Category: Onomasticon

Americanismos (Contribution à l’étude des croyances et pratiques en Amérique)

Il s’agit à nouveau d’un choix tiré du Diccionario general de americanismos de Francisco J. Santamaría (México D.F., 1942) qui a déjà servi à la constitution du lexique d’aztéquismes (ici). Quelques observations de ma part figurent entre parenthèses à la suite immédiate de la traduction française des mots concernés.

AMERICANISMOS

Abora  (m). Nombre que el naturalista Hernández da al techichi o perro de los aztecas (Canis americanus ; C. caribaeus). Alco (m). En Sur América, perro de pequeña talla y pelo largo, que se encuentra doméstico y salvaje, en diversas regiones del trópico. Fue el antiguo perro mudo, que los conquistadores hallaron en Cuba y Haití; tal vez el guabiniquínax, hoy extincto; o el Canis americanus. En Perú es el Canis ingae. Guabiniquínar, Guabiniquínax, Guabiniquinaje, Guadoquínax (m). Castellanización  de las numerosas variantes del nombre indígena del roedor americano que, por la descripción de unos cronistas (Las Casas) se cree el coipú o nutria de Sur América (Myopatamus coipu), y conforme a la de otros (Oviedo, Gómara, etc.), el tepezcuinte (Coelogenys subniger; C. paca; Aguti paca). Gozco, Gozque, Gozquejo (m). Nombres que en las crónicas del descubrimiento y la conquista, se dan al perro americano. Quemí (m). Cuadrúpedo, del tamaño de un perro podenco, y color pardo, indígena de Cuba, ya extinguido. Era comestible. Es el guabiniquínar o guabiniquímar, tan mencionado por los cronistas. Calungo (m). (Voz africana) Nombre vulgar de una especie de perro chino o crespo, en Colombia y Venezuela. En opinión de algunos escritores es el mismo techichi de los aztecas.

Nom que le naturaliste Hernandez donne au techichi ou chien des Aztèques. Alco. En Amérique du Sud, chien de petite taille au poil long, qui se trouve tant à l’état domestique qu’à l’état sauvage dans diverses régions des tropiques. C’est l’antique « chien muet » que les conquistadores trouvèrent à Cuba et en Haïti ; peut-être le guabiniquinar, aujourd’hui disparu, ou bien le Canis americanus.  On l’appelle au Pérou Canis ingae. Guabiniquínar. Castellanisation des nombreuses variantes du nom indigène d’un rongeur américain que l’on pense être, d’après la description de certains chroniqueurs (Las Casas), le coipu ou loutre d’Amérique du Sud, ou bien, d’après celle d’autres chroniqueurs (Oviedo, Gomara…), le tepezcuinte. Gozco. Nom que les chroniques de la découverte et de la conquête du Nouveau Monde donnent au chien américain. Quemí. Quadrupède de la taille d’un chien épagneul, de couleur brune, originaire de Cuba et aujourd’hui disparu. C’est le guabiníquinar tant mentionné par les Chroniqueurs. Calungo (mot africain). Nom vulgaire d’une espèce de « chien chinois » ou « chien crépu », en Colombie et au Venezuela. Selon quelques écrivains, il s’agit du techichi des Aztèques.

Abosadura (f). En Cuba, acto de hacer reaccionar al gallo cansado en la pelea, para que vuelva a emprenderla. Comúnmente se hace succionándole las heridas.

À Cuba, action consistant à revigorer le coq fatigué par le combat, de façon qu’il s’y jette de nouveau. En général, on y parvient en lui suçant les plaies.

Abulón (m). Ostra de una sola valva, propia del mar de California, que se cría pegada a las rocas; tiene irisaciones muy bellas; produce un callo grueso que es comestible muy estimado, con el cual se comercia en grande escala en la región, conservado y envasado.

«La costa [mexicana] del Pacífico es panorámicamente una de las más notables del mundo. En particular, el golfo de Cortés, que una estúpida pedagogía llama golfo de California, es admirable por la suntuosidad de sus paisajes, la variedad de sus peces, la riqueza de sus yacimientos perlíferos. En nuestros días es el mar de recreo de los millonarios norteamericanos. Y en tanto que nosotros ni llegamos a enterarnos, el Museo Zoológico de Nueva York luce, a la entrada de la sección oceanográfica, vistas tomadas en nuestro golfo y ejemplares de mantarrayas enormes, nacaradas valvas de madreperla, conchas de abulón y estrellas de mar californiano, cortesiano.» (José Vasconcelos, El proconsulado, 1939)

Huître à coquille unique (ormeau) propre à la mer de Californie et vivant sur les rochers ; elle présente de très belles iridescences ; produit un corps calleux gras, nourriture très estimée, commercialisée à grande échelle dans la région, en conserves et bocaux. = abalone

Acalacas (f. pl). Ciertas hormigas de la América Meridional, aladas, grandes como una langosta.

Certaine fourmi volante d’Amérique méridionale, grande comme une sauterelle.

Acaltetepon, Acaltetepo (m). (Voz azteca. Heloderma horridum) Especie de lagarto. Dícese que a cierta edad, sálenle pequeñas alas de la misma piel.

Sorte de lézard dont on dit qu’il lui pousse des ailes à même la peau à un certain âge.

Achachilla (f). (Voz aimara) En Bolivia, oratorio primitivo de los indios aimaraes, del cual se encuentran numerosos ejemplares en la altiplanicie del país.

En Bolivie, oratoire primitif des indiens aymaras, dont on trouve encore de nombreux restes sur l’altiplano du pays.

Achuma (f). (Voz quichua. Cereus lanatus) Nombre vulgar peruano de cierta especie de cardón y la fruta que produce, a cuyo zumo los indios atribuyen propiedades narcóticas y enervantes. 2 También se ha llamado así el brevaje preparado con este fruto, muy usado por los indios en sus ceremonias rituales. «Bebido el zumo, saca de sentido, de manera que quedas los que lo beben como muertos, y aun se ha visto morir algunos por causa de la mucha frialdad que el cerebro recibe. Transportados con esta bebida los indios soñaban mil disparates y los creían como si fueran verdades.» (Cobo)

1 Nom péruvien vulgaire d’une espèce de cactus et de son fruit, au jus duquel les indiens attribuent des propriétés narcotiques et insensibilisantes. 2 On appelle ainsi également le breuvage préparé avec ce fruit, très utilisé par les indiens dans leurs cérémonies rituelles. « Le jus, lorsqu’il est ingurgité, fait perdre conscience, de sorte que ceux qui en boivent sont comme morts, et l’on en a même vu mourir quelques-uns en raison de la grande frigidité que reçoit le cerveau. Transportés par cette boisson, les indiens rêvaient mille choses extravagantes, auxquelles ils croyaient comme si elles fussent la réalité. » (Cobo)

Agamí (m). (Psophia crepitans) Nombre vulgar de un ave zancuda, propia de la región amazónica, en la América del Sur. Corre con gran velocidad, pero vuela mal. Es ave muy inteligente y susceptible de domesticarse con gran facilidad, criándole y utilizándole como ave de corral; sirve como gran guardián de las demás aves, obedece mucho a su amo y le sigue por todas partes como un perro, siendo muy sensible al cariño.

Nom vulgaire d’un oiseau échassier propre à la région amazonienne. Il court très vite mais vole mal. C’est un oiseau très intelligent, que l’on peut facilement domestiquer, élever et utiliser comme oiseau de basse-cour ; il sert de gardien à la volaille, est très obéissant envers son maître, qu’il suit partout comme un chien, étant très sensible aux marques d’affection.

« Arums d’amour / me bercerez-vous plus docile que l’agami » (Aimé Césaire, Les armes miraculeuses)

« Que dire maintenant de Turvey qui fit couronner, par les gâteux de Kensington, un mince opuscule où il est question de quelques animaux de l’Amérique Australe, entre autres d’une sorte de poule qui court à peu près aussi vite que le favori d’Epsom et que l’on nomme Agami. » (Jean Ray, Les derniers contes de Canterbury)

Alofitas (m. pl). Individuos de una rama de la raza blanca que vivía en la parte Sur de la costa de Nueva Norfolk, montes de San Elías, en los archipiélagos de Vancouver, Príncipe de Gales, Reina Carlota y una pequeña estación de la costa del mar de Behring. Goluches. Pueblos alofitas que habitan en la América Setentrional, desde el norte de Oregon hasta el sur de la península de Alaska.

Individus d’un rameau de la race blanche qui vivaient dans la partie sud de la côte du Nouveau-Norfolk (ce nom n’est plus en vigueur – nous sommes sur la côte est du Canada et du nord des États-Unis), dans une zone incluant le mont Saint-Élie, l’île Vancouver, les îles du Prince-de-Galles et de la Reine-Charlotte, ainsi qu’une petite station sur la côte de la mer de Bering. Goluches. Peuples alofites qui habitent l’Amérique septentrionale depuis le nord de l’Oregon jusqu’à la péninsule de l’Alaska. (Mes recherches, à partir de ces noms, n’ont strictement rien donné, et je ne sais pas de quoi il s’agit. L’absence de données temporelles, l’usage du passé dans un cas et du présent dans l’autre, ne permettent pas de conclure quoi que ce soit avec certitude. Le fait de parler « d’un rameau de la race blanche » pourrait laisser supposer que ces populations sont ou étaient en quelque sorte isolées, et qu’il s’agit donc de populations blanches établies dans ces régions dès avant la Conquête. Qui plus est, pourquoi distinguer ce rameau des autres Blancs établis de l’Oregon à l’Alaska s’il s’est implanté en même temps que ceux-ci ? Ou bien, s’agit-il de trappeurs, de pêcheurs, de pionniers ayant formé de petites communautés – le mot « station » ? Je suis étonné de la complète infructuosité de mes recherches, comme si ces « peuples » n’avaient jamais existé en dehors de l’imagination de Santamaria.)

Alpacha (f). En Chile, lana que las negras entremezclan con sus cabellos, para hacerse más fácilmente el peinado y simular trensas naturales.

Au Chili, laine que les femmes noires entremêlent dans leurs cheveux pour se faire une coiffure plus facilement et simuler des tresses naturelles.

Ampalagua, Ampalaba, Lampalagua (f). (Voz quichua) Boa gruesa y pesada de la región chilplatense, que mide de dos a seis metros; inofensiva, por lo cual se domestica. Se alimenta de aves y otros animales pequeños; doméstica, se utiliza para cazar ratones. Es el mazacuate [o masacoate: ver Aztequismos], de Méjico y Centro América.

Grand boa pesant de la région (chilplatense : Rio de la Plata plus Chili ?) qui mesure de deux à six mètres ; inoffensif, il est domesticable. Il se nourrit d’oiseaux et d’autres petits animaux ; à l’état domestique, on l’utilise pour chasser les rongeurs. C’est le mazacuate (ou masacoate : voir mes Aztequismos) du Mexique et d’Amérique centrale. (Le Pompidou traduit le mot par « anaconda », ce qui est conforme à la description, à ceci près que l’anaconda – qui est en effet un grand boa non venimeux – est craint par les populations des régions où il vit : elles auraient ainsi oublié la domestication de ce genre de serpents, apparemment encore pratiquée à l’époque de Santamaria, et très répandue chez les Aztèques, qui élevaient, comme on l’a vu, des anacondas aphrodisiaques.)

Amyras (m. pl). Nombre que tomaron los caribes en el Perú, que significa adoradores de serpientes.

Nom que prirent les indiens Caraïbes au Pérou et qui signifie « adorateurs de serpents ».

Aperrear (t. a.) Llamóse así, en las primeras épocas de la conquista de América, a la bárbara costumbre de algunos conquistadores de echar los indios vencidos a las garras de sus perros, para que fueran destrozados; como hay noticias de que lo practicó Balboa.

On nommait ainsi, dans les premiers temps de la conquête de l’Amérique, la coutume barbare de certains conquistadores qui jetaient les indiens vaincus en pâture à leurs chiens, pour qu’ils soient réduits en pièces, comme il est avéré que le pratiqua Balboa. (C’est à cela que font allusion les vers du Chant général de Neruda : « Balboa, la mort et les griffes tu apportas aux doux recoins de la terre centrale, et parmi tous les chiens chasseurs, le tien était ton cœur. » Bartolomé de Las Casas dénonça cette barbarie.)

Aracanto (m). Nombre vulgar peruano de un sargazo marino; alga de grandes dimensiones, que alcanza hasta 300 metros de largo, de tallo filiforme, abundante en los mares australes del Pacífico.

Nom péruvien d’une algue marine de grandes dimensions, pouvant atteindre 300 mètres de long, à la tige filiforme, abondante dans les mers australes du Pacifique. [S’agissant des dimensions de cette algue marine, il s’agit, je pense, d’une erreur typographique ; il conviendrait plutôt de lire ”30 mètres”, ce qui est déjà très considérable. Mes recherches indiquent qu’il s’agirait de l’espèce Macrocystis pyrifera, la plus grande de toutes les algues, pouvant atteindre 50 mètres, et qui est appelée quelpo au Chili. L’espèce parente Macrocystis integrifolia ne dépasse pas les 10 mètres.]

Arranchador (s). En Cuba se llamaba así el perro diestro para arranchar, es decir, buscar y perseguir a los negros cimarrones.

À Cuba, on appelait ainsi le chien dressé à chercher et poursuivre les nègres marrons.

Ayacuá (m). (Del guarani añaquá, diablito) En Argentina, diablito diminuto e imperceptible de la mitología indígena, a quien suponían armado de arco y flechas, y a cuyas heridas atribuían la causa de sus dolencias.

En Argentine, diablotin invisible des mythes indigènes que les indiens supposaient armé d’un arc et de flèches, dont la blessure était selon eux la cause de leurs douleurs.

