Category: English

Abu Dhabi is the new normal

Tiré de mes carnets de voyage, 31 août-4 septembre 2018.

Sheikh Zayed, Etihad Museum

Etihad Towers viewed from Emirates Palace’s terrace

Entrance gate to the Presidential Palace (the Palace being a few miles away behind its entrance gate)

31 août

J’arrive le soir à Abu Dhabi. Mon hôtel : Khalidiya Palace, un cinq étoiles qui figure dans mon guide (Abu Dhabi en quelques jours édité par lonely planet, septembre 2015), acheté à l’aéroport, dans la catégorie des hôtels à « prix moyens »… Un cinq étoiles dans les prix moyens. Concept.

Note : l’été étant particulièrement chaud dans le Golfe, c’est pour le tourisme une période creuse, pendant laquelle les meilleurs hôtels cassent leurs prix et proposent par conséquent des formules intéressantes à portée de toutes les bourses. Le prix que j’ai payé pour cette chambre était donc clairement mieux que « moyen » pour un cinq étoiles selon les standards européens.

Le Khalidiya Palace est également – l’agence de voyage responsable de la réservation a simplement omis de me le préciser – un « hôtel sec » (dry hotel), c’est-à-dire qu’il ne possède pas de licence pour servir de l’alcool. Ça tombe bien, je ne suis pas porté sur l’alcool, mais quid du touriste occidental moyen ? Ne serait-il pas en droit d’attaquer son agence de voyage à cause du minibar si obstinément « sec » de sa chambre d’hôtel ?

Le balcon ne donne malheureusement pas sur la baie, comme je l’espérais, et n’est pas non plus franchement en hauteur (5e étage). La nuit, j’ai la surprise de constater qu’un chantier de construction est en cours à côté de l’hôtel et que les travaux se poursuivent la nuit. Les machines, quand elles avancent ou reculent, par mesure de sécurité émettent une sorte de bruit de sirène qui m’oblige, vers minuit et demi, constatant que le chantier n’arrêtait pas, à utiliser mes bouchons d’oreille. Je les enlève au petit matin, lors d’un semi-réveil, et constate ensuite, vers sept heures, que les sirènes ont repris. Le chantier se poursuit durant tout mon séjour ; je m’y habitue, la fatigue des excursions aidant, dès la deuxième nuit. Je constate une nuit qu’à une heure et demi du matin, les travaux, avec les bruits de sirène, ne sont pas encore interrompus. Pour autant que je puisse en juger, il semble donc que les travaux de construction durent 24/24 avec des pauses. Ne doutez pas une seule seconde que c’est ce qui attend les travailleurs en France (si ce n’est pas déjà le cas) !

1er septembre

Big Bus, ligne rouge. Abu Dhabi est une ville dans le désert, jaillie du désert. C’est un des lieux qui consomment le plus d’eau au monde ; la majeure partie de cette eau est de l’eau de mer dessalée.

Louvre Abu Dhabi. Choses vues : Stale in the name of Tutankhamun 1327 BCE (note : une figure de profil parfait s’y trouve au milieu des figures de « trois-quart » coutumières de l’art égyptien, ce qui montre que les Égyptiens savaient dessiner un profil quand ils le voulaient, contrairement à ce que certains ont pu dire) ; Mughal mail armor ; Kandinsky, Composition IX ; Ai Weiwei, Fountain of Light.

2 septembre

Big Bus, ligne verte. Yas Island, l’île fantôme (et il faut voir la publicité qu’ils en font dans le guide !). Mall désert. Warner Bros World désert. Toboggans et autres équipements du Waterworld tout poussiéreux, presque ensablés (pourtant, ô surprise, c’est ouvert : quelques marmots barbotent dans un coin). Les montagnes russes du Ferrari World (« les plus rapides du monde ») vides. Parkings vides, abords vides, terrasses de restaurant vides. Pas une âme qui vive à part les sempiternels travailleurs venus du sous-continent indien, éparpillés ici et là sur des bouts de chantier. Mais l’indice véritablement révélateur, dans ce pays de pétrole et de voitures, c’est qu’il n’y a pas de circulation !

Le petit groupe de touristes, cinq ou six personnes, sur le parking géant et désert du Warner Bros World, contemplant notre bus, le seul mouvement dans le champ de vision, la seule attraction en quelque sorte, avec la supplique silencieuse dans le regard « Emmenez-nous loin d’ici ! »

Au moins est-on très loin de l’overtourism… Pourtant, un parc d’attraction géant et vide, et à plus forte raison un ensemble de parcs d’attraction géants et vides, fait une impression sinistre.

