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Si la vie est une fleur : Poésie

Par Güliz et Florent

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Bien sûr, j’ai des rêves, mais si nous rêvons ensemble, ce sera notre rêve.

La vie nous donnera deux indices : le rêve et le souvenir.

Il faudrait que la vie ne l’emporte jamais sur l’amour de vivre.

Le monde est bien petit pour parler de l’un sans parler de l’autre.

Bon à dire : bien faire et laisser dire.

Peut-être et jamais : deux amants.

La vie a les poches pleines de rêves.

Il me faut des souvenirs comme je rêve… Pas de problème.

Les nuits finissent avec le visage de l’aube.

Peut-être que les oiseaux savent tout.

Une goutte de pluie, mon bijou, boucle d’oreille.

Nous sommes les mots, où es-tu ?

J’ai un souvenir, perdu, retrouvé, mais volé.

L’étoile, parce qu’elle fleurit là-haut.

Oui, quand vient le jour et quand peu importe la nuit.

Après une grosse averse, plus un son sur les toitures en tôle, mais la chanson du coucou.

Qui est dehors, sinon le bonhomme de neige ?

Regardez le pigeonnier dans la lune !

Chaque nuit, je compte la lune.

J’attends, donc tu vas.

La lune ne m’attend pas.

Une goutte de pluie : quelques printemps.

Partout où je vais, l’hirondelle !

Le monde n’est-il pas qu’une pierre puerpérale ?

Il y a une fleur, la mesure d’une jeune fille.

La longueur du mot « si ».

Tôt : quel âge a mon cœur ?

Le retour à l’endroit jusqu’à ce que je commence.

Le monde est aussi réel qu’il paraît.

Une luciole ! N’y touche pas !

Où vont les nuages dans nos yeux ?

Halicarnasse, les chèvrefeuilles soufflés avec le sable…

Je vis au vingtième siècle, parce que j’imagine.

Puisque je pars, pars-tu ?

La première lumière, je vole le feu.

La prochaine fois, l’avenir ne finira jamais.

Il neige, et je remplis le blanc.

Vénus à l’ouest, tu reviendras.

Et si ce n’est pas la fin d’aujourd’hui ?

Les pierres parfois parlent.

Mais la vie comme une femme en couches !

Ne t’inquiète pas ! Ne me donne pas la pomme que tu cueilles !

Cherchez-vous ce que cherchent les paons ?

Autrefois ainsi qu’une fleur !

Vers le ciel, silencieusement, mes contes.

Assez de nuit, la somnambule !

On peut parfois détruire le labyrinthe.

Sur un lotus, puis-je m’asseoir ?

Le voyage indécis : le vide d’où et pourquoi.

Un mouton sous le chêne : la brume.

Nous sommes une belle forêt et nous ne pouvons voir où finissent les arbres.

Les mots n’essaient jamais d’être quelque chose qu’ils ne sont pas.

Pas de boue, mais le trou du lapin !

Toi, le nœud des arcs-en-ciel !

La main gauche, la plus proche du cœur.

Le larmier plein de toi !

Les lucioles : la traduction des étoiles.

Écoutez-moi, le vent !

Grand-mère derrière la fenêtre… Les tempêtes et l’arc-en-ciel.

La pluie de météores : les cris imaginaires des enfants comme ceux des dinosaures.

Le brouillard roule et de nombreuses mouettes tournent autour de la tour, Léandre.

Le pré boueux… L’itinéraire des vaches.

Les pierres… On laisse les étoiles.

Demi-lune, dois-je rester ou partir ?

Le lis sur le sable, mais la brume passe.

La pluie froide… Gravée dans la pierre, le bol du mendiant.

J’accepte la mortalité comme un souvenir. Et maintenant ? C’est le passé.

La lune : l’astérisque sur la fenêtre.

Demain, un bol de cerises… La promesse de grand-mère.

Le temps : avons-nous besoin d’un totem ?

La fleur de narcisse… Soit humaniser, soit minimiser !

Les grillons… Je siffle toute la journée.

Beaucoup de printemps ! Peut-être avons-nous besoin de plus de temps.

Nos gloires… Les ombres s’allongent.

Encore, dis-le ! L’espoir.

Parfois la vie ne suffit pas aux mortels.

À bientôt, esprit des papillons.

Si tu t’en vas, l’odeur des photos !

L’abeille, est-elle belle ?

Le rythme de notre silence, l’hiver.

Comment cela commence-t-il ? Encore et encore ?

On devine, dans l’oubli.

Les petits enfants sont les plus vieux conteurs.

Pages blanches. Un rien des ombres.

Le thé. Grand-mère et le perroquet bavardent.

Salto d’un pigeon, une fève.

Les ombres du jour, la mite danse avec la mite.

Verte depuis l’avion, ma ville.

Le soleil d’hiver s’appuie sur mon épaule.

Je dors, les étoiles derrière le soleil.

Les lèvres ne mentent pas.

Le ciel, puisque tu pars, bleu.

Sans rêves, nous perdons le temps précieux.

La tempête, je récolte ce que j’ai semé.

L’arc-en-ciel, j’ai de nombreux crayons.

Les anneaux de Saturne, je plante une rose.

Aujourd’hui, je me cache derrière un papillon.

La rose sur la plénitude de nos bouches.

Les yeux du sultan : le nom populaire des lucioles.

La fenêtre de l’orage… La dernière goutte sur mon reflet.

Année bissextile : certains enfants nés vieux.

L’odeur de la terre… Je suis la mendiante de mon avenir.

La récolte… Les courtes cornes des vaches.

Au revoir, narcisse ! Je est mon écho.

La lumière de l’hiver… Le tailleur ne coud pas sa propre déchirure.

Une cuisine commune… Quelques graines de moutarde pour l’abeille.

Reviendrai-je, l’hirondelle ?

Rien : les mythes sans un barde.

Une bouchée de pomme verte et la première pluie.

La Joconde sourit, le vent balayant l’arc-en-ciel.

Va-t-on si haut, au-dessus des mots ?

Tout ce que je dis était peut-être vrai, il y a longtemps.

Sais-tu ? Les oiseaux sont partis.

Une poignée d’étoiles… Les nuages roulent, mais pas pour moi.

Un vase pour une tulipe. Les enfants visitent grand-mère.

Oui à oui. La feuille verte.

Si la vie est une fleur, il y aura les papillons.

Si j’étais toi aussi !

Le premier rendez-vous, j’écoute nos rires.

Le premier baiser… Après une longue attente, l’histoire drôle, triste.

En t’attendant, je dessine des zigzags, puis un papillon.

Pas une famille nombreuse, une rose d’un nom à l’autre.

Un lit de pins… L’étranger est parti avec la neige.

Combien d’étoiles perdues en attendant l’aube ?

Je me cacherai en toi, jusqu’à ce que je me retrouve.

Entre deux étoiles, berce-moi !

Les pieds nus sur le sable, les chemins que je trouve.

Une courte journée, la vie n’est ni longue ni courte…

Je me répète, plus rien à dire, je me répète.

Y a-t-il le ciel pour nos ailes ?

La pierre en forme de cœur, là.

L’automne derrière le soleil. Et moi ? Derrière l’épouvantail.

Puis-je courir après les lapins ?

Si la vie est une fleur, il y aura des papillons.

Bonjour et ainsi de suite, les jours.

Le soleil est un clin d’œil.

Petit matin, j’étais petite.

Où vas-tu, avant les hirondelles et la pluie ?

Je garde le blanc que j’apprends de la neige.

Poisson volant : le paradis est encore loin.

Je suis en retard aussi longtemps que demain.