Ayahuasca (f). (Voz quichua. Banisteria metallicolor) En Ecuador y el Perú, bejuco silvestre, cuyas raíces contienen un principio excitante. 2. Nombre de la droga misma, preparada con esta planta; más fuerte que el opio y la morfina y que produce entre los indios alucinaciones terribles. «Sienten la sensación de elevarse en el aire y comenzar un viaje aéreo. El poseído empieza a ver en los primeros momentos las imágenes más deliciosas, conforme a sus ideas y conocimientos: los salvajes dicen que ven lagos deliciosos, bosques cubiertos de frutas, aves lindísimas que les comunican lo que ellos desean saber. Pasado este momento, empiezan a ver fieras terribles dispuetas a desgarrarlos, les falta el vuelo y bajan a combatir en la tierra con las fieras, quienes les comunican todas las desgracias y desventuras que les aguardan. En este momento se levanta el salvaje que estaba como en estupor, y procura tomar las armas, insulta a sus mayores amigos, que lo contienen a la fuerza dentro de la hamaca, hasta que se duerme.» (M. Villavicencio)

[Con la forma hayahuasca] «Acontece no pocas veces que un jefe toma la infusión del bejuco llamado hayahuasca, cuyo efecto es fingir visiones que el salvaje cree realidades, y ellas deciden lo que debe hacer toda la tribu: si en ese delirio ha visto la imagen de un enemigo a quien es preciso matar, no perdona diligencia para matarle; si se le ha presentado cual adversa una tribu, quizás fue su amiga, la guerra con ella no se hace esperar.» (Juan León Mera, Cumandá)

1 En Équateur et au Pérou, plante sylvestre dont les racines contiennent un principe excitant. 2 Nom de la drogue préparée avec cette plante, plus forte que l’opium et que la morphine, et qui produit parmi les indiens de terribles hallucinations. « Ils éprouvent la sensation de s’élever dans les airs et de partir pour un voyage aérien. La personne sous l’effet de la drogue voit d’abord les images les plus délicieuses, conformément à ses propres idées et connaissances : les sauvages disent que s’offrent à leur vue des lacs enchanteurs, des bosquets couverts de fruits, des oiseaux de toute beauté qui leur communiquent ce qu’ils désirent savoir. Passé ce premier moment, ils voient des bêtes terribles qui s’apprêtent à les dévorer, leur vol s’interrompt et ils tombent à terre pour combattre ces bêtes, qui leur communiquent tous les malheurs qui les attendent. À ce moment le sauvage, jusque-là plongé dans un état de stupeur cataleptique, se lève pour s’emparer de ses armes et insulte ses meilleurs amis, qui le retiennent de force dans son hamac, jusqu’à ce qu’il s’endorme. » (M. Villavicencio) (Le même auteur cité par Santamaria raconte ensuite qu’il a expérimenté les effets de cette drogue sur lui-même et que ses hallucinations ont eu un déroulement identique, bien que les images de son délire fussent adaptées à ses propres représentations courantes.)

Babujal (m). En Cuba, espíritu maligno que, según creen algunos rústicos, se introduce en el cuerpo de ciertas personas. 2 Brujo; persona que tiene parte con el diablo.

1 À Cuba, esprit maléfique qui, ainsi que le croient quelques paysans, s’introduit dans le corps de certaines personnes. 2 Sorcier ; personne qui a passé un pacte avec le diable.

« Oh çà ! seigneur don Panchito, est-ce vous ? le babujal est-il entré en vous comme vous passiez la rivière ? Pourquoi poussez-vous ces clameurs ? » (Gérard d’Houville, Le Séducteur, 1914)

Barbudos (m. pl). Tribu de indios salvajes del Perú que habitan la margen derecha del alto Marañón.

Tribu d’indiens sauvages du Pérou occupant les marges orientales de l’Alto Marañon. (Leur nom signifie littéralement les Barbus. C’est ainsi qu’ont dû les appeler les Espagnols – voir le mot Picotas – en raison, très certainement, d’une caractéristique physique, la barbe, remarquable parmi des populations de race indienne.)

Blancos (m. pl). Nombre que dieron los españoles, en los días siguientes a la conquista, a los bribris, a los cabeceras y a los tiribíes, indios de Costa Rica que habitan entre el río Matina y la bahía de Chiriquí, semejantes a los albinos de Panamá. Carapachos. Indios que viven en la pampa del Sacramento, en el Perú, y en las orillas del río Pachiteac. Son antropófagos, y se distinguen de las tribus que viven alrededor de ellos por la blancura de su piel. Guainares. Indios que viven en el alto Orinoco, en Venezuela, al oeste de la sierra Parima. Tienen tan claro el color de la piel que se les ha llamado indios blancos. Guarañas. Indios de piel casi blanca, del Brasil. Maquiritares, Mariquitares, Maquitares. Indios de la sierra Parima, en las regiones del alto Orinoco, en Venezuela, que son casi blancos y formaron una nación numerosa en la época prehispánica de América. Pamamas. Indios de una tribu de piel casi blanca, del Brasil. Tules. Nombre que se dan a sí mismo los cunas (o cunacunas o irraiques) de Panamá, que habitan la costa e islas del archipiélago de San Blas, en el Atlántico. Tules en su lengua, significa hombres. Son notables por hallarse entre ellos los famosos « indios blancos » que constituyen un grupo étnico único en la humanidad, aunque reducido y disperso entre los demás de la tribu. Tienen la piel de color de leche, blanco más claro que el del tipo caucásico, los ojos azules y los párpados arqueados cerrándose hacia las comisuras extremas primero ; ven mal a la luz del sol, que les molesta y los pone lacrimosos, y muy bien a la luz de la luna, por lo cual también les llaman « ojos de luna ». Yuracaras, Yuracarés. Tribu de indios antis que habitaba al oeste de la nación de los Chiquitos, en Bolivia, en la vertiente oriental de los Andes. Yucares significa hombres blancos.

(Tule) «Sus sufrimientos comenzaron con Colón dicen ellos. Una vez fundaron una república soberana de cunas la República de Tule (1925). Han sido socialistas por 2.000 años. Entre todos construyen las casas de todos. (…) Yo sabía del sistema comunista de esta desconocida nación centroamericana. Me sentía como visitante en la URSS.» (Ernesto Cardenal, Los ovnis de oro)

Les Blancs. Nom que les Espagnols donnèrent, au lendemain de la Conquête, aux indiens bribris, cabeceras et tiribies du Costa Rica, habitant entre le fleuve Matina et la baie de Chiriqui, et semblables aux albinos du Panama (lire ce qui suit). Carapachos. Indiens vivant dans la pampa de Sacramento, au Pérou, et sur les rives du fleuve Pachiteac. Ils sont anthropophages, et se distinguent des tribus voisines par la blancheur de leur peau. (« Le Père Girbal compare leurs femmes, pour la beauté, aux Circassiennes et aux Géorgiennes. » Grand Larousse du XIXe siècle) Guainares. Indiens vivant dans le Haut Orénoque, au Venezuela, à l’ouest de la sierra Parima. La couleur de leur peau est si claire qu’on les a appelés indiens blancs. Guarañas. Indiens à la peau presque blanche, du Brésil. Maquiritares. Indiens de la sierra Parima, dans les régions du Haut Orénoque, au Venezuela, qui sont presque blancs et constituaient une nation nombreuse à l’époque préhispanique. Pamamas. Indiens d’une tribu brésilienne à la peau presque blanche. (Pamanas selon l’ethnologue Gabriel María Vergara Martín, 1922) Tules. Nom que se donnent à eux-mêmes les Cunas du Panama, qui habitent la côte et les îles de l’archipel de San Blas, sur l’Atlantique. Dans leur langue, Tules signifie les hommes. Ils sont notables pour compter parmi eux les fameux « indiens blancs » qui constituent un groupe ethnique unique au monde, bien que restreint et dispersé au milieu des autres membres de la tribu. Ces indiens blancs ont la peau de la couleur du lait, d’un blanc plus clair que celui du type caucasien, les yeux bleus et les paupières arquées se fermant d’abord par la commissure externe ; ils voient mal à la lumière du soleil, qui les indispose et leur faire venir les larmes aux yeux, mais ils voient bien à celle de la lune, ce pourquoi on les appelle aussi « yeux de lune ». Yuracaras. Tribu d’indiens Antis qui habitaient à l’ouest de la nation des Chiquitos, en Bolivie, sur le versant oriental des Andes. Yucares signifie les hommes blancs. (Il est permis de penser, dans le cas des Cunas, à une forme d’albinisme, en raison de ce qui est dit des yeux. Bien que l’albinisme soit un trait récessif, il peut facilement, dans le cas d’une population restreinte avec forte fréquence des relations endogamiques, ce qui est ma supposition, se fixer dans cette population. Les cas ici répertoriés, ainsi que d’autres, ont pu donner lieu à diverses hypothèses d’apport de sang étranger aux époques historiques, des hypothèses marginalisées, peut-être à tort. En tout état de cause, il n’est ici question que d’indiens à peau blanche ou presque blanche ; plus loin, nous parlons d’indiens « de race noire », une expression sans ambiguïté – voir le mot Chillales.)

Blanquizal (m). Nombre que entre los pescadores de perlas, en la Baja California, se da al fondo marino formado por playas de arena, y que es propio para la cría de la ostra; placer de concha-perla. Chicharón (m). Nombre con que en la Baja California se conoce, principalmente entre los pescadores, cierta alga caliza, característica de los fondos en donde hay criaderos de perlas en las mares. 2 Por extensión, este mismo fondo marino, propicio a las ostras.

Nom donné par les pêcheurs de perles de la Basse Californie aux fonds marins formés de bancs de sable, propices à la culture des huîtres perlières. Chicharon. 1 Nom sous lequel est connue, en Basse Californie, principalmente parmi les pêcheurs, certaine algue calcaire caractéristique des fonds marins où abondent les huîtres à perles. 2 Par extension, ces mêmes fonds marins.

Cadejo (m). En Honduras, animal fantástico que ronda la calle por la noche y persigue a los borrachos.

Au Honduras, animal fantastique qui va par les rues la nuit à la chasse des personnes ivres.

Calullanas (m. pl) Nombre que daban en la comarca de Lioja, territorio de la Audiencia de Quito, a las indias que ejercían la autoridad y tenían el gobierno de la provincia en que habitaban, en la que los hombres no desempañaban cargo alguno.

Dans la région de Lioja, sur le territoire de Quito, nom donné aux indiennes qui exerçaient l’autorité et dirigeaient le gouvernement de leur province, dans lequel les hommes ne jouaient aucun rôle.

Callana (f). Mancha callosa que se dice tienen en las nalgas los zambos y descendientes de negros zambos. Pedurria (f). En Honduras, mancha azuleja que tienen los niños mulatos o de origen mulato con cruce de negro, en cierta región de la columna muy próxima a la rabadilla. En Méjico se llama el centavo, y es el signo inequívoco del que no es blanco puro. Cua, Uah (m) (Voz maya) En Yucatán, mancha azul que tienen en la rabadilla los niños de raza casta mulata o cambuja y, en general, todo descendiente de cruzamiento con negro.

Tache calleuse que l’on dit se trouver sur les fesses du métis d’indien et de noir. Pedurria. Au Honduras, tache bleuâtre que présentent les métis de blanc et de noir, dans la région de la colonne vertébrale, au niveau du coccyx. On l’appelle au Mexique le centavo (centime de peso), et c’est le signe indubitable que l’enfant n’est pas de pur sang blanc. Cua, Uah. (Mot maya) Au Yucatan, tache bleue que présentent au niveau du coccyx les enfants mulâtres, ou tous métis issus de croisements avec une personne de sang noir.

Camahueto (m). Animal fantástico al que se atribuye en Chile belleza extraordinaria y fuerzas colosales. Según la mitología de los chilotes, nace en los ríos, donde vive hasta que, adquirido su mayor desarrollo, pasa al mar arrastrando consigo troncos y grandes trozos de tierra.

Animal fantastique à qui l’on attribue, au Chili, une beauté extraordinaire et des forces colossales. Selon les mythes des indiens Chilotes, il naît dans les fleuves, où il vit jusqu’à ce que, une fois parvenu à sa pleine maturité, il passe à la mer, emportant sur son passage troncs d’arbre et grandes mottes de terre.

Cambevas (m. pl). Palabra que significa cabeza aplastada, con la que designaban los portugueses del Pará a los indios tupíes de Yapurá y el Mapés, en el valle de Amazonas, a los que los peruanos llamaban omaguas, por la costumbre de prensar entre dos maderas delgadas y planas la frente de los recién nacidos, para darles según ellos, un parecido a la luna llena. Caraques. Indios que se hallaban en la costa del Perú y en el Ecuador. Se deformaban el cráneo del modo siguiente: «En naciendo la criatura le abajaban la cabeza, y después le ponían entre dos tablas liadas de tal manera, que cuando era de cuatro o cinco años le quedaba ancha o larga y sin colodrillo. Decían ellos que ponían destos talles las cabezas porque serían más sanos y para más trabajo.» (Cieza de León)

Cambevas. Nom, signifiant « tête aplatie », par lequel les Portugais du Para désignaient les Tupis de Yapura et du Mapès, dans la vallée de l’Amazone, ceux-là même que les Péruviens appelaient Omaguas, et qui avaient pour coutume de presser entre deux planchettes de bois le front des nouveaux-nés pour lui donner, selon leurs propres dires, l’apparence de la pleine lune. Caraques. Indiens qui résidaient sur la côte du Pérou et en Équateur. Ils se déformaient le crâne de la manière suivante : « Une fois l’enfant né, ils lui abaissaient la tête, et la plaçaient ensuite entre deux planchettes liées de telle manière qu’à l’âge de quatre ou cinq ans elle était large ou longue et sans occiput. Ils disaient qu’ils la façonnaient  ainsi pour qu’ils soient plus sains et capables de fournir un plus grand travail. » (Cieza de Léon)

Carite (m). Nombre indígena que entre los caribes se daba al cadáver de un niño de pecho, cocido en salmuera y amojamado, para el velorio. Es práctica todavía viva entre algunas tribus salvajes de Venezuela.

[A propósito de la momificación entre los caribes se encuentra lo siguiente en Oviedo] «Asimismo en la dicha Tierra Firme acostumbran entre los caciques, en algunas partes de ella, que cuando mueren toman el cuerpo del cacique, y asiéntanle en una piedra o leño y en torno de él, muy cerca, sin que la brasa ni la llama toque en la carne del difunto, tienen muy grande fuego y muy continuo hasta tanto que toda la grasa y humedad le salen por las uñas de los pies y de las manos, y se va en sudor y se enjuga, de manera que el cuero se junta con los huesos y toda la pulpa y carne se consume. Y desque así enjuto está, sin lo abrir (ni es menester), lo ponen en una parte que en su casa tienen apartada, junto al cuerpo de su padre del tal cacique, que de la misma manera está puesto. Y así, viendo la cantidad y número de los muertos, se conoce qué tantos señores ha habido en aquel estado y cuál fue hijo del otro, que están puestos así por orden.» (Gonzalo Fernández de Oviedo, Sumario de la historia natural de las Indias)]

Nom donné par les indiens Caraïbes au cadavre d’un enfant mort en bas âge, cuit dans la saumure et momifié pour la veillée funéraire. C’est une pratique encore en vigueur parmi certaines tribus sauvages du Venezuela.

Cebado, da (a). Dícese de la fiera que, por haber probado carne humana, es más temible.

Se dit de la bête sauvage qui, pour avoir goûté la chair humaine, devient encore plus terrible. (C’est un fait admis dans diverses parties du monde : l’animal carnassier qui goûte la chair humaine traquera et attaquera de préférence l’homme par la suite. Cela pourrait s’expliquer par ce que nous ont rapporté certains explorateurs entrés en contact avec des populations anthropophages, à savoir que, selon ces dernières, la chair humaine est meilleure que les autres, bonne sans condiments.)

Cipe (m). (Del azt.) En Costa Rica, duende que, según la conseja popular, se alimenta de ceniza.

Au Costa Rica, lutin qui, selon les croyances populaires, se nourrit de cendres.

Cocoyome (m). (Voz tarahumara) Nombre vulgar de una variedad del peyote y que entre los tarahumaras representa una de las divinidades menores, objeto de su adoración. Sumarique (m). Nombre vulgar de una de las variedades del peyote, de cuya raíz machacada, los indios tarahumaras extraen un líquido espumoso que los hechiceros toman en cortas dosis para ponerse en comunicación con los dioses, por virtud de una especie de alucinación que les ataca.