Je souris mais peut-être que, dans quelques années, les rares touristes dépités qui descendent du bus auront la gloire des pionniers ! (Note : à mon retour, j’ai fait une recherche sur internet et les attractions de l’île de Yas sont déjà vieilles de presque dix ans. Il ne reste donc pour les sauver du naufrage en plein désert que l’hypothèse de la période creuse, même si les touristes ne manquaient pas sur les autres sites d’Abu Dhabi, comme le Louvre…)

Visite de la grande mosquée Cheikh Zayed ET de sa bibliothèque – bibliothèque qui n’est clairement pas à visiter : pourquoi le guide lonely planet dit-il de la visiter, déjà ? Pour la vue, et la bibliothèque est censée être au quatrième étage. Elle est au troisième étage et la vue ne m’a fait aucun effet.

Emirates Palace. It’s Rule-Britannia f*ck.

Je n’ai pas payé les 100 dirhams pour la visite annoncés dans le guide : personne ne me les a demandés. Je n’ai pas non plus testé le camel burger, vu l’ambiance, dont un ensemble de musique de chambre pour aider à la digestion. Dans le guide sur Dubaï (lors de mon voyage en 2016), le hamburger au steak de chameau semblait être servi dans un restaurant bien plus modeste.

Je mange donc au restaurant Kamoon de mon hôtel. Le riz est en pyramide ou en tumulus sur le filet de poisson, avec deux sauces à part dans des petits pots. C’est désespérément sec tant que tout n’est pas bien mélangé, au grand étonnement des clients britanniques de la table voisine, pour faire une bonne mélasse de risotto. Quel désastre pour l’art culinaire dans le monde que ce soient les Anglais qui aient créé le dernier empire mondial en date ! Pour faire de la haute cuisine, les anciens colonisés croient devoir imiter les Anglais !

Télé arabe. La moustache Hitler se porte encore ! (photo : sitcom sur Al-Emarat)

*

Interview de Mahmoud, ou Mohammed, Hassan, « poète (شاعر) et critique (ناقد) », au JT de la chaîne saoudienne Al-Arabiya. Je me fais la réflexion que je n’ai jamais vu de poète interviewé au 20 heures à la télé française ; l’Occident a-t-il quelque chose contre la poésie ? (Note : Le poète Stephen Blanchard, à qui j’en parle à mon retour, me dit qu’il a déjà vu plusieurs fois Tahar Ben Jelloun au 20 heures. Encore un Arabe !)

3 Septembre

Centre de recherche et d’études Cheikh Zayed. Salle ADCO (Abu Dhabi Company for Onshore Oil Operations) : « 1950 drills begin. 1960 first commercial oil discovery. » Pourquoi si longtemps ?

Etihad Museum. Art contemporain, entrée gratuite. Une galerie sur les deux est fermée. Il ne m’est donc donné à voir qu’une petite douzaine d’œuvres, dont trois portraits conservateurs du Cheikh Zayed. (Le portrait que j’ai placé en exergue de ces notes me semble quant à lui se distinguer.)

Heritage Village. Quelle beauté ! et pas un seul chinetoque ! C’est mon impression au moment où je venais d’entrer. Puis les cars de Chinois sont arrivés…

4 Septembre

Retour à Paris avec Etihad Airways. En sur-réservation encore une fois : c’est la deuxième fois que cela m’arrive, après un vol Air France pour Varsovie en mai 2017, soit, en tout et pour tout, deux fois en six vols, un vol sur trois.

*

Annexes

French drench trench wrench Mensch Übermensch monkey wrench.

Work is no life.

Help your body with your mind.

Sheikh Zayed is the new normal. Pavlov is the normal old and new. (Remark: ‘Is the new normal’ is a phrase now used in magazines leitmotiv-like. Will soon disappear but for the time being the likelihood that one reads it in any given headline is quite high.)

Abu Dhabi Communist Party? ‘Political parties are banned’ (Wkpd: Politics in the UAE) & kafala system applies.

*

Photos

Signalétique de la Grande Mosquée Cheikh Zayed, 2 : « Entrée pour les personnes très déterminées (people of determination) »

The new term was launched in April 2017 by HH Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, vice president of the UAE and ruler of Dubai, as part of his national strategy for empowering people with disabilities.

