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Philo 8 : Gnomique (suite)

C’est le régime aristocratique qui récompense véritablement le mérite. Quand on anoblit quelqu’un, on reconnaît si bien son mérite qu’on le considère comme perpétuel par et dans la descendance, selon les lois de l’hérédité qui s’expriment dans l’adage « Tel père, tel fils ». De son côté, la « méritocratie » dépossède son favori du legs qu’il pourrait faire.

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Le principe de tolérance par lequel il faut laisser chacun libre de suivre ses inclinations pourvu qu’elles ne nuisent pas à autrui est confronté non seulement par les dogmes religieux mais aussi, de manière plus impassible encore, par le criticisme kantien, selon lequel une maxime doit prendre la forme d’une loi universelle. Qu’une action ne nuise à personne en particulier ou en général, à supposer que ce pût être le cas, ne la justifie pas encore du point de vue de la loi morale.

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La psyché est une fonction du système endocrinien. L’agressivité est fonction de la testostérone : c’est la psyché masculine. La puissance sexuelle virile est corrélée à l’agressivité : comment a-t-on pu faire de celle-ci une « pulsion de mort » en lutte contre la libido ?

ii

La psychanalyse ne parvient éventuellement à des résultats qu’avec la névrose et l’hystérie, jamais avec les psychoses. La névrose et l’hystérie sont des réactions de la psyché féminine à la pression sexuelle, aux pulsions : un traitement par suggestion et transfert est possible. La psychose est une réaction de la psyché masculine à la pression sexuelle : elle n’est pas traitable par suggestion.

iii

Les expériences de la psychanalyse pratiquées sur les enfants sont purement et simplement une forme de dressage. On peut parvenir à des résultats sur la base de tous autres principes théoriques, y compris ceux d’un dresseur d’animaux de cirque.

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Sans l’œuvre de Kant, il n’y aurait plus aucune démocratie en ce monde, car c’est la sublimité de cette œuvre, que d’aucuns jugent fantastique (au sens de fantaisiste), qui est la suprême défense de ce régime, lequel ne repose en effet, comme fondement solide, que sur la loi morale, qui peut agir sur la nature via l’homme mais a toute la nature pour obstacle et, pour l’esprit non éclairé, pour démenti.

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La plasticité de l’apparence physique est une confirmation de la philosophie de Schopenhauer, selon laquelle la volonté est la chose en soi : le corps est le phénomène de la volonté, l’objectification de la volonté. Les cas de personnes qui deviennent méconnaissables du jour au lendemain sont sans doute moins rares qu’on ne le pense. Il m’est arrivé de ne pouvoir reconnaître une femme pour qui j’avais pourtant de la considération sur une photo prise quelques mois à peine après la dernière fois que je fus en sa présence, et cette photographie était un simple portrait et ne la montrait pas dans une attitude inhabituelle. Moins extraordinaire mais tout aussi significatif : le physique change avec la situation et le statut social. Celui qui réalise un projet qu’il avait à cœur est physiquement transformé. Les accomplissements dilatent la volonté, les échecs la compriment.

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Il n’est pas permis de jargonner dans les questions les plus essentielles pour l’homme. Pourtant la scolastique, Hegel, « l’école »…

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L’idée de métempsycose implique, autant que celle de salut éternel, l’idée de liberté, car « l’âme » qui ne pourrait se déterminer à rebours de ses inclinations, à rebours de sa propre nature serait vouée fatalement à des réincarnations toujours plus basses sur l’échelle des êtres.

La réversion des mérites est nécessaire dans un système déterministe : c’est l’homme bon qui permet de devenir meilleur à l’homme mauvais, alors que ce dernier, par lui-même, ne peut que devenir plus mauvais encore. L’homme mauvais ne peut devenir meilleur que par les prières et autres actes méritoires transférables de l’homme bon.

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Il y a quelque chose de bas et de servile à voir dans tel ou tel propos d’un grand esprit la marque de son époque, sous prétexte que notre propre époque désavouerait ce propos. Ce n’est pas juger impartialement que de juger en fonction de ce qu’admet ou non notre siècle, conformément à ses présupposés.

La conception kantienne du progrès comme une idée régulatrice plutôt que constitutive† ne peut même pas servir à étayer le point de vue selon lequel une époque postérieure a formellement le droit de considérer être plus avancée sur la voie du progrès et juger inférieures les époques qui la précèdent.