Nom vulgaire d’une variété de peyotl, qui représente chez les indiens Tarahumaras une divinité mineure objet de leur adoration. (D’autres variétés de la même plante sont également divinisées.) Sumarique. Nom vulgaire d’une variété de peyotl, de la racine pilée de laquelle les Tarahumaras extraient un liquide mousseux que les sorciers prennent en petites doses pour entrer en communication avec les dieux, grâce à l’hallucination dont ils sont frappés.

Cocto (m). Papera que padecen los que habitan la cordillera de los Andes.

Goître dont sont affligés les habitants de la cordillère des Andes.

Colocolo (m). Monstruo fantástico al que el vulgo, en Chile, atribuye forma de lagarto o de pez y le supone procedente del huevo degenerado de la gallina.

Monstre fantastique que le vulgaire, au Chili, croit avoir la forme d’un lézard ou d’un poisson, et qu’il suppose provenir de l’œuf dégénéré de la poule.

Corequenque (m). (Phalcobœnus megalopterus) Ave sagrada de los incas, de bellísimo plumaje, de la cual obtenían las plumas para las diademas de la dignidad real.

Oiseau sacré des incas, dont les plumes splendides servaient à l’ornement du diadème royal.

Correcaminos (m). Ave trepadora, notable por sus largas piernas, que le permiten competir casi con el caballo. Los mejicanos organizan a menudos cacerías que tienen por objeto lucir la habilidad del jinete en persecución de un ave tan ágil en la carrera. Una vez domesticada, presta gran utilidad para el exterminio de insectos, ratones, reptiles, y aún pequeñas serpientes.

«Historia de Esen Heylca. Al Esen Heylca o árbol palo fierro se le considera de buena suerte y los conca’ac acostumbraban adornarlo con listones de colores, con la creencia de que así adquirirían buena suerte. Todo esto porque mis antepasados cuentan que hace muchos años, en la Isla Tiburón, una señora que se encontraba muy enferma se acostó junto a un Esen Heylca, pero que un Zap o pájaro correcaminos, al que se cree de mala suerte, se paseaba cerca de ella cantando chop, chop, chop. Que entonces el Esen Heylca comenzó a florecer y a ponerse muy verde, en ese momento la señora que se encontraba grave se alivió y el Zap desapareció.» (Historias de los conca’ac, Conafe 2006) (Los conca’ac son los seris: véase esta palabra en Americanismos II)

(Littéralt. Court-les-chemins) Grand oiseau, remarquable par ses longues pattes lui permettant de courir presque aussi vite qu’un cheval. Au Mexique, des chasses à cet oiseau sont souvent organisées pour donner aux cavaliers l’opportunité de montrer leurs talents équestres, à la poursuite d’un oiseau si véloce et agile. Domestiqué, il est d’une grande utilité pour l’élimination des insectes, rongeurs, reptiles, ainsi que des petits serpents.

Coyotero, ra (a). Dícese del perro amaestrado para perseguir a los coyotes.

Se dit du chien dressé à la chasse au coyote.

Cudinas (m. pl). Nombre que daban los guaicurús del Brasil a los esclavos o prisioneros de guerra, y que quiera decir castrados, como lo eran en efecto.

Nom que les indiens Guaicurus du Brésil donnaient à leurs esclaves et prisonniers de guerre, et qui signifiait « castrés », comme ils l’étaient en effet.

Chagrillo (m). En el Ecuador, mezcla de pétalos de flores rociados con perfumes, que se arrojan en ciertas ocasiones durante las procesiones. Riego (m). En Colombia, conjunto de flores y hojas que se echan por las calles al paso de las procesiones.

[Con la forma chagrisho] «Y la misa fue de a cien sucres, con banda de pueblo, con camaretas, voladores y globos a la puerta de la iglesia; con cholas pinganillas, con chagras de poncho de dos caras, con ángeles de alas de hojalata, rizos chirles y zapatos ajustados; con mucho humo de incienso, con flores en chagrisho, con sermón de largo metraje, con asfixiantes olores.» (Jorge Icaza, Huasipungo)

En Équateur, mélange de pétales de fleur imbibés de parfum que l’on jette durant les processions, en certaines occasions. Riego. En Colombie, brassées de fleurs et de feuilles que l’on jette dans la rue au passage des processions.

Chamico (m). (Del quichua chamincu. Datura stramonium). Planta solanácea de propiedades narcóticas, enervantes y venenosas, común en toda la América. Llamada en Méjico higuera infernal, toloache, yerba del diablo, tapate y nacascul; tepate, tempate o tempacté, en Centro América. Enchamicar (v. tr). Dar a uno poción de chamico. 2 Para el vulgo, en Colombia, dar chamico a uno para que adquiera doble visión y descubra cosas perdidas o tesoros ocultos.

1 Plante solanacée aux propriétés narcotiques, anesthésiantes et vénéneuses, commune dans toute l’Amérique : Datura. On l’appelle au Mexique, entre autres noms, figuier infernal, herbe du diable… Enchamicar. 1 Donner à quelqu’un une potion de datura. 2 Selon le vulgaire, en Colombie, donner à quelqu’un de la datura pour qu’il acquière le don de double vue et découvre des objets perdus ou des trésors cachés.

Chillales (m. pl) Indios de raza negra que vivían en California. Jancanes. Indios que vivían en el Uruguay. En la Florida habitan otros indios de raza negra, llamados también jancanes. Lecropios. Indios de raza negra que vivían en California.

Indiens de race noire qui vivaient en Californie. Jancanes. Indiens qui vivaient en Uruguay. En Floride vivent d’autres indiens, de race noire, appelés également Jancanes. Lecropios. Indiens de race noire vivant en Californie. (L’expression « indiens de race noire », plus déterminée que celle d’indiens à peau noire, ne laisse guère de doute sur la pensée de l’auteur. Là encore, cependant, comme pour les Alofites, les définitions sont peu précises. Dans deux cas, ces indiens n’existeraient plus ; dans le dernier cas, celui des Jancanes, ils existeraient toujours dans les années trente, quarante. Ces termes ont du reste disparu de l’histoire. Une recherche sur internet ne donne qu’une source exploitable : un livre de l’historien espagnol Narciso Sentenach y Cabañas… de 1898, dans lequel ce dernier mentionne, à la suite de La Pérouse, des tribus américaines de race noire (négroïde) : Chillales, Gallincones, Jancanes, Lecropios, Radíos. Les Gallincones et Radíos ne figurent pas dans le Santamaria.)

Chinchintor (m). En Honduras, serpiente muy venenosa, llamada también sierpe volante.

Au Honduras, serpent très vénéneux, également appelé serpent volant. (Les espèces connues de « serpents volants », par exemple Chrysopelea paradisi, sont actuellement au nombre de cinq, toutes originaires d’Asie du Sud-Est. Leur vol est un vol d’amplitude limitée par ondulation des anneaux, au départ d’un point élevé, par exemple dans les arbres.)

Chinipies (m. pl). Indios de una gran tribu muy civilizada, que habitó en Cundinamarca (Colombia). 2 El idioma de ella, muy hermoso.

1 Indiens d’une grande tribu très civilisée, qui habitaient Cundinamarca, en Colombie. 2 Le language de ces indiens, très beau. (Impossible de rien trouver sur ces indiens apparemment remarquables. Il ne paraît pas s’agir des Chunipis ou Chulipis, parfois même appelés Chinipis, du groupe Vilela, qui ne sont pas de cette région mais vivent au Paraguay. Chibchas ?)

Chulpa (f). Nombre con que se conocen las antiguas tumbas de los indios aimarás, que habitaban el Perú antes de ser conquistado este país por los Incas. Tola, en Colombia, Venezuela y Ecuador. Tola (f). En Sur América, túmulo funerario de los indios caras.

Nom sous lequel sont connues les anciennes sépultures des indiens Aymaras, habitants du Pérou avant la conquête du pays par les Incas. Nommées tolas en Colombie, au Venezuela et en Écuateur. Tola. En Amérique du Sud, tumulus funéraire des indiens Caras.

Espuelero (a). Gallo que sabe usar sus espuelas en la pelea.

Coq qui sait bien se servir de ses ergots pendant le combat.

Firulístico, ca (a). En Puerto Rico, facistol, pedante. 2 En Cuba se dice del negro que abusa de la ese en la pronunciación.

À Puerto Rico, personne de manières affectées ; pédant. 2 À Cuba, se dit du noir qui abuse du « s » dans sa prononciation.

Frijolito (m). (Sophora secundiflora) En el norte del país, en México, y principalmente en Tejas, planta llamada también colorín, cuyas semillas contienen un alcaloide acre, sumamente venonoso. Los indios toman pequeñas dosis de esta semilla, pulverizadas, para producirse una especie de intoxicacíon, con delirio, y por fin un sueño profundo, que les dura varios días.

(Littéralt. Petit haricot) Dans le nord du Mexique, et principalement dans la province de Tejas, plante dont les graines contiennent un alcaloïde âcre, extrêmement vénéneux. Les indiens consomment ces graines réduites en poudre, en petites doses, pour provoquer une sorte d’intoxication délirante, suivie d’un sommeil profond qui dure plusieurs jours.

Gapitucar (v. intr.) (Del arauc. gapitun) En Chile, casarse a la usanza indígena, raptándose a la esposa.

Au Chili, se marier à la mode indienne, en enlevant l’épouse.

Guaca, Huaca (f). Sepultura de los incas y otros pueblos indígenas de Sur América. Dícese también en Centro América, donde se han hallado en abundancia en Panamá. 2 Tesoro escondido. 3 Adoratorio indígena antiguo. Guaco, Huaco (m). En el Perú, idolo, generalmente de barro, que suele hallarse en las guacas. 2 Por extensión, cualquier objeto que se saca de una guaca. Guaquear, Huaquear (intr). Buscar tesoros, principalmente excavando tumbas prehispánicas con tal objeto.

«De cuya ignorancia ha nacido dar a los Incas muchos dioses, o todos los que ellos quitaron a los indios que sujetaron a su imperio, que los tuvieron tantos y tan extraños como arriba se ha dicho. Particularmente nació este engaño de no saber los españoles las muchas y diversas significaciones que tiene este nombre huaca; el cual, pronunciada la última sílaba en lo alto del paladar quiere decir ídolo, como Júpiter, Marte, Venus, y es nombre que no permite que de él se deduce verbo para decir idolatrar. Además de esta primera y principal significación, tiene otras muchas, cuyos ejemplos iremos poniendo para que se entiendan mejor. Quiere decir cosa sagrada, como eran todas aquellas en que el demonio les hablaba: esto es, los ídolos, las peñas, piedras grandes o árboles en que el enemigo entraba para hacerles creer que era dios. Asimismo llaman huaca a las cosas que habían ofrecido al sol, como figuras de hombres, aves y animales hechas de oro, o de plata, o de palo, y cualesquiera otras ofrendas, las cuales tenían por sagradas; porque las había recibido el sol en ofrenda, y eran suyas, y porque lo eran las tenían en gran veneración. También llaman huaca a cualquier templo grande o chico, y a los sepulcros que tenían en los campos, y a los rincones de las casas, de donde el demonio hablaba a los sacerdotes y a otros particulares que trataban con él familiarmente, los cuales rincones tenían por lugares santos, y así los respetaban como a un oratorio o santuario.» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, II, cap. IV)

Vieron al «Inka» de oro en su «huaca» / y por sus ojos desfilarán / los barcos-cestas de Titicaca, / y con su viga, Caupolicán. » (Agustín de Foxá, en su poema Los caballeros de la imprudencia)

1 Sépulture des Incas et autres peuples indigènes d’Amérique du Sud. Le terme s’emploie également en Amérique centrale, où l’on a trouvé de ces tombes en abondance au Panama. 2 Trésor caché. 3 Ancien temple indigène. Guaco. 1 Au Pérou, idole, généralement de terre, commune dans les guacas. 2 Par extension, tout objet trouvé dans une guaca. Guaquear. Chercher des trésors, principalement en fouillant les tombes préhispaniques.

Guará (m). Voz de los guajiros venezolanos, con que estos indios designan su amuleto o fetiche principal, que puede tener diversas formas, generalmente muy complicadas. «El guará es un fetiche que tiene gran valor entre los guajiros. Los que poseen uno con considerados como los más poderosos y ricos. (…) Respecto al origen del guará, dicen los guajiros que ignoran su procedencia, que los actuales poseedores los han heredado de sus padres y éstos a la vez de los suyos, de suerte que son propiedad de una misma familia desde tiempo inmemorial.» (Jahn)

Mot de la langue des Guajiros du Venezuela par lequel ces indiens désignent leurs amulettes ou fétiches principaux, qui peuvent avoir des formes diverses, généralement très compliquées. « Le guara est un fétiche d’une grande valeur chez les Guajiros. Ceux qui en possèdent un sont considérés comme les plus puissants et les plus riches d’entre eux. (…) En ce qui concerne l’origine du guara, les Guajiros disent qu’ils en ignorent la provenance, que leurs actuels propriétaires les ont reçus de leurs parents, qui les avaient reçus des leurs, de sorte qu’ils sont la propriété d’une même famille depuis des temps immémoriaux. » (Jahn)

Guirivillo (m). En Chile, animal fabuloso de los araucanos, en cuya existencia creen los campesinos chilenos. Se le representa con cabeza de gato y cola de zorro extremadamente larga.

Animal fabuleux des Araucans, à l’existence duquel croient les paysans chiliens. Il est représenté avec une tête de chat et une queue de renard extrêmement longue. (Voir le mot Ñirivilo)

Habitantes (m. pl). Nombre que se dio a los bucaneros que, abandonando la piratería, se establecieron en la isla de Santo Domingo y se dedicaron al cultivo del tabaco.

Les Habitants. Nom que l’on donna aux boucaniers qui, renonçant à la piraterie, s’établirent dans l’île de Saint-Domingue et se consacrèrent à la culture du tabac.

Hermanos de la costa (m. pl). Nombre con que se conocían los filibusteros de las Antillas.

Les Frères de la côte. Nom sous lequel étaient connus les flibustiers des Antilles.

Imbunche, Ibunche (m). (Del mapuche ivum, monstro) Maleficio, brujería, encantamiento diabólico. 2 En Chiloé, el brujo jefe del aquelarre. 3 Cualquier brujo, personaje como ogro.

1 Maléfice, sortilège, enchantement diabolique. 2 À Chiloé, le sorcier maître du sabbat. 3 Certain sorcier ou personnage comparable à un ogre.

Itoto (m). Llamaban así los caribes el cadáver momificado de enemigos vencidos y muertos en guerra.

Les indiens Caraïbes donnaient ce nom au cadavre momifié de leurs ennemis vaincus et tués à la guerre.

Janase bequas (m. pl). Hombres titánicos del cabo de Santa María, en Tierra Firme.