“Disability is in fact the inability to make progress and achievements. The achievements that people of determination have made in various spheres over the past years are proof that determination and strong will can do the impossible and encourage people to counter challenges and difficult circumstances while firmly achieving their goals,” Sheikh Mohammed said.

http://whatson.ae/dubai/2018/01/people-of-determination-sign/

*

Signalétique de la Grande Mosquée Cheikh Zayed, 2

*

Signalétique du Marina Mall : « Ne pas s’embrasser ni témoigner d’affection dans la galerie commerciale »

*

Signalétique du Marina Mall, 2 : « Attention, les vêtements longs peuvent être happés par les escaliers mécaniques »

*

Au centre de recherche Cheikh Zayed : « Plus grand timbre postal du monde, avec le logo de la ‘Mère des nations’ ». Totalement inutile. J’adore.

*

Pour ceux d’entre vous intéressés par la culture des pays du Golfe, il y a aussi mes carnets de voyage à Dubaï, From Dubai to the Planet Mars (x), ainsi qu’à Doha au Qatar, Doha Dreamland (x), en anglais, ou bien encore mon court essai Saudi Arabia, Leisure Nation (x), en français malgré son titre, et mon mémoire Genèse de la monarchie islamique d’Arabie Saoudite : Ibn Saoud et la doctrine unitarienne (x).

Nederlands Maklik

This is a short and easy method for Afrikaans-speaking people to be able to read and comprehend texts in Dutch.

I designed it in 2010 based on my experience as a learner of foreign languages (I can read all kinds of texts in a dozen foreign languages: French [mother tongue], English, Spanish, German, Italian, Portuguese, Dutch, Afrikaans, Swedish, Norwegian, Danish, Thai, Indonesian, Malaysian) and specially as a learner of Dutch and Afrikaans. I then posted it online, on a South-African chat forum, and it remained there a couple of years before the forum was shut.

As far as Dutch and Afrikaans are concerned, I had started with learning Afrikaans, in the wake of learning German, and in order to learn Dutch from, so to speak, Afrikaans I used the same tricks I had used to help me learn Afrikaans from German.

Once this done, I found it puzzling when Afrikaans-speaking people were telling me I was wasting my time when I posted texts in Dutch online to their attention, as they could not, they said, understand it. I had found it so unproblematic to master Dutch once Afrikaans had been mastered that I told to myself I must share my method with Afrikaans-speaking people so they too can read, after only a couple of study hours, any text in Dutch (with a dictionary at hand, of course, for the rare words).

The fact that Afrikaans-speaking people do not understand Dutch without at least a short preliminary training is confirmed by scholarly literature:

Hoeseer die Afrikaner deur geestelike isolasie bedreig word, blyk o.a. uit die feit dat daar vandag reeds ‘n aansienlike getal Afrikaners is wat beweer dat hulle nie meer Nederlands kan verstaan nie. Dit is eenvoudig die utivloiesel van die feit dat die invoering van Afrikaans as skool- en studievak ook die verslapping van die geestelike bande met Europa beteken het. Hierdie gevaar is reeds jare gelede besef deur die Suid-Afrikaanse Akademie wat op die erkenning van meer Nederlands begin aandring het. Hierdie strewe het tot vandag toe nie veel opgelewer nie – waarskynlik omdat Langenhoven die voorstanders van die verstewiging van die kultuurbande met Nederland die spotnaam van ‘Dietse Sappe’ toegevoeg het. Naas al die goeie werk wat Langenhoven vir sy volk gedoen het, moet sy bestryding van die strewe na groter geestelike kontak met Nederland as sy een groot negatiewe daad aangeteken word.

G.D. Scholtz, Het die Afrikaanse volk ‘n toekoms? Voortrekkerpers 1954, bladsye 91-92.

I find it extremely important that, especially in things historical and cultural, people also read foreign sources other than those written in English. With internet it is now quite easy for anyone connected to find sources in all kinds of languages and thus cross-tabulate sources, so to speak, on any subject whatsoever, and the more varied the sources the broader the picture one will derive from his or her readings. All in all, it’s a question of open-mindedness but also of one’s own interest well understood, since the views conveyed by Anglophone literature may not always express all kinds of interests in the right perspective and consequently the perusing of these alone fail to provide the right clues.

The very few instructions of this very short method were written in Afrikaans, something I could not do today having neglected to practice these last couple of years (hence the present introduction in English). Even then my level of active usage of the language was most certainly far from perfectly accurate, so apologies are due for any mistake the reader may encounter.

To stress again that my method is for being able to read (that is, a passive usage of the language) is in order. For active usage, I guess nothing replaces oral practice (unless subliminal methods are proven some day to yield real results); on this point it has always been my conviction that a man able to read a language will learn the active side of it very easily and quickly when exposed to the language abroad (which is called immersion).

