écrivain. Nsdap : membre du bureau de presse du parti pour l’Extrême-Orient.

WEISING Hellmut, Das japanische Preiswunder: Ziel und Ethik einer Planwirtschaft, 1936 (Le miracle des prix japonais : But et éthique d’une économie planifiée) ; Japan im deutschen Fernosthandel, Verlag der Deutsche Arbeitsfront (DAF), 1938 (Le Japon dans le commerce Extrême-oriental de l’Allemagne), 1938 [une publication du Front allemand du travail]

WENCK Günther, Die japanischen Minister als politische Führung, 1940 (Les ministres en tant que direction politique au Japon)

Japonologue (surtout après-guerre : doctorat obtenu en 1940).

WÜST Walter, Japan und wir, 1942 (Le Japon et nous)

Sanskritiste. Nsdap. Président, à côté d’Heinrich Himmler, de l’organisation de recherche SS-Ahnenerbe.

ZISCHKA Anton, Japan in der Welt. Die japanische Expansion seit 1854, 1936 (Le Japon dans le monde : l’expansion japonaise depuis 1854)

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Autres nationalités

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DAYE Pierre, Le Japon et son destin, 1928

Écrivain belge francophone. Rexiste : premier chef de groupe rexiste à la Chambre. Pendant la guerre, écrit pour Le Nouveau Journal collaborationniste. Réfugié en Argentine après-guerre.

FABIUS Jan, Dai Nippon, 1940

Officier néerlandais. Correspondant du Het Vaderland et du journal allemand Berliner Tageblatt au Japon de 1933 à 1939. Après la guerre, membre du Comité national pour le maintien de l’empire (Nationaal Comité tot Handhaving der Rijkseenheid) qui s’opposait à la décolonisation des Indes néerlandaises (Indonésie).

HINO Iwao, Stray Notes on Nippon-Malaisian Historical Connections, 1944 Kuala Lumpur (Notes relatives aux connections historiques entre le Japon et la Malaisie)

Livre en anglais publié en Malaisie.

MASEY Edward Cory de la Roche, Is It Necessary? 1936 (Est-ce nécessaire ? [brochure dans laquelle l’auteur critique la politique commerciale de l’Australie et préconise une alliance avec le Japon])

Australien, membre de l’Australia First Movement (mouvement accusé de collaboration avec le Japon pendant la guerre).

PIERSON jr., Jan Lodewijk, Dictionnaire de kanji, 1926 ; The Manyosu, 1928 ; Japan als wachter der Beschaving, 1932 (Le Japon comme gardien de la civilisation)

Japanologue et poète néerlandais, membre du Nationaal-Socialistische Beweging (NSB), ami de Mussolini.

REA George Bronson, Presenting Japan’s side of the case, Shanghai 1931 (Une présentation du point de vue du Japon [dans la guerre sino-japonaise en Mandchourie]) ; The independence of Manchoukuo, 1933 (L’indépendance du Mandchoukouo) ; The Case for Manchoukuo, 1935 (En défense du Mandchoukouo)

Sinologue américain dont les ouvrages cités défendent le point de vue japonais dans la guerre sino-japonaise en Mandchourie.

TOWNSEND Ralph, Ways that are Dark: The Truth about China, 1934 (Des voies ténébreuses : la vérité au sujet de la Chine) ; Asia Answers, 1936 (L’Asie répond)

Diplomate américain. En 1942 il plaida coupable d’activités pro-japonaises. Dans ses livres, il défendit le point de vue selon lequel le Japon conduisait « le combat de l’homme blanc » contre le nationalisme chinois.

VAN HEUTSZ Johan Bastiaan, De klap op de vuurpijl!, 1943 (La cerise sur le gâteau !) [dans lequel est préconisée la collaboration des Pays-Bas avec le Japon aux Indes néerlandaises]

Fils du gouverneur général des Indes néerlandaises Jo van Heutsz. Médecin dans la division SS Wiking.

WALLENIUS Kurt Martti, Japani marssii, 1938, (suéd. Japan marscherar) (Le Japon en marche) [un témoignage personnel sur la guerre entre la Chine et le Japon]

Général finlandais. Secrétaire général du mouvement politique fasciste (ou fascistoïde) Lapuanliike (Mouvement de Lapua). Participa à la guerre d’hiver contre la Russie soviétique.

WALSH Tom, The Sino-Japanese Conflict, 1938 (Le conflit sino-japonais)

Syndicaliste australien, époux de la suffragette et co-fondatrice à la fois du parti communiste australien puis de l’Australia First Movement. Membre de la New Guard, mouvement fasciste (1931-35).

WILLAMOWITZ-MOELLENDORFF Fanny v., Boken om té, 1921 (Le livre du thé) [traduction suédoise de l’ouvrage du philosophe japonais Kazuzo Okakura (†1913)]

Femme de lettres suédoise. Sœur de Carin Görin, première femme d’Hermann Göring. National-socialiste convaincue.