Hommes titanesques du cap de Sainte-Marie, de Tierra Firme. (Inconnus sous ce nom sur internet. Ils devaient se distinguer par une très grande taille. Santamaria ne met pas en doute leur existence, car, s’agissant de fantômes et autres gobelins, il ne manque jamais de préciser que ces êtres n’existent que dans la tête du « vulgaire ».)

Jigüe, Güije (m). En Cuba, duende, enano enamorado, juguetón, muy moreno y con larga caballera, que, según la superstición popular, sale de las aguas.

«Balada del Güije. ¡Güije, que se vaya el güije! … Enanos de ombligo enorme pueblan las aguas inquietas; sus cortas piernas, retorcidas; sus largas orejas, rectas. ¡Ah, que se comen mi niño, de carnes puras y negras, y que le beben la sangre, y que le chupan las venas, y que le cierran los ojos, los grandes ojos de perlas !» (Nicolás Guillén, en su poema Balada del Güije)

«todo esto que nos unta de espanto los ojos –güijes que ha creado la explotación capitalista para tenernos echados en el regazo del miedo–, caerá bajo nosotros» (el poeta cubano José Rodríguez Mendez, en sus Poemas del Batey)

À Cuba, lutin amoureux (?) (je suppose que cela fait allusion à la lubricité, un trait que l’on trouve chez d’autres farfadets du folklore américain mais aussi européen) et joueur, très brun, portant une longue chevelure, et qui, selon les croyances populaires, a sa résidence principale dans les eaux.

Luancura (f). (Del mapuche) En Chile, nombre que se da a una piedra que se forma en el estómago del guanaco, y a la cual los naturales atribuyen virtudes medicinales.

Au Chili, nom donné à une pierre qui se forme dans l’estomac du guanaco (animal semblable au lama) et à laquelle les indigènes attribuent des vertus médicinales.

Mabuya (f). (Voz guar. que sign. diablo. Hemydactitus mabuia) Reptil saurio de Cuba, muy parecido a las salamandras de Europa. 2 Nombre popular del diablo.

(Mot guarani signifiant diable) 1 Reptile saurien de Cuba, très semblable à la salamandre d’Europe. 2 Nom populaire du diable.

« Il poursuivait les agoutis, voleurs d’oranges, et les araignées-crabes, et les ravissants papillons étincelants, et les lézards bleu de ciel à gorge rose surnommés les zinzolites, et le surprenant mabouya, sorte de caméléon qu’il s’amusait à mettre en colère pour voir sa gorge énorme se gonfler et changer de couleur, et prendre les plus belles teintes des pierreries. » (Gérard d’Houville, Le Séducteur, 1914)

Macuñ, Macuñi (m). (Voz araucana) En Chile, en la provincia de Chiloé, especie de chaleco, hecho, según la creencia vulgar, de la piel arrancada a un difunto, y que cubre el pecho de los brujos. También se hace de la piel de cierto pescado, que, durante la noche, despide una luz fosforescente. 2 Poncho, entre los indios.

(Mot araucan) 1 Au Chili, dans la province de Chiloé, espèce de poncho fait, selon la croyance populaire, de la peau arrachée à un mort, dont se couvrent les sorciers. Il se fabrique également avec la peau d’un certain poisson qui émet la nuit une lumière phosphorescente. 2 Poncho, pour les indiens. (Comme il ressort de l’ensemble de ce glossaire, l’île de Chiloé abonde en croyances extraordinaires qui lui sont propres.)

Machay (m). (Voz quichua) Sepultura antigua de los incas.

Ancienne sépulture inca.

Madremonte (f). En Colombia, endríago creado por la superstición popular y que se cree principalmente que envenena las aguas en que se baña.

En Colombie, monstre créé par la supersticion populaire et dont on croit entre autres choses qu’il empoisonne les eaux dans lesquelles il se baigne.

Malqui (m). (Voz quichua) Nombre que en la arqueología peruana se da a los túmulos en que se contenían las momias de los incas y que tenían sus ministros y sacerdotes especiales, encargados de su guarda.

Nom donné, dans l’archéologie péruvienne, aux tumuli renfermant les momies des Incas et qui avaient leurs prêtres et desservants particuliers, commis à leur garde.

Mamacuna (f). (Del quichua) Entre los Incas, las mujeres ancianas, matronas de sangre noble y honradas, especie de vestales que cuidaban a las virgenes del sol.

«Dentro en la casa había mujeres de edad que vivían en la misma profesión envejecidas en ella; que habían entrado en las mismas condiciones, y por ser ya viejas y por el oficio que hacían, las llamaban mamacuna, que interpretándolo superficialmente, bastaría decir matrona; empero que darle toda su significación, quiere decir mujer que tiene cuidado de hacer el oficio de madre, porque es compuesto de mama, que es madre, y de esta partícula cuna, que por sí no significa nada, y en composición significa lo que hemos dicho, sin otras muchas significaciones según las diversas composiciones que recibe.» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, IV, cap. I); «A las demás concubinas del rey, que eran de las extranjeras, y no de su sangre, llamaban mamacuna, que bastaría decir matrona; mas en toda su significación quiere decir mujer que tiene obligación de hacer oficio de madre.» (Ibid., I, I, cap. XXVI)

Chez les Incas, femmes âgées, matrones honorables et de sang noble, sorte de vestales qui veillaient sur les Vierges du Soleil.

Maqueche (m). (Del maya) Vulgarmente, en la región oriental de Tabasco, mayeana, nombre de cierto insectillo común, que las gentes del campo ponen como amuleto en una cadenita a los niños tiernos, para precaverlos contra algunas enfermedades.

Dans la région orientale, maya, de la province de Tabasco, nom d’un petit insecte commun, nom d’un petit insecte commun que les gens de la campagne attachent sur une chaînette autour du cou des jeunes enfants, comme amulette, dans le but de les prémunir de certaines maladies.

Ñacurutú (Voz guar. Bubo cassirostris) En la región platense, nombre vulgar que se da a una lechuza grande, muy torpe y perezosa; domesticable.

Dans la région du Rio de la Plata, nom vulgaire donné à une grande chouette, très paresseuse et apathique ; domesticable.

Ñáñigo (s). (Voz afr.) Persona afiliada a una sociedad secreta, formada por los negros que vivían en Cuba. 2 Por extensión, se dice hoy todavía de los negros de mal vivir o de conducta sospechosa. Abacubia (m). En el vocabulario jergal de los ñáñigos, el altar. Parece que también se dice bacancubia. Abasi Menguama. En el vocabulario de los ñáñigos, Dios te guarde. Amirifimo (m). La indumentaria del ñáñigo. Bencomo (m). Nombre que entre los ñáñigos cubanos se da al tambor cilíndrico ordinario, por lo común de cedro, revestido de piel de chivo, usado como instrumento músico peculiar en sus bailes y otras diversiones. Fambá (m). Lugar de ceremonias o templo de los ñáñigos.

«La oveja negra entre las hermanas de Trujillo fue Nieves Luisa, físicamente la más atractiva de todas. Antes del ascenso de Trujillo al poder vivió en Cuba y de allí vino cuando aún el régimen luchaba por afianzarse con paso vacilante. Su apellido no era extraño para los cubanos. Su abuelo paterno, don José Trujillo Monagas había ocupado un alto cargo en la Policía de La Habana. En esa posición se destacó por su eficiencia en la persecución de los ñáñigos.» (Joaquín Balaguer, Memorias de un cortesano de la «Era de Trujillo», 1988)

«El ñáñigo sube al cielo. El cielo se ha decorado de melón y calabaza para la entrada del ñáñigo.» (Luis Palés Matos, en su poema Ñáñigo al cielo, 1937)

«Obscura palma ñáñiga, / panteón de Sinecanecua [?], / en cuyo tronco la serpiente danza.» (Alfonso Camín, Palmeras en Xochitl y otros poemas)

Fambá: «El Juego firmó,/ ¡Yamba-ó!/ con yeso amarillo/ en la puerta fambá.» (Alejo Carpentier, en su poema Liturgia)

1 (Mot africain) Personne afiliée à une société secrète des Noirs de Cuba [et qui, selon l’Académie espagnole, s’appelle la société Abakua]. 2 Par extension, se dit encore aujourd’hui des Noirs de mauvaise vie ou de conduite suspecte. Abacubia. Dans l’argot des ñañigos, l’autel. Semble se dire également bacancubia. Abasi Menguama. Dans le vocabulaire des ñañigos, Dieu te garde. Amirifimo. Le vêtement du ñañigo. Bencomo. Nom donné au tambour cylindrique ordinaire des ñañigos, en général en bois de cèdre et peau de chevreau, employé comme instrument de musique pour leurs danses et autres réjouissances. Fambá. Lieu de cérémonie ou temple des ñañigos.

Ñeengatú (m). Viejo dialecto de origen guaraní que los jesuítas propagaron en el siglo XVIII entre las tribus del Amazonas y Ríonegro, hasta el sur de Venezuela.

Vieux dialecte d’origine guarani que les Jésuites propagèrent au dix-huitième siècle parmi les tribus de l’Amazone et du Rio Negro, jusqu’au sud du Venezuela.

Ñirivilo (m). Según la creencia popular de Chile, animal fabuloso que vive en las aguas y hace daño a los que se bañan.

Selon la croyance populaire du Chili, animal fabuleux qui vit dans les eaux et fait du mal à ceux qui s’y baignent. (Le mot ressemble à Güirivillo, et l’étymologie donnée par Santamaria pour les deux est la même, mais on a d’un côté un animal à fourrrure abondante – très longue queue du güirivillo – et de l’autre un animal aquatique. Une sorte de loutre ou de castor ?)

Ñusta (f). Nombre de la vestal, entre los incas, la cual, además del servicio divino, tenía el privilegio de elaborar la chicha destinada para el consumo del soberano.

«A las infantas, hijas del rey, y a todas las demás hijas de la parentela y sangre real, llamaban ñusta, quiere decir doncella de sangre real» (Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales, I, I, cap. XXVI)

«Ñusta peregrina / de cara divina, / tu hechizo / enseña al reverso / un cálido verso / y un rizo.» (Concha Espina, La segunda mies, el poema Lima)

«Y celebró sus libres esponsales / con una ñusta bárbara y morena, / entre el dulce trinar de los turpiales / y la triste salmodia de la quena.» (Felipe Sassone, en el poema Metempsicosis)

Nom de la vestale, chez les Incas, laquelle, en plus du service divin, avait le privilège de préparer la chicha destinée à la consommation du souverain.

Pampaco (m). (Voz quichua) En Colombia, colmena subterránea. Talnete (m). (Del azt. tlaconatl, hijo de la tierra) En Honduras, panal de miel agria y de propiedades medicinales, que una abeja de cierta especie hace en la tierra.

(Mot quechua) En Colombie, ruche souterraine. Talnete. (De l’aztèque : fils de la terre) Au Honduras, rayon de miel aigre aux propriétés médicinales qu’une certaine espèce d’abeille produit dans la terre.

Paricá (f). (Voz tupí) Sustancia narcótica, en forma de polvo, preparada de las semillas secas, y tal vez también de las hojas, de una planta leguminosa (Piptadenia peregrina); que algunos pueblos primitivos del Brasil, Argentina, Chile y otras partes de Sur América usaban, y aun usan hoy, a manera de rapé, en aspiraciones nasales. En el desierto de Atacama, en Chile, principalmente, se han encontrado tabletas de tal preparación y tubo especiales que usaban para aspirarla.

(Mot tupi) Substance narcotique, en forme de poudre, préparée à partir des graines séchées, et peut-être aussi des feuilles, d’une plante légumineuse ; que certains peuples indigènes du Brésil, de l’Argentine, du Chili et d’autres parties de l’Amérique du Sud consommaient, et consomment toujours, à la manière du tabac à priser, en aspirations nasales. On a trouvé, principalement dans le désert de l’Atacama, au Chili, des tablettes de cette préparation ainsi que des tubes spéciaux pour l’inhalation. (Plutôt qu’à la manière du tabac à priser, c’est ainsi à la manière de la cocaïne que cette substance était consommée.)

Patuco (m). En Venezuela, estaca de palmera que, envenenada con curare, ponían ocultas en gran número en los pasos los indios, en los tiempos de la conquista y coloniales, para hacer mal a sus enemigos los españoles.

Au Venezuela, pieux de palmier enduits de curare que les indiens plaçaient en grand nombre dans des chausses-trappes sur les chemins, au temps de la conquête et à l’époque coloniale, pour nuire à leurs ennemis, les Espagnols.

Payé (m). En Argentina, gualicho, el diablo, popularmente. 2 Amuleto protector que consiste generalmente en una pluma de caburey, una astilla de santo viejo o una bala extraída de una herida. 3 Hechizo, mal de ojo.

1 En Argentine, nom populaire du diable. 2 Amulette protectrice qui consiste généralement en une plume de caburey, une écharde de santo viejo (une essence d’arbre ?) ou bien une balle extraite d’une blessure. 3 Sortilège, mauvais œil.

Perro cangrejero (m). (Thous cancrivorus) Carnívoro canídeo; perro indígena de América, que desde Colón hallaron en las Antillas y en tierras continentales los españoles. Era el más fuerte y, por lo mismo, el que, en opinión de muchos autores, perduró, por haber destruído a los demás, hasta trasformarse en el perro jíbaro o montaraz, que hasta época reciente se conoce. Aon (m). Nombre que dio Las Casas al perro indígena de Santo Domingo (Thous cancrivorus), o perro cangrejero, que Colón llamó mastín y que halló también en Cuba. Jibarero, ra (a). En Cuba, dícese de cierte perro propio y destinado para coger perros jíbaros.

(Littéralt. Chien mangeur de crabes) Canidée carnivore; chien indigène d’Amérique que les Espagnols, depuis Colomb, trouvèrent aux Antilles et sur le continent américain. C’était l’espèce la plus forte et, pour cette raison, de l’avis de nombreux auteurs, il survécut, après avoir exterminé les autres espèces, devenant le chien jivaro ou chien sauvage qui existait encore à une époque récente. Aon. Nom donné par Las Casas au chien indigène se Saint-Domingue ou chien mangeur de crabes, que Colomb appelait mâtin et qu’il trouva aussi à Cuba. Jibarero. À Cuba, se dit d’un chien dressé à la chasse de ces chiens sauvages.

Picotas (m. pl). Indios del país visitado por Orellana en su expedición por el Amazonas el 7 de junio de 1541, que les dio ese nombre porque vio que tenían en las orillas del citado río cabezas humanas clavadas en picas.

Indiens du pays visité par le conquistador Orellana au cours de son expédition sur le fleuve Amazone en 1541, qui leur donna ce nom parce qu’ils exposaient sur la rive du fleuve des têtes humaines fichées sur des pieux.

Piguchén, Picuchén, Piuchén (m). (Del arauc. pihuichen, culebra que vuela cuando silba) En Chile, monstruo fabuloso de la mitología araucana, en forma de lagarto con alas de murciélago, que mata con su silbido o con su mirada, y que bebe la sangre de los hombres y aun de los animales desde lejos. 2 Bodegón de mala muerte, en que se vende licor muy malo; también casa de prostitución.