The method is called “Dutch Easy” because Afrikaans and Dutch are quite close. As a matter of fact, in many respects Afrikaans is a simplified version of Dutch (and here ‘simple’ means modern, less archaic, like English compared to Saxon as well as to most other European contemporary languages). This might make the mastering of Dutch grammar somewhat difficult for an average Afrikaans-speaker but, precisely, this is the active side of the language with which we are not concerned here. This difficulty with regard to the active usage should not prevent one to get acquainted with the passive usage (reading) where the difficulty vanishes; and the passive usage of languages is of great value in the virtually infinite well of knowledge that is the internet.

*

Dit is nie oor Nederlands te praat nie maar oor Nederlands te lees. As jy Afrikaans op die Internet skryf, word jy deur al Nederlanders maklik verstaan. Met hierdie metode hier sal jy ook bydrae in Nederlands maklik kan lees.

Nederlands is maklik. Wat jy nodig het, is eintlik
1/ ‘n bietjie spraakleer (net so bietjie!), en
2/ ‘n paar sleutelwoorde.

*

Spraakleer

ek is  ik ben
jy is  jy bent
u is  u bent
hy/sy is  hij/zij is
ons is  wij zijn
julle is  jullie zijn
hulle is  zij zijn

ek/jy/hy esv. hê:

ik heb
jij hebt
u hebt/heeft
hij/zij heeft
wij hebben
jullie hebben
zij hebben

ek/jy esv. het gewerk:

ik heb gewerkt
jij hebt gewerkt esv.

Maar ook met «is», as daar iets soos beweging in ruimde of verandering in staat plaasvind:

jy het gewandel: jij bin gewandeld.

*

Ek/jy/hy/ons/julle/hulle was => ik/jij/hij was; wij/jullie/zij waren

sal => ik zal; wij zullen

sou => ik zou; wij zouden

wil => ik wil; wij willen

wou => ik wou; wij wilden

moet => ik moet; wij moeten

kan => ik kan; wij kunnen

mag => ik mag; wij mogen

*

my  mij (maar: ek was my => ik was me)
jou  jou (jy was jou => jij wast je)
sy  hem (hij wast zich)
haar  haar (zij wast zich)
ons  ons (wij wassen ons)
julle  jullie (jullie wassen je)
hulle  hen (zij wassen zich)

*

die => de of het

die vrou  de vrouw
die boek het boek

die vroue  de vrouwen
die boeke  de boeken

*

hierdie => deze of dit

daardie => die of dat

*

Sleutelwoorde

Enige van dié sleutelwoorde is dieselfde in Nederlands en Afrikaans, bv. iets =>iets, iemand =>iemand, tot =>tot. Enige anders is ‘n bietjie verkillend: so =>zo, sonder =>zonder, behalwe =>behalve.

binne  binnen
buite  buiten
na  na, achter
naby  naast, dichtbij
teen  tegen
vir  voor
voor  voor
sedert  sinds
gedurende  gedurende, terwijl, tijdens
alhoewel  alhoewel, hoewel, ofschoon
dan  dan, toen
terwyl  terwijl
almal  allemaal, alleman, alle
êrens  ergens
orals  overal
altyd  altijd, immer, steeds
elke  elk(e), ieder(e)
enige enig(e)

Die syfers is baie maklik:

een  een
twee  twee
drie  drie
vier  vier
vyf  vijf
ses  zes
sewe  zeven
agt  acht
nege  negen
tien  tien
elf  elf
twaalf   twaalf
dertien  dertien
twintig  twintig
honderd  honderd
duisend  duizend

deur door
‘n bietjie een beetje, eventjes
darem toch, wel
mos mos, immers, toch, inderdaad
amper bijna
heeltemal helemaal
graag graag, gaarne
net slechts
netnou zojuist, zo meteen
baie erg, zeer
omtrent over, aangaande
miskien misschien
nouliks amper
saam samen
‘n mens men
inteendeel integendeel (teen=>tegen)
dikwels dikwijls, vaak

van die des, der
bv. overgave des harten (= van die hart)

*

Word vervolg: ‘n lys van ongereelde werkwoorde (naamlik om die wys ‘preterit’ te maak ken, wat in Nederlands bestaan soos in Engels en Duits). En dit sal die einde van die metode wees!