† Pour Kant, le progrès a une valeur morale : c’est, comme les Idées de la raison, une notion « régulatrice » et non « constitutive ». Il faut croire au progrès pour ne pas être découragé et renoncer à se perfectionner soi-même. Ne pas croire au progrès aurait un effet négatif sur la moralité.

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Si l’on veut considérer qu’une observation anthropologique a été déterminée par un milieu et une époque racistes, il faut également considérer la tendance, à tout le moins affichée, de notre propre époque à nier toute proposition de ce type, c’est-à-dire à vouloir à son tour orienter la recherche dans une direction déterminée. Aussi, le point de vue de la recherche objective, qui ne prend aucune direction a priori hors des choix idiosyncratiques de l’agent, suppose de ne pas tenir compte, dans l’examen, d’arguments invalidants de cette sorte. Si une observation doit être invalidée, il faut qu’elle le soit selon un raisonnement adéquat aux données du problème et non par des raisons extérieures, comme un effet de suggestion collective.

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C’est une très belle femme, suffisamment pour vouloir vivre avec elle. – Comment, mais elle est sotte. – On vit ensemble justement pour ne plus avoir à se dire quoi que ce soit.

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Demander la main de sa fille à un père, c’est avoir affaire à un homme avec qui l’on peut discuter.

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Nous lisons toujours les philosophes de l’Antiquité grecque, qui a dit que les civilisations étaient mortelles ?

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La conscience morale n’a pas tellement l’esprit de salon.

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Du danger pour sa réputation dans l’avenir de vouloir dénoncer son temps en bloc, car ce que l’on dénonce c’est ce que l’on voit, et ce que l’on voit c’est ce qu’on a cherché.

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Nietzsche a eu raison de devenir fou, car il ne serait guère parvenu à égaler Kant et Schopenhauer. Il est, et serait resté, un peu au-dessus de Montaigne, maire de Bordeaux, qu’il admirait tant.

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Une plus grande offense à la vérité que la combattre, est la défendre avec bassesse.

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J’en ai entendu tellement de bien que j’en pense le plus grand mal.

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Pourquoi Socrate disait-il « Connais-toi toi-même » plutôt que « Sois toi-même » ?

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Le type contestataire est un segment du marché.

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Tous les mots en « –isme » sont suspects, sauf « féminisme ».

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Salarier un représentant de la nation, un député, c’est faire de la représentation une occupation comme les autres, avec en outre l’effet démoralisant (demoralizing) de sa durée plus ou moins limitée : c’est une incitation à la corruption (J. S. Mill, Considerations on Representative Government).

Max Weber, de son côté, explique que les députés doivent être des « nebenberuflichen » et non des « hauptberuflichen Politiker », des hommes dont la politique n’est pas l’activité principale, c’est-à-dire qu’il conteste la viabilité d’un système où les représentants auraient la politique comme principale activité.

Mais comment le cartel politique vivrait-il si nous écoutions ces penseurs ?

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Le vide occidental a horreur de la nature.

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« Un revirement à 180 % » (Daniel Bensaïd, Les trotskysmes, Que sais-je ?, 2e éd. 2006, p. 18)

« Trotsky avait pronostiqué qu’elle [la 4e Internationale] serait la force révolutionnaire décisive dans le monde au moment du cent-cinquantenaire du Manifeste communiste, soit en 1948. » (Ibid., p. 61) : le Manifeste communiste date donc de 1798…

ii
Sous le soleil de Mexico

Je n’ai pas lu la biographie officielle de Trotsky mais j’ai lu plusieurs ouvrages sur le trotskysme par des trotskystes, qui présentent au moins quelques éléments biographiques et j’ai quelques remarques à faire.

Les trotskystes parlent beaucoup de la smala de Trotsky mais jamais de ses revenus. Ces gens ont de ces pudeurs ! Il me paraît évident que ces revenus étaient un prélèvement sur les personnes affiliées au mouvement, prélèvement très certainement déterminé discrétionnairement en fonction des circonstances personnelles du principal intéressé : tant pour le mariage de la fille, tant pour la villa à Mexico, etc.

S’agissant de cette villa, les braves épigones veulent nous faire croire que Trotsky vivait en banlieusard anonyme dans un petit pavillon (l’auteur cité plus haut évoque par exemple son « combat solitaire [le combat solitaire de Trotsky] dans un jardin perdu de la banlieue de Mexico ».) Or il vivait dans un véritable bunker comparable à celui de Ben Laden dans le film Zero Dark Thirty, avec milice armée et tour de garde permanent.