(De l’araucan : couleuvre qui siffle en volant) Au Chili, monstre fabuleux de la mythologie araucane, lézard avec des ailes de chauve-souris, qui tue par son sifflement ou son regard, et qui boit le sang des hommes ainsi que des animaux à distance. 2 « Taverne de male mort », où l’on vend un alcool infâme ; également, maison de prostitution.

Pillunchuca (f). Yerba de Chile, a la cual atribuyen los indígenas propiedades mágicas.

Herbe du Chili, à laquelle les indigènes attribuent des propriétés magiques.

Pincoya (f). En la mitología araucana de los indios de Chiloé, especie de nereida o hada de mar; sirena que, en compañía de su esposo el Pincoy, atrae abundancia de peces y mariscos hacia donde ellos habitan.

Dans la mythologie araucane des indiens de Chiloé, espèce de Néréide ou fée marine ; sirène qui, en compagnie de son époux le Pincoy, attire abondance de poissons et de fruits de mer où elle habite.

Pipa de diablos. Fr. fig. fam. hondureña. Legión de demonios.

Expression familière, au Honduras, pour désigner une légion de démons. (Cette légion démoniaque m’évoque la « procession de fantômes » qui est la définition du nom commun estantigua en Espagne. Qu’un mot serve à désigner une telle chose apporte une confirmation au propos de Kant, dans ses Observations sur le sentiment du beau et du sublime, selon lequel l’âme espagnole se caractérise par un sublime à tendance fantastique. Il s’agit, je l’ai dit, d’un nom commun, mais qui dérive du nom propre Estantigua, laquelle est en Castille ce qu’est la Santa Compañía, ou Güestia, en Galice, une apparition caractérisée qui annonce un décès proche.)

Poazán (m). (Voz soque) En Tabasco y Chiapas, nombre de cierto gusano grande y horrible, que comen los indios.

Dans les provinces de Tabasco et du Chiapas, au Mexique, nom de certain grand ver hideux, que mangent les indiens.

Pucará (m). (Voz quichua) Reducto, fortaleza, fortín de las antiguas tribus indígenas, que se encuentran del Perú al norte argentino, en Bolivia y en Chile. También se llamaron así las fortalezas de la época colonial.

(Mot quechua) Redoute, forteresse, fortin des anciennes tribus indigènes, que l’on trouve du Pérou jusqu’au nord de l’Argentine, en Bolivie et au Chili. On a également donné ce nom aux forteresses de l’époque coloniale.

« Chez les Indiens de Cuzco, pour la plupart quitchouas, Manco Capac retrouva la même organisation sociale que celle des Aymaras du Titicaca, fondée sur des communautés de base, extrêmement anciennes, auxquelles les autochtones donnaient le nom d’ayllu, que l’on peut traduire par tribu, généalogie ou famille. Chacun de ces clans était régi par des coutumes endogamiques qui obligeaient leurs membres à se marier entre eux, se réclamait du même ancêtre, fictif ou réel, et revendiquait la même paqarina, c’est-à-dire le même lieu sacré d’origine. Le territoire de ces communautés essentiellement agraires s’appelait la marka, et sa protection était assurée par une petite forteresse, située sur une hauteur à proximité du village, la pucara. » (Jean-Claude Valla, La civilisation des Incas)

Puones (m. pl). En Argentina, púas huecas de metal que se aplican a los espolones de los gallos de pelea, para hacer más mortíferas sus acometidas.

En Argentine, griffes creuses de métal que l’on applique aux ergots des coqs de combat afin de rendre leurs attaques plus mortifères.

Quena (f). Flauta rústica que usan los indios del Perú, Bolivia y el norte argentino, para acompañarse en sus cantos; tiene sonidos lúugubres y se hace por lo común de un fémur, abierto por ambos extremos, con cinco agujeros. 2 Canto melancólico que se hace al son de este instrumento.

«Y ay tenía el cuerpo muerto y diuna canilla el cuerpo muerto hizo una quena y tocaba en la quena este yaraví, día y noche, al lao el cuerpo muerto e la niña… Y velay que puel cariño y tamién po esta música triste, tan triste, se golvió loco…» (Ciro Alegría, Los perros hambrientos)

«En la costa del Perú y por la región de Arequipa se cultiva el género conmovedor del yaraví, que se torna lúgubre en la quena.» (José Vasconcelos, La raza cósmica. Notas de viajes: Argentina)

«En la Puna/ una flauta triste/ una/ tenue flauta como un rayo de luna/ y el quejido de una quena/ con un canto quechua…» (Ernesto Cardenal, Homenaje a los indios americanos)

1 Flûte rustique utilisée par les indiens du Pérou, de Bolivie et du nord de l’Argentine pour accompagner leurs chants ; elle rend des sons lugubres et se fabrique généralement à partir d’un fémur ouvert aux deux extrémités et percé de cinq trous. 2 Chant mélancolique au son de cet instrument.

Salamanca (f). En Argentina, brujería, ciencia diabólica, y por extensión, cueva, o lugar donde se reúnen los brujos de la comarca, bajo la presidencia del diablo, y se enseña brujería.

En Argentine, sorcellerie, science diabolique et, par extension, caverne ou autre lieu où se réunissent les sorciers de la région, sous la présidence du diable, pour enseigner la magie noire. (Tiré de toute évidence du nom de la célèbre université espagnole de Salamanque.)

Sancayo (m). (Voz quichua) Cierto gusanillo que se cría sobre los cardones peruanos, y que las indias comen para aumentarse la leche en la cría de sus hijos, según crónicas antiguas.

(Mot quechua) Certain vermisseau vivant sur les cactus péruviens, que mangent les indiennes pour augmenter la quantité de leur lait lorsqu’elles donnent le sein, selon les anciennes chroniques.

Servinacuy (m). Unión conyugal a prueba, que realizan los indios peruanos, antes del definitivo matrimonio religioso.

Union conjugale à l’essai que pratiquent les indiens du Pérou avant le mariage religieux définitif.

Soroche (m). (Voz quichua) En Sur América, angustia que a causa de la rarefacción del aire se siente en los lugares muy elevados. Llamada también mal de montaña o mal de puna, y cuyos síntomas principales son: postración general, vómitos, zumbido y dolor de oídos. Apunado, da (a). Individuo que ha contraído el soroche o mal de montaña, subiendo los Andes.

«Dicen que la mueca de los que mueren en el páramo es una mueca de risa. Soroche. Sorochitooo…» (Jorge Icaza, Huasipungo)

«Nunca he sido fuerte para los cambios bruscos de presión. El terrible soroche, mareo de la montaña, empezó a preocuparme; los oídos zumban; los rostros de los acompañantes se miran pálidos.» (José Vasconcelos, El proconsulado)

(Mot quechua) En Amérique du Sud, vertige provoqué par la raréfaction de l’air dans les lieux les plus élevés (de la cordillère des Andes). Également appelé mal des montagnes ou mal des puna (ou tout simplement puna), il présente les symptômes suivants : postration générale, vomissements, bourdonnements et douleurs d’oreille. Apunado. Qualifie un individu se trouvant atteint de soroche [puna] ou mal des montagnes en gravissant les Andes.

Surumpe, Surumpi, Surupí (m). (Voz aim.) En el Pérú y Bolivia, inflamación de los ojos producida por la presencia de las nieves que cubren las montañas.

Au Pérou et en Bolivie, inflammation des yeux causée par la présence de neige sur les montagnes.

Tabaqueada (f). En Bolivia, carne descompuesta, que se impregna de tabaco, y con la cual se da caza al cóndor que la come y se emborracha.

En Bolivie, viande putride imprégnée de tabac avec laquelle on donne la chasse au condor, qui la mange et s’enivre.

Tambú (m). (Voz guar.) En Argentina, larva de cierto insecto que los campesinos comen frita.

«Las mismas tacuaras ofrecen en sus nudos un regalo al hombre de la selva, con las crasas larvas del tambú, análogas, si no idénticas en mi opinión, a las del ciervo volador, que Lúculo cataba goloso.» (Leopoldo Lugones, El imperio jesuítico)

En Argentine, larves de certain insecte que les paysans mangent frites.

Tangatanga (m). (Del quichua tanka) Nombre del célebre escarabajo mitológico que representa el dios de quichuas e aimaraes, en la tradición sagrada de estos indígenas; semejante al que veneraron los antiguos egipcios.

(Du quechua) Nom du célèbre scarabée mythologique représentant le dieu des Quichuas et des Aymaras, dans la tradition sacrée de ces indigènes ; semblable à celui que vénéraient les anciens Égyptiens.

Traiguén (m). En la mitología  de los indios araucanos, en Chiloé, salto de agua en el cual se baña el brujo, durante ocho días, para borrarse el bautizo.

Dans la mythologie des indiens Araucans, à Chiloé, cascade dans laquelle se baigne le sorcier huit jours durant, afin de s’effacer le baptême.

Trauco (m). En Chile, en la provincia de Chiloé, personaje mítico de aspecto repugnante, que vive en los árboles, tiene el rostro vuelto hacia la espalda y cuya aterradora mirada contrahace el cuerpo de la persona en quien se fija. 2 En algunas partes, personaje mítico, especie de duende del bosque que ayuda a recoger frutillas a las niñas que le gustan.

1 Au Chili, dans la province de Chiloé, personnage mythique d’aspect répugnant, qui vit dans les arbres, a le visage tourné dans la direction du dos, et dont le regard effroyable contrefait le corps de la personne sur laquelle il se fixe. 2 Dans certaines régions, personnage mythique, espèce de lutin des bois qui aide les jeunes filles qui lui plaisent à cueillir des fruits. (Santamaria ne dit rien d’un certain nombre d’autres créatures qui répondraient à la description de « lutins des bois », voire de « satyres des bois » ; et sa description – n° 2 – est très pudique. Dans le cas des créatures auxquelles je pense, le Sisimite, le Pombero…, il s’agit bien de satyres, et même de petite taille ils sont dangereux pour les femmes.)

Tricahuera (f). En Chile, cueva, o conjunto de cuevas, que forman los tricahues (papagayos verdes) en abruptos barrancos, en donde duermen y de donde salen en bandadas a incursionar por los sembrados que devastan. 2 Bulla o confusión de varias personas que hablan al mismo tiempo.

Au Chili, caverne ou ensemble de cavernes que creusent les tricahues (perroquets verts) dans le flanc de falaises abruptes, où ils dorment et d’où ils se répandent en bandes pour dévaster les champs. 2 Désordre ou confusion de personnes parlant toutes en même temps.

Trope (m). (Del arauc. thopel) En la provincia de Chiloé, en Chile, dícese del lobo marino, cuando es grande y viejo.

Dans la province de Chiloé, au Chili, se dit du « loup marin » (otarie à crinière) quand il est grand et vieux.

Ulpada (f). En Chile, remedio popular de excrementos humanos disueltos en agua muy caliente, y  usado contra el mordisco de la araña, y como purgante de las reses empastadas.

Au Chili, remède populaire à base d’excréments humains dissous dans de l’eau bouillante, employé contre la morsure des araignées et comme purgatif pour le bétail.

Valichú (m). En el Río de la Plata, uno de los nombres del espíritu maligno, entre los indios.

Dans la région du Rio de la Plata, un des nombres de l’esprit malin, parmi les indiens.

Votán (m). Divinidad de los quichés, que se estima como fundador de su nacionalidad. Era un gran sacerdote que los guió en su peregrinación del sur hacia las costas del Golfo de Méjico e hizo que la tribu se estableciera primero en las riberas del Usumacinta, de donde se extendió después. Casi todos los pueblos de la región ístmica del continente deificaron a Votán y lo convirtieron en divinidad. 2 También se denominan así, genéricamente, los sacerdotes de este culto. Votánides. Indios que habitaban en Centro América, donde constituyeron el imperio de Kibalbay. Se llamaron votánides por ser su primero caudillo Votán.

1 Divinité des indiens Quichés, considéré comme le fondateur de leur nation. C’était un grand prêtre qui les guida dans leur pérégrination jusqu’à la côté du golfe du Mexique et permit à cette tribu de s’établir d’abord sur les rives de l’Usumacinta, d’où elle s’étendit par la suite. Presque tous les peuples de l’isthme du continent déifièrent Votan et en firent leur dieu. 2 Nom générique des prêtres de ce culte. Votanides. Indiens qui vivaient en Amérique centrale, où ils constituèrent l’empire de Kibalkay. Leur nom vient de ce que leur premier chef était Votan. (La similitude pour ainsi dire parfaite avec le nom du Wotan scandinave – Odin en français – a été remarquée. Le nom de Kibalkay a totalement disparu de la circulation : on n’en trouve mention, sur internet, que dans une page de journal nord-américain… des années 1850. Cette entrée du Santamaría semble être un emprunt aux théories du prélat français Brasseur de Bourbourg [mort en 1874], qui parla du fondateur de Palenque comme d’un certain Votan ayant vécu plusieurs siècles avant l’ère chrétienne. Ces théories furent reprises par l’Américain Le Plongeon et donnèrent naissance au mouvement appelé « mayanisme ».)

Vuta (m). En Chile, en la provincia de Chiloé, jefe del aquelarre, que, según la creencia popular, tiene la cara torcida y una pierna pegada a la espalda, anda en cueros y, en las grandes festividades, sale de la cueva, acompañado de los demás brujos.

Au Chili, dans la province de Chiloé, maître du sabbat, qui, selon la croyance populaire, a le visage déformé et une jambe collée au dos. Il va nu et, lors des grandes festivités, sort de sa caverne accompagné des autres sorciers.

Xuche (m). (Voz maya) Nombre que en Yucatán se da a grandes sumideros que se hallan en la región de la llamada serranía, y de los cuales se cree que provienen los cenotes.

Nom que l’on donne au Yucatan à des canaux d’évacuation naturels dans la région des montagnes et dont on pense que proviennent les cénotes (gouffres du Yucatan : c’étaient pour les Mayas des lieux de communication avec le monde des dieux. Cénote sacré de Chichen Itza : où étaient pratiqués des sacrifices humains cataboliques).