Nederlandse ongereelde werkwoorde

Infinitive / Preterit / Past Perfect / Afrikaans

bakken bakte gebakken bak
beginnen begon begonnen begin
bewegen bewoog bewogen beweeg
bidden bad gebeden bid
bieden bood gebeten bied
bijten beet gebeten byt
blijken bleek gebleken blyk
blijven bleef gebleven bly
braden braadde gebraden braai
breken brak gebroken breek
brengen bracht gebracht bring
denken dacht gedacht dink
doen deed gedaan doen
dragen droeg gedragen dra
drinken dronk gedronken drink
eten at gegeten eet
gaan ging gegaan gaan
genieten genoot genoten geniet
geven gaf gegeven gee
gieten goot gegoten giet
hangen hing gehangen hang
hebben had gehad
heten heette geheten heet
houden (van) hield gehouden hou (van)
kiezen koos gekozen kies
kijken keek gekeken kyk
komen kwam gekomen kom
kopen kocht gekocht koop
krijgen kreeg gekregen kry
kunnen kon gekund kan, ken
laten liet gelaten laat
lezen las gelezen lees
liggen lag legen
lijken leek geleken lyk
lopen liep gelopen loop
moeten moest gemoeten moet
mogen mocht gemogen mag
nemen nam genomen noem
raden raadde, ried geraden aanraai
rijden reed gereden ry
roepen riep geroepen roep
ruiken rook geroken ruik
schenken schonk geschonken skenk
scheren schoor geschoren skeer
schieten schoot geschoten skiet
schijnen scheen geschenen skyn
schrijven schreef geschreven skryf
schrikken schrok geschrokken skrik
slaan sloeg geslagen slaan
slapen sliep geslapen slaap
sluiten sloot gesloten sluit
snijden sneed gesneden sny
spreken sprak gesproken spreek
springen sprong gesprongen spring
staan stond gestaan staan
stelen stal gestolen steel
sterven stierf gestorven sterf
treden trad getreden tree
treffen trof getroffen tref
trekken trok getrokken trek
vallen viel gevallen val
vangen ving gevangen vang
varen voer gevaren vaar
vergeten vergat vergeten vergeet
verliezen verloor verloren verloor
vinden vond gevonden vind
vliegen vloog gevlogen vlieg
vragen vroeg gevraagd vra
vriezen vroor gevroren vries
wassen waste gewassen was
werpen wierp geworpen werp
wijzen wees gewezen wys
willen wilde, wou gewild wil
winnen won gewonnen wen
worden werd geworden word
zeggen zegde, zei gezegd
zenden zond gezonden stuur
zijn was geweest wees
zingen zong gezongen sing
zitten zat gezeten sit
zoeken zocht gezocht soek
zwemmen zwom gezwommen swem

*

Ek kan verstaan die aanwesigheid van ‘n soort spanning tussen Afrikaans- en Nederlandssprekendes. Inderwaarheid toe Afrikaans ‘n outonome, amptelike taal geword het, het die Nederlandse taal sodanig ‘n bietjie van sy mag verloor. Soos ‘n boorbeeld van die spanning (toets u Nederlands met hierdie teks):

Zelfmoord – De Boekuil, Verl. Ndl. Boekhandel, Antwerpen 1925, Nr. 2.

Het Zuid-Afrikaansche is thans een officieele taal en op gelijken voet gesteld met het Engels. Hoe die voet van gelijkheid er na tiental jaren uit zal zien, is niet twijfelachtig. – Verstoken van die bronnen die elke levende taal in ouden tijd heeft aangeboord, is concurrentie met het Engelsche eenvoudig onmogelijk en spoedig zal de oude boerentaal alleen nog op de oude hoeven gesproken worden.

M.R. Breyne, Afrikaans, Leipzig 1936, bl. 3

Maar ek glo die Boere kan nie Nederlands totaal ignoreer nie sonder om van hulle eie geskiedenis vreemd te word.

Toe jy die ou F.W. De Klerk hoor sê sy sê in Engels in die Parlement (video’s op YouTube bv.) en dit is so klaar dat Engels nie sy moedertaal is nie want sy stembuiging is so verskillend van egte Engels en hy veg om die woorde uit te spreek, verstaan jy hoe veel hierdie mens ‘n bediener van vreemde interesse was en nie van sy eie volk s’n nie. En jy hoor ook die “Speaker” sê: “Order! Order!”. Kon hy nie sê “Orde” nie? Dit het al en geheel ‘n poets geword. Suid-Afrika is al voor 1994 opnuut ‘n Britse Dominion geword.

Hoe kan ‘n mens die Boerehelde eer bewys sonder hulle taal te verstaan? Het President Kruger bv. nie Nederlands gepraat nie? Sy taal was geen hedendaagse Afrikaans nie, en was beswarlik te verstaan sonder tenminste ‘n klein kennis van Nederlands. (Nov. 2009)