La légende dit qu’un beau jour Ramón Mercader, le Stalinien, se rendit du côté du pavillon de banlieue de l’honnête citoyen Trotsky et lui tira dessus alors que ce dernier sortait faire la promenade à son toutou ou allait acheter une baguette de pain, ou lors d’une quelconque autre occasion banale de la vie de banlieue, dans une petite rue pavillonnaire tranquille.

Or c’était une opération bien plus délicate, du genre de celle du film précité, et elle ne pouvait être exécutée par un homme seul. Selon des archives mexicaines mises en lumière il y a quelques années, il s’agirait d’une collaboration entre Staliniens et agents du Parti nazi à Mexico qui espionnaient également le réfugié et partagèrent les informations qu’ils possédaient avec l’escouade de spadassins. Ces choses se passaient pendant le Pacte germano-soviétique (Los nazis en México, par Juan Alberto Cedillo, « Ganador del Primer Premio Debate de Libro Reportaje 2007 »).

On a récemment entendu les communistes français se targuer d’une attitude irréprochable de leur parti, contrairement à la droite française, disaient-ils, envers le fascisme, « pendant la guerre ». Tout est dans la précision calendaire…

Alain Delon est Ramon Mercader dans le film L’Assassinat de Trotsky (1972) par Joseph Losey

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Socrate a bu la cigüe en démocratie.

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Ce magistrat écrit, qu’écrit-il ? Que Socrate l’a bien cherché…

ii

Socrate, entendez ce grave magistrat, avait « irrité ses juges » en leur disant qu’ils devaient le récompenser et non le condamner. Or Socrate a fait ce que lui dictait sa conscience et cela n’incluait pas de ramper devant ses juges. Socrate n’aurait pas été Socrate s’il s’était humilié devant des juges trop enclins à dénigrer les mérites de l’immortel philosophe. Mais pour ce grave magistrat qui prend la plume des siècles plus tard, Socrate n’est pas Socrate, seulement, comme pour ses juges, un provocateur qui l’a bien cherché. Cependant Socrate n’avait pas à demander pardon d’être Socrate.

(Pour ce magistrat, d’ailleurs, les « écrivains célèbres » s’appellent Thureau-Dangin, le comte d’Haussonville…)

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Castoriadis : la bureaucratie est plus oppressive que le capitalisme privé. La bureaucratie s’affranchit des limitations imposées par la loi du marché à l’exploitation des travailleurs. C’est un monopole universel.

L’inégalité de revenus était plus grande entre le prolétariat et la bureaucratie soviétique qu’entre le prolétariat et la classe capitaliste. Dès lors, ma remarque sur les coefficients de Gini post-communistes est fausse : le Gini russe est inégalitaire non pas tant en raison des conditions historiques de la libéralisation de l’économie soviétique que de la bureaucratie soviétique elle-même.

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Chez Kant, le mot « Politiker » est péjoratif (cf Schriften zur Geschichtsphilosophie).

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Le fanatisme étatiste de Hegel est une vertigineuse régression par rapport à Kant, chez qui l’État doit à son tour, pour mettre fin à l’état de nature entre États, adopter le droit international (Völkerrecht : « droit des peuples » et non droit des États). Il faut donner des lois aux États après avoir donné des lois aux individus dans l’État.

Subliminal Advertising VIII: Figaro Without Beaumarchais

The following cases (53-65) are taken from the French Le Figaro Magazine dated May 22-23, 2015, (Cases 53-58) and Le Figaro Madame that goes with it (59-64). The last one (Case 65) appeared in Vogue, Italian edition, May 2015.

As an introduction to the present cases, I invite you to watch a comprehensive video made by Nathan Bell: The Great Subliminal Message Deception

…………….Case 53 Dior SEX

A sex embed on French actor Alain Delon when young. Click on the pictures to enlarge.

Case 53

Case 53

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……………..Case 54 Google SEX

Google has designed an advertising campaign aimed at explaining that the company is supporting non-profit organizations. The present ad deals with a French organization whose purpose, as one reads, is to “teach the young good reflexes on the Web,” whatever that means. We are shown a picture where the responsible of that organization, “Thomas” (or rather, certainly, a model who represents him), meets some kids in a classroom.

The kids’ attention seems to focus on one of them, of whom the viewer only sees the back and who wears a salmon-colored jersey. He or she has blond hair. I can’t say for sure whether it’s a boy or a girl; neither the hairdo nor the clothing allows us to draw a four-square conclusion. This kid, boy or girl, points to something or someone that does not appear on the picture. The other kids look either at him/her, or at what or whom he/she is pointing to.