Yugo (m). Nombre aceptado comúnmente, en Méjico, entre arqueólogos y hombres de ciencia, para designar cierto objeto arqueológico de piedra, en forma de herradura, procedente de razas autóctonas y conocido también por arco. «Se ignora el uso verdadero de estas piezas arqueológicas. Los autores dan diversas opiniones acerca del particular: unos se inclinan a que los yugos fueron instrumentos destinados a ser colocados en el cuello de la víctima humana para facilitar el sacrificio común, ritual y cruento (el de la extracción del corazón, para ofrendarlo a los ídolos o dioses); otros suponen que son piedras penitenciales, o bien objetos de culto, o representativos de seres o de fuerzas creadoras, o para uso funerario, o monumentos cosmogónicos. Hay algunos yugos exquisitamente labrados. En su mayoría son de procedencia totonaca.» (Ing. Jesús Galindo y Villa)

(Littéralt. Joug) Nom communément retenu par les archéologues et hommes de science, au Mexique, pour désigner certain objet archéologique en pierre, en forme de fer à cheval, d’origine autochtone et également connu sous le nom d’« arc ». « On ignore le véritable usage de ces pièces archéologiques. Les auteurs ont des opinions diverses sur la question : les uns inclinent à penser qu’elles étaient appliquées au cou des victimes pour faciliter le sacrifice humain courant, rituel et cruel (par extraction du cœur, pour l’offrir aux idoles ou aux dieux) ; d’autres supposent que ce sont des pierres pénitentielles, ou des objets de culte, ou des représentations d’êtres ou de forces créatrices, ou bien qu’ils avaient un usage funéraire, ou encore qu’ils servaient dans des monuments cosmogoniques. Certains yugos sont très délicatement travaillés. Ils sont pour la plupart d’origine totonaque. » (Ing. Jesus Galindo y Villa)

Octobre 2013

Aztequismos (Contribution à l’étude des croyances et pratiques au Mexique)

Les définitions qui suivent sont tirées du Diccionario general de americanismos de Francisco J. Santamaría (Editorial Pedro Robredo, Méjico, D. F., 1942, 3 t.), un ouvrage considérable qui fait encore référence, et dont l’impulsion, si je ne m’abuse, a été un certain dépit suscité par les erreurs du Dictionnaire de l’Académie royale espagnole, à maintes reprises dénoncées par l’auteur, s’agissant des vocables américains et de leur usage. Ce dictionnaire d’« américanismes » est un dictionnaire de l’espagnol tel qu’il se parle en Amérique.

Bien que l’auteur soit mexicain, son ouvrage n’est pas centré sur le Mexique, encore moins sur les mots d’origine nahuatl (aztèque). Ce n’est donc pas à un travail de spécialiste en nahuatl que j’ai recouru. Les termes qui suivent ne sont pas les mots aztèques eux-mêmes, mais des « aztéquismes », des mots espagnols d’origine nahuatl, tels qu’ils ont été « castillanisés » et sont encore utilisés par des locuteurs de langue espagnole, au Mexique et dans les autres pays d’Amérique centrale.

J’ai rassemblé, sans viser à l’exhaustivité, des termes qui me paraissent intéressants du point de vue des croyances et des pratiques. La plupart des aztéquismes du Santamaría ont trait à la faune et à la flore ; ceux-là, je les ai pour la plupart écartés car ils n’entraient pas directement dans mon sujet. Les plantes à usage médicinal pourraient certes y figurer mais leur profusion est telle (je le signale au passage) que mon modeste projet aurait pris des proportions tout autres ; c’est un sujet qui mériterait une étude particulière. Cependant, j’ai gardé quelques-uns de ces mots, quand ils me semblent éclairer de façon originale un aspect culturel, ou bien lorsqu’ils présentent un phénomène naturel rare.

Certaines définitions sont tronquées, je n’ai gardé que ce qui me semblait le plus essentiel, compte tenu des limites qu’impose le format d’un blogue. Ce n’est que par ce format que je pouvais rendre accessible au plus grand nombre une petite partie d’un ouvrage pionnier, qui n’a pas été mis en ligne à ce jour, et qui offrira aux lecteurs, tant de langue espagnole que de langue française, intéressés par la civilisation aztèque un compendium succinct du Santamaría concernant cette culture, dans ses aspects à la fois historiques et contemporains. Une culture que je me permettrai de qualifier, à bien des égards, d’hallucinante – et qui ne révélera sans doute jamais tous ses secrets, en raison de la destruction de la plus grande partie des sources écrites.

J’ai par ailleurs ajouté quelques termes en rapport à la religion des anciens Aztèques, tirés du dictionnaire espagnol-nahuatl en ligne Aulex et que je me suis efforcé, en tant que de besoin, de castillaniser. Ces mots figurent dans le glossaire suivis d’une astérisque (*).

Les citations littéraires sont le fruit de mes lectures.

AZTEQUISMOS

Aguaucle, Aguautle (m). Huevecillos que cierta clase de mosco, llamado axayacatl, deposita en gran cantidad en los juncales y las malezas de las aguas lacustres de la Mesa Central, en Méjico, y que entre los aztecas constituía un alimento típico e importante. 2 Preparado comestible que hacen los indios con estas larvas, secas al sol y fritas con huevos de gallinas. Los españoles le comparaban al caviar.

Les œufs d’un certain moustique appelé axayacatl, qu’il dépose en grandes quantités dans les jonchaies et la végétation des eaux lacustres du plateau central, au Mexique, et qui constituaient pour les Aztèques un aliment typique et important. 2 Préparation comestible que font les indiens avec ces larves, séchées au soleil et frites avec des œufs de poule. Les Espagnols la comparaient au caviar.

Ahuizote (m). En Méjico y Centro América, la nutria o perro de agua (Lutra felina), animal al que los aztecas atribuían consejas y supersticiones, suponiéndole de índole tan perversa que ha quedado como símbolo infausto. Tal vez pour esto se llamó así el rey Ahuizotl, octavo de la dinastía azteca, tristemente célebre pour sus crueldades. Séñalóse particularmente por la dedicación del templo mayor de Méjico, celebración en la cual dice la historia que mandó sacrificar cosa de cincuenta mil víctimas. 2 Sortilegio, mal augurio, brujería.

«Se les dijera que pesaba sobre Machojón el ahuizote del Cerro de los Sordos.» (aquí con el sentido de maldición) (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

1 Au Mexique et en Amérique centrale, nom de la loutre, ou chien d’eau, animal au sujet duquel les Aztèques racontaient toutes sortes de fables, la supposant si mauvaise qu’elle est restée un signe néfaste. C’est peut-être pour cette raison que s’appelait Ahuizotl le huitième roi de la dynastie aztèque, tristement célèbre pour ses cruautés. Il se signala en particulier par l’inauguration du grand temple de Mexico, au cours de laquelle l’histoire dit qu’il fit sacrifier quelque cinquante mille victimes humaines. 2 Sortilège, mauvais augure, sorcellerie.

Atlateca (a & s). Nombre que se ha dado también en etnografía al azteca, considerándolo habitante de la antigua Atlatlán, que se supone estuvo en la Atlántida y fue punto de partida de la peregrinación inmemorial nahoa.

Nom qui a été donné, en ethnographie, aux Aztèques, habitants de l’ancienne Atlatlan, que l’on suppose être dans l’Atlantide et qui fut le point de départ de l’immémoriale pérégrination nahoa.

Axayacate (m). Mosca de los lagos de Méjico, de cuyos innumerables huevos, que pone en los juncos, se forman gruesas costras que los pescadores venden en el mercado de Méjico y pueblos de la Mesa Central, con el nombre de aguaucle y que es comestible.

Mouche (sic : il est dit plus haut que c’est un moustique, mais il s’agit sans doute ici d’une erreur typographique) des lacs du Mexique, dont les œufs innombrables, qu’elle dépose dans les joncs, forment d’épaisses galettes comestibles, que les pêcheurs vendent sur le marché de Mexico et dans les villages du plateau central. (Les Aztèques pratiquaient avec les taches formées par ces agrégations d’œufs une forme de divination, considérant que les plaques répandues à la surface des eaux dessinaient le visage de la déesse des eaux, dont les interprètes pouvaient ainsi connaître l’état d’esprit et savoir si elle était satisfaite ou irritée.)

Cacahuasúchil (m). (del azt. cacahuatl, cacao, y xochitl, flor) Planta bombácea llamada también flor de cacao o rosa de cacao, porque los aborígenes echan sus flores a una bebida de cacao, para perfumarla. Llámase también garrocho (Quararibea funebris).

(Des mots aztèques cacao et fleur) Plante bombacée également appelée fleur de cacao ou rose de cacao car les indigènes mêlent ses fleurs au chocolat à boire pour le parfumer.

Cacalosúchil, Tizasúchil (m). (Plumeria rubra) Aztequismo con el cual se designa une planta de flor blanca, amarillenta o rosada, muy olorosa, y que entre los antiguos aztecas era signo de nobleza.

Aztéquisme par lequel on désigne une plante à la fleur blanche, jaune pâle ou rose, très odorante, et qui était parmi les Aztèques signe de noblesse.

Calpul (m). (del azt. calpulli, arrabal) En Guatemala, reunión, conciliábulo. 2 en Honduras, montículo que señala los antiguos pueblos indios. En Tabasco estos montículos se llaman cuyes o cuyos, plural de cuy, cuyo.

(Du mot aztèque faubourg) 1 Au Guatemala, réunion, conciliabule. 2 Au Honduras, monticule signalant les anciens villages indiens. À Tabasco, ces monticules se nommes cuyes ou cuyos. (Voir le mot Cu)

Canacuate, Canaguate (m). Nombre histórico de una serpiente sumamente gruesa y larga hasta de diez metros, que existía en Méjico.

Nom historique d’un énorme serpent pouvant atteindre dix mètres de long, qui vivait au Mexique. (Cette définition ne manquera pas d’intéresser les cryptozoologues à la recherche des « bêtes ignorées ».)

Cazahuate (m). (de cuauhitl, árbol, y zahuatl, sarna) (Ipomoea murucoides) Árbol de varias especies, con jugo lechoso acerca del cual hay la preocupación popular, donde lleva este nombre, que causa la imbecilidad, bastando para ello beber el agua de cualquier corriente a cuyas orillas crece el árbol. Se le considera venenoso para los ganados. En algunas partes de la país se le usa para curar mordidas ponzoñosas.

(Des mots arbre et gale) Arbre de plusieurs espèces, à la sève laiteuse, au sujet de laquelle il existe parmi le vulgaire – d’où son nom – la crainte qu’elle cause l’imbécilité : il suffirait pour cela de boire à un cours d’eau sur la rive duquel pousse cet arbre. On considère également qu’elle est toxique pour le bétail. Dans quelques parties du pays, on l’utilise pour guérir les morsures venimeuses.

Cegua, Cigua (f). (de cihuatl, mujer) Especie de llorona, de cuerpo femenino con cara de caballo, según la representa la imaginación popular. Darío cantó a la cegua en uno de sus poemas inmortales.

«La noche ya se aleja seguida de sus ceguas y cadejos.» (Ernesto Cardenal, Vuelos de victoria) [Cadejo se encuentra en Americanismos I.]

(Du mot femme) Sorte de fantôme qui aurait, selon la croyance populaire, un corps de femme et une tête de cheval. Ruben Darío a chanté la cegua dans un de ses poèmes immortels.

Cencuate, Zincuate (m). (Pityophis deppei) Culebra que los cronistas describen en formas distintas y acerca de la cual el vulgo cree que mama la leche de las mujeres que están criando, mientras éstas duermen.

Couleuvre que les chroniqueurs décrivent de diverses manières et dont le vulgaire croit qu’il suce le lait des femmes à la mamelle lorsqu’elles dorment.

Ciguatlanca (f). Nombre que se da hoy todavía, en algunos pueblos de indios, a la mujer que va a pedir en matrimonio a una muchacha. Era antigua costumbre azteca.

Nom que l’on donne aujourd’hui encore, dans certains villages d’indiens, à la femme qui va demander une jeune fille en mariage (pour le compte d’un homme). C’était une ancienne coutume aztèque.

Clamacascozote (m). (Del azt. tlamascaqui, sacerdote, y zotl, suciedad de sangre) Aztequismo, que designa el cabellos de ángel (Calliandra grandiflora), porque sus largos pistilos rojos y enmadejados semejan remotamente la cabellera sucia de sangre de los antiguos sacerdotes aztecas.

(Des mots prêtre et taches de sang) Aztéquisme par lequel on désigne la plante « cheveux d’ange », parce que ses grands pistils rouges et embrouillés ressemblent peu ou prou à la chevelure couverte de sang des anciens prêtres aztèques.

Coapali, Cueipali (m). Nombre con el cual los naturales de ciertas regiones de Méjico, como la Teotihuacán, llaman en sus brujerías al gemelo nacido en segundo lugar, a quien suponen facultades para hacer mal con la mirada.

Nom que les habitants de certaines régions du Mexique, telles que Teotihuacan, donnent dans leur magie au jumeau né second, qu’ils croient posséder le mauvais œil.

Coatepantli* (m). Muro de serpientes (motivo arquitectónico).

Mur de serpents (motif architectural des monuments aztèques).

Cocoliscle, Cocoliste (m). En Méjico, cualquier enfermedad epidémica. Poco usado. 2 Por extensión, llegó a decirse del tifo, la epidemia que antes más azotaba a la capital principalmente y que hoy casi ha desaparecido.

1 Au Mexique, toute maladie épidémique. Peu usité dans ce sens. 2 Par extension, désigne le typhus, épidémie dont souffrait le plus le pays, notamment la capitale, et qui a aujourd’hui presque complètement disparu. (Voir Cintlatlahua)

Cocoscapacle (m). Nombre vulgar de una yerba que los aztecas usaban en el tratamiento de la sífilis, que era para ellos la enfermedad por excelencia.

Nom vulgaire d’une herbe que les Aztèques utilisaient pour traiter la syphilis, qui était chez eux la maladie par excellence.

Cochizpacle (m). Planta leguminosa, medicinal, que los aztecas usaban aplicándola a la nariz, a manera de anestésico o estupefaciente.

Plante légumineuse médicinale dont les Aztèques se servaient, par voie nasale, comme anesthésique ou stupéfiant.

Cochizquelite (m). (de cochiz, que duerme, quilitl, quelite) (Erythryna leptorrhyza) Planta leguminosa del especie del zompancle. Aplicando el jugo a la boca de los niños, se dice que les viene sueño, propiedad que le ha dado su nombre.

(Des mots dormir et légume) Plante légumineuse de la même espèce que le zompancle (autre aztéquisme), dont le suc, dit-on, fait dormir les enfants à qui l’on en donne, d’où le nom de cette plante.

Copal (m). (del azt. copali, resina) Resina producida por varios árboles (tal como el chilacuate o sea capulín, Styrax argenteus) que los antiguos mejicanos usaban para como incensio en sus templos.

«La claridad de la noche goteaba copal entre las cañas del rancho.» (Miguel Ángel Asturias, Hombres de maíz)

«Era la fogata florestal del trino: / de su antorcha brotό el color de los “Corteces” / y dieron luz los “Elequemes” y los “Ceibos”, / el “Guapinol”, el “Nance” y el “Copal”.» (Pablo Antonio Cuadra, El jaguar y la luna)

Résine produite par divers arbres et que les anciens Mexicains utilisaient comme encens dans leurs temples. (Voir aussi Teocote)

Cu (m). Adoratorio de los antiguos aztecas, generalmente en forma de montículo; quedan restos de muchos de ellos en diversas partes del país. (Ku es voz maya aztequizada. Los primitivos kues mayas fueron sitios destinados al culto, túmulos en forma piramidal, levantados sobre las tumbas de los muertos y en cuyas cimas establecían los adoratorios; de aquí vino que a los templos aztecas llamaran cues los españoles.)

«¡La entrada en la gran calzada! La laguna llena de palacios con terrazas y las torres y los grandes cúes blancos reflejados en el agua … Y arriba del cu Huichilobos con los ojos hechos de espejos, cubierto de pedrerías y ojo y aljófar y sangre, y todo el piso y las paredes bañadas de sangre.» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso)

Lieu de culte des anciens Aztèques, généralement en forme de monticule ; il en existe de nombreux restes dans plusieurs parties du pays. Ku est un mot maya « aztéquisé ». Les « kues » mayas originels étaient destinés au culte, c’étaient des tumulus de forme pyramidale dressés sur la tombe des morts et au sommet desquels étaient établis des oratoires ; c’est pourquoi les Espagnols appelèrent « cues » les temples aztèques.

Cuascoto (m). (de cuate, gemelo, y cotoctic, defectuoso) En Costa Rica, hijo que nace después de un par de gemelos.

(Des mots jumeau et défectueux) Au Costa Rica, enfant né après une paire de jumeaux. (Le terme est à mettre en relation avec Coapali. Du reste, l’étymologie ne semble pas tout à fait correspondre à l’usage qui est ici donné de ce terme.)

Cueyamole (m). Cierto platillo típico de algunos lugares del interior, que consiste en un guiso especial de ranas, para paladares también especiales.

Plat typique de quelques lieux de l’intérieur du pays, qui consiste en un ragout spécial de grenouilles, pour des palais également spéciaux. (À l’attention toute particulière des Français, grands mangeurs de grenouilles.)

Chichicuilote (m). Avecilla zancuda de Méjico. Son grandes cazadoras de moscas estas avecillas, por lo cual las indias las cogen vivas y las venden en gran número, principalmente voceadas en las calles de Méjico, al precio de cinco o diez centavos; pero sólo tienen tres o cinco días de vida en cautividad, sin que se sepa a punto fijo por qué mueren. Chichicuilotera (f). La mujer que vende chichicuilotes.

Petit oiseau échassier du Mexique. Ces oiseaux sont de grands chasseurs de mouches, raison pour laquelle les indiennes les capturent vivants et les vendent en grand nombre, principalement à la criée dans les rues de Mexico, au prix de cinq ou dix centimes de peso ; mais ils ne vivent que de trois à cinq jours en captivité, sans que l’on sache au juste la raison pour laquelle ils meurent. (Certains oiseaux ne supportent pas d’être mis en cage et n’y survivent pas. C’est le cas du fameux quetzal, dont il est question plus loin, et dont Santamaría rapporte lui-même ce trait caractéristique.) Chichicuilotera : Vendeuse (indienne) de chichicuilotes.

Chichilama (f). En la tradición de ciertos indígenas, perra vieja que existe en el limbo, sitio donde van a parar los niños que mueren sin bautizo; el que mama de ella se va al infierno.

Selon les traditions de certains indiens, Chichilama est une vieille chienne vivant dans les limbes, où demeurent les enfants morts sans baptême ; s’ils tètent à sa mamelle, ils vont en enfer.

Chilocuil (m). (Bombix agavis) Gusano colorado de maguey, menos apetecido que el blanco o meocuil por las gentes que lo comen. Llámase también tecol.

Ver rouge du maguey, moins savoureux, selon les gens qui en mangent, que le ver blanc ou meocuil.

Chinampa (f). Terreno de poca extensión en las lagunas próximas a la ciudad de Méjico, donde se cultivan flores y verduras. Antiguamente estos huertos eran flotantes.

«La tarde con sus mágicos pinceles,/ derrochando tesoros imperiales,/ enjoya de amatistas los canales/ y alumbra las chinampas de claveles.» (Francisco Villaespesa, Tierra de encanto y maravilla: Tardes de Xochimilco XIII)

«Méjico es la ciudad de los cantares, Huerto rico de frutas y flores; Y en medio de la guerra y sus hazares, Y en medio de la peste y sus horrores, Se mece en sus chinampas seculares, Cantando ante su tumba sus amores En un cantar que abarca estos estremos: ‘Cantemos hoy; mañana moriremos.’» (José Zorrilla, El drama del alma, libro primero, LXXV)

Terrain de peu d’étendue des lagunes voisines de Mexico, où sont cultivées des fleurs et des légumes. Ces jardins étaient jadis flottants (les jardins flottants des Aztèques).

Chintlatlahua (f). Viuda negra, araña venenosa de Méjico cuya picadura produce a veces la muerte; muy usada, desde tiempo inmemorial, por los indígenas para curar el tifo, enfermedad epidémica del país que hoy casi ha desaparecido. Llámase tambien chinclagüilla, araña capulina.

Veuve noire, araignée venimeuse du Mexique dont la morsure peut être mortelle ; très employée par les indigènes, depuis des temps immémoriaux, pour guérir le typhus, maladie épidémique du pays qui a aujourd’hui presque complétement disparu.

Chípil (a&s). Dícese del niño enfermizo a cause de hallarse encinta la madre. Chipileza (f). La enfermedad que sufre el niño de teta a causa de la preñez de la madre.

Se dit de l’enfant qui tombe malade du fait que sa mère est de nouveau enceinte. Chipileza. Maladie de l’enfant encore à la tétée occasionnée par la gravidité de la mère.

Esapán* (m). (de esapan) Adoratorio de la sangre, lugar donde los sacerdotes practicaban el autosacrificio derramando su propia sangre.

Temple du sang, lieu où les prêtres aztèques pratiquaient l’auto-sacrifice en versant de leur propre sang.

Guacal (m). Caja a modo de jaula hecha de varas tejidas o de tablas delgadas, para trasportar a lomo, objetos quebradizos, o legumbres, frutas, animales, etc. Guacal del Corpus. Guacalito muy pequeño, con dulces, que venden en esta fiesta, para obsequiar a los niños y a las mujeres. Pedir el guacal. Pedir, los niños o los pobres, el día de Corpus, su guacalito de dulces, obsequio forzoso en esa fecha.

Boîte en forme de cage faite de baguettes tressées ou de minces planchettes pour transporter sur le dos des objets fragiles, ou bien des légumes, des fruits, des animaux, etc. Guacal du Corpus : Guacal de petite taille rempli de bonbons, vendu le jour de la Fête-Dieu pour offrir aux enfants et aux femmes. Demander le guacal : En parlant des enfants ou des pauvres, demander, le jour de la Fête-Dieu, son petit guacal de bonbons, cadeau obligé à cette date.

Guacolote (m) (de cuahuitl, árbol, y colotl, alacrán, por alusión a las espinas) (Caelsapinia crista) Bejuco leguminoso, muy espinoso, que produce unas almendras grises amarillentas, durísimas; muy usadas por los muchachos en sus juegos y por algunos aborígenes antillanos como amuleto o talismán.

(Des mots arbre et scorpion) Plante grimpante très épineuse – d’où son nom – qui produit des amandes gris jaune très dures, utilisées par les enfants dans leurs jeux et par quelques indiens des Antilles comme amulette ou talisman.

Güegüenches (m. pl). Nombre dado a los indios viejos que dirigen las danzas en los templos católicos, en las fiestas y romerías de pueblos y ranchos. Huehuenche (m). Personaje tradicional entre los indios de origen azteca, disfrazado con máscara y traje, que representa algún animal y que canta y baila la danza, haciendo restallar un látigo. Pueden verse aun hoy todavía estos bailes indígenas en pueblos del interior, en los aleros de la propia capital.

Nom donné aux vieux indiens qui dirigent les danses dans les églises catholiques durant les fêtes religieuses villageoises. Huehuenche. Personnage traditionnel parmi les indiens d’origine aztèque, portant masque et costume, représentant un animal, et qui chante et danse en faisant claquer un fouet.  De nos jours encore, on peut voir ces danses indigènes dans les villages de l’intérieur, aux environs mêmes de la capitale.

Güisilisio (m). En el centro y norte del país, pájaro que anuncia el aguanieve (la que cae de las nubes mezclada con nieve) con su canto.

Dans le centre et le nord du pays, oiseau dont le chant annonce la neige.

Huitzilera (f). Nombre que se da a la hormiga de miel, que muchas gentes comen hasta con voracidad, pour la substancia melosa que contiene en el abdomen.

Nom de la fourmi à miel, que beaucoup de gens mangent, et même avec voracité, en raison de la substance melliflue contenue dans son abdomen.

Jilosúchil (m). (Bombax mexicanum) Hermosa bombácea del centro y sur, llamada también pongolote. Los aztecas usaron mucho de la cáscara del palo en preparaciones medicinales contra úlceras, dolor de dientes y para endurecer las encías. Se dice también que est buen diurético. 2 Flor de esta planta, de hermosa corola de pétalos rosados y estambres purpurinos, con olor peculiar. Muy usada para perfumar les iglesias.

Belle plante bombacée du centre et du sud du pays. Les Aztèques employaient beaucoup l’écorce de son bois en préparations médicinales contre les ulcères, les douleurs de dents et pour renforcer les gencives. On dit aussi que c’est un bon diurétique. 2 Fleur de cette plante, ayant une belle corolle rose et des étamines pourpres, à l’odeur particulière. Très employée pour parfumer les églises.

Jiquilite (m). La yerba del añil, de que las mujeres aztecas se servían para teñirse el cabello.

L’herbe de l’indigo, dont les femmes aztèques se servaient pour teindre leurs cheveux.

Masacoate (m). Especie de boa cuya carne, tenida por gran afrodisíaco, los aztecas tomaban con fruición, para lo cual las criaban domésticas.

Espèce de boa dont la chair, considérée comme un puissant aphrodisiaque, était si appréciée des Aztèques qu’ils pratiquaient l’élevage de ce serpent.

Mecasúchil (m). (Piper amalago) Planta cuyo fruto los aztecas empleaban para perfumar el chocolate, como hoy emplean en Tabasco los pétalos de la flor del yoloxóchil o primavera.

Plante dont les Aztèques utilisaient le fruit pour parfumer le chocolat, de la même manière qu’on emploie aujourd’hui les pétales de la fleur du yoloxochil (autre aztéquisme) dans la province de Tabasco. (Voir aussi Cacahuasúchil)

Meocuil (m). Oruga que se cría en las pencas del maguey, y que, para los indios, es manjar delicioso. Llámase también gusano de maguey.

Chenille vivant sur les feuilles du maguey et qui est pour les indiens un mets délicieux. On l’appelle aussi ver de maguey.

Mesiote (m). La epidermis del maguey, usada como papel entre los aztecas, mediante cierta preparación. Usada hoy comúnmente para envolver en ella los gusanos de maguey, que en los mercados así se venden.

Épicarpe du maguey, utilisé comme papier par les Aztèques moyennant certaine préparation. Il est communément utilisé de nos jours pour envelopper les vers de maguey (meocuil) vendus comme nourriture sur les marchés.

Nagual, Nahual (m). Animal simbólico que representa el espíritu protector de una persona. 2 Brujo, hechicero que cambia de forma por encantamiento.

«Tras nahuales y brujas, el coyote aúlla feroz y lugubre corea tan monstruoso concierto el tecolote» (Manuel José Othón, en su soneto El poeta)

Animal symbolique représentant l’esprit protecteur d’une personne. 2 Sorcier, magicien pouvant changer de forme par enchantement.

Naguatatlo, Nahuatato (s). En tiempo de la conquista se llamó así el indio que, sabiendo azteca, hablaba también el castellano, y servía de intérprete.

Au temps de la Conquête, on appelait ainsi l’indien parlant l’aztèque qui connaissait aussi le castillan et servait d’interprète.

Ololiuque (m). (Ipomoea sidaefolia) Nombre que dan en Méjico a une planta cuya semilla continen un narcótico que emborracha y enloquece, produciendo efectos semejantes a los del peyote.

Nom donné au Mexique à une plante dont la graine contient un narcotique enivrant et provoquant le délire, à la manière du peyotl.

Omicauisli* (m). (omikauistli) Hueso musical, cráneo de percusión.

Os musical, crâne à percussion (chez les Aztèques).

Opacle (m). Yerba silvestre que se pone al pulque para estimular la fermentación y dar más fuerza a la bebida.

Herbe sylvestre que l’on ajoute au pulque pour en stimuler la fermentation et rendre la boisson plus forte.

Oquispacle (m). Planta medicinal que los aztecas usaban para estimular la ejaculación del semen y aun para facilitar el flujo femenino.

Plante médicinale qu’employaient les Aztèques pour stimuler l’éjaculation masculine ainsi que pour faciliter le flux féminin.

Papahua (m). Sacerdote de los antiguos aztecas, que llevaba el pelo enmarañado y largo.

Prêtre des anciens Aztèques, qui portait les cheveux longs et emmêlés (comme cela ressort de son nom même, qui comporte le mot désignant une chevelure emmêlée).

Papaquis (m). (del azt. papaquiliztli, gozo) En Jalisco, Zacatecas y otras partes del interior, juegos o diversiones del carnaval, en que principalmente se quiebran cascarones compuestos, pintados y con agasajos.

Dans les provinces de Jalisco, Zacatecas et autres parties de l’intérieur, divertissement de carnaval qui consiste principalement à se casser les uns sur les autres des œufs vidés de leur matière, peints et remplis de confettis.

Peyote (m). (peyotl) Planta cactácea en forma de corazón con propiedades alucinógenas y que se usa para hablar con los dioses (Aulex).

Plante cactacée en forme de cœur possédant des propriétés hallucinogènes et qui servait à communiquer avec les dieux.

Pilguanejo, a (s). (de pilhuan, pl. de pilli, hijo, y la des. desp. ejo) Históricamente, criado que estaba al servicio de clérigos o beatas. Data de la época colonial. 2 En lo antiguo, crianza de un convento, hijo adoptado por la corporación religiosa.

1 Historiquement, domestique au service de religieux ou de nonnes, à l’époque coloniale. 2 Anciennement, enfant d’un monastère, adopté par la congrégation.

Pipil (m). Lengua de los indios pipiles, que no es sino mejicano o azteca corrompido, de donde les vino el nombre, porque lo hablaban como niños.

«Toltecas que no pronunciamos la «tl», Ometepetl convertido en Ometepe, los llamados Pipiles («niños»), los que hablamos como niños, como el niño chiquito náhuatl que no puede decir todavía «Tlalnepantla», «tlapalería», o los de habla incorrecta, según los Académicos de la Lengua pre-cortesianos. » (Ernesto Cardenal, Los ovnis de oro: poema Quetzalcóatl)

«El Gran Sacerdote popil vestía una ropa larga y azul con una mitra de muchos colores y un báculo de Obispo.» (Ernesto Cardenal, El estrecho dudoso) [«Popil» parece ser una errata de imprenta, por «pipil».]

Langue des indiens pipils, qui n’est autre qu’une forme corrompue de l’aztèque, d’où leur vient leur nom, parce qu’ils parlaient l’aztèque comme des enfants.

Pípila (f). La hembra del guajolote. 2 fig. Mujer pública.

1 Femelle du guajolote (autre aztéquisme : dindon). 2 fig. Femme publique.

Quechol, Tlauquechol (m). (Platalea ajaja) Preciosa ave palmípeda, tantalídea, de hermoso color rosáceo, a veces encendido. Entre los aztecas era símbolo de los amantes, del matrimonio.