Thomas, on the other hand, the responsible of the Google-sponsored organization, looks at no particular place on the picture. He might be staring at some spot beyond the depicted scene, but he rather looks like someone who is watching nothing in particular. His smile is ecstatic; he just seems to be enjoying what’s going on, and enjoying it intensely.

Now, you may not have noticed it but the head of the boy/girl with the salmon jersey is between Thomas’s legs, at pelvis level. At this stage, ask yourself a question: Is this by accident? Some of you, perhaps most of you would not have noticed this incongruous, even improper perspective had I not pointed to it (in the same way that it took me some time to see it even though I was searching for tricks from the start). The conscious brain, automatically adjusting the overall picture according to perspective laws, overlooks the incongruity. However, on the subconscious level, the superimposition of the child’s head on the man’s genitals will have been recorded. The professional photographer, the art director of the advertising agency responsible for the ad, any person involved and having expertise in graphic techniques should have noticed that the perspective was not right, in fact they could not fail to notice it, and they would have modified it were their intention not to have it that way, but in fact they wanted your lizard brain to record a fellatio between a child and an adult, and they engineered the ad to that end.

Case 54

Case 54

…………….Case 55 Stihl SEX

Like in Case 54, another ecstatic man. The copy reads “Do not let nature overshadow you.” It advertises garden machinery and equipment such as hedge trimmers. The picture shows a shadowy garden (where Stihl equipments have not been used) and a man having the intention to make a barbecue. He has placed the grill on the one spot where daylight is available, and is intensely enjoying the rare particles of sunlight falling in his garden, as it seems. Why he should be delighted at all is an enigma, since the copy’s message is that the barbecue is doomed for failure as no one can enjoy an outdoor dinner in such gloom.

However, no matter the logic, showing an ecstatic man tends to make the mirror cells in your brain partake in the same feeling. And if you look inside the grill carefully you will find that the man is enjoying more than just rays of light. The ad has been designed to make your subconscious brain record a fellatio.

Case 55

Case 55

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…………….Case 56 Domaine Clarence Dillon SEX

In this issue of Le Figaro Magazine there follows a few ads for wines, among several pages of articles (so-called informative content) on the wine business. Let’s begin with this masterpiece (tongue in cheek). The bottle of rosé is an unmistakable penis. The glans is clearly outlined and, true to anatomy, it is particularly sheeny: light reflections of the bottle glass are more numerous and glaring on this part. Furthermore, the graphic designer has succeeded in giving the straight bottle a somewhat curvy shape reminiscent of the penis’s curvature.

A scissors-like image gliding above the penis evokes castration fear. On the left side of the penis, at the glans’s level, is a dripping slit. This can either be a wound inflicted by the scissors, alluding to castration having been carried out, or a female vulva. On the right side is another slit, surrounded by swollen labia. I have also outlined a sex embed.

Case 56

Case 56

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…………….Case 57 Le Clos Peyrassol SEX

Another wine advertisement. Among the bowl’s reflections, I have outlined a sex embed, a vagina slit that is at the same time a penis thanks to two ice cubes providing the testes, and, on the right hand side of the bowl, a fellatio being performed. The fingers of the fellatio performer (looking toward the right) are apparent, she (he?) has her hand clenched on something that she’s bringing to her mouth.

Case 57

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…………….Case 58 Duval Leroy SEX

This advertisement can be found in both Le Figaro Magazine and Le Figaro Madame. The bottle of champagne wine is surrounded by whitish flower petals. Faces have been drawn among the petals, kissing and licking the penis-like bottle. On the lower side, a grotesque face expresses wonder.

Case 58

Case 58

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…………….Case 59 Dior Joaillerie SEX

When you open this issue of Le Figaro Madame, you find the present two-page advertisement for jewellery. The advertised jewels represent amethyst and pink quartz roses with gold and diamond bees. But there is more. First of all, I don’t know which gender is the target here, man or woman; probably both are intended, women who buy jewels for themselves and men who buy jewels as gifts. I tend to opine, however, that men make gifts according to their partner’s preferences, and so would buy a Dior jewel if the lady expressed some appreciation of the brand after being exposed to such ads.

The zoomed-on jewel of the left page has been embedded with weird figures and shapes as light reflections. On the lower side (pictures 59-2 & 59-3) a grotesque man’s face has been drawn with the tongue out and erected. The man is licking what looks like a bum. This could be a depiction of metaphoric bumlicking or a sexual act.

On the upper side (pictures 59-4 & 59-5) something awful is going on. I see a woman’s face, crimson-colored (in contrast to the amethyst-colored surrounding), in profile, oriented upwards. One eye, as well as nose and mouth are visible and distinct, however anamorphic the image. I have outlined the contour only, more like a circle around the face, because I couldn’t convey with the help of a computer mouse the expression of this anamorphized visage. This expression is suffering and it could be pleasure as well, the sort of pleasure perverts look for, as encapsulated in the words “it hurts so good.” And I figure the agent of this unbearable pleasure would be the dog-like monster whose eerie face stands just behind the woman’s and which features I have been able to outline (although in a comic-like fashion). The woman is being mounted by a dog! Awful, but consistent with W. B. Key’s findings in the seventies and eighties. Nothing has changed: Only the amount of exposure to advertising has increased 900-fold (for the figures see XXVI, text in French).

Case 59

Case 59

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…………….Case 60 Céline SEX

Another sex embed for good measure. Some of those embeds are so conspicuous it becomes a pleasure. Click on the pictures to enlarge.

Case 60

Case 60

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…………….Case 61 Chopard SEX

The lady is supposedly performing some sort of dance. What dance? The position of her hands reminds one of oriental dances (Siamese, Balinese) in which hands’ gestures are codified and have symbolic meanings. These oriental dances originated in sacred dances, especially ancient Hindu dances, performed by sacred prostitutes such as devadasi (slave girls of the gods).

Look carefully at the left hand. The index and middle fingers are disposed in the characteristic manner a woman spreads her genital labia, and the hand itself is more or less at genitals’ level. The ad hints, not very subtly either, at female exhibitionism and masturbation. As I explained on Case 47, this makes perfect sense, given the figures in Hite Report: 70 percent of women won’t experience orgasm if not by ways of masturbation. More conservative figures still make for one third of women being in that case. It’s pretty obvious that advertisers will be intent on trying to associate the products they advertise with sexual climax and thus to evoke the feelings felt during masturbation.

The woman on this ad is sternly dressed, rather like a man, so the creature here dancing is actually a hermaphrodite, which, again, speaks deeply to the onanistic woman’s psyche, because the hermaphrodite is complete per se, whereas gendered beings in order to achieve completeness must look for their other halves, according to the Platonic myth propounded in the Symposium.

Case 61

Case 61

…………….Case 62 Dinh Van SEX

The bracelet, attaching both wrists, makes manacles: Bondage. Moreover, the woman is performing a fellatio on a huge, flacid penis, like that of a horse. The left hand holds the glans, the right hand caresses the testes. All this is subliminal pornography. I haven’t drawn the penis because it would allow pornographers to strike my blog down claiming this is pornography… However I think I am making the point clear.

Also, please note that all such ads having not a single world of copy are said to be (including by the American Supreme Court) commercial information. This is how big companies inform us.

Case 62

Case 62

…………….Case 63 Lierac SEX

The red splash of lipstick behind the stick evokes female genitals. The lady is looking upward, smiling, presumably to a lover. We can see her left shoulder, but we do not see the arm, so the arm must be tied to her back. She is bound.

Tapping into deviant practices makes perfect sense, again, due to the figures given on Case 61. Women who don’t experience climax in their sexual life are bound to fantasizing a lot more than men, and are likely to be asking themselves if such or such practice would not bring about the fulfillment they long for.

Case 63

Case 63

…………….Case 64

From one of the numerous fashion pages that are a staple of ladies’ magazines, on this depiction, again, of female masturbation, the right hand’s middle finger is conspicuous and points toward the vagina. If you don’t see that it is masturbation that here is alluded to, there’s nothing I can say: you must be some sort of perverted mind…

Case 64

Case 64

…………….Case 65 Valentino Garavani SEX

Tapping into weird fantasms, masochism and fear of aggression, this ad depicts a woman’s body lying on the ground. The man has taken her handbag: it must be hers because it matches her boots. So, if I understand well, the man has beaten the girl down while snatching her handbag and she’s now lying on the pavement. The man’s tattoo somehow reinforces this interpretation. Just below the benevolent lion’s head, we can see a woman, on the left, behind which, a bit blurred, are drawn two hoodies with evil stares and angry faces, one clenching his fist.

If the ad is not telling an aggression story, please explain what is going on. You can give your opinion on each post of this blog. Please feel free to correct me and bring the right interpretation of this piece of information, which does not have a single word of copy besides the name of the brand and the name of the product.

Case 65

Case 65

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65 – 2

June 2015