Magnifique oiseau palmipède d’une belle couleur rose, parfois rouge (appelé en français spatule rosée). C’était, chez les Aztèques, le symbole des amants, du mariage.

Quesaliste (m). Obsidiana mejicana a la cual los indios atribuyen ciertas propiedades curativas en las enfermedades renales.

Obsidienne du Mexique à laquelle les indiens attribuent des propriétés curatives contre les maladies rénales.

Quesalsoquiya (f). Cierta especie de esmeralda mejicana, de usos medicinales.

Une certaine espèce d’émeraude du Mexique, ayant un usage médicinal.

Quetzal (m). Fue ave sagrada entre los antiguos mejicanos, que daban a sus plumas el mismo valor de la esmeralda y que constituían el mejor tributo, como adorno del manto de los emperadores aztecas ; fue también ave mitológica como símbolo de la belleza en los dioses, y aun hoy sus plumas se usan a guisa de talismán y se atribuyen propiedades curativas secretas a su corazón.

«En la selva donde parece que nunca ha entrado el hombre, / dondo sólo penetran el tapir y el pizote-solo / y el quetzal todavía vestido como un maya: / allí hay una metrópolis.» (Ernesto Cardenal, Homenaje a los indios americanos)

Le quetzal était un oiseau sacré pour les anciens Mexicains, qui donnaient à ses plumes la même valeur qu’à l’émeraude ; elles constituaient le tribut suprême, en tant qu’ornement du manteau des empereurs aztèques. C’était également un oiseau mythologique, symbole de la beauté des dieux, et aujourd’hui encore ses plumes servent de talisman, et l’on attribue à son cœur des vertus curatives secrètes.

Quinames, Quinametzin (m. pl). Primitivos pobladores de Méjico, a los cuales se les ha llegado a considerar como legendarios en la etnografía y que tenían talla de gigantes. Ocuparon las riberas del Atoyac, en Puebla, principalmente.

Premiers habitants du Mexique, que l’ethnographie considère aujourd’hui comme légendaires, et qui avaient une taille de géants. Ils vivaient principalement sur les rives de l’Atoyac, dans la province de Puebla.

Tacalnagual (m). Cierto personaje brujo o hechichero, de la antigua gentilidad azteca, de que hablan los cronistas de la conquista.

Sorcier ou magicien des antiques superstitions aztèques, dont parlent les chroniqueurs de la Conquête.

Tacualispacle (m). (del azt. tlacuanhtiliztli, la erección del pene; patli, medicina) Planta que empleaban los aztecas como eficaz y activísimo afrodisíaco, para provocar el coito inmediato. Dícese también clacuatilispacle y clacualispacle.

(Des mots érection du pénis et médecine) Plante qu’employaient les Aztèques comme puissant aphrodisiaque, pour provoquer le coït immédiat.

Tapalcúa (f). Nombre que dan en Guatemala a una especie de culebra que dicen que tiene dos cabezas, y de la cual cuenta otras fantasías el cronista Fuentes y Guzmán.

Nom que l’on donne au Guatemala à une espèce de couleuvre qui aurait deux têtes et au sujet de laquelle le chroniqueur Fuentes y Guzman rapporte d’autres fables.

Tecihuero, a (m). Cierto individuo a quien entre los indios le suponen habilidad en prácticas mágicas para atraer o alejar las nubes de granizo, con lo cual hacen brujerías.

Individu auquel les indiens attribuent le pouvoir magique d’attirer ou d’éloigner les nuages de grêle.

Tecolio (m). Bebida embriagante que hacen en Tehuacán (Puebla), echándole al pulque gusanos de maguey, tostados y pulverizados.

Boisson enivrante qui se prépare à Tehuacan (Puebla) en ajoutant au pulque des vers de maguey grillés et pilés.

Tecotín (m). Palabra usada por los aztecas para expresar une danza sagrada que hacían en sus templos.

Danse sacrée pratiquée par les Aztèques dans leurs temples.

Techichi, Tlalchichi (m). (de tetl, piedra, y chichi, perro) Nombre que se daba en Méjico al perro mudo (Canis americanus), especie indígena que encontraron los españoles en las Antillas y en la América continental, como animal doméstico muy estimado; comestible apetecido entre los aztecas. Después de la conquista, los españoles hicieron tal consumo de la carne de este animal, que casi se extinguió; rarísimamente se ven algunos ejemplares en Méjico. 2 Elemento escultórico architectónico con forma de perro chihuahueño, que era colocado en las esquinas de los templos toltecas (Aulex). Chihuahua (m). Perro mudo, perro pelón o perro chihuahueño o de Chihuahua, variedad pequeña del Canis americanus.

« Sous un ciel étranger ils revivront sans doute / Et pour les bien conduire en leur suprême route / On va sacrifier un chien : // Le téchichi sacré, qui, dans les sombres mondes, / Les guidera sans peur des ténèbres profondes / Et des embûches des méchants… » (Auguste Génin, Poèmes aztèques, 1890, poème « Les funérailles de Tizoc »)

1 Nom donné au chien muet, espèce indigène de chien domestique, très estimée des indigènes, que les Espagnols trouvèrent dans les Antilles et sur le continent américain ; c’était une nourriture appréciée des Aztèques. Les Espagnols, après la Conquête, firent une telle consommation de la chair de cet animal qu’il a presque complètement disparu ; il est devenu très rare au Mexique. 2 Élément de sculpture architecturale en forme de chien, qui figure sur la façade des temples toltèques. Chihuahua : Chien muet, chien nu, chien de Chihuahua, variété de petite taille du Canis americanus. (Il semble que ce chien ait été, depuis les années quarante, sauvé du risque d’extinction, car c’est devenu une espèce appréciée et répandue.)

Temascal (m). Baño de los antiguos indios, en piezas cerradas y a vapor, que todavía se usa en muchas haciendas de campo.

Bains à vapeur des anciens indiens, en pierre et fermés, encore en usage dans de nombreuses haciendas de la campagne.

Tempilole (m). Piedrecilla que usaban como adorno los aztecas, colgada del labio inferior.

Petite pierre d’ornement, chez les Aztèques, qui pendait de la lèvre inférieure.

Tentel (m). Adorno de piedra preciosa o de obsidiana que los aztecas usaban debajo del labio inferior, horizontalmente, y al efecto se lo agujereaban. El tentel de los reyes era une esmeralda.

Ornement de pierre précieuse ou d’obsidienne que les Aztèques portaient à l’horizontal sous la lèvre inférieure et qui nécessitait de percer la peau. Le tentel des rois était une émeraude.

Teocali, Teucali (m). Templo de los antiguos mejicanos. La palabra se ha corrompido en teucali, forma que sólo la Academia ha acogido, pero que nadie usa.

« Tel était en ces temps le grand Téocalli / Consacré par les rois au divin Mexitli. » « Sur le Téocalli, dans les denses ténèbres, / Des mages effrayants veillent silencieux Cherchant à déchiffrer les célestes algèbres. » (Auguste Génin, Poèmes aztèques, 1890)

«Trágica Decena: / luto nacional; / hogueras de muertos, velones nocturnos… / La llama, que lame las sombras voraz, / como en un Teocali de Huitzilopochtli, / en la vieja Tenoxtitlán.» (Alfonso Camín, Xochitl y otros poemas)

Temple des anciens Mexicains. Le mot se trouve corrompu dans la forme teucali, que l’Académie espagnole est la seule à reconnaître et que personne n’utilise. (Un exemple parmi d’autres des reproches à l’Académie espagnole dont j’ai parlé en introduction.)

Teocomite, Tepenexcomite (m). La biznaga, que se conserva tradicionalmente en los ritos aztecas porque la espina de esta planta servía para sangrar en los sacrificios humanos.

Le cactus, important dans les rites aztèques, parce que ses épines servaient à saigner les corps lors des sacrifices.

Teocote (m). (teotl, dios, y ocotl, ocote, pino) Planta conífera, de raíz olorosa, que los aztecas quemaban como incensio; pero estando reservado su uso a la nobleza y para las ceremonias del culto religioso, de donde su nombre.

(Des mots dieu et pin) Plante conifère à la racine odorante que les Aztèques brûlaient comme encens ; son usage était réservé à la noblesse et pour les cérémonies du culte religieux, d’où son nom.

Teomel (m). (de teotl, dios, y metl, maguey) Las gentes del oficio, en la explotación del pulque, llaman así al maguey que da pulque fino, como el de los llanos de Apam.

(Des mots dieu et maguey) Les gens du métier, dans l’exploitation du pulque, appellent ainsi (maguey des dieux) le maguey qui produit un pulque particulièrement excellent, comme celui des plaines d’Apam.

Teopacle (m). (teotl, dios, patli, medicina) Unto sagrado que usaban los sacerdotes de los antiguos ritos aztecas, para embadurnarse el cuerpo, creyéndose así preservados de todo peligro exterior. Era una repugnante preparación, según Clavijero, de insectos venenosos reducidos a cenizas, hollín, diversas yerbas y aun ciertos asquesoros bichos vivos; todo machacado y revuelto.

(Des mots dieu et médecine) Onguent sacré des prêtres aztèques dont ils s’enduisaient le corps, se croyant ainsi prémunis contre tout danger extérieur. C’était, selon Clavijero, une répugnante préparation d’insectes venimeux réduits en cendre, de suie, d’herbes diverses, ainsi que de bestioles vivantes, le tout mélangé et pilé.

Teotl (m). En el antiguo imperio mejicano, el espirito supremo.

Dans l’ancien empire mexicain, l’esprit suprême. (La similitude pour ainsi dire parfaite avec le grec théos a été remarquée et a donné lieu à diverses spéculations.)

Tequio (m). (de tequitl, trabajo) Gravamen, tarea, faena, tributo, carga corporal que pesaba sobre los indios mejicanos, esclavizados por los españoles, y en favor de estos mismos. 2 En la región del sureste de Méjico, hasta antes de la revolución constitucionalista de 1913, servicio obligatorio que la mujer del peón de campo prestaba en las haciendas, en cuenta de la deuda del marido y por misérrimo salario.

1 Travail, tribut, charge corporelle qui pesait sur les indiens mexicains réduits en esclavage par les Espagnols pour le service de ces derniers. 2 Dans la région du sud-est du Mexique, jusqu’à la révolution constitutionnaliste de 1913, service obligatoire que rendait dans les haciendas la femme du péon en raison de la dette de son époux, pour un salaire infime.

Tetlacihue (m). Voz azteca con la cual se designa el hechicero, el brujo. Tlahuepoche (f). Bruja o hechicera.

Mot aztèque désignant un sorcier ou magicien. Tlahuepoche : sorcière ou magicienne.

Tlacamichi (m). (tlacatl, hombre, y michin, pescado) Cierto pescadillo de algunos lagos que tiene arriba de cada ojo una especie de piedra trasparente, y que en la cosmografía nahoa representa al hombre, que no pereció en el diluvio, sino que se trasformó en pez.

Petit poisson de quelques lacs qui possède au-dessus de chaque œil une sorte de pierre transparente, et qui, dans la cosmographie nahoa, représente l’homme, lequel n’a pas disparu pendant le déluge mais s’est transformé en poisson.

Tlacuilo (m). Nombre en las crónicas y relaciones antiguas mejicanas que se da a los individuos que entre los aztecas tenían por oficio hacer la escritura jeroglífica.

Nom donné, dans les anciennes chroniques et histoires mexicaines, aux individus qui, chez les Aztèques, pratiquaient l’écriture hiéroglyphique.

Tlalconete, Tlaconete (m). Cierto animalejo asqueroso y repugnante, especie de babosa, que vive en los lugares húmedos. Corre la conseja de que se introduce en la vagina de las mujeres y sólo puede extraérsele por coito ; de suerte que es temible para las vírgenes.

Certain animal d’aspect répugnant, espèce de limace vivant dans les lieux humides. On raconte qu’elle s’introduit dans le vagin des femmes, dont seul un coït peut l’extraire ; de sorte qu’elle est particulièrement redoutable aux vierges.

Tlaltel (m). Nombre que se da en Méjico a las isletas que se forman en los lagos interiores ; que abundaron principalmente en tiempos pasados en el lago de Texcoco, y algunas de las cuales apenas sobresalían unos cuantos centimetros fuera de la superficie de las aguas.

Nom donné au Mexique aux îlots qui se forment dans les lacs intérieurs, et qui abondaient particulièrement, aux temps passés, sur le lac de Texcoco (où fut édifiée la capitale Tenochtitlan). Certains de ces îlots ne dépassaient la surface des eaux que de quelques centimètres.

Tlamanacali* (m). Templo, construcción prehispánica donde se hicieron sacrificios humanos y se colocaban las ofrendas.

Temple, édifice préhispanique où avaient lieu les sacrifices humains et où étaient placées les offrandes. (Icpac Tlamanacali : la Grande Pyramide de Mexico).

Tlatel (m). Nombre usado por los historiadores antiguos de Méjico, para expresar un altozano; construcción cónica indígena y especialmente los túmulos, en arqueología.

Nom employé par les anciens historiens pour désigner un tertre ; édifice indigène de forme conique, et en particulier tumulus, en archéologie. (Voir aussi les mots Calpul et Cu)

Xaxtle (m). El sedimento que déjà el pulque en la vasija. Chicastle (m). Residuo del maís de que se hace el atole, o asientos, heces de esta bebida.

Dépôt laissé par le pulque dans la jarre. Le terme a la même étymologie que Chicastle : résidus du maïs utilisé pour faire l’atole (autre aztéquisme : boisson à base de maïs), ou bien lie de cette boisson.

Xoxalero (m). (Hibridismo con la des. esp. ero, era) Nombre que se da vulgarmente, sobre todo entre las clases indígenas, a cierto brujo o hechicero que hace mal con la vista.

Nom donné communément, surtout parmi les populations indigènes, à un certain sorcier ou magicien doué du mauvais œil.

Xumil, Jumil (m). Voz azteca con que se designa un insecto muy usado por los indígenas en su alimentación en ciertas regiones del interior. Huele a chinche; lo venden en los mercados, preparado con sal y limón, y asado en comal. Produce un buen aceite – aceite de xumiles –, empleado en la medicina vernácula para curar la tisis. Como alimento, este insecto provoca los deseos venéreos.

Mot aztèque par lequel on désigne un insecte très apprécié comme nourriture par les indigènes dans certaines régions de l’intérieur. Il a l’odeur de la punaise ; on le vend sur les marchés, préparé avec du sel et du citron, cuit sur le comal (autre aztéquisme : pierre pour préparer les tortillas). Il produit une huile employée en médecine vernaculaire pour guérir la phtisie. En tant qu’aliment, cet insecte provoque le désir charnel.

Zompantli, Tzompantli (m). Sitio especial que había en los templos aztecas en que se colocaban en filas los cráneos de las víctimas. Altar de cráneos (Aulex).

«Piedra de las cronologías … Los meses enflorados y agoreros en ella ensartan lunas de pálido tecali así como los cráneos hueros en el zompantli del teocali.» (Juan José Tablada, en su poema El ídolo en el atrio)

Site particulier des temples aztèques où l’on alignait les crânes des victimes. Autel de crânes.